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Je suis curieux de tout ce qui touche l'évolution de notre monde

10 façons d’améliorer l’image de son entreprise

S’il est bien un domaine où l’habit fait le moine, c’est celui des affaires. Ce que vos potentiels partenaires pensent a priori de vous dépend en grande partie de l’image que vous leur envoyez. Il est donc nécessaire de soigner cette dernière.

L’image de votre entreprise est très importante pour la santé de vos affaires. Par conséquent, il vous faut la soigner, afin de pouvoir maintenir votre compétitivité et par conséquent, votre productivité.

1. Ayez une marque et un logo appropriés

Il est nécessaire de posséder une marque et un logo qui véhiculent la vision ou l’identité de votre entreprise. Il faudra veiller à créer une marque et un logo qui vont au-delà des produits ou services que vous offrez pour faire transparaître la vision de votre entreprise. Et pour y arriver, il vous faudra au besoin en confier la création à des professionnels pour avoir une marque et un logo qui plaisent à vos futurs clients. Il faut pour une bonne image avoir une marque et un logo à la fois professionnels et élégants tout en contenant la sensibilité nécessaire pour décider vos futurs partenaires.

2. Adoptez une philosophie

Il vous faut, en tant qu’entreprise, avoir des valeurs que vous incarnerez. Parmi les différentes valeurs qui sont prônées en entreprise, vous devrez faire le choix d’une valeur en particulier qui sera la valeur maîtresse de votre entreprise. C’est une démarche assez délicate, car après ce choix, certaines de vos activités ou objectifs seront orientés ou influencés par cette valeur. Il vous faudra également un slogan qui vous permettra de présenter en une seule phrase votre entreprise et ses services. Généralement, le slogan entre dans le même courant de pensée que la philosophie de l’entreprise.

3. Soignez votre communication

Votre manière de communiquer occupe une place très importante dans l’établissement d’une image de marque pour votre entreprise. Elle passe aussi bien par la communication orale qu’écrite. Il faut faire attention à tous les petits détails, de votre façon de répondre au téléphone à la présentation de votre papier à lettre. Vos communications orales devront refléter professionnalisme et efficacité, mais également courtoisie et savoir vivre. Vos communications écrites doivent être claires et exemptes de toutes erreurs, mais également faites sur des supports personnalisés qui reflètent l’image de l’entreprise. Ces supports peuvent par exemple porter votre logo, votre slogan ou arborer vos couleurs. Ceci participe grandement à l’établissement et à la reconnaissance de votre entreprise.

4. Ayez de la prestance

Pas besoin d’être une grande entreprise pour être une entreprise importante. L’importance de votre entreprise dépend, non pas de sa taille, mais de l’importance que vous lui accordez à la face du monde. Il vous faut penser grand et ceci commence depuis le choix de votre logo ou de votre marque. Une bonne présentation de votre site web, de belles brochures ou des partenariats utiles et stratégiques sont également très utiles. Ils vous donnent l’image d’une entreprise importante, imposante et puissante.

5. Soyez visibles

Pour que votre entreprise ait une bonne image, encore faudrait-il qu’elle soit visible. Cette visibilité, au-delà de la publicité que vous ferez, s’acquiert également en participant à des manifestations dans votre entourage, surtout si elles sont relatives à votre domaine et sont médiatisées. Il vous faudra également médiatiser les événements que vous organiserez au sein de votre entreprise. Une simple invitation envoyée aux média ou l’utilisation des moyens mis à votre disposition par l’internet vous y aideront.

6. Soignez l’apparence de vos locaux et de votre personnel

Le cadre dans lequel vous abritez votre entreprise doit être une publicité rien qu’à lui seul. Il vous faudra veiller à ce qu’il soit professionnel sans être impersonnel. Ajoutez y une touche de votre marque ou de votre logo, afin qu’une personne qui a visité votre site internet ou vu vos cartes de visite puisse se retrouver en terrain familier. De plus, il vous faut veiller à la présentation de vos employés, car elle compte également. S’il vous faut, pour cela, adopter un uniforme, qu’à cela ne tienne.

7. Internet est votre ami

Aujourd’hui, le net offre de nombreuses possibilités aux entreprises. Commencez par avoir un site internet avec un nom de domaine, une présentation et un contenu qui cadre avec l’image que vous avez choisi pour votre entreprise. Ensuite, vous pourrez passer aux réseaux sociaux qui sont en train de devenir incontournables en matière de marketing. Les réseaux comme Tweeter ou LinkedIn offrent la possibilité de faire partie d’un monde d’affaires parallèle qui s’avère très bénéfique pour les entreprises, et qui est en passe de devenir un must pour celles qui ne veulent pas être dépassées par les événements. De petits détails comme un e-mail personnalisé démontrent de l’intérêt de votre entreprise pour la technologie, mais également d’une certaine capacité en la matière.

8. Soyez efficace

Votre efficacité et votre professionnalisme sont sans aucun doute les meilleurs constituants de votre image. Si vous faites en sorte que chaque client venu chez vous soit un client satisfait et que les préoccupations de vos clients soient régulièrement pris en compte, ils auront une bonne image de vous, et surtout, vous feront de la publicité gratuite.

9. Communiquez

Il faut faire part à vos clients actuels et futurs des possibilités que vous leurs offrez. Faire parler de vous, vous ouvrir aux autres est très important pour votre image. Au-delà de la participation aux événements, il vous faudra aller plus en avant et vous montrer plus au public. Grâce aux réseaux sociaux, la publicité est presque gratuite. Donc une fois que vous serez visibles, il faudra approfondir la communication pour maintenant devenir connu et incontournable dans votre domaine.

10. Ne négligez pas les partenariats et un bon plan marketing

Vos partenaires reflètent votre importance et l’étendue de votre influence. Il est donc recommandé de nouer des partenariats avec des entreprises de votre domaine ou de domaines complémentaires afin d’accroître vos marges en matière de marché. Il vous faudra également élaborer un plan marketing qui vous permettra d’entretenir l’image de votre entreprise, sans pour autant attendre qu’elle soit complètement désuète.

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Comment promouvoir les talents?

1: Développer la confiance en soi

L’enfant apprend à marcher parce qu’il n’a pas peur de tomber. S’il tombe, cela n’a pas d’importance: il recommencera autant de fois que nécessaire. Croire en nous même, en nos capacités, en notre étoile est fondamentale pour réussir à devenir un talent.

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2: Développer l’interdisciplinarité & l’international

Le talent est souvent favorisé dans des écosystèmes qui favorisent la recherche et l’innovation à travers des rencontres:

  • entre chercheurs de différents pays et de différentes disciplines,
  • avec des investisseurs et des banquiers,
  • avec des entrepreneurs.

Le voyage est une autre manière d’apprendre et de découvrir. Il catalyse la curiosité, nous apprend à relativiser nos manières de penser. Il nous fait découvrir de nouveaux chemins.

3: Travailler le savoir-être relationnel

Un jeune docteur en sciences, parti à Dubai pour chercher du travail, rencontre dans un salon des représentants d’une compagnie pétrolière. Un peu plus tard, je lui demande s’il avait compris le besoin de ses interlocuteurs. Il me répond qu’il n’avait pas cherché puisqu’ils étaient commerciaux.
Chaque rencontre est une opportunité à condition de ne pas avoir d’a priori etd’apprendre à chercher le pont entre nos projets et les personnes que nous rencontrons. La découverte est souvent là où nous ne l’attendons pas.

4: Apprendre l’approche directe

L’approche directe c’est la capacité à contacter des personnes que l’on ne connait pas pour les intéresser à un projet:

  • projet de recherche
  • projet entrepreneurial
  • projet professionnel
  • projet militant

La maîtrise de cette méthode va permettre aux talents de se créer le réseau dont il a besoin pour développer son talent.

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5 : Apprendre à communiquer et transmettre

Apprendre à communiquer sur son talent, c’est apprendre à le valoriser. Cela passe par :

  • la maîtrise du marketing digital,
  • la production de contenu valorisant son talent,
  • une vraie stratégie de promotion de son travail et de son image.

6 : L’accompagnement individuel

Les mathématiques ou la lecture ne s’apprennent pas seuls. Depuis toujours la transmission du savoir et de la connaissance s’est faite par des maîtres. Chaque génération hérite du savoir et de la connaissance de la précédente. Depuis le plus jeune âge nous sommes accompagnés par des parents, des professeurs, des éducateurs qui nous transmettent ce qu’ils ont eux mêmes appris.
On ne devient pas un talent seul … On le devient parce que nous avons été accompagnés.
C’est en étant accompagné individuellement que l’on devient un talent.

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Pr. Pascal Faucon 
Comment promouvoir les talents?

Messieurs, votre dress code au bureau!

Comme promis, aujourd’hui, je poursuis ma série d’articles sur le code vestimentaire au bureau avec la gent masculine! Vous serez d’accord messieurs; que ce soit dans le monde du travail ou dans la vie, votre apparence est souvent la première et la plus durable impression que vous laisserez. Et parce qu’elle reflète votre personnalité et votre attitude, une tenue professionnelle au bureau est plus qu’essentielle!

Votre tenue en dit long sur vous

Avoir une tenue professionnelle est important, que vous soyez à l’embauche d’un établissement très formel ou d’une société plus ou moins décontractée. En effet, une allure élégante et professionnelle influence votre crédibilité. Cela vaut à la fois pour le jeune homme que pour le doyen de l’entreprise. Malheureusement, vos paroles sont plus susceptibles de tomber dans l’oreille d’un sourd si vous portez une chemise à carreaux déboutonnée sur un t-shirt d’un vieux groupe rock que si vous portez une belle chemise habillée. Eh oui! Dans un cadre professionnel, l’habit fait le moine. Et pour bien paraître, il ne suffit pas de porter le costume assorti : il faut s’attarder aux détails. Je vous propose donc quelques conseils, messieurs, afin d’être toujours impeccable au bureau.

Le code vestimentaire masculin en entreprise :

• Si vous travaillez dans un environnement strict, une tenue d’affaires est nécessaire. Gardez en tête qu’il est préférable d’abuser de formalité que d’originalité. Optez pour un costume de couleur sombre (noir, gris, bleu), sans trop de flafla.

• Associez votre costume à une chemise blanche, une cravate conservatrice et des chaussures en cuir brun ou noir.

• Lors d’évènements sociaux et de sorties d’affaires, vous avez une certaine marge de manœuvre. Par exemple, vous pouvez vous permettre un costume gris clair ou même de couleur vive.

• Si vous n’avez pas un corps de mannequin, évitez les coupes trop cintrées.

• Bien qu’il soit préférable, sachez que le veston n’est pas toujours obligatoire. Si toutefois vous êtes un adepte de ce dernier, assurez-vous qu’il soit bien ajusté à votre taille et que le bouton central soit toujours fermé, sans tirer. Un veston trop grand ou mal ajusté enlève un peu de crédibilité.

Le pantalon du costume doit également être bien coupé. Favorisez une coupe actuelle et n’hésitez pas à vous faire conseiller par un tailleur.

• Investissez! Eh oui, des costumes de qualité sont un investissement. Ils restent beaux longtemps et ne se démodent pas. Achetez deux costumes, un gris et un bleu, par exemple, cinq chemises (une par jour ouvrable de la semaine) et deux paires de chaussures.

• Petit truc : osez le costume avec un seul bouton. Cela est très chic et vous évite les erreurs de boutonnage.

• La ceinture est obligatoire avec un costume, ne l’oubliez pas!

• Et les chaussures? Restez dans le classique et le style urbain avec une paire de Richelieus ou d’Oxford.

• Enfin, pensez à faire correspondre vos chaussettes avec les pantalons. Il s’agit d’un petit détail qui améliore grandement l’ensemble de votre allure.

Et en été, que pouvez-vous vous permettre?

Il n’est pas toujours évident pour vous, messieurs, d’adapter votre tenue d’entreprise à la chaleur estivale. Voici donc quelques conseils supplémentaires pour vous permettre de conserver une tenue professionnelle, et ce, même en été.

• Vous pouvez vous permettre de retirer votre veston. Sinon, vous pouvez aussi opter pour un veston de coton non doublé, en lin par exemple.

• Le marine est la couleur d’été par excellence chez les hommes alors n’hésitez pas à ajouter cette couleur à votre garde-robe estivale.

• Bannissez les chemises à manches courtes : elles n’offrent jamais un look professionnel. Préférez les chemises à manches longues et retroussez ces dernières.

•Si l’entreprise vous le permet, optez pour le polo. Préférez les couleurs comme le noir, le marine ou le blanc.

• Oubliez le t-shirt. Il n’est pas adapté à la majorité des entreprises.

• Dans un cadre de travail moins strict, vous pouvez même vous permettre des pièces dépareillées en été. Par exemple, un blazer marine avec un pantalon beige.

• Non aux shorts, aux bermudas et aux pantacourts. Vos collègues n’ont pas à voir vos poils de jambes.

• Enfin, même en été, portez toujours des chaussures, jamais de sandales. Si l’univers professionnel dans lequel vous œuvrer vous le permet, optez pour des mocassins ou des chaussures style bateau.

J’espère que ces quelques conseils vous seront pratiques!

Avez-vous d’autres recommandations à ajouter au guide du code vestimentaire pour homme en entreprise ? Laissez-les dans les commentaires!

Caroline Bérubé

Caroline Bérubé

Véritable passionnée des médias sociaux et des nouveautés numériques, je m’intéresse particulièrement à l’internaute et à la manière dont s’articule un message qui lui est destiné.

MANAGEMENT DE LA PERFORMANCE

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Vive le management de la performance !

Très souvent mal compris, le management de la performance est pourtant un puissant levier d’engagement… car il répond point par point aux attentes des collaborateurs désireux d’apprendre et progresser. Encore faut-il avoir le souci de remettre l’humain au cœur de ses préoccupations !

On ne cesse de lire et d’entendre que le monde change, qu’il est de plus en plus collaboratif et de plus en plus matriciel. Comment, dans ce contexte, concilier stratégie d’entreprise et besoins individuels ? Comment stimuler la compétition et la coopération en même temps ? Dans un environnement aussi complexe que changeant, la perte de sens est très rapide. Où va-t-on ? Pourquoi y allons-nous ? Et moi dans tout ça ? Décliner la vision en actions concrètes et résultats attendus est vital. Mais si en plus chaque membre de l’organisation comprend sa contribution à la réalisation de cette vision…c’est le graal ! La bonne nouvelle, c’est que nous connaissons déjà la solution : le management de la performance !

Le pilotage de la performance, mesure du degré de réalisation d’un objectif, de mise en œuvre d’une stratégie ou d’accomplissement d’un travail ou d’une activité, s’inscrit dans la vision à court et moyen terme de l’entreprise (1). Vision, objectifs, résultats!

Redonner du sens au management de la performance…

J’ai une vision très positive du management de la performance. Après tout, un manager qui me dit où je dois aller, qui définit, avec moi, le comment, qui m’aide pour y arriver et qui me rémunère en fonction de mon comportement et mes résultats, il faudrait être fou pour ne pas adhérer au management de la performance ! Et pourtant, je fais face régulièrement à des résistances, apriori et mauvaises interprétations !

Gérer la performance, ce n’est pas mettre des indicateurs de mesure à tous et pour tout et n’être piloté qu’aux chiffres ! Gérer la performance, ça commence par répondre à la question où va-t-on ? C’est donner du sens à nos actions quotidiennes en les reliant à une vision. Est-ce que tous les managers savent expliquer la vision à 3 ans de leur entreprise ?

Une fois que la vision est connue, le management de la performance nous contraint à définir des objectifs, c’est-à-dire des actions concrètes à mettre en place pour atteindre des buts. Actions qui se déclinent par département, par équipe et par personne, avec précision du cadre (moyens & ressources…) et définition claire des résultats attendus. Et c’est là qu’il y a souvent un problème. Dommage ! La réussite du management de la performance tient dans la définition des objectifs. Aux managers de tout faire pour comprendre et faire comprendre la vision, sa déclinaison concrète pour l’année à venir et les impacts sur son département et son équipe. Aux collaborateurs de comprendre puis de proposer des actions – des étapes – des indicateurs pour accomplir cette vision. Autrement dit, aux collaborateurs, avec l’aide de leur manager de répondre à la question : que faudra-t-il que je fasse cette année pour atteindre ces 4 à 5 priorités ? Ce sont eux, les opérationnels « sur le terrain », c’est-à-dire les spécialistes. Définir les objectifs est donc une co-responsabilité. Les collaborateurs ont tout intérêt à tout faire pour que leur feuille de route soit claire et leurs actions définies, c’est tout de même sur ces éléments qu’ils seront évalués et rémunérés en fin d’année ! Quant aux managers, s’ils veulent être en mesure d’évaluer et surtout différencier leurs collaborateurs, ils vont devoir s’investir davantage dans la création de cette feuille de route. Adieu les approximations ! Cela veut dire bien comprendre ce qui doit être fait par chaque collaborateur pour atteindre les résultats attendus.

Ensuite, cette feuille de route, pour rester concrète, réaliste et motivante, doit être revue et mise à jour si nécessaire dans le courant de l’année, des évènements externes ou internes pouvant faire évoluer les priorités. La feuille de route ne doit pas être figée, elle doit coller à la réalité, aux vraies priorités, plutôt qu’une vague description des missions et activités. Les séances de feedback positif et correctif avec son manager permettent de faire le point sur ce qui a été fait et de s’assurer que les actions donneront les résultats attendus.

En fin d’année, le cycle du management de la performance se termine par une évaluation de la performance (a-t-il atteint ses objectifs, dans le respect des valeurs de l’entreprise ?) et une rémunération en lien avec cette performance, sinon à quoi bon ? Mais la simple atteinte des objectifs est-elle une performance ? OUI ! Imaginez tous les collaborateurs d’une entreprise qui atteignent les objectifs, fabuleux ! Donc performer, c’est atteindre ses objectifs, ce n’est pas aller au-delà. Aller au-delà, c’est sur-performer !

En conclusion, manager la performance n’est finalement rien d’autre que :

donner le sens et relier le travail quotidien à des actions pour mettre en œuvre la stratégie d’entreprise,
fixer les règles, le cadre et les résultats attendus,
et s’assurer que les actions permettront d’atteindre les résultats attendus.

Le manager devient coach, le développement et l’accompagnement de son équipe pour atteindre les résultats deviennent SA priorité N°1. Le succès de ses collaborateurs égale son succès !

…pour répondre aux attentes des collaborateurs.

Le manager, lorsqu’il se donne comme objectif de mettre ses collaborateurs en succès, détient un levier puissant d’engagement. Comparons le management de la performance aux attentes de la plupart des collaborateurs. Qu’attendent-ils de leurs managers ? (2)

  • Des règles claires avec une vision et du sens (missions, objectifs, résultats, comportements attendus, moyens)
  • Une vraie écoute avec une prise en compte des attentes personnelles (bien connaître les personnes avec lesquelles on travaille est la base d’un accompagnement efficace !)
  • De l’aide pour développer les compétences (chacun aspire à progresser, à développer ses compétences et son employabilité)
  • Des feedbacks – correctifs et positifs – réguliers (trouver le bon équilibre).

Le management de la performance répond donc parfaitement à ces attentes. Nous voulons tous travailler avec un manager qui nous aide à mieux nous connaitre, à nous améliorer, qui nous écoute et nous apporte des feedback positifs et constructifs, qui nous aide à trouver des solutions, qui nous développe et donne du sens à nos actions.

Dans beaucoup d’entreprises, on voit encore des managers qui cherchent à être appréciés de leurs collaborateurs. C’est notamment le cas lorsqu’ils ont évolués au sein de leurs équipes. Souvent anciens bons experts ou bons techniciens, ils n’ont pas forcément les compétences d’un bon manager. Plutôt « gentils » et n’osant pas dire, ils cherchent à pacifier les relations. Or quand un manager est trop « gentil » avec ses collaborateurs, on voit vite apparaître le ressentiment, voire la  colère de certains membres de son équipe. L’engagement des meilleurs baisse et le turnover monte. Il en est de même avec les managers trop secs, un bon équilibre est à trouver. Castiglione disait : « en ne disant rien à quelqu’un qui a failli, on commet une injustice à quelqu’un qui n’a pas failli ». Donner les limites et les règles sécurisent, c’est montrer à l’autre que l’on s’intéresse à lui. Donner du feedback, c’est être clair et communiquer avec honnêteté. Ne soyez pas juste gentil ! Ayez le courage de dire les choses ! Pour cela, appuyez-vous sur des faits, des réalités observées, des situations concrètes et pas des jugements, des interprétations, des suppositions. Rappelez-vous d’un ancien manager (ou professeur) exigeant et juste, quelle image avons-nous de lui aujourd’hui ? La clé de réussite d’un manager est de comprendre les attentes de ses collaborateurs. Il bâtit ainsi un socle de confiance et de respect sur lequel exprimer ses exigences. Et le niveau d’exigence du manager est un élément clé de la réussite de ses collaborateurs.

En conclusion, la priorité numéro 1 du manager doit être la mise en œuvre du management de la performance parce qu’en faisant cela, non seulement, il répond au besoin de cadre de ses collaborateurs, mais il lui permet de se concentrer sur son rôle de miroir ou de coach et permet ainsi à l’entreprise d’aligner les actions avec les décisions stratégiques et d’atteindre ses résultats.

Back to basic!

En développant la posture de manager-coach, couplée avec une compétence peu apprise, celle de donner du feedback – correctif et positif, on crée un cercle vertueux. Quoi de plus motivant que le management de la performance pour quelqu’un qui a envie de s’investir ! Souvent en recrutement, les jeunes nous disent : « je suis très sensible à la méritocratie ». Dans un monde qui bouge, aussi rapidement que subitement, il devient urgent de remettre l’homme au cœur de sa stratégie, en répondant à ses attentes, on crée inévitablement un engagement fort !

Dans ce contexte, les deux qualités d’un manager les plus intéressantes à développer deviennent donc « savoir concrétiser » et « savoir poser des questions ouvertes ». Basique, non ?

Le management de la performance est un puissant levier de motivation, engagement et fidélisation car correctement mis en place, il répond aux attentes des collaborateurs. Il permet de définir le cap, les règles et les résultats attendus, et comme disait Sénèque : « il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va ». Il est la solution permettant de réconcilier les besoins d’une organisation et les attentes de ses collaborateurs. Fini les entretiens de « tenue de poste » et place aux suivis des résultats réels. Managers et collaborateurs, rencontrez-vous pour co-construire votre feuille de route, définissez concrètement ce qu’il va falloir faire dans l’année. Osez faire face à chaque difficulté, la performance de votre équipe en sera décuplée !

Finalement, ceux qui sont contre le management de la performance seraient-ils ceux qui n’ont pas envie de s’engager ?

 

Par Delphine DOUETTEAU

RH Info

Une nouvelle ère de changement perpétuel : évolution de la filière RH

Tribune d’Henri Ducré, DGA RH de ENGIE


Evolution de la filière RH dans un monde qui change

Henri Ducré est directeur général adjoint, en charge des Ressources humaines Groupe chez GDF Suez depuis 2013. Il débute sa carrière en 1979 chez Gaz de France puis prend différentes fonctions de directeur au sein d’EDF-GDF, EDF Gaz de France et de la branche Energie France puis de GDF Suez.  


Problématiques environnementales, génération Y, développement des réseaux sociaux, connexion des objets, mobilités, … Le monde évolue à vitesse grand V, et il faut nous habituer à considérer que plus qu’un état ponctuel, nous sommes entrés dans une nouvelle ère, de changement permanent.  Pour apprendre à vivre et à entreprendre au rythme de ces évolutions, pour faire du changement permanent un terrain d’opportunités, de nouveaux modèles sont à inventer, de nouvelles postures sont à adopter.. ou à redécouvrir.

L’entreprise d’aujourd’hui trouve bénéfices à innover de façon continue et à redéfinir ses modes de travail, afin de maintenir un haut niveau d’engagement, et donc de performance. Il est urgent, et même vital, de mettre l’agilité au cœur des efforts de transformation :

• Agilité des organisations, qui pour maintenir leur pertinence, ont besoin d’un rythme de changement interne en ligne avec celui du changement externe.

• Agilité des managers, ferments de la vraie coopération, celle du sens et de l’objectif clair et partagé, acteurs de la motivation des collaborateurs par le sens.

• Agilité des mentalités, car la transformation impose des attitudes ouvertes et entrepreneuriales.

• Agilité du collectif enfin, en développant la confiance en l’autre et en utilisant la richesse de la diversité.

Dans cette entreprise agile, le développement de toutes les compétences est essentiel. Le talent existe chez tous les individus. A l’entreprise et son management de savoir le développer pour s’adapter aux évolutions du business, des technologies, des attentes des clients et, plus largement, aux transformations de l’environnement.

Les talents de demain seront ainsi des femmes et des hommes sachant s’adapter, coopérer, innover, prendre des risques, entreprendre, oser. C’est à cela que doit les préparer l’éducation et la formation d’aujourd’hui et de demain. Avec l’ouverture massive des connaissances  au plus grand nombre[1], le système éducatif devra réinventer son rôle.

Parce que les entreprises évoluent dans un environnement de plus en plus international et hyper-connecté, elles ont besoin d’individus réactifs, sachant gérer la complexité et travailler en réseau, et des managers adaptés à ce nouveau contexte.

Elles ont également besoin de consciences éveillées et actives, dans ce contexte de changement permanent, à l’importance –capitale- d’une performance durable et responsable.

Le développement digital accroît la surface de contact et la transparence de l’entreprise vis-à-vis de ses clients. Ceux-ci interviennent toujours davantage avec de nouveaux besoins et de nouvelles exigences. L’expérience vécue par les clients, positive ou négative, est un moteur de plus en plus essentielle à l’innovation par la transformation des processus internes et des pratiques professionnelles.

La satisfaction des clients va de pair avec la satisfaction des salariés. Or nous savons aujourd’hui que la motivation est avant tout une question de plaisir et de bien-être au travail. Il convient pour cela de réhabiliter la créativité, l’initiative personnelle et la confiance en soi comme des facteurs-clés de performance des organisations et de satisfaction des clients, et d’y préparer au mieux les collaborateurs de demain.

Avec plus d’encouragements. Avec un droit au tâtonnement expérimental et à l’erreur, car pour un échec peuvent émerger plusieurs réussites.  Avec des projets et des prises de décision collectives. Avec la prise en compte des spécificités de chacun et la reconnaissance de différents types de talents et d’intelligences. C’est un des enjeux passionnants de la fonction RH, au côté des managers et dirigeants ».

Mes principes clefs pour changer de cap professionnel

  • Revue de préalables à observer avant tout changement.

Evidemment, chacun est différent. Chacun de nos parcours est le fruit d’une alchimie subtile, qui combine notre éducation, nos goûts, notre caractère, etc. Je ne suis pas un expert en ré-orientation professionnelle comme le personnage de mon spectacle qui invite à « échanger » autour d’un café fédérateur… Cependant, vous avez demandé à votre modeste journaliste d’un jour, et je me prête volontiers à l’exercice, de dégager quelques principes simples qui, s’ils ne garantissent pas le succès, pourraient permettre d’éviter des erreurs à ceux qui envisagent de changer de cap professionnel…

D’abord, bien se connaître soi-même

Rien de nouveau depuis Socrate, mais je crois que c’est fondamental. Avant de se lancer dans une reconversion, il faut connaître avec précision et honnêteté ses points forts – et, bien entendu, ses points faibles. Le plus grand danger est de se lancer, tête baissée, dans une carrière pour laquelle on n’est pas fait, par caprice, par lassitude, par précipitation.

Ensuite, obéir à sa nécessité intérieure

La reconversion a les meilleures chances de réussir si vous êtes réellement convaincu que le prix du renoncement est beaucoup plus élevé que celui de l’audace. Alors, les efforts, les obstacles, les résistances vous paraîtront plus légers.

Faire une vraie proposition

Cela veut dire que celui ou celle qui change de carrière fait au fond une proposition au monde qui l’entoure : personne ne l’attend, à lui de susciter l’adhésion autour de sa démarche. C’est particulièrement vrai, je crois, dans les métiers artistiques.

Interpréter les signes et saisir les occasions

Quand vous voulez vraiment changer de vie, certains événements prennent un sens particulier. Quand j’étais fiscaliste à New York, je sentais monter une insatisfaction. Je voulais monter sur scène mais cette démarche me paraissait folle. L’attaque sur les Tours jumelles a cristallisé tout cela. Je me suis dit que le monde était encore plus fou. Et, donc, que je pouvais suivre ma passion.

Prendre soin de son entourage

Changer de métier entraîne le plus souvent des conséquences radicales sur vos proches, quelle que soit votre situation. Evidemment la marge de manoeuvre est plus ou moins réduite selon la situation familiale. L’entourage peut être désarçonné, sceptique, voire réticent. La difficulté consiste à mener à bien votre reconversion sans choquer ni blesser outre mesure. D’autant plus que vous devrez compter sur la présence de ceux qui croient en vous.

Anticiper tout ce qui peut l’être

Bien sûr, il y a toujours des raisons pour ne pas changer de voie : la pression économique est devenue telle… Aujourd’hui, on ne veut pas changer de vie mais garder la sienne si possible… Pour maîtriser le stress et le risque associé à une reconversion, je conseillerais d’anticiper tous les points matériels qui peuvent l’être. Et de se doter d’une solution de repli en cas d’insuccès. Facile à dire !

Accepter, à un moment, l’épreuve de vérité

Il reste qu’une reconversion est toujours un coup de poker. Il y a des moments décisifs qui font que votre vie avance ou recule. Quand j’ai joué en 2002, pour une seule soirée, au théâtre du Gymnase le spectacle que j’avais écrit, et battu le rappel de mes fidèles, j’ai joué l’un de ces coups. Je me suis jeté à l’eau et j’ai pris le risque d’être ridicule devant tous les gens que je connaissais… Avec un peu de recul, j’en frémis.

Cultiver une forme d’excitation permanente

Quitter une routine pour une autre n’a aucun intérêt. La reconversion ne peut être durable que si elle vous conduit vers une vraie passion, quelque chose qui vous nourrit affectivement et intellectuellement, tous les jours.

Se remettre en question de façon régulière

Changer de vie, c’est se mettre dans un état d’esprit qui rend possible le changement tout au long de l’existence. Aujourd’hui, j’essaie de rester fidèle à cette disposition de coeur et d’esprit.

Garder l’humilité de celui qui sait que vivre de sa passion reste un privilège

Une fois que vous avez réussi à aller vers votre singularité, je suis convaincu qu’il faut garder à l’esprit le fait que tout le monde n’a pas cette chance. C’est une chance énorme que vivre d’une passion, et la faire partager. Là, c’est le comédien qui parle, car, sans le public, nous ne sommes rien.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/18/11/2013/LesEchos/21565-160-ECH_mes-principes-clefs-pour-changer-de-cap-professionnel.htm#cDWKrxcGw8JFsg5A.99

Clash sur Twitter entre Simoncini et Afflelou, symbole du choc entre ancienne et nouvelle économie

Visiblement agacé par la concurrence de Sensee, Alain Afflelou a interpellé sur Twitter Marc Simoncini, fondateur du site de ventes de lunettes, lui reprochant de ne pas être opticien de métier. La réplique du dirigeant nettement aguerri au terrain numérique ne s’est pas faite attendre. Son arme principale : le lancement du hashtag #ParleCommeAlainAfflelou, visant à tourner en dérision le raisonnement de l’opticien à l’heure où les trublions du numérique défient aujourd’hui les entreprises traditionnelles dans tous les secteurs.

En provoquant en duel Marc Simoncini sur Twitter, Alain Afflelou s’est visiblement trompé de terrain. Le dirigeant et fondateur de la célèbre chaîne d’opticiens a en effet interpellé le web-entrepreneur à l’origine du site de rencontres Meetic mais aussi de Sensee, spécialisé… dans la ventes de lunettes à prix cassé. Un nouveau concurrent numérique que n’apprécie par vraiment l’acteur traditionnel :

Mais Marc Simoncini, qui a créé son compte Twitter en 2009, semble mieux maîtriser les réseaux sociaux et leurs codes pour faire monter le (bad) buzz. Première étape : décridibiliser son adversaire en lui répondant sur le fond. Il cite ainsi deux exemples d’entreprises, Uber et Free, dont les fondateurs n’étaient ni chauffeur de taxi, ni opérateur télécoms…

Deuxième étape : achever son opposant en créant un hashtag dédié, ici #ParleCommeAlainAfflelou, en se mettant au passage dans la poche les twittos, qui apprécient contribuer à ces mots clés participatifs. L’idée, simple mais efficace, consiste à souligner que les perturbateurs qui menacent aujourd’hui les entreprises établies dans n’ont souvent pas été créées par des pros du domaine qu’elles attaquent. Marc Simoncini donne « C’est un concessionnaire Peugeot qui a lancé #Tesla » comme exemple pour lancer le mouvement, le tout en imaginant un faux jeu concours où le meilleur tweet gagnerait une chiffonnette de la marque de ce trublion des lunettes bon marché.

p>Le hashtag connaît rapidement un petit succès avec une série de confrontations originales entre Pôle Emploi et LinkedIn, les 3 Suisses et Amazon ou encore entre Dodo la Saumure et Meetic…

En réponse à la remarque de Marc Simoncini, Alain Afflelou semble sous-entendre que Free et Uber ne peuvent être brandis en exemples d’immenses réussites. En réalité et après les explications de l’équipe de communication d’Afflelou, il voulait mettre en avant que Free et Uber étaient bien d’immenses réussites… contrairement à Sensee. Un message que certains followers et Marc Simoncini n’auraient donc pas bien compris… un peu flou Afflelou. Pour rappel, Iliad (maison-mère de Free) a réalisé un chiffre d’affaires de 4,2 milliards d’euros en 2014 et l’opérateur a déjà conquis près de 16 millions d’abonnés dans le fixe et 10 millions dans le mobile. Uber, de son côté, a été valorisé 40 milliards de dollars après une levée de fonds réalisée en décembre 2014

Au lendemain de cette passe d’armes numérique, Alain Afflelou a tenté d’apaiser cette discussion en proposant une rencontre « à l’ancienne » autour d’un repas ou d’un verre. Et l’histoire se termine bien puisque Marc Simoncini a accepté cette proposition.

A l’image des taxis qui vivent difficillement la concurrence d’Uber, cet échange prouve une fois de plus que les acteurs tradionnels apparaissent complètement déstabilisés par ces start-up qui révolutionnent leurs business. Mais, comme Airbus face à SpaceX, la bonne réaction serait sans doute de se remettre en question plutôt que de défendre becs et ongles des modèles voués à disparaître.

Julien Bonnet

The Power of Passion

Umpteen ingredients impinge on and are part and parcel of professional services. These impact our ability to market our services; communicate our value; affect our effectiveness in creation and delivery; and how we create trusting and sustained relationships with clients.

Nothing impacts on our professionalism and our value, perceived or otherwise, more than passion does. Nothing can impact more on the direction of our professional ‘purpose’ and transition than passion does.

Heisenberg’s uncertainty principle suggests that “we can never be sure of anything” or “there are some things we can never be sure of.” This cannot be truer when we question ourselves about what we do, why we do it or whether there’s an alternate reality for us. When we have identified and know what our real passion is and we have clarity about the how, what, where, when and why, then we can be far surer of things and there are many more things we can be sure of.

Why do I do what I do? If you considered your response or responses to this question would you easily identify language or feelings that emanate any passion for what you do?

This is what I do for a living! If passion is lacking in your response to the first question above then the tone of your response to this statement would more than likely transmit hints of tolerance and resentment for what you do.

Is this really what I’m meant to be doing? The question itself connotes and assumes a negative response is coming. Haven’t we all asked our self this very question? Of course we have. It happens more than just the once. We feel dissatisfied with what we are doing, where we are and we have a clouded yearning for change.

Professional careers can track along the same continuous line with little or no deviation or feel like you reside in the grooves on a never ending vinyl record. For many people that can be a satisfying and comfortable situation to live out. For others it can be, and should be, the catalyst to make dramatic changes that resurrect passion and realise new professional frontiers.

We never want to sell our career to a profession that leaves us wilting on the vine or to a firm or company that fails to appreciate our contribution. Far better for us to buy a career with unlimited satisfaction guarantees and one that sates our passion.

Comment le SIRH remet en cause la fonction RH ?

Les esprits chagrins voient souvent derrière chaque changement ou chaque innovation le sacrifice d’une méthode et la légitimité d’une fonction. Avec le déploiement des solutions RH dans une entreprise, on assiste à une décentralisation de la gestion RH dont une des conséquences objectives est de réduire le champ d’actions du professionnel RH au profit du manager et du salarié. Mais cela signifie-t-il pour autant que les entreprises n’auront plus besoin de leurs RH ? Rien n’est moins sûr.

L’arrivée de pure players tels que BlaBlaCar ou Netflix ne change pas seulement la manière de faire du business mais aussi d’appréhender la culture d’entreprise et la gestion des ressources humaines.

Netflix, par exemple, promeut une culture de la liberté et de la responsabilité : si l’entreprise est performante, la liberté des employés augmente et, par exemple, ils vont choisir et organiser eux-mêmes leurs jours de vacances. Au-delà de la culture interne, c’est aussi une question d’outils : « Les solutions RH sont un moyen de réaliser de nombreuses actions de manière automatisée et à distance. Le rôle du manager évolue comme celui d’un RH de proximité, tandis que le salarié acquiert davantage de marge de manœuvre et de responsabilité : il gère ses demandes de congés, il dialogue plus directement avec son supérieur autour de la formation ou de son évolution professionnelle » souligne Marie Ducastel, Présidente du Directoire du groupe Abilways.

Des collaborations plus fluides

Du point de vue des éditeurs, la décentralisation RH permet d’obtenir une organisation plus agile. Alors que les managers pilotent des actions « autrefois » réservées aux RH, l’information circule plus rapidement. « Ce qui change avec le SIRH, c’est l’interaction entre les managers, les salariés et la fonction RH. Pour cette dernière, l’évolution naturelle est celle du conseil et de l’accompagnement. Par exemple, une plus grande réactivité face à une demande de formations, de mobilité ou de recrutement. Ce n’est pas le métier de RH qui change, c’est la manière de le faire » souligne Benoît Gruber, VP Corporate Communication, Sage Entreprise Market Europe. Et de prendre l’exemple d’un recrutement. Un manager remonte un besoin de recrutement et accompagne sa demande d’une description de poste. Les RH s’emparent de cette demande et postent une offre d’emploi sur les jobboards et les réseaux sociaux. « La campagne de recrutement est accessible sur le dashboard du portail RH du manager qui sait à tous moments où en est le processus d’embauche et peut interagir si besoin. »

Quel rôle pour les RH ?

« Aujourd’hui, trop peu de DRH sont dans les Comex. Ce qui est un peu absurde puisque dans un marché qui nécessite de s’adapter constamment, faire évoluer sa culture, ses processus est essentiel à toute entreprise qui souhaite rester performante et créer de l’innovation » remarque Marie Ducastel. On retrouve ici la notion de business partner, à savoir un responsable RH qui conseille son comité de direction pour libérer les énergies, se doter des bons talents et réaliser les actions correctives ou amplificatrices dans le bon tempo.
Grâce aux portails RH, le professionnel RH récupère une data extrêmement riche et peut identifier des manques de compétences ou faire des bilans sociaux. « Les enquêtes internes peuvent être réalisées en temps réel. Ainsi, les RH peuvent mettre en place un suivi plus efficace et aligner leur gestion sur la stratégie de l’entreprise. C’est ce qu’on attend d’eux en termes de valeur ajoutée ! » conclut Benoit Gruber.