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Le prévisionnel, un document à préparer en bonne intelligence avec le franchiseur

La loi Doubin n’impose pas aux franchiseurs de fournir les comptes prévisionnels aux franchisés. Mais ceux-ci peuvent demander à leur tête de réseau de les assister dans leur tâche.

Le prévisionnel du franchisé
Crédits photo : Brues/Shutterstock.com

Les comptes prévisionnels sont une partie incontournable du business plan. Ils ont fait couler beaucoup d’encre car ils ont été la source de nombreux conflits entre franchiseurs et franchisés. Retour sur les obligations de chacune des parties, et sur les éléments que doivent contenir ces fameux comptes.

Les obligations du franchiseur

« En aucun cas la loi Doubin ne met à la charge du franchiseur l’obligation de fournir des comptes prévisionnels », explique Pierre Godet, expert-comptable, commissaire aux comptes et dirigeant du cabinet Sadec Akelys. La loi Doubin précise simplement que le franchiseur doit fournir une étude ou un état du marché, ainsi que le détail des coûts à engager au franchisé. « La loi a fixé le minimum à fournir », note Pierre Godet. Mais fournir simplement ce que la loi impose de communiquer n’est souvent pas suffisant pour que le franchisé puisse construire un prévisionnel solide. Le franchiseur doit, dans la mesure du possible fournir, des données objectives pour que le franchisé puisse monter son dossier. Les moyennes sont à proscrire en l’absence d’écarts-types, car même les statistiques peuvent être trompeurs quand ils ne sont pas précis. « S’il existe des points de vente comparables au sien dans le réseau, le franchiseur peut fournir ces chiffres au franchisé », note Grégoire Toulouse, avocat au barreau de Paris et associé du cabinet Taylor Wessing. Mais même avec ces données en poche, le franchisé doit impérativement adapter le prévisionnel à ses spécificités, « même s’il est parfois difficile de penser à sa singularité quand on rejoint un réseau », analyse l’expert-comptable Pierre Godet.

Les obligations du franchisé

Ce qu’il faut retenir, c’est avant tout que si le franchiseur peut et doit fournir des documents permettant au franchisé de faire ses comptes, c’est bien à ce dernier de les réaliser. « Le franchisé doit comprendre que le prévisionnel lui est propre, et accepter une margeraisonnable d’erreur », précise Pierre Godet. Par marge raisonnable, on entend généralement jusqu’à 30 ou 35 %. « Le franchisé a tout intérêt à se faire assister d’un expert-comptable pour construire son prévisionnel », précise Grégoire Toulouse. Et il a tout a fait raison, car comme l’avocat, l’expert-comptable engage sa responsabilité quand il conseille un client.

Comment construire son prévisionnel

Plus concrètement, comment construire un bon compte prévisionnel ? En général, ce document comporte quatre éléments. Tout d’abord, le compte de résultat prévisionnel, qui donne une projection des résultats de l’entité, c’est-à-dire du chiffre d’affaires et des charges. Deuxièmement, le plan de financement, qui permet de calculer le besoin en fonds de roulement ou BFR du point de vente, ainsi que le flux d’investissement et de financement. Troisièmement, le bilan prévisionnel, qui prend en compte les actifs, les passifs, les capitaux propres, les immobilisations, l’endettement, etc. et permet d’avoir une vision globale de la performance du point de vente. Et enfin, le budget de trésorerie, souvent oublié mais pourtant nécessaire car il permet par exemple d’anticiper les variations de chiffre d’affaires pour les activités saisonnières. Choisir un horizon de trois à cinq ans permet d’avoir une vision à moyen terme des résultats de son entreprise.

Une fois le prévisionnel réalisé, il est important de vérifier la cohérence entre le chiffre d’affaires et les charges : « Si le chiffre d’affaires augmente, les charges vont probablement augmenter également », illustre Pierre Godet, dirigeant du cabinet Sadec Akelys. Il est également intéressant de comparer ses ratios – chiffre d’affaires par mètre carré ou par personne, poids du loyer sur le chiffre d’affaires… – avec les données sectorielles de référence. Ces données sont publiques et sont par exemple disponibles sur l’Insee. Elles sont classées en différentes catégories : commerce, services, transports, industrie.

Autre point à noter : le prévisionnel sera différent en fonction de la nature du lancement.« Dans le cas d’une création, il faut du temps pour lancer l’affaire et le chiffre d’affaires mettra plus de temps à décoller », explique Pierre Godet. Dans le cas d’une reprise, le démarrage devrait être plus rapide si la transmission se fait dans de bonnes conditions.

Dix (10) mesures que les présidents de CA devraient examinées afin d’affirmer leurs rôles de leader

Avatar de Gouvernance des entreprises | Jacques GriséGouvernance | Jacques Grisé

À chaque semaine, je donne la parole à Johanne Bouchard* qui agit à titre d’auteure invitée sur mon blogue en gouvernance. Son sixième billet se retrouve dans le e-Book 1 publié sur son site.

Sous l’entête « What I write about », blogs in French, l’on retrouve tous ses articles en français.

L’auteure a une solide expérience d’interventions de consultation auprès de conseils d’administration de sociétés américaines et d’accompagnements auprès de hauts dirigeants de sociétés publiques.

Dans ce billet, elle propose dix (10) mesures que les présidents de conseils d’administration (PCA) devraient considérer afin de mieux exercer leurs rôles de leader.

Je crois que vous serez intéressés à connaître les mesures qu’une consultante chevronnée recommande aux présidents de conseils eu égard au bon fonctionnement de leurs conseils ? Elle nous invite par ailleurs à examiner le fonctionnement du CA à la lumière de ces questions.

Bonne lecture ! Vos commentaires sont les bienvenus.

Soyez un président de conseil d’administration exemplaire en…

Voir l’article original 1 360 mots de plus

Not an Introvert, Not an Extrovert? You May Be An Ambivert

Sometimes social, sometimes solitary, ambiverts often make good sales people

Psychologists studying personality have long looked at the extreme traits of extroverts and introverts. Now they are focusing on the ambiverts in the middle.
Psychologists studying personality have long looked at the extreme traits of extroverts and introverts. Now they are focusing on the ambiverts in the middle. PHOTO: DAVE WHAMOND

Emeroy Bernardo enjoys spending time alone, meditating, exercising and working. When he goes out for dinner or drinks with friends, he sometimes quietly observes people’s facial expressions and body language. Often when he’s shopping or running errands, he ignores people he knows—pretending he doesn’t see them—to avoid small talk.

Still, the 27-year-old dance instructor who lives in Glendale Calif., considers himself friendly and meets new people almost everywhere—at the gym, at Starbucks, waiting to board a plane. At parties, Mr. Bernando is often the guy who starts a dance circle and then shows off his break-dancing moves.

Is Mr. Bernardo an introvert or an extrovert?

He is an ambivert, a solid mix of both.

The personality traits of extroversion and introversion fall on a spectrum, and most of experts’ focus has been on the two ends. Now, social psychologists, behavioral scientists and business experts are taking a closer look at the overlooked category smack in the middle—ambiversion—and deciding that people with this trait may have some personal and professional advantages for being adaptable.

Experts believe that the personality traits on the introvert-extrovert spectrum remain stable throughout life—they appear as early as infanthood and are difficult to change. On one end are extroverts (sometimes spelled “extravert” in psychology circles) who become energized externally. They love to have lots of people around them and to be the center of attention. They enjoy brainstorming with others and often form their thoughts as they speak. When by themselves, they easily become bored or restless.

Introverts, on the other end of the spectrum, become energized internally. They prefer to spend time alone, with one other person or with a small group. They feel drained by a lot of social interaction or a crowd. They gather their thoughts carefully before they speak.

PERSONALITY TYPES 101

Speaker, author and coach Beth Buelowdescribes typical behaviors.

  • The Ambivert
  • Socially flexible—comfortable in social situations or being alone.
  • Skilled at communicating—intuits when to listen or to talk.
  • Moderate in mood—not overly expressive or reserved.
  • Adaptable—no default mode, so they change their approach to fit the situation
  • The Extrovert:
  • Energized by external stimulation—with people, environment, activity
  • Processes thoughts while talking
  • Motivated by external rewards, recognition and feedback
  • Outgoing—easy to get to know
  • The Introvert:
  • Energized internally, while being alone
  • Craves solitude to balance out social time
  • Speaks only when they have something to say
  • Thinks before speaking, processing thoughts internally

Ambiverts have introverted and extroverted traits, but neither trait is dominant. As a result, they have more balanced, or nuanced, personalities. They aren’t the folks yammering your ear off. Nor are they the totally silent ones happily ensconced in the corner.

Ambiverts move between being social or being solitary, speaking up or listening carefully with greater ease than either extroverts or introverts. “It is like they’re bilingual,” saysDaniel Pink, a business book author and host of Crowd Control, a TV series on human behavior, who has studied ambiversion. “They have a wider range of skills and can connect with a wider range of people in the same way someone who speaks English and Spanish can.”

You can tell if you’re an ambivert by asking yourself how you’d behave in common situations. What do you crave after a long day at work when you need to refuel—a happy hour with friends, or your couch and the remote control? At a social event, at what point do you want to leave—as soon as you get there or after the last person has left? In a conversation, do you prefer to think through your answers before speaking, or throw out whatever idea comes to mind and bat it back and forth? (Mr. Pink, the author of “To Sell Is Human: The Surprising Truth About Moving Others,” has developed a quiz.) If you’re an ambivert, your preference will often be somewhere in the middle—you choose to have a drink with a friend after work but then afterward go home and take a long walk with the dog.

A study of ambiverts, published in June 2013 in the journal Psychological Science, looked at 340 outbound call-center representatives. It showed that the social and emotional flexibility of the ambiverts in the group made them superior sales people. The participants filled out a 20-measure personality test, then the researcher assessed each person’s sales revenue for the next three months, controlling for other variables. The employees with the highest revenue per hour—an average of $208, compared with $138 for the full sample—were ambiverts who had a personality test score exactly between extroversion and introversion.

“Ambiverts are like Goldilocks—they offer neither too much nor too little,” says Adam Grant, an organizational psychologist and professor of psychology at the University of Pennsylvania’s Wharton School. He believes this emotional acuity gives ambiverts unique skills in parenting and marriage as well.

The drawback to being an ambivert, Dr. Grant says, is that it can sometimes be difficult for them to know which side of their personality to lead with in a given situation. Unlike extroverts and introverts, who tend to know what energizes them, ambiverts may not always be so sure. That means they can sometimes get stuck—not realizing that they need to change their approach to feel more motivated.

Carl Jung popularized the concepts of extroversion and introversion in the early 1920s; he identified a third group but didn’t name it or write much about it. It wasn’t till the 1940s that the term “ambivert” began to be commonly used by psychologists.

Ambiversion has gotten more attention in recent years, as books, TEDx talks and consulting firms have sprung up focusing on introversion and how personality traits impact people’s behaviors in marriages, families and work. More than half the population is ambiverted, according to Wharton’s Dr. Grant. His research shows that roughly two-thirds of people are ambiverts, while one-third are either strong introverts or strong extroverts.

“An introvert and an extrovert know pretty quickly what they crave,” says Laurie Helgoe,author of “Introvert Power: Why Your Inner Life is Your Hidden Strength” and assistant professor in the department of psychology and human services at Davis & Elkins College in Elkins, W.Va. She says introverts generally want to pull away from stimulation or interaction and regroup, while extroverts want to seek out people and activity. Ambiverts could go either way, based on the situation, she says.

If you’re an ambivert, be mindful of it, says Dr. Helgoe. “If you are aware that you can go both ways, then you can look at a situation and see what behaviors are going to be most effective and rewarding.”

Think of “introvert” and “extrovert” as verbs, says Beth Buelow, a speaker and coach who is founder of The Introvert Entrepreneur, a website for introverts. “You can choose to introvert (turn inward) or extrovert (project outward) depending on what’s called for.”

Wharton’s Dr. Grant cautions that ambiverts should try not to get stuck in either an introvert or extrovert role. Ambiverts should remain nimble. Also, sticking with one or the other tendency too long might leave an ambivert drained. The warning signs will be boredom or burnout.

Dr. Grant recommends “unleashing your inner ambivert.” “Read each situation more carefully,” he says, “and ask yourself, ‘What do I need to do right now to be most happy or successful?’”

Write to Elizabeth Bernstein at elizabeth.bernstein@wsj.com or follow her on Twitter and Facebook at EBernsteinWSJ.

Mieux contrôler les risques de litiges | Un guide en 4 étapes à l’intention des administrateurs

Avatar de Gouvernance des entreprises | Jacques GriséGouvernance | Jacques Grisé

Les administrateurs de sociétés doivent accomplir leurs devoirs de diligence et de vigilance dans la surveillance des organisations. Les situations litigieuses sont de plus en plus fréquentes et les conséquences peuvent, non seulement affecter le succès des entreprises, mais aussi les intérêts des administrateurs.

L’article qui suit propose un cadre de référence très utile pour aider les administrateurs à s’acquitter de leurs responsabilités eu égard à la supervision des situations litigieuses.

Il a récemment été publié dans le Harvard Law School Forum on Corporate Governance par Jeff G. Hammel, associé de la firme Latham & Watkins, LLP.

bail-commercial Les litiges organisationnels et les responsabilités des administrateurs

L’auteur explique les devoirs et les responsabilités des administrateurs en matière de litige, notamment en faisant ressortir les quatre étapes suivantes :

1. Suivre les cas litigieux susceptibles d’avoir de lourdes conséquences pour l’entreprise;

2. S’assurer de recevoir des rapports réguliers de la direction;

3. Poser les bonnes questions…

Voir l’article original 543 mots de plus

Great Leadership Matters in Any Business

No one factor makes a company admirable. But if you were forced to pick the one that makes the most difference, you’d pick leadership. Not any leadership–but one that matters.

If you are an entrepreneur starting a new venture, if you are an investor looking to invest in a new startup, if you are a boss managing a company, if you are a CEO leading a business, everything you do matters.

Great leaders share a combination of traits and behaviors. The good news for the rest of us is that they’re things we can emulate and practice every day:

Lead with Vision: When you have an incredible vision and you are able to convey it to others, your leadership will matter because it comes from the strength of purpose.

Lead with Communication. When you remember that communication is a two-waystreet and you express your vision and ideas to others, and take time to listen to their concerns and ideas, your leadership matters because it is fueled by true communication.

Lead with Value. When you work from the perspective of bringing value to your colleagues, customers, and clients, your leadership matters because it reflects that you care.

Lead with Recognition: When you appreciate and recognize those that work for you and recognize their hard work, your leadership matters because you treat people the way you know they should be treated.

Lead with Connecting.When you surround yourself with good people and invest time in building genuine relationships, your leadership matters because it extends beyond your personal strengths.

Lead with Character. When your leadership is rooted in character, your leadership matters because it reflects your integrity.

Lead with Empowerment. When you empower others you instill confidence in others, your leadership matters because you empower them to take ownership of their work.

Lead with Questions.When you lead with questions, your leadership matters because you’re willing to admit you don’t have all the answers.

Lead With Efficiency: When every goal is actionable and important, and the reason for every decision is understood, you get things down and your leadership will matter because it is based in your belief in creating a future.

Your leadership does not matter until it is built on the things that matter. Great leadership is synonymous with high-performing companies, teams, and businesses.

The more you invest in leadership the better decisions you will make, the more you will get done in less time and with less cost, and the more you will achieve with better results.

When you can make what you do matter, you are being the kind of leader that matters.

RÉSEAU SOCIAL ET BIG DATA

 Les réseaux sociaux d’entreprise n’ont pas tenu leurs promesses de performance, de transversalité ou d’intelligence collective.

20% seulement des projets ont produit des résultats mesurables et positifs !

Il serait donc grand temps de s’interroger sur les raisons de cet échec :

  • Mauvaise stratégie digitale ?
  • Manque d’accompagnement et de support ?
  • Mauvais choix de solution ?
  • Mauvaise connaissance de la culture, des attentes des salariés ?

Il y a un sérieux bilan à faire en s’inspirant des concepts de social business et digital workplace pour Que le RSE ne soit plus seulement une vague promesse de développer l’intelligence collective de l’entreprise mais réponde bien à des objectifs métiers, business, RH précis.

Pourtant cela ne semble pas être le cas en fait actuellement le mot à la mode, pour tenter de rebondir chez les éditeurs et certains consultants est : le Big Data !

Le réseau social fournissant des tonnes de données entres les fiches de profil, les discussions, les votes, sondages… c’est de l’exploitation de ces données que viendra la plus-value du réseau social.

Une belle fuite en avant que je ne recommande pas avant d’avoir trouvé la clef du succès de votre réseau social qui est souvent lié à son application business et son implémentation au cœur des process et non à côté.

Cependant le Big Data mérite mieux que d’être jeté par-dessus bord au titre de représenter un alibi aux échecs précédents et j’ai donc demandé à JC Dichant* de nous expliquer pourquoi selon lui ce n’est pas seulement une nouvelle mode.

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 Jean-Christophe Dichant peux tu te présenter ?

C’est en répondant à un message de Vincent sur l’un des réseaux sociaux que nous fréquentons communément que ce dernier m’a proposé de participer à la rédaction de cet article. Mon parcours professionnel m’a permis d’intervenir régulièrement autour des thématiques de Gestion de l’Information et de Big Data et je m’intéresse de plus à tout ce qui concerne les réseaux sociaux d’entreprise comme grand public.

Après plusieurs années passées en tant qu’Ingénieur Avant-Vente chez un éditeur de solutions de Gestion de Contenus et de Processus, j’ai intégré l’équipe Information Management d’IBM Software. Œuvrant pour de nombreux projets de gestion de données non structurées, j’ai ensuite pris la responsabilité du Marketing de cette même entité, et me suis intéressé très tôt au phénomène Big Data naissant.

J’ai actuellement en charge la promotion du programme de support aux startups technologiques IBM Global Entrepreneur. Je suis en contact régulier avec de nombreux entrepreneurs dont les solutions utilisent les plateformes Big Data. Celles-ci sont la plupart du temps des solutions innovantes pour apporter un niveau de connaissance encore inconnu il y a peu. Ces solutions permettent de détecter signaux forts et signaux faibles, qu’il s’agisse d’un tableau de bord analytique pour les responsables marketing ou d’un outil d’écoute des réseaux sociaux pour gérer sa e-réputation.

 Définir Big Data : des 3 V aux 5 V !

Définir ce qu’est Big Data, au-delà des aspects logiciels, organisationnels et architecturaux, c’est s’intéresser aux 3V qui caractérisent les données considérées :

  • volume
  • variété
  • vélocité

On parle de projet Big Data dès lors que ces 3 critères sont réunis.

 V comme Volume

Big Data suppose d’importantes quantités de données à prendre en compte et à traiter par une approche que les solutions traditionnelles – bases de données – ne savent plus appréhender. Peu importe d’ailleurs la quantité que l’on met derrière le mot ‘volume’ tant qu’il s’agit d’un volume important ou en forte croissance pour votre activité habituelle.

 V comme Variété

Big Data s’intéresse aux données non structurées, dont les formats sont hétérogènes, de natures diverses et variées. Ces données sont difficilement traitables par les solutions traditionnelles qui n’ont pas pour finalité d’en analyser le contenu. Elles sont pourtant majoritaires (80% des données d’entreprise sont non structurées).

 V comme Vélocité

Big Data adresse des données qui arrivent à grande vitesse, en flux continu, qu’il faut pouvoir prendre en compte et traiter tout aussi rapidement.
Si ces trois critères sont réunis, alors on est en présence d’une problématique Big Data. Ce qui démontre bien au passage que Big Data n’adresse pas uniquement les quelques entreprises qui manipulent d’énormes volumes de données, mais bien toutes celles qui ont une problématique de type ’3V’. PME/PMI, vous en faites partie !
 
 Vers les ’5V’
Certains éditeurs ont récemment étendu le périmètre Big Data en ajoutant deux critères supplémentaires. C’est le cas d’IBM qui associe à Big Data :
 
– le V de Véracité : les données doivent être fiables et vérifiables pour pouvoir être prises en compte dans l’analyse,

– le V de Visibilité : les données doivent être interprétables par l’utilisateur et donc accessibles de la façon la plus conviviale possible.

Intégrer réseau social et Big Data, quel intérêt ?

De prime abord le lien entre réseau social d’entreprise et Big Data n’est pas évident. Quand bien même le réseau social génère un grand nombre de données non structurées, celles-ci sont rarement considérées comme typées Big Data. Les volumes ne sont pas si considérables, la vitesse de création de ces données dans le réseau social – vélocité – est faible. Le réseau social d’entreprise est loin de générer autant de données qu’un réseau social grand public, l’activité y est également moindre.

Néanmoins, et parce que cet article s’intéresse à l’échec mesuré de nombreux projets sociaux d’entreprise, il est important de se poser la question des raisons de ces échecs.
Une des raisons fréquemment évoquée par les utilisateurs est que le réseau social ne sait pas, ou pas bien, présenter une vision consolidée du flux de données : qu’est-ce qui se dit sur mes sujets de prédilection, quelles sont les tendances, quel est le sujet d’importance du moment que je ne dois pas rater ? Big Data peut répondre à ces attentes en fournissant des tableaux de bord basés sur l’analyse de ces données non structurées.
Big Data peut également répondre aux attentes de véracité de l’information : le réseau social doit donner des éléments d’informations fiables sans quoi il perd la crédibilité qu’on veut bien lui accorder. Et qui est la seconde raison de désintérêt pour les utilisateurs : en l’absence de données fiables, on n’utilise pas.

L’intégration Réseau social d’entreprise et Big Data une usine à gaz ?

Probablement, tant que les solutions de réseaux sociaux d’entreprise n’intégreront pas nativement des composants Big Data et des briques analytiques évoluées. L’infrastructure Big Data est complexe, une plateforme Hadoop est simple à mettre en œuvre mais complexe à utiliser et à optimiser. Les développements autour de Map Reduce, brique fondamentale de Big Data, nécessitent une forte expertise technique.

 Prochaines étapes ?

Les chemins divergent encore entre réseaux sociaux et Big Data mais vont finir par se croiser. Les éditeurs ne s’y trompent pas qui planchent déjà sur l’intégration de certains composants (gestion des flux et analyse des données par exemple, appliances Big Data).

Les solutions logicielles ne pourront néanmoins tout résoudre à elles seules. Face à la complexité de l’approche Big Data et aux changements de culture qu’imposent les réseaux sociaux, il est indispensable de savoir proposer un accompagnement adéquat, et d’apporter des réponses aux problématiques exposées plus qu’un catalogue d’outils mis à disposition d’utilisateurs qui ne les attendent pas nécessairement.

Merci Jean christophe

Conclusion :

Le big data dans le RSE ce n’est donc pas pour demain mais il y a un réel potentiel  Je trouve au passage assez osé de pousser ce concept pour les usages internes alors que les entreprises qui ont misé sur  la révolution des réseaux sociaux en terme de performance ont en grande majorité subi des échecs  Elles risquent de reproduire le même schéma avec le Big Data et faire la même erreur sur l’idée que le big Data serait la solution au décollage des RSE comme leur complément indispensable.

Enfin encore une fois les RH devront acquérir de nouvelles compétences digitales pour encadrer l’utilisation du big data en particulier sur l’utilisation des données, limites dans le type de données ainsi que le temps d’exploitation et droit des salariés par rapport à l’utilisation de leur production.

Sans accompagner et encadrer ces nouveaux usages dans la transparence il est à craindre que la peur de big brother amène encore plus d’autocontrôle des salariés sur leur participation et donc moins de données à analyser avec des RSE en jachère.

Transformation digitale des entreprises et digitaux natifs

Cette transformation digitale dont nous avons défini les grandes lignes ne consiste pas à poser un outil nouveau sur un modèle ancien. Il s’agit bien d’une transformation profonde de la Société et donc des entreprises.

J’ai eu récemment des échanges fructueux avec des étudiants qui réfléchissaient sur ce que devra être « l’acheteur numérique » de demain. Le point de départ de la discussion porte systématiquement sur les outils avec cette question : comment l’acheteur va-t-il pouvoir améliorer ses pratiques au sein des entreprises avec ce que nous offre la technologie aujourd’hui ?

Et puis, petit à petit, en tirant les ficelles et en leur faisant quelques remarques, ils se rendent compte que « l’acheteur numérique » aura certes de nouveaux outils mais qu’avant tout il évoluera dans un monde où les repères auront complètement changé. Que devient l’acte d’achat dans un monde où le collaboratif n’est plus anecdotique, dans un monde où le troc devient une réalité ou bien encore dans un monde où l’open se développe ? L’acheteur numérique sera la personne qui devra savoir évoluer dans cette réalité !

Cet exemple est duplicable pour tous les métiers de l’entreprise.

Un changement culturel important

Il s’agit donc bien d’un changement culturel important. Il va falloir développer des nouvelles façons de penser ses produits, ses services mais aussi son organisation interne. Cette démarche sera à mener autant en externe, vis à vis de ses clients qu’en interne, vis à vis de ses collaborateurs. L’expérience client sera bonne si l’expérience collaborateur l’est aussi. Prenons l’exemple de l’open innovation : le Gartner annonce qu’en B to C, 75% de l’innovation se fera dans les années à venir, avec une implication très forte des clients. Il va donc s’agir de faire interagir les collaborateurs et les clients dans une démarche collaborative.

La grande problématique qui se pose aux dirigeants est de comprendre comment l’entreprise va réussir à faire évoluer chacune de ses activités ensemble.

Pour réussir cela, il n’y a rien d’incrémental, c’est bien une transformation qu’il faut mener. La ligne principale à suivre est très pragmatique, elle consiste à s’attaquer à des problèmes afin de les résoudre en avançant de manière agile en étant curieux,créatif. L’engagement de chacun doit être fort et c’est en réseau – en écosystème que l’on doit avancer avec comme constante : la reconnaissance du droit à l’erreur. Ce dernier point n’est pas dans notre culture latine mais c’est indispensable pour libérer la capacité à entreprendre et les apprentissages suite à ses erreurs sont un gage de performance. Cette transformation touchera chacune des fonctions de l’entreprise du haut en bas de la hiérarchie. D’ailleurs une des conséquences de cette transformation sera de rendre les entreprises horizontales de façon à pouvoir mieux se positionner sur la nouvelle chaine de valeur que le client a… du fait de la transformation digitale.

Digitaux natifs, dirigeants qui est le leader de la transformation digitale ?

C’est dans le contexte que nous venons de décrire que les « digitaux natifs » qui savent comme la plupart des jeunes de tout temps, utiliser à fond ce que l’époque leur offre, pourront participer pleinement à la transformation digitale des entreprises.

Il est inquiétant pour les entreprises de constater comme ces « digitaux natifs » se comportent différemment selon le contexte : ils peuvent être disrupteurs dans un contexte de startups et se focaliser sur des enjeux d’intégration quand ils rejoignent des entreprises « classiques ».

Carine Dartiguepeyrou présentera le 10 septembre 2015, les résultats des travaux qu’elle a menés dans le cadre de la Chaire GEM-Orange « Digital Natives » à l’occasion d’un Jeudi de l’Entreprise Digitale de l’EMSI exceptionnel.

Force est de constater que ce ne sont pas les jeunes générations qui créent les dynamiques de transformation dans les entreprises existantes. Par contre, si ces dynamiques sont lancées, ces digitaux natifs pourront amplifier ces démarches de transformation.

C’est donc bien aux dirigeants qui commencent d’ailleurs à être des digitaux natifs, de porter ce chantier et de créer dans chacune de leurs entreprises les capacités à se disrupter soi-même.