Category Archives: Economie

Grâce aux objets connectés, les marques redeviennent branchées

Connecter leurs produits permet aux industriels d’attirer à nouveau les clients… et d’en savoir plus sur eux.

Abracadabra… « connecté » ! Ce seul mot fait désormais office de formule magique chez les plus grandes marques. Jugez plutôt : pour l’une, il permettrait de faire revenir les clients en magasin, pour l’autre, de se démarquer face au low-cost, pour la dernière, de connaître enfin ses clients pour mieux les séduire.

Il faut dire qu’aujourd’hui, même une simple paire de lunettes peut devenir intelligente. La preuve avec Atol et son modèle Téou lancé fin août. Le principe ? Une paire de lunettes retrouvable en un clic grâce à son smartphone. Et vice-versa : un petit bouton placé sur l’une des deux branches permet de faire sonner l’appareil égaré.

La clientèle attirée dans les points de vente

Avec cette innovation, la quatrième enseigne du marché de l’optique français entend bousculer la concurrence : « Dans un marché perturbé par les promotions et l’abondance des offres, nous avons choisi d’étonner pour nous démarquer », explique Fabrice Obenans, directeur marketing de la marque. La promesse, simple et universelle, permet d’intéresser le public le plus large possible : « Nous sommes dans une stratégie de recrutement de clients multi-générationelle avec un produit de santé connecté qui n’est pas uniquement destiné aux initiés. Ce sont d’abord des lunettes de qualité, auxquelles nous avons ajouté un service qui aidera nos clients au quotidien », affirme Fabrice Obenans.

« Nous sommes dans une stratégie de recrutement de clients multi-générationelle avec un produit de santé connecté qui n’est pas uniquement destiné aux initiés. »

Selon l’enseigne, les produits intelligents offrent un avantage insoupçonné : attirer les consommateurs dans ses points de vente. D’après un sondage Ifop pour Atol, réalisé en août dernier, 8 Français sur 10 veulent tester les objets connectés avant de les acheter, et de préférence en magasin. Résultat : Atol assure voir une nouvelle clientèle de tous âges débarquer en nombre dans ses magasins, sans pour autant avoir de chiffres sur leur fréquentation, depuis la mise en vente des Téou, vendues à partir de 199 euros, soit « le prix moyen d’une paire de lunettes de qualité fabriquée en France », selon Fabrice Obenans.

Un prix qui permet de démocratiser une technologie autrefois réservée aux bourses les plus aisées et cantonnée aux secteurs des loisirs et de la domotique.

Démocratisation et nouveaux usages

Jusqu’à présent, pour trouver des volumes de ventes conséquents d’objets connectés, il fallait se tourner vers le marché de la Hi-Fi, avec les enceintes audio connectées. En seulement deux ans, toutes les enseignes de distribution se sont converties, même les plus généralistes : « Les dispositifs connectés représentent désormais 50% du marché du son. Un chiffre encore plus important chez Conforama, où ils se vendent mieux que les produits non connectés », confie Martine Heitz, directrice du pôle électroménager et électroloisirs. Dans les rayons de de l’enseigne tricolore, ces produits connaissent « une croissance annuelle des ventes de 2 à 3 chiffres », révèle-t-elle au JDN.

Le gros électroménager connecté débarquera dans les rayons des surfaces spécialisées au printemps-été 2016

Un oasis au milieu d’un marché de l’électroménager jusqu’à présent aride dans l’Hexagone : « Les objets connectés vont créer de nouveaux usages dans les secteurs de l’hygiène, de la santé et du sport », prédit Martine Heitz.

Une révolution à laquelle se préparent les grandes surfaces spécialisées. Les magasins But préparent ainsi en interne un plan dédié aux objets connectés, mais refuse de communiquer tant qu’il n’est pas activé. Conforama, de son côté, distribuera dès le printemps-été 2016 du gros électroménager connecté. Demain, le réfrigérateur sera capable de gérer les stocks de nourriture en alertant l’utilisateur sur les produits à consommer en priorité selon leur date de péremption ou de définir une liste de courses en fonction des denrées bientôt épuisées. La machine à laver n’y échappera pas non plus, avec la possibilité de  contrôler sur son smartphone sa consommation en électricité et en eau ou de lancer un programme avant de rentrer du travail, notamment.

Créer de la valeur

Des innovations qui, selon Martine Heitz, pourraient bien relancer les géants de l’électroménager face à des marques de distributeur et des produits d’entrée de gamme qui ont participé à une baisse générale des prix : « Les produits connectés contribuent à l’image de modernité et à la montée en gamme des fabricants. En développant ce genre d’appareil, ils ont trouvé un moyen efficace de recréer de la valeur et de reparler d’innovation ».

D’autant plus efficace que les produits connectés représentent un surcoût modéré. Pour Martine Heitz, il n’y aura pas de quoi rebuter les acheteurs potentiels : « Sur les quelques produits connectés existants aujourd’hui, nous observons une différence de prix en moyenne de 100 euros entre le gros électroménager connecté et le non connecté ».

« Les produits connectés contribuent à l’image de modernité et à la montée en gamme des fabricants »

Cette faible différence de prix s’explique par des coûts de production de ces biens de nouvelle génération bientôt proches des coûts actuels, explique Jérémie Moritz, en charge du digital chez le spécialiste français des vins et spiritueux Pernod Ricard : « La technologie est de moins en moins chère, elle est donc amenée à se développer », affirme-t-il. Et selon lui, peu de secteurs y échapperont : « Les produits connectés sont désormais un passage obligé pour les marques mais c’est justement là qu’il y a un piège : il ne faut pas tomber dans la facilité et proposer une vraie valeur ajoutée au consommateur. »

Se rapprocher des consommateurs

Une valeur ajoutée pour les clients, certes, mais aussi pour les professionnels : « Connecter nos produits nous permet à la fois de proposer une expérience plus conviviale aux consommateurs mais aussi de récupérer des données sur leurs usages « , avoue Jérémie Moritz. Si Pernod Ricard assume cette stratégie, c’est parce que selon l’alcoolier français, elle lui permet de servir au mieux les consommateurs : « Avant, nous étions dans un schéma B to B to C où les clients n’étaient que très peu en contact avec le groupe Pernod Ricard. Les objets connectés nous offrent une opportunité supplémentaire d’établir une relation plus directe avec eux », affirme-t-il.

Une nouvelle stratégie marketing concrétisée par deux projets signés Pernod Ricard : la bouteille et le mini-bar connectés. Si la première, lancée sous la marque de champagne Mumm, offre une expérience premium avec une animation son et lumière personnalisée à l’ouverture de la bouteille, le mini-bar connecté, en cours de test sous le nom de « projet Gutenberg », permet à Pernod-Ricard de suivre en temps réel les réserves d’alcool de ses clients et de leur proposer des recettes de cocktail, mais aussi potentiellement des offres commerciales en conséquence.

« Le futur des produits intelligents passera par la capacité des fabricants à partager les données récupérées »

Ces données seraient même l’enjeu majeur des objets connectés, selon Xavier Boidevezi, directeur Business Development & Digital du Groupe SEB France : « Le futur des produits intelligents passera par la capacité des fabricants à partager les données récupérées sur les usages qu’en font les consommateurs », assène-t-il. Selon lui, les industriels devront avoir la volonté de faire interagir leurs produits respectifs pour offrir une expérience la plus personnalisée possible.

Concrètement, l’utilisation du multicuiseur Cookéo de Moulinex (groupe SEB), qui apprend pas à pas à cuisiner grâce à une application mobile et propose des suggestions en fonction de l’historique des recettes, pourrait être enrichie par un partenariat avec le mini-bar connecté de Pernod Ricard, qui ajoutera aux recettes personnalisées des suggestions d’alcools pour les accompagner. Une connexion avec une station météo intelligente pourrait également permettre de proposer les plats les plus adaptés à l’atmosphère ambiante. Le système déconseillerait ainsi à l’avance de préparer un barbecue pour le week-end suivant s’il détecte un risque de pluie, par exemple.

Le temps est compté selon Xavier Boidevezi : « En ce qui nous concerne, nous sommes en avance car la France a une certaine légitimité sur la cuisine. Mais si on ne s’allie pas, nous nous ferons manger par les géants étrangers comme Google ou Apple. »

Matthieu Deleneuville

Esprit start-up, que pensent nos investisseurs ?

créer un start up avec des investisseurs

Faire appel à des investisseurs externes pour financer la création ou le développement de sa start-up est une étape délicate. Elle oblige à sortir de sa zone de confort. Il faut alors convaincre, montrer sa capacité à porter sa start-up vers le haut, bref, démontrer par a + b que nous sommes la bonne personne avec le bon projet. Comment passer le cap du grand oral ? Le blog du dirigeant a rencontré Éric Ibled, dirigeant d’entreprise et investisseur au sein du réseau Business Angels du nord de la France.

Comment s’organise France Angels pour sélectionner les projets financés ?

*France Angels : organisation chargée de promouvoir les business angels en France et de fédérer les différents réseaux afin de faciliter et d’accélérer l’investissement des start-ups.

*Business angel : un business angel définit une personne qui investit au capital de jeunes entreprises. Un business angel est en général lui-même dirigeant ou ex-dirigeant. Passionné d’entrepreneuriat, il souhaite placer son argent dans des projets qui lui tiennent à cœur.

 

Le réseau Business Angels Nord de France organise 7 à 8 réunions par an pour rencontrer les porteurs de projets. 3 à 4 start-ups se succèdent afin de « pitcher » leur projet. Nous leur accordons environ 10 minutes de présentation puis 10 minutes d’échanges sont prévues.

À l’issue de la réunion, les business angels se positionnent en disant simplement si oui ou non, ils souhaitent prendre contact avec l’un des entrepreneurs entendus durant la soirée. Évidemment, aucun accord de financement n’est pris sur cette simple présentation. Ces événements sont une entrée en matière, une première prise de contact en vue d’approfondir une éventuelle collaboration financière.

Comment faire pour accéder à ces réunions ?

Les réseaux d’accompagnement à la création d’entreprise effectuent le premier filtre. Ils sont sur le terrain et ce sont eux qui décident des projets à nous faire parvenir : la Chambre de Commerce et d’Industrie, Réseau Entreprendre ou des consultants du milieu financier. Si vous êtes porteur d’un projet et que vous souhaitez faire appel à des business angels pour financier votre start-up, vous devrez contacter ces réseaux d’abord. Ils travailleront avec vous le business plan, le pitch de présentation et surtout, ils évalueront la qualité du projet et sa concordance avec nos attentes, en amont de la présentation aux membres du réseau.

Qu’est-ce qu’un pitch de présentation ?

crée une start-up

L’exercice du pitch est l’incontournable dans le milieu de la start-up. Il consiste à présenter le projet et ses atouts en un temps record. Vous disposez de 10 minutes pour susciter l’envie, 10 minutes pour que votre auditoire se dise « tiens tiens tiens, il y a peut-être un projet intéressant ».

Dans la théorie, l’exercice du pitch suit une méthodologie assez stricte.Vous devez présenter votre projet et son contexte (contexte personnel, mais aussi son marché et ses spécificités), décliner ses avantages concurrentiels, expliquer votre stratégiecommerciale et ce pour quoi votre start-up va bouleverser son secteur ou être plus maline que ses concurrents. Vous devez expliquer votre stratégie de financement et exprimer vos besoins.

Pour en savoir plus, vous pouvez lire notre article : comment réussir son elevator pitch.

Pour une start-up en recherche de financements, quels sont les petits trucs qui feront la différence lors du pitch de présentation ?

Il y a évidemment le cœur de projet qui joue. Chaque investisseur aura ses préférences ou sera plus sensible à un secteur d’activité plutôt qu’un autre.

Pour faire mouche, l’équipe fondatrice de la start-up doit montrer sa capacité à porter le projet vers le haut. Elle doit être complémentaire, exprimer sa vision à long terme, ses valeurs. L’investisseur doit sentir l’ambition, l’envie d’agir pour notre économie. L’entrepreneuriat est une mentalité. À vous de montrer vos capacités. Si vous réussissez à convaincre des business angels, vous réussirez à convaincre des clients !

Ensuite, sachez que les business angels sont souvent des personnes en fin de carrière professionnelle ou à la retraite (même si certains d’entre eux sont aussi plus jeunes). Ils ne sont pas fatalement attirés par les nouvelles technologies ou le web (qui représentent la majorité des start-ups). La présentation du projet est donc primordiale : l’investisseur doit comprendre très vite ce que vous faites, mais aussi comprendre votre positionnement sur le marché, votre avantage concurrentiel. Le pitch doit permettre à l’investisseur de cerner l’opportunité qui s’offre à lui… Pas facile de faire passer le message à un auditoire non initié !

Depuis combien de temps êtes-vous business angel ? Avez-vous déjà gagné ou perdu de l’argent ?

investir dans une start-up

Je suis investisseur depuis 3 ans, ce qui est trop tôt pour constater un retour sur mes investissements. Vous pouvez faire toutes les prévisions financières que vous voulez, un business angel saura toujours quand il entrera dans votre société, jamais quand il en sortira. De plus, une start-up doit d’abord privilégier le réinvestissement avant de distribuer son bénéfice financier à ses actionnaires.

Pour l’instant, je n’ai pas perdu d’argent, même si certaines sociétés que j’accompagne ont manqué de trésorerie et parfois frôlé la catastrophe. Le besoin en trésorerie est d’ailleurs le ratio le plus mal anticipé par les créateurs d’entreprise. Lorsqu’elle fait défaut, il faut être réactif et revoir toute la stratégie, voire le modèle économique.

Et vous, pourquoi êtes-vous business angel ? Quelles sont vos motivations ?

L’intérêt est fiscal, bien sûr, mais les business angels sont avant tout des passionnés d’entrepreneuriat. Il n’y a pas que de l’investissement financier de notre part, il y a aussi de l’investissement personnel. Nous conseillons, nous accompagnons, nous écoutons, nous ouvrons notre carnet d’adresses. Pour ma part, j’ai 46 ans, suffisamment d’expérience et de patrimoine pour me dire que je peux aider, que c’est maintenant, le bon moment. Les start-ups sont pour la plupart développées par des jeunes. Ils veulent changer les codes, mais ils sont livrés à eux-mêmes. En investissant dans leurs sociétés, en intégrant leur comité de pilotage, je participe à ma manière à la relève de l’économie.

Un conseil à donner aux entrepreneurs en herbe ?

Outre le positionnement et le marché de la jeune société, l’investisseur regarde surtout la qualité et la complémentarité de l’équipe. C’est à mon avis un point essentiel dans le choix d’investissement. Une équipe peu convaincante a peu de chance de réussir, même si le projet est bon.

Un article de Laurent Dufour

FRENCH: LINGUA FRANCA

The French are a proud bunch, especially when it comes to their mother tongue. So it must have been hard for them to take a backseat and watch English become the lingua franca of the 21st century.

But revenge could be on the horizon: The language beloved by Parisian poets, Russian aristocrats and pretentious grad students is set to reclaim its title when it becomes theworld’s most commonly spoken language by the year 2050, according to a study by Natixis, an investment bank.

French is currently ranked sixth among world languages, after Mandarin Chinese, English, Spanish, Hindi and Arabic. But it is gaining speakers quickly and, the study reports, will be spoken by 750 million in 2050, up from 220 million today.

A boom in these African states could bump the percentage of global French speakers from 3 percent to 8 percent by 2050.

C’est possible? English enjoys an indisputable global popularity, and Mandarin has long been touted as the language of the future, given the size of China’s population and its growing economic power, but French has a demographic ace up its sleeve: French-speaking populations are growing faster than English- and Mandarin-speaking ones.

Besides France and its best-known former colonies, Morocco, Tunisia and Algeria, the language of Molière and Manet is spoken in 28 other states — which happen to be some of world’s fastest-growing nations. In Africa, French is the official schooling language of countries with increasingly high fertility rates like Mali in the north, and Guinea, Chad and Democratic Republic of Congo in the sub-Saharan region.*

A demographic boom in these African states could bump the world’s percentage of French speakers from 3 percent today to 8 percent by 2050.

BW photo of Eiffel tower

Source: Getty

Meanwhile, China and many English-speaking countries are likely to experience ademographic slowdown, which could lead to an expected decline in the number of English speakers — from 8 percent to 3 percent of the world’s population. For Mandarin, a drop from 10 percent to 8 percent is anticipated.

While this sounds like cause for celebration for Francophiles who might cringe at the notion of studying Mandarin, it’s not time to pop open the Dom Perignon quite yet. Some skeptics think the predictions are overstated.

The study labels all the citizens of the states where French is the official language as “French speakers,” which is not strictly true. Countries like Belgium, for example, have more than one official language and, in some African nations, the tongue of the former colonial power is losing ground. Even in Algeria, only a third of the population can write in French.

“The number of people who speak French continues to increase, and the projections are indeed impressive, but they do not take into account the coexistence of languages, which is the reality in many countries,” says Alexandre Wolff from the Observatory of the French Language.

So while French is on the rise, it may be a while before it can challenge the hegemony of English or the growing appeal of Mandarin Chinese. Which makes it a good time to dust off your old French phrasebook — but don’t bid adieu to those Mandarin lessons just yet.

*Correction: An earlier edition of this story incorrectly spelled the name of a former French colony, and listed a country that is not in Africa.

BY LAURA SECORUN PALET

Economie du savoir, économie du partage: pourquoi la possession des moyens de production n’est plus aussi importante

Avatar de Philippe SilberzahnPhilippe Silberzahn

J’écrivais la semaine dernière au sujet de l’économie du partage en essayant de montrer en quoi son avènement ne signifiait en rien la fin du capitalisme. L’argument que j’avançais était qu’à mon sens, la propriété des moyens de production n’est pas très importante dans le système capitaliste, alors qu’elle revêt une importance cruciale dans le marxisme par exemple. Cette confusion sur l’importance de la propriété du capital est une des erreurs que commet Thomas Piketty dans sa fameuse analyse des inégalités. Revenons sur cette question en développant un aspect important qui tient à l’évolution récente du système capitaliste, celui du développement du capital humain.

Voir l’article original 776 mots de plus

Grandes entreprises et PME innovantes reconnaissent leur complémentarité croissante

  PME-grandes-entreprises

L’enquête annuelle de l’Observatoire de la relation entre PME et grandes entreprises fait ressortir que 2 PME sur 3 reconnaissent en 2015 que les grandes entreprises jouent un rôle-clé dans leur développement.


Depuis 2004, l’IE-Club Innovation & entreprise, qui se présente comme un lieu privilégié de rencontre des PME innovantes avec les autres grands acteurs de l’écosystème de l’innovation, à savoir les investisseurs, les grands groupes, les organismes publics et les centres de recherche, publie annuellement une enquête sur la qualité des relations entre grandes entreprises et PME innovantes. Il organise également les Trophées de l’Observatoire avec Alma Consulting Group (groupe de conseil en amélioration de la performance des entreprises), qui distinguent les partenariats les plus créateurs de valeur entre PME innovantes et grandes entreprises.

Cette année, l’enquête (réalisée par le Cabinet Pierre Audoin Consultants) montre que 2 PME innovantes sur 3 reconnaissent que les grandes entreprises jouent un rôle-clé dans leur développement. Les grandes entreprises, en quête d’innovation et de nouveaux relais de croissance, comprennent mieux les business models (59%) et les contraintes des PME (en termes de délais et de procédures) et les PME sont, pour leur part, conscientes que les grandes entreprises leur sont utiles, principalement pour se créer des références commerciales (45%) et un réseau (38%), mais aussi, bien évidemment, pour leur apporter des contrats significatifs (35%). Même si des freins demeurent, notamment de la part des directions des achats de certains grands groupes.

63% des PME font appel, pour le financement de leurs innovations, au Crédit d’Impôt Recherche (CIR) et aux aides liées au statut de Jeune Entreprise Innovante (JEI), les financements privés ou par le biais de fonds arrivent plus loin derrière (30%).

« On constate à quel point l’innovation peut être plurielle et multiforme. L’idée créative peut émerger au sein d’un grand groupe comme d’une petite structure. L’important, c’est de créer les conditions du dialogue et de doter ces PME du soutien financier, commercial et juridique nécessaire pour que leur idée grandisse et se mue rapidement  en une entreprise prospère et créatrice d’emplois. Une grande variété de partenariats est possible entre grands groupes et PME innovantes. Leur complémentarité est indispensable dans une économie dynamique et inventive », pense Jean-Baptiste Hueber, directeur des activités Innovation, Taxes et Subventions d’Alma Consulting Group.

Quatre binômes ont été récompensés lors de la 11ème cérémonie des Trophées IE Club-Alma Consulting Group qui s’est tenue le 1er octobre.

Engie/Deepki

Deepki utilise la puissance des statistiques et de l’informatique d’une entreprise pour détecter rapidement, à distance et à moindre coût, les économies d’énergie possibles sur un parc de centaines de bâtiments. Créée en septembre 2014, elle a, en 3 mois, séduit une trentaine de clients (ENGIE, ORANGE, PICARD, SNCF…) et dégagé 200 k€ de Chiffre d’Affaires. Deepki est une « spin-in » d’ENGIE qui lui apporte son soutien commercial et son savoir-faire pour enrichir ses offres.

Signature (groupe Vinci)/Cyclez

Cyclez, créée en juillet 2013, propose déjà à une cinquantaine d’entreprises des systèmes « vélo complet » pour les trajets professionnels de leurs salariés, dans le cadre de contrats de location longue durée (LLD) d’équipement et de services. Sa stratégie : nouer des partenariats étroits avec des acteurs-clés de sa chaîne de valeur comme Signature (groupe Vinci), pour la commercialisation d’une solution d’équipements et de services intégrés.

Total/Yoomap

La plateforme SURM (Startup Relationship Management) de Yoomap, éditeur de logiciels d’open innovation et d’idéation, permet aux Directions de l’Innovation des grands groupes de détecter les bonnes idées des salariés et de les transformer en projets concrets. Depuis 2014, Yoomap et TOTAL ont signé un accord de licence par lequel Total soutient Yoomap dans la diffusion de sa plateforme d’open innovation et Yoomap associe Total à de nombreux événements organisés avec d’autres entreprises, notamment des challenges d’idéation.

Butagaz/Short Edition

Créateur et diffuseur de contenus inédits à haute valeur ajoutée, Short Edition souhaite renouveler le mode de communication entre l’institution et son client ou son collaborateur et créer du lien et de la confiance. Le programme Zagatub d’innovation de Butagaz recherche, lui,  de futurs relais de croissance. Butagaz et Short Edition ont co-créé un recueil de nouvelles prospectives intitulé « 2045, 24 auteurs imaginent demain » présenté au Salon du Livre 2015 sous la forme d’un concours de lecture pour collégiens, présidé par David Foenkinos. Ils codéveloppent par ailleurs un espace Jeunesse destiné aux enfants de huit à douze ans pour en faire des lecteurs et auteurs de demain.

par Anais Richardin

Caramba, encore raté: pourquoi le gratuit ne signe pas la fin du capitalisme

Avatar de Philippe SilberzahnPhilippe Silberzahn

Il faut reconnaître une chose aux marxistes: ils ne lâchent pas facilement. Et surtout ils sont optimistes. Chaque développement du système capitaliste est pour eux la marque évidente de sa fin. Ils se trompent à chaque fois, mais ils ne perdent jamais espoir. Et en effet, l’espoir renaît depuis 2008 et surtout depuis le développement du tout gratuit et de l’économie du partage qui, devinez quoi… et oui, marquent la fin du système capitaliste.

Voir l’article original 794 mots de plus

L’esprit startup souffle sur le management

start-up


Startups versus Big Companies

startups

How they compare in what’s awesome and sucky. Don’t let anyone tell you that one is strictly better or worse than the other. Both have their charms and their cracks.

Source : Medium

The « Sharing Economy » is dead, and we killed it

Collaborative economy

« How many of you own a power drill? » Rachel Botsman, the author of the book The Rise Of Collaborative Consumption, asked the audience at TedxSydney in 2010. Predictably, nearly everyone raised his or her hand. « That power drill will be used around 12 to 15 minutes in its entire lifetime, » Botsman continued with mock exasperation. « It’s kind of ridiculous, isn’t it? Because what you need is the hole, not the drill. »

Source : Fastcompany

Moins de hiérarchie, plus de liberté : l’esprit startup souffle sur le management

start-up

C’est une nouvelle énergie dans la ville. L’irruption d’une économie parallèle, en marge des grands groupes, de leurs réunions sans fin, de l’obsession généralisée d’être « politique » pour grimper dans la hiérarchie ou simplement garder son poste. Un monde en soi, un monde à part, où les décisions vont vite, où les projets font sens et où s’exprime l’envie de prendre des risques et de croire au succès. Depuis deux ans, malgré un contexte économique en berne, le nombre de start-up qui se créent à Paris explose : elles sont aujourd’hui trois mille (plus qu’à Londres).

Source : Le Figaro
Crédit photo : Getty Images

Don’t Throw in the Towel Before You Answer These 4 Questions

Startup

The word “quit” has many negative connotations.  Some might even suggest that it doesn’t exist in a winner’s vocabulary. While that theory makes sense on paper, it’s not healthy or realistic. As renowned business consultant Jim Collins put it, sometimes a “stop doing” list can be more productive than a “to do” list.

Source : Entrepreneur
Crédit photo : Shutterstock

From ivory tower to incubator : Transforming students and researchers into entrepreneurs

entrepreneurs

Sample6 is a Cambridge, Massachusetts-based startup with a new way to detect food-borne pathogens such as Listeria and Salmonella. Its technology was conceived in a Boston University lab, and the company was cofounded by Boston University and Massachusetts Institute of Technology PhD students Michael Koeris, Timothy Lu and Tanguy Chau. But they didn’t do it on their own – Sample6 had lots of help, advice and $150,000 in convertible notes from Boston University’s Office of Technology Development.

Source : Reuters

Ubérisation des Experts-Comptables : de quoi parle-t-on ?

En décembre 2014, interviewé par le Financial Times, Maurice LEVY, le PDG de Publicis invente un néologisme : l’UBERISATION. « Tout le monde a peur de se faire ubériser et de subir le même sort que les chauffeurs de taxi, subitement concurrencés par les véhicules de tourisme avec chauffeur d’Uber… » dixit Maurice LEVY. Si cette nouvelle expression n’a pas encore été immortalisée par l’Académie Française, il y a de fortes chances pour qu’elle apparaisse dans la prochaine édition du Petit Larousse. En moins de 6 mois, l’Ubérisation est désormais sur toutes les bouches des dirigeants, économistes, syndicats et hommes politiques français.

La Profession d’expertise comptable n’échappe pas à cette règle et une partie de notre plénière de Genève y a d’ailleurs été consacrée. D’Ubérisation, il en sera évidemment question d’ici quelques semaines au 70ème congrès des Experts-Compables à Paris avec pour thème central, le Numérique.

A l’aube de ce rassemblement annuel des Professionnels du chiffre, interrogeons-nous sur ce que pourrait être réellement l’Ubérisation chez les Experts-Comptables ?

Car trop souvent dans votre Profession, ce phénomène de concurrence soudaine et violente n’est associé qu’à l’apparition des comptabilités en ligne et d’une façon plus générale aux offres dites Low Cost.

Il n’est pas d’article sur l’Ubérisation de la Profession qui ne cite pour seul exemple le fameux cabinet on line ECL Direct. Mais au-delà du Low Cost, l’Ubérisation est aussi :

  • « Collaborative »,
  • « Désintermédiation »,
  • « Révolution sociale »,
  • « Vecteur de satisfaction ».

Panorama des menaces réelles, potentielles ou à venir au travers de 5 hypothèses.

Hypothèse N°1 – Une économie collaborative

La multiplication des plateformes de mise en relation a fait naître une nouvelle économie dite collaborative et parfois solidaire. Pour quelques dizaines d’euros, je prête mes services de bricoleur, de chauffeur, de cuisinier… je loue mon appartement, ma tondeuse ou ma voiture.

Après les particuliers, ce phénomène touche désormais le monde de l’entreprise où chacun peut être son propre patron ou arrondir ses fins de mois tout en restant salarié.

Le chiffre d’affaires de cette nouvelle économie devrait se multiplier par 25 d’ici une petite dizaine d’années d’après PwC pour dépasser les 300 milliards d’euros. On ne peut donc pas parler de phénomène de mode ou passager !

Bien sûr, tous les métiers ne sont pas touchés, car beaucoup restent protégés par leur réglementation.

C’est le cas de la tenue de comptabilité qui ne peut être réalisée pour le compte d’entreprise à titre d’indépendant. Même si beaucoup de comptables s’affranchissent de cette réglementation, cela reste un phénomène « circonscrit ».

Si une entreprise contourne la loi en imaginant un montage juridique « astucieux » (c’est le cas par exemple d’Ornikar pour les auto-écoles et bien évidemment d’Uber pour les taxis), ou si plus simplement un assouplissement de la réglementation autorise la tenue de la comptabilité par des « bookkeeper » il y a fort à parier que nous verrons fleurir des milliers d’offres de services de tenue à bas coûts.

Beaucoup d’experts-comptables disent s’y être préparés mais il n’est pas certains qu’ils en mesurent l’impact réel.

Hypothèse N°2 – Une désintermédiation de la relation client

Aujourd’hui, vos clients sont digitalisés (tablette, smartphone,…) et reçoivent en direct des offres de logiciels de comptabilité et de gestion en ligne. Elles leur proposent des outils de pilotage et des offres utiles pour gérer leur entreprise.

Un accès direct est souvent proposé à l’expert-comptable qui devient de facto « invité » de la plateforme. Son influence s’affaiblit inéluctablement.

Imaginez par exemple que le solde de trésorerie de votre client soit tendu. La plateforme lui propose immédiatement son service de recouvrement des créances clients. En ayant la main mise sur la gestion de vos clients, ces plateformes peuvent multiplier les services et les produits additifs à l’infini !… « Pour 12€ de plus par mois, accédez à tel ou tel service… ».

Et pourquoi pas des offres de paye ou de juridique (statuts en ligne…).

Contrairement à l’hypothèse N°1, l’enjeu ne se situe plus au niveau de la comptabilité mais plutôt sur l’accompagnement de gestion, et plus généralement le Full Services comme le définit l’Ordre des Experts-comptables (conseil en gestion, financement, assurance, investissements, etc.).

Or tout le monde sait que, demain, les marges se reconstruiront avec ces services… pas avec les bilans. A l’heure des choix des outils collaboratifs, les Experts-comptables devraient exiger de leur fournisseur informatique qu’il s’interdise de « vendre directement » aux entreprises. Le cabinet doit avoir la maîtrise de la relation clients a fortiori quand il a joué le rôle de prescripteur !

Les gros cabinets l’ont bien compris. A commencer par In Extenso avec le rachat de l’éditeur Ibiza qui lui assurera une totale indépendance. Fiducial poursuit aussi cette politique depuis plus de 20 ans.

 Hypothèse N°3 – Une révolution sociale du portefeuille clients

Le salariat est-il mort ? Allons-nous vers une économie d’auto entrepreneurs ?

C’est dans ces termes que Frédéric Fréry, professeur à ESCP Europe introduit sa présentation « Échapperez-vous à l’Ubérisation ? » dans une vidéo Precepta stratégiques du 16 juillet dernier.

La menace du modèle social actuel rejoint l’hypothèse N°1 décrite précédemment, mais il s’agit ici d’envisager l’Ubérisation par le prisme de vos clients et non plus de vos seuls cabinets.

Qu’adviendra-t-il si le modèle économique français était majoritairement constitué d’auto-entrepreneurs d’un côté et de plateformes de l’autre ? On imagine mal la capacité contributive et les besoins de ces microstructures équivalents à celles de vos entreprises actuelles aussi petites soient ces dernières.

Ainsi, la révolution numérique et l’Ubérisation peuvent grandement impacter les cabinets par le seul fait qu’ils modifieront la composition de leur portefeuille clients. Cette 3ème menace nous paraît inéluctable.

Hypothèse N°4 : combler une insatisfaction latente

Les deux principaux piliers de l’Ubérisation sont : le prix et la satisfaction (ou la chasse à l’insatisfaction).

Une étude récente sur l’Ubérisation (il en existe désormais des centaines sur le web !) explique clairement que l’objectif des Barbares, c’est dans ces termes que l’on appelle les « Ubérisants », est de cibler prioritairement les secteurs d’activité aux deux caractéristiques suivantes :

  1. Il existe un fort effet de levier pour baisser les prix avec le recours aux nouvelles technologies,
  2. Il existe un déficit de satisfaction de la part de la clientèle servie.

S’agissant du prix, nous l’abordons ci-après dans l’hypothèse N°5 et le Low-Cost.

Arrêtons-nous un instant sur l’insatisfaction.

Toutes les études le prouvent, à commencer par les résultats permanents du baromètre Sat Tools (un outil de mesure de la satisfaction clients des Experts-comptables), vos clients sont satisfaits pour ne pas dire très satisfaits de vos prestations.

Pour autant, il perdure un « espace d’insatisfaction », une sorte de talon d’Achille de la Profession : les Experts-comptables sont réactifs et non pas proactifs. Ils interviennent vite et n’hésitent pas à donner de leur personne, mais très (trop) souvent a posteriori.

Deux raisons pour expliquer cette situation :

  1. Il est quasiment impossible d’anticiper tous les besoins des clients et tous les événements susceptibles de toucher leur entreprise (il faudrait a minima les voir tous les mois),
  2. Les Experts-comptables vendent toujours des services aux clients qui leur demandent ; or précisément, ils devraient les convaincre de les acheter dès lors où ils sont persuadés qu’ils leur seront utiles pour la bonne conduite de leurs affaires. Cette démarche d’argumentation est trop souvent assimilée à de la vente forcée dès lors où le client n’a pas pris conscience de son besoin latent. C’est un vaste débat !…

Résultat, cette situation génère de l’insatisfaction de la part des clients accentuée par une ambiguïté dont les Experts-comptables sont pour grande partie responsables, n’en déplaise à nos lecteurs. Au moment de contracter avec leurs futurs clients, ils se présentent quasiment tous comme les co-pilotes de l’entreprise.

Or dans l’imaginaire du client, le co-pilote est celui qui prévoit tous les événements à venir. Le client est bercé par l’illusion que l’expert-comptable va lui tracer la route en permanence. C’est d’une part, techniquement difficile, et d’autre part ça serait très cher à un moment où le client est très regardant sur les tarifs.

Si nous faisons le lien avec l’hypothèse N°2, la désintermédiation de la relation client, on se rend compte très rapidement que les plateformes de gestion en ligne peuvent pallier cette insatisfaction. Ce phénomène sera accentué par le fameux « Big Data ».

Les exemples pour l’expliquer sont nombreux et pourraient faire l’objet d’un prochain article. Mais ce qui est certain, c’est qu’en analysant en permanence la position de trésorerie de votre client, ses dus fournisseurs et clients, son portefeuille de commandes avec les acomptes à venir, ses charges abonnées et récurrentes, celles à venir… la « machine » est capable de l’alerter sur un éventuel incident de trésorerie à près de 3 mois… et de lui proposer un accompagnement adapté.

Pendant que vous serez occupé par les longues périodes fiscales, les offres d’accompagnement en ligne prendront le relais de votre relation « Client » pour le plaisir de ce dernier. Certains réveils peuvent être difficiles…

Hypothèse N°5 : le Low Cost !

Nous avons gardé le plus « simple à percevoir » pour la fin. L’Ubérisation est évidemment Low Cost.

Numérisation, facture électronique, comptabilité de trésorerie, devis en ligne, communication digitale, coffre-fort électronique, portail déclaratif, Gestion Electronique des Documents, Cloud, Business Intelligence,… est-il nécessaire de rappeler toutes les technologies abordées au prochain congrès de l’Ordre et qui sont autant de possibilités pour gagner en productivité et baisser le coût des dossiers.

Bien sûr, l’Ubérisation est avant toute chose numérique, et toutes les tâches de saisie et de contrôle peuvent être semi automatisées, voire complétement automatisées. On va remplacer du temps homme par du temps logiciel. Mixées avec des modèles de commercialisation digitale, on imagine aisément la floraison à venir de cabinets 100% en ligne.

ECL Direct, comme mentionné en introduction, a ouvert le bal. Déjà plusieurs dizaines de cabinets l’ont déjà rejoint :ComptaInTouch, ça compte pour moi, Compt@Direct, Le Net Expert Comptable, Socic, la Compta Clémentine pour ne citer qu’eux.

La digitalisation de la donnée client et la simplification des seuils peuvent accélérer l’arrivée de nouveaux entrants sur le marché, à commencer par les banques : on en parle depuis 20 ans !

La Profession d’expert-comptable est donc ubérisable comme toutes les autres…

Face à cette déferlante de nouvelles technologies, et comme tous les optimistes clairvoyants aiment le rappeler, il existe autant de menaces que d’opportunités. Mais une chose est certaine, les cartes vont être rebattues. Les cabinets dont les honoraires de tenue sont encore prépondérants seront évidemment les premiers concernés. Ceux qui se sont déjà positionnés (spécialisation technique ou sectorielle) sont beaucoup mieux préparés.

Comme le rappelle le Président de l’Ordre à ses membres : « les Experts-Comptables seront de plus en plus « EXPERTS » et de moins en moins comptables. Nous allons inéluctablement vers une montée en gamme des missions pour pallier à la banalisation de la tenue.

En matière numérique, l’alternative consiste donc à innover en proposant des offres aussi compétitives voire meilleures que les plateformes « barbares ». Les Experts-Comptables doivent épouser la digitalisation sans perdre leurs valeurs (confiance, proximité, indépendance…) : ne pas changer sa façon d’être mais sa façon de faire, thème de notre dernier rassemblement à Genève.

La loi Macron du 6 août 2015 leur ouvre des perspectives de missions aux périmètres très larges. En alliant ces opportunités avec le pouvoir des nouvelles technologies (mise en réseau avec les clients, imprégnation totale dans leur chaine de valeur et travail collaboratif), gageons qu’ils pareront aux 5 hypothèses envisagées précédemment.

Par Jerome CLARISSE RCA