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REPRISE D’ENTREPRISE : COMMENT OBTENIR DES AIDES AVEC BPI FRANCE ?

Les aides de Bpi France en cas de reprise d’entreprise

Lors de la reprise d’une entreprise, il est rare que le repreneur dispose de la totalité des fonds nécessaires. Le recours à un emprunt bancaire est alors la plupart du temps envisagé. Les montants des prêts pouvant être très élevés, il est possible d’effectuer une demande de garantie de prêts auprès de Bpi France. Mais les critères d’étude de ces demandes sont assez stricts. Voici donc quelques conseils pour les repreneurs qui souhaitent obtenir une garantie de prêt via Bpi France pour une reprise d’entreprise.

Les aides Bpi France pour la reprise d’entreprise

Deux aides sont proposées par Bpi France à destination des repreneurs d’entreprises :

  • La garantie du développement des PME et TPE : il s’agit d’une garantie de 40 à 70 % du concours bancaire. Bpi France partage le risque avec la banque et vient ainsi se positionner comme garant ;
  • Le contrat de développement transmission. Il s’agit d’un prêt de 40 000 à 400 000 euros, aux côtés de la banque. C’est en effet un prêt supplémentaire que le repreneur peut solliciter, mais qui ne sera pas accordé dans le cas d’une reprise d’entreprise en difficulté.

Comment obtenir la garantie de prêt ou le prêt supplémentaire ? Comme une demande de financement classique, le candidat doit montrer sa connaissance et sa vision pour le futur de l’entreprise qu’il souhaite reprendre. Voici nos conseils pour bien préparer sa demande.

Constituer un dossier béton

Pour s’assurer qu’il se lance dans un projet de reprise d’entreprise viable, le repreneur doit effectuer un diagnostic complet de cette dernière. Et sur ce point, Bpi France est extrêmement pointilleux. L’organisme va analyser le projet dans les moindres détails. Le repreneur doit donc montrer qu’il est l’homme de la situation. Lors de son entretien, il devra prouver qu’il possède de véritables qualités de leadership en s’appuyant sur une connaissance pointue de son dossier. Cela ne signifie pas qu’il doive connaître parfaitement le domaine d’activité de l’entreprise, ce n’est pas une obligation. Mais s’il s’avère qu’il ne maîtrise pas le domaine d’activité, il devra démontrer qu’il a réussi à se constituer une équipe aux compétences diverses capables de mener à bien le projet d’entreprise. Reprendre une entreprise est un pari risqué et le travail de préparation et de négociation est primordial pour obtenir une garantie de prêt ou un financement bancaire complémentaire. Il ne faut pas oublier que le repreneur va devoir rembourser son crédit en ponctionnant des dividendes pendant sept ans en moyenne. Il est donc indispensable de bien préparer le projet en amont pour ne pas se retrouver « dans le rouge » dès les premières années ou les premiers mois.

Faire appel à un expert-comptable

Ainsi, le repreneur ne doit pas hésiter à échanger le plus possible avec le cédant. Dominique Caignart, directeur du réseau Île-de-France Bpi France, va même plus loin et affirme qu’il ne faut « pas hésiter à être intrusif » car « dans 90% des cas, le cédant surestime son entreprise ». Il est donc vivement conseillé de s’en tenir aux faits et aux chiffres et uniquement à ces éléments. Les conclusions de l’expert-comptable du cédant ainsi que de celui du repreneur seront donc déterminantes dans la constitution du dossier. Il vaut mieux partir du postulat que tout ce qu’annonce le cédant est trop cher et analyser précisément chaque élément ligne par ligne des bilans, comptes de résultats, comptes d’exploitations etc. D’ailleurs, une attention particulière doit être portée aux encours qui vont alourdir les comptes de l’entreprise et s’assurer que le carnet de commande n’a pas été gonflé de manière illusoire.

Bpi France est expert, profitez-en !

La garantie de prêt Bpi France a un coût. La commission due par l’entreprise s’exprime en % de l’encours du crédit, et est prélevée en une seule fois après décaissement. Elle est de 0,93 % l’an si la quotité garantie est de 70 %, et 0,67 % l’an si la quotité est de 50%i. Mais bien plus qu’une garantie financière, Bpi France peut aussi être un vrai partenaire pour vous accompagner dans votre projet de reprise d’entreprise. Car comme dans tout projet d’envergure, l’acteur principal, ici le repreneur, peut manquer de recul sur la situation du fait de sa forte implication. Une certaine distorsion de la réalité peut survenir dans ce type d’entreprise et il est parfois difficile de garder le recul nécessaire pour mener à bien son projet. L’expertise Bpi France et sa neutralité sont indéniablement des qualités qui font de l’organisme un partenaire privilégié, bien plus neutre que ne pourraient l’être les banques ou les experts-comptables qui peuvent voir un intérêt à orienter le repreneur de telle ou telle manière.

Pour résumer, si vous êtes repreneur voici donc les trois principaux conseils à suivre :

  1. Suivez bien les règles juridiques indispensables à l’acceptation d’une demande Bpi France (le détail vous sera donné sur simple demande),
  2. Constituez un dossier béton que vous maîtriserez sur le bout des doigts,
  3. N’hésitez pas à solliciter Bpi France comme accompagnateur privilégié dans votre projet, au-delà du simple aspect financier.

Des conseils précieux à suivre à la lettre car si le repreneur échoue lors de son entretien avec l’organisme, son dossier devra repartir de zéro. Et en général, c’est rédhibitoire…

L’ubérisation : fléau des entreprises ou des Directions Générales ?

Avatar de Claude SuperLe Blog de Claude Super | Let's make your business more social!

Ce billet a été rédigé à “4 mains” avec Franck La Pinta et publié par FacteurH dans son édition en ligne de juin 2015

Un fossé semble se creuser entre les collaborateurs et certaines Directions Générales. Aujourd’hui, le discours historique sur la lutte des classes semble dépassé avec la fin de l’industrie, l’émergence de l’économie numérique et les travailleurs du savoir. Une preuve en serait la désaffection des salariés pour les syndicats, confirmée année après année par les chiffres toujours plus mauvais de représentativité. Mais dans le même temps, il n’y a jamais eu autant de réflexions, de livres, de colloques, sur les nouvelles formes d’entreprise et un management à réinventer. On est ainsi passé très (trop ?) vite de réflexions sur l’entreprise 2.0, puis sur l’entreprise collaborative et aujourd’hui l’entreprise se doit d’être “libérée”. Il convient de rester lucide sur ces modes de concepts à vocation mercantile…

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Le choix du test and learn : comment continuer à expérimenter à l’heure de la standardisation ?

Avis d’expert : Face à la standardisation des publications de contenus en ligne, comment poursuivre l’expérimentation et conquérir de nouvelles audiences pour les médias français?

Face à la standardisation des publications de contenus en ligne, comment poursuivre l’expérimentation et conquérir de nouvelles audiences ? Comment les médias traditionnels s’organisent pour répondre à la concurrence des très attractifs « pure players » en ligne, natifs sur le web ? Quels sont les exemples d’innovations éditoriales qui ont réellement fonctionné ? Coordonnée par Maxime Drouet (Burson-Marsteller i&e), la commission Social Content s’est réunie afin de répondre à ces questions avec Xavier Bigot, Social Media Manager du groupe L’Express-Roularta, Anne Kerloc’h, rédactrice en chef adjointe de 20 minutes et Matthieu Stefani, directeur de l’agence CosaVostra.

La nouvelle donne de la publication des contenus en ligne

En 2014, 20% des internautes qui visitent des sites d’informations proviennent de Facebook. Avec Google, les deux géants du web contrôlent désormais la majorité des flux de distribution des médias en ligne. Dans ce contexte, de nouveaux acteurs ont émergé : les « pure players ». De Quartz àBuzzfeed en passant par Vice, ces plateformes ont bien compris les enjeux contemporains de la production de contenus en ligne : une multiplicité des sources d’informations, une « économie de la distraction » grandissante, une recherche constante de nouveautés des lecteurs, etc. Selon le rapport de l’Institut Reuters pour l’étude du journalisme, ces médias en ligne ont fait émerger « un ensemble de standards éditoriaux rationalisés » comprenant une production de contenus dédiés au partage sur les réseaux sociaux. Entre la place grandissante des réseaux sociaux comme canaux de diffusion et l’émergence de ces nouveaux acteurs, les médias français ont dû se positionner et adapter leur organisation.

Une définition du test and learn

Le test and learn consiste à « expérimenter des solutions et des nouveaux modes de fonctionnement pour apprendre et optimiser ses activités en fonction des résultats obtenus ». Les objectifs affichés varient en revanche selon les médias. En effet, le test and learn est plus un « credo » qui consiste à puiser dans un réservoir d’outils et mobiliser un répertoire d’actions larges qu’une méthode strictement définie. L’approche « test and learn » est à adapter aux cultures éditoriales de chaque média. Chez l’Express-Roularta, explique Xavier Bigot, Social Media Manager du groupe, l’accent est mis sur la mesure de la performance et l’optimisation des métriques : nombre de likes, nombre de partages, etc. « Poster sur Facebook, c’est un véritable métier d’éditeur », rebondit Anne Kerloc’h, rédactrice en chef adjointe chez 20 Minutes.

Une adaptation des contenus aux spécificités des réseaux sociaux

Les réseaux sociaux ont facilité l’interaction entre les producteurs de contenu et les internautes et créé une nouvelle typologie d’articles : appel à contributions, sondages, questionnaires, concours photos (etc.). « Le participatif est devenu indispensable », insiste Anne Kerloc’h, qui a récemment mené l’expérimentation autour d’un format interactif, la 21e minute, et décidé de le reconduire. Par ailleurs, et dans ce contexte d’interactions fortes, « la manière dont on poste le contenu est aussi importante que le fond » rappelle Matthieu Stefani, directeur de l’agence CosaVostra. « Sur Facebook et Twitter, les articles qui marchent bien sont les articles d’actualité à chaud, les articles sociétaux, mais globalement, ce sont surtout les articles faisant appel à l’émotion des lecteurs qui engagent le plus». Dans cette dernière optique, les community managers font de l’« A/B testing » : différents posts sur le même article sont testés afin d’identifier celui qui a le taux d’engagement le plus important.

L’analyse des données comme source d’apprentissage

La phase d’apprentissage passe par l’écoute, qui est tout aussi essentielle que l’expérimentation. Le social listening se décompose ainsi entre l’analyse des données (via les insights sur facebook par exemple, mais également les données de trafic du site, etc.) et l’interprétation du déclaratif, à savoir des commentaires des internautes.

  • L ‘analyse des indicateurs clés de performance (KPIs)

« Les réseaux sociaux permettent un retour d’expérience très rapide » assure Xavier Bigot. En segmentant les audiences, il est possible de cibler les internautes selon des critères précis (âge, sexe, localisation, etc.). « L’objectif sur Facebook, c’est de poster les bonnes choses aux bonnes personnes et au bon moment » souligne Matthieu Stefani. L’analyse des insights, de l’engagement (likes, partages, commentaires) et la mesure du reach (portée, ndlr) et des données du trafic permettent de tester la pertinence des segments d’audience visés en temps réel.

  • La gestion des commentaires

« Le commentaire, c’est le seul type d’engagement qui nous coûte de l’argent car on est obligés de le modérer » déclare Xavier Bigot. Les commentaires en ligne permettent d’avoir des feedback (positifs et négatifs) sur les contenus postés, d’engager et de relancer les internautes. Mais il faut gérer les trolls, auteurs de commentaires déplaisants, qui viennent ternir l’image de la page et peuvent engager sa responsabilité pénale : l’illustre le récent arrêt « Case of Delfi AS versus Estonia » de la Cour européenne des droits de l’homme qui considère que les propos énoncés dans les commentaires sont de la responsabilité des plateformes.

Le test and learn, un investissement sur le long terme

Une formation des journalistes aux réseaux sociaux, des recrutements ciblés et la mise en place d’une organisation souple et réactive pour s’adapter aux évolutions constantes des algorithmes des plateformes de diffusion est nécessaire pour développer ces dispositifs. En fonction des approches, une automatisation du recueil et du traitement des données exige parfois le recrutement d’un « data analyst » qui rédige des reporting dont vont s’inspirer les équipes pour ajuster leurs « tactiques » en ligne.

La plupart des start-up innovantes ne se posent pas la question du cadre légal »

Nicolas Colin est ingénieur, énarque et spécialiste de l'économie numérique. Très proche du milieu des start-up, il préconise une adaptation règlementaire pour les sociétés innovantes.

Nicolas Colin est ingénieur, énarque et spécialiste de l’économie numérique. Très proche du milieu des start-up, il préconise une adaptation règlementaire pour les sociétés innovantes.

LEA CRESPI POUR L’EXPANSION

Alors que la guerre entre UberPop et les taxis fait rage, la question du lien entre innovation et respect de la loi se pose. Pour Nicolas Colin, créateur de The Family, il faut imaginer des dérogations pour sortir de l’impasse. Interview.

Les chauffeurs de taxis sont tellement remontés qu’ils comptent manifester, jeudi 25 juin, contre UberPop. De son côté, le gouvernement dénonce lui une « situation d’illégalité absolue » pour le service de transport entre particuliers tandis que le préfet de police de Paris entend réhausser le niveau des sanctions. Mais Uber s’en moque et poursuit son bras de fer avec l’Etat français. La société américaine n’est pas la seule à contester voire à enfreindre la législation nationale. Beaucoup de jeunes entreprises innovantes se lancent tête baissée dans des secteurs très réglementés en contournant ou flirtant avec les limites de la loi. Sont-elles en avance ou très mal élevées ? Barbares ou visionnaires ? Et quels rapports entretiennent-elles avec ce fameux cadre légal ? Entretien avec Nicolas Colin, associé fondateur de l’accélérateur The Family et auteur de nombreux rapports et ouvrages sur le numérique.

Pourquoi certaines start-up se lancent-elles consciemment dans un business qui flirte avec l’illégalité ?

C’est une constante dans l’innovation radicale. L’entrepreneur a une idée et se démène pour la réaliser. Attendre de changer la loi pour se lancer pourrait sembler plus sage mais c’est impossible. D’abord parce qu’un entrepreneur qui démarre ne sait pas forcément où il va. Il défriche un chemin au fur et à mesure et peut aboutir à des résultats inattendus. Il peut également se rendre compte très tardivement de la viabilité de son idée ce qui rend très compliquée toute volonté de déterminer un cadre juridique a priori. Je pense que beaucoup ne se posent pas vraiment la question voire ignorent totalement le cadre légal pour se focaliser sur le service qu’ils veulent proposer. Et ils se disent aussi que puisque la technique le permet et que les moeurs évoluent, c’est la preuve que le cadre législatif est obsolète et donc appelé à évoluer.

Ils pensent donc que la loi va finir par s’adapter ?

Oui, sauf que ce principe ne fonctionne pas du tout chez nous. Aux États-Unis, par contre, les choses se passent comme ça pour deux raisons principales. Le capital investissement est bien plus conséquent donc les start-up bénéficient de beaucoup plus d’argent pour se payer les services d’avocats et de lobbyistes ou participer au financement des campagnes électorales, ce qui leur permet non seulement de bénéficier d’un regard plus bienveillant de la part des autorités et surtout de s’acheter du temps en engageant des recours et des procédures de contestation. L’autre raison, c’est la nature même de la loi. Le système américain est celui de la Common Law, c’est à dire que la loi est une référence pour le juge qui décide ensuite de son application au cas par cas, de façon moins codifiée. Une décision qui, si elle est ensuite confirmée par la Cour d’appel ou la Cour suprême, peut ouvrir une brèche favorable à la start-up concernée. Ce cadre est donc bien plus propice à l’innovation que chez nous où le juge a moins de latitude, où le cadre est plus rigide. Les seules brèches possibles sont le dépôt de QPC (Question prioritaire de constitution), comme l’a fait Uber. Mais c’est justement une entreprise américaine qui a les moyens de le faire. Ces différences règlementaires constituent une forme de handicap à la compétitivité pour les entreprises françaises.

Une société comme BlaBlaCar réussit pourtant très bien…

Oui mais BlaBlaCar a prospéré dans une niche, en s’abritant derrière une subtilité légale existante avec le barème fiscal des indemnités kilométriques. Les gens ne sont pas des chauffeurs professionnels mais des particuliers qui en transportent d’autres sur des longs trajets. Mais du coup, le covoiturage urbain n’existe pas car les sommes sont bien trop dérisoires pour les conducteurs. Si BlaBlaCar mettait en place des incitations financières pour les chauffeurs qui font des petits trajets, on basculerait dans un registre professionnel, domaine réservé aux taxis et aux chauffeurs de VTC. Or la loi ne fait aucun juste milieu et a divisé le monde en deux : les particuliers et les professionnels.

Faut-il alors changer la loi ?

Je pense qu’il faut imaginer une nouvelle façon de légiférer, inventer des dérogations ou un régime d’options. Pourquoi ne pas créer un nouveau statut pour les entreprises innovantes, notamment celles de l’économie collaborative. Ce statut leur donnerait à la fois des droits et des devoirs. Ils pourraient par exemple être libérés de certaines règlementations sectorielles trop pesantes et obsolètes en échange de l’obligation de cotiser pour les utilisateurs de leur plateforme pour se constituer une protection sociale. Au delà d’un certain seuil d’activité, les entreprises pourraient sortir de ce régime particulier. Je suis persuadé que beaucoup de start-up signeraient.

So You Don’t Think Preparing a Budget is Important?

If you wanted to invest in the stock market, you’d probably do some research on the company that you’re interested in, right? You’d want to know the answers to questions like: is the company making a profit? Is revenue increasing? Is it in a position to repay its debts?  Basically, you’d want to examine the company’s financial statements to gain an insight into its future performance; as this would help determine whether it’s worth investing in.

Similarly, if you’re looking for an investor to inject money into your business, or you need a bank loan, you can be sure they’ll ask to see your financial statements. They’ll want to know how you are performing financially and whether you’ll be good for debt repayment. I recently worked with a client who needed to secure a bank loan, but they’d never maintained a budget. There’s no way the bank would consider this application, so I worked with the client to develop a robust financial reporting system. These reports gave the bank the insight it needed into the business’s future revenue and cash forecasts, and thus the confidence to offer a loan.

So, What is a Budget?

Put simply, a budget is an estimate of the expected revenue; expenses and cashflow of your businessoperations for a given period – usually the next 12 months. Monitoring your budget regularly against actual results, lets you know whether or not you’re on track to meet your financial goals.

Why Do You Need a Budget?

  • Okay, so the main reason for maintaining a budget is to avoid running out of money, which is a big risk for businesses, and the biggest risk for any start-up.
  • It will help you develop your cashflow forecast, which is crucial for every business (remember – cash is king). By adding income and expenses into your budget, you’ll know how much you need each month to build a profitable business.
  • It can help you secure finance. Investors and lenders usually require a business to provide an annual budget, as it indicates your financial viability and whether you’ll have the capacity to pay the loan back.
  • Tracking actual results against a budget lets you identify any problem areas and make the right decisions for adjustments.

 

Key Points to Consider When Preparing a Budget

  • Business strategy – what are your plans for growth and do your budgeted expenses reflect what it will cost to expand?
  • Abnormal items – do you envisage any large costs in the future: a large project, additional staff, new equipment etc? Again, this needs to be reflected in your budgeted expenses.
  • Prior year trends – this will give you an indication of future revenue and expenses.
  • Cashflow requirements – you need to understand how much money will be coming in to the business each month (customer payments, interest earnings etc.) and how much will be going out (supplier payments, wages, loan repayments etc.) as it will help you understand how much money you’ll have left over, and therefore how viable your business is.
  • Industry/market conditions – you need to make some assumptions about your industry to keep your business relevant. Will the market shrink or expand? Is the number of competitors changing? If you’re a bricks and mortar business, do you consider moving online? Other technological advancements you need to think about?

 

So What Can a Budget Tell You?

  • Revenue not meeting forecasts? An obvious answer is a reduction in sales, but less obviously, you may not be invoicing regularly enough. Having an effective accounting system makes the invoicing process swift and simple.
  • Are you charging enough? Don’t make the (common) mistake of failing to cover all fixed costs (rent, salaries, overheads etc.) as well as operating costs when pricing your product.
  • Are receivables lagging? By monitoring cashflow, you can identify which customers are not paying on time. A quick phone call can fix the situation and help keep your cashflow positive.
  • Are you spending too much? If your expenses start to exceed the budgeted figures, you can identify the problem areas and make the necessary decisions to cut expenditure.
  • Do you know exactly what you owe? If you aren’t tracking all expenses accurately – including which ones have and haven’t been paid – you may unexpectedly find that you owe a lot of money – which you can’t pay.

Predicting the financial future of businesses can be difficult. For start-ups, it can be even more challenging. Your initial estimates won’t be accurate, but after a period of continuous tracking and adjusting, you will start to make more accurate forecasts.

A budget is a must if your business is to have any chance of survival. It’s the means to reaching the financial goals you’ve set, and it provides the insight into how you should be making future decisions to help your business succeed.

Crowdfunding culturel:6 récompenses par Rennes Métropole

Avatar de Alexandra PoloceLE BLOG DES INSTITUTIONNELS

logo Rennes MetropoleFinancement participatif de projets culturels

La Dynamo Culturelle : six projets récompensés

Les collectes des porteurs de projets inscrits dans la Dynamo Culturelle sur le site proarti.fr ont pris fin le 31 mai 2015. Au terme de cette première édition, six projets (sur treize projets inscrits) ont finalisé leur collecte participative et ont reçu, mardi 16 juin 2015, une dotation complémentaire de la part de Rennes Métropole et de la Caisse des Dépôts.

Une grande diversité de projets a été dénichée grâce à ce dispositif de crowdfunding initié par Rennes Métropole. À l’heure du bilan, la seconde édition de la Dynamo Culturelle est annoncée pour 2016. De nouveaux artistes de la métropole rennaise pourront prochainement se lancer dans l’aventure et, à leur tour, faire découvrir au public leurs projets culturels afin qu’ils deviennent réalité.

Une dotation complémentaire de Rennes Métropole et de la Caisse des Dépôts

Durant la phase de…

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Entrepreneurs Tips, 5 Steps to Overcome Fear in Business

When we started our business, we aren’t born with entrepreneurial traits. We develop these traits along the journey. The big hurdle that we’ve to overcome is our business fear. Why is there a fear inside of us?

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Despite we want to make a difference in our life, this fear is holding us back to do what we want to do. I’ve been within the journey for entrepreneurship for two years, and I’m giving tips for entrepreneurs, 5 steps to overcome fear in business.

Step 1: Changing your old belief with a new belief

Do you know that our actions and behaviors as we speak are governed by our old belief and life experiences in the past? We’re trapped in our old perception and we tend to think with this belief. With a view to overcome our fear in business, we must adopt a brand new perception to interchange this old belief.

Step 2: Understanding what business means to you.

What’s your intention to build a business? Do you think beyond the profits? What does business mean to you? Do you have a vision on your life? What is your mission in business? When we get excited about our mission and vision in enterprise, the fear of starting a business will lessen.

Step 3: Cultivating Entrepreneurial Mindset

Many people shouldn’t have the entrepreneurial mindset after we begin a business. That is okay, the entrepreneurial mindset can developed along the way. By acquiring the entrepreneurial mindset, we will not give up our business easily. We overcome our fear in business by growing the entrepreneurial traits.

Step 4: Building Self-confidence

One of many root causes in fear is lack of self-confidence. I see that children have greater self-confidence than adults. Self-confidence reflects your emotional maturity. Many adults lack self-confidence as a result of their failures, they usually accumulate their fear. By building self-confidence, you’re growing your emotional state, and your business fear will subside.

Step 5: Overcoming Worry in Marketing

The number one fear in business may very well be the fear in marketing. Individuals hate promoting, and so they have a perception that marketing is equal to selling. They don’t prefer to push people to buy, and they face rejections. Nevertheless, there’re many marketing strategies and techniques developed, and it’s not essentially to confront people. You possibly can overcome your fear in business by learning marketing and develop a UNIQUELY YOU marketing strategy. Position yourself and your branding nicely so you will appeal to people.

How have you learnt if you have fear of starting a business? Well, when you have the following symptoms:

  1. You are not moving forward, and also you always have a negative perception about business.
  2. You might be trapped in an old belief.
  3. You lack self-confidence in carrying out your online business activities.
  4. You hate promoting and marketing.

Then, you’ve gotten fear in business. You shall get a help to beat your business fear. My entrepreneurs tips are managing your fear in business [http://fearinbusiness.com] first, then you’ll be able to develop entrepreneurial mindset and go for your dream and goals in business and life. What’s more important to your life, your dream or your fear?

L’intelligence d’affaires pour les PME

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L’intelligence d’affaires, pas pour les PME mais pour les grandes entreprises… Et si la réalité était différente?

Nous entendons ici et là, mais surtout quand nous rencontrons des dirigeants de PME, que l’intelligence d’affaires n’est que pour les grandes entreprises.

Mais pourquoi? Les dirigeants de PME prennent aussi des décisions et rappelons le, l’intelligence d’affaires rassemble des processus et des systèmes d’aide à la décision.

La raison  de cette réaction: le prix perçu des technologies! Sauf qu’il en existe de bien moins chers et plus rapides à mettre en place, sans compétences informatiques requises.

Mais une chose importante que les dirigeants doivent retenir c’est qu’il y a des solutions accessibles au PME et pouvant aider à résoudre les grandes problèmatiques qu’elles rencontrent.

Pourquoi l’intelligence d’affaires est primordiale pour une PME et comment elle a pu sauver une entreprise.

Nous allons parler de trois exemples réels que DWBI Expert a rencontré sur son parcours :

  • Les difficultés à survivre d’une PME de transport car seuls les chiffres comptables étaient suivis et analysés, une bonne partie de la réalité était donc occultée;
  • Le sauvetage d’une compagnie aérienne régionale grâce au « Yield Management »;
  • La découverte de chiffres modifiés grâce à l’automatisation des rapports dans une PME de fabrication de biens périssables.

Commençons par l’expérience la moins plaisante : la difficulté à survivre d’une PME de transport.

La direction de cette société d’une vingtaine de camions et d’une quarantaine d’employés suivait régulièrement les chiffres  que leur fournissait à chaque fin de mois leur comptable. Toutefois, seul l’aspect comptable et financier était analysé sans une mise en contexte.  Il n’y avait ni analyse en profondeur des chiffres ni analyse des formations et encore moins ceux de recrutement.

Jusqu’à un moment particulier : l’entreprise n’arrivait plus à recruter. La compagnie avait les camions et les clients pour fonctionner mais plus de chauffeurs ni de mécaniciens. Seul 8 camions sur 21 pouvaient rouler en même temps avec une flotte de camions ayant une moyenne d’âge inférieure à 4 ans. Ce ne sont pas les chiffres comptables qui pouvaient en expliquer la raison!

Nous avons rencontré son dirigeant en 2008 lors d’un 5 @ 7 d’une chambre de commerce. Une semaine après, nous l’avons rencontré dans ses bureaux. Nous lui avons demandé ses chiffres d’embauche et de départ du personnel.

1e alerte : 90% des départs étaient des démissions.

2e alerte : aucune référence à la raison des démissions n’était conservée.

Il y avait donc une suspicion de désintérêt des employés. Ceci nous a amené à l’étape suivante : l’analyse de la réputation sur facebook, twitter… Quelle ne fût pas notre surprise de découvrir ce à quoi nous nous attendions : la mauvaise réputation de l’entreprise au  sujet de l’environnement de travail… Ceci a pu expliquer le faible taux de réponse aux offres d’emploi et la faible qualité des candidatures.

Par la suite, en faisant une analyse sérieuse des données autre que les données financières et comptables, plusieurs phénomènes sont ressortis, existants depuis plus de 10 ans :

  • Planification des routes non optimale;
  • Taux de roulement très élevé au niveau du personnel (très supérieur à la moyenne du secteur);
  • Clientèle très dispersée;
  • Planification des ramassages de marchandises en pleine heure de pointe;
  • Capacité du camion mal évaluée entrainant une mauvaise attribution des ressources;
  • Retour à vide des camions très fréquent sur longue distance;

Tout cela a pu être mis de l’avant et être analysé par les dirigeants grâce à des choix judicieux d’indicateurs de performance et la création de tableaux de bord.

bi rh transportLa solution :

La connexion aux données opérationnelles (BD SQL Server, fichiers Excel et base de données Access) se fait tous les soirs pour rapatrier les données sur une base de données SQL Server Express. Le tableau de bord, sous Excel, se connecte à cette base de données en temps réel.

Ce que l’outil a coûté à l’entreprise :

  • 5000$ d’analyse de toutes les données sur les 15 dernières années (« profiling » et « data quality »);
  • 2000$ pour la création des tableaux de bord avec chargement automatique.

Ce qu’en ont appris les dirigeants :

L’importance de suivre l’entreprise sous toutes ses facettes (pas seulement comptable) grâce à un bon choix d’indicateurs de performance répondant aux problématiques existantes dans l’entreprise.

Ce qu’en ont compris les dirigeants :

Même en étant une PME d’une quarantaine de personnes avec le dirigeant-fondateur présent tous les jours et travaillant avec ses équipes, il est difficile d’avoir une idée objective (et non biaisée par les sentiments) sans un outil de tableau de bord.

Ce qu’en ont retiré les dirigeants :

Un outil permettant de connaître leur entreprise de façon plus approfondie, avec des tableaux de bord mis à jour quotidiennement, et représentant la stratégie et les défis particuliers de l’entreprise.

Ce que ça a rapporté à l’entreprise :

  • Une meilleure visibilité sur les actions à prendre pour regagner en réputation;
  • Au bout d’un an d’efforts, une meilleure réponse à leurs offres d’emploi;
  • Une diminution drastique du taux de roulement donc une diminution des montants alloués à la formation post-recrutement et au recrutement (réduction de 10000$ par an pour la formation et de 5000$ par an en publications d’offres d’emploi)
  • Un ajustement de l’offre de service ayant abouti à des réductions de quantité de carburant utilisé en évitant les heures de pointe et les zones de travaux dès que cela est possible. Pour l’année 2010, la réduction de consommation de carburant était équivalente à celle d’un tracteur avec sa remorque (6 essieux).

Donc un retour sur investissement rapide, et au delà des espérances des dirigeants.

BY GERALDINE CHARLIER

FAMILLES! JE VOUS AIME!

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La famille revient ! Ce n’est pas de centaines de milliers de manifestants dans les rues dont il s’agit mais de l’entreprise. C’est le sujet d’un ouvrage récent – Les 10000 familles [1] – et plusieurs événements dans l’actualité en témoignent. Le décès de François Michelin – patron éponyme pendant près de 50 ans du leader du pneumatique – a donné lieu à un concert de louanges à la mesure des moqueries que suscitait depuis des décennies l’entreprise de la part de la bien-pensance managériale. Au même moment, ce n’était que regrets pour Norbert Dentressangle, cette entreprise familiale, paraît-il forcée à la venté à un concurrent américain faute de succession familiale. Et tout le monde de se passionner aussi pour les conflits shakespeariens qui forcent au départ le patron du presque premier fabricant automobile mondial Volkswagen.

The Economist vient même de consacrer un dossier spécial [2] aux entreprises familiales. Pourquoi cet intérêt et que nous enseigne-t-il en matière de management à l’heure où, dans nos sociétés, la famille est une notion tellement floue que la police du vocabulaire nous invite à ne plus en parler au singulier. A rebours de ces tendances, la famille est un sujet d’intérêt pour le management, on en vante les mérites, de nombreuses recherches lui sont consacrées dans plusieurs grandes business schools et on ne cesse de s’interroger sur leurs vertus [3].

Il est vrai beaucoup d’entreprises sont nées au sein de familles. Pour le BCG [4] une entreprise est familiale quand la famille peut influencer les grandes décisions stratégiques et en particulier le choix du dirigeant ou quand il existe une transition ou un plan de transmission au sein de la famille : avec cette définition près de 40% des entreprises en France seraient familiales. Mais ce n’est pas une caractéristique française ou européenne ; l’Asie vers laquelle se déplace le centre de gravité de l’activité économique serait un paradis pour les très grandes entreprises familiales comme on le remarque particulièrement en Corée du Sud ou au Moyen-Orient.

Quelques grandes vertus sont reconnues aux entreprises familiales. Premièrement, elles seraient en position de mieux gérer le conflit entre propriétaires et gestionnaires et feraient preuve d’un sens de l’économie appelé jadis la gestion de bon père de famille faite de prudence et de réalisme. Selon The Economist, on pourrait ensuite associer à l’entreprise familiale la confiance et la loyauté. C’est l’existence de liens de confiance qui a permis dans l’histoire la création d’activités économiques car elle réduisait les risques du commerce. Cette confiance et cette loyauté sont souvent associées à l’existence dans les entreprises familiales d’une culture forte et assez distinctive. Par culture forte nous entendons un ensemble de références partagées construites au fil du temps, des expériences et des événements de l’entreprise. La distinction a trait généralement à l’originalité de certaines entreprises familiales par rapport à leurs concurrents publics (au sens anglo-saxon du terme, c’est-à-dire des entreprises dont le capital est détenu par d’autres ou dispersé dans le public). Cette distinction peut provenir d’une déviance originelle car ce sont les déviants qui créent et les entreprises familiales s’efforcent souvent de perpétuer cette différence dans le temps par respect des valeurs incarnées par la famille.

Ces deux caractéristiques de gestion du paradoxe entre propriétaires et gestionnaires d’une part et de culture d’autre part illustrent la caractéristique majeure reconnue aux entreprises familiales, à savoir leur sens du long terme, ou du moins, leur capacité de résistance aux pressions du court terme. Comme le montre cette entreprise dans le secteur du luxe sachant, en pleine crise de 2008-2009, conserver le personnel et prendre sur les réserves de la famille pour continuer d’investir : à la reprise, elle s’est ainsi retrouvée dans une meilleur position que ses concurrentes. Les entreprises familiales ont vocation à être transmises aux générations futures tout autant qu’à servir les intérêts des propriétaires actuels. Pour le BCG, les entreprises familiales font souvent moins bien que leurs concurrentes quand la situation économique est bonne mais elles font mieux quand les temps sont durs…

Les récents événements chez Volkswagen ou Dentressangle sont là pour nous rappeler que les entreprises familiales ne sont pas pour autant un paradis et les plus anciens se souviennent de Dallas et de Dynastie pour finir de s’en convaincre. Les bienfaits de la bureaucratie devaient justement nous sortir des déviances du féodalisme quand l’autorité du patron (du latin pater) s’excerçait sur la base du dévouement ; la bureaucratie apportait l’autorité de la règle, formelle et opposable à tous. Il est certain que les entreprises familiales peuvent toujours instaurer un certain féodalisme à connotation négative comme le montre l’usage du terme « paternalisme ». A ce féodalisme peut être associé le népotisme pour recruter ou choisir les responsables ou le poids des allégeances familiales plutôt que des compétences avérées. Il semble d’ailleurs que dans la plupart des pays existe un même proverbe, diversement formulé, selon lequel une première génération crée, la deuxième développe et la troisième dilapide.

Comme les entreprises familiales ont le souci de la transmission, des difficultés spécifiques peuvent survenir comme celle de la dispersion du capital au fil du temps, auprès de trop nombreux héritiers, plus ou moins éloignés du cœur de l’entreprise et aux relations générationnelles, fraternelles ou cousinales difficiles. Les entreprises familiales n’ont pas seulement les bénéfices romantiques de cette institution plébiscitée, elles se confrontent aussi à la complexité de faire cohabiter deux logiques, la rationalité de l’organisation devant générer de l’efficacité d’une part, l’affectivité parfois exacerbée au sein des familles. Et la succession est évidemment un des moments où ces logiques se confrontent.

Si les entreprises familiales ne sont évidemment pas un paradis comme le montrent plusieurs exemples cités en introduction, leur retour en force ne manque pas d’étonner. Leur succès s’explique-t-il parce qu’elles représenteraient l’antithèse de ce qui agace dans l’économie et le business en général ? Comme c’est déjà arrivé dans le passé, on a régulièrement tendance à critiquer les entreprises – c’est une figure électorale obligée – et la réalité s’impose très vite : les entreprises familiales représenteraient alors la figure de la good girl parmi tous les bad boys. Au cœur d’une économie virtuelle et impersonnelle, les entreprises familiales sont personnifiées : dans l’une d’entre elles les salariés me disaient récemment combien les rassurait la présence de la famille dans les locaux. A la tyrannie du court terme et devant la peur du futur, les entreprises familiales donnent une image rassurante de long terme et de permanence. Enfin, devant une mondialisation effrayante, les entreprises familiales sont généralement ancrées dans un lieu, une région, une culture.

Par ailleurs, quelle surprise de voir réhabilitées des entreprises familiales alors qu’elles ont été souvent moquées, caricaturées avec une ironie mordante contre le paternalisme ! Quelle surprise de donner tellement d’importance à la structure familiale alors que les historiens reconnaîtront probablement leur bouleversement et leur remise en cause comme une caractéristique majeure de nos sociétés d’après-guerre ! Mais il est vrai, reconnaît The Economist, que les entreprises familiales savent raconter de belles histoires au consommateur tout comme le public est friand de toutes les affaires familiales même si les journalistes ne sont pas toujours Corneille pour les raconter.

Voilà donc que tous les spécialistes du management et de la libération des humains imaginaient que ces formes archaïques disparaitraient et elles reviennent en force ! Non seulement, en France seulement, les grandes entreprises familiales n’ont pas disparu, mais certaines se sont même développées ou créées : que l’on pense aux familles Mulliez, Bouygues, Lagardère, Pinault, Riboud, Arnaud sans parler des plus anciens Dassault ou Peugeot.

Si les entreprises familiales perdurent, c’est aussi sans doute parce qu’elles ont su évoluer en déjouant tous les déterminismes. Les successions sont difficiles ? Celle de François Michelin (puis celle de son fils Edouard) s’est assez bien déroulée après 47 années de direction. Les entreprises ont du mal à conserver le contrôle ? De nombreux modes de gouvernance avec sociétés holding ou droits de vote doubles permettent de gérer le problème. Il existe des problèmes de compétences ? Nombreuses sont les entreprises qui imposent un apprentissage sans pitié aux futurs dirigeants issus de la famille. Les relations se tendent au sein de la famille ? Les familiy-offices jouent un rôle de tampon, d’accompagnateur et de précepteur qui n’est pas inutile, etc.

L’entreprise familiale ne constitue certes pas un nouveau modèle à imiter mais elle est présente dans le paysage malgré tous les obstacles, que ce soit en termes de fiscalité de la transmission, de conception du temps ou tout simplement de canons de la vie familiale. Le succès de certaines ne fait que témoigner qu’il n’existe pas un modèle unique d’entreprise. Et même si les jeunes entrepreneurs ne rêvent souvent que de développer une entreprise pour vite la revendre, rien ne permet de dire que ce sera forcément le cas. Mieux encore, la famille n’a pas la même place en Asie et beaucoup de spécialistes du management dans ces régions du monde, formés à des conceptions occidentales d’un management « public » [5], veulent évoluer vers des formes de management plus proches de leurs racines culturelles où la famille a plus d’importance qu’en Occident. Et comme le management est une science coucou qui adore nicher dans le nid des autres, il ne serait pas étonnant que des modèles familiaux venus du soleil levant ne fassent bientôt leur apparition.

Enfin la persistance des entreprises familiales peut avoir le bienfait collatéral de nous ramener au bon sens anthropologique dont le management fait souvent défaut. Si ces entreprises ont une vision à long terme c’est qu’elles ont le sens de la transmission, du fait de l’importance donnée aux enfants, aux générations futures et finalement à sa perpétuation. Il n’est pas certains que les entrepreneurs augmentés seront très différents sur ce point. On pourrait faire la liste de toutes ces notions anthropologiques de base que le management a « exculturées » … de manière provisoire.

Par Maurice Thévenet, RH INFO