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24 choses à faire et ne pas faire sur LinkedIn

24 choses à faire et ne pas faire sur LinkedIn

L’arrivée des réseaux sociaux a révolutionné notre approche en ce qui a trait à plusieurs aspects, que ce soit, dans notre vie personnelle ou professionnelle.

Dans cet article fort intéressant, publié sur le site web du magazine TIME, l’auteur nous proposons une liste de 24 trucs à faire et à éviter sur LinkedIn.

En voici le résumé:

1. À faire : N’attendez pas pour envoyer votre invitation

Vous hésitez à envoyer votre demande de connexion? LinkedIn n’est pas Facebook, attendre trop longtemps diminue les chances que cette personne se souvienne de vous!

2. À éviter : Se connecter avec quelqu’un lorsque vous n’êtes pas sur son profil

Dispensez-vous de lancer des invitations à partir de la liste des gens que vous pourriez connaître ou à partir du bouton « connecter » à droite du contact, de cette façon, vous ne pourrez plus personnaliser votre invitation.

3. À faire : Personnaliser chaque demande de connexion

Afin de ne pas perdre votre chance d’ajouter un individu à votre liste de connexion, envoyez-lui un message unique, personnalisé et approprié.

4. À éviter : Envoyer plus de 2 tentatives de connexion

Vous avez envoyé une, ou au plus 2 demandes de connexion et elles n’ont toujours pas été acceptées? Soyez patient, plus vous insisterez, plus vos chances s’envoleront!

5. À faire : Utiliser LinkedIn pour obtenir des entrevues d’information

Bien évidemment, être lié avec des contacts influents peut vous aider à obtenir des rencontres à des fins professionnelles. Envoyez un message d’invitation, et qui sait, cela débouchera peut-être à une rencontre en personne.

6. À éviter : Négliger de regarder les politiques de contact

Avant d’envoyer un message à une personne, vérifiez dans son profil s’il y a des politiques spécifiques de contact à respecter. Plusieurs sont ouverts, certains préfèrent être contacté par email et d’autres pas du tout!

7. À faire : Se connecter avec des recruteurs

Vous êtes à la recherche d’un nouveau travail? Connectez-vous avec des recruteurs qui œuvrent dans votre domaine d’activités.

8. À éviter : Ignorer les recruteurs lorsque vous êtes en emploi

Vous n’êtes pas en recherche d’emploi, bien. On ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve, prenez un moment pour les remercier de l’opportunité et gardez contact!

9. À faire : Se connecter avec des personnes de votre entreprise idéale

La meilleure façon d’être embauché par une entreprise est d’être référé par un employé de la société. Faites une recherche et invitez des employés actuels à rejoindre votre réseau.

10. À éviter : Se connecter avec le responsable de l’embauche

Peu importe la raison, n’envoyez pas de requête à la personne que vous avez, ou que vous allez rencontrer en entrevue.

11. À faire : Désactiver votre profil lorsque vous faites des modifications

Afin de ne pas envoyer une multitude d’alertes à vos contacts, lorsque vous mettez à jour votre profil, désactivez vos activités dans vos paramètres de confidentialité.

12. À éviter : Alimenter un peu trop ou pas assez

Il est bien d’alimenter votre réseau, deux à trois fois par semaine, mais pas plusieurs fois par jour. Assurez-vous de ne pas envahir vos connexions avec vos notifications.

13. À faire : Féliciter vos contacts lorsqu’ils mettent à jour leurs positions

Un de vos contacts a déniché un nouvel emploi? Au lieu d’écrire un simple «Félicitations », faites un effort et écrivez-lui un message. De cette façon, vous renforcerez votre relation avec cette personne.

14. À éviter : Féliciter une personne qui met à jour une information de longue date

Soyez prudent lorsque vous commentez un statut, le changement peut s’avérer ne pas être un changement…

15. À faire : Approuver et recommander les compétences de vos collègues

Lorsque vous pouvez, endosser les aptitudes et les réalisations de vos collègues proches. Ils seront plus tentés, dans le futur, de faire la même chose pour vous.

16. À éviter : Hésiter à demander d’être endossé

N’ayez pas peur de solliciter vos connexions afin qu’ils approuvent vos compétences clés. Tentez votre chance, en leur envoyant un bref message d’invitation.

17. À faire : Soyez généreux avec les recommandations

Il est possible que vous n’ayez pas toujours le temps d’écrire des recommandations. Cependant, il n’est pas défendu de demander à la personne de vous fournir des outils pour y parvenir plus rapidement.

18. À éviter : Se sentir obligé de recommander les « mauvais » employés

Disons que vous avez reçu une demande de recommandation, d’une ancienne collègue, qui était souvent en retard ou toujours perdue dans ses dossiers. Au lieu d’ignorer la requête, restez honnête et répondez que vous n’êtes pas la bonne personne pour réaliser cette demande.

19. À faire : Envoyer une requête de recommandation en béton

Il est facile d’envoyer des demandes mais, il l’est un peu plus d’avoir des réponses! Incluez, dans vos messages, des pistes précises de ce que vous désirez. Vous aurez beaucoup plus de chance d’avoir un retour!

20. À éviter : Oublier les boutons « Rappeler » et « Retirer »

Il y a déjà plusieurs semaines que votre requête est en attente? Ces deux boutons peuvent vous être utiles, tout dépendant de votre relation avec cette personne, et au moment opportun, utilisez l’option « rappeler » ou « retirer « .

21. À faire : Supprimer ou modifier les recommandations que vous n’aimez pas

Si vous n’êtes pas satisfait d’une recommandation, vous serez content d’apprendre que vous pouvez la désactiver pour ne plus qu’elle s’affiche. Vous pouvez même retourner à l’auteur, une recommandation, afin qu’elle soit mise à jour.

22. À éviter : Oublier de remercier les personnes qui vous ont recommandé

Peu importe le temps que cela lui a fallu pour rédiger votre recommandation, prenez un moment pour lui exprimer votre gratitude.

23. À faire : Répondre à une requête de recommandation d’une personne que vous connaissez peu

Encore, n’ignorez pas la demande! Pour éviter que votre professionnalisme soit en jeu, répondez-lui poliment que vous ne la connaissez pas assez pour référer sa candidature.

24. À éviter : Demander des recommandations à plusieurs personnes à la fois

À la lecture de votre profil, plusieurs constateront la date d’affichage de vos recommandations, et il est préférable qu’elles ne soient pas toutes de la même date. Il est conseillé de s’en tenir à une référence par mois.

Pour la version intégrale de la publication, nous vous invitons à lire l’article complet en suivant ce lien :http://time.com/3838926/24-linked-rules/

« Désimprimer » : une start-up transforme le rêve en réalité

« Il suffit d’empiler les feuilles à blanchir et de les positionner devant la bouche de l’appareil, pour les retrouver parfaitement propres à l’issue du processus », explique le directeur général de Reduse. (Crédits : Jonathan Joseph Bondhus/CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons)
L’entreprise britannique Reduse met à point un appareil permettant de blanchir tout papier imprimé au toner. Dans trois ans, elle devrait pouvoir le commercialiser.

Vider des poubelles débordantes, recycler les feuilles usagées, commander de nouveaux cartons… La gestion du papier fait partie des nombreux et coûteux casse-tête que les entreprises doivent gérer au quotidien. Mais ce cauchemar pourrait ne durer encore que quelques années: le temps nécessaire pour quela start-up britannique Reduse mette à point son projet.

Cofondée par David Leal, chercheur à l’Université de Cambridge, qui a conçu l’idée, et Hidde-Jan Lemstra, qui a convaincu ce dernier de commercialiser son invention, l’entreprise a élaboré une machine capable d’effacer tout texte imprimé au toner.

« Il suffit d’empiler les feuilles à blanchir et de les positionner devant la bouche de l’appareil, pour les retrouver parfaitement propres à l’issue du processus », explique Hidde-Jan Lemstra.

La technologie, qui utilise l’ablation au laser, fonctionne sur tous types de papiers et de couleurs: seul le texte éventuellement écrit ou ajouté au stylo ne peut pas – pour le moment – être effacé: soit 30% du papier jeté, selon l’entrepreneur.

Beaucoup moins de CO2 que lors du recyclage

Une révolution en termes de simplicité, donc: désormais, « il n’y aura même plus besoin de détruire les documents confidentiels », fait remarquer Hidde-Jan Lemstra. Mais aussi sous l’angle de l’impact sur l’environnement. « En blanchissant et réutilisant le papier, on émet 80% de CO2 de moins qu’en recyclant les feuilles », calcule le jeune directeur général.

Potentiellement, le même papier peut être réutilisé à l’infini, du moins tant qu’il n’est pas froissé ou déchiré. Et même l’encre pourrait à terme être réutilisée, une fois que le moyen de séparer les diverses couleurs aura été trouvé.

Le premier modèle sera vendu à 2.000 euros

Quid alors des coûts? « Les grosses sociétés, qui impriment beaucoup de documents, rentabiliseront leur acquisition d’une ‘désimprimante’ en 18 mois », estime  Hidde-Jan Lemstra, sur la base de celui qui devrait être le prix du premier modèle en vente: 2.000 euros.

Il faudra néanmoins patienter encore un petit peu, puisque la production devrait être lancée dans deux ans, pour une mise sur le marché dans trois. Reduse, qui a déja reçu au total 900.000 euros par un accélérateur de start-up de l’Union européenne basé au Royaume-Uni, l’un des Climate Kics, et levé 1 million d’euros auprès d’investisseurs privés, un fonds capital-risques et le gouvernement britannique, affirme avoir besoin au total de 5 millions d’euros afin d’atteindre son objectif.

Déjà contactée par de grosses sociétés

Sélectionnée parmi les finalistes de l’édition 2015 du concours entre start-up de l’Institut européen d’innovation et technologie (European Institute of Innovation and Technology, EIT), la société reste en revanche prudente quant à une éventuelle acquisition. « De très grosses sociétés sont déjà venues frapper à notre porte mais c’est trop tôt pour leur faire confiance », observe  Hidde-Jan Lemstra.

« Pour le moment, nous n’avons rien à leur vendre », observe-t-il humblement. Mais Reduse, qui aujourd’hui compte trois associés, six salariés et cinq partenaires en trois continents, et qui a déjà déposé ses brevets dans plusieurs pays, est surtout consciente du potentiel disruptif de son produit et n’a pas l’intention de le solder.

Outscale (Dassault Systèmes) lance son incubateur et veut défier Amazon et Alibaba

Dénicher les perles rares du numérique, puis former ces jeunes pousses. C’est le nouveau défi que se lance à partir d’aujourd’hui Outscale, la filiale de Dassault Systèmes. Avec Scaledome, son incubateur, l’objectif est d’accompagner des start-up, mais pas n’importe lesquelles: celles qui s’intéressent aux domaines du big data, du machine learning, de la smart city, de deep learning, et de l’Internet des objets (IoT, pour « Internet of Things »), .

Les quatre premières start-up sélectionnées en 2015, et dont les noms seront révélés le 25 juin prochain, ont trois mois pour se développer, et seront accueillies à Saint-Cloud, au siège de la filiale de Dassault Systèmes. Mieux : elles feront même partie de l’entreprise, assure Outscale. Pour cette année, le programme est doté de 500.000 euros.

« La dotation donnée aux startups est de 40.000 euros en services, couvrant notamment le mentoring, la formation, le suivi du business plan, la stratégie marketing. Le reste correspond au budget d’utilisation de l’infrastructure », précise Laurent Seror, le président d’Outscale.

L’expérience doit se poursuivre en 2016 puisque l’opérateur cloud de Dassault Systèmes a d’ores et déjà annoncé que, cette fois, 12 startups bénéficieront de l’incubateur avec un budget de 1 million d’euros.

 Stratégie pour concurrencer les géants

Si IBM et Microsoft ont investi massivement dans l’informatique dématérialisée, les deux géants ne sont pas les cibles de Outscale, qui vise… Amazon !

Laurent Seror, président et fondateur d’Outscale, assure que le petit français est capable de relever le défi, et de tisser sa toile mondialement:

« Sur le long terme, notre objectif est de concurrencer Amazon. Notre stratégie consiste à les attaquer avec un écosystème… Quand vous travaillez avec Amazon, vous travaillez avec des gens qui ont une politique de domination mondiale. »

Avec un chiffre d’affaires de 5 milliards de dollars en 2014, le géant du e-commerceAmazon s’est aussi imposé sur le marché du cloud computing, qui représente près de 7% du chiffre d’affaires du groupe. C’est en 2006 qu’Amazon décide d’explorer le secteur en créant Amazon Web Services, spécialisé dans l’hébergement et le calcul de données pour les entreprises.

« On va adopter la technique de la fourmilière. Chacun va travailler en ayant des rôles différents, sur des domaines distincts. A terme, on souhaite franchiser notre offre, et on pense pouvoir concurrencer Amazon et le chinois Alibaba », détaille Laurent Seror.

Outscale vise une expansion à l’international

Créé en 2010, Outscale est une société spécialisée dans le cloud d’infrastructure (IaaS), dont Dassault Systèmes est actionnaire à hauteur de 19%, le reste est financé par la holding de Laurent Seror. Elle dispose de deux centres de données en France (à Pantin et à Magny-les-Hameaux), et se développe à l’international : aux Etats-Unis (Boston et New York) et en Asie (Hong-Kong).

La start-up dispose de 14 points de présence à l’heure actuelle, et vise 25 points dans le monde en 2016. Deux nouveaux centres doivent ouvrir dans la Silicon Valley fin 2015 et en Corée du Sud pour l’année prochaine.

A ce jour, l’entreprise compte 900 clients et 10 millions d’euros de chiffre d’affaires sur l’ensemble du groupe en 2014. Pour 2018, Outscale vise un revenu de 100 millions d’euros dont 25% en provenance de Dassault Systèmes, assure la direction.

Délais de paiement pour les PME: au fond, de quoi parle-t-on?

Par Michel Tudel, Président d’Absoluce, groupement de cabinets indépendants d’expertise comptable, d’audit et de conseil.

Emmanuel Macron, le 5 mars 2015 ROMUALD MEIGNEUX/SIPA
Emmanuel Macron, le 5 mars 2015 ROMUALD MEIGNEUX/SIPA
 

Est-il acceptable pour une PME d’attendre six mois pour être payée ? 15.000 entreprises sur les 60.000 dépôts de bilan en 2014 (soit 25%) ont cessé leur activité car leurs clients publics ou privés n’ont pas tenu leurs engagements de paiement.

Ce ne sont pas des mesures ponctuelles, techniques ou réglementaires qui résoudront le problème des délais de paiement des entreprises. C’est d’abord aux banques de les aider à se financer et à se développer.

Au demeurant, la profession comptable attend toujours le décret qui doit mettre en œuvre la communication renforcée des délais de paiement des entreprises dont les comptes sont certifiés par un commissaire aux comptes, c’est-à-dire les entreprises avec un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions d’euros ou un total de bilan supérieur à 43 millions d’euros, et avec plus de 250 salariés.

Cette disposition, figurant il y a plus d’un an déjà dans la loi Hamon, prévoitque ces sociétés doivent publier, dans leur rapport de gestion, des informations sur les délais de règlement clients, en plus de celles qui doivent être mentionnées sur les délais de règlement fournisseurs. Ces informations devront faire l’objet d’une attestation du commissaire aux comptes, et si ce dernier constate des manquements répétés à la réglementation sur les délais de paiement clients (45 jours fin de mois ou 60 jours calendaires), cette attestation devra être adressée au ministre chargéde l’économie.

L’objectif de cette mesure est de renforcer la publicité donnée aux pratiques de paiement des entreprises, à l’occasion, notamment, de la publication de leurs comptes annuels. Cette forme de publicité facilitera sans doute, en effet, les contrôles menés par les autorités de tutelle et par les clients. Mais, tout comme les sanctions administratives à l’encontre des mauvais payeurs, instituées par la même loi Hamon de 2014, elle ne résoudra pas le problèmede fond des délais de paiement interentreprises.

Or, pour accompagner les entreprises victimes de difficultés de trésorerie en raison de retards de paiement des clients, il faut bien plus que des mesures législatives ou réglementaires. Ainsi que le soulignait le dernier rapport, en 2014, de l’Observatoire des délais de paiement – lequel Observatoire est désormais dissous ! -, aider les entreprises à faire face à leurs besoins de trésorerie est un impératif. A cet égard, les actions menées récemment par la Banque Publique d’Investissement, qui garantit les crédits accordés par les banques privées aux TPE et aux PME, sont largement insuffisantes pour financer l’augmentation du BFR des entreprises et consolider les crédits àcourt terme existants.

Les banques doivent faire des efforts

En réalité, ce sont aux banques elles-mêmes de faire des efforts pour soutenir et aider les entreprises. C’est une question de choix et de volonté : plutôt que d’investir dans d’autres opérations, les banques doivent mettre de l’argent dans les entreprises, particulièrement les PME. Le financement des entreprises par le secteur bancaire est un soutien indispensable àl’économie. Les PME ayant peu accès au financement par les marchés, le crédit bancaire, sous toutes ses formes, reste le carburant dont elles ont besoin pour vivre.

Plus largement, les banques doivent également faire des efforts supplémentaires pour financer le développement des entreprises. De ce point de vue, l’annonce du programme d’ « assouplissement quantitatif » ou« QE » de la Banque Centrale Européenne est un signal que le secteur bancaire doit interpréter en mettant les liquidités reçues au service des entreprises, plutôt que de spéculer sur les marchés financiers et « souffler la Bourse » dont les indices sont haussiers mais sans véritable raison économique (la croissance restant faible).

Le QE s’arrêtant en septembre 2016, les marchés sauront anticiper, et dès la fin du 2è trimestre de l’an prochain, le phénomène s’inversera. Pour autant, les PME resteront en souffrance tout ce temps pour financer leur besoin en fonds de roulement.

Alors que faire des décrets assortis de sanctions ? Nos politiques seraient plus inspirés de contraindre les banques universelles en les sanctionnant, le cas échéant, en cas de manquement à leur vocation première qui est de financer l’économie. D’autant que depuis janvier 2014, l’article 501 du règlement européen CRR (capital Requirement Regulation) leur permet de réduire de 25% le ratio de fonds propres qu’elles doivent mettre en face des crédits qu’elles consentent aux PME.

Alors au fond, de quoi et de qui parle-t-on ?

Harcèlement : comment réagir face à une plainte

Invoquer un harcèlement, moral ou sexuel, est hélas devenu un fait banal. Or, l’inertie serait une caution « de fait » adressée au harceleur potentiel par le dirigeant. La qualité de réaction du Daf dépendra tout d’abord de sa capacité à bien identifier la situation. [Paru dans Daf Magazine n°9]

Harcèlement : comment réagir face à une plainte

D’après l’article L. 1152-1 du Code du travail, « aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ». Bien qu’inséré dans le Code du travail depuis 2002, cet article continue d’étonner. D’abord parce qu’il ne définit pas ce qu’est le harcèlement moral.

[Zoom] La nouvelle définition du harcèlement sexuel dans le Code du travail

La loi du 6 août 2012, qui réintroduit dans le Code pénal le délit de harcèlement sexuel à la suite de la décision d’invalidation du Conseil constitutionnel du 4 mai dernier, modifie la définition du harcèlement sexuel figurant dans le Code du travail. L’article L. 1153-1 reprend ainsi la nouvelle définition du Code pénal : « Aucun salarié ne doit subir des faits :

1° – Soit de harcèlement sexuel, constitué par des propos ou comportements à connotation sexuelle répétés qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante ;

2° – Soit assimilés au harcèlement sexuel, consistant en toute forme de pression grave, même non répétée, exercée dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle, que celui-ci soit recherché au profit de l’auteur des faits ou au profit d’un tiers. »

Les peines encourues sont de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende (trois ans et 45 000 euros, en cas de circonstances aggravantes). Enfin, le texte élargit la protection contre la discrimination liée au harcèlement sexuel (ou moral) aux personnes en formation ou en stage et fait obligation à l’employeur d’afficher dans les lieux de travail, ainsi que dans les locaux où se fait l’embauche, le texte de l’article 222-33 du Code pénal.

L. n° 2012-954, 6 août 2012, JO 7 août.

Entreprendre en franchise : le guide pratique pour ne pas se faire gruger

© REA

Afin d’appâter les cadres en quête de reconversion et dotés d’un pécule, les franchiseurs ont des discours bien rodés. Voici nos conseils pour repérer les beaux parleurs.

1. Ne pas se contenter des informations fournies par le franchiseur

Depuis la loi Doubin en 1989, les franchiseurs doivent fournir un certain nombre de renseignements aux candidats au moins 20 jours avant de signer: historique de la société, comptes des deux derniers exercices annuels, liste des membres du réseau, dont ceux partis depuis un an… Ils ne suffisent pourtant pas à garantir la santé d’un réseau. S’il est sérieux, un franchiseur acceptera d’être plus disert. D’une part, en indiquant le turnover sur plusieurs années. D’autre part, en fournissant les bilans de ses unités pilotes, qui lui ont servi à valider le concept en plus de celui de la société chargée du développement de l’enseigne. Si la maison mère manque de personnel et de moyens, méfiance.

2. Vérifier la véracité de la liste des franchisés

Rien ne dit que la liste du réseau soit parfaitement à jour. Pour le savoir, il sera facile de la comparer avec les commerces réellement en activité recensés sur le portail Sitedesmarques.com. N’hésitez pas ensuite à interroger un maximum de franchisés déjà en place pour un avis indépendant. Sélectionnez des points de vente dans des villes similaires à celle de votre projet pour disposer de repères comparables.

3. Trouver les comptes des franchisés

Une enseigne n’a pas l’obligation de fournir les résultats de tous ses franchisés. Toutefois, on les déniche sur des sites comme Societe.com. Ces derniers déposent leurs comptes sous leur propre raison sociale. Pour les retrouver, tapez la marque de leur réseau dans la recherche avancée, sous l’onglet Recherche d’établissement, puis Dénomination. Plus que le résultat net, qui peut inclure des charges exceptionnelles, scrutez la ligne de l’excédent brut d’exploitation: elle dévoilera la rentabilité de l’activité. Enfin, le site Verif.com vous fournira le montant de la masse salariale du point de vente. En le divisant par le nombre de salariés, vous aurez une idée du niveau des rémunérations. Un business qui n’a pas les moyens de supporter la paie d’au moins trois personnes est à éviter si vous ne voulez pas passer votre vie au boulot.

4. Garder en tête des ratios fondamentaux

Pas commode de savoir si les données fournies sont raisonnables. Pour cela, comparez-les avec celles collectées par les centres de gestion agréés (Cgaction.fr), qui recensent les résultats des entreprises, secteur par secteur. Gardez en tête la répartition suivante des charges d’exploitation, valable peu ou prou dans tous les commerces: 60% du chiffre d’affaires hors taxes pour les achats et salaires, 10% pour le loyer, 10% pour le remboursement de l’emprunt, 5% pour les royalties, 5% pour les frais généraux. Reste 10% pour les bénéfices avant impôts. Dans l’idéal, au bout d’un an d’activité, le chiffre d’affaires aura atteint le montant de l’investissement réalisé.

5. Attention aux clauses d’exclusivité territoriale

La loi n’impose pas aux franchiseurs d’accorder une exclusivité territoriale. Toutefois, la plupart le font pour rassurer les candidats. Attention: certains groupes possèdent plusieurs réseaux exerçant sur un créneau similaire, comme Moving et ses salles de gym Moving Express, Fitness Park, etc. «L’exclusivité accordée pour une enseigne n’empêche pas un franchiseur indélicat de venir vous concurrencer avec une autre de ses marques», précise l’avocat spécialisé Florian de Saint-Pol. La solution? Exiger une exclusivité d’activité (fleurs coupées en libre-service, salles de sport…) ou ne pas signer.

6. Fuir les clauses d’arbitrage en cas de litige

Tout contrat doit prévoir les modalités pour trancher les désaccords. D’ordinaire, ce sont les tribunaux de commerce. Mais certaines enseignes comme Mikit ou Monceau Fleurs imposent un arbitrage privé plus discret. On les comprend, car cela dissuade les franchisés de râler. «Le recours à ces experts juridiques est très coûteux – plusieurs dizaines de milliers d’euros – et leur sentence souvent favorable au franchiseur», poursuit Florian de Saint-Pol. Certaines enseignes étrangères, comme l’américain Subway, prévoient même un arbitrage dans leur pays d’origine!

7. Se méfier des réseaux trop gourmands

Le principe de la franchise est de permettre à une marque de se développer à moindres frais avec l’argent des autres. D’où la tendance pour certaines à alourdir la note en matière de redevances. Exemple: les droits d’entrée. «Il s’agit d’une contrepartie monétaire à l’exploitation d’une marque renommée, rappelle Serge Méresse, avocat spécialisé dans la défense des franchisés. Un réseau peu connu n’a pas à demander plus de 20 000 euros.» De même, les royalties sur le chiffre d’affaires hors taxes doivent rester dans une fourchette raisonnable de 2 à 5% et celles pour la publicité nationale autour de 2%.

8. Evaluer la plus-value réelle du franchiseur

Restauration, esthétique ou commerce: l’intérêt de la franchise est de pouvoir investir dans un secteur sans être un spécialiste. Encore faut-il que l’enseigne non seulement offre un réel savoir-faire, mais qu’elle dispose en plus des moyens suffisants pour former les futurs membres de son réseau. Ce n’est pas toujours le cas. Récemment, la société de réduction de coûts Expense Reduction Analysts (ERA) a par exemple été condamnée pour défaut de savoir-faire et de formation de ses franchisés. Autre point qui a son importance: le soutien à la gestion quotidienne du commerce, à commencer par l’ouverture. «Des équipes dédiées sont prévues dans les concepts de qualité pour tourner sur le terrain», précise Serge Méresse.

9. Présenter son projet à plusieurs banques

Pour savoir si votre projet tient la route, demandez conseil auprès des banques, où vous allez emprunter les deux tiers de l’investissement global. Certains établissements sont pousse-au-crime. Le mieux est de soumettre votre dossier à trois banques différentes. Toutes possèdent un pôle spécialisé en franchise. Selon les experts, la Société générale, BNP Paribas et le Crédit agricole sont réputés les plus sélectifs (un dossier sur trois accepté en moyenne). Un gage supplémentaire de sécurité.

7 activités et comportements qui vous rendront plus heureux

Réaliser ses objectifs, donner du sens à son travail mais aussi manger des aliments frais ou entretenir une relation longue sont propices au bonheur.

Le bonheur est bon pour vous.

Une recherche menée par des psychologues montre que les gens heureux gagnent plus d’argent, qu’ils sont plus performants au travail, qu’ils vivent plus longtemps et que leur mariage dure plus longtemps.

Mais les causes du bonheur sont difficiles à cerner – les philosophes essayent de les comprendre depuis des milliers d’années.

Au cours des dernières décennies, la science psychologique a trouvé quelques pistes tangibles sur ce qui rend les gens heureux. Comme l’explique le blog Gym Lion, le bonheur est moins une question de ce que l’on a et plus une question de ce que l’on fait.

Voici certains comportements qui nous rendent heureux :

Accomplir des objectifs

Comme le chocolat et le beurre de cacahuètes, les objectifs et le bonheur sont complémentaires. Le processus est assez simple : les gens heureux ont beaucoup d’énergie, et cette énergie peut être investie dans leur objectif.
Les psychologues affirment que plus nous considérons un objectif comme une partie de nous-même, plus ces deux éléments – le but et nous-même – seront auto-concordants ; ou, en d’autres termes, plus nous serons enclin à y investir de l’énergie. Bettina Wiese, psychologue de l’Université de Zurich, précise que « des recherches empiriques auraient démontré que le fait de se fixer des objectifs auto-concordants renforce le lien entre la progression de l’accomplissement de cet objectif et le bien-être. »

Trouver un sens à son travail

En 1997, Amy Wrzesniewski – psychologue de Yale – et ses collègues ont publié un article, cité régulièrement, sur la manière dont les gens s’identifient à leur travail. L’article relatait 3 perceptions différentes du travail :

  • Un travail : « Centré sur la nécessité financière et les gains d’argent plus que le plaisir à accomplir ce travail ; ce n’est pas un aspect très positif de la vie ».
  • Une carrière : « Centré sur l’évolution ».
  • Une vocation : « Centré sur le plaisir à accomplir des choses, un travail utile socialement ».

Leur découverte : les gens qui ont trouvé un sens à leur travail sont les plus heureux.

Passer du temps avec des gens qui comptent pour nous

Bien que cela puisse ressembler à un cliché de carte de vœux, la recherche confirme que passer du temps avec des gens que vous aimez (ou du moins, que vous tolérez) vous rendra plus heureux. Etre au « centre » d’un réseau social est un bon indicateur de bien-être.

Entretenir une relation à long terme

Un article du New York Times a récemment expliqué qu' »être marié rend les gens plus heureux et bien dans leurs baskets que de rester célibataire – particulièrement durant les périodes difficiles de la vie comme la crise de la quarantaine ».
Pourquoi ? Quand deux personnes sont ensemble, elles sont plus fortes.

Manger des aliments frais

Une étude de 2013, intitulée « Manger beaucoup de pommes chaque jour garde le blues à distance« , a trouvé une corrélation entre le fait de manger beaucoup de fruits et légumes frais et le bonheur.

Plus spécifiquement, les jeunes gens qui mangeaient sept à huit portions de fruits ou légumes seraient, d’après l’étude, plus heureux que les autres.

Faire du sport

Une étude néerlandaise menée auprès de 8 000 personnes entre 16 et 65 ans a démontré les grandes vertus du sport. « Ceux qui font du sport sont plus satisfaits de leur vie et plus heureux que les gens qui n’en font pas, peu importe l’âge ». Si vous voulez faire plus d’exercice mais que vous ne trouvez pas le temps, Walter Mischel, psychologue réputé, recommande un planning du « si-alors ».

Acheter des « expériences »

D’après Daniel Gilbert, psychologue d’Harvard, si l’argent n’achète pas le bonheur, c’est que vous ne le dépensez pas correctement. Son principe clé de la dépense est d’acheter non-pas des objets mais plutôt des « expériences ».

Dans un sondage auprès de 1 000 américains, 57% des personnes interrogées ont affirmé tirer plus de bonheur de l’achat d’une expérience, comme un voyage, un concert ou un autre évènement de vie, que de l’achat d’un bien matériel comme une voiture, un appareil ou autre. Les recherches sur le sujet affirment que nous préférons les expériences parce que nous pouvons les imaginer, nous en souvenir et donc les apprécier plus longtemps.

« Après avoir passé des jours à choisir le parquet parfait pour le nouvel appartement, les acheteur finissent par ne même plus remarquer leurs sols brésiliens couleur cerise, jadis-adorés, sur lesquels ils trainent désormais les pieds » rapportent Daniel Gilbert et ses collègues. « En revanche, le souvenir du bébé guépard qu’ils ont vu lors d’un safari en Afrique continue de leur procurer du bonheur ».

4 Tips to boost your network

Networking has become a key element in our professional life. Making the right connections and finding ways to maintain them can be crucial to our career and business plans.

What can you do to add more value to your networking activity?

  • Engage

Don’t be afraid to talk to people and engage in conversation, even if you are alone and they are strangers. Be a good listener and be curious: ask questions and show your interest in your interlocutor. People do like it when others are interested in them, and they usually respond with a reciprocal interest.

Try to understand people, their style, their passions and their beliefs and try to make a connection in the conversation by focusing on the mutual elements that may create a link between you two. That could be anything: you both supporting the same football team, your shared passion for dogs or your interest in big data. Similarities attract, and people like people who are similar to them because it makes them feel stronger and on a safe ground.

Mutual interests are also a great way to stand out and make the others remember you, because by calling somebody’s passions you are appealing to their emotions. And even if it is believed that we are rational beings, it is proven that more than 50% of our decisions are subconsciously based on emotional grounds.

Don’t forget to smile! Positivity is contagious and if others feel you are positive and happy they are likely to feel a bit in that way, too!

  • Connect & organize

Once you have created a « physical » link, make sure it doesn’t get lost by connecting with your interlocutor in the right way. Depending on their personality and style, there are several ways to keep in touch and organize the information you are getting from them.

They may vary from the traditional business card collection, e-mails and telephone numbers to electronic business cards and social media (mainly LinkedIn, Twitter and sometimes Facebook, if the connection you have made is quite informal): sometimes you may use all of them!

Be organized: scan your connection’s business card and create a virtual database – there are several ways to do that, from a simple Excel file to more sophisticated softwares and mobile apps that are available online for free. Define and make a to-do-list: why should a certain connection be important for you? when? what is your final goal?

Even if you may be unsure at this early stage, try to make an initial sketch to keep your ideas clear and avoid wasting time. Write your answers into the database, along with the information you received from that person during your meeting: that may be useful at a later stage in order to recall your conversation’s key elements, especially if you are planning to contact them after some time. If you recall the key elements, they will easily remember who you are even after a long time.

  • Be active on social networks

Social networks are a great way to increase your visibility, keep in touch and share your interests (especially LinkedIn and Twitter for professional purposes).

Look for quality information, like, comment, share and create your own content. Update your status regularly at least two or three times a day and spread out your posts rather than posting them all at once.

Join and participate in groups that are relevant to your business and target market, discuss, ask questions and answer to comments and ask your connections what they think about a given topic. Give recommendations and endorse them.

If you are active on social networks you will not be forgotten and people will learn a lot about your interests and your personality.

  • Keep in touch and re-engage

Check your database regularly. Make the point and be critical about your connections: we often develop overdependence to our network and we tend to keep in touch with the people we talk more or who are in similar roles to ourselves. Ask yourself: does your networking activity really add value to your professional plans? Check out regularly if your strategy and connections are still aligned with your professional goals. If not, you can choose to keep in touch for personal reasons: but keep it clear.

However, if you find that your connections are still relevant to your professional plans, be perseverant and consistent. Re-engage with them by finding a link to the former conversation you had: recall the key points and your mutual interests. Whether you choose to do it by phone, e-mail or on social networks, you may have to wait for an answer: keep positive and do not give up! Sometimes people don’t get back to you because they are busy, they have other priorities, they need more time to think or… they have simply forgotten!

Forget about your ego, do not get disappointed easily and stay focused on your ultimate goal only. Your motivation and your persistence can be crucial to accelerate the decision process, your enthusiasm can be contagious and influence the other person’s final decision. Do you know that as much as 80% of commercial sales are successful only after the twelfth contact? Do you think you can sell your dreams with less effort?

Keep believing. Keep dreaming. Keep persisting. Unless you get a clear and definitive “NO!” it means there is still a chance. And you have nothing to lose!

Innovation : l’imprimante 3D, la machine à vapeur du XXIe siècle ?

A partir d’un fichier, l’imprimante 3D permet à (presque) n’importe qui de créer un objet. Une innovation qui peut tout bouleverser. Voici 7 questions incontournables.

Une locomotive à vapeur en Australie, en 1962 (State Records NSW/Flickr/CC)

Avec quelle technologie peut-on à la fois facilement fabriquer, dans n’importe quel coin du monde et pour une somme modique, des armes et des prothèsesorthopédiques pour enfants ?

OÙ ACHETER UNE IMPRIMANTE 3D ?

Des modèles sont vendus dans le commerce pour un millier d’euros(Makerbot, ou Up font figure de leaders). La Reprap, imprimante « open source », peut être montée soi-même et coûte quelques centaines d’euros.

Des imprimantes 3D sont parfois disponibles dans les « fablabs » (sortes de laboratoires ouverts et collaboratifs). En France, c’est le cas de ceux de Toulouse, Rennes etGennevilliers notamment.

Réponse : l’impression 3D.

Imaginez une imprimante traditionnelle, qui additionne le plastique couche par couche jusqu’à former un vrai objet, en trois dimensions. Elle est commandée par un ordinateur qui « lit » un simple fichier contenant le modèle d’un objet en 3D.

Initialement très coûteuse, cette technologie vieille de trente ans était jusqu’à présent utilisée dans l’industrie, pour réaliser rapidement des prototypes.

Depuis quelques temps, les imprimantes 3D sont devenues accessibles : les prix démarrent à 400 euros et, pour un bon millier d’euros, vous pouvez vous offrir une machine de bonne qualité.

Mélangez ça au numérique, qui permet de s’échanger et de créer facilement des plans d’objets, et vous obtenez ce qui ressemble à une petite révolution.

Une révolution qui n’est pas sans soulever de nombreuses questions.

Est-ce que c’est vraiment si important ?

De l’avis de tous, cette technologie est dite « disruptive » : une avancée qui va bouleverser un ou plusieurs marchés en remplaçant des technologies existantes. Les comparaisons fleurissent.

Pour The Economist, les imprimantes 3D sont les PC du XXIe siècle :

« Les bidouilleurs de machines qui transforment le code en molécules de plastique explorent une toute nouvelle manière de faire des choses, qui pourrait réécrire les règles de la fabrication, comme le PC a envoyé aux oubliettes le monde de l’informatique traditionnel. »

Fortement ancrée dans le monde universitaire, animée par des hackers un brin idéalistes qui développent une technologie de pointe venue du monde industriel : pour Michael Weinberg, juriste pour l’organisation américaine Public Knowledge, « de bien des manières, la communauté de l’impression 3D ressemble à la communauté informatique du début des années 90 ».

The Economist, dans un autre article, compare carrément l’impression 3D à la machine à vapeur, à l’imprimerie ou au transistor :

« L’impression 3D rend la création d’objets uniques aussi bon marché que la production en grande série, sapant les économies d’échelle. Elle pourrait avoir un impact sur le monde aussi profond que l’apparition de l’usine. […] Il est impossible d’anticiper l’impact à long terme de l’impression 3D. Mais la technologie arrive, et va probablement bouleverser tous les marchés qu’elle touche. »

2

Est-ce que cela va rapporter beaucoup ?

L’impression 3D va-t-elle sortir des universités et des « fablabs » et rapporter de l’argent ?

Oui, et même beaucoup. 2,3 milliards d’euros d’ici 2016 selon un rapport, 4 milliards d’euros en 2020.

« L’impression 3D est très à la mode en ce moment », note le site spécialiséBusiness Insider, « mais nous pensons qu’elle devrait l’être encore plus » :

« Même si l’impression 3D n’atteint pas les prévisions, ce sera quand même une énorme industrie qui aura un très grand impact sur la manière dont nous achetons, vendons et produisons les choses. »

3

Va-t-elle déclencher la « troisième guerre mondiale du copyright » ?

Cory Doctorow (auteur et activiste numérique), dans une nouvelle de science-fiction de 2006, imagine un futur où les autorités font la guerre à ceux qui possèdent des imprimantes 3D.

En effet, la grande crainte des défenseurs de cette nouvelle technologie, c’est le choc annoncé avec les grandes industries manufacturières. L’arrivée des MP3 – et de leur copie – il y a une dizaine d’années a déclenché une guerre entre Internet et les industries du divertissement dont les secousses se ressentent encore aujourd’hui. L’impression 3D rendant théoriquement possible la copie de n’importe quel objet, on ne peut qu’anticiper un choc encore plus important.

« L’impression 3D aura des conséquences plus importantes que le MP3 ou la numérisation des fichiers », pour Benjamin Jean, juriste et fondateur de Inno Cube :

« On peut rematérialiser ce qui est dématérialisé. Si cela aboutit, on pourra tout retrouver sur Internet et le reproduire, qu’on soit bidouilleur ou simple consommateur. Les individus rentreront en concurrence avec les industries, le risque étant que les premiers subissent la propriété industrielle de plein fouet. »

Le scénario de ce choc est difficile à prédire :

  • selon The Economist, les fabricants se tourneront surtout vers le copyright (qui court 70 ans après la mort de leur auteur) plutôt que vers les brevets (qui sont valides pendant 20 ans) ;
  • on peut également imaginer un équivalent de la LCEN (en France) ou duDMCA (aux Etats-Unis), qui permettent de demander à un site qui héberge un contenu présumé illégal de le retirer.

Déjà, les premières échauffourées éclatent. Un brevet, qui décrit un système permettant de contrôler qui imprime quoi (et comment) et de s’assurer que l’utilisateur dispose bien des droits de le faire a été déposé. En février 2011, un site qui héberge des fichiers recevait sa première demande de retrait, en vertu, justement, du DMCA.

Pour le moment, les promesses de l’impression 3D sont trop vagues pour inquiéter les industriels. Jusqu’à quand ?

4

Mettra-t-elle un terme à notre ère du gâchis ?

Pour certains, l’impression 3D pourrait même mettre un terme au gaspillage et au consumérisme. Rien de moins. D’abord parce que l’impression d’un objet quelconque ne gaspille qu’un dixième du matériau (il n’y a donc que 10% de déchet), significativement moins que la fabrication traditionnelle.

Mieux. Alice Taylor, fondatrice de MakieLab, une entreprise britannique de fabrication de jouets qui utilise l’impression 3D, estime que l’utilisation de cette technologie annule le risque de la production à grande échelle, et minimise donc les stocks et le gaspillage :

« Avec les jouets traditionnels, l’entreprise fait un prototype, puis l’envoie en Chine pour une production à grande échelle. Les fabricants parient sur le fait que le consommateur final aimera le produit. En utilisant l’impression 3D, il n’y a pas besoin de faire quoique ce soit avant que le client ne clique sur “acheter”. »

Sans compter que si l’impression 3D se répand dans les foyers, cela leur permettra une bien plus grande autonomie vis-à-vis des grosses industries :

  • on peut penser qu’il sera possible de recycler ses propres déchets de plastique pour fabriquer de nouveaux objets, comme un jardin dont on replanterait les graines ;
  • on pourra arrêter de jeter des objets sous prétexte qu’une petite pièce de rien du tout est manquante ou cassée.
5

Peut-on vraiment tout fabriquer ?

Des prothèses jusqu’aux armes faites chez soi en passant par des pièces de remplacement ou des coques pour iPhone (des os de synthèse, mais aussi desguitares), il semble possible de tout faire avec une imprimante 3D.

Mieux et moins cher en plus.

Une imprimante 3D réalise un logo Rue89

Scott Summit est le cofondateur de Bespoke, une entreprise qui propose des prothèses imprimées en 3D avec un scanner préalable de la jambe pour en assurer la compatibilité parfaite, ainsi que de nombreuses possibilités de personnalisation. Au New York Times, il explique :

« Cela coûte entre 3 800 et 4 500 euros d’imprimer ces prothèses, et elles ont des fonctionnalités qu’on ne trouve même pas dans les prothèses à 45 000 euros. »

Bon, on n’est pas non plus à la veille de manger de la viande imprimée en 3D ou de produire son propre téléphone. Pour le moment, on ne peut imprimer qu’en plastique et les objets produits restent très basiques. Impossible d’imprimer du métal ou du tissu par exemple.

DES PROTHÈSES RÉALISÉES PAR UNE IMPRIMANTE 3D

Les prothèses pour enfants sont complexes : souvent lourdes, elles doivent être changées régulièrement tout au long de la croissance de l’enfant. Des chercheurs ont donc conçu un exosquelette avec une imprimante 3D, léger et peu cher.

6

Va-t-elle changer la manière dont nous produisons ?

La perspective la plus excitante ouverte par les imprimantes 3D est économique. Un article du New York Times explique par exemple que si l’impression 3D se démocratise et s’étend (dans les usines et dans les foyers), si tout est automatisé, cela nous permettra de passer d’une économie intensive en travail, où le coût de ce dernier est central, à une économie intensive en « créativité et en ingéniosité ».

Relocalisant au passage les emplois manufacturiers à proximité de la demande, pas là où ils sont les moins coûteux.

C’est le sens d’un article de Forbes :

« Cela n’aura plus de sens d’envoyer des matériaux bruts jusqu’en Chine pour qu’ils soit assemblés en produits finis puis renvoyés aux Etats-Unis. L’industrie manufacturière redeviendra une industrie locale, où les produits seront fabriqués à proximité de la demande ou des matériaux bruts. »

C’est aussi l’avis distillé dans le rapport récemment publié d’une société d’analyse spécialisée dans les questions de transport.

Tout aussi intéressant : l’impression 3D permettrait de donner aux citoyens un pouvoir de création sans précédent. N’importe qui pourra produire son objet,nous explique encore The Economist. S’il a du succès, on pourra en produire davantage, le vendre, en se basant sur les retours des premiers usagers :

« Cela sera une aide précieuse pour les inventeurs et les start-ups, parce que lancer de nouveaux produits deviendra moins cher et moins risqué. »

Le PDG d’Alibre, une entreprise qui permet de concevoir ses modèles en ligne, qui les imprime puis les envoie, est sur la même ligne :

« Nous allons donner la possibilité à toute une catégorie de gens ordinaires de transformer leurs idées en produits réels. »

7

Est-ce qu’on va se mettre à imprimer tous nos objets ?

A ceux qui rétorqueront aux six points précédents que l’impression 3D a tout l’air d’une hallucination collective de geeks idéalistes, on répondra qu’ils n’ont pas tout à fait tort. Pour le moment.

Selon la société d’analyse Gartner :

« Il faudra plus de cinq ans pour sortir du marché de niche. Le coût, la vitesse et les matériaux imprimables sont les trois principaux facteurs freinant l’adoption massive de l’impression 3D par les consommateurs. »

Il faut dire que les matériaux sont extrêmement chers et peu variés (différentes sortes de plastique).

La même société Gartner met l’impression 3D au sommet de la « hype » et promet une période plus ou moins longue de grande déception avant que cette technologie atteigne « un plateau » et soit réellement utilisée.

Mettre autant d’attente dans une technologie n’est pas seulement « prématuré », écrit Christopher Mims dans un article très acide de la Technology Review, c’est également « absurde » :

« Croire que l’impression 3D va être capable de reproduire tous les objets que nous utilisons, c’est complètement nier la complexité de l’industrie moderne.

Imprimer une coque d’iPhone personnalisée, ce n’est pas la même chose que manipuler des fours, du métal en fusion ou du sable et de la chaux pour produire du verre.

Le désir de voir l’impression 3D prendre le pas sur l’industrie traditionnelle doit être pris pour ce qu’il est : une idéologie. »

Rappelons qu’il y a trente ans, l’idée même de gens s’envoyant images, sons et textes en temps réel d’un bout à l’autre de la planète ressemblait, comme l’impression 3D aujourd’hui, à de la science-fiction.

Et si cela vous inquiète, sachez que l’étudiant qui voulait produire sa propre arme à feu (qui aurait fondu après le premier coup) a vu le bail de location de l’imprimante 3D rompu.