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La productivité qui stagne, cette erreur qui nous tue

  • Il s'agit craindre robots destructeurs d'emplois, voir comment gagner emplois robots.

    Il ne s’agit pas de craindre les robots destructeurs d’emplois, mais de voir comment gagner des emplois avec les robots. – Gerald Bloncourt/Rue Des Archives

La façon actuelle de mesurer la productivité cache les changements en cours dans nos sociétés. Le PIB, issu du monde de l’industrie et de l’agriculture, ne suffit plus à décrire la réalité d’un monde façonné par Google, Facebook ou Uber.

C’est tristement officiel : la productivité, la richesse produite par heure, est en décélération constante. Elle est désormais plate. En même temps, nous allons à Londres, où la stagnation de la productivité inquiète les statisticiens (la Banque d’Angleterre dans une étude récente et le Trésor français dans une autre) : nous y voyons une économie vibrante. Quant aux start-up françaises, elles ne s’inquiètent pas tant que cela de la lenteur qui nous étreint ! Et moins encore Los Angeles, même si Janet Yellen, la patronne de la Fed, faisant écho à la « stagnation séculaire » annoncée par Larry Summers, prévient que sans hausse significative de la productivité, il ne sera possible ni de croître ni d’augmenter les salaires.

Et si nous passions à côté de la révolution en cours ? Et si, avec ce PIB qui nous vient de l’agriculture et de l’industrie du XIXe siècle, de l’effort physique lié la machine, nous ne comprenions pas ce qui se passe dans ce monde de communication et de partage d’informations ? Pis, nos analyses actuelles vont non seulement à l’encontre du diagnostic, mais plus encore de la solution. Il ne s’agit pas de craindre les robots destructeurs d’emplois, après les Chinois, mais de voir comment gagner des emplois avec les robots !

La lacune des mesures de productivité est d’être macroéconomique. Elle mélange ce qui naît à peine avec ce qui peine, ce qui révolutionne avec ce qui freine. Elle trouve une stabilité, mais elle vient de la lutte entre les espoirs et idées actuels contre les savoirs anciens, les structures établies et autres « avantages acquis ».

Le monde de Google, Apple et Facebook n’aiderait donc pas la productivité ? Agir plus vite et efficacement, communiquer plus finement, choisir plus précisément, mieux comprendre ce que veut (et voudra) tel client pour mieux le satisfaire, ne ferait donc pas plus de croissance ?

Non, vous dit-on, puisqu’on appelle croissance toute dépense ! On connaît les critiques anciennes, toujours valides, à cette approche du PIB qui nous plombe. Le mariage, où l’employeur épouse son employé(e), qui travaille désormais sans salaire, fait baisser le PIB. Heureusement, pollution et embouteillages le font monter ! Le PIB est davantage calculé en fonction du temps physique qu’intellectuel. L’innovation et l’astuce, soit faire autrement avec moins, deviennent pour lui récessives, comme les désintermédiations et autres « ubérisations » qui explosent.

Que dire au prix Nobel Solow en 1987 qui s’inquiète de ces ordinateurs « qui sont partout, sauf dans les statistiques » ?Qu’il faut attendre que le processus se diffuse. C’est en cours. Toutes les entreprises sont sur Internet, celles qui refusent meurent. De plus en plus de salariés utilisent les nouveaux outils… Pas assez. Accélérons.

Que dire à ces consommateurs qui préparent leurs courses et font leurs choix sur ordinateur, se renseignent et comparent ? Qu’ils doivent cesser de faire baisser le PIB, ou continuer ? L’économie de la gratuité, puisque ces consommateurs ne sont évidemment pas payés pour chercher ce qu’ils vont acheter et ne posent pas de questions à un salarié à un comptoir, prépare des choix plus efficaces car mieux informés, et marchands. Elle n’est pas récessive. Il faut donc améliorer nos mesures, suite au rapport Stiglitz, Sen, Fitoussi – et, en attendant les résultats, changer plus vite encore nos pratiques, formations et structures.

Que dire aux jeunes chômeurs ? Que l’ordinateur est responsable de leur état ? Ou bien qu’il faut lier formation, apprentissage et création d’entreprises, et que les entreprises, grandes ou petites, les attendent. Elles rajeuniront !

Nos mesures de productivité cachent les changements en cours. A preuve, la forte hétérogénéité des entreprises entre les « toutes nouvelles », les « en cours de restructuration » et « les autres ». La croissance viendra de la réduction de ces écarts, avec et par les changements de structures et la diffusion des innovations. Voilà le chantier.

Au lieu de dire que cette productivité, en fait mal mesurée, annonce la stagnation, il faut redoubler d’efforts de formation et de création de nouveaux outils d’information-communication, avec les clients et les salariés devenus testeurs et coopérateurs. Nous entrons dans l’économie du partage. Les gains de productivité y seront plus élevés, les baisses de prix aussi. Ne regardons pas le futur avec les lunettes du passé !

Jean-Paul Betbeze

Jean-Paul Betbeze est président de Betbeze Conseil

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/021247393191-la-productivite-qui-stagne-cette-erreur-qui-nous-tue-1142767.php?EZAPgbbz00dUaVlF.99

Changing Organizational Culture Revisited: Dysfunction Junction

Dysfunction - GeneralLeadership“A dysfunctional company culture does not improve with transparency…it just gets exposed.”
Harold Jarche

In my April 9, 2015 blog post, “Changing Organizational Culture”, I promised to offer some pointers in a future post on recognizing a target within organizational culture that needs a fix. Here is one possibility for you to consider.

I often commented across my leadership journey, “That place must be dysfunction junction” when I would hear descriptions of the places people worked or the environments they encountered along their way. I had labeled this phrase when poor leadership, poor attitudes, and weak personnel and organization behaviors collided and often times disrupted the mission, fractured the organization, or broke the people.

Status Quo - GeneralLeadershipI worked in some jobs across the years that had a level of dysfunction, sometimes it was why I worked there: to try and correct the situation and get the train rolling smoothly down the tracks towards success, organizational bliss, or some altered state from the present aimed for that nirvana-like destination that many in the workforce passionately desire called “status quo.”

Dysfunction in the organization means different things to each of us. To some it is high order chaos, from the boardroom to the work floor, where nothing happens easily without lots of drama, angst, and disheartened employees. And to others, it is loose organizational structure, disorganized processes, and disrupted mission. Our individual character types factor into our definition, understanding, and into our overall tolerance for dysfunction.

The challenge for leaders is to have an organization that accomplishes the mission, stays relevant and engaged in quality processes, and satisfies the majority of the internal and external stakeholders along the way. This requires an ability to be introspective, welcoming to the feedback and observations required for constant organizational growth, and the strength and ability to implement corrective actions when necessary.

As a leader, are you prepared for that day when you realize that you have arrived in dysfunction junction? It is tough to make this destination if you never leave the station. In other words, if you have stayed in the same organization for the majority of your work and leadership experience, you may be at your destination and not even realize it. Often times, familiarity greatly reduces our ability to sense and recognize dysfunction.

When dysfunction exists in the workplace or environment around you, you may not see or feel it. I have always enjoyed bringing in new faces with “fresh eyes” and allow them to get acclimated and then get their perceptions of what level of dysfunction really exists in the organization. I have always called this “fresh eyes and fresh perspective”. It only lasts a short while and leaders are smart to capitalize on it before the employee becomes accustomed to the new environment and it becomes “status quo.”

I recall hearing from teammates who returned from in-resident Enlisted Professional Military Education (EPME) courses that their supervisors and co-workers told them to forget what they had learned and to get with the program, “We don’t do that around here, and this is the REAL Air Force.” This was the mantra of weak supervision and status quo lovers run amok. It was also the informal organization leadership telling the returning member that fresh eyes and fresh perspective were not welcomed. Far too often, these types of responses would shut off the best opportunities for organizational growth, new ideas, fresh perspectives, and worker-led change. This type of organization is well on the track towards dysfunction junction.

Two short years ago, I retired from the Air Force and my wife and I returned to our chosen hometown to spend our retirement years. My wife Kerry and I chose to do some focused volunteer work in our community. We chose where we would volunteer based on our backgrounds and likes. We chose some local faith-focused activities and I also chose a veteran’s service organization.

I was surprised when I started attending regular meetings of the veterans service organization and became more involved with their weekly and monthly activities…I clearly recognized that I had personally arrived at dysfunction junction!

Over the course of a year, I watched and listened and identified the areas of the organization that were not performing well and that were causing the greatest angst among the membership. I shared my fresh eyes and fresh perspective information with some other members and a few of the leaders and was pointedly told, “That is not how we do things around here.”

I worked hard to tolerate the “shut-up and color attitude” of the status quo lovers and did my volunteering while remaining focused on the service to the veterans and the local community that we were providing. I recognized, as did my wingman, that I was not happy when I was scheduled to volunteer and this was taking away the very reason I was doing it. I had seen this same situation in the workforce at times across the years in organizations where dysfunction was high, energetic people felt they were strapping on a yoke when at work and then tried to get some energy back and enjoy their life as soon as work ended.

For the last five monthly meetings, I have watched the leadership team closely. One of the team, with an unbelievably negative attitude, when given the opportunity to speak, always tells the assembled veteran volunteers that they are too stupid to do this, disrespectful when doing that, and they damage the organization.

Every human being, of whatever origin, of whatever station, deserves respect. We must each respect others even as we respect ourselves.
Ralph Waldo Emerson

As I watched and listened, I witnessed the other leadership team members sit silently and I noticed that all of the members stayed quiet too. I recalled the feedback statements from so many years ago when the EPME students returned to their home units. I clearly recognized that I was squarely parked in dysfunction junction and the broken piece of the organizational culture was basic respect for the people within the organization. In the May 11, 2015 Harvard Business Review, respect was identified as “the leading behavior that’s most important to employees.”
Please Put it Back - GeneralLeadership

Most recently, while making coffee for a three-hour volunteer session, I saw this note taped to the can of coffee and was quickly reminded myself that there will always be some degree of dysfunction in every organization. The note reads, “Please put the coffee back to where you got it, or is that too much work!!”

In my professional leadership opinion, the highest order of dysfunction is when an organization does not respect its people who are its lifeblood giving of their time and talents. For me, a life-long leader and faithful student of leadership, this is unacceptable in any organization and this note was the last indicator I needed to confirm that this organization’s culture was badly broken, the people were suffering, and if fixes were not implemented soon, the mission could be in jeopardy.

Is your organization headed for dysfunction junction? Is basic respect for the people lacking or worse? If so, can you help it get turned around before it makes that dreaded destination of dysfunction junction? Is it already there and perhaps you did not hear the tell-tale signs signaling the arrival?

10 Ways Honesty Is Going To Make You More Money

(Click here for full image)

I like how NBC thinks it’s got one over on us.

You go, NBC!

« We’re not going to have any business relationship with Donald Trump anymore! Particularly that trashy Miss Universe contest he thinks he owns. »

Good job, NBC!

Yesterday: NBC invests $250 million in Buzzfeed.

Today’s Buzzfeed headline: « The Disney princes are total hunks ».

I’m glad these media giants are in bed together now.

In other breaking news, the World Wide Wrestling Association is now about a real sport and no longer racist because they broke off relations with Hulk Hogan.

Then people say to me, « Don’t you feel like you’re not being responsible when you don’t read the news? »

All I can do is laugh.

No. That’s not true. Sometimes I feel angry at these people. Don’t they see?

But I don’t care. It actually is funny. Another Buzzfeed headline: « A teen tried to make her eyebrows look like a famous model’s, but it ended up going poorly. »

I almost clicked on that one. Like…how poorly did it go?

Are her eyebrows now a mustache? Are they sideburns? What the hell happened to her eyebrows?

I once went out to dinner with a friend of Hulk Hogan’s. Bubba the Love Sponge, a radio guy who released a sex tape of Hulk’s.

In the dinner he pulled out his gun and pointed it at me. Then he said, « check it out » and he threw it at me.

I wanted to die right then. I wanted the headline to be, « Bubba the Love Sponge shoots dead unknown blogger. »

When the universe was created it spit out a lot of hydrogen atoms.

This is going to be a serious scientific lesson. Hold on.

The hydrogen atoms boiled into helium atoms in the process of nuclear fusion in the inside of a star.

When a star gets so intense it turns into a supernova, other atoms are fused together. Like lithium, carbon, etc.

Most of the atoms on your body are carbon atoms that were fused together in the center of a supernova.

Buzzfeed: « This toddler is a huge fan of a personal injury lawyer. »

Almost everything about you is stardust. Your body. Your brain. Your heart.

When I kiss Claudia, it’s like I’m kissing the center of a supernova.

I feel there’s one other rule that is critical to know in life.

I tell my kids, « There’s always a good reason and a real reason. »

If you want to go to the mall because you need school supplies that’s a great reason. Then there are boys and donuts there. That’s the real reason.

NBC and the World Wide blah blah had a good reason. Who knows what the real reasons are.

If you always look for the real reason, then the world peels open it’s honesty to you. You become a human lie detector.

You can only do this if you are always honest. Else, you won’t know what honesty is. You won’t know what to look for.

Your boss wants you to work late. The project is really important to the client and all of our jobs.

Good reason.

Real reason: I’m going to get fired if I don’t make everyone work because I slacked off earlier. So I’m scared to be yelled at.

Real reason #2: I want to show that I have total control over you. That I am your master and you are my slave.

Real reason #3: I used money to bribe you to work for me but now I want to show you that I can also use fear.

In the long run, the real reason will destroy you if it doesn’t equal the good reason. This is why you make more money in the long run by being honest.

In the long run, NBC will disappear because Broadcast TV is dead and now, too late, they are trying to get into other forms of media.

This is what happened to me: when my real reason and my good reason didn’t match: I was always scared, I went broke. I lost my friends and family. Or maybe I never had them.

I was too disconnected all my life from the real reasons.

I pretend like my body is a company. Every good company has corporate values.

Value #1: My good reason has to equal my real reason.

Value #2: Message before money.

Value #3: 1% improvement on physical emotional mental spiritual health.

Value #4: Every day, am I growing competence in something, improving relationships, and are my choices coming from a place of freedom.

Value #5: Don’t judge people. Because all of us are made out of the same stardust. We’ve all been on this terrifying adventure through time and space.

Value #6: Be honest (which is the same as value #1 but I want to repeat it because that’s how important it is).

That’s it. Why? Because I know that when I do those five things I’ll be a better friend. A better lover. And I’ll make more money.

Real reason: I’ll make more money.

Real reason: I want to be good to Claudia because she helps me with so much stuff and I’m pretty sure I love her all the time except when she bothers me.

Real reason: I feel real good when a day goes by and I look back and I think, « I was honest all day ».

Not radical honesty, which is BS. I don’t say to everyone on the street, « hey, I’d like to kiss your ear » even if I think it.

I don’t say to my daughters: « I really don’t want to go to your play ». (Well, I think I do say that. But I go anyway and they are happy).

When I was an employee, I really wanted to be as honest as possible (other than starting a company on the side and hiring my own company to do work for the company I worked for).

I wanted to help others. I wanted to give my boss credit. I wanted to be a good guy.

Real reason: I wanted to figure out ways to make more money while being an employee.

And it worked. Supahhh Novahhh

– – –

The author also wrote ‘Do You Have To Be Rich To Be Honest’. Read more from the author… James Altucher, an entrepreneur, investor  and best-selling author of « Choose Yourself » and « Choose Yourself Guide To Wealth ». He openly discusses the financial and emotional impact of  making (and  losing) money in his personal blog at JamesAltucher.com.

Quand les Français déboursent pour rêver

Aujourd’hui, on peut absolument tout financer par crowdfunding, du projet le plus loufoque à la création d’une startup. Ce mode de levée de fonds est un incontournable pour une grande majorité d’entrepreneurs mais aussi de grands groupes. Quelques mois après l’arrivée de Kickstarter en France, Denis Jacquet, président de l’association Parrainer la Croissance, explique l’arrivée de ce géant américain du secteur.

AUTEUR
Denis Jacquet, serial-entrepreneur et Président de l’association Parrainer la Croissance, s’emploie, au quotidien à remettre entrepreneuriat au coeur de la société…


La France est en émoi. Un pionnier et géant américain de plus arrive en France, en espérant faire débourser aux Français ce que les gouvernements successifs ne leur ont pas encore confisqué. Mais au moins dans ce cas, on sait que l’on finance une ambition, un rêve, une passion. C’est plus excitant qu’un déficit, même à taux zéro. Pourtant notre pays n’a pas attendu l’oncle Sam pour susciter la passion des Français à « faire ensemble ». Sans intermédiaire. Le crowdfunding grimpe comme la température estivale. Nombre de bébés issus des éprouvettes du financement participatif sont bien présents dans l’écosystème, le chanteur Grégoire en tête. Kickstarter apportera-t-il quelque chose de neuf dans notre Gaule en crise ?


A chaque fois qu’un projet américain débarque sur les plages françaises, on se dit que les mauvais résistants, encore terrés dans nos multiples zones corporatistes, vont trembler un peu plus. Ceux qui rêvent d’un monde dans lequel l’Etat reste le dernier et ultime tiroir-caisse de la République, et qui souhaite surtout en matière de culture, rester le mécène en chef, en seront pour leurs frais. L’arrivée de ce géant made in Burger, va consolider cette vision, participative, libérale, démocratique. Dans une période de crise où le rêve semble interdit, se dire que la création est toujours possible et peut être financée, est rassurant.

Ce nouvel acteur du marché, va attirer un peu de lumière supplémentaire au monde entier, sur les projets français. Un peu d’attention d’un acteur international, là où les nôtres sont encore si hexagonaux. Une incitation supplémentaire pour nos entreprises à tenter elles aussi d’aller chatouiller d’autres contrées. Un acteur de plus sur un marché encore timide peut être à la fois une menace ou, au contraire, une opportunité pour se développer. L’avenir proche le dira. Le marché a toujours raison.

Pour les entrepreneurs, rien de nouveau sous le soleil.
Kickstarter finance les rêves mais pas le BFR (Besoin en Fond de Roulement), autrement dit les capitaux propres des entreprises. L’entrepreneur qui souhaite trouver ce que les banques lui refusent, ne trouvera pas en cette entreprise issue du royaume des startups, le Zorro de sa croissance, ni un zéro de plus à son capital. Ce n’est pas la vocation de Kickstarter.
La communication intensive liée à l’arrivée de ce nouveau joueur, permet de faire la publicité de ce secteur magnifique, un premier pas vers une économie libérale qui rime avec sociale et bienveillante. On pourra peut-être enfin réconcilier entrepreneuriat et passion, capitalisme et sociétal, libéralisme et solidarité.

C’est le début d’une nouvelle ère, qui nous fera respirer un nouvel air. Et des airs, ils en financent à la pelle. Près de 2 milliards financés sous cette forme aux USA par Kickstarter. Ces sommes font rêver. Cela me fait penser à ces années passées à Washington DC, quand un ami proche, patron de la formation et de la santé à la Banque mondiale, m’expliquait que la fondation Bill Gates avait investi plus d’argent que la Banque mondiale sur son secteur ! Le privé, l’initiative individuelle, prend le pas sur l’Etat et les intermédiaires. C’est un petit pas pour le financement et un grand pas vers la responsabilité. Cela signifie que le rêve d’un homme ou d’une femme peut devenir la passion d’un groupe. Qui dès lors le finance. C’est un changement colossal dans un pays comme le nôtre.

J’imagine un jour proche où les entreprises retiendront et fidéliseront leurs collaborateurs volages, en finançant leurs projets afin de les conforter dans leur volonté de donner du sens à leur quotidien. Tout est imaginable et reste à imaginer.

En conclusion, pas de révolution, mais une pièce de plus à l’évolution du marché. Pendant que le cinéma ressuscite les dinosaures, le digital chasse les nôtres !

Crédit Photo : © Rawpixel-Fotolia

The Fed still focused on September

Avatar de Philippe WAECHTERPhilippe Waechter's blog

The Fed, in its press release, has let open all the options for hiking rates before the end of the year but September is still high on the agenda. The US central bank has reminded us that its decision will be data dependent and that the improvement on the labor market is the kind of data that could accelerate the decision. But on the other side, lower energy price will not hasten the convergence of inflation to the 2% target.
In other words the Fed has noticed that even growth prospects remain moderate there are stronger dynamics than in June on households and on the labor market. Imbalances are still there on the labor market but more limited than in June. Exports and investment are still a drag to a stronger expansion.

Voir l’article original 587 mots de plus

Selon quels critères les investisseurs analysent-ils les projets ?

  • – shutterstock.com

Au-delà des critères généraux clairement affichés par les investisseurs, il existe des critères implicites qui sous-tendent leur décision d’investir ou non. Il est important que vous en ayez conscience pour mieux comprendre leurs attentes. Guide « Lever des fonds »

Quels sont les enjeux des investisseurs ?

La rémunération que l’investisseur peut attendre de l’investissement est de plusieurs natures :
• Pendant la durée de l’investissement, au titre des dividendes et éventuels intérêts. Néanmoins  dans  le  cadre  de  projet de  création  d’entreprise,  la  probabilité de distribution de dividende est très faible, dans la mesure où le résultat net comptable est réinvesti dans l’entreprise afin  de  financer  son  développement. Les  intérêts  liés  à  un  investissement sous    forme    d’obligations    génèrent une rémunération, mais qui n’est pas suffisante par rapport aux risques pris,
• À terme, lors de la revente des titres, la plus-value éventuelle réalisée. La rémunération de la société de capital investissement résulte de la différence entre le prix de vente et le prix d’achat de chaque titre. Cette plus-value dépend de la valeur créée par l’entreprise dans l’intervalle, et de l’appétence du marché au moment de la revente.

Pour l’investisseur, à l’échelle d’un investissement, les risques à évaluer sont donc les suivants :
• Le  risque  de  rentabilité :  est  que  la revente de ses parts dans l’entreprise ne lui permette pas de réaliser un niveau de rentabilité jugé suffisant. Pour réaliser une plus-value significative, il faut que le prix de vente soit largement supérieur au prix d’achat, et donc que, dans l’intervalle, la société ait créé plus de valeur. Une entreprise qui afficherait des résultats constants, bien que rentable, ne constituerait pas une bonne opération pour un investisseur. La rentabilité de l’investissement pour un investisseur est calculée sous la forme du TRI (= Taux de Rendement Interne), variable prenant en compte le montant de la plus-value et la durée pendant laquelle «l’investissement est bloqué»,
• Le risque d’illiquidité : l’investisseur a fait l’acquisition de titres de la société ; il doit pouvoir les revendre à terme (à 5 ans en moyenne). Le risque vient du fait que les fonds gérés par les investisseurs ont des durées de vie limitées (en général 10 ans), et que les investisseurs sont tenus de rembourser leurs souscripteurs avec une plus-value, à l’échéance du fonds. Ils doivent être en mesure de vendre leurs titres au plus tard à échéance du fonds, et cela dans de bonnes conditions.

Lorsque l’entreprise ne présente pas une situation économique suffisamment attrayante pour trouver des acquéreurs, on dit que l’investisseur est « collé » à l’entreprise, car il ne  peut pas vendre ses titres et donc ne peut pas rendre « liquide » sa participation.
Les critères de décision d’un investisseur sont multiples, mais ils visent tous à s’assurer que les risques pris sont mesurés et rentrent dans sa stratégie globale d’investissement.

Quels sont les critères des investisseurs à l’échelle du projet ?

Pour évaluer ces risques, l’investisseur va donc analyser plusieurs aspects :
• Le   potentiel   de   création   de   valeur à horizon 2 à 7 ans en moyenne. Ce potentiel doit être élevé pour intéresser l’investisseur. Il recherche soit une entreprise à fort potentiel de croissance (capital-risque), soit une entreprise dégageant déjà une rentabilité importante (capital-développement),
• Le potentiel de cession des titres à terme. Pour un investisseur, il existe plusieurs voies de sortie, dont principalement :
-Cession industrielle : revente des titres à un groupe industriel,
-Introduction en Bourse,
-Cession des titres aux actionnaires historiques,
-Cession des titres à de nouveaux investisseurs,
-Réduction ou amortissement du capital (cas très peu favorable),
Mais seules la cession industrielle et l’introduction en bourse sont fortement rémunératrices, les introductions en bourse étant beaucoup plus rares. L’investisseur cherchera à s’assurer qu’une telle sortie est envisageable à terme. C’est pourquoi, avant même  de  rentrer  au  capital,  l’investisseur vous  demandera  quelle  est  votre  stratégie et comment ils pourront sortir. Si vous faites entrer des investisseurs au capital, vous devez avoir intégré cette revente à terme,
• L’affectio societatis et la confiance dans l’équipe dirigeante pour atteindre ces objectifs de création de valeur, et de négociation d’une revente des titres au prix le plus élevé possible.

De ces grands critères découlent des critères plus concrets d’analyse des projets :
• La  nature  du  produit  et  du  marché. Notamment la taille estimée du marché, la croissance et le caractère saisonnier de l’activité,
• La      stratégie      et      la      dynamique concurrentielle.Notamment la nature et le niveau de concurrence, la puissance des  fournisseurs  et  des  distributeurs, la capacité à bloquer la pénétration de nouveaux entrants…,
• Les  capacités  de  l’équipe  dirigeante. Notamment le leadership et l’expérience du dirigeant et de son équipe managériale, les compétences  organisationnelle et administrative, les capacités en marketing, ventes et production,
• Les projections financières. Notamment le délai pour atteindre le seuil de rentabilité et le taux de rendement attendu,
• Le financement. Lien entre l’opportunité et les objectifs fixés aux fonds requis. Les sociétés de capital-risque doivent être attentives à leur portefeuille ainsi qu’aux engagements pris envers leurs investisseurs quant au type de placement qu’elles réalisent (comme les créations d’entreprises, les reprises par les salariés, etc.),
• Les  modalités de l’opération d’investissement.  Nature spécifique de l’investissement, niveau de développement de la société, possibilité de réunir plusieurs investisseurs dans l’opération et d’investir en plusieurs étapes (c’est-à-dire à des stades plus avancés dans la croissance).

En termes de hiérarchie de ces critères, il faut savoir que :
• Les investisseurs cherchent principalement à savoir si le dirigeant et son équipe disposent des qualités de«leadership» et des compétences en management requises pour mener à bien le projet. Ce raisonnement est logique, car ces qualités conditionnent le reste du projet,
• Le second critère est la proposition de valeur et le potentiel du marché. L’entrepreneur doit avoir une stratégie produit/marché claire, fondée sur un produit/service original permettant de créer des barrières à l’entrée. Il est essentiel qu’il dispose de données financières crédibles indiquant clairement le délai prévu avant d’atteindre le seuil de rentabilité,
• La nature et le niveau de concurrence sur le marché sont moins importants que la capacité apparente de l’équipe dirigeante à maintenir et à défendre sa part de marché,
• Les projections financières ont un certain poids, mais sont moins importantes que les considérations relatives à l’équipe dirigeante et au potentiel, car elles ne sont effectives que lorsque le projet est devenu réalité. Les investisseurs savent bien que toutes ces informations ne serviront strictement à rien si l’opportunité n’est pas solide.

Quels sont les critères des investisseurs à l’échelle de leur portefeuille ?

Sachez qu’il existe d’autres critères, des critères « macro » internes à l’échelle plus globale de leur portefeuille. Ces critères ne sont souvent pas exprimés ouvertement, et pourtant ils sont tout aussi importants que ceux liés à la qualité du projet, et il vous est plus difficile de les connaître.
L’espérance de rentabilité du portefeuille est évidemment liée à l’espérance de rentabilité pour  chaque  participation.  Mais  l’atteinte des objectifs à moyen et à long terme de l’investisseur repose également sur les stratégies d’ensemble qu’il adoptera dans la gestion de son portefeuille.
C’est encore plus le cas à des stades précoces d’intervention     (amorçage et création), pour lesquels les taux de sinistralité sont significatifs.

Exemple :
En amorçage le risque est tel que, même si l’investisseur espère que chaque participation sera une réussite, sur 10 projets investis :
• 5 engendreront une moins-value (voire une perte totale),
• 2  permettront uniquement de rembourser l’investissement sans plus-value,
• 2  permettront  de  générer  une  petite plus-value,
• Et  seulement  1  projet  sera  une  réelle success story, permettant de compenser les pertes et de réaliser une rentabilité globale du portefeuille

La diversification du  portefeuille répond à l’adage nous  incitant à « ne  pas  mettre tous nos œufs  dons  le même  panier ».  De plus, elle  offre la possibilité aux  investisseurs, à risque  égal, d’augmenter le rendement à moyen et à long terme de leur portefeuille.
La diversification d’un  portefeuille consiste à répartir le montant global :
• Entre  les catégories de véhicules de placement, lorsque  la société de gestion a plusieurs fonds,
• A    l’intérieur   d’un   même  groupe   de voleurs, par exemple les  actions ou  les obligations,
• Entre des  titres provenant de différents secteurs industriels. Par un dosage approprié    des  différents secteurs, l’investisseur diminue sa  vulnérabilité par rapport aux  difficultés que pourrait connaître un secteur et il tente de profiter ou maximum de la conjoncture favorable dont peut   bénéficier   un  secteur  à un moment donné,
• Entre  des  titres présentant  des  degrés de risque  différents, et donc souvent des stades d’intervention différents.
D’autre part, les investisseurs ont des critères liés à leurs délais d’investissement :
• Pour  les fonds liés à I’ISF, ils doivent souvent   investir  beaucoup  avant  une dote limite, ce  qui  peut jouer  en  votre faveur,
• Lorsque  le délai  se raccourcit  avant la fin de vie du fonds, les investisseurs choisiront de préférence des entreprises pour  lesquelles le délai  de sortie envisageable est le plus court possible.

En résumé
Pour les investisseurs, chaque investissement représente un fort enjeu. Ils risquent notamment :
-De ne jamais pouvoir revendre les actions souscrites,
-De tout perdre si l’entreprise dépose le bilan,
-De réaliser une moins-value si l’entreprise ne s’est pas développée comme convenu, et se revend à une valeur inférieure à celle de l’entrée des investisseurs.
C’est pourquoi ils analysent avec attention le potentiel du projet, et donc en priorité la capacité de l’équipe à réaliser ce potentiel, mais aussi leur capacité de sortie dans les meilleures conditions. Plus vous intégrez ces critères dans vos échanges avec eux, et plus vous augmentez vos chances d’aboutir, tout en sachant que d’autres critères plus globaux sont pris en compte, sur lesquels vous n’avez pas réellement d’emprise.

Startup et financement: l’encaisse comme arme ultime

Avatar de Karina BrousseauLe feu sacré

Comme une épée de Damoclès, l’argent est la question planante dans l’esprit de tous les entrepreneurs. À chaque virage, chaque embranchement de la trajectoire de développement d’une entreprise, le financement peut représenter une menace à la survie des projets, l’étendue maximale des tactiques promotionnelles, la formation des employés, etc. Je discute de la question avec Frédéric René, un entrepreneur en commerce électronique qui ne baisse jamais la garde concernant les risques, malgré les conditions favorables dans lesquelles son travail s’effectue a priori.


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Inévitable « bootstrapping »

Liki, une jeune startup offrant des solutions technologiques aux marchands et aux ambassadeurs d’industries, connaît depuis près de 3 ans déjà, un succès enviable. Récemment offerte en marque blanche à des revendeurs, la solution de commerce en ligne fait beaucoup parler dans le marché. Les ventes de la solution vont bon train, le nombre d’employés a triplé depuis un an et la boîte s’apprête à ouvrir…

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Chefs d’entreprise, c’est le moment de penser à l’apprentissage.

Chefs d’entreprise, vous souhaitez recruter des jeunes motivés et les former à vos méthodes de travail ? Profitez des aides à l’embauche pour recruter des apprentis et faites les grandir avec votre entreprise.

Une nouvelle aide pour les TPE : Aide « TPE JEUNE APPRENTI »

Une aide à l’accueil des jeunes mineurs en apprentissage dans les entreprises de moins de 11 salariés a été annoncée par le gouvernement. Cette aide permet de prendre en compte l’investissement de l’entreprise sur la première année de contrat.

Ce dispositif s’applique pour les contrats conclus à compter du 1er juin 2015. Cette aide financée par l’Etat consiste, pour la première année d’exécution du contrat d’apprentissage, au versement trimestriel à l’employeur d’une aide forfaitaire de 1 100 €, soit l’équivalent de la rémunération légale et des cotisations sociales associées.

Cette aide est cumulable avec les dispositifs existants (prime apprentissage, aide au recrutement d’un premier apprenti ou d’un apprenti supplémentaire, crédit d’impôts) et est ouverte dès lors que l’employeur atteste de l’exécution du contrat d’apprentissage. Cette démarche est simplifiée pour l’employeur : validation d’un formulaire pré rempli et disponible sur le portail de l’alternance à partir du 15 juillet pour la demande de prise en charge et attestation dématérialisée de la présence de l’apprenti.

Pour calculer vos aides en ligne :
https://www.alternance.emploi.gouv.fr/portail_alternance

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