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Stephen Hawking craint l’intelligence artificielle. Et s’il avait tort ?

Johnny Depp dans « Transcendance » de Wally Pfister (2014) (Tobis Film)

Elle s’en va et elle revient, elle est comme une chanson populaire : la perspective d’une singularité, d’un remplacement progressif ou brutal de l’homme par ses créations machiniques, s’invite régulièrement dans la blogosphère techno, et pas seulement pendant les mois d’été, quand on n’a aucune info à se mettre sous la dent.

Cette fois-ci, pourtant, le débat semble plus fourni et prolongé qu’à l’habitude, à cause de la réputation de ceux qui l’ont relancé : le physicien Stephen Hawking, pas moins, et un groupe d’autres scientifiques de renom.

Ce collectif a en effet publié une lettre ouverte sur le site du Future of Life Institute, mettant en garde contre une escalade incontrôlable de l’intelligence artificielle, et encourageant une recherche prudente et réfléchie.

L’IA peut-elle être contrôlée ?

Mais en fait, c’est surtout un article du Huffington Post, signé par Hawking, le physicien Max Tegmark (auteur d’un excellent livre, « Notre univers mathématique »), le professeur de sciences informatiques Stuart Russel etFrank Wilczek (prix Nobel de physique 2004) qui se montre le plus alarmiste :

« On peut imaginer une telle technologie déjouer les marchés financiers, dépasser les chercheurs humains, les dirigeants humains et développer des armes que nous ne pouvons même pas comprendre. Alors que l’impact à court terme de l’IA dépend de qui la contrôle, celui à long terme dépend de savoir si elle peut être contrôlée par quiconque.

Donc, face à de possibles avantages et des risques incalculables, les experts devraient sûrement se trouver en train de faire tout leur possible pour nous garantir les meilleures conséquences, non ? Faux. Si une civilisation extraterrestre supérieure nous envoie un jour un message disant : “Nous arriverons dans quelques décennies”, devrions-nous répondre simplement, “OK, appelez-nous quand vous arrivez ici, nous allons laisser les lumières allumées” ? Probablement pas. Et pourtant, c’est plus ou moins ce qui se passe avec l’IA. »

En fait, ainsi que le remarque Motherboard, le contenu de la lettre ouverte est bien plus modéré que celui de l’article du Huffington Post. En réalité, il est difficile de faire plus « classique » que l’argumentation de la lettre ouverte, et du papier qui l’accompagne [PDF]. En gros, on y apprend que l’IA présente de nombreux avantages, à condition toutefois d’être attentif aux aspects éthiques et aux conséquences sociétales. Et d’exhorter les chercheurs à la prudence. Bref, pas de quoi casser trois pattes à un canard.

A la suite de cette lettre ouverte, on apprend qu’Elon Musk, qui lui aussi dénonce volontiers le caractère dangereux de l’IA, donne à cet Institut pour la vie future une somme de 10 millions de dollars pour assurer la création d’intelligences artificielles « amicales ».

Cette année a vu aussi la publication du livre du philosophe Nick Bostrom,« Superintelligence », qui essaie d’analyser les possibilités, mais aussi les dangers, liés à l’apparition d’une telle « superintelligence ». Enfin, la question annuelle de The Edge porte sur : « Que faut-il penser des machines qui pensent ? »

Spéculations sur la « superintelligence »

Il existe deux sortes de dangers liés à l’IA :

  • l’un est d’ordre plutôt social, et c’est la vieille angoisse du remplacement des activités humaines par des agents robotiques. C’est un problème qui torturait déjà les adeptes de Ned Ludd au début du XIXe siècle, lorsqu’ils détruisaient les métiers à tisser, mais cette crainte augmente désormais de jour en jour avec la croissance de la puissance des algorithmes. C’est un sujet qui a déjà été abordé dans nos colonnes et le sera encore. On n’en traitera donc pas dans les lignes qui vont suivre ;
  • l’autre grande peur qui se fait jour, notamment à travers l’article de Hawking et de ses collègues, est celle du risque existentiel  : autrement dit, la possibilité que l’IA mette tout simplement fin à l’existence de l’humanité.

Pour Nick Bostrom, les conséquences de l’apparition d’une superintelligence varieront grandement selon l’échelle de temps qu’elle peut mettre pour se développer. Parle-t-on en termes de minutes, d’heures, ou de mois et d’années ? Si le développement est très rapide, alors la société aura moins de chances de réagir à temps et d’adopter des mesures qui s’imposent. En revanche, une évolution sur plusieurs années peut laisser le temps de prendre les bonnes décisions.

La théorie de « l’explosion de l’intelligence »

Mais comment, me direz-vous, l’apparition d’une telle entité peut-elle n’advenir qu’en quelques minutes ? C’est l’un des grands thèmes de la pensée « singularitarienne ».

On postule qu’une intelligence légèrement supérieure à celle des humains apparaît un jour, par accident ou de manière délibérée. A partir de ce moment, celle-ci aura les moyens de créer une « intelligence 2.0 » plus efficace et plus rapide. A son tour, celle-ci se mettra à jour dans une version 3.0, encore plus puissante ; et ainsi de suite.

Les cycles de calcul étant de plus en plus courts à mesure de chaque « update », il pourrait ne se passer que quelques minutes entre la version 1.0 et la version 100, qui serait à notre intellect ce que nous sommes à celui d’un cafard. A noter que cette théorie de « l’explosion de l’intelligence », comme l’a nommée son créateur, Irving John Good, se retrouve mentionnée dans l’article du Huffington Post, et est donc prise tout à fait au sérieux par Tegmark, Hawking et leurs collègues…

Un auto-développement rapide aurait également une autre conséquence : il serait probable alors qu’une seule et unique superintelligence verrait le jour. En effet, celle-ci prendrait très vite possession de toutes les ressources computationnelles, ne laissant pas à d’autres entités artificielles l’occasion de se développer.

Faut-il choisir entre éthique et trombones ?

Mais quelle pourrait être la motivation d’une telle entité ? Pourquoi, d’ailleurs s’en prendrait-elle à l’humanité ? L’un des arguments les plus curieux de Nick Bostrom est celui de « l’orthogonalité » entre la volonté et l’intelligence. Autrement dit, une intelligence supérieure peut poursuivre des buts très simples, tandis qu’une créature à l’intellect moyen peut avoir des motivations très complexes.

Bostrom donne comme exemple une machine destinée à produire un maximum de trombones et développant donc des trésors d’intelligence pour accomplir sa tâche. Au risque de « désassembler » l’ensemble de la vie sur Terre afin d’avoir suffisamment de matériau brut pour fabriquer ses trombones…

Anders Sandberg (qui travaille avec Nick Bostrom au Future of Humanity Institute d’Oxford) se plaisait à imaginer, lors d’une conférence qu’il donna à la Gaîté Lyrique, qu’une telle IA pourrait finalement évoluer au point d’avoir des interrogations éthiques sur ses actions. Est-il juste de détruire l’humanité afin de produire des trombones ? Faut-il choisir entre l’éthique et les trombones ? Au bout d’une réflexion ardue de plusieurs micro-secondes, l’IA ne pourra que choisir la réponse qui s’impose rationnellement : les trombones, évidemment !

Ceci dit, explique Bostrom, même si les objectifs d’une machine peuvent être très éloignés de nos préoccupations humaines, ces intelligences devraient quand même avoir des « motivations intermédiaires » qui nous permettraient éventuellement de comprendre un peu leur parcours. Par exemple, quel que soit le but poursuivi, on peut être assez certain que la machine cherchera à assurer sa propre survie au moins jusqu’à ce que son but final soit atteint.

La stratégie sociale (et maléfique) de l’IA

Mais il est facile de voir qu’une intelligence artificielle supra-humaine animée de mauvaises intentions ne peut pas faire grand-chose si elle est confinée dans un ordinateur. Et on peut même multiplier les expériences en IA du moment que ces programmes ne sont pas interconnectés et ne dépendent pas les uns des autres. On peut se permettre une IA maléfique s’il suffit, pour la neutraliser, d’appuyer sur l’interrupteur, non ?

Mais Bostrom a également une réponse à cet argument. Si une superintelligence est capable de s’augmenter elle-même en se rajoutant éventuellement des « modules cognitifs » ad hoc, alors on pourrait très bien imaginer que l’IA élabore un sous-programme de « stratégie sociale » qui lui permettrait éventuellement de cacher ses projets et même de gagner la confiance de ne serait-ce qu’un être humain qui pourrait lui donner un accès à l’Internet.

Bostrom cite à ce sujet un exemple d’Eliezer Yudkowsky (Yudkowsky fut, dans les années 90, bien avant Kurzweil, l’un des premiers exposants de la théorie de la singularité). Ce dernier imagine une intelligence artificielle qui établirait les plans d’un assembleur nanotechnologique à base de protéines et d’ADN. Il prendrait ensuite le contrôle d’un seul et unique humain, en acquérant sa confiance ou en recourant à des moyens plus coercitifs comme le chantage. Il lui ne resterait plus qu’à commander ces composants moléculaires à divers laboratoires (ce qui est déjà possible aujourd’hui) en donnant l’adresse du complice et en demandant à ce dernier d’associer les différents composants en suivant ses instructions, pour créer alors une nanomachine autoréplicatrice qui assoirait sa domination.

Evidemment, tout cela semble plus s’apparenter à des scénarios pour le prochain film de Roland Emmerich qu’à des spéculations scientifiques bien ancrées dans le réel. On peut être très sceptique sur une intelligence artificielle qui serait capable de développer un tel « module social » sans jamais avoir eu à éprouver aucune empathie et sans éprouver la moindre intelligence sociale au démarrage.

D’un autre côté, l’argument s’effondre si la première superintelligence n’est pas le pur produit d’un programme informatique, mais se trouve basée sur un cerveau humain « uploadé », une personne dont la personnalité aurait été transférée sur un support informatique. On pourrait alors supposer qu’elle conserverait avec elle le souvenir des rapports sociaux (et ses motivations resteraient probablement humaines et donc compréhensibles, en tout cas au début – les dix premières minutes au moins).

Si humains et machines se donnent la main

Peut-être a-t-on tort d’opposer de manière si radicale intelligence artificielle et humaine ? Dans The Edge, plusieurs auteurs se montrent plutôt optimistes sur l’avenir de la cohabitation entre notre espèce biologique et ses créations machiniques, qui pourrait aller jusqu’à la symbiose.

Pour Tim O’Reilly :

« Peut-être que les humains sont le microbiome vivant dans les entrailles d’une IA en train de naître ! Il est maintenant reconnu que sans notre microbiome, nous cesserions de vivre. Peut-être que l’IA mondiale possède-t-elle les mêmes caractéristiques – elle n’est pas une entité indépendante, mais le produit d’une symbiose avec les consciences humaines qui y vivent.

Suivant cette logique, on pourrait conclure qu’il existe déjà un cerveau global primitif, composé non seulement de tous les appareils connectés, mais aussi de tous les humains connectés utilisant ces systèmes. Les sens de ce cerveau global sont les caméras, microphones, claviers, capteurs de position de chaque ordinateur, chaque smartphone, et chaque dispositif de l’“Internet des objets” ; les pensées de ce cerveau global sont la sortie collective émergeant des contributions de millions de cellules individuelles. »

Et d’ailleurs, sommes-nous réellement face à un phénomène nouveau ? Peut-être l’intelligence artificielle existe-t-elle depuis le début des temps ?

La culture, première intelligence artificielle

Pour le sociologue et médecin Nicholas Christakis, la première intelligence artificielle est notre culture :

« Je vois paradoxalement la culture comme une sorte d’intelligence artificielle naturelle. Elle est artificielle parce qu’elle est faite, fabriquée, produite par les humains. Elle est naturelle parce qu’elle se trouve partout où sont les humains, et nous vient de manière organique. En fait, il est même probable que notre biologie et notre culture sont intimement liées, et ont co-évolué, de telle sorte que notre culture façonne nos gènes et que nos gènes façonnent notre culture. »

Comme souvent, les mots les plus sereins sur le sujet nous viennent du pape de l’ambient music Brian Eno :

« J’ai lu une fois que les cerveaux humains ont commencé à rétrécir il y a environ 10 000 ans et sont maintenant 15% plus petits qu’à l’époque. Cela correspond au moment où les humains ont cessé de devoir être des individus aux compétences multiples, capables de capturer leur propre nourriture, allumer leur propre feu et créer leurs propres outils pour plutôt devenir des spécialistes, qui font partie d’une vaste communauté capable d’exécuter toutes les tâches à accomplir.

Peut-on distinguer la grande structure de compétences et de potentialités ainsi créée d’une “intelligence artificielle” ? Les ordinateurs numériques constituent juste un nouveau détail fractal dans la grande image, c’est juste l’étape la plus récente. Nous avons vécu heureux en compagnie de l’intelligence artificielle depuis des milliers d’années. »

7 free tools for anyone who wants to become a better writer

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IMAGE: CORBIS IMAGEZOO

The awesome (and scary) thing about being a writer is that you can always improve. It’s why people can sit on a draft for weeks — every time they take « one more look, » they can find a way to make it better.

While it’s definitely a fun challenge to see how long you can keep finessing your work, it’s not always practical. After all, your boss usually doesn’t want you working on that press release for weeks on end while you try to brainstorm the perfect opening line.

Thankfully, there are plenty of resources out there that can speed the editing process up and make you more confident about the work you’re submitting. For today, I went though Product Hunt’s newest Tools for Writers collection and chose my seven favorites. Use them all, and you’ll be a stronger writer faster than you can say, « How did I ever live without these? »

1. Grammarly for Chrome

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As much as Microsoft Word’s AutoCorrect function annoys us, we must admit to missing those green and red squiggly lines when we’re writing online. Finding our own spelling and grammar mistakes isn’t always easy.

Enter: Grammarly (for Chrome users). Whether you’re crafting a message in Gmail, writing a Facebook post, or tweeting your latest mood, Grammarly helps you catch errors before they go live. In addition, its contextual spell-checker will save you from mixing up commonly confused words, so that you don’t embarrass yourself in that email to the higher-ups.

2. Hemingway

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If you struggle with being long-winded, Hemingway could be a game changer. The app helps you become a bolder, clearer, and more concise writer. Just open it in any browser, paste writing directly into the white space, and let Hemingway do its magic. As the screenshot above indicates, sentences that need different types of editing (think: simplifying the structure or eliminating passive voice) will be color-coded accordingly.

Hemingway doesn’t stop there — it also features a readability meter that tells you how difficult it is to comprehend your writing. If you’re aiming to deliver a succinct message, anything above « Grade Level 10 » is, according to Hemingway, way too complicated.

3. Writepls

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Searching « best writing advice » on Google will, sadly, not always bring you the best writing advice. That’s why Writepls exists. The founder, Mark Marchenko, realized that even though thousands of writing-related articles are on the web, only a few are worth reading. So, to save you time, Writepls selects and sends the gems straight to your inbox.

The articles are currently grouped in four categories, and topics range from personal testimonials like « How I Cut My Writing Time From 2 Days to 4 Hours » to listicles like « The Ten and a Half Commandments of Writing. »

4. OneLook Reverse Dictionary

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I’m sure you’ve experienced the frustration when you have a word in mind but can’t quite remember it. OneLook’s Reverse Dictionary is committed to making sure that you never have to go through that again. After you search the concept you’re thinking of, Reverse Dictionary gives you a list of words and phrases related to it. And, chances are, the results will give you the word you were thinking of — plus better alternatives.

In my demo above, for instance, I searched up « urge to travel, » hoping to pinpoint the word « wanderlust. » But I found that answer #15, « itchy feet, » is the less cliché term I wanted to use.

5. Daily Page

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A daily habit is great, but what’s even greater is a daily habit that unlocks your creativity. And there’s no better way to unlock your creativity than by writing. If you think I’m talking about spending an hour every day to write about some highly debated issue, think again (who has time for that?). No, I’m talking about receiving a fun prompt every morning from Daily Page and answering it in one to two casual paragraphs before the end of the day.

Past prompts have included « describe your worst heartbreak, » « describe three qualities you admire from three different individuals, » and « I messed up… » As you write, you can decide whether to keep your response private or to share it with fellow Daily Pagers. Even if you select the first, you’ll have full access to public responses and can immerse yourself in other writers’ creative answers.

6. buffalo

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If you’d like to go beyond writing daily exercises and publish your thoughts online, buffalo could be the app for you. I know you’re wondering why in the world we need another blogging platform when existing ones like Medium and Tumblr are perfectly functional (and they are!). But buffalo is different because you don’t see other users’ content or excessive buffalo branding in your post.

If you’ve always wanted to become a better writer and are hoping to build a strong writing portfolio, consider trying it out. This tool is especially useful for any aspiring author who doesn’t have time to create a full-on personal website.

7. Reedsy

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Finally, if you’re serious about writing professionally, check out Reedsy — the marketplace that connects you with the best publishing professionals (think editors, cover illustrators, and marketers) and helps you create high-quality e-books. If you’re an aspiring author and are stuck after writing your first draft, Reedsy provides all the necessary services that will help you transform it into a published work.

Know of other useful writing apps that aren’t included here? Let me know about them on Twitter!

Turbulence dans la formation professionnelle : Un secteur en Berne !

Que se passe-t-il dans le secteur de la formation professionnelle ? Pourquoi les formations ne décollent plus depuis la fin du DIF ? Que se passe –t-il avec le Compte personnel de formation? Un échec annoncé ou un démarrage raté ? Des questions se posent pour nous consultants de la formation professionnelle en entreprise…ET tout cela dans un grand silence absolu et un secret bien dissimulé…. En attendant notre métier souffre de cette réalité.

« Selon le président de la Fédération de la formation professionnelle, Jean Wemaëre, le CPF, bonne idée à la base, a de grosses difficultés à se mettre en place. » source libération – 14 avril  2015

Depuis Janvier 2015, le DIF – Droit individuel pour la formation – a cessé d’exister pour laisser place à un nouveau processus : le CPF , compte personnel de formation.

Son objectif est ambitieux. Il va permettre à tous les salariés , demandeurs d’emploi et à partir de 16 ans, de capitaliser des heures de formation tout au long de sa vie professionnelle. Le salarié devient « acteur » pour choisir de développer ses compétences. Il devient responsable de son évolution professionnelle et de son « employabilité ». Mot très en vogue.

Dans les textes, c’est très bien, très élaboré, mais que se passe-t-il sur le terrain ?

Avant de pouvoir « choisir » sa formation adaptée à ses besoins, faut-il comprendre les « moyens » mis en place pour réussir cette nouvelle démarche ?

Comme tout nouveau processus, cela prend du temps …..Mais celui-ci patine très sérieusement depuis bientôt 6 mois !

En effet, depuis le 01 janvier 2015, c’est le marasme complet du CPF , autant dans sa mise en place que dans sa communication.

« Plus de trois mois après, c’est le flop le plus total : sur les 23 millions de bénéficiaires potentiels du dispositif, une seule personne a pu bénéficier d’une formation. »selon Jean Wemaëre, président de la Fédération de la formation professionnelle (FFP)  source libération- 14 avril 2015

Personne, à ce jour ne peut expliquer clairement comment le CPF pour le salarié peut réellement se construire. Les chefs d’entreprises de PME – PMI et encore plus les TPE n’ont pas reçu d’informations, les salariés pataugent dans l’incompréhension. (dans sa mise en place avec l’ouverture personnel et l’activation de son compte sur internet : www.moncompteformation.gouv.fr)

RESULTAT pour les professionnels de la formation :

« Ce cafouillage autour du CPF a-t-il un impact sur les entreprises du secteur de la formation ?

Nous sommes clairement en attente de business ! Selon les derniers chiffres de notre observatoire mensuel, la chute moyenne du chiffre d’affaires va de 15% à 20%. Nous avons encore des commandes de l’an passé, mais la baisse pourrait être plus forte dans les prochains mois si rien ne change. » source libération – 14 avril 2015

Accablant : Baisse de 15 a 20 % des offres de formation, des organismes en berne, des consultants- formateurs  sans travail et des formateurs qui se reconvertissent ailleurs… Des salariés désinformés, des chefs d’entreprises perdus dans la démarche…..

Des formations financées seulement si la finalité se traduit par unecertification, une qualification ou un diplôme. Ce qui veut dire : FINI les formations « courtes » de perfectionnement. Tout devra être en objectif de certification minimum.

Ce qui explique la baisse de 20 % des offres de formations et l’absence de propositions pour les salariés depuis 6 mois.

Si l’objectif était de faire « le ménage » dans l’offre de formation » et la qualité des « consultants » – Certes, le ménage n’est pas un luxe pour ce métier ou tout le monde devient consultant en formation – Mais, les conséquences sont graves pour le secteur d’activité en ce moment. MAIS Qui s’en préoccupe ?

Personne à ce jour n’a encore osé en parler clairement .

Quel est l’objectif recherché ? Diminuer l’activité de formation, essayer d’adapter une offre à un besoin avec moins d’acteurs de la formation sur le terrain ? Eliminer les organismes de formation ? Avoir des demandeurs d’emplois supplémentaires issus du secteur de la formation professionnelle ?…… On y va tout droit si cette situation perdure.

Les « organismes finançeurs » sont aussi en partie responsables de ce marasme. « Les organismes collecteurs de chaque branche vivent difficilement la réforme car ils manquent de visibilité sur leur financement. Résultat, ils freinent des quatre fers. Mais ils ne sont pas les seuls. » source libération -14 avril  2015

Des questions qui restent aujourd’hui sans réponses.

Quelles seraient les actions urgentes à mettre en place pour re-dynamiser la formation des salariés ?

  • 1.      INFORMER les salariés sur leurs droits d’accès au processus du CPF avec une explication claire des objectifs et des moyens disponibles.
  • 2.      INFORMER les chefs d’entreprises sur la mise en place des dispositifs de formation et du CPF. Peu d’information circule à ce sujet depuis Janvier 2015….
  • 3.      FORMER les responsables RH pour mieux communiquer ces dispositifs avec les salariés afin de « donner » envie plutôt que d’éviter d’en parler par peur de « trop de formation demandées »
  • 4.      CLARIFIER la liste des formations dites « éligibles » au CPF afin d’en faciliter la prise en charge par les OPCA.
  • 5.      Débloquer les OPCA sur leur volonté de donner l’accès plus facilement aux formations, plutôt que de « jouer » le gendarme de la formation professionnelle et ainsi pénaliser tous les acteurs de la profession.
  • 6.      Organiser une maîtrise « technique » de la gestion des comptes demandés par les salariés (Surtout pour les gestionnaires de la caisse des dépôts et de consignation qui gère l’inscription des comptes CPFs…très en retard …)
  • 7.      DONNER envie aux salariés de se former avec une communication NATIONALE, ainsi clarifier le processus pour le rendre LISIBLE et ACCESSIBLE aux entreprises.

Tout est une question de communication. Le processus CPF est très mal enclenché.

Des campagnes de sensibilisation seraient en cours dès septembre 2015 pour clarifier la situation, qui est à ce jour nébuleuse, et critique dans le secteur de la formation.

A voir comment le message va –t-il passer et surtout comment va –t-il donner envie d’ouvrir son compte CPF ?  A suivre ……..

En attendant, 6 mois de perdu, des formations reportées faute d’inscrits et absence totale de prise en charge des dossiers de formation par les OPCA.

« Le premier des dysfonctionnements est d’ordre informatique. Actuellement, près de 25 000 demandes sont bloquées dans la plateforme en ligne administrée par la Caisse des dépôts, en charge de la gestion des demandes. » Source Libération – 14 avril 2015

Silence absolu sur la mauvaise organisation et grande discrétion.

BONNE CHANCE aux consultants-formateurs, le métier est en difficulté, nous devons encore attendre en espérant mieux en 2016 ?

Exercice simple pour faire de l’anxiété une alliée

Pour une personne anxieuse, il est souvent difficile de prendre une décision. Heureusement, il existe un exercice simple pour vous aider à trancher.

L’anxiété a mauvaise presse. Elle est souvent considérée comme une tare dont il faut se débarrasser. Mais selon Alice Boyes, auteur de l’ouvrage « Anxiety Toolkit« , cette vision est trop simpliste.

Avec un peu d’exercice mental, l’anxiété peut devenir une alliée.

Boyes elle-même pratique un exercice de réflexion très simple pour tirer le meilleur de sa nature anxieuse.

« Je me force à penser au pire scénario possible et à la meilleure chose qui puisse arriver », explique-t-elle à Business Insider. « Plutôt que d’imaginer qu’une chose aura forcément des conséquences négatives, j’entraine mon cerveau à envisager la possibilité d’un résultat positif. »

Cet exercice de reflexion était déja pratiqué par des philosophes stoïques de la Grèce Antique, il y a 2 300 ans.

« Cet exercice me permet de respecter ma tendance naturelle à voir le pire qui puisse arriver, » déclare Boyes.

Imaginer le pire l’aide à se préparer. Selon elle, cet exercice peut être utile pour les voyageurs anxieux. Elle même a toujours des plans B. Par exemple, si un bus ne passe pas et qu’elle doit se rendre quelque part, elle aura déjà réfléchi à une alternative.

Envisager le meilleur l’aide à visualiser l’option qu’elle aurait mise de côté en temps normal.

Avec un peu d’exercice mental, l’anxiété peut devenir une alliée

« Lorsque j’ai débuté cette thérapie, j’ai contacté quelques magazines et je leur ai dit que j’étais disponible pour écrire des rubriques sur le sujet », se rappelle-t-elle. Je pensais qu’ils seraient perplexes. Mais au final cela m’a permis à rédiger des articles pour certains magazines. »

Après avoir été rédactrice pour des magazines tels que Psychology Today, Boyes a découvert que l’une de ses compétences clefs était de transposer les principes de sa thérapie en conseils applicables dans la vie de tous les jours. Mais elle n’aurait jamais eu cette prise de conscience sans essayer d’imaginer les issues positives possibles et sans ignorer cette petite voix qui lui disait « Pourquoi est-ce que je fais ça ? C’est stupide. »

En réfléchissant aux résultats positifs et négatifs, vous travaillez sur votre tendance émotionnelle de manière constructive :

  • Si vous êtes de nature anxieuse, vous vous servirez de votre tendance à planifier tout en vous entrainant à imaginer des issues plus positives.
  • Si vous êtes de nature optimiste, vous vous servirez de votre détachement tout en vous préparant à ce qui pourrait arriver de négatif.

Cet exercice est donc utile aux anxieux et aux optimistes.

« Toutes ces émotions jouent un rôle positif dans la vie des personnes, » affirme Boyes.

Mise à jour : Après avoir déménagé de Nouvelle-Zélande aux Etats-Unis, Boyes ne pratique plus cette thérapie. Le titre a été modifié pour prendre ce changement en compte.

Critical Habits of Mentally Tough People

We all reach critical points in our lives where our mental toughness is tested. It might be a toxic friend or colleague, a dead-end job, or a struggling relationship.

Whatever the challenge, you have to be strong, see things through a new lens, and take decisive action if you want to move through it successfully.

It sounds easy. We all want good friends, good jobs, and good relationships.

But it isn’t.

It’s hard to be mentally tough, especially when you feel stuck. The ability to break the mold and take a bold new direction requires that extra grit, daring, and spunk that only the mentally toughest people have.

It’s fascinating how mentally tough people set themselves apart from the crowd. Where others see impenetrable barriers, they see challenges to overcome.

When Thomas Edison’s factory burned to the ground in 1914, destroying one-of-a-kind prototypes and causing $23 million in damage, Edison’s response was simple:

Thank goodness all our mistakes were burned up. Now we can start fresh again.

Edison’s reaction is the epitome of mental toughness—seeing opportunity and taking action when things look bleak.

There are habits you can develop to improve your mental toughness. In fact, the hallmarks of mentally tough people are actually strategies that you can begin using today.

They’re Emotionally Intelligent

Emotional intelligence is the cornerstone of mental toughness. You cannot be mentally tough without the ability to fully understand and tolerate strong negative emotions and do something productive with them. Moments that test your mental toughness are ultimately testing your emotional intelligence (EQ).

Unlike your IQ, which is fixed, your EQ is a flexible skill that you can improve with understanding and effort. It’s no wonder that 90% of top performers have high EQs and people with high EQs earn $28,000 more annually (on average) than their low-EQ counterparts.

Unfortunately EQ skills are in short supply. TalentSmart has tested more than a million people, and we’ve found that just 36% of these are able to accurately identify their emotions as they happen.

They’re Confident

Whether you think you can, or think you can’t—you’re right.      – Henry Ford

Mentally tough people subscribe to Ford’s notion that your mentality has a powerful effect on your ability to succeed. This notion isn’t just a motivational tool—it’s a fact. A recent study at the University of Melbourne showed that confident people went on to earn higher wages and get promoted more quickly than others did.

True confidence—as opposed to the false confidence people project to mask their insecurities—has a look all its own. Mentally tough people have an upper hand over the doubtful and the skittish because their confidence inspires others and helps them to make things happen.

They Neutralize Toxic People

Dealing with difficult people is frustrating and exhausting for most. Mentally tough people control their interactions with toxic people by keeping their feelings in check. When they need to confront a toxic person, they approach the situation rationally. They identify their emotions and don’t allow anger or frustration to fuel the chaos. They also consider the difficult person’s standpoint and are able to find common ground and solutions to problems. Even when things completely derail, mentally tough people are able to take the toxic person with a grain of salt to avoid letting him or her bring them down.

They Embrace Change

Mentally tough people are flexible and are constantly adapting. They know that fear of change is paralyzing and a major threat to their success and happiness. They look for change that is lurking just around the corner, and they form a plan of action should these changes occur.

Only when you embrace change can you find the good in it. You need to have an open mind and open arms if you’re going to recognize, and capitalize on, the opportunities that change creates.

You’re bound to fail when you keep doing the same things you always have in the hope that ignoring change will make it go away. After all, the definition of insanity is doing the same thing over and over again and expecting a different result.

They Say No

Research conducted at the University of California in San Francisco showed that the more difficulty you have saying no, the more likely you are to experience stress, burnout, and even depression. Mentally tough people know that saying no is healthy, and they have the self-esteem and foresight to make their nos clear.

When it’s time to say no, mentally tough people avoid phrases such as “I don’t think I can” or “I’m not certain.” They say no with confidence because they know that saying no to a new commitment honors their existing commitments and gives them the opportunity to successfully fulfill them.

The mentally tough also know how to exert self-control by saying no to themselves. They delay gratification and avoid impulsive action that causes harm.

They Know That Fear Is the #1 Source of Regret

Mentally tough people know that, when all is said and done, they will lament the chances they didn’t take far more than they will their failures. Don’t be afraid to take risks.

I often hear people say, “What’s the worst thing that can happen to you? Will it kill you?” Yet, death isn’t the worst thing that can happen to you. The worst thing that can happen to you is allowing yourself to die inside while you’re still alive.

It takes refined self-awareness to walk this tightrope between dwelling and remembering. Dwelling too long on your mistakes makes you anxious and gun shy, while forgetting about them completely makes you bound to repeat them. The key to balance lies in your ability to transform failures into nuggets of improvement. This creates the tendency to get right back up every time you fall down.

They Embrace Failure . . .

Mentally tough people embrace failure because they know that the road to success is paved with it. No one ever experienced true success without first embracing failure.

By revealing when you’re on the wrong path, your mistakes pave the way for you to succeed. The biggest breakthroughs typically come when you’re feeling the most frustrated and the most stuck. It’s this frustration that forces you to think differently, to look outside the box, and to see the solution that you’ve been missing.

. . . Yet, They Don’t Dwell on Mistakes

Mentally tough people know that where you focus your attention determines your emotional state. When you fixate on the problems that you’re facing, you create and prolong negative emotions and stress, which hinders performance. When you focus on actions to better yourself and your circumstances, you create a sense of personal efficacy, which produces positive emotions and improves performance.

Mentally tough people distance themselves from their mistakes, but they do so without forgetting them. By keeping their mistakes at a safe distance, yet still handy enough to refer to, they are able to adapt and adjust for future success.

They Won’t Let Anyone Limit Their Joy . . .

When your sense of pleasure and satisfaction are derived from comparing yourself to others, you are no longer the master of your own happiness. When mentally tough people feel good about something they do, they won’t let anyone’s opinions or accomplishments take that away from them.

While it’s impossible to turn off your reactions to what others think of you, you don’t have to compare yourself to others, and you can always take people’s opinions with a grain of salt. Mentally tough people know that regardless of what people think of them at any particular moment, one thing is certain—they’re never as good or bad as people say they are.

. . . And They Don’t Limit the Joy of Others

Mentally tough people don’t pass judgment on others because they know that everyone has something to offer, and they don’t need to take other people down a notch in order to feel good about themselves.

Comparing yourself to other people is limiting. Jealousy and resentment suck the life right out of you; they’re massive energy-stealers. Mentally tough people don’t waste time or energy sizing people up and worrying about whether or not they measure up.

Instead of wasting your energy on jealousy, funnel that energy into appreciation. When you celebrate the success of other people, you both benefit.

They Exercise

A study conducted at the Eastern Ontario Research Institute found that people who exercised twice a week for 10 weeks felt more socially, intellectually, and athletically competent. They also rated their body image and self-esteem higher. Best of all, rather than the physical changes in their bodies being responsible for the uptick in confidence, which is key to mental toughness, it was the immediate, endorphin-fueled positivity from exercise that made all the difference.

They Get Enough Sleep

It’s difficult to overstate the importance of sleep to increasing your mental toughness. When you sleep, your brain removes toxic proteins, which are by-products of neural activity when you’re awake. Unfortunately, your brain can remove them adequately only while you’re asleep, so when you don’t get enough sleep, the toxic proteins remain in your brain cells, wreaking havoc by impairing your ability to think—something no amount of caffeine can fix.

Mentally tough people know that their self-control, focus, and memory are all reduced when they don’t get enough—or the right kind—of sleep, so they make quality sleep a top priority.

They Limit Their Caffeine Intake

Drinking excessive amounts of caffeine triggers the release of adrenaline, the source of the fight-or-flight response. The fight-or-flight mechanism sidesteps rational thinking in favor of a faster response to ensure survival. This is great when a bear is chasing you but not so great when life throws you a curve.

When caffeine puts your brain and body into this hyper-aroused state of stress, your emotions overrun your behavior. Caffeine’s long half-life ensures you stay this way as it takes its sweet time working its way out of your body. Mentally tough people know that too much caffeine is trouble, and they don’t let it get the better of them.

They Don’t Wait for an Apology to Forgive

Mentally tough people know that life goes a lot smoother once you let go of grudges and forgive even those who never said they were sorry. Grudges let negative events from your past ruin today’s happiness. Hate and anger are emotional parasites that destroy your joy in life.

The negative emotions that come with holding on to a grudge create a stress response in your body, and holding on to stress can have devastating consequences (both physically and mentally). When you forgive someone, it doesn’t condone their actions; it simply frees you from being their eternal victim.

They’re Relentlessly Positive

Keep your eyes on the news for any length of time, and you’ll see that it’s just one endless cycle of war, violent attacks, fragile economies, failing companies, and environmental disasters. It’s easy to think the world is headed downhill fast.

And who knows? Maybe it is. But mentally tough people don’t worry about that because they don’t get caught up in things they can’t control. Instead of trying to start a revolution overnight, they focus their energy on directing the two things that are completely within their power—their attention and their effort.

Bringing It All Together

Mental toughness is not an innate quality bestowed upon a select few. It can be achieved and enjoyed.

What else makes people mentally tough? How many of these 15 qualities describe you? Please share your thoughts in the comments section below as I learn just as much from you as you do from me.

ABOUT THE AUTHOR:

Dr. Travis Bradberry is the award-winning co-author of the #1 bestselling book,Emotional Intelligence 2.0, and the cofounder of TalentSmart, the world’s leading provider of emotional intelligence tests and training, serving more than 75% of Fortune 500 companies. His bestselling books have been translated into 25 languages and are available in more than 150 countries. Dr. Bradberry has written for, or been covered by, Newsweek, TIME, BusinessWeek, Fortune, Forbes, Fast Company, Inc., USA Today, The Wall Street Journal, The Washington Post, andThe Harvard Business Review.

L’imagerie mentale pour dépasser ses limites !

   Dans la vie (personnelle, professionnelle, sportive…), nous sommes tous orientés vers des buts ou des objectifs que nous souhaitons atteindre. Mais la plupart du temps, sans nous en rendre compte, nous nous limitons… Un exercice pratique très simple et étonnant va vous permettre immédiatement de bien comprendre ce dont il s’agit : depassement soi

   Installez-vous debout, les pieds légèrement écartés. Levez le bras droit devant vous, de façon qu’il soit tendu et parallèle au sol. Maintenant, veuillez tourner le haut du corps le plus loin possible (vers la droite ou la gauche), avec l’index tendu. Prenez note jusqu’où votre index s’est arrêté. Remarquez bien l’endroit marqué par votre index. Ensuite remettez-vous en position initiale, fermez les yeux et imaginez le même mouvement mais en allant beaucoup plus loin cette fois, et encore plus loin (formez en vous l’image mentale de votre corps tourné à nouveau mais en faisant, par exemple, un tour complet sur soi-même). Prenez le temps de faire cet exercice plusieurs fois, jusqu’à temps que vous réussissez à visualiser le fait d’aller beaucoup plus loin mentalement. Ensuite ouvrez les yeux. Placez-vous dans la même position de départ et refaites l’exercice réellement. Vous êtes allés beaucoup plus loin que la première fois !

  L’idée est donc de visualiser les objectifs que l’on souhaite atteindre dans la vie sportive et/ou professionnelle. Cela peut aider à changer notre comportement, nous pousser à l’action plus facilement et tout mettre en place pour atteindre nos objectifs.Visualisez également ce qu’il se passerait une fois ces objectifs atteints. L’imagerie mentale peut donc être un outil très intéressant en vue d’atteindre ses objectifs mais cela demande du travail et de nombreuses répétitions si nous voulons en retirer tous les effets bénéfiques. Visualisez par exemple, tous les matins (ou le soir avant de dormir) vos objectifs. Il conviendra également de bien fixer ses objectifs par écrit (objectifs précis, quotidiens, etc). Pour plus de renseignement sur la fixation d’objectifs, lisez cet article du CROPS. Passez à l’action dès maintenant !

« Il faut viser la lune, parce qu’au moins si vous échouez, vous finissez dans les étoiles »  – (Oscar Wilde)

Time Management

Time is one of the major stressors that many of us face these days. We all have deadlines and other time constraints that we deal with on a daily basis. More often than not there is not enough time to do all that is required of us.

time-management (1)

With all the devices that keep us constantly connected with work, friends, and sometimes complete strangers it’s no wonder we are so easily distracted. Managing your time is a bigger challenge in today’s world where life seems to speed by and stops for no one. We are forced to keep up or get left behind. We rush through our day – scurrying from one task to another, always checking emails, running errands, making calls and by the end of the day we realize that the important task did not get done. The hours were wasted because of poor time management.

Time management is about taking control of one of the most valuable resources we have, our time. It is also the key to getting the most out of your day. With efficient time management you can take control of your life rather than following the flow of others and it can be summed up with 3 P’s prioritize, plan and protect. While it is important that you develop your own techniques these time management tips may be useful to you.

Prioritize. Most of us have 20 different things that need to get done in a day and we don’t know how we are going to fit it all into our busy schedule. That’s where prioritizing fits in. You should make a list of all the things that you need to get done and decide which ones are the most important and the ones that can wait. Be sure to include routine duties. Prioritizing is about making choices of what to do and what not to do. To prioritize effectively you need to be able to recognize what is important, what can wait, and what can be tossed.

Plan. Now that you have prioritized your to-do-list you should plan your day before it unfolds. Having a plan will give you a good overview of how your day will go. Although interruptions cannot be eliminated altogether you can determine how much time you will spend on them. Stick to your plan as much as possible but keep in mind that you might need to make minor adjustments as issues come up.

Protect. Time is a valuable resource that cannot be stored or saved to use at a later time. We all get the same amount of time each day, and it’s limited, so it’s important to make the most of your day. In the workplace, we put a huge premium on time – which is why we have phrases like €time is money€ or time is of the essence. Time is the only resource that we have that can never be replaced: once you’ve wasted it, it’s gone forever and your left scrambling to do more work in less time.

Most of us experience stress when we feel as though we have a perceived lack of control over the events in our lives. Being careful about how we use our time, how we portion our time – can enhance our sense of control. Good time management doesn’t mean you do more work. It means you focus on the tasks that matter and will make a difference. Whether it’s in your job or your lifestyle as a whole, learning how to manage your time effectively will help you feel more relaxed, focused and in control.

Le corpoworking, un état d’esprit à insuffler chez les grands groupes

Les entreprises en mal d’innovation auraient tout intérêt à se diriger vers le corpoworking, qui, en permettant d’intégrer l’esprit du coworking en leur sein, aurait la capacité de favoriser l’open innovation.

Nathanaël Mathieu, co-fondateur du cabinet de conseil LBMG Worklabs s’exprime sur l’émergence du corpoworking.

L’Atelier : Le coworking en entreprise (ou corpoworking) n’est pas un concept récent, mais il subit depuis quelques temps une évolution. A quoi est-elle due ?

Nathanaël Mathieu : Il y a beaucoup de visions différentes du coworking. Si sa dynamique (et notamment celle du corpoworking) se débloque, c’est aussi en lien avec le développement des espaces dédiés (de 0 à 300 espaces en 8 ans). Le coworking est quelque chose de reconnu en France, c’est pourquoi de plus en plus d’entreprises souhaitent s’en inspirer pour faire évoluer leur conception du travail. Il s’agit donc de faire un sorte que les entreprises créent en interne des espaces qui permettent de revoir l’organisation du travail et qui dépassent le simple cadre d’un aménagement d’un espace collaboratif. Il y a très peu d’initiatives aussi abouties en France de nos jours.

Quel est l’état du corpoworking en France ?

A mon sens, nous n’en sommes qu’aux balbutiements du corpoworking en France. Même si l’on voit apparaître de plus en plus d’initiatives de type espace collaboratif ou espace d’innovation en entreprise. Mais à ce jour, il existe très peu d’expériences qui s’attaquent réellement au sujet de l’organisation du travail et de l’évolution de l’environnement de travail.

L’expérience la plus aboutie en France est celle d’Orange avec la villa bonne nouvelle, qui permet d’accueillir jusqu’à 50 personnes le temps d’un projet (entre 6 et 12 mois) au sein d’un immeuble historique du groupe. Cette initiative s’inscrit globalement dans un projet plus général de transformation digitale de l’entreprise et permet de suivre l’évolution des collectifs de travail interne, des échanges avec des partenaires externes (start-up, etc…), de nouvelles formes d’innovation, et de nouveaux espaces de travail plus partagés et flexibles.

Un aperçu des locaux de la villa bonne nouvelle d’Orange

Que permet selon vous une telle ouverture de la part des entreprises, qui ont donc la possibilité de proposer des espaces collaboratifs à leur employés tout comme à des entreprises extérieures (partenaires, collaborateurs…) ?

En effet, le but ultime est de développer plus de croisements en interne mais aussi de faire en sorte que ces lieux soient ouverts sur l’extérieur. Que ce soit pour accueillir des structures avec lesquelles l’entreprise à l’habitude de travailler ou d’autres structures extérieures afin de faciliter l’open innovation. Les grandes structures ont souvent un mal fou à innover en interne, elles ont donc besoin de chercher de l’innovation ailleurs, une innovation qui peut venir à elle à travers les espaces de coworking.

Beaucoup d’entreprises ont la capacité de créer des espaces de corpoworking, néanmoins, toutes ne disposent pas de la même ouverture. Créer un espace de coworking comporte des enjeux cruciaux de confidentialité et de partage de culture d’entreprise. C’est pourquoi dans beaucoup de cas, nombre d’entreprises commencent par initier un projet en interne avec la volonté de l’ouvrir peu à peu à l’extérieur. Ce qui est recherché avant tout, c’est le brassage entre les différentes visions et les différentes manières de fonctionner.

Y-a-t-il également des enjeux en matière de sécurité, notamment en ce qui concerne la protection des ressources ?

La question de la sécurité des données est en effet très récurrente. Comment gérer le fait que les salariés vont être entourés d’autres personnes extérieures ? Comment gérer la confidentialité des données ? Au final, le fonctionnement doit être le même que pour les salariés en mobilité. L’entreprise doit mettre à disposition des salariés des outils qui permettent de limiter les risques, mais elle doivent aussi former les salariés à utiliser les données avec précaution dans un terrain non sécurisé. Dès le moment qu’on sort du bureau, la sécurité des données devient un problème.

Il s’agit aussi pour les entreprises de bien identifier les personnes qui ont les capacités d’utiliser les données et de faire en sorte qu’il n’y ait aucune ouverture vers l’extérieur. Plus important, il est nécessaire de déterminer ce qui est vraiment de l’ordre de la confidentialité et ce qui peut apporter de l’innovation en étant confronté à un autre point de vue externe. Le corpoworking doit avant tout rester un espace de travail innovant doublé d’une communauté pour lequel une animation spécifique est mise en place pour faciliter les échanges, l’ouverture et l’innovation. Sans l’animation et sans un état d’esprit « bienveillant » de la part des utilisateurs, vous n’arriverez pas à créer une âme dans le lieu et à en faire un véritable coworking.

‘Petits trucs’ pour décoder et réagir face aux manipulations commerciales

A lire sur le site :http://www.isrifrance.fr

Avez-vous déjà reçu un appel, en soirée, en provenance d’un de ces “Call Center” dont personne ne sait réellement où ils se trouvent dans le monde, et vous entendre proposer de passer avec Madame (ou Monsieur), un dimanche, chercher un cadeau qui n’attend que vous, dans un magasin de meubles ?

Avez-vous déjà été contacté par une personne qui s’exprime dans un anglais correct dont l’accent fait penser à l’Extrême Orient, qui vous propose de vérifier vos coordonnées puis, vous parle de produits financiers ?

Avez-vous déjà répondu à ce coup de sonnette, à la maison, et vous être retrouvé face à un démarcheur qui vous propose toutes sortes de produits, de la carte de soutien pour une association caritative à l’aspirateur en passant par des encyclopédies, à l’instar d’une célèbre scène dans le film ‘Les portes de la Gloire’ de Christian Merret-Palmair (sorti en 2001, en France) ?

Combien de fois avez-vous reçu des feuillets publicitaires de grandes surfaces vous annonçant qu’il reste trois jours pour bénéficier d’une promotion ?

Nous avons tous vécu ces situations et nous les vivrons encore.

Les manipulations commerciales s’articulent autour de trois axes :

  1. La publicité sous toutes ses formes : dans la boîte aux lettres, à la télévision, sur des panneaux publics d’affichage…
  2. Le marketing sous toutes ses formes : goûter un produit dans une grande surface, répondre à un sondage d’opinion dans la rue…
  3. La vente sous toutes ses formes : le démarcheur au domicile privé, le vendeur dans la rue ou dans un magasin, votre voisin qui souhaite votre aide pour monter un meuble, le représentant d’une association qui veut que vous donniez de votre temps pour une cause…

S’il est exact que chacune de ces situations est particulière, il existe un élément commun entre elles : vous n’auriez pas spontanément agi si une personne n’avait pas entamé une démarche, directe ou indirecte, consciente ou inconsciente, chez vous.

Les manipulations égocentriques sont constituées d’un ensemble d’outils, de techniques, de façon de procéder qui visent à améliorer la situation de celui ou celle qui manipule, sans se soucier de ce qui arrivera à la cible (voire, à la victime). Il n’y a donc pas réellement d’intention de nuire, uniquement celle de profiter de la situation et donc indirectement des “personnes manipulées”.

Rozenberg Michel Article ISRI 'Petits trucs' Image Influence & manipulationIl s’agit donc d’une question d’intention. C’est elle qui nous permet de distinguer la ‘manipulation’ de ‘l’influence’. Par exemple :

  • La ‘manipulation’, est l’utilisation d’un vaste ensemble d’outils, de techniques et de façons de procéder qui visent à faire faire à l’autre ce que je souhaite qu’il/qu’elle fasse, sans qu’il/elle en soit conscient(e) et sans sa permission.
  • ‘L’influence’, est l’utilisation d’un vaste ensemble d’outils, de techniques et de façons de procéder qui visent à faire faire à l’autre ce que je souhaite qu’il/qu’elle fasse, en pleine conscience et avec sa permission.

Les ‘manipulations bienveillantes’, qui ont pour objectif, dans l’esprit de la personne qui manipule, d’améliorer la situation de l’autre, relèvent d’une certaine façon davantage de l’influence que de la manipulation même si l’accord de la ‘cible’ n’est pas demandé de façon explicite, et même si la ‘cible’ n’en a pas (toujours) conscience. L’exemple le plus parlant est celui d’un parent qui use de subterfuges pour que son enfant ouvre la bouche, afin qu’il puisse introduire (enfin) une cuillère de potage aux légumes !

Les ‘manipulations égocentriques’ visent notre argent, nos biens, notre temps, notre énergie, notre décision, notre choix, notre action, l’expression de nos émotions… Elles sont potentiellement redoutables !

Les outils reposent sur les six principes universels d’influence :

  • réciprocité,
  • engagement et conformité,
  • preuve sociale,
  • autorité,
  • sympathie et
  • rareté.

Ces principes ont été merveilleusement illustrés par Robert Cialdini dans son “best seller” Influence et Manipulation.

Que ce soit « Le pied dans la porte » (faire une petite demande facilement acceptable pour obtenir une adhésion puis en faire une plus importante et profiter du principe d’engagement), « La porte dans le Nez » (faire d’abord une demande inacceptable puis en faire une plus modeste donnant le sentiment d’avoir fait un concession, ce qui facilite l’acceptation de cette dernière), « Appâter et re-diriger » (attirer le chaland avec une offre qui se révèle être indisponible et la remplacer par une autre moins avantageuse), « Peur et soulagement » (organiser une suite d’émotions pour faire tomber les barrières à une prochaine demande) et une dizaine d’autres techniques, très précisément expliquées dans le livre de Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois ‘Petit traité de Manipulation à l’usage des honnêtes gens’, tous ces outils travaillent sur l’inconscience des ‘cibles’ et en l’absence de leur accord.

Il m’est arrivé la mésaventure suivante, au volant de ma voiture, dans un quartier calme de Bruxelles, en 2005, l’année où j’ai démarré mon activité d’indépendant.

Alors que je descendais une rue en pente à faible vitesse, un homme a traversé à une cinquantaine de mètres de mon véhicule et s’est immobilisé à mi-chemin, puis s’est tourné dans ma direction et m’a fixé dans les yeux.

Surpris, j’ai ralentis sans m’arrêter toutefois, convaincu qu’il poursuivrait sa route et se retrouverait sur l’autre trottoir avant que je ne l’ai rejoint. Arrivé à quelques mètres de lui, j’ai dû freiner assez fortement pour ne pas le renverser parce qu’il ne bougeait toujours pas, ce qui a provoqué une certaine peur en moi.

Il s’est aussitôt approché du côté conducteur et m’a demandé de baisser la vitre, ce que j’ai fait, assez mécaniquement. « Vous vouliez m’écraser ? » a-t-il demandé.

Devant mon air béat et en l’absence de réponse de ma part, il n’a pas insisté et m’a demandé si j’accepterais de donner de l’argent pour les enfants. Je me suis exécuté comme un automate, les pensées centrées sur le soulagement que j’avais ressenti en évitant l’accident.

Ce n’est que plus tard que je me suis rendu compte qu’il m’avait manipulé en utilisant l’outil “Peur et soulagement” : je m’étais allégé de quelques euros.

Face à ces individus qui ne s’embarrassent pas de scrupules pour obtenir de nous ce qu’ils désirent, que pouvons-nous faire sinon accepter l’idée de tomber de temps en temps dans leurs filets ?

Rozenberg Michel Article ISRI 'Petits trucs' image marionnetteIl n’existe pas de fatalité absolue. S’il est évident que nous ne pourrons très probablement pas tout éviter, il existe cependant des outils, issus du développement de l’esprit critique1 et de l’assertivité2, qui nous permettront de réagir avec plus de discernement et de manière constructive.

Le but n’est pas de prouver que l’autre a tort, de pratiquer la Loi du Talion3ou encore de lui faire perdre la face. L’objectif est d’augmenter son niveau de vigilance sans tomber dans la paranoïa, de diagnostiquer toute situation “anormale” et de comprendre comment réagir en quatre étapes :

Première étape : s’informer

Il existe de nombreux ouvrages sur le sujet et différentes approches, points de vue, éclairages. Sachons diversifier nos lectures pour élargir notre horizon sans tomber dans l’excès. Je suggèrerais les lectures supplémentaires suivantes : “Je sais que vous mentez” de Paul Eckman, éditions J’ai lu 2011; “Psychologie du consommateur” de Nicolas Guéguen, éditions Dunod, 2011; “Ne plus se laisser manipuler” de Bernard Raquin, éditions Jouvence 2003.

Deuxième étape : observer pour reconnaître et diagnostiquer

Il ne s’agit plus de se laisser vivre sans s’interroger mais plutôt de prendre conscience des choses qui nous arrivent. Se poser des questions deviendra essentiel, dès que j’aurai à sortir mon portefeuille, donner de mon temps, prendre des décisions, aider les autres.

Parmi les questions auxquelles nous devrons répondre figureront :

– En ai-je réellement besoin ?
– En ai-je besoin, maintenant ?
– En ai-je vraiment envie ?
– Qu’est-ce que j’y gagne, clairement ?
– Qu’est-ce que l’autre y gagne ?
– Pourquoi dire oui tout de suite ?
– Que se passerait-il si je disais non ?

Troisième étape : demander des précisions sur les intentions de la personne

Une personne qui manipule s’exprimera probablement de manière peu spécifique. Elle usera de généralités, restera plutôt vague, floue. A première vue, elle paraitra inoffensive mais elle se rapprochera de son objectif petit à petit, dans le respect d’un script structuré ou pas. Dans le cadre de ce scénario, elle s’arrangera pour poser des questions auxquelles le mot “oui” sera la réponse la plus plausible. Elle tentera de le faire prononcer autant de fois que possible pour activer le principe d’engagement et de conformité4.

Dès qu’une telle situation vous touche, efforcez-vous de sortir la personne de son script, c’est à dire, ne pas répondre, ou ne pas répondre ce qui semblerait le plus logique. Dites :

– Avant d’aller plus loin, qu’attendez-vous de moi ?
– Je vous arrête, que voulez-vous obtenir de ma part ?

C’est vous qui surprendrez la personne. Insistez pour connaître l’intention de la personne jusqu’à ce qu’elle vous le dise : « euh… je vends des cartes de soutien à … »

Quatrième étape : décider s’il faut dire « non » et le dire

Si durant l’étape deux, observer pour reconnaître et diagnostiquer, vous avez répondu aux différentes questions pour vous-même, il devient simple de déduire ce que devrait être votre comportement, donc votre réponse. Dites « non », ce qui sera le synonyme de « non, je refuse d’être votre complice ».

Dire « non » est la chose à la fois la plus simple et la plus compliquée qui soit. S’il existe des outils assertifs qui permettent de dire « non » de façon constructive et de faire la distinction entre ‘dire non à la personne’ et ‘dire non à la demande de la personne’, il est indispensable, dans le cas d’une manipulation commerciale, de ne pas entrouvrir la porte qui permettrait à une personne manipulatrice de s’y glisser.

Rozenberg Michel Article ISRI 'Petits trucs' Image Manipulation livre la repérerCar, si le monde dans lequel nous vivons est rempli de “démarcheurs” qui fonctionnent sur la base d’un script, ne négligeons pas les personnes qui manipulent de façon naturelle (professionnelle ?), celles qui ont développé depuis leur plus tendre enfance cette capacité à exploiter les failles des autres, en commençant par leurs parents, leurs frères et sœurs, puis leurs camarades de classe, pour finir par généraliser la pratique à tout le monde (cf. Manipulation : la repérer, s’en protéger, Ariane Bilheran, Ed. Armand Colin, 2013).

Si je n’y gagne rien, si je n’en ai pas besoin ou/et pas envie, je dis « non » à la demande de l’autre ! Si ma décision est guidée, je dis « non » à la demande de l’autre !

Exprimé de la sorte, cela pourrait donner l’impression d’être simple. Il n’en est rien. Comment savoir si ma décision est libre ou guidée ? N’oublions pas les nombreux biais cognitifs auxquels nous sommes continuellement confrontés et qui provoquent des actions, des choix et des décisions moins ou pas rationnels. Voici quelques pistes pour nous aider à y voir plus clair en nous-mêmes :

– Existe-t-il une autorité qui m’influence ? Hiérarchique, morale, religieuse, de compétence…
– Existe-t-il un groupe qui m’influence ? Famille, société, club, communauté…
– Existe-t-il un sentiment qui m’influence ? Dette, rater quelque chose, bien ou mal faire…
– Existe-t-il une émotion qui m’influence ? Peur, colère, sympathie, culpabilité…
– Existe-t-il un précédent qui m’influence ? Acte, comportement, décision…

En conclusion, il est fort probable que nous serons soumis à des manipulations de la part d’étrangers, mais aussi de nos proches, de nos collègues, patrons, collaborateurs, amis… Sachons reconnaître ce qui nous est bénéfique et dire fermement « non » aux autres demandes.

5 priorités pour créer un espace où il fait bon travailler

Patrick Dumoulin, auteur d’un palmarès sur les entreprises championnes de la qualité de vie au travail, livre ses conseils.

 cc Camdiluv / Wikimedia
cc Camdiluv / Wikimedia

1- Espace, verdure, luminosité… des locaux agréables

          Une salle de repos chez Zappos, entreprise pionnière sur le bien-être au travail (Photo Boris Manenti)

– « Cofidis, Microsoft, la start-up française Iadvize … dans ces entreprises, bien classées dans notre palmarès, les employés ont de la place pour travailler, ils sont biens assis.

Le mobilier, l’aménagement des locaux ont été conçus pour encourager le travail en équipe tout en laissant des espaces plus intimes. Il est forcément plus agréable de travailler dans cet environnement.

Certaines organisations disposent même de salles réservées à la détente, où les employés peuvent faire une pause au cœur même de l’entreprise. »

2- Des mails avec modération

– « Pour se sentir bien au travail, il est important aussi de réussir à trouver un bon équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Tout d’abord en luttant contre l’envahissement des mails.

Volkswagen France a décidé qu’aucun courriel ne devait être envoyé après 19h30, pour aider leurs salariés à passer davantage de temps avec leur famille.

Certaines entreprises ferment aussi vers 19h30 afin d’éviter que les employés ne fassent des journées interminables. »

3- Des managers accessibles, à l’écoute et surtout optimistes

– « Le comportement de la direction reste un point crucial. Dans les entreprises où les employés se disent bien dans leur travail, les dirigeants sont accessibles, disponibles, proches de leurs équipes, à leur écoute. Et la plupart du temps, nous avons remarqué que ce sont des gens optimistes. »

4- Du sens et des activités annexes

– « Il est important aussi que l’entreprise permette de faire d’autres activités, qui sortent du cadre du travail. Du sport, par exemple, mais aussi des projets humanitaires.

Leroy Merlin a une fondation qui a pour objectif d’améliorer le logement des personnes handicapées et des personnes âgées. Les employés apprécient de pouvoir s’impliquer dans une œuvre de ce type.

Proposer ce type d’activités, c’est une façon d’aider les salariés à sortir de l’univers du travail. »

5- De la convivialité dans les bureaux

        Une salle de repos chez Zappos (Photo Boris Manenti / L’Obs)

– « Discuter avec les collègues, faire une pause-café, un petit pot avant le week-end. Il ne faut pas négliger ces moments. Cela fait du bien et ça participe beaucoup à l’envie d’aller au travail le matin. »