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24 choses à faire et ne pas faire sur LinkedIn

24 choses à faire et ne pas faire sur LinkedIn

L’arrivée des réseaux sociaux a révolutionné notre approche en ce qui a trait à plusieurs aspects, que ce soit, dans notre vie personnelle ou professionnelle.

Dans cet article fort intéressant, publié sur le site web du magazine TIME, l’auteur nous proposons une liste de 24 trucs à faire et à éviter sur LinkedIn.

En voici le résumé:

1. À faire : N’attendez pas pour envoyer votre invitation

Vous hésitez à envoyer votre demande de connexion? LinkedIn n’est pas Facebook, attendre trop longtemps diminue les chances que cette personne se souvienne de vous!

2. À éviter : Se connecter avec quelqu’un lorsque vous n’êtes pas sur son profil

Dispensez-vous de lancer des invitations à partir de la liste des gens que vous pourriez connaître ou à partir du bouton « connecter » à droite du contact, de cette façon, vous ne pourrez plus personnaliser votre invitation.

3. À faire : Personnaliser chaque demande de connexion

Afin de ne pas perdre votre chance d’ajouter un individu à votre liste de connexion, envoyez-lui un message unique, personnalisé et approprié.

4. À éviter : Envoyer plus de 2 tentatives de connexion

Vous avez envoyé une, ou au plus 2 demandes de connexion et elles n’ont toujours pas été acceptées? Soyez patient, plus vous insisterez, plus vos chances s’envoleront!

5. À faire : Utiliser LinkedIn pour obtenir des entrevues d’information

Bien évidemment, être lié avec des contacts influents peut vous aider à obtenir des rencontres à des fins professionnelles. Envoyez un message d’invitation, et qui sait, cela débouchera peut-être à une rencontre en personne.

6. À éviter : Négliger de regarder les politiques de contact

Avant d’envoyer un message à une personne, vérifiez dans son profil s’il y a des politiques spécifiques de contact à respecter. Plusieurs sont ouverts, certains préfèrent être contacté par email et d’autres pas du tout!

7. À faire : Se connecter avec des recruteurs

Vous êtes à la recherche d’un nouveau travail? Connectez-vous avec des recruteurs qui œuvrent dans votre domaine d’activités.

8. À éviter : Ignorer les recruteurs lorsque vous êtes en emploi

Vous n’êtes pas en recherche d’emploi, bien. On ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve, prenez un moment pour les remercier de l’opportunité et gardez contact!

9. À faire : Se connecter avec des personnes de votre entreprise idéale

La meilleure façon d’être embauché par une entreprise est d’être référé par un employé de la société. Faites une recherche et invitez des employés actuels à rejoindre votre réseau.

10. À éviter : Se connecter avec le responsable de l’embauche

Peu importe la raison, n’envoyez pas de requête à la personne que vous avez, ou que vous allez rencontrer en entrevue.

11. À faire : Désactiver votre profil lorsque vous faites des modifications

Afin de ne pas envoyer une multitude d’alertes à vos contacts, lorsque vous mettez à jour votre profil, désactivez vos activités dans vos paramètres de confidentialité.

12. À éviter : Alimenter un peu trop ou pas assez

Il est bien d’alimenter votre réseau, deux à trois fois par semaine, mais pas plusieurs fois par jour. Assurez-vous de ne pas envahir vos connexions avec vos notifications.

13. À faire : Féliciter vos contacts lorsqu’ils mettent à jour leurs positions

Un de vos contacts a déniché un nouvel emploi? Au lieu d’écrire un simple «Félicitations », faites un effort et écrivez-lui un message. De cette façon, vous renforcerez votre relation avec cette personne.

14. À éviter : Féliciter une personne qui met à jour une information de longue date

Soyez prudent lorsque vous commentez un statut, le changement peut s’avérer ne pas être un changement…

15. À faire : Approuver et recommander les compétences de vos collègues

Lorsque vous pouvez, endosser les aptitudes et les réalisations de vos collègues proches. Ils seront plus tentés, dans le futur, de faire la même chose pour vous.

16. À éviter : Hésiter à demander d’être endossé

N’ayez pas peur de solliciter vos connexions afin qu’ils approuvent vos compétences clés. Tentez votre chance, en leur envoyant un bref message d’invitation.

17. À faire : Soyez généreux avec les recommandations

Il est possible que vous n’ayez pas toujours le temps d’écrire des recommandations. Cependant, il n’est pas défendu de demander à la personne de vous fournir des outils pour y parvenir plus rapidement.

18. À éviter : Se sentir obligé de recommander les « mauvais » employés

Disons que vous avez reçu une demande de recommandation, d’une ancienne collègue, qui était souvent en retard ou toujours perdue dans ses dossiers. Au lieu d’ignorer la requête, restez honnête et répondez que vous n’êtes pas la bonne personne pour réaliser cette demande.

19. À faire : Envoyer une requête de recommandation en béton

Il est facile d’envoyer des demandes mais, il l’est un peu plus d’avoir des réponses! Incluez, dans vos messages, des pistes précises de ce que vous désirez. Vous aurez beaucoup plus de chance d’avoir un retour!

20. À éviter : Oublier les boutons « Rappeler » et « Retirer »

Il y a déjà plusieurs semaines que votre requête est en attente? Ces deux boutons peuvent vous être utiles, tout dépendant de votre relation avec cette personne, et au moment opportun, utilisez l’option « rappeler » ou « retirer « .

21. À faire : Supprimer ou modifier les recommandations que vous n’aimez pas

Si vous n’êtes pas satisfait d’une recommandation, vous serez content d’apprendre que vous pouvez la désactiver pour ne plus qu’elle s’affiche. Vous pouvez même retourner à l’auteur, une recommandation, afin qu’elle soit mise à jour.

22. À éviter : Oublier de remercier les personnes qui vous ont recommandé

Peu importe le temps que cela lui a fallu pour rédiger votre recommandation, prenez un moment pour lui exprimer votre gratitude.

23. À faire : Répondre à une requête de recommandation d’une personne que vous connaissez peu

Encore, n’ignorez pas la demande! Pour éviter que votre professionnalisme soit en jeu, répondez-lui poliment que vous ne la connaissez pas assez pour référer sa candidature.

24. À éviter : Demander des recommandations à plusieurs personnes à la fois

À la lecture de votre profil, plusieurs constateront la date d’affichage de vos recommandations, et il est préférable qu’elles ne soient pas toutes de la même date. Il est conseillé de s’en tenir à une référence par mois.

Pour la version intégrale de la publication, nous vous invitons à lire l’article complet en suivant ce lien :http://time.com/3838926/24-linked-rules/

Harcèlement : comment réagir face à une plainte

Invoquer un harcèlement, moral ou sexuel, est hélas devenu un fait banal. Or, l’inertie serait une caution « de fait » adressée au harceleur potentiel par le dirigeant. La qualité de réaction du Daf dépendra tout d’abord de sa capacité à bien identifier la situation. [Paru dans Daf Magazine n°9]

Harcèlement : comment réagir face à une plainte

D’après l’article L. 1152-1 du Code du travail, « aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ». Bien qu’inséré dans le Code du travail depuis 2002, cet article continue d’étonner. D’abord parce qu’il ne définit pas ce qu’est le harcèlement moral.

[Zoom] La nouvelle définition du harcèlement sexuel dans le Code du travail

La loi du 6 août 2012, qui réintroduit dans le Code pénal le délit de harcèlement sexuel à la suite de la décision d’invalidation du Conseil constitutionnel du 4 mai dernier, modifie la définition du harcèlement sexuel figurant dans le Code du travail. L’article L. 1153-1 reprend ainsi la nouvelle définition du Code pénal : « Aucun salarié ne doit subir des faits :

1° – Soit de harcèlement sexuel, constitué par des propos ou comportements à connotation sexuelle répétés qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante ;

2° – Soit assimilés au harcèlement sexuel, consistant en toute forme de pression grave, même non répétée, exercée dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle, que celui-ci soit recherché au profit de l’auteur des faits ou au profit d’un tiers. »

Les peines encourues sont de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende (trois ans et 45 000 euros, en cas de circonstances aggravantes). Enfin, le texte élargit la protection contre la discrimination liée au harcèlement sexuel (ou moral) aux personnes en formation ou en stage et fait obligation à l’employeur d’afficher dans les lieux de travail, ainsi que dans les locaux où se fait l’embauche, le texte de l’article 222-33 du Code pénal.

L. n° 2012-954, 6 août 2012, JO 7 août.

Recrutement: les réseaux concurrencent les sites d’emploi

Devenus incontournables, les outils numériques ne sont pas magiques : « Il faut prendre le temps d’explorer leurs fonctions. » Alors seulement ils se révèlent ce puissant levier pour « faire du réseau ».

«Dans un monde toujours plus transparent, internationalisé et rapide, les processus sont obligés de s’adapter », explique Frédérique Scavennec, dont la nomination à la direction du recrutement de L’Oréal, il y a deux ans, coïncide avec l’évolution résolument digitale du groupe. Aujourd’hui, le numérique est devenu la première source d’embauche du géant cosmétique : il utilise LinkedIn pour lancer des campagnes d’embauche « ciblées et chirurgicales », Twitter pour repérer des profils digitaux, Facebook pour communiquer sur ses valeurs d’entreprise et attirer les candidats juniors. En 2015,« l’empreinte digitale » devient même un critère de sélection, selon Mme Scavennec : « Un candidat qui s’absenterait complètement des réseaux peut-il vraiment s’adapter au marché actuel ? »

Pour déterminée qu’elle soit, cette stratégie n’est pas exceptionnelle. Selon une enquête menée par l’Usine nouvelle auprès de 110 entreprises en novembre 2014, 82 % des employeurs déclaraient utiliser les réseaux sociaux professionnels pour recruter, et 40,6 % les réseaux sociaux généralistes.

Les candidats l’ont bien compris. Selon une étude Randstad publiée mardi 5 mai et réalisée fin 2014 auprès de quelques 12000 personnes, plus d’un Français sur trois (34,5 %) déclare utiliser les réseaux sociaux pour chercher du travail. Les réseaux cités comme les plus utilisés étant dans l’ordre Facebook (55,9 %), Linkedin (41,5 %), Viadeo (34,4 %), et Twitter (16,4 %). Aujourd’hui, une simple recherche du mot-clé #job sur Twitter fait apparaître entre vingt et trente offres d’emploi par minute, tandis que Facebook vient de lancer sa déclinaison « at work » en janvier.

Chronophages

Une solution de réseau d’entreprise calqué sur le modèle grand public et qui confirme le succès actuel du site : les candidats y suivent l’actualité des firmes convoitées et amorcent des contacts informels ; les recruteurs y glanent des informations sur leurs postulants tout en véhiculant une image dynamique de leur secteur.

Pionnier parmi les sites d’emploi, Monster ne s’y est pas trompé, qui multiplie depuis six mois les incursions sur les réseaux sociaux : lancement de « Twitter cards » permettant à un recruteur la diffusion automatique de ses offres de postes faites sur Monster sur leur compte Twitter ; opérations « #Recrutezmoi » pour inciter employeurs et candidats à se retrouver autour d’un même hashtag dans un laps de temps donné et, bien sûr, présence renforcée sur Facebook qui a déjà valu au site d’emploi d’être désigné « marque la plus présente » sur le réseau social en 2013, selon le baromètre du cabinet Cocédal.

Lire aussi : Emploi : Kudoz, une manière de postuler 100 % mobile

Ces solutions permettent aux recruteurs « de tirer profit du Web social sans avoir à y investir le temps qu’ils n’ont pas », selon Gilles Cavallari, directeur général de Monster en France : à l’inverse de la « fiabilité prouvée » et de la « simplicité d’usage » des traditionnels sites d’emploi, les réseaux nécessiteraient beaucoup de temps pour être efficaces.

Les réseaux sociaux peuvent être très chronophages. « Oui, si l’on démarre de zéro », explique Frédérique Scavennec. Mais le temps passé à communiquer sur la marque et à échanger avec les candidats est « largement récupéré par la suite, une fois augmentée la connectivité avec eux et constitué un solide pipeline de profils ».

Le risque d’être noyé

Pour Jean-Christophe Anna, directeur général de #rmstouch, société spécialisée en recrutement mobile et social, l’autre risque des réseaux consiste, côté candidat, à se retrouver « noyé » dans la masse des concurrents. « La plupart des gens s’inscrivent sur LinkedIn ou Twitter mais s’arrêtent à cette étape, note-t-il. Or il faut se démarquer et passer à l’action, interpeller des personnes, s’intégrer aux groupes de discussion, partager du contenu…»

Devenus incontournables, ces outils ne sont pas magiques : « Il faut prendre le temps d’explorer leurs fonctions. » Alors seulement ils se révèlent ce puissant levier pour « faire du réseau ». Une démarche somme toute traditionnelle mais « sous-exploitée », selon M. Anna.

Autre solution en vogue pour gagner en efficacité : l’agrégation de données, soit le big data appliqué à l’emploi. De nombreuses start-up et outils comme Gild, Entelo ou Kenexa permettent d’aimanter toutes les données numériques relatives à un candidat afin d’identifier un profil toujours plus proche de ses besoins, dans le secteur d’activité et/ou l’implantation géographique d’un recruteur.

Là encore, Monster n’échappe pas à la tendance : il vient de faire l’acquisition de l’agrégateur TalentBin, qui propose d’identifier développeurs Web, designers ou graphistes en scannant leurs différentes productions -partagées sur le Web public – réseaux, blogs, forums d’experts. Ces méthodes ont leurs avantages, selon Gilles Cavallari : appuyer l’embauche sur des compétences« prouvées » qui « ne reposent plus uniquement sur du déclaratif »,mais aussi dénicher les candidats passifs ou profils rares « qui boudent les CV-thèques et autres réseaux sociaux professionnels où ils peuvent être sursollicités ».

Croisement de données

Enfin, la diversification des modes de recrutement dépend aussi de celle des supports. Pour Jean-Christophe Anna, le canal d’avenir est le mobile, même si les applications restent peu nombreuses. Parmi elles, Big-Central, qui propose aux 12-25 ans de postuler depuis leur smartphone grâce à des vidéos d’une minute. Ou encore les différents « Tinder » [du nom d’un site de rencontres amoureuses] de l’emploi, lancés à l’été 2014 sous les noms de Jobr (Etats-Unis), Truffls (Allemagne) ou Kudoz (France).

Comme les plates-formes de rencontres, ces applications s’appuient sur un croisement de données – souvent puisées dans les CV-thèques existantes – pour suggérer des appariements concrets entre recruteurs et candidats. A l’utilisateur de « swiper » ensuite comme sur Tinder, en faisant glisser l’écran à droite pour manifester son intérêt, à gauche pour afficher une autre proposition.

L’idée ? Faciliter le processus en allégeant le texte à taper. « S’inscrire, remplir ses critères, trier les annonces, il faut parfois plus d’une heure et demie pour trouver une offre qui corresponde sur les sites d’emploi et réseaux professionnels », explique Pierre Hervé, fondateur de Kudoz. Sans compter qu’une fois sur deux, ladite annonce renverra encore sur une autre plate-forme avec d’autres formulaires à renseigner. Pour lui, le défaut majeur des solutions actuelles consiste à se mettre toujours du côté du recruteur. En oubliant qu’un candidat pour qui la tâche devient trop complexe se tournera vers des outils parallèles.

Initiatives futuristes

Remettre « l’expérience candidat » au cœur du recrutement serait donc l’enjeu de demain ? C’est ce que pense Frédérique Scavennec, qui constate que la fonction ressources humaines évolue vers le marketing. « Ce n’est pas encore au recruteur de séduire le candidat, mais la balance s’est équilibrée, remarque-t-elle. Il faut l’étonner, créer du lien entre lui et l’entreprise.»

Depuis peu, L’Oréal expérimente des objets connectés, censés transformer l’entretien d’embauche en un rendez-vous interactif et ultrapersonnalisé via des vidéos et des informations calibrées sur l’entreprise, qui sont « poussées » sur le mobile du candidat au fur et à mesure de son itinéraire jusqu’au bureau du recruteur. Cela afin de susciter l’envie, en montrant que les ressources humaines aussi peuvent se hisser à la pointe de l’innovation.

Parmi les initiatives futuristes, difficile de dire lesquelles vont perdurer sur le marché. Côté employeur, l’un des avantages du numérique est de pouvoir tester puis abandonner des solutions à peu de frais. Côté candidat, en revanche, s’il faut se réjouir de voir s’élargir le champ des possibles, gare à l’éparpillement. « Mieux vaut maîtriser quelques outils et exploiter à fond leur potentiel que de s’égarer parmi mille outils », rappelle M. Anna.

Camille Thomine

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/emploi/article/2015/05/05/recrutement-les-reseaux-concurrencent-les-sites-d-emploi_4628226_1698637.html#y6u6VJeEIijX302B.99

ESPRIT D’ÉQUIPE ET SOLIDARITÉ

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Rendre performante une équipe de travail suppose évidemment un ensemble de facteurs techniques et organisationnels adaptés à son activité. Mais sa première ressource étant les hommes et les femmes qui la composent, le facteur managérial et relationnel y tient incontestablement un rôle décisif.

Les paradoxes de la subordination

En effet, plusieurs paradoxes se font jour, qui ne sont pas toujours aisés à surmonter : où se trouve la limite entre un alignement passif aux décisions prises par le manager… et le sens de l’initiative et de l’autonomie demandé à chacun ? Où se trouve la démarcation entre la symétrie des rapports professionnels et hiérarchiques… et une complémentarité des compétences, des rôles et des responsabilités ? Comment trouver la juste place de la réflexion et de la concertation dans un contexte où l’urgence est souvent devenue le maître mot de tout mode de fonctionnement ?

Ces ambiguïtés constituent des sources de tension – voire de conflit – qui peuvent devenir tout à fait néfastes à l’esprit d’équipe. Sans compter qu’une équipe est un système dans lequel les relations et interactions entre les membres qui la composent sont tout aussi importantes que les aptitudes de chacun d’eux, pris individuellement. Une équipe n’est pas une somme d’individus indépendants, elle constitue un tout cohérent et indivisible. Dans cette perspective, on ne peut espérer résoudre un problème en isolant un élément de l’ensemble du système. Dit autrement, on ne peut pas avoir « l’esprit d’équipe » tout seul ; c’est ensemble, dans une unité et une confiance mutuelle qu’il peut se développer chez chacun. Le groupe et ses caractéristiques modifient toujours, en plus ou en moins, les qualités de l’individu.

Qu’est-ce que l’esprit d’équipe ?

Il est peut-être possible de définir quatre critères caractérisant « l’esprit d’équipe » :

La capacité à subordonner les préférences, opinions ou options individuelles au bien commun du tout.
La capacité à rechercher la « synergie » des compétences et des qualités avant la valorisation individuelle.
Cela suppose la reconnaissance d’un but commun, une motivation liée à la collaboration de tous les membres, l’acceptation d’une répartition des rôles, d’une mise en commun des fonctions, d’une coordination des tâches.
La manière de poser la confiance mutuelle comme un respect des règles communes et non comme une sympathie de nature purement affective.

Vive la solidarité !

L’esprit d’équipe se fonde ainsi sur une solidarité profonde, très éloignée des tendances mercenaires que nos organisations ont souvent développées en leur sein à force de vouloir diviser pour mieux régner. On ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre ! Il faut choisir !

Par Patrick Bouvard, le 03/05/2015

13 facteurs apparemment insignifiants qui influencent l’issue d’un entretien d’embauche

Lors d’un entretien d’embauche, la performance ne suffit pas toujours à déterminer l’issu de l’entrevue, de nombreux facteurs peuvent jouer en votre faveur voire défaveur. Certaines causes vous sont reprochées tandis que d’autres vous échappent. Voici treize de ces facteurs influençant le recruteur.

13 facteurs apparemment insignifiants qui influencent l'issue d'un entretien d'embauche
L’entretien d’embauche est un exercice périlleux. Quoi de plus troublant et déstabilisant, en effet, qu’être étudié dans ses moindres faits et gestes par un potentiel employeur ? Comme lors d’un match de boxe, il faut savoir asséner les bonnes « punchlines » pour pouvoir « mettre K.O. » les doutes de la personne en face de vous. Les minutes deviennent alors des heures, alors que vous êtes observé à la loupe. La pression est palpable. Mais l’objectif est de faire de cette pression une force de persuasion.

Le créneau horaire

Simple facteur pourtant démontré lors d’une étude, le jour et l’horaire influent sur l’issue de l’entretien. Ainsi, le meilleur moment pour passer un entretien serait le mardi à 10h30. Le mardi matin, les gens font preuve d’une plus grande productivité et sont beaucoup moins dérangés par votre venue. Ils ont le temps de se préparer, de relire leurs mails, de boire un café… . Le soir est le moment le moins propice pour avoir un entretien avec un recruteur. L’employeur sera moins attentionné car, et c’est humain, son esprit sera ailleurs : ses plans pour le dîner, ce qui l’attend le lendemain, ses enfants…

La météo

D’accord, vous n’est pas responsable de la grisaille, mais cela reste un élément à prendre en compte. Une étude démontre que les personnes ayant passé un entretien un jour de pluie ont obtenu un résultat moins satisfaisant de 1% que celles reçues par une journée ensoleillée.

Plusieurs concurrents le même jour

Voilà un facteur  difficile à prendre en compte : les concurrents qui passent en même temps que vous. Mieux vaut être face à un petit nombre de concurrents. Votre qualification pour un emploi sera en effet AUSSI jugée à l’aune de celle des autres personnes qui postulent. Les recruteurs ne veulent pas évaluer favorablement ou défavorablement trop de candidats dans la même journée. A noter que cette comparaison ne vaut que pour une journée.

La « puissance attitude »

L’art d’influencer autrui n’est pas donné à tout le monde. Le professeur Amy Cuddy à Harvard vous propose d’acquérir ce don, le temps d’un entretien. La tâche est simple, il suffit de se positionner de la manière suivante : bras ouverts, coudes à l’extérieur et menton relevé. En faisant cela, juste avant l’entretien (mais à l’abri des regards pour ne pas être perçu comme bizarre), votre taux de testostérone augmente (hormone de la confiance et la puissance). Que la force soit avec vous !

Faites comme Narcisse !

Il semblerait que les narcissiques réussissent beaucoup mieux leurs entretiens. Dégager une aura positive et une confiance en soi à toute épreuve peut contribuer à convaincre le recruteur. Alors pourquoi ne pas prendre le melon, juste le temps d’un entretien ?

Séduire les employés de l’entreprise

Il ne s’agit pas de draguer les employeurs, mais simplement de laisser une très bonne impression auprès d’eux, et surtout auprès du ou de la réceptionniste. Les employeurs aiment savoir comment vous vous comportez dans « la nature ». Ils n’hésiteront donc pas à demander à leurs employés, qui peuvent les influencer de manière positive.

Ménagez votre foie, buvez de l’eau

Si l’on vous propose de boire du thé, du café ou de l’eau, ne demandez que de l’eau. Pourquoi ? C’est simple, le recruteur n’est pas là pour vous préparer votre petite tasse mais pour vous passer au peigne fin. La question est simplement formulée par politesse. Et puis l’eau, c’est meilleur pour la santé !

La couleur de vos habits

Pas besoin de venir habillé comme une fashion victim à votre entretien ! Retenez que le noir, le bleu et le marron sont les couleurs les plus sûres pour une première rencontre professionnelle.

Bien dans sa chaise, bien dans son entretien

Ne vous asseyez pas avant votre recruteur ou avant que celui-ci vous ait proposé de vous asseoir. La chaise n’est pas votre ennemie, alors utilisez-là au maximum, c’est-à-dire occupez le plus d’espace possible en gardant le dos droit et les épaules relevées.

Comprendre son recruteur

L’âge du recruteur peut être une clé pour votre réussite. Le fait de vous intéresser aux valeurs de celui-ci, qui dépendent en partie de son âge, est un plus. Cela vous permet de répondre à ses questions en fonction de ce que vous pensez qu’il recherche.

L’importance du regard

Beaucoup de chose peuvent être lues dans le regard. Et un regard fuyant n’est pas bon signe. Osez regarder vos interlocuteurs dans les yeux. Et lorsque vous vous adressez à plusieurs personnes composant un jury, fixez la personne qui vous a posé la question, puis baladez votre regard tandis que vous formulez votre réponse et revenez vers elle à la fin.

Les mains, un signe trompeur

Souvent on ne sait pas quoi faire de ses mains en entretien. Et bien ce n’est pas difficile : on ne se tortille pas les cheveux, on ne se gratte pas à longueur de temps, on ne tapote pas des doigts et on ne croise pas les bras. On les laisse tranquille car les mains sont un des signes révélateurs de l’état d’esprit d’une personne. Avoir les bras croisés, par exemple, est une position de fermeture : on refuse les propos de l’autre. Le fait de se gratter s’appelle une micro-caresse : on montre au recruteur que notre estime de soi n’est pas si mauvaise… Les mains ne doivent pas bouger, ou, au mieux, elles doivent accompagner la parole tout simplement.

Les questions

Si le recruteur vous demande si vous avez des questions, il vous faut soulever des interrogations intelligentes et sensées à la fin de l’entretien. Par exemple : « Quels sont les problèmes que votre entreprise rencontre en ce moment ? Et que fait votre service pour y répondre ? Quel type de collaborateurs a tendance à réussir ici ? Quelles qualités sont les plus importantes pour bien travailler et faire avancer la société ? » Elles sont aussi déterminantes pendant l’entretien. Le fait de poser les bonnes questions révèle en effet votre intérêt pour l’entreprise.

RH et SEO : la visibilité ne passe pas que par Google

Le SEO (Search Engine Optimisation), ou référencement naturel, est une pierre indispensable à l’édifice de n’importe quel site web. Site e-commerce, site vitrine, site d’actualité, etc., tous les chefs de projet digitaux y travaillent. Ou du moins, ils bénéficient de l’apport de l’expertise de référenceurs. De plus en plus, qui dit SEO dit savante stratégie de mots-clés disséminés ici et là, dans le code et dans les contenus textes et images de chacune des pages d’un site. Une optimisation importante puisqu’on attribue généralement au référencement naturel 50 % dans la part d’acquisition du trafic.

Pour chaque société présente sur Internet, l’objectif est le même : ressortir en tête de la première page de recherche de Google ! Pourquoi Google ? Parce que ce moteur de recherche attire environ 40 millions de visiteurs unique par mois en France (95% de part de marché en France en 2014). Pourquoi la première position de la première page ? Parce que 90% des internautes ne visitent jamais la seconde page des résultats de recherche.

Certaines pratiques de SEO sont risquées

Il devient de plus en plus difficile d’optimiser son référencement avec des stratégies dites « off-site », celles qui ne concernent pas l’éditorial pur. Par exemple l’échange de liens croisés factices qui boostent artificiellement la « notoriété » d’un site (autrefois mesurée par le « Page Rank ») et qui permet de se positionner plus haut dans les pages de recherche. Car le maître du jeu, Google, octroie de sévères pénalitéslorsqu’il pense avoir identifié des pratiques qu’il juge non respectueuses des « consignes pour webmaster« . Ceux qui les ont subies peuvent en témoigner, les pertes en termes de visibilité, et donc de chiffres d’affaires, sont conséquentes.

La nature de certains sites facilite la visibilité

Un site d’actualité capte l’intérêt du public qui va s’intéresser à une question traitée et relayée par l’ensemble des médias audiovisuels et papier. Il bénéficie donc d’un fort potentiel d’acquisition de trafic via les moteurs de recherche.

Pour acquérir du trafic, un site e-commerce quelconque bénéficiera lui de nombreuses pages produits correspondant chacune à un article. Il optera pour une stratégie « longue traine ». Elle consiste à optimiser les pages d’un site avec beaucoup d’expressions-clés qui génèrent peu de trafic. Ainsi, pour une e-boutique on peut par exemple optimiser chacune des pages avec les mots-clés qui définissent précisément l’article en question. Ce qui permet d’être positionné en première page sur un nombre incalculable de requêtes. Comme lorsqu’on cherche un blouson de motard en cuir pour homme, bleu vert et qu’on tape dans Google « blouson cuir motard bleu vert homme ».

Ne vous moquez pas, vous le faites aussi. Ces requêtes peuvent représenter 80% de l’acquisition du trafic d’un site.

Qu’en est-il pour les sites RH ?

Pour les sites « corporate » des prestataires RH la problématique reste la même que pour les autres catégories de sites. Identifier des mots-clés principaux, pertinents et efficaces ainsi que des mots-clés secondaires et les répartir du général au particulier en partant de la page d’accueil jusqu’aux pages les plus en profondeur.

Cependant, pour les autres supports web RH comme les sites carrières ou les pages des sites vitrines consacrées au recrutement, la cible adressée n’est plus la même. Donc le choix des mots-clés pour le référencement de ces supports doit être adapté et orienté. Un internaute qui cherche un CDI n’entre pas les mêmes requêtes dans les moteurs de recherches qu’un éventuel client en quête d’informations sur une solution RH.

C’est la question de la mise en avant de la marque employeur qui est posée : comment bien exposer ses valeurs, son identité, à destination des candidats ?

En, fait la question du référencement RH se pose dans une réflexion stratégique globale. Les candidats peuvent aussi bien se renseigner sur l’entreprise que sur les dirigeants avant de postuler. Et sur plusieurs canaux : sites d’actualités, blogs, réseaux sociaux professionnels, forums. Selon les résultats de leur recherches, ils décideront de postuler ou non.

Enfin, ponctuellement, la mise en place de nouveaux algorithmes par Google vient compliquer le travail de référencement effectué sur les sites. C’est avec une certaine appréhension qu’on attend le déploiement, en France, de Google Pigeon qui a d’ores et déjà été mis en place aux Etats-Unis et dans les pays anglo-saxon. Il risque de modifier sérieusement les résultats de recherche en fonction de la géolocalisation. Comme d’habitude, il y aura des gagnants et des perdants.

Les réseaux sociaux changent la donne

Mettre en place un blog ou une catégorie « actualité » fréquemment alimentée avec des articles qui traitent de l’évolution de l’écosystème de l’entreprise peut également s’avérer être une bonne stratégie pour gagner en visibilité dans les pages de recherche.

Par ailleurs, organiser le relais de ces informations sur les réseaux sociaux avec un positionnement cohérent sur les hashtags clés selon les thèmes traités s’avère être une stratégie payante en terme de ciblage et d’acquisition de trafic. Crées d’abord sur Twitter puis repris par Facebook et également très utilisés sur Instagram ou Google +, les hashtags constituent la base du référencement sur les réseaux sociaux.

Ces derniers, Facebook en tête, modifient les stratégies de visibilité et d’acquisition du trafic. Second site le plus consulté au monde après Google (avec 30 millions de visiteurs uniques par mois en France), Facebook a ouvert la voie au display sur les réseaux sociaux. Un système d’affichage payant, comparable à celui de Google AdWords.

Plus intéressant encore, les usages des internautes ont évolué depuis la fin des années 2000 au point que, pour les sites d’actualités notamment, on annonce depuis l’année dernière que « la page d’accueil est morte ».

Dans leurs pratiques, les internautes 2.0 ne passent plus systématiquement par un moteur de recherche pour trouver ce qu’ils veulent. Leurs comptes sur les réseaux sociaux suffisent. Fans d’une marque sur Facebook, followers d’un journal sur Twitter ou inscrits à un groupe sur LinkedIn, les usagers du web voient désormais défiler sous leurs yeux les informations susceptibles de les intéresser, plus qu’ils ne vont les rechercher. C’est en tout cas une tendance de fond dont on voit mal comment elle pourrait s’inverser. Un quart du trafic du blog de Parlons RH par exemple vient des réseaux sociaux.

Alors, puisque la problématique du référencement RH est non seulement liée à la visibilité mais également au ciblage, une partie de la réponse se trouve indéniablement dans une stratégie de communication à double entrée : le contenu éditorial et les réseaux sociaux.

On ne parle d’ailleurs plus de « réseaux sociaux » mais de « médias sociaux ». Comme le dit Guy Kawasaki, ex- « évangéliste » chez Apple, dans son récent ouvrage : « Laissez tomber la sorcellerie SEO et concentrez-vous sur la création et la curation afin de publier du contenu de qualité. C’est ce qu’on appelle le SMO, Social Media Optimisation ».

MANAGING DIFFICULT EMPLOYEES.

Effectively managing difficult employees can be a challenging prospect. Whether it is the employee who is consistently late, who complains incessantly or who seems to constantly upset their co-workers, every company must deal with difficult employees.

difficult emplyees

These situations drain management’s time and energy, impact on the morale of co-workers and interfere with overall workplace productivity. The key to effectively addressing such situations begins with an understanding of the issues and a clear identification of the actual source of the problem.

Even the best employee can have an off-day (or week, or month). Before deciding if an employee is difficult, managers must first step back and neutrally assess the situation. The first question to ask is whether the behaviour is critical enough to implement a formal HR process. Another important concept to consider is that ‘different’ does not equal ‘difficult’. There will always be employees that a manager does not gel with, understand or even like. However, this is not enough to deem an employee difficult. To constitute a “difficult employee”, behaviour must exceed acceptable standards, policies and procedures or interfere with productivity.

Define the Problem

When addressing the problems created by difficult employees, the focus should always be on job performance. It is management’s duty to clearly explain why the issue is a problem, and how the problem is adversely impacting the company. At this stage it may be useful to refer to the employee’s job description and the company handbook.

Clarify Roles

It is important that both the manager and employee are absolutely clear on individual roles. The manager’s role is to ensure business success by leading, coaching and supporting employees. The employee’s role is to meet predefined performance and behaviour standards, and function as a cooperative team member. A key concept that employees must grasp is that it is not only the level of their performance that is important, but also how their performance affects the functioning of their team, department and the company overall.

Identify Expectations

This is where the manager should clarify four things – the employee’s performance, responsibilities, impact of their behaviour and the consequences if it doesn’t change. A follow up and ongoing review should be scheduled and regular updates between the manager and the employee will help to move things forward and get the employee back on track.

Emploi : quelles sont les compétences les plus rémunératrices ?

Dans un environnement où la concurrence fait rage, quelles sont les compétences valorisées par les entreprises ?

D’après les dernières données d’Adzuna.fr, certaines sont essentielles pour décrocher un emploi. Nous avons relevé les mots-clés les plus utilisés dans près de 600 000 annonces publiées sur notre site : ⅓ des recruteurs en France recherchent des candidats ayant au moins une de ces 2 qualités : organisé et autonome. Les compétences qui permettent d’obtenir les postes les mieux rémunérés sont aussi mises en lumière dans notre rapport.

offres

Leadership et humilité pour accéder aux postes les mieux rémunérés

Le leadership, le management des performances et l’esprit entrepreneurial font partie des qualités permettant d’obtenir les meilleurs salaires. Les recruteurs sont également très sensibles à l’attitude du candidat lorsqu’il s’agit de postes à haut salaire : humilité et charisme sont exigés.

salaires

La maîtrise de l’anglais est plus rémunératrice que celle de n’importe quelle autre langue.

La maîtrise de l’anglais est la 4ème compétence la plus demandée après les capacités relationnelles (13% des annonces) et permet d’obtenir un salaire plus élevé que la moyenne des salaires proposés sur Adzuna (36.7K€ versus 31.2K€). À titre de comparaison, la connaissance de l’allemand n’est exigée que dans 2% des annonces et permet d’espérer un salaire de 34.6K€ en moyenne. L’espagnol n’apparaît que dans 0.5% des annonces avec un salaire moyen proposé de 32.5K€.

Changer d’entreprise à l’issue de 5 ans d’expérience permet d’obtenir un salaire plus élevé.  

L’expérience est toujours un critère important, puisque plus de 50% des annonces mentionnent le nombre d’années d’expérience exigées chez les candidats. 3 et 5 ans étant les niveaux d’expérience les plus recherchés par les recruteurs, ce sont donc les périodes optimales à attendre avant de changer d’emploi.
Sans surprise, plus l’expérience est longue, plus le salaire proposé est élevé. Néanmoins, au-delà de 10 ans d’expérience, le niveau d’expérience exigé est plus rarement précisé dans l’offre.
Les salaires moyens proposés par les recruteurs après 5 ans d’expérience sont bien plus hauts que ceux qu’un employé peut espérer obtenir en restant dans la même entreprise. En effet, si l’employé reste dans la même entreprise, il peut, au bout de 5 ans, espérer toucher un salaire 14.8% supérieur à son salaire à l’embauche à raison de 2.8% d’augmentation par an*. Or les recruteurs sont prêts à payer un candidat 38% de plus avec une expérience de 5 ans qu’en début de carrière.

La Country Manager d’Adzuna France Hyacinthe Mutin déclare : “Un chercheur d’emploi peut espérer pour un poste senior un salaire 52% supérieur en moyenne à celui offert pour un poste junior, ce qui est bien plus important que l’augmentation qu’un employé pourrait obtenir après quelques années dans la même entreprise. Changer d’employeur est donc le moyen le plus rapide de voir son salaire augmenter de manière conséquente. Ceci s’explique en partie par le fait que les recruteurs doivent proposer des salaires suffisamment élevés pour inciter un candidat déjà en poste à prendre le risque de quitter son entreprise. »

Créer du vide pour faire émerger le collaboratif

Emergence du mode collaboratif

Chef signifie « tête ». Si vous retirez la tête…que reste-t-il ? Le management collaboratif apporte une alternative à cette question, pas une réponse. Quel est le meilleur service que le chef puisse rendre à l’équipe lorsque les conditions du collaboratif doivent émerger ? C’est cet art délicat qui est au cœur de la réussite de la démarche collaborative et qui nécessite une explication. Revenons au point de départ. Le manager concentre pratiquement, mais aussi symboliquement, une charge et une intensité qui sont à la fois sa force, et sa vulnérabilité. Il symbolise encore trop souvent l’autorité et la décision. Dans les moments collectifs, on attend de lui qu’il anime les échanges, stimule les idées, donne son avis, oriente les débats, éclaire d’un sens parfois « supérieur », etc.

C’est un art délicat et subtile que de savoir se faire oublier lors d’une réunion, ou de savoir créer un environnement de travail qui donne à chacun le sentiment d’être en pleine capacité de ses idées, de lespartager sans tension, et de tenter une mise en œuvre sans peur des représailles.

Une question de circonstances…

Lorsque le manager est présent, par la « charge » qu’il porte, il crée ne serait-ce qu’entre deux collaborateurs, une triangulation. De cette triangulation nait souvent des relations soit de compétition, soit de retenue. La compétition est une forme de rivalité organisée, voir même parfois souhaitée. Elle n’est pas toujours consciemment enclenchée mais, elle se matérialisera par des interactions, des échanges à faible valeur-ajoutée et à forte tension directe ou indirecte. La retenue est un mélange d’observation, de méfiance et de prudence. Soit parce que l’on ne veut pas « mettre en porte à faux » son collègue en présence du patron, soit parce que l’on reste prudent quant aux moments de convivialité « artificiels » dont on sait qu’ils ne reflètent pas la réelle nature des relations ; mais dans tous les cas, la dynamique est peu créatrice de valeur.

Il faut donc d’abord créer les « circonstances ». Vous n’obtiendrez pas du collaboratif en recréant les conditions classiques relationnelles de la triangulation. Il faut créer des circonstances non pas « atténuantes », mais « stimulantes », qui permettent la liberté de s’engager (sans se faire juger), de choisir son propre niveau d’engagement et de contribution, de prendre du plaisir et de faire les choses sans autre objectif que de les faire parce que l’on est ensemble…Créer et réaliser ensemble est un acte intégrateur pour chacun qui permet la réelle création de valeur, ce petit quelques chose qui fait la différence…

La valeur fonction (f) de…

Car oui, c’est bien cela l’enjeu du collaboratif…créer une autre « valeur ». Alors peut-on manager la création de valeur ? Je ne le pense pas. Le mode collaboratif, et non pas le « management » collaboratif, est une fonction (f) de l’équation complexe de la créativité, de la puissance et de la vitesse. Dis autrement, la créativité du groupe (intelligence collective), la puissance des idées et des décisions, la vitesse d’exécution et de réaction sont « fonction » (f) de l’émergence d’un mode d’interactions et de collaboration que l’on nommecollaboratif. Les fonctions sont des outils puissants des mathématiques qui interviennent dans de nombreux domaines de la vie courante. Elles permettent, par exemple, de généraliser des situations ou de résoudre des problèmes d’optimisation. Appréhender le collaboratif comme une fonction (f), c’est prendre conscience de la grande puissance de ce mode de fonctionnement dans le quotidien d’une entreprise pour résoudre des problèmes, avancer sur des dossiers, organiser des événements, accélérer, dépasser ses concurrents, surprendre ses clients. Et donc, dans le même mouvement, c’est accepter que l’équipe, le collectif soit meilleur que le manager. C’est un renoncement évident, c’est même plus que cela….il s’agit littéralement de « changer de plan », voir son rôle autrement, accepter qu’il faille s’éloigner, se retirer, créer du vide.

… Un vide créateur d’énergie

Le vide existe-t-il vraiment ? Est-ce le rien ? Est-ce le néant ? Est-ce l’absence de matière, de présence ? Les scientifiques, pensent que l’univers est une fluctuation du vide…mais il apparait maintenant que ce vide serait constitué de pairs de particules virtuelles…dont l’émergence serait aléatoire…dépendante des circonstances peut-être?

Pour calculer ou atteindre le vide, on cherche la pression « 0 » de la densité d’une matière ou d’un gaz. Il s’agirait donc de retirer la « pression », voilà comment créer du vide. Retirer les enjeux culpabilisants, c’est donner les moyens aux personnes de donner de la densité, leur propre densité aux circonstances. L’émergence d’une appropriation parfaite par l’apparition d’une densité propre est l’enjeu pratique du collaboratif. Finalement, tout est dans la nature… Il n’y a qu’à s’arrêter un peu, observer, essayer de comprendre ce qui nous entoure car tout cela est en nous, nous traverse….

Casimir Hendrik (physicien 1909 – 2000) avait eu l’intuition suivante en 1948: « Si, dans un vide, on place parallèlement deux plaques conductrices non chargées à faible distance l’une de l’autre, une force tend à rapprocher les 2 plaques ».

La nature a horreur du vide…

 …à vous de jouer

Je vous propose un petit défi : Identifiez un « espace » dans tout ce que votre service, direction ou équipe a à faire. Réfléchissez aux enjeux et imaginez-vous ne rien piloter, juste leur faire confiance. Positionnez les deux plaques d’Hendrik, c’est-à-dire ce que j’appelle les bornes limites. Par exemple : un « délai et une ambition » ou un « coût et un enjeu commercial », etc.

Rédigez alors des consignes extrêmement claires.

Présentez-leur le projet.

Présentez-leur les deux bornes limites. Et laissez-les occuper le vide.

Retirez-vous, ne répondez pas aux questions du « comment », mais toujours du « quoi ». Le pourquoi leur appartient aussi…

Soyez en périphérie, toujours visible pour ceux qui ont besoin de parler, de confronter, mais ne répondez pas aux questions du « comment ». En étant en périphérie, moins confronté(e) aux tumultes du quotidien (au moins sur ce projet !), vous capterez les signaux faibles internes, mais aussi externes. Vous serez tenté(e) de répondre aux sirènes lancinantes de l’hyper expertise, tiraillé(e) par la culpabilité de ne pas faire, de ne pas être « au cœur » des choses…résistez…vous êtes en train de faire émerger le mode collaboratif