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Alliance avec IBM pour analyser votre vie sur Facebook

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Le groupe informatique américain IBM et le réseau social Facebook ont annoncé mercredi un partenariat destiné à améliorer le ciblage à grande échelle des publicités en ligne pour qu’elles touchent des consommateurs spécifiques.

D’après le communiqué, Facebook veut combiner les capacités d’analyse de données d’IBM avec ses technologies publicitaires ainsi que ses données collectées sur l’audience du réseau social.

Blake Chandlee, vice-président des partenariats pour Facebook, mentionne que:

« Nous allons travailler en étroite collaboration avec IBM  pour aider à livrer le marketing publicitaire basé sur les gens et qui sera optimisé pour atteindre les objectifs d’affaires de chaque marque »

Par exemple, un vendeur d’accessoires de sport pourra utiliser des données de Facebook pour trouver des gens intéressés dans la course à pied, et les recouper avec des informations sur les produits préférés de ce type de public et des données géographiques afin de leur proposer des promotions personnalisées.

Facebook a maintenant un allié de taille afin de fournir aux annonceurs probablement le meilleurs outil de ciblage publicitaire pour une clientèle de plus en plus captive sur le plus grand réseau social au monde.

Sans surprise, Ibm nous annonce aussi que Facebook sera la première entreprise à rejoindre un nouveau groupe de recherche réunissant IBM et des annonceurs publicitaires, le IBM Commerce ThinkLab.

Un témoignage pour se permettre d’aller de l’avant sans aucune garantie

Photo du 2015-04-23 à 09.25 PMQue se soit au début ou pendant la réalisation d’un projet ou d’un rêve, j’éprouve quelquefois de la difficulté à faire confiance que oui ça va marcher sans avoir aucune garantie en retour. C’est un défi de lâcher prise sur l’envie de vouloir contrôler tous les aspects d’un projet (comment vais-je faire ça, quand, avec quelles ressources…) et d’accepter simplement de faire confiance — vous savez, comme si je pouvais avoir l’absolue assurance que tout ira bien, que je réussirai.

À mes yeux, il n’existe pas de formule magique qui fera en sorte que tout s’arrangera tout seul. J’en ai assez de voir des gens vendre de la frime et du rêve en disant que tout est facile! Je dis « non » à ce manque de profondeur. Et non, je ne suis pas pessimiste, je suis simplement authentique.

BG-planche - petit formatSur la route depuis presque un an, à bord de « Merci la vie » (notre motorisé de 40 pieds), je fais face en ce moment à une période de questionnements – en fait, je suis sur la case « Évaluation » du plateau de jeu « Bigger Game ». J’essaie d’évaluer, sans me taper sur la tête, où j’en suis professionnellement. Voici les questions qui reviennent constamment en tête;

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Dernièrement, j’ai croisé une personne sur ma route qui m’a permis d’y voir un peu plus clair et surtout qui a ravivé ma confiance – voici l’histoire de Gaye;

Gaye, une femme de près de 70 ans avec des étoiles dans les yeux, était assise et s’étirait sur son tapis de yoga au centre Cross Gates de Slidell en Nouvelle Orléans. C’est en lui demandant si je pouvais m’installer près d’elle que nous avons commencé une conversation… et que nous avons terminé après la classe en sirotant un smoothie.

J’étais curieuse de connaître ce qu’elle se souvenait de l’ouragan Katrina qui avait frappé la région il y a exactement dix ans. Elle m’a partagé très simplement son histoire. Surtout son lâcher-prise face à Katrina, car elle a tout perdu dans cet ouragan d’une extrême violence. Gaye me dépeint avec précision comment cela s’est passé : Sa maison enfouie sous 12 pieds d’eau, sa fille disparue plusieurs jours, son quartier englouti sous les eaux, pas de nourriture pendant quelque temps, pas d’essence pour quitter, prendre un bain dans la piscine municipale, une partie de sa famille qui avait perdu eux aussi leurs maisons envolées par les vents violents, utiliser le boyau d’un climatiseur pour retirer de l’essence d’une génératrice…
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Puis je lui demande ce qui a été le plus difficile pour elle de lâcher prise; elle me dit : mes souvenirs, mes photos, mais surtout ma cuisine où je recevais ceux que j’aimais et mes racines profondes, car je suis née à N.O.L.A. (Nouvelle Orléans, Louisiane).

Je lui demande finalement ce qui lui a permis de laisser aller vraiment? Gaye dit simplement : de faire confiance sans voir ce qui peut arriver; d’être courageuse et de croire que l’amour est plus fort que tout. Elle m’explique alors comment la communauté de N.O.L.A. était tricotée serrée pendant l’ouragan – les gens s’entraidaient sans regarder la couleur de la peau, leur statut social. Et elle me dit aussi comment s’était si important pour elle de réunir sa famille avant toute chose et au diable les biens matériels.

Aujourd’hui Gaye est heureuse et en paix. Elle s’est relocalisée, avec le peu qu’elle avait, dans une jolie maisonnette à Slidell et fait du bénévolat pour servir sa communauté.

En quittant, elle me demande à son tour, qu’est-ce qui m’amène ici. Je lui dis simplement que j’ai tout vendu et qu’avec mon conjoint nous vivons dans un VR tout en travaillant et voyageant. Elle me sourit et me dit combien je suis chanceuse et courageuse. Je lui dis : « oui, et encore plus que ça Gaye, vous m’avez aidé à réaliser que j’avais beaucoup de chance d’avoir pu choisir de lâcher prise sur mes biens, alors que vous n’avez pas choisi Katrina et que malgré tout, avec votre courage, et votre amour vous êtes repartie de zéro! » Gaye sourit et me fait une accolade en me souhaitant un beau succès sur la route.

Ce qui résonne en moi aujourd’hui et que j’essaie d’appliquer sont ces derniers mots;

« Utilise ton courage sans modération, car il te tirera vers l’avant. Crois que tu es plus grande que tu ne l’es déjà et dis-toi que tu ne sais pas ce qui va se passer demain, alors garde espoir et va de l’avant sans garantie. »

J’aime la vie que nous avons choisi à bord de « Merci la vie » — aucun regret, car nous Photo du 2015-01-12 à 01.56 PM
avons tellement grandi depuis la dernière année surtout au niveau d’apprivoiser la simplicité et de faire beaucoup avec peu. Je sais qu’il y aura quelque chose qui me trouvera sur la route et je fais confiance que ma passion, mon amour des gens et mon audace à vouloir jouer plus grand laisseront des traces partout où je vais!

Il n’est pas question que je baisse le volume de ma raison d’être, qui invite à vous faire sauter sans filet dans la vie que vous voulez vraiment! Qu’en pensez-vous? Au plaisir de lire vos commentaires!

http://www.christinelecavalier.ca

Le Boson de Higgs : une découverte qui change le récit de l’univers

«Nous avons ouvert un nouveau chapitre du livre de l’Univers.» C’est ainsi qu’Yves Sirois décrit l’extraordinaire découverte dont il a été l’un des principaux artisans, soit celle du fameux boson de Higgs à l’accélérateur de particules du CERN, en Suisse.

Directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Paris et responsable de l’équipe de 25 chercheurs français qui a contribué à cette expérience internationale sans précédent, Yves Sirois est devenu une célébrité dans les milieux de la physique des particules. Ce qu’on sait moins, c’est que ce chercheur est diplômé du Département de physique de l’Université de Montréal, où il a fait sa maîtrise en 1983.

Qu’un Québécois soit à la tête d’une éminente équipe de chercheurs français est peu banal. «C’est signe que nos universités offrent une excellente formation à la fois en mathématiques formelles et en physique», confiait Yves Sirois à Forum, ajoutant que la découverte appartient à toute l’équipe. Il était de passage à l’UdeM le 5 mars pour tirer des conclusions de ce qu’il qualifie d’évènement… improbable!

Vous avez dit «boson»?

Désintégration d'un boson de Higgs en quatre leptons dans cette collision enregistrée au CERN.

Désintégration d’un boson de Higgs en quatre leptons dans cette collision enregistrée au CERN.

Un boson est une particule élémentaire qui exerce une force d’interaction entre les autres particules élémentaires. Les bosons sont à l’origine des différentes forces observées dans la nature comme la force nucléaire, la force faible responsable de la radioactivité ou l’électromagnétisme. Ce sont des bosons qui, par exemple, sont à l’œuvre dans la force d’attraction des aimants.

Pour comprendre la physique des particules, il faut recourir à des analogies issues du monde macroscopique qui est le nôtre. «Dans un mur de briques, les bosons seraient le ciment qui permet aux briques de tenir ensemble, explique Yves Sirois. Dans le cas du boson de Higgs, il est plus exact de parler d’un champ d’énergie; ce boson est la manifestation visible du champ de Higgs, un peu comme les vagues qu’on voit sur la mer.»

Les particules interagissent avec ce champ en le traversant et acquièrent alors une masse. Les particules massives sont ainsi apparues dans les premiers milliardièmes de seconde après le big bang, donnant de la substance à la matière qui a pu s’organiser. L’existence de ce champ a été postulée en 1964 par les physiciens François Englert et Peter Higgs. La confirmation de la théorie obtenue grâce à l’expérience réalisée au CERN en 2012 a valu aux deux théoriciens le prix Nobel de physique en 2013.

Il aura fallu 30 ans de travaux théoriques et pratiques pour en arriver là. La construction de l’accélérateur de particules a elle-même nécessité 19 ans. Il s’agit d’une étape majeure dans l’histoire de la physique, comparable à la découverte de l’électricité pour la technologie et de l’ADN pour la biologie.

«Le fait d’avoir démontré l’existence du boson de Higgs change le récit de l’Univers et notre compréhension de la matière», affirme le chercheur. Ce fut un moment d’autant plus palpitant que de nombreux physiciens dans le monde doutaient de l’existence du champ de Higgs.

«D’autres hypothèses que ce boson pouvaient expliquer la masse des particules. Si un accélérateur aussi puissant que le LHC [Grand Collisionneur de hadrons] a été construit, c’est parce que nous pensions que ce boson n’allait pas être découvert et qu’il nous faudrait pousser l’expérimentation plus loin. Le nouveau problème auquel nous faisons maintenant face est de résoudre l’instabilité qu’apporte ce boson dans la théorie : il suffirait d’un infime changement dans ce champ pour que l’Univers disparaisse instantanément. Mais il est stable depuis 13 milliards d’années. Il doit bien y avoir une explication! L’une des explications serait l’existence de multiples Univers. Mais peut-être qu’il existe aussi d’autres champs que le Higgs qui restent à mettre au jour dans les prochaines années.»

La découverte du boson de Higgs n’a pas été instantanée. Pire que de chercher une aiguille dans une botte de foin, l’expérience du CERN a tenu les chercheurs en haleine jour et nuit pendant trois ans au cours desquels des milliards de milliards de collisions de protons à protons ont été produites. «On parle de 400 millions de collisions à la seconde et 99 % d’entre elles sont rejetées, précise le physicien. Seulement une collision sur un milliard présente des résultats intéressants et c’est la compilation de ces données qui nous a livré la signature du boson de Higgs.»

Le chercheur humaniste

Yves Sirois

Yves Sirois

C’est à l’invitation de la Fondation humaniste du Québec qu’Yves Sirois est venu faire une tournée au Québec. Les parlementaires ont profité de son passage pour lui décerner la Médaille de l’Assemblée nationale, récompensant sa «contribution exceptionnelle à la science». L’année dernière, le CNRS lui remettait sa médaille d’argent, l’une des plus prestigieuses récompenses du domaine des sciences en France.

Il s’en est fallu de peu pour que cette carrière remarquable ne survienne pas. Au cégep, Yves Sirois hésitait entre faire de la musique et poursuivre des études en physique. Il a même joué au sein du groupe Pygmalion, qui assurait notamment les premières parties de spectacles de Beau Dommage et des Marie-Claire et Richard Séguin. Heureusement, la force du champ de Higgs a été plus forte.

Puisque ce boson était improbable, la vie apparaît donc d’autant plus extraordinaire. Pour cette raison, «nous avons un devoir humaniste de préserver la vie et pour cela nous avons besoin de la science et du progrès des connaissances», déclare-t-il.

Créer du vide pour faire émerger le collaboratif

Emergence du mode collaboratif

Chef signifie « tête ». Si vous retirez la tête…que reste-t-il ? Le management collaboratif apporte une alternative à cette question, pas une réponse. Quel est le meilleur service que le chef puisse rendre à l’équipe lorsque les conditions du collaboratif doivent émerger ? C’est cet art délicat qui est au cœur de la réussite de la démarche collaborative et qui nécessite une explication. Revenons au point de départ. Le manager concentre pratiquement, mais aussi symboliquement, une charge et une intensité qui sont à la fois sa force, et sa vulnérabilité. Il symbolise encore trop souvent l’autorité et la décision. Dans les moments collectifs, on attend de lui qu’il anime les échanges, stimule les idées, donne son avis, oriente les débats, éclaire d’un sens parfois « supérieur », etc.

C’est un art délicat et subtile que de savoir se faire oublier lors d’une réunion, ou de savoir créer un environnement de travail qui donne à chacun le sentiment d’être en pleine capacité de ses idées, de lespartager sans tension, et de tenter une mise en œuvre sans peur des représailles.

Une question de circonstances…

Lorsque le manager est présent, par la « charge » qu’il porte, il crée ne serait-ce qu’entre deux collaborateurs, une triangulation. De cette triangulation nait souvent des relations soit de compétition, soit de retenue. La compétition est une forme de rivalité organisée, voir même parfois souhaitée. Elle n’est pas toujours consciemment enclenchée mais, elle se matérialisera par des interactions, des échanges à faible valeur-ajoutée et à forte tension directe ou indirecte. La retenue est un mélange d’observation, de méfiance et de prudence. Soit parce que l’on ne veut pas « mettre en porte à faux » son collègue en présence du patron, soit parce que l’on reste prudent quant aux moments de convivialité « artificiels » dont on sait qu’ils ne reflètent pas la réelle nature des relations ; mais dans tous les cas, la dynamique est peu créatrice de valeur.

Il faut donc d’abord créer les « circonstances ». Vous n’obtiendrez pas du collaboratif en recréant les conditions classiques relationnelles de la triangulation. Il faut créer des circonstances non pas « atténuantes », mais « stimulantes », qui permettent la liberté de s’engager (sans se faire juger), de choisir son propre niveau d’engagement et de contribution, de prendre du plaisir et de faire les choses sans autre objectif que de les faire parce que l’on est ensemble…Créer et réaliser ensemble est un acte intégrateur pour chacun qui permet la réelle création de valeur, ce petit quelques chose qui fait la différence…

La valeur fonction (f) de…

Car oui, c’est bien cela l’enjeu du collaboratif…créer une autre « valeur ». Alors peut-on manager la création de valeur ? Je ne le pense pas. Le mode collaboratif, et non pas le « management » collaboratif, est une fonction (f) de l’équation complexe de la créativité, de la puissance et de la vitesse. Dis autrement, la créativité du groupe (intelligence collective), la puissance des idées et des décisions, la vitesse d’exécution et de réaction sont « fonction » (f) de l’émergence d’un mode d’interactions et de collaboration que l’on nommecollaboratif. Les fonctions sont des outils puissants des mathématiques qui interviennent dans de nombreux domaines de la vie courante. Elles permettent, par exemple, de généraliser des situations ou de résoudre des problèmes d’optimisation. Appréhender le collaboratif comme une fonction (f), c’est prendre conscience de la grande puissance de ce mode de fonctionnement dans le quotidien d’une entreprise pour résoudre des problèmes, avancer sur des dossiers, organiser des événements, accélérer, dépasser ses concurrents, surprendre ses clients. Et donc, dans le même mouvement, c’est accepter que l’équipe, le collectif soit meilleur que le manager. C’est un renoncement évident, c’est même plus que cela….il s’agit littéralement de « changer de plan », voir son rôle autrement, accepter qu’il faille s’éloigner, se retirer, créer du vide.

… Un vide créateur d’énergie

Le vide existe-t-il vraiment ? Est-ce le rien ? Est-ce le néant ? Est-ce l’absence de matière, de présence ? Les scientifiques, pensent que l’univers est une fluctuation du vide…mais il apparait maintenant que ce vide serait constitué de pairs de particules virtuelles…dont l’émergence serait aléatoire…dépendante des circonstances peut-être?

Pour calculer ou atteindre le vide, on cherche la pression « 0 » de la densité d’une matière ou d’un gaz. Il s’agirait donc de retirer la « pression », voilà comment créer du vide. Retirer les enjeux culpabilisants, c’est donner les moyens aux personnes de donner de la densité, leur propre densité aux circonstances. L’émergence d’une appropriation parfaite par l’apparition d’une densité propre est l’enjeu pratique du collaboratif. Finalement, tout est dans la nature… Il n’y a qu’à s’arrêter un peu, observer, essayer de comprendre ce qui nous entoure car tout cela est en nous, nous traverse….

Casimir Hendrik (physicien 1909 – 2000) avait eu l’intuition suivante en 1948: « Si, dans un vide, on place parallèlement deux plaques conductrices non chargées à faible distance l’une de l’autre, une force tend à rapprocher les 2 plaques ».

La nature a horreur du vide…

 …à vous de jouer

Je vous propose un petit défi : Identifiez un « espace » dans tout ce que votre service, direction ou équipe a à faire. Réfléchissez aux enjeux et imaginez-vous ne rien piloter, juste leur faire confiance. Positionnez les deux plaques d’Hendrik, c’est-à-dire ce que j’appelle les bornes limites. Par exemple : un « délai et une ambition » ou un « coût et un enjeu commercial », etc.

Rédigez alors des consignes extrêmement claires.

Présentez-leur le projet.

Présentez-leur les deux bornes limites. Et laissez-les occuper le vide.

Retirez-vous, ne répondez pas aux questions du « comment », mais toujours du « quoi ». Le pourquoi leur appartient aussi…

Soyez en périphérie, toujours visible pour ceux qui ont besoin de parler, de confronter, mais ne répondez pas aux questions du « comment ». En étant en périphérie, moins confronté(e) aux tumultes du quotidien (au moins sur ce projet !), vous capterez les signaux faibles internes, mais aussi externes. Vous serez tenté(e) de répondre aux sirènes lancinantes de l’hyper expertise, tiraillé(e) par la culpabilité de ne pas faire, de ne pas être « au cœur » des choses…résistez…vous êtes en train de faire émerger le mode collaboratif

Guerre numérique contre les drones

Guerre numérique contre les drones
Guerre numérique contre les drones ©
Le gouvernement prend la menace des drones très au sérieux. Plusieurs survols ont eu lieu au-dessus et à proximité de sites sensibles, ainsi qu’à Paris, en février.

Face aux vols de drones illicites qui se multiplient et menacent la filière, il est urgent de trouver des parades technologiques. La contre-attaque s’organise sur le terrain numérique.

Quelle solution n’aura pas été évoquée ! Des jets de matière au bon vieux fusil de chasse, en passant par le canon laser, les modestes jets d’eau et même le dressage d’aigles de combat… Preuve que, face aux vols de drones illicites et malveillants qui se sont multipliés ces derniers mois, les réponses adéquates ne vont pas de soi. Des dizaines de survols ont eu lieu au-dessus de centrales nucléaires, des drones ont survolé Paris à proximité de sites sensibles, des accidents ont à plusieurs reprises été évités de justesse. Le gouvernement dit prendre la menace « très au sérieux ». De son côté, la Fédération professionnelle du drone civil (FPDC) s’inquiète de l’impact de ces actes sur une filière en plein décollage.« Il faut dire qu’il en va de la sécurité des personnes et de nombreux sites sensibles, sans oublier l’espionnage industriel », résume Stéphane Albernhe, consultant au sein du cabinet Archery Strategy Consulting. La forte augmentation de ces petits aéronefs – 300 000 exemplaires devraient se vendre dans le monde en 2015, selon les prévisions du cabinet Deloitte – pourrait devenir un cauchemar pour les pouvoirs publics.

Comment lutter contre cette menace ? Mandaté par Matignon, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) a remis, le 30 janvier, un rapport confidentiel présentant les parades technologiques qui pourraient être mises en place rapidement. Parallèlement, l’Agence nationale de la recherche (ANR) a lancé un appel à projets doté d’un million d’euros pour trouver des solutions à plus long terme. Sur les 24 projets soumis, deux ont été retenus, début avril : « Boréades » de l’entreprise CS et « Angelas » du centre français de recherche aérospatiale (Onera). D’aucuns estiment l’enveloppe allouée à ces projets trop faible et les délais trop longs (douze mois pour « Boréades », dix-huit mois pour « Angelas ») étant donné les enjeux.

Un potentiel qui ne se dément pas

– Près de 2 500 drones professionnels en circulation en France (environ 800 début 2014)

– Près de 1 500 opérateurs de drones en France (moins de 500 début 2014)

85 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015 (+ 85 %), 694 millions d’euros prévus en 2020

IDENTIFIER, LOCALISER, NEUTRALISER

La contre-attaque rassemble des entreprises privées, des centres de recherche et des écoles d’ingénieurs. À titre d’exemple, le consortium mené par l’Onera, pour explorer plusieurs technologies, comprend Thales, Telecom SudParis, le CEA Leti, la PME Exavision, EDF et l’Institut de criminologie de Paris.« Plusieurs départements de notre centre sont impliqués dans les tests, affirme Franck Lefevre, le directeur du département d’optique théorique et appliquée à l’Onera. Ce qui est sûr, c’est que nous ne retiendrons pas qu’une seule solution. » Autre certitude : la riposte contre les vols de drones illicites prendra la forme d’un bouquet de technologies numériques.

Pourquoi numériques ? Une amélioration de l’information auprès du grand public, une pédagogie renforcée, des sanctions revues à la hausse et une réglementation plus adaptée ne suffiront pas – les professionnels le savent bien – à éviter les incidents. C’est une guerre numérique qui doit être lancée, avec pour mot d’ordre : identifier, localiser, neutraliser. Chacune de ces étapes met en jeu des technologies différentes. « Je suis favorable à ce que les drones soient munis de puces et de transpondeurs, estime Stéphane Morelli, le président de la FPDC. Les drones doivent pouvoir être interrogeables à partir du sol pour que les autorités sachent à qui elles ont affaire. » Une forme d’immatriculation numérique, qui pourrait être couplée à du « geofencing » (géorepérage), autrement dit la définition, par logiciel embarqué, de zones interdites d’accès. « Ça ne sert à rien, assène Philippe Dubus, le PDG de Malou-Tech, qui a conçu un drone anti-drone. Nous sommes face à une population de geeks qui agit en toute impunité et peut hacker les solutions logicielles. »

D’où la nécessité de passer à un mode d’identification plus actif sur le terrain. Et de faire appel à des technologies issues du monde militaire. « Boréades » de l’entreprise CS, qui a séduit l’ANR, va dans ce sens. « Nous nous sommes concentrés sur les technologies optroniques, résume Denis Chaumartin, le porteur du projet. Notre solution consiste en un détecteur de contrastes thermiques et une grappe de caméras vidéo ultra-haute définition. » Pour maximiser la détection du drone pirate, CS propose de déceler la chaleur dégagée par le drone via des capteurs infrarouges – une technologie mise au point par la PME innovante HGH située à Igny (Essonne) – mais aussi via des caméras hémisphériques grand angle conçues par CS pour le secteur maritime. L’entreprise compte mettre au point d’ici au printemps 2016 un démonstrateur fixe, compact et peu onéreux. Elle envisage aussi de proposer une version mobile, transportable sur le terrain pour les événements particuliers (manifestations, déplacements sensibles…).

CS : le mini-Thales s’empare du drone

L’entreprise CS est la seule société à avoir été sélectionnée, avec le centre français de recherche aérospatiale (Onera), par l’Agence nationale de la recherche (ANR) pour son appel à projets visant à développer des solutions de détection et de neutralisation des drones. Un succès incontestable pour cette entreprise que sa porte-parole qualifie de « mini-Thales ». L’analogie ne concerne pas sa taille : avec ses 162 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014 et ses 1 770 salariés, CS ne joue pas dans la même cour que le géant de l’électronique de défense.

Mais elle représente un réel concurrent pour ses activités liées au contrôle et à la maîtrise de l’information (systèmes embarqués, sécurité des systèmes d’information et de communication, conception numérique…). Positionné sur la défense, l’espace, l’aéronautique et l’énergie, comptant des clients prestigieux (EDF, Airbus Group, Total, Cnes…), CS cherche à se diversifier alors que les budgets liés à la défense sont en berne. Les drones font partie de cette stratégie destinée à trouver de nouveaux relais de croissance.

D’autres pistes sont envisagées. « On entend un drone avant de le voir, remarque Jean-Marc Moschetta, chercheur à l’école d’ingénieurs Isae-SupAero. La signature acoustique de ses pales doit pouvoir être détectée dans le bruit ambiant. » Il en va de même pour sa signature électromagnétique, décelable par radar : le drone émet des ondes dans une bande de fréquence connue. Dernière option : l’usage de la goniométrie. « Elle met en jeu plusieurs types de capteurs et permet par triangulation de détecter le drone et son pilote », assure Franck Lefevre de l’Onera. Si toutes ces technologies existent, il faut encore les adapter au monde du drone et définir leurs complémentarités selon les cas de figures.« Nos travaux vont être dédiés à l’automatisation de l’identification, qui doit être efficace pour des appareils de petite dimension », précise Denis Chaumartin chez CS. Le défi concernera le traitement des données obtenues : comparaison avec des banques de données existantes, interprétation automatisée et déclenchement ultrarapide d’alarme.

BROUILLER LE SYSTÈME DE NAVIGATION

Vient ensuite l’interception de l’aéronef pirate. Si les projectiles en tous genres ont le mérite de la simplicité, ils impliquent une chute de l’appareil, dont les conséquences dans les zones urbaines et les sites sensibles pourraient être désastreuses… Il faut pouvoir s’emparer du drone, voire du pilote, sans provoquer de dégâts.« La solution de drones anti-drones, qui peuvent être munis d’un filet, est intéressante, souligne Jean-Marc Moschetta. Mais son application est délicate, car il faut réussir à s’approcher de l’engin sans que les interactions ne nuisent au vol de celui qui l’intercepte… Cela reste hasardeux. » Là encore, le numérique pourrait entrer dans la danse. « Notre solution prévoit de brouiller le système de navigation du drone, affirme Denis Chaumartin. C’est à dire à la fois le signal de commande et le signal GPS. » En brouillant les deux signaux, le drone doit se poser doucement à terre. En brouillant seulement le signal de commande, le drone revient à son point de départ, ce qui permet de pister son pilote avec une équipe d’intervention au sol.

Il est également possible techniquement de prendre le contrôle d’un drone. Autrement dit de pirater le pirate… « À ceci près que ce type de brouillage est soumis à la réglementation du secteur des télécoms », commente Franck Lefevre. Sans compter qu’il y a aussi un risque élevé de pertuber d’autres appareils présents dans l’environnement proche. Une problématique que l’entreprise CS a prise en compte. « À ce stade, l’enjeu va être de cibler le brouillage, en termes de fréquences mais aussi spatialement », ajoute Denis Chaumartin. Le leurrage GPS, qui consiste à donner au pilote pirate de fausses informations de positionnement, est pour l’instant à l’étude.

Difficile d’obtenir davantage d’informations sur les techniques qui pourraient être déployées : ce serait donner un avantage inutile aux télé-pilotes en situation illégale. L’autre raison de ce silence, c’est que des pays comme le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Allemagne et Israël sont très actifs sur ces technologies de détection et de neutralisation. Au sein du SGDSN, on préfère ainsi parler « d’échanges fructueux » et de « synergies ». Les acteurs français ne peuvent imaginer que la France, pionnière en termes de réglementation et de marché du drone civil, puisse être coiffée au poteau sur la question…

La guerre du virtuel se profile

Le prototype de casque de réalité virtuelle de Sony, Project Morpheus.

Le prototype de casque de réalité virtuelle de Sony, Project Morpheus. – J. CHIU/AP/SIPA

L’arène commence à être bien remplie. Alors que l’intérêt du grand public pour la réalité virtuelle reste aussi incertain que pour les télés 3D, personne ne veut rater le train. Oculus, Sony, Microsoft,, Valve, Samsung, Magic Leap, Google… Voici un tour d’horizon des forces en présence (Q1 = 1er trimestre, S1 = 1er semestre).

Oculus Rift, Facebook (Q1 2016, périphérique PC, prix inconnu, sans doute 300-500 dollars)

Rachetée pour 2 milliards de dollars par Facebook, la startup qui a relancé tout le secteur a dévoilé son modèle commercial mercredi. Pour l’instant, le prix reste mystérieux mais Oculus a précisé qu’il serait plus élevé que les 200 dollars de la solution basique de Samsung. L’édition développeur coûte pour l’instant 350 dollars. Avec le co-créateur de Doom John Carmack comme chef technologique, Oculus bénéficie du soutien de quelques grands développeurs comme Cliff Bleszinski (Unreal Tournament, Gears of War). Attention, il ne s’agit que d’un périphérique: il faudra également posséder un PC puissant pour jouer.

Project Morpheus, Sony (S1 2016, périphérique PS4, prix inconnu, sans doute similaire à Oculus)

Sony peut compter sur un parc de PS4 qui a déjà dépassé les 20 millions d’unités. Côté technologie, les démonstrations présentées à l’E3 2014 étaient assez proches entre Morpheus et l’Oculus, avec des expériences 100% immersives impressionnantes mais qui pourraient fatiguer sur une longue durée. Sony promet que la version finale bénéficiera d’une latence imperceptible. Le contrôle, enfin, se fait à la manette ou avec des gestes via le PS Move.

Vive, HTC et Valve (fin 2015, périphérique PC, prix élevé)

Dernier à dévoiler sa main, HTC pourrait bien être le premier à dégainer à la fin de l’année. Ceux qui ont pu essayer le prototype louent l’image d’une clarté supérieure à la concurrence. Surtout, deux stations positionnées dans la pièce suivent les déplacements du joueur qui peut donc se promener en toute liberté dans le monde virtuel. En s’appuyant sur l’infrastructure Steam et en proposant des jeux comme Portal –ou Half Life, si on rêve un peu– HTC et Valve ont de sérieux atouts. Malheureusement, le périphérique risque de coûter cher, annoncé par HTC «dans une fourchette de prix élevée».

HoloLens, Microsoft (Après Windows 10, appareil tout en un, prix élevé)

L’appareil de Microsoft est différent (nos impressions à lire ici). D’abord, il s’agit d’un PC complet miniaturisé. Traduction: il n’y a aucun câble à brancher. Ensuite, c’est de la réalité augmenté: des objets virtuels sont incrustés à travers une visière transparente qui ne coupe pas du monde environnant. Surtout, grâce à un tour de magie, la 3D ne fait pas mal aux yeux comme au cinéma, sans doute avec un système de projection de la lumière directement sur la rétine. Il y a malheureusement trois bémols: la date de sortie, très vague («au cours de la période de Windows 10»), le prix «significativement plus élevé» que les 400 euros d’une Xbox One et surtout le champ de vision, très étroit.

Les autres

Google a rebooté Glass et pourrait présenter une nouvelle version de ses lunettes en carton, Cardboard, fin mai. Sur le même principe, mais en moins cheap, Samsung propose le GearVR, en partenariat avec Oculus, à 199 dollars auxquels il faut ajouter un Galaxy Note 4 ou un Galaxy S6 pour jouer les écrans. Enfin, la startup Magic Leap travaille sur une technologie similaire à HoloLens. Ses lunettes auraient, selon le site MIT Review, un champ de vision bien plus large et des objets virtuels «plus denses et plus opaques» que chez Microsoft.

Bore-out: « Placardisé pendant quatre ans, j’ai fait une crise d’épilepsie au volant »

Au placard durant quatre ans, Frédéric était dans un déni total de son mal-être et a fini par faire un bore-out, l'une des sous-espèces du burn-out. (photo d'illustration)

Au placard durant quatre ans, Frédéric était dans un déni total de son mal-être et a fini par faire un bore-out, l’une des sous-espèces du burn-out. (photo d’illustration)

Un syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui a bien failli coûter la vie à Frédéric, qui, licencié sans ménagement, se bat aujourd’hui pour que la responsabilité de son entreprise soit reconnue. Témoignage.

Placardisé pendant quatre ans, j’ai été la victime d’un syndrome d’épuisement professionnel le dimanche 16 mars 2014, à 21h50. Tandis que je revenais d’un week-end entre amis, j’ai fait une crise d’épilepsie au volant de ma voiture sur l’autoroute. Quelques jours plus tôt, j’avais vidé mon bureau. Depuis que le chiffre d’affaires de l’entreprise avait baissé considérablement (de 50%), nous avions plongé dans une ambiance pesante et délétère – espionnage, dénonciation, copie d’écran, etc. A une collègue étonnée de me voir jeter des dossiers, j’avais répondu, des sanglots dans la voix: « Qui te dit que je serai encore là lundi? » Une réponse prophétique.

« Bore-out confirmé »

A mon réveil à l’hôpital, le lendemain de mon accident, après un coma artificiel, je n’avais aucun souvenir. Il m’a fallu voir la vidéo, filmée par la caméra embarquée de mon véhicule de fonction, pour réaliser ce qui s’était passé. J’ai fondu en larmes. Soudain, j’ai fait le lien avec un épisode qui m’était arrivé six mois plus tôt: je m’étais réveillé avec la langue mordue à tel point que je ne pouvais plus manger, et du sang sur mes draps et dans ma salle de bains. J’avais l’impression d’avoir été victime de la drogue du violeur, car je ne me souvenais de rien. Il s’agissait en fait d’une première crise d’épilepsie.

« Bore-out confirmé ». C’est ce qu’a écrit en grosses lettres sur mon dossier le premier neurologue qui m’a reçu après mon accident. A l’époque, je n’avais jamais entendu parler de ce syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui, l’une des formes du burn-out. D’après les chirurgiens, les neurologues et les psychiatres que j’ai ensuite consultés, ce syndrome épileptique ne peut se déclencher chez les adultes « sans un stress extérieur important ». J’ai pris ce diagnostic comme un coup de poing dans la gueule.

>>> A lire aussi: « Pendant quatre ans, j’ai dû faire semblant de travailler »

J’avais passé des années dans un déni total, dans un mensonge sociétal où tout doit bien aller, où l’on ne s’accorde pas le droit d’être malheureux alors que des SDF sont en bas du bureau. Mon médecin de famille, qui me connaît depuis 23 ans, m’a engueulé: « Pourquoi tu ne m’en as pas parlé? » Mais je ne pouvais pas le dire aux autres: pour cela, j’aurais dû me l’avouer à moi-même. Je m’en veux aujourd’hui, car je n’ai pas voulu voir. Je pense que souffrir me permettait d’exister socialement. J’ai également cherché à protéger la société qui me nourrissait, dont le PDG était en plus le chantre de l’entreprise patriarcale.

Car quand tout allait encore bien, tout allait très bien. On appelait notre entreprise « l’île des Bisounours ». J’emmenais les enfants de mes collègues à leur cours de golf, je mangeais à la table de leurs parents, je m’occupais du chat. Une année, le Louvre avait même été privatisé pour notre dîner de Noël! Jusqu’aux difficultés de l’entreprise. Le collègue, l’ami, est alors devenu au fil du temps un ennemi… qu’il fallait détruire, par peur du chômage.

Séquelles à vie

Les séquelles du bore-out et de l’accident sont lourdes. En plus d’un traitement anti-épileptique à vie, j’ai perdu la capacité à marcher normalement, je souffre de vertiges, de tremblements et de pertes de mémoire, à tel point que j’ai dû me faire des fiches avec le nom de mes amis. Six mois après mon accident, j’étais toujours en arrêt maladie. J’ai alors été convoqué pour une rupture conventionnelle. Je ne me suis pas présenté à l’entretien, car je n’étais pas prêt psychologiquement à me retrouver face à mon patron. Les psychiatres m’avaient en outre déconseillé de contacter mes collègues, sous peine de mettre en péril mon rétablissement. C’est là que j’ai reçu une lettre de licenciement. Motif: désorganisation de l’entreprise par une absence prolongée.

J’étais dévasté. C’était, pour moi, comme abattre un homme à terre. Mon patron a refusé mon statut de victime. Pire, il n’a toujours pas annoncé mon licenciement (effectif en novembre 2014, 25 jours avant Noël) à mes anciens collègues. Comme si je n’existais plus. J’ai décidé de me battre et de porter l’affaire devant les prud’hommes pour obtenir réparation et l’annulation de mon licenciement. Désormais, je veux que la responsabilité de mon entreprise soit reconnue, et que la honte change de camp.

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Je sais aujourd’hui que je ne retrouverai jamais 100% de mes capacités de travail. Mais, pour mon prochain emploi, je chercherai des personnes à l’écoute, qui comprendront mes difficultés. Une relation plus saine que celle que j’ai pu vivre. Je m’intéresse désormais aux entreprises « libérées », avec moins de hiérarchie… pour enfin trouver le bonheur au travail.

Comment manager par les valeurs sans nier les personnalités et les individualités ?

Nos valeurs sont en lien avec notre identité, notre positionnement, et elles sont hiérarchisées, ce qui veut dire que certaines sont plus importantes que d’autres, et que cettehiérarchie peut changer suivant les circonstances.

C’est très visible si l’on observe le côté sombre de l’être humain. Je me permets, ici, de rappeler les fameuses expériences dans lesquelles un « cobaye » est chargé, sur ordre, d’envoyer des décharges électriques (fictives) potentiellement létales à un autre soi-disant cobaye (en fait un comédien).

Vous connaissez sans doute le résultat de ces expériences qui conduisent bon nombre à envoyer la décharge mortelle parce qu’une figure d’autorité le demande. Dans ce cas, on peut imaginer que la hiérarchie des valeurs de la personne est bouleversée : soumission en premier, respect du « maître », puis respect de l’autre loin derrière.

Enfin, nos valeurs se traduisent, extérieurement, par des mots et ces mots représentent souvent des notions abstraites : liberté, réussite, justice, amour, … .valeurs

Tous ces mots que j’entends dans mes accompagnements, dans les faits, ne veulent rien dire tant que l’on n’a pas regardé ce qu’ils signifient de plus prés.

 

Explorer le contenu d’une valeur, c’est établir la liste des critères. C’est d’ailleurs très simple à réaliser. Si je prends la valeur « respect », il s’agit de se poser la question simple « Quand je me sens respecté, comment je sais que je le suis ? Qu’est-ce-que je ressens ? », ou, tout aussi valable : « Qu’est-ce que je fais pour respecter quelqu’un ? Comment je m’y prends ? ».

Ces critères reflètent la différence de perception qu’il peut y avoir à partir d’un même mot, et cette différence est souvent à l’origine des conflits ou des malentendus.

charteLes entreprises ont développé, ces dernières années, des politiques de mise en avant de leurs valeurs, notamment au travers de chartes, souvent managériales.

Or, si on veut bien considérer la différence qui existe entre une valeur, et l’interprétation qui en est faite, on découvre plusieurs notions :

• Valeur annoncée par l’entreprise

Elle est souvent le résultat de séminaires dédiés, et parfois est énoncée par le directeur, sur la base de perceptions personnelles, de principes managériaux, voire marketing.

• Valeur réellement existante au sein de l’entreprise

Ce sont les valeurs, hiérarchisées, qui émanent réellement des comportements (notamment ceux des directeurs et cadres), des processus, de l’organisation, des choix, …

• Valeur perçue par les collaborateurs

Les collaborateurs perçoivent surtout la réalité des choses. Plus que ce qui est dit, c’est ce qui est vécu qui est important. Et ce qui est vécu dépend des filtres de chacun. Les valeurs réellement émises par l’entreprise et ses managers, sont perçues au travers de la carte du monde de chacun. Ce qui peut être juste pour quelqu’un, sera probablement injuste pour d’autres.

• Valeur souhaitée par les collaborateurs

Bien évidemment, chacun a ses désirs, ses objectifs etc. La littérature du management, duconseil, du coaching abonde de modèles de définition des motivations et des comportements des humains.

Chaque profil, ayant, bien entendu, son système de valeurs propre.

Alors, lorsque l’on est un manager, est-il possible de manager par les valeurs ?

Tout d’abord, les valeurs de chacun sont perceptibles à l’extérieur, au travers des mots, des comportements, des actions etc., en bref, du verbal et du non-verbal. Personne n’y échappe.

Considérer que moi, en tant que manager, je vais pouvoir adapter mes valeurs à chaque collaborateur, me paraît être une illusion, et même une illusion dangereuse car elle finit par discréditer le manager qui s’adapte trop.

A l’inverse, considérer que chaque collaborateur va devoir s’adapter à mon système de valeurs (ou à celui énoncé par l’entreprise), est aussi une illusion, car nous sommes là dans une chaîne :

chaine valeurs

Inextricable situation dans laquelle nous sommes toutes et tous impliqués, et qui nous encourage à travailler notre affirmation personnelle.

Au-delà de toutes les techniques et postures qui sont possibles sur ce sujet (assertivité, posture du manager entre marteau et enclume, développement du leadership, …), j’aimerais présenter ici une notion intéressante, celle de l’acceptation-refus :

  • Si je suis en accord avec le système qui m’entoure

On parle là d’harmonie totale, presque de symbiose, c’est à dire que je vis dans un univers qui me convient pleinement. Dans ce cas, il n’y a aucun problème, et je reste.

  • Si je suis d’accord avec le système qui m’entoure

Il existe des différences, des divergences, mais globalement la situation est satisfaisante pour moi. Moyennant quelques compromis je peux rester sans souffrance.

  • Si je suis en désaccord avec le système qui m’entoure

La dysharmonie est telle que, si je reste, je souffre. Ce que je perçois des valeurs de l’entreprise ou de mon manager, heurte mon propre système de valeurs. Dans ce cas, si je reste, je reste surtout dans la souffrance (ce qui arrive aujourd’hui à beaucoup de personnes qui ont peur de ne pas retrouver un autre travail, et qui se maintiennent dans un milieu insatisfaisant, voire toxique).

La logique voudrait que la personne parte, et pourtant elle ne peut pas. Si elle décide de rester, le travail sera de l’aider à évaluer sa hiérarchie de valeurs, et surtout les critères qui les définissent.

C’est à ce niveau qu’une négociation pourra avoir lieu, entre la personne et elle-même. Il s’agira de faire un travail sur l’harmonisation de son système de valeurs et de celui de l’entreprise.

Une question simple à poser : « qu’est ce qui est important pour vous aujourd’hui ? »

La Conscience Humaine Connectée

RESONNANCE--QUANTIQUE

Nous sommes tous des émetteurs – récepteurs quantiques disposant d’une puissance insoupçonnée.

Si j’ai bien compris les recherches en physique quantique, les émotions, les façons de penser, le regard, les intentions, la voix, le discours, les couleurs, les odeurs influencent la matière et résonnent bien au-delà de notre champ de conscience.

Si j’ai bien compris la systémique, ces mêmes éléments influencent nos pensées, nos cellules, notre vie, notre conscience.

Les neurosciences, la biologie et la physique quantique sont toutes en train de converger et de révéler que nos corps ne sont pas uniquement des systèmes biochimiques, mais également un système de résonance quantique sophistiqué.

Le cerveau humain, en tant que regroupement de cellules nerveuses, se comporte comme un récepteur de fréquences à plusieurs couches et notre développement repose sur des processus à la fois biologiques et psychiques.

Les dernières découvertes en neurosciences, en biologie et physique quantique démontrent qu’une forme deconscience connectée et non locale est fondée scientifiquement et physiquement.

Récemment, la science a trouvé que chacun d’entre nous « se promène » avec un fabuleux ordinateur bioélectrique de 100 milliards de cellules, responsable du filtrage et de l’interprétation de ce que nous percevons et considérons comme notre « réalité ».

Un changement de conscience planétaire est en train de prendre corps.

Les civilisations précédentes (connues et peut-être même bien inconnues) se sont effondrées une fois atteintes leurs limites en termes de ressources matérielles, sans avoir cultivé en parallèle la conscience humaine.

En échangeant de façon globale sur un monde connecté, grâce à l’image et aux traducteurs simultanés, nous sortons d’un monde egocentré et cloisonné pour entrer dans une conscience altruiste et humaniste. Cette situation est nouvelle et unique depuis l’existence de l’homme sur notre planète.

Reprenant ce qui est précédemment écrit, nous sommes donc, consciemment ou non, en train de produire par assemblage d’émotions et de valeurs, une puissante énergie nouvelle qui se confronte aux énergies vieillissantes fondées sur des valeurs et des émotions différentes.

En produisant du positif, du bonheur, de l’amour et de la joie, en exprimant, verbalement ou non, des valeurs et de l’humanisme, seul, puis en groupe, nous en viendrions donc à changer le cours des choses.

Peut-être qu’en réunissant tous ces éléments, nous comprenons mieux pourquoi certains s’évertuent à détruire, à produire du pessimisme, du négatif dans le but d’empêcher l’émergence d’une conscience nouvelle fondée sur la paix, la créativité intelligente, le partage, l’échange, la santé, l’altruisme, pour ne citer que ces valeurs.

Si nous nous mettions à penser, à nous exprimer, à émettre nos émotions selon des codes positifs nouveaux fondés sur ses valeurs humanistes, peut-être pourrions-nous accélérer les changements en cours, de façon positive et bénéfique.

Peut-être dès lors pouvons-nous transformer positivement notre vie, beaucoup plus facilement que nous le croyons.

il a été prouvé que les personnes qui méditent ensemble synchronisent leur activité cérébrale

Nous pouvons en déduire que nous serions au bord d’une potentielle évolution quantique de l’espèce humaine.

Il est également raisonnable de penser qu’il y a d’ores et déjà de nouvelles générations qui, en tant qu’agents de changement de l’évolution, présentent les symptômes desdites transformations.

Comme pour tout passage évolutif, les prémisses d’une telle métamorphose sont déjà présentes au sein de l’espèce avant que le changement ne se généralise.

Une partie de notre dilemme réside dans notre aveuglement quant au fonctionnement de nos facultés mentales et perceptives.

Nos points faibles résident dans notre habitude à ne percevoir que certaines formes et à ignorer les autres informations ou influences sensorielles.

Mettons en symbiose nos facultés humaines pour construire ce monde nouveau qui est en train de poindre.

N’oublions jamais qu’à chaque évolution humaine, ceux qui voulurent bloquer le processus ont disparu.

La Symbiocratie™ n’est pas le fruit du hasard  et l’énergie de l’amour est « évolutionnaire » !

Il est vain de toujours regarder vers l’avenir sans ne jamais agir pour l’avenir.

John Frederick Boyes, essayiste anglais (1811-1879)

Traitez l’échec comme un levier d’opportunités !

Échouer ne doit pas être une honte ou un tabou pour l’équipe commerciale et son dirigeant. Au contraire, c’est le signe d’un certain dynamisme… à condition d’en tirer des pistes d’amélioration. Francis Boyer, spécialiste en innovation managériale, nous présente quatre points pour rebondir.

Traitez l'échec comme un levier d'opportunités !

1- Créer un rapport sain à l’échec

Culturellement, l’échec n’est pas bien toléré en France. Depuis l’école primaire, où l’on sanctionne les mauvais élèves jusqu’à l’enseignement supérieur et la vie active, où l’on encense les parcours exemplaires. Or, nul n’est infaillible et plutôt que de stigmatiser les faux pas, mieux vaut changer de prisme et les considérer comme des preuves de dynamisme. Après tout, les grands inventeurs et les scientifiques ont essuyé de nombreux échecs avant de mettre au point leur concept révolutionnaire. Dans une équipe commerciale, il est utile de cultiver une certaine audace et un esprit créatif, qui vont de pair avec le risque d’échec. S’il n’est pas répétitif ni intentionnel, l’échec peut donc se révéler instructif. Les entreprises anglo-saxonnes l’ont compris et certaines inscrivent l’échec dans leurs valeurs, comme Facebook qui prône d’ « Échouer plus fort » (« Fail harder »). En d’autres termes, il s’agit de lever tous les freins à la créativité et de lancer des projets en permanence, même si ceux-ci sont voués à l’échec. Et plus l’échec est retentissant, plus les leçons à en tirer sont fructueuses, estime Mark Zuckerberg.

2- Assumer les erreurs

Francis Boyer (Dynesens)

Pour être à l’aise avec l’échec, il faut l’identifier et l’assumer, que ce soit au niveau du manager, de son collaborateur ou de l’équipe entière. En renonçant à incriminer le voisin, la conjoncture ou le manque de moyens, reconnaître ce qui a conduit à l’échec procure les clés pour éviter de le reproduire. Bien souvent, les collaborateurs dissimulent leurs erreurs par peur du jugement ou de la sanction. Là aussi, c’est au manager d’encourager une certaine responsabilité de ses équipes qui, en reconnaissant l’erreur, permettent d’en tirer les leçons. D’ailleurs, le manager commercial lui-même doit faire preuve d’humilité et savoir reconnaître ses faux pas : « J’ai fait une erreur de casting lors de cerecrutement« , ou « J’ai mal évalué le potentiel de ce client ou de ce nouveau marché ». Ce qui rend le manager crédible et « humain » aux yeux de l’équipe.

3- Instaurer le dialogue

Afin que les erreurs soient constructives, elles doivent être compilées et analysées lors d’entretiens où seront examinés les dysfonctionnements et leurs correctifs possibles. Au niveau collectif, il peut s’agir de réunions mensuelles où l’on évoque ce qui n’a pas fonctionné, en toute simplicité, et les pistes envisagées par l’équipe pour y remédier. Au niveau individuel, l’idéal est d’avoir des collaborateurs suffisamment en confiance et responsables pour qu’ils puissent signaler l’échec comme un fait ordinaire. Ceci de façon informelle, ou alors lors d’entretiens individuels réguliers, centrés sur leur travail. Traditionnellement, les managers commerciaux hésitent à se montrer cléments face à l’échec, de peur d’instaurer un certain laxisme.

4- Mettre en place un plan d’actions

Une fois l’échec reconnu et analysé, tout l’intérêt est de s’en servir comme levier de performance. Pour ce faire, il faut tout d’abord renoncer à sanctionner, si l’échec n’est pas intentionnel ni répétitif. D’autant que pour des commerciaux, la non-atteinte de l’objectif, donc de la prime assortie, sonne déjà comme une sanction. À cet égard, il faut privilégier les objectifs et primes collectifs, qui responsabilisent et dynamisent l’équipe entière et évitent la frustration individuelle en cas d’échec.

Dans le cas d’une erreur intentionnelle, un recadrage avec rappel des fondamentaux de la mission du commercial peut s’avérer nécessaire. Au niveau collectif, l’instauration d’un plan d’actions pour une amélioration continue peut passer par de la formation, du coaching d’équipe et de la mise en place de nouveaux process pour éviter les erreurs. Au niveau individuel, si l’échec est dû à un manque de savoir, là aussi, la formation peut pallier les insuffisances. Il peut aussi s’agir d’un défaut de moyens (outils, temps…) que l’entreprise peut corriger. Le problème devient plus aigu s’il s’agit d’un manque de motivation. Il faudra, là, agir sur d’autres facteurs tels que le cadre de travail (au besoin en changeant le collaborateur de poste), ou la rémunération, etc. Le plan d’action défini en commun doit être approuvé par les deux et suivi dans le temps.