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Le collaborativisme, une innovation managériale au service de l’entreprise 2.0

Nous nous accorderons tous pour dire que l’Innovation est le maître mot de ces dernières années dans le monde de l’entreprise. Les avancées technologiques continues entraînent une surenchère permanente de qui lancera le dernier produit à la mode, le « must have » avec des nouvelles fonctionnalités plus ou moins utiles. Le nouveau letimotiv des entreprises est devenu « Innovate or die ». Pourtant, même Apple, bien que leader en la matière, peine à nous surprendre avec ses versions successives de l’Iphone qui n’apportent pas grand chose de plus que les précédentes. Franchement, qui se sert de Siri ?

Dans un contexte de consommation morose et une prise de conscience progressive de l’arnaque que représente l’obsolescence programmée et des méfaits qu’elle engendre sur l’Environnement, l’innovation technologique est-elle vraiment ce derrière quoi l’entreprise doit courir ?
Il est une autre forme d’innovation, bien plus essentielle et répondant à des enjeux autrement plus importants pour l’entreprise : l’innovation managériale.

Un management à réinventer à l’ère de notre économie de service

Contrairement aux produits que nous consommons, nos façons de travailler n’ont pas vraiment connu de grande innovation depuis des décennies, alors que les modes de management en place actuellement dans les entreprises datent d’une époque industrielle révolue. A l’ère du service où le savoir « intellectuel » des salariés prime sur leur savoir-faire « manuel », il est temps de revoir l’organisation du travail. « Ce n’est plus de la main-d’œuvre qu’il faut  gérer mais du cerveau-d’œuvre qu’il faut laisser s’exprimer» explique Christophe Collignon, animateur d’Imatechnologies, entreprise libérée.

Un management au service de la performance humaine

Dans ce contexte d’ultra-compétition mondialisée, c’est d’ailleurs la création de valeur et non le low-cost qui représente une voie d’avenir pour notre pays. Etre performant est désormais synonyme de création de valeur différenciante. Pourtant les entreprises ont très majoritairement envisagé leur potentiel de performance comme une donnée purement économique, chiffrable et chiffrée. Cela a conduit à considérer les hommes, c’est-à-dire leur salariés, comme une variable d’ajustement et cela s’est traduit par des délocalisations ou des conditions de travail dégradées (contrôle renforcé, réductions des dépenses sur l’entretien du matériel, etc…). Mais voilà, cette course effrénée aux réductions de coûts humains portent en elle les germes d’un nivellement social par le bas. Tandis qu’on a oublié de regarder du côté des économies d’énergie et de matières 1ères qu’on pouvait faire… alors même que la sonnette d’alarme sur la finitude de nos ressources ne cesse de  retentir et que l’économie circulaire apporte des solutions.
Des salariés désengagés, du gaspillage de ressources et un environnement toujours plus pollué. Voilà le triste bilan des politiques de performance conduite par les entreprises depuis des années. Alors on fait quoi ? On continue ?

Un management à réinventer pour s’adapter aux usages et attentes des individus

Que l’entreprise soit le sanctuaire de la performance n’est pas un mal en soi. Loin de là. Et le salarié, qui en dehors de ses heures de travail, est un consommateur exigeant comme un autre, peut comprendre qu’une entreprise doit viser l’excellence du produit et du service qu’elle fournit. Et il comprend que cela passe par la qualité de son travail. Ce qu’il ne comprend pas, c’est l’environnement de travail mis en place au sein de son entreprise, qui va à l’inverse de la performance qu’on lui demande. Ne parlons pas des procédures de contrôle/ reporting ou des degrés de liberté (avoir un badge pour aller aux toilettes, armoire des fournitures fermées à clé et ouvertes que le mardi et jeudi, tant pis si t’as plus de stylo le mercredi) qui sont variables et propres à chaque entreprise. Prenons un exemple commun à toutes : le fameux « vous n’avez pas les droits administrateurs pour effectuer cette opération » qui s’affiche sur votre écran d’ordinateur. Vous souhaitez installer une application – pour zipper des documents par exemple – mais non, vous n’avez pas le droit. Chez vous, vous disposez d’un ordinateur rapide, non administré par une autorité supérieure, mais dans l’entreprise, là où on vous demande d’être le plus performant, on vous met des bâtons dans les roues ! Chez vous, vous skypez avec vos sœurs, amis, cousins mais organiser un hangout avec un partenaire depuis votre bureau n’est pas possible !

Imaginez un peu un membre de la génération Y – qui n’a jamais connu de restrictions informatiques – et qui arrive dans l’entreprise aujourd’hui ! Il tombe sur la tête et ne comprend pas comment l’entreprise, en quête de résultats et d’efficacité, a eu l’idée de mettre en place des blocages dont il ne soupçonnait même pas l’existence. La génération Y représente 40% des salariés en entreprises aujourd’hui et 75% en 2025.
On fait quoi ? On continue comme ça ?

Une solution : le collaborativisme. Mais c’est quoi ce machin ?

Le collaborativisme est une théorie ou plutôt une philosophie managériale inspirée des logiques et pratiques observables dans l’économie collaborative.

Je suis partie en effet de l’observation de l’économie collaborative car c’est un des territoires d’innovation les plus prolifiques aujourd’hui et affichant de forts taux de croissance, de quoi susciter à priori l’intérêt des entreprises.

Et à y regarder de plus près, cette économie émergente a ceci d’intéressant qu’elle correspond aux usages que les individus ont naturellement fait des outils numériques : partager, diffuser l’information, mutualiser les biens et services comme le montrent la multiplication des blogs, l’enrichissement quotidien d’une encyclopédie collective (wikipédia), le recyclage des objets sur Leboncoin, le partage de son auto pour co-voiturer… Toutes les entreprises sont aujourd’hui convaincues de la nécessité de conduire leur transformation numérique pour rentrer pleinement dans le XXIème siècle mais s’interrogent encore sur la meilleure façon de le faire. Pourquoi ne pas partir de ce que font les individus plutôt que de leur imposer de nouveaux usages ? On fait bien appel au bio-mimétisme pour trouver des solutions industrielles, pourquoi ne pas faire de l’humano-mimetisme pour trouver des méthodes managériales innovantes ?

Surtout quand on voit que les individus connectés entre eux et pratiquant le collaboratif identifient des solutions collectives efficaces pour recréer du lien social et optimiser les ressources disponibles (budget et matières 1ères). Le rêve du chef de projet !
Alors, on fait quoi ? on s’y met !?

Evidemment, cela implique de repenser l’organisation de l’entreprise et de recréer l’environnement idoine pour laisser les talents s’épanouir et les idées s’exprimer.

Reprise d’entreprise : les promesses tenues du marché caché

La Thématique du marché caché

Dans ce cadre, soulignons que le recours à un cabinet spécialisé dans l’intermédiation va grandement faciliter le travail de recherche de cible du repreneur. De même, le cédant qui fait appel aux services d’un tel cabinet va multiplier ses chances de trouver le bon acquéreur.

 Dans le domaine de la reprise d’entreprise par des cadres personnes physiques, le plus difficile est de trouver une entreprise à reprendre.

Ce que tout repreneur devrait savoir, c’est qu’entre les chiffres théoriques des entreprises « potentiellement » à reprendre, et la réalité, l’écart est important. Hors artisans, commerçants, professions libérales, professions réglementées…, le nombre réel des transactions réalisé annuellement se situe autour de 5 à 6000, voire beaucoup moins certaines années.

>Le marché ouvert permet de s’échauffer

Le marché ouvert est celui des cédants ouvertement déclarés. Trois grandes bases couvrent une bonne partie du marché : Fusacq, le CRA et TransPME (rattaché aux CCI). Un dossier sur dix ou sur vingt seulement sera intéressant pour un repreneur, car il s’agit souvent d’un marché de seconde main. En effet, un cédant qui officialise sa future transmission, c’est souvent un cédant qui n’a pas réussi à vendre autrement. Il sera également intéressant de regarder depuis combien de temps il essaie de vendre. Pour un repreneur d’entreprise, cette source de dossiers ne doit toutefois pas être négligée, car les affaires existent, et comme rien n’est cartésien en matière de reprise d’entreprise, personne n’est à l’abri d’une bonne surprise…

>Le marché caché recèle de belles opportunités

Le marché caché de la reprise d’entreprise existe bel et bien, à tel point qu’on estime qu’il représente environ 60 %, voire plus, des transactions. L’explication est simple : les cédants, généralement, souhaitent garder la confidentialité absolue de leur projet de cession, afin que les clients, les fournisseurs, et le personnel n’exploitent pas la situation.
L’intérêt : le repreneur ne sera plus, ou sera moins, en concurrence sur les dossiers.

>Comment se positionner sur le marché caché ?

En en parlant, à tout le monde, dans tous les cercles possibles et imaginables. Les anecdotes sont nombreuses sur le « hasard » grâce auquel certains ont trouvé une entreprise à reprendre. Pour Dominique Tamborini : «Au cours des formations au CRA et dans différents lieux de rencontre, j’avais sympathisé avec d’autres repreneurs. Nous nous réunissions régulièrement entre nous, pour nous soutenir le moral et échanger nos expériences. Après plus d’un an et demi de recherche toujours infructueuse, l’un d’eux m’a orienté vers une entreprise avec laquelle il avait été en contact deux ans plus tôt, mais dont le cédant, à l’époque, n’était pas mûr, et en me conseillant de tenter ma chance. » Dominique contacte « l’ancien » cédant, rendez-vous est pris, et l’affaire fut conclue ensuite assez rapidement.

Pascal Ferron recommande : « Diffusez votre fiche de cadrage aussi largement que possible, à tout votre réseau, experts-comptables, notaires, avocats, banquiers, amis, voisins, relations de près ou de loin. Il faut aussi que vous sachiez en quelques mots présenter ce que vous recherchez, ce que vous pouvez apporter. Mais le secret est d’en parler à un maximum de gens. »
Pour les repreneurs dont le seul critère est un secteur géographique donné, une autre solution est de quadriller systématiquement ledit secteur et de passer des appels téléphoniques.

>Identifier le degré de maturité du cédant
Parmi les précautions à prendre dans ce cas, il s’agira d’identifier le degré de maturité du cédant. En effet, s’il s’agit pour celui-ci d’une première proposition, il y a fort à parier qu’il aura besoin de plusieurs mois pour se faire à l’idée de vendre son entreprise. Et, en conséquence, de faire perdre un temps précieux au repreneur d’entreprise. Ce facteur temps est à prendre en compte : le temps du cédant (qui a sa vie, son entreprise qui tourne, qui a le temps, donc) n’est pas le même que celui du repreneur, qui, lui, vit sur ses réserves qui ne sont pas éternelles…

En s’intéressant au marché caché, deux indices sont révélateurs pour savoir si le cédant est prêt à vendre :
–        Est-il entouré de conseils, au moins un expert-comptable et un avocat, ce qui signifie qu’il a déjà réfléchi au problème ;
–        A-t-il des projets d’avenir pour après la cession, ce qui démontre qu’il est psychologiquement prêt.

Stéphane Meunier précise que si le repreneur en herbe n’est pas toujours très à l’aise pour faire de l’approche directe, il existe des services – notamment ceux de la CCI de Paris – qui peuvent se charger de cette besogne.

>Les critères d’un bon dossier de reprise
Qu’un repreneur ait trouvé une entreprise grâce au marché ouvert ou au marché caché, un « bon » dossier de reprise est identifié grâce aux critères suivants :
–        un cédant vraiment vendeur,
–        un processus préparé par lui,
–        un prix de cession cohérent, qui permet, en plus du remboursement de la dette, de garder des liquidités pour assurer le développement futur de l’entreprise,
–        un dossier finançable,
–        et surtout, insiste Pascal Ferron, une entreprise dont le repreneur identifie immédiatement le potentiel de développement.

Comment obtenir un prêt pour son entreprise ?

obtenir un prêt pour son entrepriseAvec la crise, les banques prêtent de moins en moins aux entreprises. Partant de ce constat, les pouvoirs publics ont mis en place des dispositifs pour soutenir les initiatives entrepreneuriales. Les particuliers aussi proposent désormais des solutions alternatives par le bais du crowdfunding notamment. Comment mettre toutes les chances de son côté afin d’obtenir un prêt pour financer sa création d’activité ?

Les pré-requis

Avant de solliciter un prêt, vous devez tout mettre en œuvre pour que votre projet séduise les investisseurs.

Réalisez un business plan solide
Document incontournable, votre business plan devra permettre de saisir les points clés de votre projet, votre ambition à moyen /long terme, et votre modèle de génération de revenus (le business model). Un bon business plan constitue un gage de sérieux. Cela signifie que vous avez réfléchi à votre projet et en avez cerné les principaux enjeux.

Établissez un prévisionnel réaliste
Le prévisionnel financier (avec ses différents tableaux) sera l’outil de référence pour vous accorder un prêt. Aussi devra-t-il être réaliste et cohérent en fonction de votre marché. Fondez sa construction sur des faits vérifiables (chiffres d’affaires des concurrents, études de marché sectorielles, etc.). Vos prévisions de résultats ne seront pas nécessairement justes (c’est l’idée même du prévisionnel) mais elles devront être réalistes et réalisables (et en lien notamment avec votre force de vente et votre budget de communication). Vous trouverez ici un outil pourréaliser votre prévisionnel financier.

Après le bouclage de vos documents financiers, il sera plus aisé de solliciter un prêt pour votre entreprise.

Les acteurs à solliciter

Le prêt bancaire classique
Même si les banques sont plus prudentes dans l’octroi de crédits, elles demeurent pour autant des acteurs incontournables en matière de financement de la création d’entreprise. Pour les approcher, en plus d’un prévisionnel solide, il faudra bien souvent veiller sur deux points, facteurs clés de succès :

  • L’apport personnel : les banques sont de plus en plus exigeantes quant aux fonds propres. Assurez-vous d’avoir un apport équivalent à 15 à 30% de votre besoin en financement. Si vos économies ne suffisent pas, n’hésitez pas à faire appel à la famille (le love money) afin de constituer un capital de départ significatif.
  • La garantie : dans la majorité des cas, la banque vous demandera une garantie avant l’octroi d’un crédit. Cela permet à la banque non seulement de se prémunir en cas de défaut de paiement mais surtout de partager le risque. Des organismes tels que BPI France (ancien Oséo) ou France Active peuvent venir en garantie et ainsi renforcer la crédibilité de votre dossier de demande de prêt.

Le Prêt à la création d’entreprise (PCE)
Vous pouvez recourir au PCE si vous avez un petit projet à financer. Ce dispositif consiste en un prêt bancaire sans garantie ni caution personnelle. Les montants octroyés sont généralement compris entre 2000 et 7000 euros et doivent servir à financer les besoins immatériels de l’entreprise (frais de lancement, BFR). Le PCE doit être nécessairement accompagné d’un prêt bancaire classique.

Prêt bancaire classique et PCE sont deux solutions pour financer son entreprise à condition de mettre toutes les chances de son côté en réalisant un business plan et un prévisionnel de qualité.

Après la création de son entreprise : les indicateurs à surveiller

indicateurs à surveillerLes études le démontrent : le taux de pérennité des entreprises 3 mois après la création est en moyenne de 70%. 3 entreprises sur 10 n’existent plus au bout de la 3e année. Différents facteurs expliquent ce chiffre (le choix du secteur d’activité, la mise de départ, la personnalité du dirigeant, les soutiens, etc.)
Aussi, le suivi de certains indicateurs dès les premières années d’exercice peut vous aider à passer ce cap fatidique des 3 ans. En voici quelques-uns.

L’analyse de son environnement

L’entreprise n’évolue pas en vase clos. En une ou deux années d’activité, votre environnement concurrentiel, les tendances d’achat ou de consommation ont peut-être évolué. Une analyse Pestel peut vous permettre de mettre en évidence des carences de votre business model ou a contrario des gisements de croissance. En tous les cas, l’analyse de votre environnement doit permettre soit de vous adapter, soit de conforter vos choix.

Le suivi des objectifs commerciaux

Les indicateurs commerciaux sont primordiaux pour une jeune entreprise. Lors de l’établissement de votre stratégie vous avez fixé des objectifs de vente. De ces objectifs dépendent la survie financière de votre entreprise sur le long terme. En effet, la gestion de votre affaire engendre des coûts (dépenses) qu’il faut compenser par des recettes. Aussi devez-vous surveiller cet indicateur et vous remettre en question si besoin :

  • Votre stratégie commerciale est-elle efficace ?
  • Vos commerciaux sont-ils performants ?
  • Avez-vous ciblé les bons clients ?
  • Etc.

Le suivi de l’évolution des coûts

Pour être compétitif, vous devez apporter une offre qui correspond à la demande en termes de qualité et de prix. Le tarif de vos prestations dépend de différents facteurs (prix relevés à la concurrence, coût des matières premières, fournisseurs, stockage, etc.). Une analyse des coûts à N+1 peut permettre un recentrage. Vous devrez peut-être revoir vos prix à la hausse ou à la baisse. Vous ne pouvez pas maintenir les mêmes tarifs alors même que tous vos concurrents pratiquent des prix plus bas. Si vos coûts de fabrication augmentent, il vous faut bien l’intégrer au risque de vendre à perte ou de ne pas dégager de marge.

Suivi du plan de trésorerie

Autre indicateur essentiel, le plan de trésorerie permet de suivre au mois le mois l’activité de l’entreprise. En N+1 ou N+2 vous aurez une ou deux années de recul. Cela vous permettra :

  • D’établir un prévisionnel au plus près de la réalité en se basant sur les années précédentes
  • D’analyser les écarts et y apporter des correctifs pour les années suivantes

L’objectif est d’anticiper les choses et de garder une trésorerie saine : lors du lancement de l’entreprise, l’argent est le nerf de la guerre.

Analyse de certains ratios comptables

Pour terminer, la lecture de vos documents comptables peut vous permettre d’analyser la performance de votre activité. Certains ratios donnent des indications utiles :Capitaux propres / endettement total
Ce ratio concerne la solvabilité de votre entreprise. De manière générale celui-ci doit être supérieur à 0,5. En deçà, cela signifie que votre entreprise a du mal à rembourser ses dettes.

Résultat d’exploitation / chiffre d’affaires
Ce ratio indique la performance de votre activité et la rentabilité de votre exploitation.

Chiffre d’affaires HT de l’année N/chiffre d’affaires HT de l’année N-1
Ce ratio vous aidera à calculer le taux de croissance de vos ventes. Vous pourrez ainsi savoir si vous faites mieux que les années précédentes et/ou mieux que vos concurrents (en effectuant notamment une analyse comparative avec les chiffres de votre secteur d’activité).

Il existe beaucoup d’autres indicateurs. Mais il n’est pas nécessaire de tous les connaitre. Choisissez lesinformations les plus pertinentes en fonction de votre entreprise et du secteur d’activité.

Choisir son business model – modèle économique

le modèle économique ou business model

Le business model ou modèle économique en français peut être rapidement défini comme la stratégie mise en place par une entreprise pour gagner de l’argent. Étape indispensable dans la création d’une entreprise, il doit être construit pendant la rédaction du business plan. En effet, une fois l’idée présentée aux financeurs potentiels, il est nécessaire de démontrer la capacité de la structure à générer des gains. C’est pourquoi on considère souvent le business model comme le cœur du business plan. Pour bâtir un projet de création solide il faut donc créer un modèle économique cohérent en s’inspirant de ceux déjà existants…

Les différents Business Models

Le choix du business model pour une entreprise dépend de son identité, de son offre et de sa stratégie. Il faut donc bâtir son modèle économique à partir de ces trois éléments. Il est effectivement conseillé de combinerplusieurs business models pour sécuriser l’activité de l’entreprise. Pour ce faire voici les principaux modèles économiques utilisés par les entreprises :

  • les enchères, dans ce business model ce sont les clients qui fixent eux-mêmes le prix du produit ou du service. Il est à noter qu’un système d’achat immédiat doit être mis en place pour satisfaire les clients pressés.
  • le freemium, contraction de free (gratuit) et de premium (haut de gamme), ce business model consiste à fournir une partie de l’offre gratuitement aux utilisateurs mais à bloquer certains contenus réservés aux membres premium. Au final ce sont ces derniers qui payent pour les utilisateurs free. Ex : Viadéo
  • le modèle de l’abonnement consiste simplement à commercialiser un produit ou un service contre une inscription d’une durée déterminée. Ex : Le Monde.
  • le cashback, business model qui consiste à donner un avantages aux meilleurs clients sous la forme de points ou de remboursements. Le modèle de cashback le plus connu est celui des « Miles » des compagnies aériennes.
  • l’affiliation, c’est le business model de nombreux site internet, vous proposez des publicités pour d’autres entreprises qui vendent leurs produits ou services. Dès lors qu’un internaute clic sur la bannière publicitaire et réalise une action (inscription ou achat) vous percevez une commission. Ex : les comparateurs mobile.
  • la vente à domicile, les ventes se concentrent sur des cercles de clients réduits et mise sur le bouche à oreille et les recommandations pour se développer. Ex : réunion tupperware
  • la ventes flash – ré-intermédiation – dé-stockage, la création de partenariats avec des marques permet de revendre leurs invendus ou produits des collections passées à des prix cassés. Ex : Ventes privés
  • le modèle low cost, consiste à utiliser un business model existant et qui a fait recette mais en proposant une offre réduite à sa plus simple expression, c’est à dire en supprimant toutes les options et tous les avantages « super fluts ». Ex : Easy Jet.
  • l’adaptatif, ce business model permet d’optimiser les ventes des entreprises proposant un produit ou un service qui non vendu est perdu. Ce business model est basé sur la variation des prix en fonction de la demande et des habitudes de consommation des clients. Ex : la SNCF
  • le modèle de l’utilisation, qui est le plus basique de tous, l’utilisateur paye un prix unique pour chaque utilisation du service. Ce prix doit être faible pour inciter le client à répéter plusieurs fois l’acte d’achat. Ex : machine à café
  • le modèle au temps passé, qui comme son nom l’indique permet aux consommateurs de profiter de services et de ne payer que le temps d’utilisation. Ex Cyber-café.
  • la transaction sur des ventes, l’entreprise génère son revenu en prenant une commission sur les ventes qu’elle organise. Elle permet à l’offre de rencontrer la demande. Ex : le bon coin.
  • le tout gratuit, dans ce business model ce sont les annonceurs qui financent les supports (sites internet, magazines, journaux, etc). Il permet ainsi d’offrir un service de qualité gratuit aux utilisateurs. Ex : 20 Minutes
  • le modèle dit de l’imprimante, il fonctionne en deux étapes, tout d’abord vendre un produit de base à perte avec une marge très faible, puis commercialiser les recharges pour ce produit à des marges élevées. Ex : Nespresso.

Exemple : Le business model d’un Food Truck

Le propriétaire d’un camion restaurant propose des déjeuners à ses clients. Il vend principalement à des salariés qui mangent « sur le pouce » entre 12h et 14h. Il réalise lui même l’ensemble des plats dans son camion et effectue aussi la vente en Business to Customers. Son camion est son outil de production. Il travaille seul et représente donc l’intégralité des Ressources Humaines. Enfin il fait lui même ses courses sur le marché pour proposer des produits de qualité (matières premières) qu’il transformera. Le panier moyen des clients est de 10 euros, les charges variables de production représentent 20 % et les frais fixes représentent 30 %. Il peut donc espérer dégager une marge maximale de 50 % de son chiffre d’affaires. Son business model basé sur la vente de repas est donc viable.

Mon conseil :

Il est important de garder à l’esprit que chaque entreprise est unique et donc que son business model doit aussi l’être. Inspirez-vous de cette liste non exhaustive pour bâtir votre propre business model. Enfin, une fois figé vous pouvez utiliser la matrice des 9 blocs de Alexander Osterwalder pour le présenter aux financeurs.

Les réseaux sociaux d’entreprise sont efficaces mais ne s’improvisent pas !

letemps_1701_rseTous les managers, et donc les collaborateurs, sont concernés par la question de l’«engagement» personnel au travail. Plus fort il est, meilleures sont la solidité et la performance de l’entreprise. Le sujet n’est pas nouveau, mais il a pris un tour inédit avec la montée en force des réseaux sociaux.

Certes, l’obligation de réserve et une légitime discrétion vont toujours de pair avec la fidélité ou la loyauté vis-à-vis de l’entreprise. Mais les managers sont soucieux d’améliorer la qualité de services et de ménager des gains de temps. Ils souhaitent donc des collaborateurs toujours plus concernés et engagés dans les projets et des dossiers dont ils ont la responsabilité.

Notre écosystème social étant devenu global, les entreprises tentent de «capturer» les avis favorables et de multiplier leur propagation sur les réseaux. Chacun d’entre nous devient potentiellement l’ambassadeur de sa marque. Mais il faut aussi essayer tant bien que mal de circonvenir les déçus et les mécontents: clients ou fournisseurs.
Du point de vue l’entreprise, les collaborateurs sont une source de pertinence, de savoir-faire, d’intelligence. Leur engagement est nécessaire comme support à l’innovation, pour aider à l’accueil des nouveaux collaborateurs ou encore pour faciliter la transmission des savoirs.
Les réseaux sociaux d’entreprises (RSE) peuvent servir de catalyseurs. Ils permettent d’identifier les compétences dont l’entreprise a besoin pour faire avancer un projet, partager des documents de façon collaborative, ou encore, promouvoir des bonnes pratiques pour un métier ou une fonction. Lieu d’échange, le RSE permet idéalement aux employés de discuter librement d’idées et de propositions. L’entreprise peut n’en retenir que les meilleures et ainsi favoriser l’excellence.
La mise à disposition de plateformes techniques permet d’aller dans ce sens, mais elle ne suffit pas. En effet, s’engager est un acte volontaire qui requiert un accompagnement. La créativité et la pertinence ne peuvent éclore que dans un système où règne la confiance.
La valorisation du «social», c’est-à-dire des discussions et des échanges dans et au service de l’entreprise, doit absolument se faire suivant des objectifs clairs et précis. Exemple: cette entreprise suisse de distribution qui a lancé un réseau pour engager un dialogue direct avec le personnel des magasins. Le premier bilan est très positif et montre un bon niveau de participation, des propos modérés et des propositions intéressantes, méritant une étude.
Autre exemple: une entreprise internationale de taille moyenne où le RSE est devenu un espace de dialogue et de gestion, simple et convivial au travers de communautés dédiées. Là, partenaires et revendeurs du monde entier communiquent.
Il apparaît cependant que le soutien des dirigeants aux réseaux sociaux n’est pas suffisant. Un RSE nécessite une véritable gouvernance. Celle-ci permet d’établir la confiance, ingrédient sans laquelle les réseaux auront du mal à trouver une légitimité aux yeux de ceux dont on attend le plus en termes de pertinence et de richesse: les employés contributeurs.
Le RSE ira bien avec un guide de pratiques et des conseils simples et transparents. Les communautés seront alors vivantes et les participants y trouveront de la valeur.

Enfin, le RSE doit se fonder sur une stratégie éditoriale, c’est-à-dire un ton et un cadre pour les communautés et les contenus, quand bien même tout un chacun peut y contribuer à son niveau et selon son envie. Il va aussi sans dire que les questions relatives à la protection et l’utilisation des données doivent faire l’objet de toutes les garanties nécessaires. L’existence de récompenses peut être un moyen d’émulation.
Cela dit, une enquête réalisée en novembre 2013 auprès de 138 entreprises par le Lab des Usages – un observatoire privé français – montre que la plupart des initiatives en matière de réseaux sociaux d’entreprises restent encore dans un périmètre très conservateur: la collaboration autour de projets techniques, le «go to market» pour un nouveau produit ou encore la préparation d’une opération de communication.

Les quatre vertus cardinales de l’entreprise 2.0

 

On en n’est plus à se demander ce que sera l’entreprise de demain, nous sommes en train de la construire et, à ce stade, il y a des choix à faire et c’est le moment de s’exprimer.

Quelque(s) soi(en)t le(s) chemin(s) que prend l’organisation pour mettre en oeuvre les méthodes et les outils qui servent son évolution, la démarche s’inscrit d’emblée dans un contexte humain (et social) qui «oblige» l’entreprise à valoriser 4 vertus cardinales, charnières.

l’Humilité

Durant ces dernières décennies, l’entreprise et les «gestionnaires» ont parfois perdu le sens des réalités et le contact avec le terrain, d’où une certaine arrogance.
La réalité économique et sociale, cause et/ou conséquence de nouveaux comportements, oblige les entreprises à adopter un comportement plus humble.

A l’instar du marketing des décennies passées, il ne suffit plus d’asséner, de faire du bruit ou de décider, il faut être LEGITIME !
La légitimité ne se décrète pas, elle est «ressentie» par les autres au travers de votre comportement et pour avoir une chance, il faut savoir non seulement écouter, mais également considérer que l’avis (le commentaire) de l’autre a, à priori, autant de valeur et de pertinence que le sien, et donc d’accepter, avec tolérance et bienveillance, d’en discuter ouvertement et sans discriminations.

L’humilité n’empêche en rien la passion, ni la raison, ni l’argumentation, mais elle concoure à optimiser l’exploitation des avis pour mieux faire en toute légitimité !

la Justice

La légalité ne suffit plus et le sentiment d’injustice est trop important pour que les entreprises ne se sentent pas concernées.
Sans sentiment de justice, il n’y a pas non plus de légitimité possible.
Les entreprises ont tout intérêt à adopter un comportement et des méthodes qui ne rendent pas vains leurs discours quant à la responsabilité sociale.
En tant que personne morale, l’organisation (commerciale ou pas) doit assumer, au même titre que tout à chacun, la pluralité de ses rôles et ne pas s’en tenir aux seuls qui l’arrangent.
Un comportement juste est signe de responsabilité et de maturité et il concoure largement à optimiser les relations de l’entreprise avec tous les acteurs de son écosystème, et ce, au mieux de ses intérêts.

la Transparence

L’opacité est devenue insupportable et c’est tout le corps social qui la rejette.
Sous prétexte de discrétion, les entreprises ont largement pratiqué le mensonge, la manipulation, pour aller, dans certains cas, jusqu’à l’escroquerie !
Tous les secteurs ont concernés : de la finance, aux équipementiers sportifs en passant par l’agro alimentaire et il est temps de changer pour plus de transparence.
Personne ne support plus d’être pris pour un «bobet» [expression vaudoise] et les entreprises qui vont au devant de leurs clients dans les réseaux sociaux découvrent la soif de transparence de ceux-ci !

La mise en oeuvre réelle de stratégies et de méthodes en support à la transparence est un facteur de différenciation important et une «garantie» de survie à moyen terme !

et enfin, la Force

On a l’habitude de dire qu’on est plus fort à plusieurs que tout seul !
Et pourtant, dans beaucoup d’entreprises, on a tout fait pour casser le «team spirit», terme très largement employé dans les présentations, mais absent des réalités de terrain où «diviser pour mieux régner» semble être l’apanage !

L’entreprise de demain, c’est d’abord ducollectif (pas que, mais…) et elle doit être suffisamment forte pour assurer son développement par l’innovation dans un contexte hyper concurrentiel, mais également pour créer des relations de confiance au sein de son écosystème.

La Force est source de constance au service de la réalisation de l’objectif.
Elle suppose un engagement sans faille et en cela, elle contribue à valoriser l’entreprise au delà de ses produits et de ses services.

Mais, ces quatre vertus ne seront rien sans un véritable leadership !

Il appartient, en effet, aux leaders d’opinion et autres évangélistes du 2.0 de s’abstraire un peu des processus, des méthodes et des systèmes (applications), pour proposer et mettre en avant, au service d’une vision, les «vraies» conditions de transformation de l’entreprise !

Quand les générations « s’en-mêlent »

GENERATION Y

De quoi parle-t-on lorsque l’on évoque la génération Y ?

Au sens sociologique du terme, elle désigne la classe d’âge de ceux nés entre la fin des années 70 et la fin des années 90. On les nomme Y, « why » en phonétique anglaise, pour désigner le sens qu’ils cherchent à toute action. Marc PRENSKY les nomme les « digital natives » car ils ont grandi avec le boom du numérique. On peut lire également la « génération Peter Pan » pour repousser certains rites de passage à l’âge adulte.

Cette génération est caractérisée par sa capacité à maitriser les nouvelles technologies, sa créativité, sa promptitude à la remise en cause, à trouver les informations qui fâchent, à bousculer les règles de l’entreprise, à mettre en avant leur droits plus que leurs devoirs, à être plus centrés sur des valeurs individuelles que collectives. Une relation à l’autorité moins soumise, la recherche du plaisir au travail, une moindre frontière entre vie privée et vie professionnelle, la valorisation de l’équité, ou encore le désir d’être autonome rapidement.

Très bien réalisée par Adesias et Voix Off Agency, jetez un oeil à cette vidéo :

Mais peut-on vraiment caractériser cette génération de la sorte ?

Peut-on vraiment dire que le désir d’être autonome n’appartient qu’à la génération Y ? Toutes les générations peuvent se prétendre à l’être, ce qui nous permet donc de relativiser certaines caractéristiques de la génération Y et de regarder l’époque qui l’a vue grandir.

La génération Y, dernière arrivée en date sur le marché du travail, est actuellement en prise avec la génération X (milieu des années 60 – fin des années 70) et celle des Baby Boomers (après-guerre – milieu des années 60). Il y a aussi la vision portée par les générations les unes sur les autres.

De tous temps, les générations plus anciennes ont porté un jugement sur leurs cadets – et réciproquement. A la fin de XIXème siècle, Oscar WILDE écrivait déjà « la nouvelle génération est épouvantable. J’aimerais tellement en faire partie ». La capacité à remettre en cause le système n’est-elle que l’apanage de la génération Y ? Non, bien entendu, chaque génération a souhaité faire sa révolution individuelle ou collective lorsqu’elle en a eu l’opportunité.

S’agissant de la génération Y, il est important de comprendre les composantes du contexte civilisationnel qui l’accueille :

  • Un modèle familial dans un mouvement de décomposition et de recomposition qui s’accélère, provoquant une mutation de la cellule familiale traditionnelle,

  • Un modèle économique capitaliste mondialisé, toujours plus générateur d’inégalités, dont l’accès au travail,

  • Une perte de crédibilité de la part des institutions nationales et supra nationales,

  • Une généralisation des études longues qui retarde l’arrivée des Y sur le marché de l’emploi,

  • L’ouverture des sociétés aux différences autrefois davantage stigmatisées ou tues,

  • L’insécurité quotidienne symbolisée par le racket, les actes d’incivilité,

  • Le développement des NTIC qui favorise une hyper connexion permanente.

Chacun de ces éléments mérite en soi d’être traité en détail, d’exposer des thèses et d’en débattre. Pour autant, en synthèse, on constate un phénomène de mouvement civilisationnel plus intergénérationnel que centré uniquement sur la génération Y, ce que Gary HAMEL appelle la « web génération ». Sous l’influence du contexte actuel et de l’usage massif des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans notre quotidien, il identifie 12 caractéristiques qui émergent chez cette « web génération » intergénérationnelle :

  • Toutes les idées peuvent rivaliser sur un pied d’égalité,

  • La contribution compte plus que les références (titre, âge,…),

  • Les hiérarchies sont naturelles, non prescrites,

  • Les leaders servent plutôt que président (Cf. Robert GREENLEAF, the Servant as a leader),

  • Les tâches sont choisies, non assignées,

  • Les groupes s’auto-définissent et s’auto-organisent,

  • Les ressources, cela s’attire, cela ne s’affecte pas,

  • Le pouvoir s’obtient en partageant non en thésaurisant,

  • Sur le web, les utilisateurs peuvent opposer leur véto à la plupart des décisions,

  • Les récompenses intrinsèques sont celles qui comptent le plus,

  • La médiocrité est toujours révélée au grand jour (notation en ligne),

  • Les contestataires peuvent se coaliser facilement.

Pour Hamel, les valeurs profondes du Web – ouverture d’esprit, méritocratie, flexibilité, collaboration – le rendent extrêmement souple, innovant et attirant. Ces valeurs doivent influencer ou devenir les valeurs des entreprises modernes.

Mais alors, quels sont les défis à relever dans l’entreprise, notamment au niveau managérial ?

Pour faire face à la défiance qui s’empare des individus (par rapport à l’autorité familiale, l’autorité de l’école, l’autorité des institutions…et l’autorité managériale), et pour garantir le futur équilibre encore instable del’écosystème de l’entreprise, il faudra transiter progressivement d’un leadership transactionnel qui s’appuie sur la seule autorité de statut, vers de nouvelles formes de leadership qui s’appuient sur une autorité naturelle, dans lesquels les individus se retrouveront davantage.

Sur quoi une autorité naturelle peut-elle se fonder ? On peut mettre en avant l’autorité de compétence. Ce n’est pas le titre, la fonction ou le nombre de barrettes sur les galons qui fondent la légitimité de l’autorité managériale, mais la maitrise des compétences managériales elles-mêmes (organisation, conduite des rendez-vous individuels et collectifs, connaissances techniques, qualité de l’accompagnement…).

L’autorité charismatique, incarnée par le manager, qui par ses qualités intrinsèques de communicant, sa capacité à donner du sens aux actions aussi simples soient-elles, arrivera à mobiliser l’énergie de ses équipes.

Ou encore l’autorité sapientiale qui lui confère aussi sa légitimité, se fondant sur les valeurs morales et les actions concrètes du manager. Ce type d’autorité met en lumière des valeurs aussi collectivement nécessaires que le courage, la justice, l’équité, la probité, l’altruisme, la tolérance….

On l’aura compris, la génération Y est une forme de symptôme de notre mutation civilisationnelle.

Ce sont les « Baby Boomer » et les « X » qui ont emprunté la terre des « Y », mais les trois générations aujourd’hui dans l’entreprise sont co-responsables de leur sort.

Ensuite, on peut avoir des comportements qualifiés de ceux de la génération Y alors que l’on est un « X » ou un « Baby Boomer ». Des comportements collaboratifs peuvent émerger quelle que soit l’expérience de l’individu. Il convient alors de regarder ces comportements et d’adapter son fonctionnement.

La question du management doit donc avant toute chose s’emparer de ce qui fonde aujourd’hui sa légitimité, et qui ne peut plus s’appuyer uniquement sur un fonctionnement autocrate seul, mais sur des hommes dont les valeurs morales seront aussi les piliers de l’organisation entrepreneuriale.

Ecrit par Olivier SUBE

« le marketing web n’est pas gratuit » !

Oui vous avez bien lu le titre: « le marketing web n’est pas gratuit » !

Je tiens à le souligner parce qu’un phénomène plus ou moins explicable fait en sorte que la majorité des gens au Québec font le saut lorsqu’on leur dit que certains sites web peuvent couter plusieurs milliers de dollars et leur souffle coupe lorsqu’on leur dit que pour avoir des résultats, il faut investir plusieurs milliers de dollars par mois.

Il y a une espèce de pensée magique qui veut que le web puisse régler tous les problèmes d’une entreprise, mais que ça doive seulement couter quelques « peanuts ». Malheureusement, le père Noël n’existe pas…

Dans cet article, je vous ouvre les yeux sur les coûts reliés à l’opération de l’usine du père Noël en vous démontrant pourquoi le marketing web n’est pas gratuit.

Père Noël

Le marketing web nécessite du temps

La première raison pour laquelle le marketing web n’est pas gratuit est parce qu’il demande du temps. BEAUCOUP DE TEMPS! Et comme vous le savez tous: « Le temps c’est de l’argent! »

N’allez pas penser que les experts du web peuvent tout vous régler en 3 clics. C’est faux. Certaines tâches peuvent nécessiter des centaines d’heures, voire même des milliers!

La production de contenu optimisé pour le web en est un très bon exemple. Dans mon plus récent article, je mentionnais quelques statistiques sur le marketing web et les plus intéressantes sont probablement les 2 suivantes:

  1. La longueur moyenne du contenu d’une page web qui se positionne dans le top 10 des résultats de Google pour n’importe quel mot-clé est d’au moins 2000 mots. (QuickSprout).
  2. Les entreprises qui ont un site qui compte entre 401 et 1000 pages obtiennent 6 fois plus de leads que celles qui ont un site qui compte entre 51 et 100 pages (HubSpot Lead Generation Lessons from 4,000 Businesses, 2011).

Donc, si on fait quelques petits calculs rapides, 1000 pages x 2000 mots = 2 000 000 mots.

Une étude (Karat, Halverson, Horn, Karat, 1999) a démontré qu’en composition de texte (et non en transcription) l’humain peut atteindre une vitesse moyenne de rédaction de 19 mots par minutes.

Alors, avec 2 000 000 de mots à rédiger et une vitesse de 19 mots par minutes, cela prendra environ 105 263 minutes, soit 1754 heures de rédaction pour avoir un bon site web. Encore là, il ne s’agit que de la rédaction! Il manque encore tous les temps alloués à la stratégie, au graphisme, à la programmation, à l’automatisation, aux publicités, au marketing par courriel, etc.

Calculez ça comme vous le voulez, mais que vous fassiez affaire avec un équipe interne ou externe les salaires horaires des professionnels du web font en sorte que votre marketing web ne pourra définitivement pas être gratuit!

Le web demande du temps

Le marketing web nécessite des outils

Une deuxième raison qui explique la non-gratuité du web est que pour mener des activités prospères en ligne il faut se munir d’un minimum d’outils qui ont tous un coût plus ou moins élevé.

Il est vrai qu’il existe une panoplie d’outils web gratuits, mais ces outils sont souvent destinés aux très petites entreprises et aux particuliers qui veulent gérer de petites initiatives en ligne.

Pour une PME ou une grande entreprise, les outils gratuits ne suffisent plus. Il faut investir dans des outils professionnels. Pensez-y, tous les professionnels en gestion ont des outils pour exécuter leur travail. Les comptables ont Acomba, Les gens de TI ont SAP… Pourquoi les marketers devraient être les clowns qui se contentent d’Excel?

Il existe maintenant des outils de marketing performant pour vous permettre de planifier, implanter et mesurer vos campagnes marketing. Il y en a de tous les prix et pour tous les besoins. Chose certaine, c’est que votre équipe web ne peut pas s’en passer!

outils web

Le marketing web nécessite des connaissances

La croyance que sur le web tout est gratuit ou coûte très peu cher nous vient du temps ou, dans les années 1990, les projets web des petites entreprises du Québec étaient entrepris par un neveu doué en informatique ou le beau-frère du patron.

Malheureusement, cette époque est révolue. Le web a beaucoup évolué et il constitue un environnement très complexe qui nécessite des connaissances approfondies. Les spécialistes du marketing web ont maintenant des formations universitaires avancées. Par exemple, la totalité des employés de FLY Conseils a une maitrise.

De plus, comme les programmes universitaires en marketing web sont désuets au Québec, les experts du web sont obligés d’être autodidactes et de courir les blogues, les webinaires, les livres et les formations en provenance de nos voisins du sud afin de se tenir à la fine pointe des évolutions du marketing en ligne.

Dans cette optique, puisque le marketing sur internet nécessite une main-d’oeuvre hautement qualifiée cela fait en sorte que les coûts reliés à l’embauche de cette main-d’oeuvre sont élevés, mais elle en vaut la peine!

Le marketing web nécessite une équipe

Tel que mentionné dans le point précédent, le web nécessite beaucoup de connaissances multidisciplinaires. Personne sur terre ne peut tout connaître du web (même pas moi et les autres auteurs de ce blogue :P). En effet, personne ne peut être un expert dans tous les aspects suivants:

  • la publicité display
  • la publicité sur les moteurs de recherche
  • la publicité sur les médias sociaux
  • La gestion de communauté
  • Le SEO
  • Le graphisme
  • La programmation web
  • La gestion de contenu
  • le marketing par courriel
  • l’expérience utilisateur
  • la vente en ligne
  • la génération de prospect
  • le marketing vidéo
  • le marketing mobile
  • le référencement local
  • la planification stratégique
  • la mesure des performances web
  • le marketing par affiliation
  • le remarketing
  • etc.

Donc, qu’elle soit à l’interne ou à l’externe, votre marketing web à besoin d’une équipe.

Équipe marketing

Le marketing web nécessite une stratégie

Un autre point qui fait en sorte que le marketing internet ne peut être gratuit et qu’il faut investir en réflexion stratégique avant d’investir en exécution de tactiques.

Je comprends qu’il peut parfois être frustrant de payer pour des choses non concrètes comme des conseils et des recommandations et difficile de le faire comprendre à son patron. Par contre, ces éléments sont des atouts qui peuvent faire la différence entre investir x $ sur le web pour n’obtenir aucun résultat et investir 1,5x $ et faire croître son entreprise.

Si vous hésitez encore à investir en stratégie web à cause des coûts que cela implique, vous vous rendrez compte un jour que vous perdez encore plus en faisant des erreurs fâcheuses.

Le marketing web nécessite de l’optimisation

Finalement, le dernier élément qui fait en sorte que le marketing sur le web n’est pas gratuit est que vous ne pouvez jamais considérer votre projet web comme terminé. La présence web d’une entreprise est un processus évolutif sans fin. Il y aura toujours quelque chose à améliorer. C’est ce qu’on appelle l’optimisation web.

Étant un outil totalement mesurable, le web nous permet, à l’aide d’analyses des données qu’il génère, de prendre du recul et de poser des actions dans le but d’optimiser les résultats. Rien ne sera jamais parfait et vous devez donc investir des sommes de façon récurrente pour maintenir et améliorer votre présence web.

Investir dans un nouveau site au 4-5 ans et ne rien faire d’autre entre temps n’est décidément pas l’option la plus avantageuse pour votre entreprise si vous voulez vous démarquer sur le web. Vous devez avoir un plan marketing web.

Voilà, j’espère que vous comprenez mieux maintenant pourquoi vous ne vous en sortirez pas sur le web sans investir un budget précis et réaliste. Si vous avez des commentaires ou réactions par rapport à cet article, il me fera plaisir de vous lire dans la section de commentaires au bas de cette page.

Un futur sans emploi

Une chose semble certaine : nous nous préparons à un futur sans emploi. Ou, en tout cas avec beaucoup moins d’emplois tels que nous les connaissons aujourd’hui. Les causes sont à la fois connues et nombreuses.

A commencer par les robots et autres machines intelligentes qui vont demain remplir un nombre croissant d’emplois aujourd’hui tenus par des humains. L’autre dimension vient des nouveaux modèles économiques et nouveaux modèles de travail qu’on qualifie aujourd’hui de digital labor.  Ce dernier prend un grand nombre de formes, du chauffeur Uber au Mechanical Turk d’Amazon, certaines plus enviables que d’autres, mais qui partagent un trait commun : une création massive de richesse d’un coté et une insécurité économique croissante de l’autre. Une « seconde économie » se forme, invisible, digitalisée et avale des emplois que, contrairement aux révolutions précédentes, nous ne verrons plus réapparaitre dans un secteur nouveau remplaçant l’ancien. Quant à l’économie du partage ses impacts en termes d’emploi, d’insécurité et de paupérisation sont relativement « prometteurs » dans certains secteurs.

L’enjeu est la distribution de la prospérité

A l’heure ou le travail devient à la demande, contingent, notre problème – comme dit dans l’article de McKinsey sur la seconde économie – n’est plus de produire de la prospérité mais de la distribuer. Autrement dit à défaut d’emplois nous allons tous avoir des activités contribuant à cette prospérité mais pour autant en toucher nécessairement les fruits.

Partant de là on voit trois attitudes possibles : l’engouement (c’est digital donc c’est le futur et c’est super), la résignation (on y échappera pas) ou la lucidité (ce qui remplacer le capitalisme tel que nous l’avons connuc’est le capitalisme en pire). Certains trouveront amusant que ce qu’on vend très bien sous le terme d’économie du partage, enrobé de bons sentiments, s’avère pire que le modèle qu’il remplace, d’autres beaucoup moins.

Bref la question aujourd’hui est de trouver le bon modèle qui permette d’être en phase avec les nouveaux modes de création de valeur, plus liés à l’activité et au travail qu’à l’emploi. Et si nous ne sommes pas encore prêts à faire face à la déferlante des robots nous sommes encore moins prêts à faire face à l’impact sociétal de ces nouveaux modèles que beaucoup poussent la fleur au fusil.

Le revenu de base ou la forfaitisation de la participation à la création de valeur

Le moindre de nos comportements est exploité et monétisé. Chacune de nos actions en et hors ligne génère de la donnée (et en générera encore plus chaque jour), ces données sont utilisées pour prendre de meilleures décisions, nous proposer de meilleurs services etc et in fine vont générer une valeur folle pour ceux qui les exploitent.

Ce constat a permis de remettre au goût du jour une vieille idée, celle du revenu de base. L’idée, rapidement résumée, est que si chacun contribue à la création de richesse mais que certains sont exclus du processus de partage de cette dernière car ne participent pas au flux financier, il suffit de forfaitiser leur contrepartie et leur retourner sous forme d’un revenu universel. Une idée qui n’a rien de neuf mais s’applique à des situations qui sont de plus en plus dans l’air du temps.

En effet si on reprend objectivement le business model de l’économie des données on trouve celui qui produit la donnée, celui qui la traite, celui qui fait business avec et seul le premier est exclu de l’équation financière finale. Un peu comme si vous aviez une nappe de pétrole sous votre jardin, que certains le forent, d’autres le raffinent et d’autres le vendent (à vous entre autres) et vous soyez le seul à ne pas toucher un centime sur l’opération. La chaine de valeur de la donnée exclut celui qui produit la matière première et si la solution est tout sauf évidente on ne peut s’imaginer que la situation puisse perdurer.

Cette idée peut nous amener à une autre : la valorisation du « patrimoine données ».

Valoriser les données individuelles comme un patrimoine

Après vient l’étape suivante. Si je génère de plus en plus de données et qu’elles servent à générer de plus en plus de valeur pour d’autres, si je pars du principe que j’en génère vraiment beaucoup plus que d’autres – peu importe la raison – ou que j’estime qu’elles ont une valeur particulière – reste à savoir pourquoi – je peux décider de les monétiser directement.

Cher Facebook maintenant j’en ai marre d’être un produit. Je deviens un fournisseur de données et tu paies en fonction.

On voit bien les limites du modèle : le système serait une vraie usine à gaz et il ne faut pas perdre que nos données personnelles ont peu de valeur sans les données des autres. Si on voit certaines entreprises s’aventurer sur cette route encore peu carrossable et à la destination hasardeuse, peut être qu’on verra un un jour des data brokers centraliser les opérations et faire l’intermédiaire entre les particuliers et les grands acteurs.

Aussi folle que cette idée soit, je vous laisse juste imaginer qu’un jour on assiste à une grève générale du « like », du « share » et de toute forme de contribution en ligne, que tout le monde navigue de manière privée…. Je vous laisse juste imaginer l’impact sur certains business models et les cours de bourse.

Mais pourquoi pas à long terme. De manière générale c’est la valorisation par chacun de son capital savoir et données…après tout on ne peut pas dire d’un coté qu’on est dans l’économie du savoir et des données et refuser à ceux qui les détiennent et les produisent en premier lieu de les valoriser et les monétiser pour réserver ce droit à des intermédiaire. Aujourd’hui le partage gratuit du savoir est devenu un instrument de valorisation de la marque personnelle dans un monde où il existe encore des emplois, qu’en sera-t-il lorsque l’emploi sera rare et qu’on aura plus un travail rémunérateur à coté de nos activités (gratuites) en ligne ?

Désintermédier et remplacer l’économie du partage par l’économie coopérative

Il y a un paradoxe dans l’économie du partage, proposée comme une alternative humaine – voire humaniste – non forcément au capitalisme en général mais au capitalisme financiarisé comme on l’entend aujourd’hui. Soit disant portée par les valeurs du web, on met en avant son coté désintermédié alors que le plus souvent elle ne l’est pas. Les vieux monopoles ont été remplacés par de nouveaux monopoles qui ont compris qu’il y avait plus fort que la désintermédiation : l’effet de levier. La différence entre G7 et Uber n’est pas flagrante sauf que le second a sorti sa plateforme avant l’autre et utilise le digital pour avoir un effet de levier plus important : plus de volume, moins de coûts. Avec toutes les critiques qu’on peut entendre sur le modèle en termes d’emploi.

Certains voient une alternative plus respectueuse des individus que cette forme d’économie du partage : les plateformes coopératives. De l’extérieur rien ne change, de l’intérieur tout est différent puisque la promesse de désintermediation faite par le web est enfin tenue. L’utilisation des leviers digitaux au service d’un vrai modèle desintermédié où la disparition de l’intermédiaire accroit la valeur partagée entre le client et les acteurs.

Parlant de ça, je vous invite à réfléchir deux minutes au caractère inéluctable et insurmontable du succès des Ubers and co. Par définition un intermédiaire est fragile et remplacer un intermédiaire par un autre ne change pas la nature du modèle. On est pas au bout du vrai changement, de la vraie économie collaborative, et les choses vont encore bouger de ce coté. L’option présentée ici est une option parmi d’autres mais elle n’est pas moins crédible qu’une autre.

Travailler moins pour faire face à la pénurie d’emplois

C’est une autre option proposée par de plus en plus en monde. Si les résultats de la dernière expérience de partage du travail mise en œuvre en France avec les 35h ressemble davantage à une énorme farce, l’idée revient et pas portée par n’importe qui puisqu’un des derniers à l’avoir évoqué est Larry Page de Google. Mais d’autres l’avaient déjà dit avant.

Là je suis plus sceptique. Si on a besoin de moins travailler individuellement pour produire autant cela ne signifie pas pour autant que le partage du travail va remettre du monde au travail. Il y a en effet le double enjeu de l’emploi et du revenu. Travailler moins pour moins de revenu ne fonctionne pas et maintenir le revenu est suicidaire vu de l’entreprise. Ce que vous dit Page c’est qu’on va pouvoir moins travailler, pas comment adresser les conséquences du fait qu’on travaille moins.

Et tous les remplois ne sont pas partageable. Les tâches routinières oui, les travaux intellectuels et créatifs beaucoup moins.

Mettre en place un modèle social de partage de risques

Les nouveaux modèles économiques partagent l’activité (beaucoup), le revenu (peu) et pas du tout les risques leur étant liés. Pour certains ces modèles n’arriveront à maturité que lorsqu’on y arrivera. Si l’entreprise abdique une partie de son rôle social en tant que partie prenante c’est à la société d’imposer de nouvelles règles.

Bref on a trois sujets à adresser conjointement :

• L’emploi : il y aura moins d’emplois et ils seront de plus en plus fragile

• Le risque économique et social : sera réparti sur la partie la plus fragile de la population

• Le revenu : va exclure une grande partie de ceux qui contribuent à le créer.

Je ne pense pas qu’on y arrive en prenant en compte un seul facteur à la fois, on risque de finir avec un système aussi bancal que celui qu’on veut remplacer.

Pleins de choses se disent et s’écrivent sur le sujet et je n’ai fait qu’en survoler une partie. Qu’est ce qui va fonctionner ? Je n’en ai pas la moindre idée. Mais il y a urgence à avancer vite.

On peut aussi dire « tant pis, c’est la victoire des entrepreneurs et de l’économie digitale ». Mais quand personne ne pourra plus acheter leur produits et services le serpent se mordra la queue.