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Et l’ambition , alors ?

L’ambition, dans le business moderne, semble bien pouvoir être dite la « meilleure et la pire des choses ». Il s’agit en effet d’une qualité très ambivalente, selon les contextes et les champs d’application dans lesquelles on la rencontre.

La connotation péjorative qui est ordinairement attachée à l’ambition semble liée aux moyens employés pour aboutir à ses fins, et au fait que cette recherche effrénée ne vise qu’un intérêt pour soi-même devenant quasi obsessionnel.

Mais si l’ambition répond à la recherche constante d’un progrès, d’une réussite personnelle et professionnelle, au souci de s’améliorer soi-même en améliorant les autres et l’entreprise dans laquelle on exerce ses activités, alors on ne peut que la souhaiter à tous ! Elle peut d’ailleurs alors être explicite et éviter de tomber dans les habituels petits calculs d’intérêts et les dissimulations maladroites que d’aucuns confondent avec l’ambition. Etre arriviste n’est pas, en effet, être ambitieux.

L’ambition de l’un peut ainsi devenir également enrichissante pour les autres, dans la mesure où elle ne se cantonne pas à une attitude purement égocentrique d’acquisition d’avantages dans les biens matériels ou dans le paraître aux yeux d’autrui. Le désir de notabilité a affadi, on le sait bien, tant et tant de potentiels prometteurs !!! Mais comme le dit le proverbe : au royaume des aveugles, les borgnes sont rois !

Au contraire, la véritable ambition, la grande ambition, est claire et légitime : la faire connaître et la faire partager aux autres permet à la fois de prendre plus précisément la mesure de la réalité, de ses propres possibilités et de ses limites, avec un échange qui peut être fructueux pour tous. Car l’ambition ne se confond pas non plus avec la prétention :

Si l’ambition amène souvent à rechercher avec ardeur ce qui paraît au-delà de nos possibilités, ou tout au moins à l’horizon de ces possibilités, elle considère sans cesse le possible réel et s’y adapte efficacement en tentant de le transformer et de l’augmenter : elle est vraiment alors une force de progrès.
La prétention, au contraire, repose sur une estime trop grande de soi-même qui amène à négliger, sous estimer ou déformer le réel et à écraser les autres sous une vanité de mauvais aloi. En fait, le prétentieux est souvent celui qui n’a pas les moyens d’être ambitieux.

L’ambition, au contraire de l’arrivisme, de la notabilité et de la prétention, vient ainsi s’opposer à la stagnation, au confort illusoire de l’absence de changement, et au fond à l’absence mortifère de vrais désirs. Et si l’ambition implique que l’on soit meilleur que d’autres, les mesures sont à prendre seulement en soi-même et non pas dans un détour par l’intrigue ou le grenouillage, voire la destruction de la personne du rival. Car il y a encore une différence entre chercher l’excellence… et manipuler les opportunités !

C’est à ces quelques distinctions toutes simples que l’on peut juger du comportement éthique de quelqu’un.

TRAVAILLONS NOTRE CLAIRVOYANCE

La clairvoyance : une vertu ou une compétence ?

La clairvoyance est certainement, dans le contexte professionnel global actuel, une qualité précieuse. Mais « voir clair » ne nous est manifestement pas si naturel que ça ; et si tout le monde est capable de voir, il semble néanmoins que la clairvoyance ne soit pas la chose du monde la mieux partagée. Qui plus est, elle comprend une dimension subjective qui rend très délicate une description objective précise de ce qu’elle est et de ses conditions d’exercice. Peut-elle s’acquérir ? Peut-elle se cultiver ? Ce que l’on peut déjà dire, c’est qu’elle repose en tous les cas autant sur un véritable travail sur soi-même, que sur une observation éclairée de ce qui se passe autour de nous.

Comprenons bien la difficulté. La clairvoyance implique une « prise de conscience », c’est-à-dire une perception renouvelée de ce qui constitue nos environnements, mais aussi nos motivations personnelles et notre façon individuelle de nous représenter le monde et ce qui s’y passe. La psychologie élémentaire nous apprend en effet que notre « conscience » est structurée par un « système de représentations ». Ceci signifie que nous ne connaissons jamais les choses telles qu’elles sont « en elles-mêmes », mais plutôt telles que nous nous les représentons, en y projetant nos propres caractéristiques, nos propres préjugés et a priori, nos propres schémas mentaux et affectifs. Ces derniers se sont tissés depuis notre enfance, tout au long de notre vie, de notre formation, de notre expérience, de nos succès… et de nos drames.

Mais nous n’avons pas, c’est un paradoxe de notre nature humaine, une conscience complète de ce système et de la tyrannie qu’il exerce sur notre pensée et sur notre imagination, sur nos affects et sur nos sentiments et par conséquent sur les conditions de notre regard sur le monde. Or, la clairvoyance nous oblige à recevoir, regarder ou concevoir des « choses » qui outrepassent, voire contredisent notre système. Mais comme c’est à partir de ce système que nous jugeons spontanément de toutes choses, cette contradiction peut devenir en nous un véritable obstacle, dès lors que nous n’avons plus la faculté de prendre du recul. Nous passons alors, tant par défense naturelle que par confort, à coté de ce qui nous dérange.

Autrement dit, nous n’avons tendance à nous représenter les choses qu’en tant qu’elles peuvent constituer un objet acceptable pour nous. Nous regardons ce qui advient sous nos yeux, mais seulement de manière à le rendre compatible avec notre système existant. Comme le disait Sir Arthur Eddington, prix Nobel de physique : « Nous ne croyons nos yeux qu’autant que nous avons la conviction préalable que ce qu’ils semblent nous apprendre est croyable. »

Dès lors, nous ne voyons plus clair ; La faiblesse de notre esprit réside dans le fait qu’il a besoin d’un peu d’espace et de sérénité pour prendre du champ, resituer les choses à une place plus juste et les faire paraître en pleine lumière. Penser que la seule augmentation de la mémoire ou de la culture donne plus de clairvoyance est un contre sens. Penser que l’urgence ou le stress la stimule en est un autre. Un système trop bien ficelé ou une mémoire saturée sont ses pires ennemis.

Ainsi, nous pouvons dire que la clairvoyance repose à la fois sur une compétence : organiser son temps et son travail pour prendre du recul régulièrement ; et sur une vertu : avoir la force de remettre en cause son système de représentation pour renouveler ses propres perspectives.

L’épargne sécurisée est un frein à votre enrichissement

Si vous cherchez à faire fructifier votre épargne, nul doute que vous vous êtes déjà posé la question de choisir entre épargne sécurisée et un épargne plus dynamique comme l’investissement en bourse.

A y regarder de plus près, il n’y a pourtant pas de quoi hésiter longtemps : l’épargne dynamique (ou risquée) est le seul moyen de réellement faire fructifier son épargne, l’épargne sécurisée, elle, doit rester réservée à votre filet de sécurité : une épargne fortement liquide, disponible à tout moment en cas d’imprévu.

Pourquoi l’épargne sécurisée est un frein

Je ne cherche pas à vous faire prendre des risques si cela ne correspond pas à votre stratégie d’épargne, mais s’il suffisait de déposer son argent sur son livret A pour devenir riche, tout le monde le serait étant donné qu’il y a plus de 60 millions de livrets A ouverts en France !

C’est pourtant ce que j’entends la plupart du temps autour de moi :

  • « je ne veux pas prendre de risque avec mon argent »
  • « J’ai lutté pour épargner un peu, je ne veux pas jouer à la roulette russe avec »
  • « j’épargne pour gagner de l’argent pas pour en perdre »
  • « C’est la crise, je ne veux pas tout perdre si tout s’effondre »

Cette approche extrêmement défensive qui consiste à jouer pour ne pas perdre au lieu de jouer pour gagner, est en réalité une très mauvaise stratégie dans la vie en général, et pour vos finances en particulier : en l’adoptant vous passerez votre vie à mettre de coté sans jamais vous enrichir.

Un livret A n’est pas un support de placement ou d’investissement, ni même d’épargne : un livret A est avant tout un moyen détourné pour l’état de collecter des fonds au près des citoyens afin de financer ses projets.

L’état, en échange vous reverse une petite contre-partie financière (1,25% actuellement, soit moins que l’inflation réelle) qui est n’est bonne au mieux que pour votre épargne de sécurité.

Quelques pour-cent à l’année font toute la différence

Plutôt que les placements fortement sécurisés et garantis en capital, préférez pour votre épargne principale des supports plus dynamiques comme l’assurance-vie ou le PEA qui vous permettront d’investir sur les marchés boursiers, monétaires ou via des fonds de placement.

Comme souvent, internet est votre allié et regorge d’information comme le site Finances.netvous permettant de suivre l’évolution des différents cours de bourse, de matières premières ou des devises à un seul endroit.

Ces supports ne sont pas « garantis en capital » : comprenez donc que vous pouvez perdre de l’argent si le cours baisse, il vous faudra donc adopter des stratégies de sécurisation, basées surtout sur la diversification de votre investissement.

Pour vous donner une idée, voici une simulation d’un investissement initial de 100000€, et des intérêts générés au bout de 15ans à différents taux : 2, 6 et 10%.

évolution 100k épargne sur 15ans

Sur le graphique ci-dessus, vous constatez qu’avec le même investissement de départ, les sommes obtenues à l’arrivée sont très éloignées.
La raison? le taux auquel l’épargne était investie : 418000€ d’un coté, 134500€ de l’autre, soit283000€ de plus!

Les exemples suivis ne sont pas anodins, l’épargne « bleue » est un livret A qui rapporte 2%, l’épargne verte et rouge sont des placements plus dynamiques type Assurance-vie multi supports ou PEA avec dividendes réinvestis.

Autre point à noter : bien qu’étant aussi éloigné du 2 que du 10%, le 6% réalise une performance beaucoup plus proche du 2 que du 10% : comprenez par là qu’aller chercher un seul % supplémentaire aura un impact beaucoup plus fort que ce vous n’imaginez : doubler le taux d’intérêt de votre épargne vous fera gagner bien plus que le double grâce aux intérêts composés!

Chacun est libre des choix à faire dans sa vie, mais sachez désormais que bouder les placements dynamiques pour votre épargne et lui préférer le livret A revient à consciemment choisir la courbe bleue en ignorant les deux autres.

Il faut toujours garder une partie de son épargne sécurisée, mais si votre objectif est d’assurer votre avenir financier et de devenir indépendant financièrement de l’état, de votre employeur ou de votre famille, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Les 5 règles d’or du mail de candidature

 

Avec l’avènement du numérique, la grande majorité des CV que nous recevons nous sont envoyés par messagerie électronique. La plupart des candidats accorde pourtant une importance toute relative au contenu de ce mail. Nous vous proposons ici 5 règles d’or pour un mail de candidature qui donnera  au recruteur envie d’en savoir plus!

Alors qu’il s’agit de la première impression qu’ils vont faire au recruteur, un grand nombre de candidats semble négliger le corps de mail lorsqu’ils envoient leur candidature. Or, comme vous le savez déjà « On a rarement deux fois l’occasion de faire une bonne première impression » !

Se présenter

Vous viendrait-il à l’esprit de donner votre CV à un recruteur sans vous présenter? Envoyer un corps de mail vide avec son CV et sa lettre de motivation peut souvent être perçu comme une marque d’impolitesse. De plus, les recruteurs ont rarement un seul type de profil à recruter, il leur est donc difficile de resituer la candidature lorsqu’ils reçoivent un mail vide. Autant de raisons qui exigent de vous, par politesse et par soucis pratique, de vous présenter dans le corps du mail et d’expliquer le type de poste que vous recherchez. Evitez les phrases-telex: commencez par un « Bonjour » et détaillez le type de poste que vous recherchez en quelques lignes.

Expliquer comment vous avez connu l’entreprise

Parce que les recruteurs doivent souvent rendre des comptes en interne sur la provenance des candidatures, ils apprécient toujours qu’on leur signale comment celle-ci est arrivée dans leur boite mail. Précisez donc pourquoi vous le contactez: sur quel jobboard vous avez vu l’annonce, qui vous a parlé du poste, sur quel réseau social vous avez vu le profil ou l’offre de poste, etc. Vous gagnerez déjà des points!

Evoquer votre parcours et/ou votre expérience

Que vous soyez jeune diplômé, très expérimenté ou sans diplômequelques lignes sur votre parcours professionnel peuvent être les bienvenues dans ce mail afin de contextualiser votre candidature. Sans rentrer dans le détail, évoquez votre filière ou votre diplôme si vous êtes jeune diplômé ou encore votre nombre d’années d’expérience et/ou votre domaine de prédilection. C’est ici qu’il faut inscrire tout avantage qui pourrait vous démarquer d’un autre candidat et toute spécificité qui pourrait être un réel atout pour le poste. Donnez envie au recruteur d’ouvrir votre CV rapidement!

Expliquer pourquoi vous souhaitez postuler

De manière assez synthétique (une ligne ou deux), expliquez les raisons qui vous amènent à postuler à l’offre proposée: d’où l’intérêt de rappeler celle-ci en début de mail. Qu’elle soit rattachée à votre parcours, à votre domaine d’activité ou à un autre motif, l’une des première question qu’un recruteur se pose avant d’examiner une candidature en détail est la raison pour laquelle le candidat a choisi son offre.

Laisser vos coordonnées

A la fin du mail et après les tournures de politesse classiques, pensez à laisser vos coordonnées téléphoniques. Vous vous demandez pourquoi puisque le recruteur n’a qu’à ouvrir votre CV pour les obtenir? Pensez au nombre de fois où vous avez reçu des documents en pièce-jointe que vous n’avez pas pu ouvrir… Laisser vos coordonnées à la fin d’un mail construit et soigné donnera envie de vous recontacter en cas de problème d’ouverture de CV.

Ce mail doit il ressembler à une lettre de motivation? Oui… Et non! Si effectivement l’idée est de vous présenter et d’expliquer les motifs de votre candidature, il s’agit de donner les grandes lignes de votre profil dans le mail qui accompagne votre CV. La lettre de motivation est davantage vouée à détailler votre adéquation au poste par rapport à l’entreprise, à condition de personnaliser votre lettre…

« Il faut bien s’entretenir »

L’entretien est un art aussi ancien que le management lui-même. Entretien d’embauche, entretien de délégation, entretien de valorisation ou de recadrage, entretien disciplinaire… et bien entendu entretien annuel: les formules d’entretien ne manquent pas.

Vous avez dit entretien annuel?

Entretien annuel: le mot est lâché, et semble posséder comme un charme délicieusement désuet, une saveur d’autrefois. Aux dires de certains, il semblerait même avoir pris la poussière, être comme tombé en disgrâce, rangé au fond d’un tiroir ou remisé dans une vieille penderie. Mis au placard en quelque sorte – l’entretien annuel, pas le collaborateur!

Pourtant, « ancien » ne veut pas dire « dépassé », loin s’en faut. Comme le veut d’ailleurs le célèbre adage, « c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures recettes ». A condition, nous allons le voir, de suivre quelques principes de bon sens.

En commençant déjà, mesdames et messieurs les managers d’équipe, par cesser de le percevoir comme une tâche chronophage. Un événement qui reviendrait chaque année jeter avec gourmandise son dévolu sur votre agenda déjà contraint – pour ne pas dire plus. Toute ressemblance avec des situations ayant réellement existé ne serait pas purement fortuite!

Mais au fait, de quoi parle-t-on?

Ici on le qualifie d’entretien d’évaluation, là d’entretien d’appréciation. On parle aussi de bilan annuel, de revue de performance: les appellations varient, sans qu’aucune ne semble faire l’unanimité.

J’accompagne au quotidien des équipes de 5 à 120 personnes depuis plus de quinze ans, et je n’ai pas trouvé de meilleure définition pour ce temps managérial privilégié que celui detemps de rencontre et d’échange.

Pour justement prendre le temps – presque un gros mot! – de s’écouter, de se dire les choses, de se projeter. D’oser sortir du quotidien pour réfléchir au chemin parcouru, et envisager avec ses collaborateurs le vaste champ des possibles.

Grandir ensemble, c’est tout!

J’ai en effet cette profonde conviction que le rôle de tout manager d’équipe est de faire grandir les équipes qui lui sont confiées. Et ainsi de regarder, parfois quelques années plus tard, avec une certaine fierté ce que sont devenus ses collaborateurs.

Faire grandir, revêt des dimensions et sens multiples pour chacun:

  • Accompagner – former, transmettre, mettre en situation de responsabilité progressive, donner le droit à l’erreur…
  • Promouvoir – vers une autre fonction de l’entreprise, un niveau hiérarchique plus élevé…
  • Mais aussi plus modestement remettre à niveau un collaborateur en difficulté dans sa fonction actuelle

Dans tous les cas, l’entretien annuel va permettre de dresser un état des lieuxpersonnalisé, le plus factuel et objectif possible, et de valider un projet commun dans lequel on se projettera dès la fin de l’entretien. Il est la base de tout.

Mes 5 incontournables

Il serait immensément présomptueux voire carrément prétentieux de vouloir dresser un « mode d’emploi » exhaustif sur le sujet de la conduite de l’entretien annuel. Il y a déjà beaucoup d’écrits existants, pour certains aussi anciens que l’entretien annuel lui-même.

Je me contenterai donc de partager ici mes 5 principes clés. Pas un de plus, promis. Ils sont issus de ma pratique personnelle. En comptant bien, un peu plus de 200 entretiens. Un bon début pour en parler.

  1. Si l’entretien avait une forme, ce serait sans doute celle d’un losange: avec une première phase d’ouverture et d’écoute active – questions ouvertes puisque c’est l’entretien de votre collaborateur – , puis une phase de validation de la vision commune – performance, compétences, projet – , puis une dernière phase consacrée à l’élaboration en commun du plan d’action. Apprenez donc à vousméfier de l’entretien en forme de ligne droite – le manager émet, le collaborateur écoute sans dire mot – ou de l’entretien en forme de triangle sans base -le collaborateur parle sans interruption pendant 1h30… Dans ces 2 cas, très inconfortables, pensez à revoir votre façon de procéder.
  2. C’est l’entretien de votre collaborateur et pas celui d’un autre: personnalisez votre préparation, votre propos, votre façon de faire. Car si c’est l’entretien de votre collaborateur, c’est toutefois vous qui le menez: respect du timing, des étapes, du livrable en fin d’entretien.
  3. Objectivez, factualisez! Sortez des opinions, de l’à peu près, des jugements de valeur non étayés qui risquent fort de vous conduire dans un débat stérile d’idées et de positions. Appuyez-vous plutôt sur les réalisations marquantes, les dossiers menés à bien – ou moins bien – par votre collaborateur, dont vous aurez assuré une traçabilité tout au long de l’année.
  4. L’avant-entretien et l’après entretien sont tout aussi importants que l’entretien lui-même, comme l’entrainement et le débriefing vidéo le seraient pour une rencontre sportive. Préparez-vous tous les deux, puis suivez ensemble dans le temps les plans d’action définis, au besoin avec des étapes intermédiaires. Votre crédibilité de manager est à ce prix. Rien de pire qu’une formation promise non réalisée, qu’une évolution validée et jamais suivie des faits… Pensez à faire le lien avec les acteurs du projet: N+2, équipe RH…
  5. Sachez prendre position. Prendre position, c’est savoir dire « merci » et « bravo ». C’est sortir du confortable « on » pour oser le « je ». C’est savoir reconnaître et valoriser la juste performance. C’est aussi savoir dire ce qui ne va pas, ce qui peut être amélioré. C’est donner du sens, dire à son collaborateur pourquoi il compte dans l’équipe, le repositionner si nécessaire, et se projeter ensemble dans la durée. C’est donner du feedback. J’ai toujours en tête cette image du joueur de bowling dont la boule passerait sous un mur, mais ne lui permettrait jamais de connaître le nombre de quilles touchées. Absence de retour sur la performance, l’efficacité du geste: très vite la lassitude s’emparerait de ce joueur-là. Pensez-y.

Une démarche de progrès continu

Tout comme vous invitez votre collaborateur à progresser, sachez aussi progresser vous-même dans la conduite de vos entretiens, dans le temps et avec le temps.

Un entretien annuel réussi permet de replacer la relation managériale sur un terrain serein et apaisé, qu’il vous appartiendra d’entretenir tout au long de l’année.

C’est un des piliers d’un management plus responsable, d’un management bienveillant.

Et de vous à moi, cela mérite bien que nous y consacrions le temps nécessaire. Comme on le ferait pour un précieux investissement.

La méthode Blablacar pour booster sa croissance

La méthode Blablacar pour booster sa croissance

D’autres l’envieraient sans doute. La préoccupation principale de Frédéric Mazzella est la croissance ultrarapide de son entreprise Blablacar. Avec 10 millions de membres, des ambitions en Russie, en Inde, et plus de 200 employés, il est allé chercher des conseils jusqu’en Silicon Valley. Le jeune PDG nous partage quelques-unes de ses méthodes innovantes.

« Depuis nos débuts, nous avons exploré cinq business models avant d’arriver à celui d’aujourd’hui« , raconte Frédéric Mazzella, fondateur et PDG de Blablacar, start-up star du covoiturage. Le modèle premium n’a pas convenu. Trop peu d’utilisateurs payaient. Le modèle publicitaire, lui, n’était pas conforme aux valeurs de l’entreprise, qui ne voulait pas voir son site tapissé de publicités. Cibler le covoiturage pour les entreprises s’est révélé trop complexe.

La société a aussi tenté de proposer des réservations. Mais le système, difficile à mettre en place, a généré beaucoup de frustration tant du côté des conducteurs que de celui des passagers. Plus d’un tiers des réservations de passagers aboutissaient à des désistements dans les 48 heures avant le voyage, engendrant du surbooking par les conducteurs et la frustration chez les passagers.

Aujourd’hui c’est finalement un modèle au pourcentage – comme celui de beaucoup de plates-formes – que l’entreprise a choisi. « Si un conducteur propose une place à 20 euros, on la vend pour 22 euros, précise Frédéric Mazzella. Nous prélevons un tout petit fixe de l’ordre de 80 cents et entre 6 et 10% sur la vente. » L’entreprise a aussi choisi de mettre les membres en relation directe par l’échange de leurs numéros de mobile personnel. Afin qu’ils aient toute latitude pour s’arranger entre eux.

PAS DE SERVICE PAYANT SANS VOLUME 

Mais en dehors de la France et de l’Espagne, le service demeure gratuit. Dans les nouveaux pays où elle s’installe, comme la Russie ou l’Inde, Blablacar doit d’abord faire grossir sa base de clients afin de proposer une offre crédible, éventuellement payante. « Il faut attendre une certaine liquidité de marché pour avoir un service qui s’apparente à un vrai moyen de transport avec des lieux de départ, des lieux d’arrivée, des horaires, etc., précise l’entrepreneur. Avant d’arriver à proposer 300 Paris-Lyon, par exemple, il nous a fallu un certain temps ! Et quand on en n’avait que deux ou trois, il nous aurait été difficile de faire payer le service… Un minimum de 50 trajets par jour sur les grands axes nous est nécessaire pour que l’offre soit attractive, et la rendre payante. »

« Une forte croissance, cela ne se traduit pas par beaucoup de membres, mais beaucoup de nouveaux inscrits, précise le PDG de Blablacar. Avant d’atteindre une grande liquidité de marché – c’est-à-dire suffisamment de trajets sur tous les axes en ce qui nous concerne – il faut rassembler une grande communauté. La croissance initiale est importante. Mais aujourd’hui, c’est une forte croissance de la communauté dont nous avons besoin. » L’entreprise est ainsi dans une logique d’expansion et dans une période d’investissement pour créer de nouvelles places de marché ailleurs qu’en France.

UN PROCESS DIRIGÉ PAR LA CROISSANCE

Cette croissance est devenue à la fois le moteur et la préoccupation quotidienne du Français. Le service Blablacar devient global, international et doit s’adapter aux différents pays et cultures, tout en gardant sa cohérence globale. « En interne, nous avons compris que quand la taille de l’équipe doublait chaque année(200 personnes et une quarantaine de recrutements en cours, ndlr), le métier, lui, changeait tous les mois« , constate le fondateur.

Pas simple. Frédéric Mazzella a donc décidé de chercher conseil auprès d’entreprises qui ont déjà vécu la même situation. Et fin 2014, il a tout simplement emmené toute son équipe produit dans le berceau mondial du numérique : la Silicon Valley. Histoire de rencontrer une dizaine des entreprises les plus en vue dans la Vallée, comme AirBnB, Linkedin, Paypal, Box, Flipboard, Slack, Secret, Survey Monkey. Et de leur demander les clés de la maîtrise d’une croissance forte et rapide comme seules les plates-formes numériques en connaissent.

PLACER LE CLIENT AU CŒUR DE L’ACTIVITÉ

« Les transformations de structure sont énormes, raconte le patron français. C’est comme si on disait à tout le monde : « demain, ton travail ne sera plus le même qu’hier ». Et dans toutes ces entreprises, ce changement ultrarapide permanent est une constante. » Blablacar est rentrée dans ses locaux parisiens, qu’il partage avec la pépite française du numérique, Criteo, avec quelques enseignements, quelques règles utiles venues de Californie. « Dans toutes ces sociétés, la voix du client est roi, et elles ont une boucle de feedback extrêmement rapide« , explique par exemple le PDG de Blablacar. Une évidence dont les grands de la Silicon Valley ont fait un modèle (la base de clients est mère de toutes les croissances, affirme ainsi FaberNovel dans son étude Gafanomics). L’ergonomie, l’efficacité du service, l’anticipation des évolutions techniques pour supporter la croissance, sur tous les supports, dans toutes les langues, sont au cœur de l’activité.

DES EMPLOYÉS, TOUS RECRUTEURS

Tropisme numérique oblige sans doute, c’est un élément venu de l’industrie classique dans le modèle des Californiens qui a étonnement le plus inspiré Frédéric Mazzella : celui des chefs de produits. « Construire des équipes purement produits, ce n’est pas très français. Il manque des formations de ‘product manager‘, regrette-t-il. Paypal a des employés spécialisés sur chacun de ses produits alors que nos employés font beaucoup de choses. Ils travaillent sur la plate-forme, les spécifications pour le développement, l’ergonomie… Les ‘product managers’, eux, doivent être bons en puzzle ! » Frédéric Mazzella n’hésite d’ailleurs pas à paraphraser Simone de Beauvoir : « on ne naît pas « product manager », on le devient. Il faut une volonté de comprendre. » Pas étonnant, donc, que le patron de Blablacar consacre entre 30 et 60 % de son temps au recrutement. « Nous recevons près de 4000 CV par mois et nous n’embauchons que 1 % de ceux qui les envoient. Alors tout le monde dans l’entreprise se comporte en recruteur. »

French tech : les surdoués de la donnée

French tech : les surdoués de la donnée

Les start-up françaises savent comment faire parler les mégadonnées. Présentation des dix spécialistes les plus à la pointe, qui aident les entreprises dans leur projet de big data.

Entre son école de mathématiques exemplaire et la qualité de la formation de ses ingénieurs, la France a tout naturellement une carte à jouer dans les big data. Si les outils de collecte, de stockage et de traitement restent l’apanage de grands groupes américains comme IBM, Oracle, SAS, Informatica et Teradata, ou de la communauté open source, avec une plate-forme comme Hadoop, la valeur ajoutée des français réside dans la simplification de ces outils et, surtout, dans l’analyse des mégadonnées pour aider les responsables métiers à les exploiter. Aujourd’hui, cette tâche reste artisanale et seulement à la portée de quelques spécialistes, les fameux « data scientists ». C’est sur ce terrain encore vierge que les start-up françaises jouent leurs meilleurs atouts. Certaines, comme PredicSis, Spikenet Technology ou Quinten, se démarquent par leurs algorithmes de datamining, spécialisés par secteurs d’activité ou par type de problématique. D’autres, comme Captain Dash, Dataiku, Nexedi ou OpenDataSoft, développent des solutions accessibles en ligne via un simple navigateur web, pour simplifier l’accès aux outils de stockage, de calcul et d’exploitation. D’autres encore se spécialisent dans les services, comme Data & Data et Perfect Memory. Mais pour toutes, une même marque de fabrique : l’originalité.

CAPTAIN DASH CROISE DONNÉES INTERNES ET EXTERNES

Service

Date de création : Décembre 2009
Lieu : Paris
Effectif : 40 personnes
CA : 10 millions d’euros en 2017
Levée de fonds : 1,5 million d’euros

La société offre un service d’agrégation, de corrélation et d’exploration des données. Elle croise les données métiers de l’entreprise avec des données externes (open data, réseaux sociaux, web…) pour déterminer, par exemple, l’impact de la météo sur le comportement d’achat des consommateurs. Les résultats sont présentés sur mobiles sous forme d’indicateurs de bord, utiles au pilotage des activités de ventes et marketing. Le tout quasiment en temps réel. Cette solution, fruit de trois ans de développement, traite des volumes de plusieurs milliards de lignes. Déployée dans 24 pays, elle est proposée en service cloud accessible sur abonnement, de 80 000 à 500 000 euros par an. Un quart des entreprises du CAC 40 l’utilise. Captain Dash compte s’implanter en Amérique du Nord cette année.Clients : BPCE, Axa, Danone, L’Oréal, SNCF

SPIKENET TECHNOLOGY INTERPRÈTE LES IMAGES VIDÉO

Technologie

Date de création : Août 1999
Lieu : Balma (Haute-Garonne)
Effectif : 14 personnes
CA : 1,4 million d’euros en 2014
Levée de fonds : Néant

Créé par des chercheurs du Cerco, laboratoire de recherche en neurosciences du CNRS à Toulouse, Spikenet développe un moteur de vision artificielle qui s’inspire de la biologie. Cet algorithme fonctionne comme un œil électronique capable de fouiller et d’analyser de grands volumes d’images vidéo. La première application a été la mesure de la visibilité des marques sur la télévision. Elle est également exploitée par les services de police et de sécurité pour le décryptage rapide des images de caméras de vidéosurveillance, par les services de transports pour le suivi du trafic routier et par les casinos pour l’optimisation de leur fonctionnement. La société, qui compte 30 clients, vend le logiciel en licence ou sous forme de redevance sur les produits qui l’utilisent. Elle s’attend à un chiffre d’affaires de 3 millions d’euros en 2015 et de 10 millions dans cinq ans.Clients : Ministère de l’Intérieur, Aria Resort & Casino, Airbus,Aéroport de Bordeaux-Mérignac, Cofely Ineo…

DATA & DATA TRAQUE LA CONTREFAÇON SUR LE NET

Service

Date de création : Septembre 2012
Lieu : Paris
Effectif : 10 personnes
CA : 3 millions d’euros en 2015
Levée de fonds : Néant

Data & Data propose une plate-forme de surveillance et de détection des ventes de contrefaçons sur le web et les réseaux sociaux. Il combine deux moteurs technologiques maison : l’un pour l’exploration en 12 langues du web et des réseaux sociaux et la détection des comptes suspects ; l’autre pour le tri, par apprentissage statistique, entre les vrais et faux comptes. Un compte de contrefaçon est détecté moins de cinq minutes après sa création. La marque peut ainsi riposter presque en temps réel en demandant au réseau social sa fermeture ou en alertant les services de la douane. Disponible pour les marques de luxe et de cosmétiques, le service va s’étendre à la pharmacie et aux pièces détachées auto. Le développement des algorithmes représente un investissement de plus de 1 million d’euros. Pour accompagner sa croissance, la société prévoit cette année d’embaucher 20 personnes et de procéder à une levée de fonds de 500 000 à 1 million d’euros.Clients : Dix des plus grandes marques françaises et italiennesde cosmétiques et de luxe

QUINTEN AFFINE L’ANALYSE DE DONNÉES CLINIQUES

Service

Date de création : Novembre 2008
Lieu : Paris
Effectif : 25 personnes
CA : 2 millions d’euros en 2014
Levée de fonds : Néant

Quinten propose des services d’analyse fine des données avec un algorithme unique sur le marché. Baptisé Q-Finder, ce système s’inspire des modèles financiers pour identifier, non pas des tendances, mais un profil particulier et son contraire. Sa première application a été de trouver, dans les données des essais cliniques, la catégorie de patients pour laquelle un médicament donné sera efficace ou sans effets secondaires importants. Depuis un an et demi, les applications se diversifient : prévisions des facteurs de hausse ou de baisse de valeurs dans la finance, détection des clients en voie de passer à la concurrence dans l’assurance, construction des parcours clients dans les aéroports… L’algorithme s’est enrichi de fonctions de réseaux de neurones et d’apprentissage statistique. La société envisage de le vendre en tant que logiciel, en 2016.Clients : Covéa, Danone, L’Oréal, Aéroports de Paris, Sanofi, Roche

PERFECT MEMORY GÈRE VOS DONNÉES

Service

Date de création : Juillet 2008
Lieu : Chamalières (Puy-de-Dôme)
Effectif : 10 personnes
CA : N.C.
Levée de fonds : 600 000 euros

L’entreprise se définit comme le conservatoire de la mémoire numérique des entreprises. Sa plate-forme web comporte 50 modules pour la collecte, le traitement, l’enrichissement, l’indexation ou encore la valorisation des données. Le client peut ainsi accéder à des données internes, structurées et fiables, complétées par d’autres récoltées sur internet, pour améliorer son marketing ou la compréhension de ses clients. Le service combine un moteur d’intelligence artificielle et de web sémantique, ainsi qu’un dispositif de préservation et de valorisation de contenus audiovisuels. Son développement représente un investissement de 2 millions d’euros.Clients : Radio France, ministère de la Culture belge, Viacom

HURENCE MET LE BIG DATA À LA PORTÉE DES MÉTIERS

Technologie

Date de création : Avril 2011
Lieu : Grenoble
Effectif : 10 personnes
CA : N.C.
Levée de fonds : Néant

Créé par des anciens d’IBM, HP, Xerox et Capgemini, Hurence veut mettre l’analyse de données à la portée des responsables marketing, vente et autres métiers. Sa plate-forme logicielle s’installe facilement au-dessus d’une distribution Hadoop, sans le conseil ou l’accompagnement d’un spécialiste, en s’appuyant sur la technologie d’imageurs Docker. Interface, tableau de bord… La start-up revendique une avance de deux ans sur SAP ou Oracle. Cette solution est gratuite pour une seule machine de traitement et payante pour des grappes de plusieurs machines.Clients : EDF, Orange, Veolia

DATAIKU, LE PLOMBIER DU BIG DATA

Service

Date de création : Février 2013
Lieu : Paris
Effectif : 23 personnes
CA : 1 million d’euros en 2014
Levée de fonds : 3 millions d’euros

Avec sa plate-forme Data science studio, la start-up parisienne démocratise le big data en automatisant les tâches techniques qui réclament les compétences d’un data scientist : préparation, nettoyage et croisement des informations, connexion aux bases de données open source, test de modèles d’analyse, vérification des prédictions… Déchargés de toute cette « plomberie », les analystes peuvent développer plus rapidement des applications métiers prédictives. L’interface s’inspire des jeux vidéo pour faciliter une appropriation progressive de l’outil. Le logiciel est gratuit pour moins de 100 000 lignes de données. Au-delà de ce volume, il est vendu sur abonnement à partir de 20 000 euros par an. Il a déjà séduit une vingtaine de clients. Fait assez rare, l’entreprise a été rentable dès son premier exercice, en 2014.Clients : Cdiscount, PagesJaunes, Vente-privée, BlaBlaCar, Chronopost…

NEXEDI, L’ALTERNATIVE FRANÇAISE À HADOOP

Technologie

Date de création : Décembre 2001
Lieu : Marcq-en-Barœul (Nord)
Effectif : 30 personnes
CA : 2 millions d’euros en 2014
Levée de fonds : Néant

Cet éditeur de logiciel open source a lancé Wendelin, une plate-forme open source qu’il présente comme une alternative française au géant Hadoop, autre technologie open source d’origine américaine. Sa solution combine Neo, sa base de données NoSQL, et le moteur d’apprentissage statistique Scikit-Learn de l’Inria. Sa particularité ? Elle s’affranchit des limites de mémoire dans les machines pour traiter d’énormes volumes de données. La version, disponible aujourd’hui gratuitement en téléchargement, convient pour quelque 10 Go de données. Un projet dans les investissements d’avenir vise à en étendre la capacité à 10 To dans trois ans. Cible ? Le traitement des données issues des objets connectés industriels.Clients : Sanef, Infoterra, Mitsubishi Motors…

OPENDATASOFT MUTUALISE LES DONNÉES

Service

Date de création : Décembre 2011
Lieu : Paris
Effectif : 10 personnes
CA : 600 000 euros en 2014
Levée de fonds : Néant

La société édite une plateforme cloud de publication, de partage et de réutilisation de données. Elle les transforme et les rend exploitables dans des applications métiers et facilement accessibles en temps réel, y compris sur mobiles. L’utilisateur peut ainsi croiser ses propres données avec d’autres sources (facteurs socio-économiques, clients, météo…) pour créer des usages innovants de big data. Plusieurs clients peuvent mutualiser leurs données afin d’élargir la base d’analyse et d’améliorer la qualité des résultats. La plate-forme s’enrichit toutes les semaines de nouvelles fonctionnalités.Clients : Axa, Veolia, SNCF, RATP, Keolis, La Poste

PREDICSIS DÉTECTE LES CLIENTS FRAGILES

Service

Date de création : Juillet 2013
Lieu : Lannion (Côtes-d’Armor)
Effectif : 18 personnes
CA : 300 000 euros en 2014
Levée de fonds : 1 million d’euros

Avec sa solution de prédiction des comportements des clients et des internautes, PredicSis aide les entreprises à réduire leur taux d’attrition, à savoir le nombre de clients perdus. Fondé sur un moteur d’apprentissage statistique, ce logiciel s’appuie sur dix ans de R & D chez Orange labs. Son objectif est d’améliorer la rétention des clients en analysant les données de leurs interactions avec l’opérateur. Il scrute près de 750 000 variables de comportements afin d’identifier les personnes fragiles. Après avoir injecté toutes ses interactions clients (e-mails, logs web…), l’entreprise peut alors obtenir la liste des consommateurs prêts à la quitter et les causes de leur départ. Le service est accessible en ligne sur abonnement à partir de 100 euros par mois.

Stratégies à développer sur les réseaux sociaux pour le e-commerce

Si vous avez une boutique en ligne, les réseaux sociaux sont un canal d’acquisition de nouveaux clients que vous ne pouvez pas ignorer. Selon certaines études, plus de 50% des utilisateurs de Facebook et Twitter sont plus enclins à acheter ou à recommander une marque qu’il suivent sur les réseaux sociaux.

Facebook représente 20% des pages vues sur le web. Autrement dit, vous risquez de vite vous retrouver hors circuit si vous n’apparaissez pas régulièrement dans le fil d’actualités de vos clients.

Bon, je sais que vous maîtrisez déjà “l’art des réseaux sociaux” si on s’arrête à votre cercle de connaissances. Après tout, la fois où vous avez publié la photo de votre chien sur Instagram, vous avez récolté 42 j’aime et 30 retweets.

Mais obtenir des résultats sur les réseaux sociaux de manière constante et transformer votre popularité en argent comptant est une autre paire de manches. Dans cet article, je vais vous partager les meilleures stratégies pour atteindre cet objectif pour votre marque e-commerce.

Aujourd’hui, tout le monde est sur les réseaux sociaux. Mais quand on dirige une entreprise, “tout le monde” a peu d’importance.

Toute entreprise e-commerce digne de ce nom s’adresse à un profi type de clients ou à une cible démographique bien définis. Rassurez-moi, vous avez défini le profil de votre client-type ?

La première étape de votre maitrise des réseaux sociaux nécessite que vous ayez une meilleure idée des sites préférés de vos clients et à quelle fréquence ils les visitent. En fonction de votre secteur d’activité et du type de produits que vous vendez, vos clients n’auront pas les mêmes habitudes sociales. Il existe ainsi de grosses différences entre les deux sexe. Par exemple, les femmes sont les plus grandes utilisatrices de Pinterest (à 70%) et dans une moindre mesure de Facebook et Twitter, alors que les hommes sont majoritaires sur Linkedin et Google+.

En gros, vous devrez adopter une stratégie différente si vous vendez des boutons de manchettes originaux à des jeunes hommes urbains ou si vendez des crèmes anti-âge à des femmes de plus de 40 ans. En prenant le temps de comprendre où, quand et comment vos clients potentiels utilisent les réseaux sociaux, vous vous donnez les moyens de publier ensuite des contenus pertinents (et donc partagés) dans les fils d’actualité de vos prospects.

Une fois que vous aurez capté l’attention de votre clientèle cible, vous allez devoir leur démontrer que votre offre e-commerce correspond véritablement à leurs aspirations et à leurs valeurs. Concrètement, cela signifie que vous avez intérêt à construire une histoire autour de votre e-commerce : pourquoi vous existez et pourquoi vous pouvez les aider.

C’est fascinant le nombre d’entrepreneurs qui pensent que créer 2-3 profils sur les réseaux sociaux leur permettra d’augmenter leurs ventes automatiquement. C’est bien sûr complètement faux et source de déceptions (et 0 vente).

faguo

Ayez une histoire sincère et authentique à raconter et définissez votre proposition de valeur et vous serez en mesure d’attirer votre client type comme les abeilles autour du pot de miel. Faguo est un super exemple : pour chaque paire achetée, ils plantent un arbre. Les personnes sensibles à l’écologie et au développement durable ont ainsi une bonne raison de suivre cette entreprise. Cela permet aussi à Faguo de créer un sentiment d’appartenance (qui est très important lorsque vous construisez une communauté sur les réseaux sociaux) et de se distinguer de la masse des centaines de marques concurrentes.

Les réseaux sociaux représentent un océan de clients potentiels que vous devrez attirer sur votre site e-commerce. Mais tenter de leur vendre vos produits de manière frontale a peu de chances d’aboutir. Pour obtenir leur attention, vous aurez besoin d’un appât et de préférence un appât fun, original et unique. C’est un peu l’idée derrière le marketing de contenu en général.

Vous devrez investir dans un contenu de qualité, comme par exemple des articles de blogs informatifs et pertinents, des photos et des vidéos et les partager de manière constante. Si vos contenus sont intéressants, les gens commenceront à les partager à leur entourage et vous suivront sur le long terme.

De plus en plus de clients potentiels “aimeront” votre page Facebook ou suivront tous vos tableaux Pinterest. C’est à ce moment là que vous devez tirer sur le fil. Encouragez les à jeter un oeil à ce que vous vendez et à s’inscrire à votre newsletter, par exemple en offrant une remise exceptionnelle aux nouveaux inscrits.

Vous pouvez également offrir des promotions spéciales que vous communiquez exclusivement sur votre page Facebook ou à vos followers Twitter pour les inciter à rejoindre vos autres pages sociales.

Enfin, vous pouvez utilisez les réseaux sociaux comme un outil d’étude de marché en faisant des sondages et en posant des questions directement à vos clients et futurs clients concernant vos produits et l’utilisation de votre site. Cela a l’avantage supplémentaire de créer une relation de confiance avec vos fans.

L’ingrédient secret de ceux qui réussissent sur les réseaux sociaux est un réseau solide en coulisses. C’est grâce à leurs liens avec les leaders d’influence sur chaque plateforme qu’ils peuvent diffuser largement leur message. À chaque fois qu’ils partagent vos publications, ces leaders d’opinion vous présentent à leur audience et si vous opérez sur la même niche, vos chances de toucher votre client type sont plus importantes que lorsque vous essayez de faire votre promotion par vous-même.

De la même manière, les produits recommandés par des blogeurs influents, des personnalités ou grâce au bouche à oreille influenceront fortement vos clients potentiels.

couteaux

Il y existe de nombreuses manières de trouver des leaders d’influence en ligne. Vous pouvez identifier les personnalités et les marques influentes auprès d’un grand nombre de personne en faisant des recherches ciblées sur Twitter et Facebook ou en utilisant un site comme Klout qui, grâce des algorithmes complexes, permet de mesurer l’influence d’un profil selon le nombre de followers, de partages et d’interventions sur les réseaux sociaux .

Un des moyens de créer le buzz autour de votre entreprise e-commerce est d’organiser un jeu-concours ou un tirage au sort. Ce genre de concours est devenue monnaie courante donc essayez de mettre en jeu un prix qui impressionne vos prospects. Faites en sorte que la participation soit simple et accessible et incitez les participants à partager votre concours (par exemple en augmentant les chances de gagner en fonction du nombre de partages).

Pour résumer, utiliser les réseaux sociaux est une excellente stratégie pour étendre votre présence en ligne, mais surtout pour vous adresser directement à votre coeur de cible et l’encourager à partager et recommander vos produits à leurs proches.

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà développé une stratégie sur les réseaux sociaux pour votre site e-commerce ? Partagez votre opinion dans les commentaires ci-dessous.

L’AUTHENTICITÉ AUTHENTIQUE

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L’exigence d’authenticité est régulièrement rappelée aux managers et aux leaders lors de séminaires ou d’accompagnements. Même si le conseil apporte plus de bienfait à son émetteur qu’à son destinataire, l’intention en est bonne. L’authenticité serait une vertu et un idéal à atteindre. Quand le terme est associé au fromage, il évoque la qualité et le respect des normes ancestrales qui l’ont produite, il suscite l’admiration en étant l’objet de toutes les recherches et attentions. L’authenticité fleure bon, elle colle même à l’air du temps en brossant le portrait d’une personne véridiquement en accord avec elle-même, le miroir qui renvoie le vrai visage, le moi en phase avec moi pour être plus moi. Indubitablement la quête de l’authenticité ressortit à cette culture du « c’est mon choix », à l’idée que l’individu doit faire comme il le sent profondément et que tout n’est que subjectivité à épanouir dans la bulle de son identité.

Si le terme – originellement utilisé dans le vocabulaire administratif et juridique – a rejoint la panoplie du leader idéal, c’est pour mettre en évidence au moins trois qualités. L’authenticité, c’est premièrement se montrer tel que l’on est et ne pas donner une image erronée de sa nature profonde ; elle est alors synonyme d’une certaine sincérité. La deuxième, conséquence de la première, rapproche l’authenticité d’une cohérence personnelle qui produit de l’exemplarité et de la prévisibilité pour les autres. L’authenticité témoigne alors d’une certaine fidélité à ses valeurs ou objectifs par exemple. Ainsi l’authenticité ne peut qu’évoquer cette troisième qualité de la résistance aux modes ou aux modèles imposés, c’est-à-dire à tous les stéréotypes du management ou du leadership.

La valorisation de l’authenticité pose tout de même quelques problèmes ; elle fait partie de ces questions apparemment évidentes mais dont la réflexion relativise l’importance. Exiger l’authenticité de la part des leaders peut même apparaître comme une facilité. Etre authentique permet de demeurer dans sa zone de confort car la personne n’est jamais plus elle-même que dans les situations bien maîtrisées et qui lui apportent de la satisfaction. Le souci d’authenticité ne pousse donc pas à s’en écarter mais à reproduire confortablement les recettes supposées des succès passés. Mieux encore, écorner son authenticité risquerait de faire apparaître la personne comme un imposteur ce qui nuirait encore plus à l’image qu’elle a d’elle-même.

Vis-à-vis des autres l’exigence d’authenticité revient à leur demander de trouver en eux-mêmes la solution à leurs problèmes. On peut renvoyer ainsi les personnes à eux-mêmes en leur rajoutant l’exigence de découvrir en eux de quoi forger leur authenticité. Certes, les conseils sont toujours inutiles, mais renvoyer les personnes à la quête de leur authenticité peut devenir un moyen de les éconduire, de s’ôter le souci de l’autre au sens de Lévinas. L’authenticité rejoindrait alors le lot de toutes les injonctions renvoyant la personne à elle-même pour se connaître et se développer sans reconnaître aucune part à la responsabilité et à l’engagement mutuel pour ce faire.

Au-delà de la facilité, l’importance accordée à l’authenticité peut également relever de la naïveté anthropologique. Etre authentique revient à imaginer pouvoir toujours être soi-même comme si la force de l’affirmation de soi et la volonté suffisaient, comme si la sincérité ne pouvait qu’être comprise, admise et appréciée. C’est sans doute faire peu de cas de la réalité de nos sociétés et de nos organisations. Dans les premières existent – même après plus d’un siècle de toutes les libérations possibles – de très nombreux tabous, des sujets et des thèmes qui ne peuvent s’évoquer, des modes de représentation qui ne peuvent être tolérés et l’authenticité a donc des limites ; et dans nos organisations, le jeu politique et le conformisme ambiant rendent tout autant naïve l’idée de l’expression d’une originalité dont l’authenticité vaudrait passeport.

Et si l’on veut être vrai à soi-même, à quel soi cela renvoie-t-il ? Existe-t-il d’ailleurs et si oui, quel est son degré d’inachèvement, de plasticité ou de devenir qui peut en faire la fondation fragile pour toute tentative d’authenticité ? Les dictateurs ou les saints ont-ils été authentiques ou n’ont-ils pas construit dans la réalité de leur existence, des modes de réponse imposés par les circonstances qui ont progressivement construit leur soi, ou du moins l’image qu’ils en ont laissée dans l’histoire.

C’est d’ailleurs en partant de ce constat que Ibarra[1] remet en cause les approches courantes du leadership où la réflexion, l’introspection et l’authenticité seraient les prémisses d’un leadership efficace. Son conseil est différent : agissez comme un leader afin de devenir un leader ; c’est en agissant comme un leader qu’on le deviendrait réellement. Agir en premier, penser ensuite, c’est le contraire de la sagesse largement partagée selon laquelle la pensée guide l’action et la disposition personnelle ou l’attitude précède le comportement.

En psychologie cognitive on sait que le comportement dépasse souvent l’attitude. C’est pour retrouver une consistance personnelle que des attitudes changent après que l’on se soit comporté parfois de manière irréfléchie ou impulsive. Toutes les techniques du pied dans la porte, longuement et sérieusement décrites par Joule et Bauvois[2] dans leur ouvrage à succès le montrent. Des dirigeants peuvent se retrouver contre leur gré dans des situations non désirées, ils sont obligés d’agir sans y avoir été forcément préparés et ils construisent à partir de cette expérience un état d’esprit, une rationalité et finalement la philosophie qui va avec. De la même manière que dans le digital aujourd’hui, il faut lancer des activités et construire postérieurement, en fonction des réactions de l’écosystème, le modèle économique qui va autour, on est aussi amené à intervenir dans des contextes non anticipés et à élaborer ensuite la cohérence attitudinale qui va avec. Dans l’histoire ce sont souvent les événements qui font les hommes plutôt que l’inverse, les dirigeants falots se révèlent soudain, les piètres généraux de paix se retrouvent de vrais chefs de guerre, etc.

Ibarra en tire la conclusion que c’est en « faisant le leader » comme on pourrait le dire familièrement en français qu’on le devient réellement, plutôt qu’en essayant de trouver à l’intérieur de soi et de son expérience passée, les ressources pour se confronter à un avenir inconnu. Pour ce faire, l’auteur propose trois domaines d’action, car il ne suffit pas de décider d’agir pour le faire, encore faut-il se mettre dans des situations qui y invitent. Elle conseille premièrement de revoir fondamentalement le contenu même de son travail en prenant conscience de ce que, le plus souvent, chacun préfère reproduire des routines plutôt que d’explorer les confins incertains de sa fonction. Il s’agit de sortir la tête du guidon, de percevoir ce qui se passe dans le monde, de s’investir dans des projets en dehors de son domaine traditionnel, de créer suffisamment de trous dans un emploi du temps de manière à explorer des opportunités nouvelles.

Son réseau est le deuxième lieu où devenir plus proactif. On ne peut se contenter d’un bon réseau dans son domaine d’activité traditionnel ou dans ses groupes de référence d’origine. Il faut aussi développer un réseau stratégique, tourné vers l’avenir, des activités nouvelles ou des perspectives différentes. L’ampleur, la connectivité et le dynamisme du réseau, pour l’auteur, sont plus importants que sa seule taille : ainsi, ce n’est pas tant le nombre de centaines de contacts qui comptent que leur diversité, le fait qu’ils peuvent vous connecter rapidement à tout, et le dynamisme de ce qui s’y produit. Le réseau n’est pas un album de photos du passé mais un outil de son apprentissage d’aujourd’hui pour le succès de demain.

Enfin, l’auteur conseille d’être plus « joueur » avec soi-même en s’ouvrant au champ des possibles, plutôt que de chercher dans sa bulle la solution à notre vie au monde. Elle reprend plusieurs des limites de l’authenticité que nous avons citées plus haut en montrant que la personne est surtout un être en devenir, qu’une identité se construit au fil du temps, comme l’avaient déjà montré les psychologues du développement et que c’est en se plongeant dans l’action, dans l’imitation parfois comme le fait l’artiste, que l’on trouve sa voie.

S’agit-il alors de jeter l’authenticité aux oubliettes pour se satisfaire d’un apprenti leader qui trouverait sa voie par magie dans l’action, la saisine des opportunités, la forcément juste réaction à la pression de l’immédiat ? Il est sans doute important de remettre en première place l’importance de l’action alors que la réflexion, l’introspection et l’ancrage sur une authenticité rétrécie peuvent justifier l’immobilisme. Mais est-ce l’authenticité qui est ici en cause ou sa forme abâtardie, la pâle copie de l’original ?

Est-ce que l’authenticité n’est pas le signe pour la personne de l’importance, de la profondeur et de l’efficacité de ses valeurs ? Ce sont en effet les seuls viatiques pour aller vers le monde. Il faut sortir de soi comme le propose Ibarra mais pour dialoguer avec le monde, encore faut-il être quelque chose, comme les spécialistes du dialogue nous le rappellent[3]. Privilégier l’action, c’est en fait le signe même de son authenticité.

Etre authentique c’est être soi mais celui-ci n’est pas figé, il se développe et se construit en permanence : on est à 40 ans semblable mais aussi différent de ce que l’on était à 20 ans et l’artiste qui progresse en imitant ses maîtres est de plus en plus lui-même en se laissant inspirer par les autres. L’authenticité ne consiste pas à se raccrocher à une image souvent fossilisée voire fantasmée de soi, c’est au contraire un cheminement et une dynamique car il faut toujours changer beaucoup pour demeurer soi-même.

L’authenticité c’est enfin un travail sur soi permanent et une pratique. Ce n’est pas un saut dans l’inconnu mais la confrontation permanente à l’extérieur. Ibarra retient la séquence courte du comportement de leader pour mieux penser en leader ; mais la vie est un film plutôt qu’une séquence. Ainsi il faut agir puis réfléchir son action dans un cycle permanent, jamais achevé car être authentiquement soi, cela demeure avoir accepté de vivre.