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Pyramide inversée et règle des 5W

Pyramide inversée et règle des 5W

Ecrire pour le web ne s’improvise pas… d’autant plus que lorsque le contenu est bien conçu, il permet de se positionner parmi les premiers dans les moteurs de recherche.

La pyramide inversée

Le web ne se lit pas comme un livre… Il doit être fluide, vivant et abordable à un maximum d’internautes tout en étant complet. La pyramide inversée consiste tout simplement à commencer un texte par un chapô de quelques lignes, qui aborde le thème principal de l’article dans sa globalité. Vient ensuite le contenu plus fourni, plus approfondi grâce à la méthode des 5 W et 2 H.

La règle des 5 W 2 H

Why ? What ? Whose ? When ? Who ? How ? How much ?

Pourquoi ? Quoi ? A qui ? Quand ? Qui ? Comment ? Combien ?

Telles sont les questions à se poser avant de se lancer dans la rédaction d’un contenu web. Grâce à elles, l’auteur adapte son texte au lecteur, aborde tous les angles d’un sujet en profondeur. La méthode des 5W 2H correspond aux fondations solides sur lesquelles le rédacteur va s’appuyer pour créer un article de qualité, du point de vue de l’internaute et de Google.

Structure principale et idéale

Plus que jamais, le texte doit avoir un contenu expert pour être visible sur Google, Yahoo, Bing… Mais il doit aussi être structuré :

  • Titre avec balise title et balise h1
  • Chapô
  • 1er paragraphe avec sous-titre et balise h2 ou h3, contenant les 5 W
  • 2ème paragraphe contenant les 2 H avec sous-titre et balise h2 ou h3
  • Autre contenu pertinent et nécessaire à l’information de l’internaute…

Des règles à relativiser

S’il est recommandé de séparer les 5 W et les 2 H dans deux paragraphes distincts, la réussite d’un contenu éditorial dépend aussi de la clarté des informations, de leur organisation, de la logique de leur articulation. Aucun texte ne sera pénalisé par Google sous prétexte qu’il ne respecte pas la règle de la pyramide inversée au doigt et à l’œil !

L’internaute a besoin de textes :

  • aux paragraphes courts
  • aérés (sous-titre, caractère gras, italique…)
  • avec une image éloquente ou d’autres illustrations
  • avec des termes précis, des explications concrètes, des exemples…

En résumé : écrire pour le web demande quelques techniques (pyramide inversée, 5 W, balises hn, …) mais aussi du bon sens : privilégiez le confort et la qualité de lecture.

Êtes-vous incollable à propos du téléchargement légal, illégal ?

Êtes-vous incollable à propos du téléchargement légal, illégal ?

Parmi les nombreuses questions que se posent les internautes et les professionnels du web, celle du téléchargement revient souvent au premier plan.

Qu’entend-on par « téléchargement » ?

Peut-être avez-vous déjà téléchargé illégalement… sans le savoir ! Télécharger est devenu un geste automatique : mises à jour de logiciel, images trouvées dans Google Images pour vos fonds d’écran… Comment savoir si ces pratiques sont légales ?

Rappelons que le téléchargement concerne l’action de transférer un fichier sur votre ordinateur (ou tout autre support multimédia), quelle que soit sa nature :

  • Texte (fichier documents sous Word, PDF et tout autre format, édité en ligne ou sur papier)
  • Image (photo, logo…)
  • Vidéo (film, clip, tutoriel)
  • Audio (chanson, livre audio…)
  • Logiciel, système d’exploitation…

Le téléchargement peut être payant ou gratuit, légal ou illégal : dans tous les cas, il demande le respect de règles (droit du web).

Téléchargement légal…

Le principe repose sur les droits d’auteur : tout contenu relevant de la propriété intellectuelle, ne peut être téléchargé sans l’autorisation de son créateur original. Certains développeurs mettent à disposition des logiciels gratuits : ils ont autorisé le partage de fichiers dont ils sont l’auteur. L’internaute peut donc en disposer librement.

Selon l’article L335 du code de la propriété intellectuelle, utiliser un contenu créé par quelqu’un d’autre que soi-même, doit faire l’objet d’une autorisation, sauf pour les œuvres dont l’auteur est décédé depuis plus de 70 ans.

… ou illégal ?

Qu’en est-il des fichiers images accessibles à tous sur le web ? Ils ont été créés par un photographe ou graphiste, qui en détient la propriété : vous n’avez pas le droit de les utiliser, à moins que celles-ci soient classées « libres de droit ». Dans Google Images,  vous pouvez effectivement filtrer votre recherche pour ne voir apparaître que les images autorisées au téléchargement, gratuitement. Sinon, vous avez l’obligation de contacter le site ou la personne propriétaire (webmaster, photographe, développeur…).

Astuce légale pour vos fichiers images : l’image est essentielle pour le charme d’un site, pour la réalisation de dossiers, de plaquettes… Il existe des sites qui permettent le téléchargement libre d’images.

Les responsabilités du site hébergeur et de l’internaute

Un webmaster ne peut évidemment pas proposer au téléchargement des fichiers dont il n’est pas l’auteur, ou dont il ne dispose pas les droits d’auteur. Toute personne qui édite un site doit être en mesure de prouver qu’il est le créateur original ou qu’il possède les droits d’auteur.

Quant à l’internaute, même s’il télécharge un contenu légalement, il ne peut pas en faire usage autrement que dans le cercle privé : il lui est interdit de les revendre par exemple.

Le téléchargement légal, c’est avant tout le respect du travail des auteurs.

FEI et Bpifrance : 420 millions d’euros pour les PME-ETI innovantes

Deux outils de financement garantis par le Fonds européen d’investissement seront accessibles aux entreprises françaises innovantes à compter du 15 mai.

FEI et Bpifrance : 420 millions d'euros pour les PME-ETI innovantes

Le Fonds européen d’investissement (FEI) et Bpifrance viennent de signer un accord visant à accroître le montant des prêts alloués aux PME et ETI françaises innovantes. Un accord qui permettra à la banque publique d’investissement d’aider ces entreprises à hauteur de 420 millions d’euros sur deux ans. Il s’agit de la première opération financière en Europe à bénéficier d’une garantie européenne dans le cadre du Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS).

Bpifrance a mis en place deux nouveaux outils destinés à octroyer des prêts aux entreprises innovantes. Ils bénéficient de la garantie du FEI et concernent deux segments clés présentant une forte exposition au risque :

– un Prêt innovation (PI) doté d’une capacité de financement de 320 millions d’euros et d’une garantie à hauteur de 50 %. Il vise à  » faciliter le lancement industriel et la mise sur le marché d’innovations pour des tickets compris allant jusqu’à 5 millions d’euros  » et concernent les entreprises de moins de 500 salariés

– un Prêt amorçage investissement (PAI), doté d’une enveloppe de 100 millions d’euros et garanti à hauteur de 40 %. Il doit permettre de  » renforcer la structure financière des jeunes entreprises qui réalisent une levée de fonds auprès d’investisseurs avisés, et de les accompagner dans leur développement en leur apportant un financement complémentaire jusqu’à 500 000 euros « . Les EBITDA négatifs sont acceptés assure NIcolas dufourcq, président de Bpifrance.

Le PI et le PAI seront accessibles aux entreprises françaises depuis 15 mai 2015.

5 raisons de dématérialiser le conseil d’administration

Efficacité, économies de temps et d’argent, optimisation de la communication, sécurité et RSE : la piste du conseil d’administration « virtuel » cumule les avantages selon le prestataire Equity.

Les conseils d’administration exigent d’envoyer en amont un grand nombre de documents aux administrateurs : procès-verbaux, résolutions…

Face à cette exigence, des impératifs d’efficacité, de productivité et surtout de sécurité. Equity, dont la solution Leading Boards aide à dématérialiser les conseils d’administration, met une plateforme web à disposition des entreprises sur laquelle peuvent être déposés tous les documents nécessaires, que les administrateurs peuvent ensuite consulter sur une tablette grâce à une application sécurisée. Un outil accessible dès 5000 euros par an.

Atteindre l’Excellence

excellence

C’est un fait établi, vous aurez à cultiver une profonde connaissance de vous même afin d’atteindre un niveau d’excellence dans la plupart des domaines de votre existence.

Dans son article « Managing Oneself» publié en 1999 dans le Harvard Business Review, Peter F. Drucker , surnommé le « pape du management », dévoile un véritable manifeste sur l’excellence:

Quelles sont vos forces les plus influentes et vos faiblesses les plus nuisibles ? Comment vous apprenez et communiquez avec les autres ? Quelles sont les valeurs qui vous sont les plus chères ? Dans quel environnement pouvez-vous contribuer au mieux et faire la différence ?

«La meilleure façon de prédire l’avenir est de le créer» – Peter Drucker

Que ce soit dans votre vie privée ou professionnelle, j’espère que vous trouverez ci-dessous des réponses qui vous aideront à faire les choix les plus judicieux, compatible avec votre nature profonde.

1. Quelles sont vos forces ?

Nous sommes en générale conscient de nos faiblesses mais nous avons souvent plus de mal à déterminer nos forces. Et pourtant, nous ne pouvons progresser qu’en développant nos forces et en trouvant notre place dans ce monde toujours plus compétitif.

Notez dans un journal l’objectif que vous voulez atteindre chaque fois que vous prenez une décision importante. Comparez ensuite votre prévision avec ce que vous avez réellement atteint, et cherchez après des similarités dans ce que vous analysez. Cette méthode vous permettra de déterminer les domaines pour lesquels vous aurez très peu de compétence et pourrez difficilement évoluer efficacement.

Concentrez-vous premièrement et avant tout sur vos forces. Mettez-vous dans une situation où vos forces peuvent se développer efficacement. Deuxièmement, travaillez à améliorer ces forces et à en développer de nouvelles. Et troisièmement, travaillez à développer les qualités et connaissances nécessaires pour développer pleinement vos forces.

Ne perdez pas votre énergie à tenter de développer des domaines de compétences dans lesquels vous n’avez aucun atout. Concentrez-vous et construisez avant tout sur vos forces.

2. Quelles sont vos valeurs ?

Si vos valeurs sont incompatibles avec votre environnement, vous risquez de vivre frustré pour un bon moment.

Faites le test du miroir: Déterminez vos valeurs en vous posant la question suivante: Quel genre de personne je souhaite voir dans le miroir le matin ?

3. Quelle est votre méthode de travail et d’apprentissage ?

Beaucoup trop de personnes travaillent d’une manière qui n’est pas compatible avec leur nature profonde – ce qui les condamnent à ne jamais pouvoir exceller.

De la même manière que nous obtenons les meilleurs résultats en faisant ce en quoi nous sommes bon, nous obtenons également les meilleurs résultats en travaillant de manière la plus compatible avec notre nature.

Déterminez si vous apprenez le plus efficacement en écoutant, en écrivant ou en lisant. Il s’agit d’une notion essentielle; Les personnes qui apprennent en écrivant sont rarement capables d’apprendre en écoutant ou en lisant.

Comment travaillez-vous le mieux ? Êtes vous plus efficace au sein d’un groupe ou en étant seul ? Êtes vous plus doué pour prendre des décisions ou plutôt pour conseiller les autres sur des sujets importants ? Êtes vous plus performant en travaillant sous la pression ou en suivant rigoureusement un planning précis ?

4. Quel est votre domaine de prédilection ?

Seulement un nombre infime de personnes savent très tôt quel sera le domaine où elles pourront s’épanouir. Par exemple, les mathématiciens, musiciens et cuisiniers, trouvent souvent leur domaine de prédilection à l’âge de 4 ou 5 ans. Mais la majorité des autres ne le découvriront que vers l’âge de 25 ans, une fois avoir répondu aux 3 points ci-dessus.

5. Quelle contribution au monde pouvez-vous apporter ?

Après analyse de vos forces, votre manière de travailler, d’apprendre, et de vos valeurs, déterminez comment vous pourrez contribuer le plus efficacement à notre existence.

Quel résultat voulez-vous atteindre afin de faire une différence ? Il devra être une combinaison de différentes choses: Suffisamment motivant, réaliste, avoir un sens, être visible et mesurable.

Conclusion

Vous ne pourrez atteindre l’ excellence dans tout ce que vous entreprendrez que lorsque vous évoluerez grâce à une combinaison de vos forces et de votre connaissance de vous même.

Mais n’essayez pas de vous changer et d’aller contre votre nature car vous aurez peu de chance d’y arriver. Essayez de ne pas vous investir dans un travail que vous ne pourrez pas réaliser ou que vous ne réaliserez que sommairement.

Concevez votre stratégie d’entreprise comme un puzzle

puzzle

Avril 2015, le printemps s’installe. En charge de la veille stratégique de mon entreprise, je me lance dans l’habituel assemblage des pièces de puzzle pour tenter de me faire une idée de ce qui pourrait nous attendre d’ici à cinq ans. Je le sais pourtant, l’idée que je vais m’en faire sera notamment biaisée par mes expériences passées et l’environnement dans lequel j’évolue.

Lorsque j’étais enfant, je regroupais les pièces de puzzle selon leurs contenus : le ciel, la forêt, les personnages,… C’était un exercice difficile, mais au final chaque pièce y trouvait une place bien précise. En stratégie d’entreprise, c’est un peu plus compliqué. Les pièces changent de couleur parfois très rapidement.

Je décide de regrouper mes pièces en quatre catégories :

– La première regroupe celles qui représentent les contours de mon puzzle. C’est l’environnementdans lequel mon entreprise évolue. Cet environnement semble devenir de plus en plus imprévisible. Les règles changent avec le temps. Que ce soit avec l’évolution des technologies qui peuvent renverser des leaders mondiaux comme Kodak ou encore avec des évolutions réglementaires et l’émergence de l’économie collaborative qui bouleverse des marchés entiers comme celui des taxis avec Uber, des hôtels avec Airbnb ou encore de la finance avec Lending Club.

– Je regroupe les pièces qui représentent mon marché dans un second tas. Ce marché semble se métamorphoser en une sorte de foule. Une foule qui devient un acteur incontournable de la vie des entreprises. Une foule qui constitue à la fois une menace puisque la versatilité de son comportement est fonction d’actions médiatiques qu’une entreprise peine à contrôler, avec notamment l’émergence de critiques et commentaires comme sur le site Tripadvisor. Mais une foule qui représente également une opportunité, une ressource potentiellement infinie.

– Je continue tant bien que mal à regrouper mes pièces et décide de créer un tas représentantmes ressources. Là aussi, tout semble évoluer. Une redistribution profonde des moyens de production est en train de se mettre en place. Il y a, dans ce que certains nomment déjà la troisième révolution industrielle, un symbole important avec l’arrivée en masse des imprimantes 3D personnelles. Ces machines permettent de produire une grande diversité de pièces de taille variable directement sur le lieu de consommation, dès lors que les plans et la matière première sont disponibles. Ainsi, l’époque à laquelle un avion restait cloué au sol dans un aéroport lointain en attente d’une pièce de rechange, semble toucher à sa fin. Demain, je conçois et je produis là où je consomme.

– Je regarde les pièces qu’il me reste et je les rassemble. Elles n’arrêtent pas de changer de couleur, et ne semblent même pas vouloir s’assembler entre elles. Elles représentent le flux monétaire. Certaines des pièces que je connais bien semblent vaciller, tandis que de nouvelles se créent sous une forme dont je n’arrive pas encore à cerner tous les mécanismes, comme le Bitcoin par exemple.

Me voilà avec quatre paquets de pièces mutantes. Je tente de les assembler. Certaines d’entre-elles ont même pris l’initiative de s’assembler toutes seules, sans que je n’intervienne. En fait je n’ai pas le temps de terminer mon puzzle par moi-même que voilà déjà une première image apparaît. Brusquement, les pièces changent à nouveau de place, et certaines même de forme. Vite, je note. Non pas toutes les idées que mon puzzle me donne. Mais un concept en particulier.

Ce concept, c’est le crowdsourcing. Il représente la sous-traitance de certaines activités de mon entreprise auprès d’un large public, ou d’une foule dans le jargon des spécialistes. Mon entreprise fait régulièrement appel à des fournisseurs identifiés lorsqu’elle n’a pas la compétence à l’interne. Et bien là, plutôt que de faire appel à un prestataire spécifique, elle pourrait faire appel à cette foule, constituée de différents investisseurs ou entrepreneurs privés à travers le monde. Cela me donne des frissons, tellement ce concept me paraît novateur mais en même temps extrêmement complexe et difficile à maîtriser.

J’imagine des études marketing réalisées directement par la foule elle-même, le financement de certains de nos projets par de potentiels clients devenant en même temps de nouveaux partenaires, ou la production de nos articles directement par le consommateur. J’imagine aussi les dérives possibles d’un tel modèle, telles que des relations commerciales peu équilibrées ou une qualité pas toujours à la hauteur des attentes. Tout cela est si vaste, encore difficile à imaginer, et pourtant déjà bien là.

Quand une entreprise ou une personne décide de crowdsourcer son financement, on parle de crowdfunding, appelé aussi financement participatif. Ainsi, la presse spécialisée ou des publications récentes proposent de nombreux exemples. Citons Kickstarter, qui aurait ainsi financé près de 80 000 projets pour un montant total de 1,5 milliard de dollars, ou Sidekick, un outil qui permet de détecter en 4 heures si une campagne va fonctionner ou non sur cette plateforme. Nous pouvons ajouter enfin le cas de Lending Club, qui aurait déjà permis de prêter plus de 7 milliards de dollars via son modèle de prêts entre particuliers.

Comment mon entreprise doit-elle se positionner face à ces métamorphoses? Comment dois-je m’y prendre pour communiquer ces défis à mon comité de direction? Et comment gérer toute cette complexité, ce puzzle qui n’arrête pas de changer? Que de questions. Il faut que je me concentre.

Nous avons au moins un atout, me dis-je. Notre organisation est conduite de manière relativement sereine. Je veux dire par là qu’elle sait allier rigueur de conduite et confiance en ses experts. Elle sait qu’elle doit en permanence s’adapter au mieux qu’elle peut. Elle a cette capacité à penser à contre-courant qui fait toute sa force. A abandonner ce qui ne fonctionne plus pour se tourner vers de nouvelles opportunités.

Comment manager quelqu’un que vous n’aimez pas

Management

On entend souvent les managers se plaindre d’avoir des chefs incompétents ou des collègues dysfonctionnels, mais plus rarement de devoir gérer un collaborateur qu’ils n’aiment pas. Que devez-vous faire dans ce cas ? S’il vous agace parce qu’il n’obtient pas d’assez bons résultats, vous pouvez toujours aborder le problème avec lui de façon simple et directe. Mais que faire quand le souci est d’ordre relationnel ? Est-il possible d’être bienveillant à l’égard de quelqu’un avec qui vous n’avez pas la moindre envie de déjeuner, ou devez-vous apprendre à devenir l’ami de tout le monde ?

Ce que disent les experts

Bien sûr, votre travail serait dans l’ensemble plus facile si vous aimiez tout le monde dans votre équipe. Et pourtant, ce n’est pas obligatoirement ce qui est le mieux pour vous, pour le groupe ou pour l’entreprise : « Il n’est pas forcément nécéssaire de disposer d’une équipe dans laquelle tout le monde s’entend bien pour obtenir de bons résultats », affirme Ben Dattner, psychologue des organisations et auteur de The Blame Game. Un point de vue partagé par Robert Sutton, professeur de science et d’ingénierie du management à l’université de Stanford, auteur de Good Boss, Bad Boss et coauteur avec Hugy Rao de Scaling Up Excellence. « Il y a une liste de choses qui font que vous aimez les gens, et une liste de choses qui font qu’un groupe est efficace ; les deux sont très différentes ». Il n’est ni possible, ni même conseillé, de bâtir une équipe entièrement composée de personnes que vous inviteriez volontiers à dîner chez vous. Mais il y a de vrais pièges dans le fait de ne pas aimer un employé. Consciemment ou inconsciemment, vous pourriez le traiter injustement ou échouer à percevoir le vrai bénéfice qu’il peut apporter à votre équipe. Voici comment faire pour tirer le maximum de quelqu’un que vous n’aimez pas.

Manquer de sympathie à l’égard de ses employés n’est pas forcément mauvais

Il se peut que vous tiquiez à l’écoute de ses mauvaises blagues, ou que l’entendre siffler à son bureau vous irrite au plus haut point, mais ne vous méprenez pas : votre manque de sympathie à l’égard de votre subordonné n’est pas ce que vous pouvez lui faire de pire. « Du point de vue de la performance, trop aimer les gens que vous managez constitue un plus grand problème que les aimer trop peu », déclare Robert Sutton. Comme bon nombre de managers, vous êtes probablement plus attirés par les collaborateurs qui n’apportent pas de mauvaises nouvelles et qui vous flattent plutôt que par ceux qui vous provoquent ou vous contredisent. Et pourtant, ce sont souvent les seconds qui font germer de nouvelles idées et aident les entreprises à réussir : « Vous avez besoin de gens qui ont des points de vue différents et qui n’ont pas peur de discuter : ils agissent comme des garde-fous », affirme Robert Sutton.

Interrogez-vous sur vous-même

Les jours peuvent paraître très longs quand on passe son temps à interagir avec quelqu’un que l’on n’aime pas. Il est crucial d’apprendre à gérer votre frustration. Plutôt que de songer à quel point cette personne est irritante, demandez-vous plutôt pourquoi vous réagissez comme vous le faites. Ben Dattner suggère que vous vous posiez les questions suivantes :

Le problème vient-il de l’individu lui-même ou de quelqu’un à qui il me fait penser ?

« Il se peut que vous soyez en présence d’une personne compétente dont le tort est de ressembler à votre méchante tante, ce qui aurait pour effet de la discréditer à vos yeux », affirme Ben Dattner.

Ai-je peur de devenir comme lui?

Si votre subordonné interrompt sans arrêt les gens, par exemple, et que vous craignez d’avoir le même défaut, cela peut renforcer votre inimitié.

Mon jugement est-il biaisé par des préjugés ?

Cette question peut révéler que vous entretenez des préjugés divers, dont certains sont passibles de sanctions juridiques. Néanmoins, il vous faut être honnête avec vous-même: « Essayez de mettre à plat ce que cette personne représente pour vous. Il ne s’agit pas d’entamer une psychothérapie, mais de vous interroger sur les situations ou des attributs de cette personne qui vous irritent le plus », suggère Ben Dattner. Une fois que vous aurez identifié les éléments susceptibles d’influencer votre jugement, vous serez probablement plus à même d’adoucir votre comportement. N’oubliez pas qu’il est plus facile de modifier son regard sur quelqu’un que de lui demander de changer.

Faites bonne figure

Tout le monde veut être aimé de son patron. Quels que soient vos sentiments à l’égard de votre subordonné, il sera très sensible à votre attitude et prendra toute marque de désapprobation ou de réticence de votre part comme un désaveu de son travail. Vous devez donc vous montrer juste, impartial et posé : « Adoptez les tactiques des diplomates ou des joueurs de poker. Cherchez à paraître professionnel et positif en toutes circonstances », affirme Ben Dattner.

Cherchez le positif

Personne n’est 100% négatif. Pourtant, on a souvent tendance à couvrir d’éloges nos chouchous et à enfoncer ceux qui nous ennuient : « Cherchez au contraire des défauts aux premiers et des qualités aux seconds : cela vous aidera à rétablir un certain équilibre », conseille Ben Dattner. Malgré vos difficultés, qu’appréciez-vous chez votre subordonné ? « Concentrez-vous sur ce qu’il fait bien, et sur la façon dont il peut aider votre équipe », indique Robert Sutton. Il vous suggère de vous demander comment, compte tenu de ses talents et de ses limites, il peut contribuer à la réussite collective. Le bosseur peut-il prendre en charge davantage de dossiers ? Le lambin peut-il inciter l’ensemble de l’équipe à réfléchir plus avant de parler ?

Traquez les préjugés

Quand quelqu’un vous agace, vous devez être particulièrement attentif à ne pas laisser vos éventuels préjugés interférer dans le processus d’évaluation et de rémunération. Ben Dattner vous recommande de vous vous demander : « Suis-je en train d’utiliser les mêmes critères d’évaluation que pour les autres ?». S’il s’avère que vous avez du mal à être équitable, Robert Sutton vous suggère de rechercher le conseil d’un autre manager familier du travail de l’employé concerné. Demandez-lui ce qu’il pense de ce dernier et comparez vos évaluations respectives: sont-elles raccord ? Vous pouvez-même le prier de jouer le rôle de l’avocat du diable et de faire ressortir ses points forts. « Le leadership est souvent comparé, à tort, à une aventure en solo, mais cela ressemble beaucoup plus à du sport collectif », affirme Robert Sutton.

Passez plus de temps ensemble  

Vous n’en avez peut-être pas du tout envie, mais cela pourrait vous aider à mieux comprendre d’où vient le problème. Plusieurs études ont montré que travailler en équipe sur des projets difficiles développe les affinités. « A force de collaborer avec cette personne, vous finirez peut-être par l’apprécier », indique Robert Sutton. Et si vous la mettiez sur un projet très stratégique pour voir ce que cela donne ? Quoi qu’il en soit, gardez l’esprit ouvert. « Votre employé favori d’aujourd’hui peut devenir demain quelqu’un que vous détesterez, et inversement, », prévient Ben Dattner.

Etude de cas n°1 : Engagez des « immunothérapeutes »   

Lorsqu’elle a créé son entreprise en 1999, Linda Abraham, cofondatrice de comScores, a adopté un principe simple : engagez des gens que vous respectez, pas obligatoirement des gens que vous aimez. Dès le départ, elle a donc délibérément recruté des gens qu’elle n’aimait pas, mais qui avaient toutes les chances d’être bénéfiques pour l’entreprise : « Ils agissent quasiment comme des immunothérapies », explique-t-elle.

Il y a quelques années, elle a donc embauché Dan* contre l’avis de certaines personnes de son équipe. Dès son entretien d’embauche, il irrita ses interlocuteurs. Mais Linda estimait qu’il avait les compétences et l’expérience qu’il fallait à son entreprise. Il venait d’une grande entreprise high tech et il avait tendance a beaucoup parler d’économie d’échelle, ce que beaucoup de gens interprétaient comme contraire à la culture « start-up ».

Pendant les six premiers mois, il multiplia les remarques à propos d’un des produits de l’entreprise et sur la façon dont il pourrait être amélioré : « Quand j’ai vraiment tâché de comprendre ce qu’il voulait dire, j’ai été impressionnée », dit Linda. Tout en ne prenant pas de gants dans ses propos (il qualifiait souvent les choses de  « débiles »), il était perspicace : « Nous avons fini par supprimer le job pour lequel nous l’avions engagé et nous lui avons confié les améliorations qu’il suggérait », dit-elle.

Même dans ce nouveau rôle, il n’était pas aimable. Mais Linda essaya de se concentrer sur ce qu’il disait plutôt que sur la façon dont il le disait, et elle incita les autres à faire de même. « J’en suis venue à l’apprécier, dit-elle. Il a froissé pas mal de gens sur son chemin, mais il a contribué à faire avancer l’entreprise. »

Etude de cas n°2 : Gardez la tête froide

Quand Kevin Niehaus prit son job de directeur administratif dans un grand hôpital pour enfants, une équipe était déjà en place. L’un de ses subordonnés, Chris*, l’irritait particulièrement: « Il était à l’origine de 90% des problèmes dans notre service. J’en vins à un point où j’écartais systématiquement toutes ses idées parce que je ne l’aimais pas », avoue-t-il.

Un jour Chris, énervé, vint voir Kevin : « Il voulait savoir pourquoi je ne lui faisais pas confiance. J’ai alors réalisé que j’avais laissé mes émotions dicter ma conduite managériale. » Kevin décida de changer d’approche ; il avait besoin d’être plus objectif. Un jour, il fit volontairement une pause après que Chris l’eût irrité : « Me mettrais-je dans un état pareil face à quelqu’un d’autre ? » se demanda-t-il. Comme souvent la réponse à cette question était « non », il apprit à laisser passer certaines choses. Et puisque Chris lui-même avait abordé le problème en premier, il commença à lui donner un retour honnête sur son comportement, ce qui déboucha sur une diminution importante de certains problèmes. Avec le temps ils furent capables de développer une relation confiante, dans laquelle Kevin gardait le contrôle de ses émotions et Chris se sentait compris.

11 règles pour réussir votre dimanche soir

Le dimanche soir est pour vous un moment de douce mélancolie? Pourtant les succès de la semaine se construisent à ce moment là.

La plupart des gens vous affirmeront qu’un dimanche soir n’a rien d’enthousiasmant.
D’ailleurs, un sondage réalisé en 2013 par le site Monster.com a révélé que 78% des adultes souffrent régulièrement du blues du dimanche soir.

Le dimanche soir est la conclusion du court répit qui suit notre chaotique semaine de travail. A ce moment de la semaine, nous sommes nombreux à être gagnés par la mélancolie à l’idée de retourner au bureau le lundi matin. C’est le dimanche que nous nous attardons sur nos tracas et que les projets à venir deviennent une véritable source d’angoisse.

Même si vous adorez votre travail et êtes généralement heureux de retrouver votre bureau, »il est facile de se laisser intimider par les différents impératifs qui vous attendent de pied ferme le lundi matin », écrit Laura Vanderkam dans son livre « What the most successful people do on the weekend » (Ce que les personnes qui réussissent font de leur week-end, NDLR). Selon elle, voici les règles à suivre pour réussir votre dimanche soir:

Passer du temps en famille ou avec des proches

Les personnes qui réussisent savent que leur semaine sera très occupée et qu’ils ne seront probablement pas suffisamment présents. C’est  ce qu’affirme Roy Cohen, coach professionnel et auteur de « The Wall Street professional’s survival guide » (Le guide de survie du professionnel de Wall Street, NDLR). Elles se servent donc de leur dimanche soir pour passer du temps avec leurs proches.

Se consacrer à une activité ludique

« Amusez vous. C’est probablement le meilleur conseil que je puisse vous donner », conseilles Laura Vanderkam. « Cette activité prolonge le weekend et vous poussera à vous concentrer sur le bon moment présent plutôt que sur le lundi matin ».

Laura Vanderkam cite Caitlin Andrews, une bibliothécaire, dont la famille élargie se réunit pour diner ensemble chaque dimanche, dans une maison différente à chaque fois. « Ça me change les idées quand je sens le blues du dimanche soir me gagner », ajoute-t-elle.

Faites de votre morose fin de dimanche une soirée film ou une soirée spa, jouez aux bowlings, bref prenez du bon temps.

Planifier sa semaine à l’avance

« Les personnes qui réussissent sont nombreuses à regarder leur calendrier le dimanche soir et à fixer des objectifs et des deadlines jusqu’au weekend suivant » nous rapporte Marsha Egan qui officie comme coach professionnel.

Faire de l’exercice

« Sortez faire une marche, faites un match de tennis, allez à un cours de fitness », suggère Marsha Egan. Laura Vanderkam, quant à elle rapporte dans son livre qu’Aliza Rosen, productrice de télé-réalité, fait du yoga  chaque dimanche à 18h . « C’est un excellent moyen d’évacuer les toxines accumulées pendant la semaine et de me calibrer en vue du lundi », lui a-t-elle expliqué.

« C’est immuable, le lundi viendra, peu importe votre humeur. Alors positivez ou remémorez vous une expérience positive avant que votre weekend ne prenne fin »

Se nourrir sainement

Il peut être tentant de se détendre avec quelques verres de son alcool préféré. Mais, comme le signale la conseillère professionnelle agréée et PDG de Urban Balance, Joyce Marter, dans un article pour PsychCentral, l’alcool est un dépresseur qui vous privera d’une partie de votre énergie le lendemain matin.

« A la place, appréciez un bon repas sain accompagné d’une infusion ou d’eau pétillante citronnée » propose-t-elle.

S’adonner à la lecture

Lisez tous les soirs avant de vous coucher. La lecture du dimanche soir fait bien souvent partie du quotidien des personnes qui réussisent.

Honorer ses engagements

« La semaine n’offre jamais assez de temps pour tenir les promesses faites entre le lundi et le vendredi » déplore Roy Cohen. Le dimanche soir est une bonne occasion pour répondre tranquillement à des mails auxquels nous avions promis de répondre.

Se reposer

Quand vous savez que la semaine à venir sera bien remplie, une bonne nuit de sommeil est essentielle. « Une bonne nuit, c’est du carburant pour le corps et l’esprit » précise Roy Cohen.

Etre introspectif

Les derniers moments du dimanche soir sont idéaux pour prendre un peu de recul et réfléchir à ses émotions, surtout en cas de déprime du pré-lundi. Coucher ses idées sur le papier peut aider à comprendre ce qui ne va pas et permettre de relativiser.

Ce procédé vous apportera un soulagement émotionnel, comme l’a confié James Campbell Quick, professeur de comportement organisationnel à l’Université du Texas d’Arlington, au Huffington Post. « Livrer ses idées à l’écrit est une catharsis… C’est comme tirer la chasse d’eau: tout finit sur le papier, vous voilà purgé ».

Faire du bénévolat

« C’est une excellente manière de conclure son weekend », ajoute Laura Vanderkam. Rien ne vous fera plus vite oublier vos sources de stress du quotidien que d’aider des gens moins privilégiés. « Il s’agit de se rapprocher du reste de l’humanité avant que tout le monde n’aille dans des directions différentes pendant la semaine ».

Etre positif

« C’est immuable, le lundi viendra, peu importe votre humeur. Alors positivez ou remémorez vous une expérience positive avant que votre weekend ne prenne fin », rappelle Michael Woodward, psychologue organisationnel et l’auteur de « The You Plan » (Le plan Vous, NDLR).

« Notre routine du dimanche soir nous aide à anticiper la semaine à venir et ainsi nous préparer à l’inattendu », ajoute Roy Cohen. C’est par ces techniques que les gens qui réussissent sont capables de commencer leur semaine du bon pied.

Be a Strong Leader of a Winning Team! Follow These 10 Guidelines

Over the years, I have developed the following guidelines that I have found to be successful while managing and coaching teams. If you are not already using these, go ahead and TRY them. I promise you will create a winning team!

Define roles and responsibilities. Not only do people want a clear understanding of where they fit in, but they also want others to know what they do and vice versa. Provide clarity when lines of responsibility become blurred.

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Recognize strengths and capitalize on them. Allow and encourage rising stars to go above and beyond. Motivate employees by leveraging their strengths. Acknowledge accomplishments!

Provide focus, alignment and get buy-in. Employees who take part in creating a plan, own it. Ensure that goals are realistic and focus the team on the actions that will make the biggest difference to results. Above all else, make sure team is aligned under common goals.

Hold people accountable. People want to know that the leader will make tough decisions when others don’t play by the rules or uphold their commitments.

Determine and enforce what is acceptable and what is not. Be fair and consistent.
Walk the talk. Provide clarity and understanding of your mission. Live it and get others excited and proud to be a part of it. Enthusiasm is contagious.

Communicate, communicate, and communicate. Be open and honest in all communications. Prompt discussions and share information from the top down and the bottom up. And don’t forget to LISTEN!

Give opportunities to influence, impact and make a difference. In today’s fast-paced world, to be effective, you need to know how to adapt to and drive change. Allow others to develop ideas to improve, evolve and innovate.

Set a good example. Strong leaders are good mentors and coaches to their teams. Employees want to learn and grow. Pass on your knowledge, learnings and always remember the golden rule “do to others what you would like to be done to you”.

Be authentic no matter what your strengths or personality traits. Employees know when you are NOT being REAL. It’s okay to human, but also remember that a strong leader will always keep the best interest of the organization top of mind.

Trust and encourage your team. Empower your employees and give them the autonomy they need to achieve results.

Any other tips, suggestions, ideas you want to share with others? Let’s help each other experience the rewards of being a strong and successful leader

Les 500 Français qui bloquent la France

Michel Vauzelle (PS), patron de la région Paca, ne sait pas quoi faire de La Villa Méditerranée, qu’il a fait construire à Marseille pour 60 millions d’euros (© Maxppp)

Elus gaspilleurs, syndicalistes zélés, lobbyistes rusés, riverains réacs, ils nous font perdre du temps et de l’argent alors que le pays tout entier a besoin d’accélérer.

Nom de code : ONP (opérateur national de paie). Mission : régler la paie de 2,7 millions d’agents rattachés à 15 ministères. Résultats attendus : un meilleur suivi de la masse salariale de l’Etat et une économie de 3.800 postes. Facture : 346 millions d’euros. En pure perte ! Le 4 mars 2014, après sept ans d’atermoiements, le projet informatique le plus ambitieux et le plus coûteux de l’histoire de l’administration a été définitivement enterré.

Pour tout vous dire, des dérapages de cet acabit, nous ne pensions pas en trouver autant. D’abord, parce que ça fait longtemps que Capital s’attelle à débusquer les gaspilleurs et les lobbyistes de tout bord qui, au nom d’intérêts corporatistes, par clientélisme ou par pure mégalomanie, plombent les finances publiques. Ensuite, les rappels à l’ordre réguliers de la Cour des comptes, des inspecteurs des ministères et associations de contribuables auraient dû, eux aussi, empêcher ce vivier de bloqueurs de se régénérer. Enfin, en pleine disette budgétaire, ne pouvait-on pas s’attendre à des gestions plus économes, des projets mieux ficelés et davantage d’initiatives pour dégripper notre économie ?

Eh bien, non. La gabegie et l’immobilisme restent la spécialité de trop d’acteurs. Ainsi, les dépenses de personnel des collectivités locales, qui par ailleurs crient famine, ont encore gonflé de 4% en 2014, pour atteindre 56,6 milliards d’euros, contre 40 milliards en 2006. Bien sûr, il y a aussi beaucoup d’élus et de fonctionnaires audacieux, de chefs d’entreprise clairvoyants et de syndicalistes responsables qui, au final, arrivent à faire bouger les lignes et à voter les réformes. Mais, dans l’intervalle, que d’occasions ratées, que de temps et d’argent perdus ! Prenez le projet de loi Macron, actuellement débattu au Sénat. Certes, le ministre de l’Economie a tenu bon sur l’essentiel. Mais, pour y arriver, combien de redditions face aux lobbys et à la gauche du PS ? Au niveau local, les bloqueurs sont tout aussi actifs. Comme à Aix-en-Provence. Reliée à Paris en moins de trois heures depuis 2001, sa gare TGV est un vrai succès. Sauf que pour les habitants de la région, son accès est un cauchemar : le parking est trois fois trop petit et la D9, qui la dessert, saturée. Et alors ? Alors rien. Voilà quatorze ans que la ville d’Aix, l’agglo, le département et la région s’étripent sur ce dossier.

Un exemple parmi des centaines d’autres qui accuse un seul coupable : notre invraisemblable millefeuille territorial, responsable de tant de doublons et de gaspillages. Le réformer en profondeur ferait sauter un des principaux freins à la croissance. Le gouvernement Valls a beau avoir promis de s’y atteler, son projet de loi en cours de discussion est d’une désespérante timidité. Dommage.

Pour en savoir plus :

http://www.capital.fr/enquetes/dossiers/les-500-francais-qui-bloquent-la-france-1040163