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Pratiquer un questionnement systémique: les 5 composantes du groupe

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Le modèle de management agile a su apporter une nouvelle perspective à l’égard des entreprises, à travers ce concept celles ci ne sont plus considérées comme de simples ensembles mécaniques basés sur un modèle linéaire, prédictif et reproductible, mais plutôt comme des systèmes à part entière reposant cette fois ci sur un modèle évolutif, adaptable et polymorphe.
En ce sens, il semble vraiment profitable pour tout un chacun de se pencher sur ce sujet, pour ce faire la meilleure façon débuter consiste à pratiquer un questionnement/exploration basé sur une approche systémique. La raison ? Se positionner au regard de 5 composantes essentielles et constitutives de groupe qui permettront de comprendre au mieux le fonctionnement actuel de l’entreprise (ou d’un sous système de celle ci), intéressons nous sans plus attendre à ces 5 composantes que sont la vision, la structure, le leadership, les relations, et la production.

Vision/Finalité
La Vision et la finalité sont ce vers quoi le groupe s’oriente, elles constituent le moteur du groupe et en quelque sorte la raison d’être de celui ci, car le groupe existe pour la vision et se réalise par son accomplissement. Ainsi il est logique de comprendre que la vision doit être doit être perçue comme étant commune, partagée par les membres du groupe, chaque membre doit s’assurer d’être en accord avec les réalisations à venir, les objectifs doivent être clairs pour tous et acceptés de tous, se poser les bonnes questions permettra d’assurer et de consolider une homogénéité (primordiale!) à ce niveau.

Structure/organisation/culture
Chaque groupe possède une structure et une organisation qui lui sont propres, et celles ci doivent être réfléchies en fonction de l’orientation du groupe en question, il convient donc de s’interroger sur cette concordance, à savoir, se demander si la répartition des rôles est pertinente, si elle est acceptée de tous ; existe une réelle adéquation entre la répartition des taches, des buts définis par le groupe et la structure ?
La culture quant à elle doit être perçue comme ce qui manifeste un sentiment d’appartenance dans le groupe favorisant ainsi la cohésion de ses membres, en ce sens s’interroger sur les valeurs communes de l’équipe, son langage, l’image véhiculée par celui ci à l’extérieur….

Leadership
Pour que le groupe possède une pleine direction, il faut qu’il soit à même de déterminer le cap à tenir, en ce sens la question du leadership est importante, dès lors il semble judicieux de s’attarder sur un certain nombre de questions permettant d’y voir plus clair, par exemple comment s’effectue la prise de décision, qui est le leader, s’interroger sur les comportements réciproques entre les membres et le leader ; ou bien encore s’interroger sur quel type de leadership mettre en place, déterminer qui est le leader opérationnel, de processus, psychologique…

Relation/ Ambiance
Les relations avec l’environnement extérieur ainsi que les relations en interne se doivent d’être régulées, observées et contrôlées, en ce sens se poser les questions nécessaires, et ce à l’égard de chaque type de relation : quelles sont les attentes des clients, quels sont les partenaires du groupe et quels rapports sont entretenus avec eux ?
Quels sont les concurrents interne ou externe de l’activité du groupe ?
Comment est l’ambiance générale ? Quelles sont les relations entre membres ?
Les relations avec le leader sont elles bonnes ?

Énergie/Engagement/Créativité
Le groupe existe pour produire quelque chose, il est donc très important de contrôler cette production, et en vue d’en optimiser la qualité, il apparait opportun de se poser les bonnes questions à ce sujet, ainsi est ce que le groupe connaît clairement ses objectifs ? La production est elle en accord avec la vision ? Est ce que les objectifs fixés sont remplis ?
L’énergie véhiculée dans le groupe est un des facteurs déterminant de la qualité de sa production, dès lors s’interroger sur la circulation de l’énergie au sein du groupe, ou sur l’innovation (qui ose innover dans le groupe?).

Se poser les bonnes questions à l’égard du groupe par le biais de ces 5 composantes essentielles vous permettra d’établir une analyse pertinente de votre entreprise. En identifiant les problématiques et enjeux, vous avez toutes les clés en main pour apporter des solutions durables à votre groupe, alors à vous de jouer !

Visitez notre site: http://www.metasens.fr/

Nous n’avons pas besoin de patron

Ancien conseil en stratégie devenu coach, Frédéric Laloux affirme que l’entreprise peut tout à fait se passer de chef. Son livre-manifeste rencontre un succès mondial. Rencontre à Paris.

Image tirée du film "Comment tuer son boss", avec Kevin Spacey et Jason Bateman. (Capture d'écran)
Image tirée du film « Comment tuer son boss », avec Kevin Spacey et Jason Bateman. (Capture d’écran)
Nous avons parlé avec nos tripes. Il est extraordinaire. »

Frédéric Laloux est « coach ». Il conseille des entreprises dans le monde entier, avec un credo pour le moins inattendu : dans une entreprise, un dirigeant, ça ne sert à rien. Son livre « Reinventing Organization » (1), est disponible dans une quinzaine de langues. Jeudi 21 mai, il était l’invité très attendu du Oui Share Festival, grand messe de l’économie participative, qui avait lieu à Paris.

« Arrêtons de porter un masque ! »

Il s’avance sur la scène du Cabaret Sauvage, le chapiteau des jardins de la Villette. La mine bronzée, l’air détendu, il ne parlera que 15 minutes. Trop court, mais pas de stress. Dans le plus grand calme, il balaye d’un revers de manche tout ce que nous connaissons du monde de l’entreprise :

Nous n’avons pas besoin de patron. »

Rires gênés dans la salle. Son constat est sans appel. Un chef n’a « rien d’indispensable ». Aujourd’hui, il croit aux organisations « d’intelligence partagée », basées sur l’écoute et le respect. Derrière lui, un dessin illustre notre système actuel, où un homme, seul, tout en haut d’une pyramide, hurle ses ordres sur de petits salariés accablés. Caricatural, mais efficace.

Plus étonnant encore, Frédérique Laloux affirme :

Les chefs aiment de moins en moins leur rôle « .

Beaucoup souffrent de la pression qu’implique leur statut, et préfèrent partager l’autorité et les responsabilités. Ce ne sont pas des paroles en l’air, puisque le coach travaille à mettre en place ce système sans hiérarchie dans des entreprises. Et les résultats sont selon lui spectaculaires.

« Arrêtons de porter un masque ! », renchérit-il. Le costume et les tenues sobres exigées restreignent notre personnalité. Lorsqu’ils sont eux-mêmes, « les employés apportent une meilleure énergie ». S’habiller normalement, comme un jour de week-end, favoriserait notre créativité.

« Des personnes ont pleuré »

Aujourd’hui, Frédéric Laloux se dit « ému » par le succès que rencontre son livre « Reinventing Organizations« . « Des personnes ont pleuré en le lisant », se désole-t-il, preuve d’une immense souffrance au travail qu’il n’est plus possible d’ignorer. Un lecteur en Ukraine et un autre en Chine ont même décidé de payer de leur propre poche, un traducteur.

Sur scène comme aux journalistes, il aime rappeler que son message n’est pas utopiste. Il ironise :

Je ne suis pas un hippie qui croit que tout le monde est pote et c’est cool . »

Avant d’être coach, Frédéric a travaillé dix ans dans un cabinet de conseil stratégique international. « Soudainement », raconte-t-il, je me suis senti « terriblement fatigué ».

C’est aussi cette expérience qu’il partage avec son lecteur : s’être demandé, un jour, si ça valait le coup, si ça avait un sens, de passer sa vie à travailler. Son objectif, depuis sa reconversion en coach, est de trouver l’organisation la plus saine possible, où les employés pourraient être heureux. Un homme qui nous veut du bien, en somme.

Pia Duvigneau

Sortie en français aux éditions Diateino en octobre 2015.

FEI et Bpifrance : 420 millions d’euros pour les PME-ETI innovantes

Deux outils de financement garantis par le Fonds européen d’investissement seront accessibles aux entreprises françaises innovantes à compter du 15 mai.

FEI et Bpifrance : 420 millions d'euros pour les PME-ETI innovantes

Le Fonds européen d’investissement (FEI) et Bpifrance viennent de signer un accord visant à accroître le montant des prêts alloués aux PME et ETI françaises innovantes. Un accord qui permettra à la banque publique d’investissement d’aider ces entreprises à hauteur de 420 millions d’euros sur deux ans. Il s’agit de la première opération financière en Europe à bénéficier d’une garantie européenne dans le cadre du Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS).

Bpifrance a mis en place deux nouveaux outils destinés à octroyer des prêts aux entreprises innovantes. Ils bénéficient de la garantie du FEI et concernent deux segments clés présentant une forte exposition au risque :

– un Prêt innovation (PI) doté d’une capacité de financement de 320 millions d’euros et d’une garantie à hauteur de 50 %. Il vise à  » faciliter le lancement industriel et la mise sur le marché d’innovations pour des tickets compris allant jusqu’à 5 millions d’euros  » et concernent les entreprises de moins de 500 salariés

– un Prêt amorçage investissement (PAI), doté d’une enveloppe de 100 millions d’euros et garanti à hauteur de 40 %. Il doit permettre de  » renforcer la structure financière des jeunes entreprises qui réalisent une levée de fonds auprès d’investisseurs avisés, et de les accompagner dans leur développement en leur apportant un financement complémentaire jusqu’à 500 000 euros « . Les EBITDA négatifs sont acceptés assure NIcolas dufourcq, président de Bpifrance.

Le PI et le PAI seront accessibles aux entreprises françaises depuis 15 mai 2015.

5 raisons de dématérialiser le conseil d’administration

Efficacité, économies de temps et d’argent, optimisation de la communication, sécurité et RSE : la piste du conseil d’administration « virtuel » cumule les avantages selon le prestataire Equity.

Les conseils d’administration exigent d’envoyer en amont un grand nombre de documents aux administrateurs : procès-verbaux, résolutions…

Face à cette exigence, des impératifs d’efficacité, de productivité et surtout de sécurité. Equity, dont la solution Leading Boards aide à dématérialiser les conseils d’administration, met une plateforme web à disposition des entreprises sur laquelle peuvent être déposés tous les documents nécessaires, que les administrateurs peuvent ensuite consulter sur une tablette grâce à une application sécurisée. Un outil accessible dès 5000 euros par an.

Atteindre l’Excellence

excellence

C’est un fait établi, vous aurez à cultiver une profonde connaissance de vous même afin d’atteindre un niveau d’excellence dans la plupart des domaines de votre existence.

Dans son article « Managing Oneself» publié en 1999 dans le Harvard Business Review, Peter F. Drucker , surnommé le « pape du management », dévoile un véritable manifeste sur l’excellence:

Quelles sont vos forces les plus influentes et vos faiblesses les plus nuisibles ? Comment vous apprenez et communiquez avec les autres ? Quelles sont les valeurs qui vous sont les plus chères ? Dans quel environnement pouvez-vous contribuer au mieux et faire la différence ?

«La meilleure façon de prédire l’avenir est de le créer» – Peter Drucker

Que ce soit dans votre vie privée ou professionnelle, j’espère que vous trouverez ci-dessous des réponses qui vous aideront à faire les choix les plus judicieux, compatible avec votre nature profonde.

1. Quelles sont vos forces ?

Nous sommes en générale conscient de nos faiblesses mais nous avons souvent plus de mal à déterminer nos forces. Et pourtant, nous ne pouvons progresser qu’en développant nos forces et en trouvant notre place dans ce monde toujours plus compétitif.

Notez dans un journal l’objectif que vous voulez atteindre chaque fois que vous prenez une décision importante. Comparez ensuite votre prévision avec ce que vous avez réellement atteint, et cherchez après des similarités dans ce que vous analysez. Cette méthode vous permettra de déterminer les domaines pour lesquels vous aurez très peu de compétence et pourrez difficilement évoluer efficacement.

Concentrez-vous premièrement et avant tout sur vos forces. Mettez-vous dans une situation où vos forces peuvent se développer efficacement. Deuxièmement, travaillez à améliorer ces forces et à en développer de nouvelles. Et troisièmement, travaillez à développer les qualités et connaissances nécessaires pour développer pleinement vos forces.

Ne perdez pas votre énergie à tenter de développer des domaines de compétences dans lesquels vous n’avez aucun atout. Concentrez-vous et construisez avant tout sur vos forces.

2. Quelles sont vos valeurs ?

Si vos valeurs sont incompatibles avec votre environnement, vous risquez de vivre frustré pour un bon moment.

Faites le test du miroir: Déterminez vos valeurs en vous posant la question suivante: Quel genre de personne je souhaite voir dans le miroir le matin ?

3. Quelle est votre méthode de travail et d’apprentissage ?

Beaucoup trop de personnes travaillent d’une manière qui n’est pas compatible avec leur nature profonde – ce qui les condamnent à ne jamais pouvoir exceller.

De la même manière que nous obtenons les meilleurs résultats en faisant ce en quoi nous sommes bon, nous obtenons également les meilleurs résultats en travaillant de manière la plus compatible avec notre nature.

Déterminez si vous apprenez le plus efficacement en écoutant, en écrivant ou en lisant. Il s’agit d’une notion essentielle; Les personnes qui apprennent en écrivant sont rarement capables d’apprendre en écoutant ou en lisant.

Comment travaillez-vous le mieux ? Êtes vous plus efficace au sein d’un groupe ou en étant seul ? Êtes vous plus doué pour prendre des décisions ou plutôt pour conseiller les autres sur des sujets importants ? Êtes vous plus performant en travaillant sous la pression ou en suivant rigoureusement un planning précis ?

4. Quel est votre domaine de prédilection ?

Seulement un nombre infime de personnes savent très tôt quel sera le domaine où elles pourront s’épanouir. Par exemple, les mathématiciens, musiciens et cuisiniers, trouvent souvent leur domaine de prédilection à l’âge de 4 ou 5 ans. Mais la majorité des autres ne le découvriront que vers l’âge de 25 ans, une fois avoir répondu aux 3 points ci-dessus.

5. Quelle contribution au monde pouvez-vous apporter ?

Après analyse de vos forces, votre manière de travailler, d’apprendre, et de vos valeurs, déterminez comment vous pourrez contribuer le plus efficacement à notre existence.

Quel résultat voulez-vous atteindre afin de faire une différence ? Il devra être une combinaison de différentes choses: Suffisamment motivant, réaliste, avoir un sens, être visible et mesurable.

Conclusion

Vous ne pourrez atteindre l’ excellence dans tout ce que vous entreprendrez que lorsque vous évoluerez grâce à une combinaison de vos forces et de votre connaissance de vous même.

Mais n’essayez pas de vous changer et d’aller contre votre nature car vous aurez peu de chance d’y arriver. Essayez de ne pas vous investir dans un travail que vous ne pourrez pas réaliser ou que vous ne réaliserez que sommairement.

Concevez votre stratégie d’entreprise comme un puzzle

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Avril 2015, le printemps s’installe. En charge de la veille stratégique de mon entreprise, je me lance dans l’habituel assemblage des pièces de puzzle pour tenter de me faire une idée de ce qui pourrait nous attendre d’ici à cinq ans. Je le sais pourtant, l’idée que je vais m’en faire sera notamment biaisée par mes expériences passées et l’environnement dans lequel j’évolue.

Lorsque j’étais enfant, je regroupais les pièces de puzzle selon leurs contenus : le ciel, la forêt, les personnages,… C’était un exercice difficile, mais au final chaque pièce y trouvait une place bien précise. En stratégie d’entreprise, c’est un peu plus compliqué. Les pièces changent de couleur parfois très rapidement.

Je décide de regrouper mes pièces en quatre catégories :

– La première regroupe celles qui représentent les contours de mon puzzle. C’est l’environnementdans lequel mon entreprise évolue. Cet environnement semble devenir de plus en plus imprévisible. Les règles changent avec le temps. Que ce soit avec l’évolution des technologies qui peuvent renverser des leaders mondiaux comme Kodak ou encore avec des évolutions réglementaires et l’émergence de l’économie collaborative qui bouleverse des marchés entiers comme celui des taxis avec Uber, des hôtels avec Airbnb ou encore de la finance avec Lending Club.

– Je regroupe les pièces qui représentent mon marché dans un second tas. Ce marché semble se métamorphoser en une sorte de foule. Une foule qui devient un acteur incontournable de la vie des entreprises. Une foule qui constitue à la fois une menace puisque la versatilité de son comportement est fonction d’actions médiatiques qu’une entreprise peine à contrôler, avec notamment l’émergence de critiques et commentaires comme sur le site Tripadvisor. Mais une foule qui représente également une opportunité, une ressource potentiellement infinie.

– Je continue tant bien que mal à regrouper mes pièces et décide de créer un tas représentantmes ressources. Là aussi, tout semble évoluer. Une redistribution profonde des moyens de production est en train de se mettre en place. Il y a, dans ce que certains nomment déjà la troisième révolution industrielle, un symbole important avec l’arrivée en masse des imprimantes 3D personnelles. Ces machines permettent de produire une grande diversité de pièces de taille variable directement sur le lieu de consommation, dès lors que les plans et la matière première sont disponibles. Ainsi, l’époque à laquelle un avion restait cloué au sol dans un aéroport lointain en attente d’une pièce de rechange, semble toucher à sa fin. Demain, je conçois et je produis là où je consomme.

– Je regarde les pièces qu’il me reste et je les rassemble. Elles n’arrêtent pas de changer de couleur, et ne semblent même pas vouloir s’assembler entre elles. Elles représentent le flux monétaire. Certaines des pièces que je connais bien semblent vaciller, tandis que de nouvelles se créent sous une forme dont je n’arrive pas encore à cerner tous les mécanismes, comme le Bitcoin par exemple.

Me voilà avec quatre paquets de pièces mutantes. Je tente de les assembler. Certaines d’entre-elles ont même pris l’initiative de s’assembler toutes seules, sans que je n’intervienne. En fait je n’ai pas le temps de terminer mon puzzle par moi-même que voilà déjà une première image apparaît. Brusquement, les pièces changent à nouveau de place, et certaines même de forme. Vite, je note. Non pas toutes les idées que mon puzzle me donne. Mais un concept en particulier.

Ce concept, c’est le crowdsourcing. Il représente la sous-traitance de certaines activités de mon entreprise auprès d’un large public, ou d’une foule dans le jargon des spécialistes. Mon entreprise fait régulièrement appel à des fournisseurs identifiés lorsqu’elle n’a pas la compétence à l’interne. Et bien là, plutôt que de faire appel à un prestataire spécifique, elle pourrait faire appel à cette foule, constituée de différents investisseurs ou entrepreneurs privés à travers le monde. Cela me donne des frissons, tellement ce concept me paraît novateur mais en même temps extrêmement complexe et difficile à maîtriser.

J’imagine des études marketing réalisées directement par la foule elle-même, le financement de certains de nos projets par de potentiels clients devenant en même temps de nouveaux partenaires, ou la production de nos articles directement par le consommateur. J’imagine aussi les dérives possibles d’un tel modèle, telles que des relations commerciales peu équilibrées ou une qualité pas toujours à la hauteur des attentes. Tout cela est si vaste, encore difficile à imaginer, et pourtant déjà bien là.

Quand une entreprise ou une personne décide de crowdsourcer son financement, on parle de crowdfunding, appelé aussi financement participatif. Ainsi, la presse spécialisée ou des publications récentes proposent de nombreux exemples. Citons Kickstarter, qui aurait ainsi financé près de 80 000 projets pour un montant total de 1,5 milliard de dollars, ou Sidekick, un outil qui permet de détecter en 4 heures si une campagne va fonctionner ou non sur cette plateforme. Nous pouvons ajouter enfin le cas de Lending Club, qui aurait déjà permis de prêter plus de 7 milliards de dollars via son modèle de prêts entre particuliers.

Comment mon entreprise doit-elle se positionner face à ces métamorphoses? Comment dois-je m’y prendre pour communiquer ces défis à mon comité de direction? Et comment gérer toute cette complexité, ce puzzle qui n’arrête pas de changer? Que de questions. Il faut que je me concentre.

Nous avons au moins un atout, me dis-je. Notre organisation est conduite de manière relativement sereine. Je veux dire par là qu’elle sait allier rigueur de conduite et confiance en ses experts. Elle sait qu’elle doit en permanence s’adapter au mieux qu’elle peut. Elle a cette capacité à penser à contre-courant qui fait toute sa force. A abandonner ce qui ne fonctionne plus pour se tourner vers de nouvelles opportunités.

Comment manager quelqu’un que vous n’aimez pas

Management

On entend souvent les managers se plaindre d’avoir des chefs incompétents ou des collègues dysfonctionnels, mais plus rarement de devoir gérer un collaborateur qu’ils n’aiment pas. Que devez-vous faire dans ce cas ? S’il vous agace parce qu’il n’obtient pas d’assez bons résultats, vous pouvez toujours aborder le problème avec lui de façon simple et directe. Mais que faire quand le souci est d’ordre relationnel ? Est-il possible d’être bienveillant à l’égard de quelqu’un avec qui vous n’avez pas la moindre envie de déjeuner, ou devez-vous apprendre à devenir l’ami de tout le monde ?

Ce que disent les experts

Bien sûr, votre travail serait dans l’ensemble plus facile si vous aimiez tout le monde dans votre équipe. Et pourtant, ce n’est pas obligatoirement ce qui est le mieux pour vous, pour le groupe ou pour l’entreprise : « Il n’est pas forcément nécéssaire de disposer d’une équipe dans laquelle tout le monde s’entend bien pour obtenir de bons résultats », affirme Ben Dattner, psychologue des organisations et auteur de The Blame Game. Un point de vue partagé par Robert Sutton, professeur de science et d’ingénierie du management à l’université de Stanford, auteur de Good Boss, Bad Boss et coauteur avec Hugy Rao de Scaling Up Excellence. « Il y a une liste de choses qui font que vous aimez les gens, et une liste de choses qui font qu’un groupe est efficace ; les deux sont très différentes ». Il n’est ni possible, ni même conseillé, de bâtir une équipe entièrement composée de personnes que vous inviteriez volontiers à dîner chez vous. Mais il y a de vrais pièges dans le fait de ne pas aimer un employé. Consciemment ou inconsciemment, vous pourriez le traiter injustement ou échouer à percevoir le vrai bénéfice qu’il peut apporter à votre équipe. Voici comment faire pour tirer le maximum de quelqu’un que vous n’aimez pas.

Manquer de sympathie à l’égard de ses employés n’est pas forcément mauvais

Il se peut que vous tiquiez à l’écoute de ses mauvaises blagues, ou que l’entendre siffler à son bureau vous irrite au plus haut point, mais ne vous méprenez pas : votre manque de sympathie à l’égard de votre subordonné n’est pas ce que vous pouvez lui faire de pire. « Du point de vue de la performance, trop aimer les gens que vous managez constitue un plus grand problème que les aimer trop peu », déclare Robert Sutton. Comme bon nombre de managers, vous êtes probablement plus attirés par les collaborateurs qui n’apportent pas de mauvaises nouvelles et qui vous flattent plutôt que par ceux qui vous provoquent ou vous contredisent. Et pourtant, ce sont souvent les seconds qui font germer de nouvelles idées et aident les entreprises à réussir : « Vous avez besoin de gens qui ont des points de vue différents et qui n’ont pas peur de discuter : ils agissent comme des garde-fous », affirme Robert Sutton.

Interrogez-vous sur vous-même

Les jours peuvent paraître très longs quand on passe son temps à interagir avec quelqu’un que l’on n’aime pas. Il est crucial d’apprendre à gérer votre frustration. Plutôt que de songer à quel point cette personne est irritante, demandez-vous plutôt pourquoi vous réagissez comme vous le faites. Ben Dattner suggère que vous vous posiez les questions suivantes :

Le problème vient-il de l’individu lui-même ou de quelqu’un à qui il me fait penser ?

« Il se peut que vous soyez en présence d’une personne compétente dont le tort est de ressembler à votre méchante tante, ce qui aurait pour effet de la discréditer à vos yeux », affirme Ben Dattner.

Ai-je peur de devenir comme lui?

Si votre subordonné interrompt sans arrêt les gens, par exemple, et que vous craignez d’avoir le même défaut, cela peut renforcer votre inimitié.

Mon jugement est-il biaisé par des préjugés ?

Cette question peut révéler que vous entretenez des préjugés divers, dont certains sont passibles de sanctions juridiques. Néanmoins, il vous faut être honnête avec vous-même: « Essayez de mettre à plat ce que cette personne représente pour vous. Il ne s’agit pas d’entamer une psychothérapie, mais de vous interroger sur les situations ou des attributs de cette personne qui vous irritent le plus », suggère Ben Dattner. Une fois que vous aurez identifié les éléments susceptibles d’influencer votre jugement, vous serez probablement plus à même d’adoucir votre comportement. N’oubliez pas qu’il est plus facile de modifier son regard sur quelqu’un que de lui demander de changer.

Faites bonne figure

Tout le monde veut être aimé de son patron. Quels que soient vos sentiments à l’égard de votre subordonné, il sera très sensible à votre attitude et prendra toute marque de désapprobation ou de réticence de votre part comme un désaveu de son travail. Vous devez donc vous montrer juste, impartial et posé : « Adoptez les tactiques des diplomates ou des joueurs de poker. Cherchez à paraître professionnel et positif en toutes circonstances », affirme Ben Dattner.

Cherchez le positif

Personne n’est 100% négatif. Pourtant, on a souvent tendance à couvrir d’éloges nos chouchous et à enfoncer ceux qui nous ennuient : « Cherchez au contraire des défauts aux premiers et des qualités aux seconds : cela vous aidera à rétablir un certain équilibre », conseille Ben Dattner. Malgré vos difficultés, qu’appréciez-vous chez votre subordonné ? « Concentrez-vous sur ce qu’il fait bien, et sur la façon dont il peut aider votre équipe », indique Robert Sutton. Il vous suggère de vous demander comment, compte tenu de ses talents et de ses limites, il peut contribuer à la réussite collective. Le bosseur peut-il prendre en charge davantage de dossiers ? Le lambin peut-il inciter l’ensemble de l’équipe à réfléchir plus avant de parler ?

Traquez les préjugés

Quand quelqu’un vous agace, vous devez être particulièrement attentif à ne pas laisser vos éventuels préjugés interférer dans le processus d’évaluation et de rémunération. Ben Dattner vous recommande de vous vous demander : « Suis-je en train d’utiliser les mêmes critères d’évaluation que pour les autres ?». S’il s’avère que vous avez du mal à être équitable, Robert Sutton vous suggère de rechercher le conseil d’un autre manager familier du travail de l’employé concerné. Demandez-lui ce qu’il pense de ce dernier et comparez vos évaluations respectives: sont-elles raccord ? Vous pouvez-même le prier de jouer le rôle de l’avocat du diable et de faire ressortir ses points forts. « Le leadership est souvent comparé, à tort, à une aventure en solo, mais cela ressemble beaucoup plus à du sport collectif », affirme Robert Sutton.

Passez plus de temps ensemble  

Vous n’en avez peut-être pas du tout envie, mais cela pourrait vous aider à mieux comprendre d’où vient le problème. Plusieurs études ont montré que travailler en équipe sur des projets difficiles développe les affinités. « A force de collaborer avec cette personne, vous finirez peut-être par l’apprécier », indique Robert Sutton. Et si vous la mettiez sur un projet très stratégique pour voir ce que cela donne ? Quoi qu’il en soit, gardez l’esprit ouvert. « Votre employé favori d’aujourd’hui peut devenir demain quelqu’un que vous détesterez, et inversement, », prévient Ben Dattner.

Etude de cas n°1 : Engagez des « immunothérapeutes »   

Lorsqu’elle a créé son entreprise en 1999, Linda Abraham, cofondatrice de comScores, a adopté un principe simple : engagez des gens que vous respectez, pas obligatoirement des gens que vous aimez. Dès le départ, elle a donc délibérément recruté des gens qu’elle n’aimait pas, mais qui avaient toutes les chances d’être bénéfiques pour l’entreprise : « Ils agissent quasiment comme des immunothérapies », explique-t-elle.

Il y a quelques années, elle a donc embauché Dan* contre l’avis de certaines personnes de son équipe. Dès son entretien d’embauche, il irrita ses interlocuteurs. Mais Linda estimait qu’il avait les compétences et l’expérience qu’il fallait à son entreprise. Il venait d’une grande entreprise high tech et il avait tendance a beaucoup parler d’économie d’échelle, ce que beaucoup de gens interprétaient comme contraire à la culture « start-up ».

Pendant les six premiers mois, il multiplia les remarques à propos d’un des produits de l’entreprise et sur la façon dont il pourrait être amélioré : « Quand j’ai vraiment tâché de comprendre ce qu’il voulait dire, j’ai été impressionnée », dit Linda. Tout en ne prenant pas de gants dans ses propos (il qualifiait souvent les choses de  « débiles »), il était perspicace : « Nous avons fini par supprimer le job pour lequel nous l’avions engagé et nous lui avons confié les améliorations qu’il suggérait », dit-elle.

Même dans ce nouveau rôle, il n’était pas aimable. Mais Linda essaya de se concentrer sur ce qu’il disait plutôt que sur la façon dont il le disait, et elle incita les autres à faire de même. « J’en suis venue à l’apprécier, dit-elle. Il a froissé pas mal de gens sur son chemin, mais il a contribué à faire avancer l’entreprise. »

Etude de cas n°2 : Gardez la tête froide

Quand Kevin Niehaus prit son job de directeur administratif dans un grand hôpital pour enfants, une équipe était déjà en place. L’un de ses subordonnés, Chris*, l’irritait particulièrement: « Il était à l’origine de 90% des problèmes dans notre service. J’en vins à un point où j’écartais systématiquement toutes ses idées parce que je ne l’aimais pas », avoue-t-il.

Un jour Chris, énervé, vint voir Kevin : « Il voulait savoir pourquoi je ne lui faisais pas confiance. J’ai alors réalisé que j’avais laissé mes émotions dicter ma conduite managériale. » Kevin décida de changer d’approche ; il avait besoin d’être plus objectif. Un jour, il fit volontairement une pause après que Chris l’eût irrité : « Me mettrais-je dans un état pareil face à quelqu’un d’autre ? » se demanda-t-il. Comme souvent la réponse à cette question était « non », il apprit à laisser passer certaines choses. Et puisque Chris lui-même avait abordé le problème en premier, il commença à lui donner un retour honnête sur son comportement, ce qui déboucha sur une diminution importante de certains problèmes. Avec le temps ils furent capables de développer une relation confiante, dans laquelle Kevin gardait le contrôle de ses émotions et Chris se sentait compris.

11 règles pour réussir votre dimanche soir

Le dimanche soir est pour vous un moment de douce mélancolie? Pourtant les succès de la semaine se construisent à ce moment là.

La plupart des gens vous affirmeront qu’un dimanche soir n’a rien d’enthousiasmant.
D’ailleurs, un sondage réalisé en 2013 par le site Monster.com a révélé que 78% des adultes souffrent régulièrement du blues du dimanche soir.

Le dimanche soir est la conclusion du court répit qui suit notre chaotique semaine de travail. A ce moment de la semaine, nous sommes nombreux à être gagnés par la mélancolie à l’idée de retourner au bureau le lundi matin. C’est le dimanche que nous nous attardons sur nos tracas et que les projets à venir deviennent une véritable source d’angoisse.

Même si vous adorez votre travail et êtes généralement heureux de retrouver votre bureau, »il est facile de se laisser intimider par les différents impératifs qui vous attendent de pied ferme le lundi matin », écrit Laura Vanderkam dans son livre « What the most successful people do on the weekend » (Ce que les personnes qui réussissent font de leur week-end, NDLR). Selon elle, voici les règles à suivre pour réussir votre dimanche soir:

Passer du temps en famille ou avec des proches

Les personnes qui réussisent savent que leur semaine sera très occupée et qu’ils ne seront probablement pas suffisamment présents. C’est  ce qu’affirme Roy Cohen, coach professionnel et auteur de « The Wall Street professional’s survival guide » (Le guide de survie du professionnel de Wall Street, NDLR). Elles se servent donc de leur dimanche soir pour passer du temps avec leurs proches.

Se consacrer à une activité ludique

« Amusez vous. C’est probablement le meilleur conseil que je puisse vous donner », conseilles Laura Vanderkam. « Cette activité prolonge le weekend et vous poussera à vous concentrer sur le bon moment présent plutôt que sur le lundi matin ».

Laura Vanderkam cite Caitlin Andrews, une bibliothécaire, dont la famille élargie se réunit pour diner ensemble chaque dimanche, dans une maison différente à chaque fois. « Ça me change les idées quand je sens le blues du dimanche soir me gagner », ajoute-t-elle.

Faites de votre morose fin de dimanche une soirée film ou une soirée spa, jouez aux bowlings, bref prenez du bon temps.

Planifier sa semaine à l’avance

« Les personnes qui réussissent sont nombreuses à regarder leur calendrier le dimanche soir et à fixer des objectifs et des deadlines jusqu’au weekend suivant » nous rapporte Marsha Egan qui officie comme coach professionnel.

Faire de l’exercice

« Sortez faire une marche, faites un match de tennis, allez à un cours de fitness », suggère Marsha Egan. Laura Vanderkam, quant à elle rapporte dans son livre qu’Aliza Rosen, productrice de télé-réalité, fait du yoga  chaque dimanche à 18h . « C’est un excellent moyen d’évacuer les toxines accumulées pendant la semaine et de me calibrer en vue du lundi », lui a-t-elle expliqué.

« C’est immuable, le lundi viendra, peu importe votre humeur. Alors positivez ou remémorez vous une expérience positive avant que votre weekend ne prenne fin »

Se nourrir sainement

Il peut être tentant de se détendre avec quelques verres de son alcool préféré. Mais, comme le signale la conseillère professionnelle agréée et PDG de Urban Balance, Joyce Marter, dans un article pour PsychCentral, l’alcool est un dépresseur qui vous privera d’une partie de votre énergie le lendemain matin.

« A la place, appréciez un bon repas sain accompagné d’une infusion ou d’eau pétillante citronnée » propose-t-elle.

S’adonner à la lecture

Lisez tous les soirs avant de vous coucher. La lecture du dimanche soir fait bien souvent partie du quotidien des personnes qui réussisent.

Honorer ses engagements

« La semaine n’offre jamais assez de temps pour tenir les promesses faites entre le lundi et le vendredi » déplore Roy Cohen. Le dimanche soir est une bonne occasion pour répondre tranquillement à des mails auxquels nous avions promis de répondre.

Se reposer

Quand vous savez que la semaine à venir sera bien remplie, une bonne nuit de sommeil est essentielle. « Une bonne nuit, c’est du carburant pour le corps et l’esprit » précise Roy Cohen.

Etre introspectif

Les derniers moments du dimanche soir sont idéaux pour prendre un peu de recul et réfléchir à ses émotions, surtout en cas de déprime du pré-lundi. Coucher ses idées sur le papier peut aider à comprendre ce qui ne va pas et permettre de relativiser.

Ce procédé vous apportera un soulagement émotionnel, comme l’a confié James Campbell Quick, professeur de comportement organisationnel à l’Université du Texas d’Arlington, au Huffington Post. « Livrer ses idées à l’écrit est une catharsis… C’est comme tirer la chasse d’eau: tout finit sur le papier, vous voilà purgé ».

Faire du bénévolat

« C’est une excellente manière de conclure son weekend », ajoute Laura Vanderkam. Rien ne vous fera plus vite oublier vos sources de stress du quotidien que d’aider des gens moins privilégiés. « Il s’agit de se rapprocher du reste de l’humanité avant que tout le monde n’aille dans des directions différentes pendant la semaine ».

Etre positif

« C’est immuable, le lundi viendra, peu importe votre humeur. Alors positivez ou remémorez vous une expérience positive avant que votre weekend ne prenne fin », rappelle Michael Woodward, psychologue organisationnel et l’auteur de « The You Plan » (Le plan Vous, NDLR).

« Notre routine du dimanche soir nous aide à anticiper la semaine à venir et ainsi nous préparer à l’inattendu », ajoute Roy Cohen. C’est par ces techniques que les gens qui réussissent sont capables de commencer leur semaine du bon pied.

Be a Strong Leader of a Winning Team! Follow These 10 Guidelines

Over the years, I have developed the following guidelines that I have found to be successful while managing and coaching teams. If you are not already using these, go ahead and TRY them. I promise you will create a winning team!

Define roles and responsibilities. Not only do people want a clear understanding of where they fit in, but they also want others to know what they do and vice versa. Provide clarity when lines of responsibility become blurred.

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Recognize strengths and capitalize on them. Allow and encourage rising stars to go above and beyond. Motivate employees by leveraging their strengths. Acknowledge accomplishments!

Provide focus, alignment and get buy-in. Employees who take part in creating a plan, own it. Ensure that goals are realistic and focus the team on the actions that will make the biggest difference to results. Above all else, make sure team is aligned under common goals.

Hold people accountable. People want to know that the leader will make tough decisions when others don’t play by the rules or uphold their commitments.

Determine and enforce what is acceptable and what is not. Be fair and consistent.
Walk the talk. Provide clarity and understanding of your mission. Live it and get others excited and proud to be a part of it. Enthusiasm is contagious.

Communicate, communicate, and communicate. Be open and honest in all communications. Prompt discussions and share information from the top down and the bottom up. And don’t forget to LISTEN!

Give opportunities to influence, impact and make a difference. In today’s fast-paced world, to be effective, you need to know how to adapt to and drive change. Allow others to develop ideas to improve, evolve and innovate.

Set a good example. Strong leaders are good mentors and coaches to their teams. Employees want to learn and grow. Pass on your knowledge, learnings and always remember the golden rule “do to others what you would like to be done to you”.

Be authentic no matter what your strengths or personality traits. Employees know when you are NOT being REAL. It’s okay to human, but also remember that a strong leader will always keep the best interest of the organization top of mind.

Trust and encourage your team. Empower your employees and give them the autonomy they need to achieve results.

Any other tips, suggestions, ideas you want to share with others? Let’s help each other experience the rewards of being a strong and successful leader

A chaque pays sa façon de gérer les désaccords en entreprise

  • Les manières d’appréhender les conflits et de les résoudre sont 
aussi variées que le sont les peuples et les cultures. Témoignages.

Lorsqu’un litige survient dans la tribu somalienne des Issas, on commence par envoyer des médiateurs auprès de chacun des protagonistes. A ce stade,
l’objectif n’est pas de déterminer qui a raison, mais de faire accepter le principe d’un règlement par le droit. L’acceptation de cette médiation est marquée par l’échange de statuettes enduites de beurre. Même si les méthodes de règlement de conflit que nous proposons ci-dessous sont moins exotiques et qu’elles restent cantonnées au périmètre de l’entreprise, elles montrent une chose : les manières d’envisager les différends et de les résoudre sont aussi variées que le sont les peuples et les cultures. Rien de commun en effet entre les doléances argumentées et distanciées des salariés allemands, et la colère explosive qui laisse place ensuite à la discussion des cadres marocains. Nos témoins vous détaillent leurs pratiques et tirent des leçons dont nous aurions parfois intérêt à nous inspirer.

Etats-Unis : créer du lien et faire intervenir la hiérarchie

«Nothing personal.» L’expression n’est pas seulement un leitmotiv de films hollywoodiens, elle recouvre une réalité de la vie des entreprises américaines. «Dans un conflit, c’est rarement la personne qui est visée, mais plutôt son influence dans l’organisation», décrypte Sophie André, consultante en ressources humaines au sein du cabinet OPP. Ce qui permet aux différends de se résoudre de manière factuelle et pragmatique, toujours dans le sens le plus profitable à l’entreprise. «Les ego s’effacent devant l’intérêt général, qui est en fait un intérêt particulier : ce qui est bon pour l’entreprise est bon pour les fonds de pension, donc pour moi», reprend Sophie André. Chacun a donc à cœur de ne pas laisser les querelles s’envenimer. Un problème avec un collègue ? On l’emmène boire une bière après le boulot pour en parler. «Ce n’est possible que grâce au maillage étroit que chacun tisse autour de lui dans son entreprise», observe John Batal, chef de l’ingénierie dans l’entreprise de biotechnologie Avecia, à Boston. Une proximité entretenue pour éviter les clashs… et qui permet de les dépasser s’ils surviennent. «Au lieu de s’éloigner de la personne avec laquelle on entre en conflit, on cherche plutôt à s’en rapprocher», affirme John.

Le mot d’ordre : éviter à tout prix que les choses ne dégénèrent. Mais si cela se produit quand même, les salariés américains dégainent leur arme absolue : la hiérarchie. «On n’hésite pas à pousser la porte du bureau du patron et à lui exposer le problème, raconte John. Après tout, il est aussi là pour ça.» Une démarche qui serait considérée com-me du cafardage ou un aveu de faiblesse en France. Les Américains, eux, ne voient aucun inconvénient à impliquer le management. «Aux Etats-Unis, c’est le patron qui est au service des salariés, pas l’inverse», analyse Sophie André. John Batal se souvient ainsi d’un litige qui
 l’opposait à un collègue travaillant dans un autre département. «Non seulement j’en ai parlé à mon chef, mais je suis aussi allé voir le chef du collègue pour régler le problème directement avec lui.»

Allemagne : pas d’affect, 
seulement des faits

Début 2010, Silke D., qui souhaite rester anonyme, devient l’assistante du responsable des vitrines d’une marque de prêt-à-porter à Munich. Malheureusement, son supérieur brille par son absence et lui délègue la totalité de ses tâches. Bien que noyée sous le travail, la jeune femme fait face d’abord sans se plaindre. Mais, épuisée, elle finit par décider de s’entretenir avec son chef pour clarifier la situation. «Il m’a ri au nez. Selon lui, j’avais signé un contrat pour un poste à responsabilités. De quoi me plaignais-je ?» Elle décide donc de s’en remettre au PDG de l’entreprise. Mais se retrouve, là aussi, face à un courant d’air : toujours en déplacement, jamais joignable. En dernier recours, elle lui envoie un courrier détaillant ses doléances. Ce que le patron lui reproche. «Il aurait voulu que je vienne lui en parler avant !» raconte Silke, qui a fini par donner son préavis. Elle juge durement le management outre-Rhin : «Tu souffres en silence ou tu démissionnes.»

Experte interculturelle spécialiste de l’Allemagne chez Akteos, Michaela Brill tempère : «La faible distance hiérarchique permet la plupart du temps une confrontation directe et franche. Qui se définit toujours par sa rationalité.» Les états d’âme ne seront effectivement pas écoutés. Pour exprimer un désaccord, les employés se présentent devant leur patron munis d’une liste précise qui détaille les raisons de leur mécontentement. Sur cette base, les parties discutent et trouvent un arrangement. Si le désaccord persiste, la démission s’imposera naturellement.

Bangladesh : contournement et recherche de l’harmonie

«Au Bangladesh, les contentieux proviennent surtout de problèmes d’ego et d’un manque de transparence», explique Dipesh Nag, superviseur du département logistique de Grameen Danone Foods Limited à Dacca, la capitale. Sa tactique pour désamorcer une situation conflictuelle ? Le contournement. Il rencontre la personne impliquée dans un lieu neutre. Après avoir tourné autour du pot, il met en avant le travail positif de son interlocuteur. Son but : éviter à tout prix la confrontation directe et préserver les liens étroits entre les individus sur le lieu de travail. «Au Bangladesh comme en Inde, les désaccords ouverts se révèlent très embarrassants, confirme Ashok Pakiam, expert interculturel Inde au sein du cabinet de management
interculturel Akteos. Donc, on les évite. Les conflits se résolvent indirectement, de façon subtile.» Une stratégie à l’efficacité variable. Dipesh Nag estime en effet que ces contentieux, qui s’étendent parfois sur des périodes d’un à deux mois, retardent les projets, voire les font capoter. Alors, en dernier recours, le jeune homme s’en réfère à sa hiérarchie, autorité incontestée. Et en cas de litige avec son supérieur ? La question ne se pose pas. «Ici, le respect de la hiérarchie prévaut sur tout le reste. Quoi qu’il arrive, le patron a toujours raison. En cas de divergence, j’encaisse et je fais des compromis», plaisante à moitié Dipesh Nag.

Kenya : la raison du plus fort est en général la meilleure

«En cas de conflit, mieux vaut se trouver du côté des puissants», soupire Joe Kithyaka. Ce PDG de The Communication Link, une entreprise de relations publiques et de marketing située à Nairobi, s’en est pourtant sorti en étant du «mauvais» côté. Il y a six mois, il était le bras droit du patron, un homme désorganisé et malhonnête. «Mon supérieur mettait tout le monde dans l’embarras. Nous étions constamment en retard sur les projets.» Pour se dédouaner, il reporte la faute sur son numéro 2. Joe Kithyaka comprend vite que, s’il veut rester dans l’entreprise, il lui faudra se battre. Il se plaint auprès du comité de direction. «Je jouais quitte ou double : mon employeur possédait des relations en haut lieu.» Miracle : les puissants choisissent de ne considérer que les performances et le mérite. Le patron est renvoyé et Joe nommé à son poste. Un dénouement que ce dernier considère comme l’exception qui confirme la règle : «Au Kenya, on ne cherche pas à savoir qui a raison et qui a tort. Il suffit d’avoir le bon réseau. Le népotisme régit le management.» Professeur à la United States International University de Nairobi, James Silvester confirme : «A l’issue d’une confrontation professionnelle, c’est le plus faible qui est souvent sanctionné par un renvoi brutal.»

Maroc : Montrer les crocs d’abord, discuter ensuite

Youness Basri ne s’attendait pas à tant de véhémence. Ce responsable du département contrôle de gestion de l’entreprise agroalimentaire Sofadex à Casablanca est un jour pris à parti par le directeur de l’usine de production, qui lui reproche d’être passé au-dessus de lui. Le ton monte. «Il m’a dit qu’on ne pouvait pas court-circuiter la hiérarchie de cette façon, qu’il ne laisserait pas passer un tel affront et qu’il allait faire un courrier à la direction. Il devenait assez violent.» Youness répond au directeur sur le même ton : «Je lui ai rappelé que je lui avais envoyé un e-mail auquel il n’avait jamais répondu. Et que s’il voulait écrire son courrier, très bien, on l’écrirait à deux !»

En effet, au Maroc, pas question de se laisser marcher sur les pieds. Il faut réagir en criant plus fort que l’autre, du moins dans un premier temps. Une fois que chacun a vidé son sac, il est possible de discuter. Les deux hommes ont finalement réglé leur différend dans le calme. Les propos, même virulents, sont vite oubliés. Ce qui autorise une grande liberté de parole. Y compris vis-à-vis du patron, dont on ne craint pas les sanctions. «Chez les cadres, la peur du licenciement est peu présente, analyse Youness. On sait qu’on bénéficiera d’indemnités et qu’on retrouvera rapidement 
du travail.» Une confiance qui 
décomplexe les rapports.