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Le secret de tous les entrepreneurs qui réussissent

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La réussite d’une entreprise n’est pas le résultat d’une recette miracle. Néanmoins, certains ingrédients sont indispensables pour parvenir au succès qui est la conséquence de plusieurs facteurs. Mais l’un d’entre eux fait LA différence.

Les fausses idées reçues

Lorsque l’on pense à « créer une entreprise », la première idée qui vient à l’esprit est « investissement », que ce dernier prenne la forme de capitaux personnels injectés ou d’un emprunt bancaire conséquent, donc de dettes à régler.

La seconde idée qui saisit est la notion d’expérience, maladroitement confondu avec l’âge ; particulièrement en France où l’âge moyen des personnes occupant des fonctions de cadres, est de 45 ans.

La troisième idée, particulièrement en France encore une fois, résulte des 2 premières. Elle est véhiculée par une sorte de pessimisme ambiant, qui consiste à penser que prendre l’initiative de créer sa propre entreprise est un très grand risque qui peut nuire à sa vie sociale et personnelle.

Et pourtant… L’histoire nous démontre que des personnes ayant des capitaux conséquents ont vu leur entreprise faire faillite ; alors des entrepreneurs partis de rien sont aujourd’hui à la tête de multinationales.

Plusieurs millionnaires actuels ont moins de 30 ans, ayant su proposer des projets innovants et puiser dans leurs savoirs-faire ; pour certains, n’ayant qu’un bureau, un ordinateur et une idée de départ, sans capitaux ni emprunts.

La gestion fait partie intégrante de l’aventure, qui peut être d’ailleurs une décision familiale et riche pour le couple ;pourquoi envisager les problèmes éventuels au lieu de se fixer sur l’essence et la stimulation du projet ?

Les ingrédients de base

« Gestion » et « décision » sont les deux piliers sur lesquels reposent la vie d’une entreprise et donc, une partie des raisons de sa réussite.

Dans la gestion, il est bien évidement question de la comptabilité ; mais en amont, elle est également une notion d’organisation d’un point de vue structurel : gérer les priorités, savoir refuser un marché si ce dernier peut nuire à la qualité du service ou du travail déjà en cours. Ce qui nous conduit à la notion de décision où tempérance et pragmatisme sont de rigueur. Prendre une décision entend engager sa responsabilité, sa crédibilité. Elles ne doivent pas être mis en jeu sur le coup des émotions.

Ceci étant, il est important de se faire confiance et de suivre parfois ses intuitions.

LE secret des entrepreneurs qui réussissent

Un élément est commun à tout entrepreneur connaissant le succès. Certains appelleront ce principe « l’audace ». En réalité, l’audace est le signe extérieur DU secret sans lequel elle ne s’apparenterait qu’à un coup de folie, à un bluff.

Ce qui nourrit et façonne l’audace, ce qui crée le fait d’oser aller où les autres ne se risquent pas, c’est la notion de »confiance en soi ».

3 mots simples à écrire, et pourtant si peu ont cette mesure qui permet d’accéder au succès. La réussite, c’est une part de calcul et une part d’inconnu appelée « chance » ou « destin ». La première permet de mener à bien une entreprise, sans prendre de risques inconsidérés ; la seconde crée le succès.

De grands hommes confessent avoir fait leur fortune sur une intuition. Certains se vantent même de prendre les plus grandes décisions dans les 15 premières secondes de leurs analyses de dossier. C’est ce que l’on nomme l’intelligence intuitive. Pour l’exercer, il est indispensable de se faire confiance, suffisamment pour ne pas craindre l’échec et plutôt le considérer comme un élément stimulant.

En définitive…

En France, la peur de l’échec occupe la pensée et prédomine dans le monde de l’entrepreneuriat. Outre-atlantique, l’échec est vécu comme une expérience forcément enrichissante, à tel point qu’une personne n’ayant jamais connu l’échec a moins de chance d’obtenir un poste à responsabilité que celle qui l’a côtoyé.

« Se faire confiance » et « osez suivre ses idées », voilà la mentalité commune à tous ces entrepreneurs qui se sont vus couronnés de succès.

 

7 clés pour diriger une dream team

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Sur le papier comme dans votre tête, vous disposez de la meilleure équipe du monde et pourtant, ça ne colle pas tout à fait. Vous avez bien la sensation d’avoir embarqué les personnes adéquates dans le bon bus mais ce bus semble n’aller nulle part. Que faire alors ?

D’abord, sachez que vous êtes loin d’être le seul. Ce dilemme est bien connu. Des tonnes de livres, d’études et de séminaires y ont été consacrés.

Même Google s’y est intéressé. Dans une étude appelée « Projet Aristote », plusieurs centaines de leurs équipes ont été analysées pour déterminer quels étaient les facteurs qui permettaient à certaines de réussir tandis que d’autres échouaient. Cette étude démarrée, il y a de nombreuses années, se poursuit d’ailleurs toujours, mais ses premières conclusions sont loin d’être disruptives. Elles traduisent ce que nombre de chefs d’entreprises savent déjà : les meilleures équipes sont composées de femmes et d’hommes qui s’écoutent les uns les autres et manifestent une vraie sensibilité à leurs sentiments et à leurs besoins respectifs.

La question, alors, est, bien sûr : quels sont les pré-requis qui permettent aux membres des équipes qui se constituent de développer cette écoute et cette sensibilité ? La réponse tient en 7 points :

1. Ils doivent penser par eux-mêmes

Ne faites pas de vos proches collaborateurs des toutous bien dressés qui suivent aveuglément chacune de vos instructions. Exigez d’eux qu’ils expriment leur opinion ouvertement et sincèrement. N’hésitez pas à les défier pour qu’ils se battent pour leurs propres idées, sans tabou.

2. Ils doivent avoir une vue d’ensemble

Ne les laissez pas dans l’ignorance de vos objectifs stratégiques ou du détail de l’information financière disponible sous prétexte « qu’ils ont suffisamment de souci comme cela avec leur responsabilité propre sans avoir les vôtres, en plus ». Une information transparente donne le sentiment à chacun d’être intégré.

3. Ils doivent agir

Pour cela, vous devez lâcher la bonde de votre domaine réservé. Permettez-leur de prendre leurs responsabilités, individuellement ou collectivement. Avec la responsabilité vient aussi l’autorité – l’autorité de compétence, la vraie -.

4. Ils doivent interagir

Un leader fait en sorte que les membres de son équipe se parlent entre eux, plus encore qu’avec lui. C’est en dynamitant les organisations en silo que vous y arriverez.

5. Ils doivent s’exprimer sans retenue

Au cours des réunions d’équipes, moins vous parlerez et plus vous les laisserez s’exprimer, mieux ce sera. Vous emmagasinerez une information exhaustive qui vous permettra d’être un facilitateur dans l’action de chacun, au sein de l’équipe.

6. Ils doivent échouer

Les erreurs sont formatrices. Laissez-les faire leurs faux-pas. Acceptez-les, avant d’intervenir, tant qu’ils ne remettent pas en cause l’essentiel. C’est un service que vous leur rendez et que vous vous rendez à vous aussi car, comme ils savent devoir travailler le plus souvent sans filet, ils assument la responsabilité de leurs actes.

7. Ils doivent diriger

C’est peut-être le plus difficile pour vous ; laisser la conduite des affaires aux membres de votre équipe. Mais vous y gagnez le don d’ubiquité. C’est lorsqu’ils auront l’impression de ne plus avoir besoin de vous que vous aurez abouti. Formidable ! Vous pourrez enfin consacrer l’essentiel de votre temps à l’avenir et à la réflexion stratégique au lieu de gérer au jour le jour.

Concevoir le futur est le vrai travail d’un dirigeant ; ce n’est certainement pas l’agitation quotidienne.

Pensez-y en formant votre dream team !

par Alain Goetzmann

Savoir tout stopper avant un lancement, ou l’échec utile d’une start-up

Après avoir travaillé pendant plus d’une année sur la création de Louis Voiturier, un service de voiturier à la demande pour les professionnels, mes associés et moi-même avons décidé de tout stopper avant le lancement. Dans cet article je donne les raisons qui nous ont poussé à faire ce choix et les 3 raisons qui nous ont fait échouer.

La genèse du projet

Constituée de 5 personnes ayant une affection particulière pour l’automobile et les nouvelles technologies, notre équipe était composée de profils aux compétences complémentaires : techniques (ingénieur automobile, développeur), marketing (chef de produit, UX designer, traffic manager) et commerciales (business developer).

Après une enquête terrain auprès d’automobilistes parisiens, nous avons relevé 2 principaux problèmes : les embouteillages et le stationnement.

Au même moment, un nouveau concept faisait son apparition à San Francisco : les voituriers à la demande. Inscrites dans la tendance de l’économie «à la demande», les start-up Luxe et Zirx ont levé plusieurs millions de dollars dès leur lancement.

Saviez-vous qu’à Paris, il faut en moyenne 16min pour trouver une place libre et que 20% de la circulation est à la recherche d’une place ? Emballés par l’idée et compte tenu des difficultés rencontrées par les automobilistes parisiens, nous avons décidé d’importer ce service en France.

Le concept

Afin de bien comprendre la logistique derrière un tel business (système d’entrée/sortie des parkings, gestion des clés, assurance, déplacements des voituriers…), l’un d’entre nous est parti à San Francisco pour tester le service et observer le fonctionnement des start-up américaines.

En parallèle, nous avons rencontré de nombreuses personnes afin de bien comprendre le marché du stationnement à Paris. Celà nous a également permis de travailler sur l’adaptation du concept pour le marché français (habitudes de consommation, embouteillages, localisation des parkings, règlementation…).

 

Interview d’un voiturier et observation sur le terrain à Paris

Après des premiers tests concluants durant l’été 2015, nous avons recruté 3 développeurs afin de créer les applications mobiles destinées aux clients mais aussi aux voituriers. L’objectif étant d’automatiser le maximum de tâches et d’offrir une expérience utilisateur optimale.

Un business compliqué

Alors que le concept se développait de plus en plus en Europe, les premiers concurrents parisiens ont finalement fait leur apparition : PopValet suivi de Drop don’t park.

Ces derniers ont fait le choix de proposer leur service à tous les Parisiens. De notre côté, nous ciblions uniquement les professionnels. En effet, le temps perdu est plus facilement valorisable que pour les particuliers qui sont très sensibles au prix.

La stratégie que nos concurrents ont prise est semblable à celle de nos homologues américains : acquérir un maximum d’utilisateurs le plus rapidement possible en proposant le service (voiturier + parking sécurisé) pour un tarif équivalent à celui d’un parking privé type Indigo (ex-Vinci). Autant vous dire qu’à ce tarif, après avoir payé toutes les charges et à défaut d’avoir un volume de courses énorme et une logistique impeccable, vous perdez de l’argent.

Cette logique est la même pour toutes les start-up qui reposent sur un modèle de market place : Uber, Airbnb… Les coûts variables liés à l’ouverture d’une nouvelle ville étant faibles, l’objectif est d’accroitre très rapidement la zone d’activité pour augmenter le volume d’affaires et ainsi amortir les coûts fixes (équipes en back office, coût de la plateforme…).

Evidemment, c’est sur les marchés les plus importants que l’on observe la plus féroce concurrence. La livraison de repas “food delivery” en est un très bon exemple avec un grand nombre de start-ups créées ces dernières années dont TokTokTok ou Take Eat Easy. Il existe également des market places pour des marchés plus restreints mais dont l’objectif est identique : pressing (Cleanio), beauté (Popmyday), transports de meubles (Trusk).

Désireux d’offrir un service de qualité, nous ne souhaitions pas nous lancer dans une guerre des prix. Par ailleurs, nous commencions à avoir quelques doutes sur la viabilité de ce business d’autant que quelques signaux négatifs commençaient à se faire sentir aux USA : avec une dizaine de villes couvertes par les 2 start-up, celles-ci n’étaient toujours pas rentables et ont du en fermer plusieurs fin 2015.

Peut-être par manque d’ambition mais aussi de confiance en notre business, nous ne pensions pas pouvoir réunir, en France, autant de fonds que nos concurrents américains pour nous étendre très rapidement au niveau européen et atteindre la fameuse taille critique.

L’autre inconvénient que nous avions vis-à-vis des Américains étant que les coûts variables sont plus importants. En effet, le développement de notre service en France se serait restreint aux grandes métropoles. Nous aurions donc du rapidement viser des villes Européennes, ce qui demande plus de travail que d’ouvrir une ville française (langue, cadre juridique, habitudes de consommation différents).

Compte-tenu de ces paramètres et du manque de disponibilité de certains membres de l’équipe, après 2 mois de longues hésitations, nous avons décidé de stopper le développement de Louis Voiturier avant même le lancement officiel. La décision n’a pas été facile mais je pense que nous avons fait le bon choix.

Aux Etats-Unis, malgré les 36 millions de dollars levés, Zirx a stoppé son service pour les particuliers fin février 2016 pour se focaliser sur la cible professionnelle qui semble visiblement plus rentable.

La plupart des autres start-up essaient également de développer une offre B2B en complément de services additionnels (lavage, plein de carburant) proposés aux clients afin de dégager davantage de marge. Malheureusement, sans nouvelle levée de fonds ou changement de business model, je doute que ces start-up parviennent à survivre plus de quelques mois.

Pourquoi ça n’a pas marché?

Après avoir officialisé la fin d’un projet qui a occupé une grande partie de mon temps pendant de longs mois, j’avais besoin de tirer des conclusions et de comprendre les raisons de cet échec. J’ai rencontré plusieurs entrepreneurs qui ont les mêmes problématiques, et notamment certains de nos concurrents. Ce qui m’a permis de lister les 3 principales raisons suivantes :

  1. Une équipe pas suffisamment engagée : nous avions tous une activité à côté qui nous prenait plus ou moins de temps. Il n’est pas réaliste de lancer un tel projet à temps partiel. Nous aurions du nous imposer d’y accorder tout notre temps pour nous donner toutes les chances et nous séparer des personnes qui n’étaient pas prêtes à le faire.
  2. Nous nous sommes laissés aveugler par l’idée qui paraissait «évidente» et les concurrents qui avaient levés plusieurs millions prenant cela comme une garantie du succès. Nous aurions du davantage travailler notre business model et poser plus rapidement les différentes hypothèses envisageables. L’idée ne fait pas tout, l’exécution est clé.
  3. Nous avons perdu trop de temps à vouloir développer un produit finalisé et propre. Résultat : d’autres acteurs se sont positionnés avant nous. Le temps que nous avons passé à travailler sur les applications, nous ne l’avons pas passé à confronter notre concept aux clients et récolter des feedbacks afin d’avancer plus vite. Nous voulions éviter cela dès le départ en créant un Minimum Viable Product mais à force de repousser les deadlines et en profitant des opportunités qui se sont présentées à nous en rencontrant des développeurs, nous avons fini par passer trop de temps sur le produit qui au final n’aura jamais été publié.

 

Ce retour d’expérience n’a pas pour but de donner des leçons ou démotiver les personnes qui s’engagent sur ce type de projets, mais simplement de partager ma vision suite à cette expérience en vous évitant de reproduire nos erreurs.

Même si le service n’a pas été lancé, toute l’équipe a retiré de belles leçons de cette expérience et attend une seule chose, recommencer.

Photo de l’équipe Louis Voiturier au complet

Par Johan Ayache, chef de produit Mobile / UX Designer au sein du Groupe Yves Rocher.

Le droit d’entrée en franchise

Mieux comprendre ce qu’est le droit d’entrée pour s’engager en connaissance de cause

 

Le droit d’entrée, également appelé Redevance Initiale Forfaitaire (RIF), est une particularité de la franchise. Il est réclamé par le franchiseur à tous les nouveaux franchisés en contrepartie du droit d’utiliser son concept, sa marque et sa notoriété, sur une zone d’exclusivité déterminée pour une durée définie par contrat.

Le droit d’entrée est une spécificité de la franchise. Il est réclamé à tous les franchisés dès lors qu’ils signent un contrat de franchise. Le droit d’entrée peut être d’un montant très variable : de 0€ à plus de 50.000€. Il est payable à l’entrée du réseau et lors du renouvellement du contrat.

Droit d’entrée en franchise ?

Le droit d’entrée également appelé Redevance initiale forfaitaire (RIF) vient rémunérer le franchiseur pour tout son travail en amont, de conception et de test de son concept. En quelque sorte, le droit d’entrée en franchise est un retour sur investissement pour le franchiseur. Il est aussi d’une certaine manière un dédommagement que le franchisé paie pour l’exploitation d’une zone d’exclusivité que le franchiseur aurait pu exploiter lui-même.

En effet, lorsqu’un franchiseur crée un concept, il a deux options : soit il exploite son concept sur l’ensemble du territoire en finançant les différents points de vente sur ses fonds propres (c’est le développement en succursale, également appelé commerce intégré), soit il délègue l’exploitation sur des zones particulières à des indépendants (c’est la franchise, le partenariat, la licence de marque, autant de formes développées par le commerce associé). Ce choix d’expansion est stratégique.
Quand une zone est concédée à un indépendant, elle ne peut plus être exploitée par la « maison mère » directement. Il y a donc un manque à gagner pour le franchiseur. Le franchisé paie ce manque à gagner par le droit d’entrée au démarrage et ensuite par les royalties.

L’autre fonction du droit d’entrée est d’aider au financement du développement du réseau dans son ensemble. Sachant que le franchiseur a l’obligation d’assistance envers ses franchisés, mais aussi l’obligation de transmettre son savoir-faire au cours d’une formation initiale et d’innover en permanence pour garder ses offres compétitives profitant à tous, tous ces différents coûts sont répercutés sur chaque franchisé à l’entrée dans le réseau. Le contrat de franchise formalise la concession des droits d’exploitation de la marque en contrepartie du droit d’entrée.

Pourquoi paie-t-on un droit d’entrée ?

Comme nous l’avons vu, le droit d’entrée rémunère le franchiseur de son effort pour la conception, le test dans le cadre d’une unité pilote, et le développement global de son concept. Il finance aussi les frais engendrés par le recrutement des candidats, l’assistance et la formation de chaque franchisé, tout en rémunérant le manque à gagner de l’exploitation du concept sur une zone donnée par un tiers.
Tous ces frais engagés par le franchiseur qui profitent à tous, sont mutualisés et forfaitisés. Chaque franchisé paie donc un droit d’entrée identique dont le montant est fixé par le franchiseur. Ce droit d’entrée formalise par contrat que le franchisé pourra pendant toute la durée de son contrat, utiliser les éléments incorporels que le franchiseur met à sa disposition. Ces droits incorporels, spécificité majeure de la formule de la franchise, sont la marque, la notoriété de la marque et le savoir-faire. Le versement du droit d’entrée formalise aussi la concession d’une zone d’exclusivité d’exploitation pour une durée limitée par contrat et renouvelable. Le droit d’entrée est complété par la suite par les royalties prélevées le plus souvent de façon proportionnelle au chiffre d’affaires tout au long du contrat.

Quand règle-t-on un droit d’entrée ?

Comme son nom de Redevance Initiale Forfaitaire (RIF) peut le laisser supposer, le montant du droit d’entrée est réclamé à l’entrée du franchisé dans le réseau, autrement dit à la signature d’un contrat de franchise. Sachant que le droit d’entrée formalise l’engagement du franchiseur de concéder une zone d’exclusivité particulière, il peut également réclamer tout ou partie du RIF lors de la signature d’un pré-contrat ou contrat de réservation de zone. En aucun cas le franchiseur n’est autorisé à réclamer le montant du droit d’entrée à la remise du Document d’Information Pré-contractuel (DIP). Le franchisé doit avoir le temps de réfléchir sur son engagement pendant le délai légal de réflexion aménagé par la loi Doubin.

Outre la signature du premier contrat de franchise, le droit d’entrée est également réclamé lorsque le franchisé renouvelle son contrat. Le montant réclamé dans ce cas est généralement notablement inférieur à la première fois, puisque le franchisé n’a plus à contribuer au coût de la formation initiale et à l’accompagnement avant ouverture. De même, un droit d’entrée est réclamé lorsqu’un franchisé décide d’ouvrir un second magasin sous la même enseigne, sur une zone d’exclusivité distincte. Là encore, comme dans le cas d’un renouvellement, le montant à acquitter est souvent revu à la baisse, puisque le franchisé a déjà été formé et accompagné préalablement.

Bon à savoir : Le versement du droit d’entrée peut être réalisé en plusieurs échéances. Souvent, le franchiseur partitionne les versements : une partie à la signature du contrat, une partie à l’entrée en formation initiale, et le solde à l’ouverture du point de vente. Un franchiseur qui insiste auprès d’un candidat pour qu’il verse de l’argent au plus tôt et notamment avant la signature du contrat définitif, est à fuir absolument. La signature du contrat doit en effet se faire dans la sérénité et la réflexion. Si le franchiseur est trop pressé, cela veut peut-être dire qu’il est aux abois… Mauvais présage pour la suite du contrat !

Comment se fixe le montant du droit d’entrée en franchise ?

Le montant du droit d’entrée est très variable selon les franchiseurs et les domaines d’activités. Quand certains secteurs (comme l’immobilier par exemple), ne réclament aucun droit d’entrée ou une participation tout juste symbolique à leurs franchisés, d’autres réclament des sommes rondelettes pouvant dépasser les 50.000€. Comment expliquer ce grand écart ?
En fait, les grandes différences de prix découlent avant tout de la politique de développement du réseau, de sa notoriété et de son environnement concurrentiel. Ainsi, globalement, et contrairement à ce que l’on pourrait croire, le calcul du montant d’un droit d’entrée ne reflète que rarement le coût effectivement consenti par le réseau pour mettre au point son concept et développer son réseau. Clairement, les investissements consentis sont dans la très grande majorité des cas beaucoup plus conséquents que l’ensemble des droits d’entrée récoltés auprès des franchisés et des futurs franchisés.

Sachant cela, quels sont les critères effectivement retenus pour le calcul du droit d’entrée en franchise ? En fait, il y en a 4 principaux :

La notoriété de l’enseigne : De manière générale, plus l’enseigne est connue et plus le ticket d’entrée peut se permettre d’être élevé. Le nombre des zones d’exclusivité concédée étant réduit, la rareté s’installe et le prix grimpe. La sélection des candidats se fait plus pointue et le critère financier permet justement d’écrémer les motivations. Pour le franchisé, lorsque la marque est connue, le retour sur investissement est généralement plus rapide. Le franchisé peut alors accepter de payer plus. Lorsque le réseau est jeune et peu connu, le montant réclamé à l’entrée est souvent beaucoup moins élevé. De fait, le candidat accepte en essuyant les plâtres de gagner moins dans un premier temps, en même temps qu’il participe indirectement à la création de la renommée de son enseigne.

La qualité des services proposés avant ouverture : De manière générale là encore, plus le concept est abouti et plus le coût d’entrée est logiquement conséquent. La qualité de la transmission du savoir-faire, mais aussi les services ajoutés par certains franchiseurs (aide à la recherche d’emplacements, aide à la négociation du bail, accompagnement dans les premières semaines, formation des salariés…) font grimper la note. Les concepts simplifiés quant à eux sont souvent à moins forte valeur ajoutée ce qui explique un droit d’entrée plus modique.

Le secteur d’activité exploité : De manière générale, plus le montage du projet d’implantation d’une nouvelle unité franchisée est lourd, plus il demande d’énergie au franchiseur (formation initiale plus longue, montage financier plus long, recherche de locaux adaptés plus exigeante…). Le montant du droit d’entrée s’envole donc de façon proportionnelle au temps passé et aux investissements humains et financiers consentis. Pour le montage d’une unité franchisée de restauration rapide par exemple, les investissements sont généralement beaucoup plus lourds que pour le montage d’une unité franchisée de services ou de distribution. Le ticket d’entrée est souvent proportionnel : en moyenne 50 000 € pour un restaurant contre 10.000€ en moyenne pour une activité de services à la personne. De plus, chaque réseau de franchise doit tenir compte de son contexte concurrentiel particulier. Généralement, les montants réclamés à l’entrée d’un réseau s’alignent sur ceux pratiqués par les réseaux concurrents dans le même secteur d’activité.

Le montant des royalties réclamées : L’équilibre financier d’un réseau de franchise se base sur les droits d’entrée ET sur les royalties réclamées en cours de contrat. Plus le montant des royalties est élevé et plus le droit d’entrée doit faire profil bas. Lorsque la politique de développement s’appuie sur un système d’approvisionnement exclusif, le franchiseur doit impérativement faire un gros effort sur le montant de son ticket d’entrée pour compenser les frais après ouverture pour le franchisé.

Bon à savoir : Un franchiseur n’est pas un philanthrope. Son entreprise se doit d’être rentable. Ses comptes doivent être équilibrés pour que le réseau se développe et que chaque franchisé prospère. Sachant cela, il est nécessaire qu’à tous moments le réseau ait les moyens de ses ambitions. Un droit d’entrée trop bas peut cacher une faille financière probable qui pourra avoir de lourdes conséquences à la longue sur le niveau de services offert notamment.

Le montant du droit d’entrée peut-il être négocié ?

Assurément oui ! Et c’est là toute sa particularité… En effet, si tous les autres termes du contrat de franchise ne peuvent à l’évidence pas être modifiés pour respecter l’équité entre franchisés, le montant final du droit d’entrée à acquitter peut faire l’objet de négociations amiables individuelles. Ceci est vrai notamment chez les jeunes réseaux qui acceptent souvent d’octroyer des rabais pour séduire leurs premiers franchisés, mais aussi au sein des réseaux matures en perte de vitesse qui ont du mal à recruter de nouvelles candidatures. La négociation du montant du droit d’entrée est aussi la règle lors du renouvellement des contrats, et lorsque le même franchisé souhaite ouvrir un second point de vente au sein de son réseau. Dans le cadre d’une cession d’un fond de commerce franchisé, il est souvent possible aussi de négocier le montant du droit d’entrée du repreneur qui est accompagné par le cédant.

Bon à savoir : Le droit d’entrée est considéré comme un actif incorporel, à ce titre il n’est pas amortissable comptablement et fiscalement sauf s’il n’est pas renouvelable par tacite reconduction.

Ce qu’il faut retenir :

  • Le droit d’entrée est une spécificité de la franchise. Il rémunère le franchiseur des efforts consentis à tous les stades de la conception (mise au point du concept, test en unité pilote) et du développement de son réseau (recrutement, formation et accompagnement des nouveaux franchisés). Le droit d’entrée rémunère également le manque à gagner du franchiseur sur les zones concédées aux franchisés, qu’il aurait pu exploiter lui-même.
  • Le droit d’entrée est réclamé à la signature du contrat de franchise (contrat initial, renouvellement et multi-franchise). Il formalise le droit d’utilisation du concept (marque et savoir-faire) sur une zone d’exclusivité particulière.
  • Le montant du droit d’entrée est fixé selon des critères financiers internes (coût de la formation, coût de l’accompagnement…) et selon des critères externes liés essentiellement à la concurrence et à la lourdeur du projet créé. La notoriété de la marque, la qualité des services proposés avant ouverture, le type de secteur d’activité exploité et le montant des royalties réclamées en complément pendant toute la durée du contrat peuvent influer sur le montant final.
  • Le montant du droit d’entrée en franchise peut être négocié avec le franchiseur.

Dominique André-Chaigneau

La flamme de l’Entrepreneuriat

flamme

Le dirigeant d’entreprise est toujours le principal moteur de l’entreprise. Par sa vision, son envie, son enthousiasme qu’il nourrit en lui-même et qu’il communique à son entourage, le dirigeant anime (ou pas), donne vie (ou pas) à l’entreprise qu’il dirige. Pour prendre une métaphore sportive, c’est lui ou elle qui porte la flamme.

 

La flamme d’entreprendre se nourrit. De quoi se nourrit-elle ? De la satisfaction d’essayer quelque chose de nouveau, d’échanger des idées et de coopérer avec d’autres, de surmonter des obstacles. Qu’est-ce qui étouffe cette flamme ? La volonté de devenir rentier, de tout contrôler, la recherche d’une garantie à tout prix, la peur de l’échec, la solitude. L’environnement de l’entrepreneur joue un grand rôle dans la façon dont il va percevoir son projet et dont il se perçoit lui-même.

Voulez-vous une illustration ? Voici : La plupart des primo-entrepreneurs que je rencontre ont un profil comparable :

  • Un excellent niveau d’étude et une brillante carrière de cadre supérieur dans plusieurs entreprises.
  • « Un désir de maîtriser son destin ». C’est leur principale motivation, bien devant le désir de s’enrichir.
  • L’acceptation de diminuer leur niveau de vie et de risquer une partie de leur patrimoine.

Et pourtant, seul un faible pourcentage de ces candidats à la reprise reprend réellement : les estimations varient entre 10% et 30%.

Quelle est la différence entre ceux qui (ent)reprennent et les autres? C’est cette part d’irrationnel, de rêve, d’inconscience, de goût du risque, de soif d’aventure, d’enthousiasme infondé, de confiance en l’avenir que les premiers ont su et voulu cultiver. En résumé, la différence, c’est la voix de l’enfant que les uns ont écouté et les autres étouffé.

Si vous voulez nourrir votre flamme, regardez les enfants. Ils rêvent, jouent, inventent, coopèrent, leur imagination et leur curiosité ne sont pas bridées par une idée du monde qu’ils n’ont pas encore construite.

Si vous voulez nourrir la flamme d’une autre personne, regardez-la comme un enfant qui veut marcher ou faire du vélo. Que penserions-nous d’un parent qui, adepte du principe de prudence, interdirait à son enfant d’essayer de se dresser sur ses jambes pour marcher, sous prétexte qu’il trouve que ses jambes ne sont pas encore assez musclées ou que son sens de l’équilibre n’est pas encore assez développé ? Les enfants se trompent, recommencent, prennent confiance en eux parce qu’ils sont encouragés par leur entourage à persévérer, parce qu’ils sont consolés quand ils se font mal, parce qu’ils ne sont pas jugés sur leurs manquements, leur ignorance, leurs échecs.

La coopération et l’alliance sont de puissants leviers de développement. Les entrepreneurs ayant développé leur entreprise par croissance organique (création d’un nouvel établissement, agrandissement, effort commercial, …) et par croissance externe (rachat d’une entreprise) vous disent en général la même chose : la croissance externe, si elle est bien maîtrisée, est une voie plus sûre et plus rapide de développement. Une des différences entre ces deux voies est que la croissance externe ne peut se faire que si l’on obtient l’accord d’un cédant.

L’accord est souvent difficile à obtenir sur un point : le prix de l’entreprise. Les positons de départ sont antagonistes : le cédant veut plus, l’acquéreur moins. Montrer à l’un et à l’autre, qu’ils ont tous deux intérêt à coopérer, voire à s’associer, est une manière de trouver un terrain d’entente.

L’acquéreur a souvent intérêt à profiter d’un accompagnement du cédant pour assurer une transition en douceur ; à transférer l’expertise technique et le capital confiance attachés à la personne du cédant sur lui, l’acquéreur, ou la personne qu’il aura désignée. Le cédant a intérêt à profiter du dynamisme apporté par le repreneur. L’acceptation de chacun de changer de perspective, de regarder dans le même sens, fait naître entre l’acquéreur et le cédant un projet commun. Dans lequel les objectifs de chacun sont respectés : la pérennité et le développement de l’entreprise. Envisagée de cette façon, la transmission n’a plus à être perçue comme une période de turbulences, mais comme une formidable opportunité pour l’entreprise d’avoir deux moteurs allumés.

Jean-Marc Razade

 

 

 

5 modèles économiques pour 2016

Voici les 5 grandes tendances en matière d’organisation du tissu économique mondial, qui impacteront le modèle des entreprises en 2016 d’après l’étude « Accenture Technology Vision 2016 » .

Comme on peut s’y attendre, ces tendances confirment les bouleversements technologiques et sociaux observés ces dernières années.

L’automatisation intelligente

investir dans le domaine de l'intelligence articficielle

70 % des cadres interrogés dans le cadre de l’étude souhaitent investir « significativement plus qu’en 2013 dans les technologies de l’intelligence artificielle ».

En filigrane, ce sont surtout les systèmes d’automatisation et de Big Data qui attirent les entreprises. La complexité des organisations et des systèmes rend la recherche ou la classification des informations de plus en plus chronophage.

L’automatisation, d’ores et déjà existante au sein des différents services de l’entreprise, devient désormais « automatisation intelligente ». Au-delà du gain de temps et de coût, c’est la manière de collecter et de traiter les données qui change avec l’avènement de l’intelligence artificielle.

L’étude Accenture donne pour exemple la solution Adobe Target qui propose l’utilisation d’algorithmes d’autoapprentissage pour personnaliser les messages diffusés à une communauté (réseaux sociaux) et augmenter le taux d’engagement des consommateurs avec une marque.

L’uberisation de la société et la gestion des talents

L’uberisation de la société est en marche, ou plus concrètement, la suppression des intermédiaires grâce à l’avènement des plateformes web de mise en relation entre besoin et demande de compétences. Les barrières réglementaires et les spécificités sectorielles qui protégeaient les métiers disparaissent les unes a près les autres laissant aparaitre de nouveau acteurs qui transforment les modèles économiques (Amazone, Cdiscount, Blablacar, Uber, Boursorama, Paypal, iTunes, Google play, AIRbnb, …).

La révolution se fait aussi au sein des entreprises qui voient la tendance à l’externalisation de la gestion de leurs projet s’intensifier. Elles sont souvent contraintes à modifier profondément leurs méthodes de travail.

Un produit peut être conçu par des designers à l’autre bout du monde, fabriqué en France à l’aide de technologies externes disponibles en open source et nécessiter l’intervention d’une multitude d’intervenants free-lance.

En somme, l’organisation d’une entreprise est de plus en plus flexible, transverse et externalisée.

Dans un tel contexte, adaptabilité et gestion des talents sont les maîtres mots des nouveaux modèles économiques qui se mettent en place.

L’entreprise doit être capable de repérer les compétences et les fidéliser, de respecter ses délais malgré les contraintes qui ont attraits aux divers experts intervenants dans son modèle, tout en laissant leur part de liberté aux free-lances qui le souhaitent.

De la plateforme web à l’économie de réseau

Pour 82 % des dirigeants interrogés dans l’étude, ce sont désormais les plateformes web qui rapprocheront les entreprises.

L’économie en réseau, le partage des ressources, des technologies et l’effet de volume que créé le web fait naître de nouveaux modèles économiques entièrement digitalisés, en dehors des circuits commerciaux et industriels classiques.

40 % des dirigeants d’entreprise pensent qu’il est urgent de faire évoluer leur modèle économique vers une plateforme collaborative avec les partenaires impliqués.

Des secteurs d’activités au contour flou

82 % des dirigeants interrogés dans l’étude estiment que les frontières entre les secteurs d’activité s’estompent. Une entreprise leader d’un secteur peut réussir aujourd’hui à s’imposer dans un autre secteur, comme Uber par exemple. Spécialisée dans le transport de personnes, la société s’immisce désormais dans le secteur des soins à domicile avec son nouveau concept UberHealth*.Des secteurs d’activité aux frontières floues
l'ubérisation
les étapes de la création d'entreprise

*UberHealth propose à ses utilisateurs une application Smartphone permettant de solliciter, non pas un moyen de transport, mais un médecin qui se déplace à domicile au tarif forfaitaire de 99 dollars. Le projet est né à Los Angeles.

objets connectésD’ailleurs, de manière générale, la santé est mûre pour accueillir l’innovation, spécialement celle touchant aux technologies de l’information et des communications. On peut le voir avec l’émergence des objets connectés dédiés à la santé (bracelets de suivi de son sommeil, de sa température, de son rythme cardiaque, etc.) et dont les données sont de plus en plus transférables vers les médecins traitants ou encore avec les systèmes d’informations créés à destination des professionnels de santé.

La protection des données

check-cadenas-200x2001.jpgLes réglementations en matière d’utilisation des données personnelles sont de plus en plus complexes pour les entreprises, sans parler des problématiques de sécurité. Plus de 80 % des dirigeants interrogés estiment qu’une faille de sécurité ou un manque d’éthique concernant l’utilisation de leurs données seraient des raisons essentielles pour ne pas s’associer avec une plateforme web.  D’après les prévisions, les dépenses des entreprises dans la sécurisation de leurs données et celles de leurs clients devraient être supérieures à 100 milliards de dollars en 2019.

D’ici 2020, un quart de l’économie sera digitale dans le monde (contre 15 % en 2005). L’entreprise de demain fonctionnera en réseau : réseau de compétences, réseau de technologies, de ressources. Elle sera à même d’intervenir sur plusieurs secteurs et traitera une quantité exponentielle d’information. Elle subira en retour les problématiques liées à la sécurisation de ses données.

Prendre conscience de ces informations est primordiale si vous cherchez une idée de création d’entreprise viable à long terme, si vous souhaitez créer / revoir votre modèle économique ou tout simplement vous adapter aux bouleversements de notre économie.

Pourquoi créer sa start-up en France ?

french tech

La France n’est pas toujours perçue comme un pays propice à l’entrepreneuriat. Pourtant la réalité est différente. L’écosystème Français est un formidable terreau pour la personne qui souhaite lancer sa start-up.

Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, une rhétorique anti-française s’est développée au sein de certains milieux conservateurs autour de l’idée de déclin économique et d’un modèle de société obsolète.

La réalité est, selon nous, bien différente. Le volontarisme français en matière de création d’entreprises et, singulièrement de soutien au secteur numérique, est de plus en plus marqué et de nombreux dispositifs d’aide ont été mis en place.

Aujourd’hui, la France est d’ailleurs en passe de rattraper l’Allemagne en matière d’investissements dans les start-up. Si en 2015 Paris se classe toujours à la 3e place du palmarès européen en matière de levées de fonds, selon le baromètre EY, les investissements, tirés par le secteur de l’Internet (représentant 1/3 du montant investi), ont quasiment doublé pour atteindre près d’1,8 milliards d’euros.

Quels sont les atouts français en matière d’entrepreneuriat et quelles sont les principales étapes de la création et du financement des start-ups françaises ?

Création de start-ups : un environnement socio-économique favorable

La France constitue tout d’abord un vivier de talents exceptionnels pour les projets à forte coloration technologique. Des ingénieurs formés par plusieurs centaines d’écoles d’ingénieurs, parmi les meilleures au monde peuvent être associés aux projets. Même si le marché est désormais global, les coûts salariaux des ingénieurs développeurs sont globalement moins importants que dans des zones telles que la Silicon Valley.

Les structures françaises d’accompagnement des start-up (incubateurs, accélérateurs, etc.) se multiplient et proposent des conditions très favorables. Par exemple, l’incubateur parisien AGORANOV est particulièrement réputé pour la qualité de ses soutiens aux projets innovants. La future Halle Freyssinet, ayant vocation à devenir le 1er incubateur numérique dans le monde, est également emblématique de l’ambition française.

Au-delà de l’attractivité de ses centres urbains et de ses infrastructures, la France présente aussi l’avantage d’avoir opté pour une organisation de son vaste réseau d’entrepreneurs. C’est ainsi notamment que, sous la bannière French Tech, sont coordonnées de multiples actions en faveur des start-ups à travers le monde.

Sur le plan juridique et administratif, les choses ne sont pas si kafkaïennes que parfois présentées. Par exemple, EY estimait déjà en 2013 que 7 jours suffisaient pour créer son entreprise en France. Ceci est d’autant plus vrai aujourd’hui avec l’essor très rapide de plateformes de création d’entreprises en ligne telles que Legalstart.fr.

Le financement des start-ups françaises : un amorçage facilité

Au stade de l’amorçage, la France se caractérise par une multitude de dispositifs d’aides permettant de limiter le recours à une dilution capitalistique.

Avant tout, il est possible de cumuler des aides en parallèle de la création de votre start-up :- Exonération partielle de charges sociales en début d’activité via l’aide au chômeur créant ou reprenant une entreprise (ACCRE) ;- Cumul indemnisation chômage Pôle Emploi et rémunération de votre activité avec l’aide au retour à l’emploi (ARE).- Incubateurs vous permettant d’être hébergé dans des locaux à loyers modérés avec une mutualisation des services de base (accueil, secrétariat, etc.) ;

– Aides de la part d’UBI France pour la réduction des coûts à l’export.

L’éligibilité à de multiples concours (tant privés que publics), fonction de l’activité, permet d’envisager sérieusement des compléments de financement. Certains, comme celui de l’innovation numérique (CIN) organisé par Bpifrance, permettent d’obtenir des subventions jusqu’à 500.000 euros.

Des prêts d’honneur octroyés par des structures associatives (comme Scientipôle Initiative ou le Réseau Entreprendre) constituent une autre modalité de financement spécifique tout comme les financements bancaires à conditions préférentielles proposés par Bpifrance.

Enfin, des dispositifs fiscaux et sociaux incitatifs : Jeune entreprise innovante(JEI), Crédit d’impôt recherche (CIR), etc. ont été déployés pour faciliter l’amorçage et le développement des projets innovants. Par exemple, sous condition d’un investissement suffisant en R&D, le statut de jeune entreprise innovante (JEI) permettra à votre entreprise nouvellement créée de bénéficier de déductions fiscales et de charges sociales.

Enfin, en ce qui concerne les premières levées de fonds, le marché français compte de très nombreux capitaux-risqueurs spécialisés dans l’amorçage et le « early stage ». Les solutions initiales de financement sont donc nombreuses et assez facilement accessibles.

Un recours au capital-risque plus compliqué mais en forte progression

Lorsque les start-up françaises se tournent vers des modes de financement à plus grande échelle comme le capital-risque (défini par des montants investis compris entre 2 et 10 millions d’euros) voire le capital-développement (pour des montants supérieurs à 10 millions d’euros), les choses sont en revanche parfois moins favorables. Si un certain nombre de dispositifs incitatifs ont été mis en place (ex : les Fonds communs de placement dans l’innovation – FCPI), l’impact reste limité et le bât blesse quelque peu sur ce point. En comparaison de certains hubs comme la Silicon Valley, il est beaucoup plus difficile de se financer en France pour des investissements très significatifs. Par exemple, c’est bien auprès de fonds américains que BlaBlaCar a levé 200 millions de dollars l’année passée. Plus largement, deux-tiers des levées de fonds supérieures à 10 millions d’euros sur le Vieux Continent font intervenir des fonds basés Outre-Atlantique. Encore faut-il être suffisamment visible et attractif pour susciter l’intérêt de fonds étrangers.

Les pouvoirs publics tentent de réorienter les activités de financement des fonds français vers des montants plus importants. L’une d’entre elle a consisté en la mise en place du fonds « Large Venture » (doté de 600 millions d’euros) par lequel Bpifrance co-investit avec des investisseurs privés dans des tickets supérieurs à 10 millions d’euros. Il est d’ailleurs fort probable que le paysage du capital-risque français va évoluer significativement dans les cinq prochaines années et voir émerger des acteurs capables d’accompagner les futurs champions français en « late stage « ou en « capital-croissance »Selon Bpifrance, il suffirait d’une demi-douzaine de fonds de capital-risque de 300 millions d’euros pour offrir aux start-ups françaises une véritable capacité de croissance.

Chronique de Pierre Aïdan

Êtes-vous prêt à dupliquer votre concept en franchise ?

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Entre modélisation du concept, étude de potentiel, choix de la forme juridique ou encore communication, le commerçant indépendant qui souhaite créer son réseau doit relever de nombreux défis. Examen approfondi. Les plus belles histoires du commerce sont celles qui démarrent le plus modestement. D’Alain Afflelou, opticien bordelais, à Franck Provost, coiffeur sarthois, en passant par la Rochelaise Geneviève Lethu, tous ces patrons du commerce ont commencé un jour avec une boutique en propre… et beaucoup de volonté. La franchise offre la possibilité aux commerçants indépendants de se développer rapidement, en France comme à l’international, sans supporter les contraintes (financières et managériales) de l’ouverture de succursales.  » Certains créateurs créent leur concept avec, dès l’origine, la volonté de se lancer en franchise, explique Franck Berthouloux, consultant du cabinet-conseil Adventi Franchise. D’autres trouvent dans la franchise un moyen d’écouler leur production, comme les boulangers.  » Le point commun de tous ces entrepreneurs est d’avoir un concept original, qu’ils estiment bon et reproductible.  » Mais il y a une nuance entre le succès local d’un point de vente, qui peut être dû à la personnalité du commerçant, à l’ancienneté de l’enseigne ou aux clients, et le fait de pouvoir reproduire cette réussite à grande échelle « , prévient Rose-Marie Moins, responsable formation et promotion à la Fédération française de la franchise. Formaliser le concept Mettre toutes les chances de son côté consiste d’abord à posséder soi-même un magasin performant, qui dégage de la rentabilité d’année en année et qui procure au commerçant un salaire décent.  » Le magasin historique sert d’exemple et de laboratoire pour le reste du réseau  » , confirme Franck Berthouloux. D’autant que les futurs franchisés devront pouvoir examiner les comptes. Il faut donc faire preuve d’une bonne santé financière et de bonnes perspectives de développement. Pour maximiser les chances des futurs franchisés, il est indispensable de modéliser son concept.  » Cela oblige à réfléchir aux facteurs de succès du magasin et à les formaliser « , explique Rose-Marie Moins. Consignez précisément : les caractéristiques physiques de la boutique (emplacement, surface, aménagement), celles de l’offre (quels fournisseurs, quels prix d’achat, quel stock, le merchandising des produits), la politique commerciale (positionnement, actions commerciales sur l’année, argumentaire des vendeurs), la communication, le management de la boutique (nombre de vendeurs nécessaires, avec quelle fonction). Tout ceci afin d’établir le portrait-robot du magasin… et de l’améliorer :  » La franchise peut remettre en cause le concept existant. Par exemple, s’il faut abandonner telle présentation des produits, moderniser son logo ou faire le tri parmi ses fournisseurs « , observe Rose-Marie Moins. Avant de se lancer, il faut souvent investir pour se moderniser, créer une identité et les outils qui vont avec (site web, plaquette…).  » Il faut aussi protéger ses marques auprès de l’Institut national de la propriété intellectuelle « , souligne Michel Kahn, président de l’IREF, Fédération des réseaux européens de partenariat et de franchise. Le bon choix juridique Point crucial de la création d’un réseau : le potentiel de développement de l’enseigne dépend de facteurs macroéconomiques (l’état du marché, la consommation des ménages, les perspectives de croissance…), mais aussi microéconomiques (les concurrents, les surfaces commerciales disponibles et leur coût, etc.).  » Il faut surfer sur une tendance, proposer un produit différent, éprouvé, auprès d’un public qui y porte de l’intérêt « , souligne Michel Kahn, citant l’exemple de la chaîne de pizzerias « La pizza de Nico », qui compte une vingtaine de boutiques en Alsace, et dont le propriétaire, Nico Palea, a imaginé une pizza de 40 cm de diamètre (contre 30 habituellement). Autre étape nécessaire : la formalisation juridique du concept.  » Entre franchise pure, licence de marque, commission-affiliation et autres, il existe différentes formes de partenariat à étudier avec un conseil « , explique Franck Berthouloux.

 

L’avocat permet d’opter pour la meilleure solution en fonction de l’activité (dans l’habillement, la commission-affiliation est la forme la plus courante) et de bien rédiger les documents nécessaires. Tel le DIP (dossier d’information préalable). Enfin, il faut prévoir le fonctionnement des futurs franchisés et se poser les bonnes questions : quelles perspectives de développement, quelles conditions d’accès à la franchise, comment former les recrues, animer le réseau et communiquer grâce à l’informatique ? De commerçant à franchiseur, il s’agit d’appréhender un nouveau métier. Un réseau basé sur le savoir-faire artisanal Cordonnier de père en fils depuis 1833, François Blondelle possède deux boutiques en propre dans la région lilloise. Tenté par le développement mais réticent face aux difficultés d’ouvrir en propre, François Blondelle a opté pour la franchise en 2014.  » Il y a peu d’enseignes de cordonnerie en réseau, et nous sommes seuls sur notre créneau moyen / haut de gamme, reposant sur le savoir-faire artisanal et l’authenticité.  » Des boutiques qui fleurent bon le cuir, avec un emplacement de proximité et des partenaires de grandes marques : voilà un concept prêt à être dupliqué. Pour s’assurer l’expertise et l’assise financière indispensables à la création d’un réseau, François Blondelle s’entoure de deux associés aux profils complémentaires : Sylvain Stride, juriste, et Amaury Derville, ancien développeur et consultant.  » Nous avons aussi fait appel à des professionnels pour peaufiner le design des magasins, créer un nouveau logo et un site web.  » La franchise naissante se fait connaître localement dans les milieux économiques et les réseaux d’entrepreneurs, et c’est par ce biais du bouche-à-oreille qu’arrive un premier franchisé (issu de la grande distribution), qui ouvre sa boutique en juin 2015 à Cysoing, dans le Nord. Ses atouts ? Une forte motivation et un esprit commerçant. Trois à quatre nouvelles ouvertures de boutiques sont ainsi prévues en 2016.
par Olga Stancevic

100 citations pour vos discours

Voici un florilège de citations adaptées à toutes les situations. Du pain béni pour vos prises de parole professionnelles.

Pour bien s’exprimer en public, plusieurs qualités sont nécessaires. En plus de bien maîtriser son sujet, tout interlocuteur se doit d’adopter une

gestuelle adéquate qui ne laisse transparaître ni stress ni arrogance. Le débit de la voix est également à prendre en compte. Si le bégaiement est à proscrire, il est toutefois mal vu de parler très vite. Malgré les micros, mieux vaut éviter de chuchoter pour ne pas sembler manquer d’assurance, mais inutile de crier.
Au-delà de ces aspects, un élément peut donner du corps à vos prises de parole : les citations.

Invoquer Sénèque, Jean Anouilh ou Winston Churchill en public peut vous permettre de prendre de la hauteur et de la distance face à un sujet complexe. Elles ont également pour but de s’éloigner d’un jargon professionnel parfois technique et ennuyeux. Enfin, elles permettent de détendre l’atmosphère.
Pour marquer les esprits, voici quelques citations à utiliser lors d’un séminaire, d’un pot de départ ou d’une présentation face à un client. Les citations de cet article sont adaptées à toutes les situations. Vous en trouverez surement une qui sera adaptée à votre besoin.

 

Citations pour un échec

Après une période difficile, il est parfois utile de s’adresser à ses collaborateurs. En les réunissant pour leur remonter le moral, vous pouvez relancer l’équipe. Encore faut-il trouver les mots qui permettent de relever la tête après un échec marquant.

  • « Le succès est un mauvais professeur. Il pousse les gens intelligents à croire qu’ils sont infaillibles. » (Jules Renard, écrivain)
  • « La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute. »(Confucius, philosophe)
  • « L’échec provient plus souvent d’un manque d’énergie que d’un manque d’argent. » (Daniel Webster, homme politique)
  • « Il est moins grave de perdre que de se perdre. » (Romain Gary, écrivain)
  • « Il n’y a qu’une réponse à la défaite, et c’est la victoire. » (Winston Churchill, chef d’Etat)

Citations pour féliciter

Les réjouissances s’accompagnent généralement de discours. Et, bien souvent, elles donnent lieu à toute une série de félicitations qui se ressemblent. Voici quelques idées pour glisser un peu d’originalité dans vos bravos.

  • « L’expression de la gratitude a trois stations : l’amour dans le cœur, la louange sur la langue et la récompense par l’action. » (Albert Schweitzer, écrivain)
  • « La flatterie est infâme, elle ment et elle mendie. La louange est auguste, elle dit vrai. » (Henri Boucher, écrivain)
  • « Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur. » (Pierre de Beaumarchais, écrivain)
  • « La bonté fait du bien à celui qui donne et à celui qui reçoit. » (William Shakespeare, dramaturge)
  • « Il y a des moments où tout réussit. Il ne faut pas s’effrayer. Ça passe. » (Jules Renard, écrivain)

Citations pour un départ

Suite à une démission, une fin de contrat de travail, une rupture conventionnelle, voire unlicenciement, la tradition veut qu’une petite cérémonie soit organisée autour du salarié qui s’apprête à quitter l’entreprise. A l’occasion de ce pot de départ, les discours font, à l’instar des cadeaux et des bouteilles débouchées, partie des passages obligés. Voici des citations pour réussir votre prise de parole.

  • « Les rêves sont toujours des départs. » (Jacqueline Mabit, écrivain)
  • « Le voyageur connaît l’éternel retour des départs. » (Sylvain Tesson, écrivain et voyageur)
  • « Ce qu’on trouve ne vaut pas toujours ce qu’on quitte. » (Colette, écrivain)
  • « L’imagination est l’amie de l’avenir. » (Antoine de Rivarol, écrivain)
  • « Dès l’arrivée, le départ se profile. » (Ylipe, écrivain)

Citations pour motiver

Au lancement d’un projet ou face à un challenge, un manager doit motiver ses troupes pour les mettre en ordre de marche. En prononçant quelques mots devant ses collaborateurs, il entend leur redonner l’énergie nécessaire. Avec quelques citations, c’est encore mieux.

  • « La stratégie c’est l’art de faire face à son destin. » (Peter Drucker, théoricien du management)
  • « On ne peut agir efficacement qu’en travaillant de concert. » (Edmund Burke, homme politique)
  • « Jamais, on n’a vu marcher ensemble la gloire et le repos. » (Sébastien Roch-Nicolas de Chamfort, journaliste)
  • « Ceux qui ne font rien ne se trompent jamais. » (Théodore de Banville, poète)
  • « Les faibles ont des problèmes. Les forts ont des solutions. » (Louis Pauwels, écrivain et journaliste)

Citations pour annoncer une mauvaise nouvelle

Des résultats catastrophiques, un contrat qui vous échappe ou un projet qui tombe à l’eau… Dans la vie professionnelle, il faut parfois jouer les oiseaux de mauvais augure. Une situation généralement très désagréable, mais une petite citation pleine de sagesse peut aider à relativiser et à faire plus ou moins passer la pilule.

  • « Chaque difficulté rencontrée doit être l’occasion d’un nouveau progrès. » (Pierre de Coubertin, rénovateur des Jeux olympiques)
  • « Il y a deux façons de gérer les difficultés : les modifier ou s’adapter à elles. » (Phyllis Bottome, écrivain)
  • « Il ne faut jamais s’excuser, c’est un signe de faiblesse. » (Kevin Spacey, acteur)
  • « C’est grand malheur que d’annoncer le premier les malheurs » (Eschyle, dramaturge)
  • « On croit difficilement aux fléaux lorsqu’ils vous tombent sur la tête. » (Albert Camus, écrivain)

Citations pour souder une équipe

Dans bien des situations, le rôle d’un manager consiste à cultiver l’esprit d’équipe et limiter les égoïsmes personnels de ses collaborateurs pour les faire travailler ensemble. Si le team building passe avant tout par des actes, il ne faut pas négliger le choix des mots.

  • « Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite. »(Henry Ford, industriel)
  • « La vraie réussite d’une équipe, c’est d’assurer la compétitivité dans la pérennité. » (Alain Prost, pilote automobile)
  • « Pour qu’un château de cartes s’écroule, il suffit d’en retirer une seule. » (Dominique Muller, écrivain)
  • « Ne compter que sur soi c’est risquer de se tromper. » (Pierre Gravel, prêtre)
  • « Aucun de nous ne sait ce que nous savons tous, ensemble. » (Euripide, dramaturge)

Citations pour remercier

Dans le monde de l’entreprise comme ailleurs, les personnes qui prennent la parole doivent régulièrement exprimer leur gratitude envers certains de leurs auditeurs, qu’ils soient subalternes ou chefs. Pour éviter de limiter son discours à un banal « merci », voici quelques citations.

  • « La beauté est dans les yeux de celui qui regarde. » (Oscar Wilde, écrivain)
  • « Quand on m’attaque, je peux me défendre, mais devant les louanges, je suis sans défense. »(Sigmund Freud, médecin)
  • « Il n’y a guère au monde un plus bel excès que celui de la reconnaissance. » (Jean de La Bruyère, moraliste)
  • « La gratitude est non seulement la plus grande des vertus, mais c’est également la mère de tous les autres. » (Emil Cioran, philosophe et écrivain)
  • « La reconnaissance est la mémoire du cœur. » (Henri Lacordaire, religieux)

Citations pour critiquer

Dans la vie professionnelle, il faut parfois se montrer critique, voire sévère, envers ses collègues, ses subalternes ou ses prestataires. Un exercice pas forcément agréable et qu’une citation peut faire plus facilement passer.

  • « Toute peine mérite salaire, mais le manque de professionnalisme doit être sanctionné. » (Cizia Zyke, écrivain)
  • « On doit punir, non pour punir, mais pour prévenir. » (Sénèque, philosophe)
  • « Il y a des reproches qui louent, et des louanges qui médisent. » (François de La Rochefoucauld, écrivain)
  • « Le plus grave défaut est de ne pas connaître ses défauts. » (Henri Béraud, écrivain)
  • « La vraie faute est celle qu’on ne corrige pas. » (Confucius, philosophe)

Citations pour accueillir

Il est de bon ton d’accueillir un nouvel arrivant dans son équipe ou dans son entreprise par un petit mot. Lui souhaiter la bienvenue, l’intégrer à l’équipe, le mettre dans le bain… Autant de thèmes abordés par les citations ci-dessous.

  • « Celui qui quitte votre parti pour aller dans un autre est un traître. Celui qui vient d’un autre parti pour rejoindre le vôtre est un converti. » (Georges Clemenceau, homme politique)
  • « Beaucoup de gens ont du talent, mais seul le travail permet de faire carrière. » (Alice Parizeau, écrivain)
  • « Entrer dans la carrière veut dire s’avancer dans le chemin de la vie. » (Jules Vallès, journaliste)
  • « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. » (Pierre Corneille, dramaturge)
  • « Ce qui unit les hommes, c’est l’amour du métier. » (Antoine de Saint-Exupéry, écrivain)

Citations pour prendre des risques

Les affaires et la carrière sourient souvent aux audacieux. Mais, avant de relever des challenges, il faut parfois se sentir encouragé à sortir des sentiers battus. Avec ces quelques phrases, vous instillerez le goût du risque dans vos équipes.

  • « Seuls ceux qui prennent le risque d’échouer spectaculairement réussiront brillamment. » (Robert Kennedy, homme politique)
  • « Pour gagner, il faut risquer de perdre. » (Jean-Claude Killy, skieur)
  • « Si vous ne risquez rien, vous risquez encore plus. » (Faouzi Skali, écrivain)
  • « Celui qui meurt cette année en est quitte pour l’an prochain. » (William Shakespeare, dramaturge)
  • « Ce qu’on risque révèle ce qu’on vaut. » (Jeanette Winterson, écrivain)

Citations pour sortir de la routine

Trop souvent, notre propension au statu quo nous empêche d’avancer. Pour débloquer une équipe rouillée par ses habitudes, quelques mots peuvent se montrer efficaces. Voici cinq citations qui invitent au changement.

  • « Les dangers visibles nous causent moins d’effroi que les dangers imaginaires. » (William Shakespeare, dramaturge)
  • « Si vous n’essayez jamais, vous ne réussirez jamais, mais si vous essayez, vous risquez de vous étonner vous-même. » (Charles-Augustin Sainte-Beuve, écrivain)
  • « Il n’y a qu’un seul luxe dans la vie, c’est de pouvoir se tromper… Ce qui m’irrite le plus, c’est la prudence, l’immobilisme. » (Jacques Brel, chanteur)
  • « Les conséquences de ce qu’on ne fait pas sont les plus graves. » (Marcel Mariën, écrivain)
  • « La joie est dans le risque à faire du neuf. » (Denis Diderot, encyclopédiste)

Citations pour demander des efforts

La sagesse populaire le sait bien : on n’a rien sans rien. Mais lorsqu’il s’agit de demander à ses équipes un coup de collier supplémentaire, mieux vaut y mettre les formes, en recourant, par exemple, à quelques citations. Le sacrifice est mieux accepté s’il est reconnu comme tel.

  • « La difficulté attire l’homme de caractère, car c’est en l’étreignant qu’il se réalise lui-même. »(Charles de Gaulle, chef d’Etat)
  • « Un grand sacrifice est aisé, mais ce sont les petits sacrifices continuels qui sont durs. » (Johan Wolfgang von Goethe, écrivain)
  • « Les sacrifices sont le prix de l’indépendance. » (Pierre Billon, écrivain)
  • « La chance : plus je travaille, plus elle me sourit. » (Stephen Leacock, humoriste)
  • « C’est une grande servitude qu’une grande carrière. » (Sénèque, philosophe)

Citations pour préparer aux difficultés

Lorsque l’horizon s’assombrit, il est parfois dangereux de le nier. Au contraire, il vaut mieux être averti des tempêtes afin de les traverser sans galères. Ces quelques citations appuient vos discours destinés à préparer aux périodes difficiles.

  • « On peut aussi bâtir quelque chose de beau avec les pierres qui entravent le chemin. » (Johan Wolfgang von Goethe, écrivain)
  • « Un pessimiste fait de ses occasions des difficultés, et un optimiste fait de ses difficultés des occasions. » (Antoine de Saint-Exupéry, écrivain)
  • « Survivre aux épreuves est la meilleure façon de faire ses preuves. » (Daniel Desbiens, écrivain)
  • « Quand on se trouve en face d’une difficulté, on en tire le meilleur parti possible. » (Harry Bernard, écrivain)
  • « Les difficultés ne sont pas faites pour abattre mais pour être abattues. » (Charles de Montalembert, écrivain)

Citations pour une retraite

Les départs en retraite apposent un point final à de longues vies professionnelles. A la fois libérations et sauts dans l’inconnu, ils donnent immanquablement lieu à des petites cérémonies au cours desquels est encensée l’expérience du salarié qui s’en va couler des jours paisibles.

  • « Pour la retraite, la plume est moins utile que la tondeuse à gazon. » (Daniel Pennac, écrivain)
  • « Le talent se développe dans la retraite ; le caractère se forme dans le tumulte du monde. » (Johan Wolfgang von Goethe, écrivain)
  • « Plus je vieillis, plus j’ai d’avenir. » (Léon Bloy, écrivain)
  • « C’est merveilleux la vieillesse…dommage que ça finisse si mal ! » (François Mauriac, écrivain)
  • « On n’est vieux que le jour où on le décide. » (Jean Anouilh, dramaturge)

Citations pour lancer un projet

La vie professionnelle est constituée d’étapes qu’il faut enchaîner. Avant de se lancer dans un nouveau projet, il est important de se situer dans une dynamique positive. Pour cela, un petit discours doté d’une citation adaptée peut donner le rythme.

  • « Tout le monde savait que c’était impossible à faire. Puis un jour quelqu’un est arrivé qui ne le savait pas, et il l’a fait. » (Winston Churchill, chef d’Etat)
  • « Le projet est le brouillon de l’avenir. Parfois, il faut à l’avenir des centaines de brouillons. » (Jules Renard, écrivain)
  • « L’imagination est plus importante que le savoir. » (Albert Einstein, physicien)
  • « Nous ne pouvons agir que sur l’avenir. » (Bertrand de Jouvenel, écrivain)
  • « On ne subit pas l’avenir, on le fait. » (Georges Bernanos, écrivain)

Citations pour la nouvelle année

Les vœux de bonne année font partie des exercices de politesse incontournables  dans la vie privée comme dans la vie professionnelle. Pour éviter de répéter année après année les mêmes phrases et pour se distinguer des multiples vœux entendus ici ou là, voici quelques citations.

  • « Il vaut mieux avoir de l’avenir que du passé. » (Victor Cousin, philosophe)
  • « Qui était riche l’année dernière peut être pauvre cette année. » (Ani DiFranco, chanteuse)
  • « Il ne faut pas chercher à rajouter des années à sa vie, mais plutôt essayer de rajouter de la vie à ses années. » (Oscar Wilde, écrivain)
  • « Chaque année, le rossignol revêt des plumes neuves, mais il garde sa chanson. » (Frédéric Mistral, écrivain)
  • « Il faut remettre une fois par an son avenir en jeu. » (Arthur Cravan, écrivain)

Citations pour un séminaire

Dans de nombreuses entreprises, le séminaire constitue un moment particulier de l’année. Les collègues qui ne se côtoient pas se rencontrent, l’esprit d’équipe est mis en avant et les pistes à suivre sont partagées. Ces quelques citations témoignent de cette dynamique.

  • « Les entreprises qui réussissent sont celles qui ont une âme. » (Jean-Louis Brault, dirigeant d’entreprise)
  • « La raison d’être d’une entreprise est de créer et de garder un client. » (Théodore Levitt, économiste)
  • « L’entreprise ne peut exiger la loyauté de ses salariés : elle doit la mériter. » (Charles Handy, écrivain)
  • « De l’audace, encore de l’audace, et toujours de l’audace ! » (Georges Jacques Danton)
  • « Le doute est l’ennemi des grandes entreprises. » (William Shakespeare, dramaturge)

Citations pour son patron

Certes, l’exercice du discours revient souvent à la hiérarchie. Mais il arrive parfois que des subalternes doivent s’exprimer au sujet de leur responsable, patron ou manager. Parce qu’il s’en va ou parce qu’il est distingué, ils doivent alors trouver les mots justes tout en évitant la flatterie.

  • « On admet rarement qu’un patron ait eu une vision avant que celle-ci ne soit réalisée. » (Walter Kiechel , écrivain)
  • « Aucune entreprise ne prospère sans l’impulsion d’un homme qui a pour vocation de la conduire. » (Jacques Chardonne, écrivain)
  • « Le patron n’est autre que le personnage qui est en retard quand vous êtes en avance et qui arrive avant si vous êtes en retard. » (Charles Fourier, philosophe)
  • « L’art de diriger consiste à savoir abandonner la baguette pour ne pas gêner l’orchestre. » (Alfred Hitchcock, cinéaste)
  • « On reconnaît un homme à la façon dont il gère son entreprise. » (Ambrose Bierce, écrivain)

Citations pour une inauguration

Les inaugurations de nouveaux locaux donnent systématiquement lieu à un enchaînement de discours. Pour ne pas que votre prise de parole se retrouve noyée dans la litanie des félicitations et des remerciements, une citation bien sentie peut vous distinguer des autres orateurs.

  • « Pour un homme bâtir sa maison, c’est naître une deuxième fois. » (Roch Carrier, écrivain)
  • « Si on ne construit rien sur des regrets, par contre on bâtit sur des résolutions. » (Anne Bernard, écrivain)
  • « Etre un homme, c’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde. » (Antoine de Saint-Exupéry, écrivain)
  • « Sans aucun souci du lendemain, dans un bureau clair et moderne, je passe mes jours. » (Francis Ponge, poète)
  • « Les maisons sont bâties pour être habitées et non point regardées. » (Francis Bacon, philosophe)

Citations pour plaisanter

Elles ne sont pas évidentes à placer, mais ces citations peuvent pimenter un discours. Décalées, iconoclastes voire irrévérencieuses, elles se moquent allègrement du monde du travail. Encore faut-il être certain de son effet et que votre auditoire ait un peu d’humour…

  • « Payez votre personnel le moins possible et c’est ce que vous obtiendrez d’eux. » (Malcolm Forbes, patron de presse)
  • « Plus mon cigare raccourcit, plus je dois tendre le bras vers le cendrier. Un patron aussi a ses soucis. » (Jean Anouilh, dramaturge)
  • « Vie de famille ou de bureau, on se hait mais on ne se quitte pas. »(Monique Bosco, écrivain)
  • « Le travail, ça ne mène à rien, ça tue plus vite ! » (Robert Sabatier, écrivain)
  • « J’aime le travail : il me fascine. Je peux rester des heures à le regarder. » (Jérôme K. Jérôme, écrivain)

ET AUSSI

Fonds d’investissement et franchise font-ils bon ménage ?

Comme toutes les entreprises en recherche de ressources pour se lancer, croître ou lancer de nouveaux projets, les franchiseurs peuvent faire appel aux fonds d’investissement.

 

Fond d'investissement et franchise

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme toutes les entreprises en recherche de ressources pour se lancer, croître ou lancer de nouveaux projets, les franchiseurs peuvent faire appel aux fonds d’investissement. Il s’agit cependant d’une solution de financement qui peut paraître complexe et reste très minoritaire dans le secteur de la franchise (la détention du capital par un fond d’investissement reste encore très faible à 2% en 2015 versus 5% en 2014 et 3% en 2013 selon l’enquête annuelle de la franchise Banque Populaire). 8 franchiseurs sur 10 sont propriétaires de leur enseigne depuis sa création. Comment expliquer cette frilosité ? Car le capital-investisseur sera un financier responsable d’un portefeuille intéressé par le potentiel de rentabilité du réseau et non pas un entrepreneur. Comment concilier cette philosophie et la relation avec les différents chefs d’entreprise franchisés ? La Fédération Française de la Franchise s’est posé la question à travers son « Etude de la variabilité des structures capitalistiques franchisantes, incidences sur la gouvernance des réseaux de franchise » publiée en 2015. Il en ressort des points très intéressants.

Comment un réseau de franchise fait-il appel à un fonds d’investissement ?

Un réseau de franchise qui souhaite réaliser de gros investissements ou faire face à des difficultés financières peut choisir de faire appel à un fonds d’investissement plutôt qu’à sa banque. Dans le cadre d’une entreprise classique, le concept est assez simple : l’investisseur entre au capital en échange d’une future rentabilité. La qualité de l’investisseur lui-même pourra être multiple :

  • Il pourra s’agir de « love money », c’est-à-dire d’une implication des proches du franchiseur dans son entreprise ;
  • Le terme de « business angel » pourra aussi être employé et désigne un investisseur expérimenté qui viendra appuyer la société cible ;
  • Enfin, il pourra s’agir d’une société de capital-investissement responsable d’un portefeuille de clients.

Les méthodes de capital-investissement sont également variables et correspondent chacune à une situation :

  • Opération de capital-risque : l’investisseur participe à un nouveau concept qu’il s’agisse de création de la société ou d’un nouveau segment de son activité, via la franchise. Prise de risque maximale ;
  • Opération de capital-développement : l’entreprise est déjà rentable mais le franchiseur souhaite accélérer son développement ou procéder à un rachat de positions d’actionnaires. Une opération stratégique, qui vise à donner des ailes à un concept en franchise qui fonctionne déjà ;
  • Opération de capital-transmission : l’équipe dirigeante ou une nouvelle équipe rachète l’entreprise grâce à l’aide d’investisseurs. Cette opération sera souvent réalisée via une holding pour profiter d’un effet de levier. Le fond d’investissement amène des hommes et de l’’argent ;
  • Opération de capital-retournement : l’investisseur redresse l’activité d’un franchiseur en difficulté et lui permet de redevenir rentable. Là aussi, grosse prise de risques, mais rentabilité escomptée forte pour l’investisseur vu comme un « sauveur ».

Toutes ces solutions impliquent donc une prise de pouvoir partielle de l’investisseur dans l’appareil décisionnel du franchiseur. En contrepartie de l’apport d’argent, le franchiseur doit céder un peu de son pouvoir…

Quelle est la relation entre le capital-risqueur et le réseau de franchise ?

Quelles sont les conséquences à entendre si un fond d’investissement intervient dans le cadre d’une franchise ? Si l’investisseur est impliqué au sein de l’appareil décisionnel, qu’advient-il de la franchise qui est par essence un savoir-faire et une marque ? Quid des franchisés et de leur liberté ? En effet, vous n’êtes pas sans savoir qu’un franchiseur qui ne serait-ce qu’influence les décisions de ses franchisés peut se voir assigné en justice et condamné. Au-delà des limites légales, la relation franchiseur-franchisé est souvent affective. Un changement stratégique trop prononcé peut mettre à mal cette collaboration et provoquer un abandon des franchisés. Le franchiseur se retrouve donc pris entre deux feux, entre franchisés et investisseurs, aux objectifs parfois contraires…
Les deux parties devront donc être tenues informées via une communication claire. Pour les investisseurs, cela se traduira souvent par le développement du système d’informations comptables et financières et la multiplication des réunions de suivi et de contrôle. Chacune de ces mesures doit être décrite précisément dans le pacte d’associés. Pour les franchisés, il s’agira de communiquer sur la valeur positive du capital-investissement en tant que signe de santé financière et sur le partenariat en lui-même.

La relation entre fonds d’investissement et franchise repose sur un équilibre délicat

Il existe encore trop peu de cas et d’études pour donner une réponse définitive sur le bien-fondé de l’entrée au capital d’un investisseur au sein d’une franchise. Les moyens d’action de l’investisseur restent limités au-delà de l’apport financier. Les facteurs majeurs de réussite restent donc une bonne cohésion entre investisseurs, franchisés et franchiseur, la qualité intrinsèque du réseau et les compétences de son équipe dirigeante.

Geoffrey Barre