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Je suis curieux de tout ce qui touche l'évolution de notre monde

Qu’est-ce que l’intelligence stratégique ?

Renseignement et incertitude

Intelligence stratégique », entre veille, extension de l’intelligence économique, recherche d’une information stratégique à haute valeur décisionnelle, une notion à préciser.

Si vous faites une recherche sur Internet à propos de l’expression intelligence stratégique », au gré de vos navigations, vous verrez combien cette terminologie est liée à des termes comme veille (pour certains, les deux mots semblent synonymes), concurrence, avantage de la connaissance, outils de recherche sur le Net, intelligence économique (parfois sous son nom originel anglais de « competitive intelligence ») mais aussi aux notions de dangers, risques, détection, anticipation, décision. On parle souvent, par exemple, d’intelligence stratégique à propos de l’évaluation du « risque pays » ou de la détection des crises futures Parfois aussi on rencontre «espionnage» ou «espionnage économique», mais les auteurs ajoutent toujours qu’il faut bien distinguer la vertueuse intelligence économique de l’abominable espionnage.

En somme les mêmes mots peuvent ici signifier
– utilisation des bons logiciels et des bonnes méthodes pour bien se renseigner sur la concurrence, les risques, l’état de l’art dans tel ou tel secteur technologique…
– compréhension des grands enjeux, analyse des manœuvres géostratégiques.

Intelligence stratégique ? Chacun a bien compris – dans le contexte où le terme est employé, celui de l’espionnage, de la guerre militaire ou économique, de la diplomatie, mais aussi de la technologie et de l’économie mondialisées – que le mot est pris dans son sens anglo-saxon (comme dans Intelligence Service ou intelligence économique). Il serait sans doute plus correct de parler de «renseignement stratégique», mais la première expression est passée dans l’usage et il est inutile de vouloir revenir dessus.
Une première ambiguïté provient donc du mot intelligence.
Il peut désigner la faculté que possède un individu de comprendre et lier des notions (et encore, on parle maintenant d’intelligence collective : des méthodes par lesquelles une collectivité se partage des tâches cognitives). Mais intelligence au sens « renseignement » désigne des pratiques et techniques par lesquelles une organisation se procure (parfois illégalement s’il s’agit d’espionnage) des informations (au sens de « nouvelles »), détecte des signaux qui peuvent annoncer un danger actuel ou futur ou au contraire indiquer une opportunité à exploiter.

Dans le renseignement, il ne s’agit pas seulement de collecter de l’information, de glaner des «tuyaux» sensationnels, il s’agit de « créer des liens » (d’après l’étymologie latine inter + legere, entre + lier) entre des connaissances pour éclairer la réalité. Traiter et interpréter est au moins aussi important qu’acquérir

L’intelligence (au sens de « contraire de bêtise ») suppose une certaine capacité à faire du sens avec du désordre, ou de l’ordre avec de l’incertitude. Elle inclut de savoir s’adapter, de tirer le meilleur du hasard, de discerner un sens ambigu, de voir des similitudes (ou au contraire des différences) là où elles ne sautent pas aux yeux, d’inventer des relations entre deux éléments que la plupart des autres ne discernent pas par routine, de faire du nouveau avec de l’ancien… Pour reprendre une phrase célèbre de Piaget : «L’intelligence, ça n’est pas ce que l’on sait mais ce que l’on fait quand on ne sait pas.» Or faire avec l’imprécision et l’incertitude de la situation, c’est bien la base de toute situation stratégique.

Les pratiquants de l’intelligence stratégique seraient donc bien inspirés d’être « intelligents » au sens précédent, plutôt que d’avoir de plus gros instruments destinés à stocker toujours plus de données et traiter plus de variables.

Posons qu’intelligence et renseignement sont équivalents (l’espionnage étant la forme illégale du renseignement).

L’intelligence stratégique recouvre donc toutes les activités organisées qui visent à trouver, interpréter pour la rendre utilisable, et faire parvenir aux bons décideurs au bon moment, un certain type d’information censée avoir une valeur stratégique. Une valeur stratégique consiste notamment en la capacité de réduire l’incertitude à laquelle est confronté tout décideur, à lui fournir des éléments de décision.

Celui qui pratique la meilleure information stratégique est, par exemple, celui qui est mieux informé des projets de ses adversaires ou rivaux, des conditions de l’environnement où se déroulera son action, des scénarios les plus vraisemblables, des tendances lourdes auxquelles il sera confronté. C’est donc –théoriquement – celui qui peut prendre des décisions en meilleure connaissance de cause, anticiper, moins gaspiller de temps, d’énergie ou de ressources à travailler sur des hypothèses inutiles, prendre moins de risques, jouir d’une plus grande liberté d’action, etc.,

L’intelligence se pratique de façon active ou passive ; soit en recherchant délibérément l’information, soit par la veille stratégique qui est une collecte passive et continue de l’information significative (que ce soit sur les médias classiques, sur Internet, dans des centres de documentation et bases de données). Se renseigner c’est aller en quête d’information pertinente, donc de celle qui a un sens par rapport à un projet.

Le renseignement est donc la quête d’une information qui n’est pas destinée à être stockée ni accumulée pour elle-même (par exemple pas pour l’amour de la science ou l’édification des générations futures) ; elle doit être employée pour modifier (ou maintenir) en sa faveur un rapport de force. Le renseignement qui permet d’éviter un attentat, de mieux négocier un traité, de conquérir un marché, de déposer le bon brevet au bon moment… peut être très différent. Il peut avoir été acquis par des moyens légaux ou illégaux, par des machines ou par des gens. Dans le premier cas, il s’agit le plus souvent de ce que les anglo-saxons nomment Sigint (Signals Intelligence : le fait d’intercepter des télécommunications et des signaux électroniques en général pour connaître les messages ou la position d’hommes ou d’appareils). On l’oppose volontiers à l’intelligence humaine (Humint) où les renseignements sont obtenus auprès de personnes vivantes.

Beaucoup se plaisent à souligner le contraste entre l’information de sources ouvertes (accessibles à tout un chacun) et celles qui ne le sont pas…

La démarche d’intelligence n’a de sens qu’accompagnée d’une méthode de protection de ses propres secrets (de son propre « patrimoine informationnel » comme on dit en intelligence économique) voire d’actions destinées à empêcher un compétiteur ou un adversaire d’acquérir lui-même de l’information vraie et utile (il peut alors d’agir d’intoxication de leurre, de désinformation). Par ailleurs, savoir (et empêcher de savoir) n’a souvent de sens que si cela permet d’agir par influence, de faire croire à des valeurs ou des objectifs qui vous sont favorables, de modifier en sa faveur le comportement des autres ou les règles du jeu…

Par rapport à l’intelligence économique, l’intelligence stratégique apparaîtrait donc comme une catégorie plus vaste incluant le renseignement militaire, diplomatique, géostratégique, politique, etc, susceptible, par exemple d’intéresser un État. La distinction est parfois un peu floue ou théorique . Si, a priori, tout ce qui concerne l’intelligence économique peut faire partie de l’intelligence stratégique, la zone recouvrant les informations dites stratégiques mais non susceptibles d’intéresser l’intelligence économique ou d’avoir un impact en termes de dangers ou opportunités économiques est probablement fort mince.

Pour ne prendre qu’un exemple, les autorités en charge de l’intelligence économique dans notre pays s’intéressent de plus en plus à la question des normes (techniques ou autres) qui déterminent l’activité des entreprises et qui échappent de plus en plus à l’État, soit parce qu’elles sont internationales, soit parce qu’elles sont plus ou moins imposées par des acteurs non étatiques. Voir par exemple le second rapport du député Carayon « À armes égales ». Or, s’intéresser aux normes, et pas seulement pour se renseigner le plus en amont possible sur leur contenu, mais aussi pour le modifier, le cas échéant par une démarche qui ressemble à du lobbying, c’est typiquement une démarche d’intelligence stratégique.

Il ne faut pas avoir la religion de la terminologie. Beaucoup de termes employés dans les domaines qui nous concernent se recouvrent largement. Comme le répétaient les philosophes médiévaux « entia non sunt multiplicanda » ce qui peut se traduire librement par : « Halte à l’infaltion sémantique ; ce n’est pas la peine de produire une multitude de pseudo concepts inutiles qui ne servent souvent qu’à flatter l’ego d’un auteur ou à faire vendre un produit.

“La France souffre d’un déficit de culture entrepreneuriale”

  • « L’avenir à portée de main », le livre de Philippe Hayat, est sorti le 4 avril 2015.

Entrepreneur dans l’âme, Philippe Hayat a fondé Entrepreneurs Demain !. Cet organisme fédère 40.000 entrepreneurs qui interviennent auprès d’élèves, de la sixième jusqu’à bac+8. Dans son livre “L’avenir à portée de main”, il s’adresse à la nouvelle génération. Sa vision de la relève entrepreneuriale de demain.

Dans ce livre, vous parlez de vos interventions auprès de la jeune génération, notamment dans les écoles. Comment définiriez-vous les jeunes d’aujourd’hui ?
Je les trouve très anxieux, plongés dans l’incertitude de leur avenir : un jeune actif sur quatre est au chomâge et un sur deux occupe un emploi précaire. Ils ont conscience que rien n’est jamais définitivement acquis et qu’il leur faudra certainement changer plusieurs fois de métier dans leur vie. Ils ont perdu leur insouciance et leur capacité à rêver. Mais ils ont aussi beaucoup d’énergie à revendre et ont envie de l’utiliser pour mieux s’épanouir.

Quel regard portent-ils sur l’entrepreneuriat ?
Mis à part dans les écoles de commerce, peu d’élèves connaissent l’entrepreneuriat. Il existe encore beaucoup d’idées reçues sur les patrons en France. Ils sont donc d’abord surpris lors qu’un entrepreneur vient leur raconter son expérience. Au début, ils sont très impressionnés, mais nos intervenants sont formés pour rendre l’échange interactif et ils posent très vite beaucoup de questions. Ils découvrent qu’entreprendre, c’est avant tout porter un projet à partir de ses envies, que cela permet de s’exprimer et de s’accomplir pleinement. En somme, de prendre sa vie en main !

Comment présentez-vous l’entrepreneuriat ?
Nous l’abordons au sens large : notre but est d’encourager les jeunes d’avoir l’ambition de porter un projet, que ce soit en créant ou reprenant une entreprise, ou en portant un projet au sein d’un groupe, en tant qu’intrapreneur. Nous leur expliquons bien sûr aussi les risques que l’entrepreneuriat comporte, ce dont ils n’ont pas toujours conscience.

Comment l’école peut-elle encourager l’entrepreneuriat ?
Les écoles de commerce et d’ingénieurs ont beaucoup progressé sur le sujet depuis cinq ou six ans. Il existe à présent beaucoup d’incubateurs et le statut d’étudiant entrepreneur a été créé. Les universités sont encore à la traîne sur le sujet, même s’il existe une vingtaine de “pépites”, ces infrastructures qui permettent aux étudiants d’entreprendre, elles sont encore peu développées. En France, seuls 2 à 3% des étudiants de l’enseignement supérieur montent leur entreprise, alors qu’ils représentent 30 à 40% aux Etats-Unis. Nous souffrons encore d’un fort déficit de culture entrepreneuriale. Les programmes officiels du secondaire n’intègrent pas le sujet. D’ailleurs, les enseignants et chefs d’établissements avec lesquels nous sommes en contact et qui acceptent de nous recevoir le font sur une initiative personnelle. Pour moi, rien ne remplace la force d’un témoignage.

Dans l’idéal, que faudrait-il changer en France ?
Sur les 550.000 entreprises créées chaque année, seules 1.000 dépasseront les 50 salariés à terme. La plus grande difficulté à lever est d’origine politique : il faudrait qu’un gouvernement ait le courage de prendre des mesures qui permettent aux PME de grandir.
Cela passe par une plus grande flexibilité du droit du travail et une meilleure revalorisation de la recherche, seule source pérenne d’innovation. Il faut récompenser ceux qui prennent des risques et investissent dans leur entreprise en n’alignant pas la fiscalité du capital avec la fiscalité du travail. Enfin, nous avons besoin d’une nouvelle donne entre patrons et salariés, en privilégiant la montée en compétences par la formation, et la motivation par l’accès au capital.

Business model : se positionner sur un marché structuré

  • En choisissant terrain d’action, l'entrepreneur devenir Leader territoire, permet faire entrer client démarche d’adhésion, relation, préférence.

    En choisissant son terrain d’action, l’entrepreneur peut devenir le Leader sur ce territoire, ce qui permet de faire entrer le client dans une démarche d’adhésion, de relation, de préférence.

  • Eric Salomon co-fondé cédé agences secteur publicité marketing. Aujourd'hui, accompagne entrepreneurs stratégie marketing commerciale.

    Eric Salomon a co-fondé et cédé plusieurs agences dans le secteur de la publicité et du marketing. Aujourd’hui, il accompagne les entrepreneurs dans leur stratégie marketing et commerciale. – DR

Entreprendre sur un marché déjà structuré nécessite de travailler son positionnement. Pour Eric Salomon, l’entrepreneur auteur de « Leader sinon rien ! », la clé est de créer sa différence propre, afin de remporter l’adhésion du client. Extrait du livre et illustration avec les concepts MYConcierge et Petit Poucet.

Extrait de « Leader sinon rien ! » d’Eric Salomon (Editions Télémaque, 2014)

Sur un marché structuré qui dispose d’un Leader de Référence, deux hypothèses se présentent.
Premièrement : se contenter d’être un challenger, qui peu ou prou, va copier les attributs technologiques ou marketing du Leader. C’est une posture dangereuse, car elle reconnaît au Leader sa primauté. Le challenger, par exemple, va tenter de convaincre le marché qu’il en fait plus que le Leader (ce sont les fameux slogans «We try harder » d’Avis ou « Nous, c’est le goût » de Quick). Mais ce type de discours permet au Leader de conserver les sous-entendus constitutifs de sa place de n°1 et ne le fait pas sortir du radar. Cette stratégie peut en plus s’avérer très onéreuse pour le challenger, qui doit se créer une désirabilité auprès des consommateurs.

Seconde possibilité, en fait, de mon point de vue, la seule… Devenir un autre Leader, un Leader de Préférence, enchoisissant son terrain d’action et en devenant le Leader sur ce territoire, ce qui permet de faire entrer le client dans une démarche d’adhésion, de relation, de préférence. MYConcierge a appliqué cette stratégie sur le marché de la conciergerie privée de luxe.

MYConcierge, le client au coeur de la stratégie

En France, ce marché est estimé à 25 millions d’euros. Ses principaux acteurs sont les services associés aux cartes bancaires très haut de gamme (Amex Centurion, Visa Infinite, Platinum MasterCard…) et plusieurs PME, dont John Paul, UUU (Ultimate Luxury for You) et enfin, MYConcierge. Yves Abitbol, le co-fondateur de MYConcierge, a choisi de se positionner sur un nouveau terrain, en faisant de l’expérience client son fil rouge. L’entreprise a donc placé la connaissance de son client au centre de sa stratégie.
Leur positionnement est totalement différent de celui de John Paul qui cherche à être le leader de référence sur l’ensemble du marché de la conciergerie avec un business modèle basé sur le volume d’abonnements.
MYConcierge est devenu un Leader de Préférence, celui du service de conciergerie le plus personnalisé possible. Chaque dossier client est qualifié à l’aide des critères les plus pointus, dossier qui permet de mieux connaître les abonnés et de leur rendre un service plus fluide et plus pertinent. Par rapport à ses concurrents qui fonctionnent à l’aide de push, MYConcierge met à disposition un seul concierge dédié, d’où le nom de l’entreprise, qui connaît son client et est donc à même de lui fournir des réponses en adéquation avec ses envies et ses goûts.
Cette stratégie de différenciation, cette très grande attention aux abonnés, qui constitue la véritable richesse de l’entreprise, porte ses fruits puisque MYConcierge a connu ces dernières années une croissance à deux chiffres.

Petit Poucet, les étudiants entrepreneurs

Tous les premiers mardis du mois, à 9h, je suis chez Petit Poucet, le premier « ouvre-boîte » étudiant. Mathias Monribot, une idée par jour, vibrionnant et lumineux, a créé cette entreprise atypique il y a une dizaine d’année, un Leader de Préférence dans le monde élargi des « incubateursinvestisseursaccélérateurs ». Il est le premier à s’être intéressé aux étudiants entrepreneurs.
Alors qu’il était encore étudiant, il monte sa première entreprise, en fait un succès et la revend. En partant de sa propre expérience, il s’intéresse au marché des entrepreneurs encore étudiants et découvre une statistique inconnue et, semble-t-il, paradoxale : le pourcentage des projets menés par ces derniers a le même taux de réussite que celui des projets lancés par des entrepreneurs déjà entrés dans la vie active. Ce secret, qu’il garda bien de divulguer, lui donna l’idée de lancer Petit Poucet, la première maison des étudiants entrepreneurs (il déteste le mot « incubateur », qu’il considère totalement inapproprié). Tous les ans a lieu un concours de projets étudiants qui reçoit des centaines de candidatures. Un Jury composé d’ex-locataires de la maison Petit Poucet qui ont réussi, et que Mathias appelle ses super-héros, sélectionne les quatre plus prometteurs.
Les heureux élus recevront de l’argent, seront logés, et accompagnés pendant quatre ans.
Sur son marché, Petit Poucet occupe depuis dix ans une position unique, un Leadership de Préférence inexpugnable, qui fait du visionnaire Mathias Monribot, la destination de tous les élèves de grandes écoles qui souhaitent monter leur entreprise, ou encore l’interlocuteur privilégié des émanations gouvernementales, comme la BPI (Banque Publique d’Investissement), qui ont comme objectif de dynamiser le terreau fertile que représente l’entreprenariat étudiant. (…)

Trouver la différence qui fera la différence

Dans tous les cas de figure, que vous vous apprêtiez à devenir Leader de Référence ou Leader de Préférence, et quelle que soit la stratégie de Leadership de votre projet, vous devez faire une proposition au marché qui vous permettra de vous hisser sur son podium.
Quelles sont les règles du jeu ? Comme dans la vie ! C’est le principe même de la relation entre deux individus, le jeu amical ou amoureux : elles se basent sur le sentiment d’une adéquation entre un émetteur et un récepteur, entre la proposition du produit/service et l’envie/besoin de l’individu.
Bien entendu, si ce n’était que cela, ce serait presque trop simple. Il suffirait de comprendre l’attente d’un individu pour y répondre. Ce serait compter sans l’existence de la concurrence. La question subsidiaire mais d’importance qui se pose est donc : comment se démarquer ? C’est ici qu’intervient la différence qui fondera la préférence de l’individu par rapport aux autres propositions qui lui sont faîtes.

Cette différence doit à la fois correspondre aux valeurs que la marque souhaite mettre en avant et aux goûts et besoins de l’individu. Associée à la qualité et la pertinence de l’offre faite par la marque, elle va contribuer à construire un pont mental entre le produit/service et le futur client. Comment se démarquer à travers une différence qui fonde le choix de l’individu par rapport aux autres propositions qui lui sont faîtes ?

Première règle intangible, que la société existe déjà ou qu’elle soit en phase de lancement, la différenciation doit se concevoir sur un socle de vérité, elle doit refléter l’ « ADN » de l’entreprise.
Dans le cas où la société existe déjà, cette vérité peut se trouver dans son patrimoine : son histoire, ses inventeurs, ses équipes, son image auprès du grand public, ses produits, son service après-vente… C’est une richesse unique qu’il faut savoir entretenir et surtout ne pas trahir. Lorsque je conseillais les chefs d’entreprise pour gérer la communication de leurs marques et de leurs produits, j’ai toujours eu un principe éthique, mais aussi très pragmatique : la publicité, c’est de la réalité bien dite (c’est une phrase que j’ai empruntée au groupe publicitaire Mc Cann). Avant même de parler de communication, le choix de la différenciation se fait sur ce même critère.
On ne ment pas à ses clients ou à ses prospects. À l’heure d’Internet qui sert de caisse de résonance aux associations de consommateurs et aux ONG, ce principe est encore plus vrai

FAITES CIRCULER L’INFORMATION EN INTERNE

Communiquer la bonne information, au bon moment et à la bonne personne ne s’improvise pas. Une question de méthode mais aussi d’état d’esprit.

© FOTOLIA

Bruits de couloir, potins d’ascenseur et autres rumeurs chuchotées pendant les pauses cigarette empoisonnent régulièrement la vie de votre entreprise? Ce sont là les symptômes avérés d’un problème de communication interne. «S’il n’y a pas d’information, on la crée», prévient Jean-Philippe Cathelin, directeur du cabinet A Conseil, spécialisé en communication interne. Outre la diffusion d’un climat délétère, un déficit de communication interne se répercute sur le fonctionnement de l’entreprise au quotidien. «Il peut arriver que deux commerciaux appellent le même client le même jour, faute de concertation entre eux», pointe Jean-Philippe Cathelin. Même si tout le monde se connaît, se croise à longueur de journée ou partage le même open space, l’information ne circule pas forcément dans le bon sens.

EMMANUEL DEBUYCK, dirigeant de Sioux

Nous échangeons nos rôles une journée par an afin de mieux comprendre les contraintes de chacun.

A partir d’une trentaine de salariés, vous ne pouvez plus faire l’économie d’une réflexion sur votre communication interne, affirme en substance Robert Haehnel dans son livre Je communique (Gualino Editeur). «La communication n’est pas un état naturel, elle doit être organisée», insiste, de son côté, Jean-Philippe Cathelin. Il ne suffit pas de lancer à vos collaborateurs un magnanime «ma porte est toujours ouverte» pour vous rendre accessible.

«Les salariés des PME communiquent plus facilement avec leur dirigeant mais il s’agit souvent d’une communication superficielle, analyse Gérard Régnault, consultant et auteur de Communication interne dans une PME (Editions L’Harmattan). La plupart d’entre eux se plaignent à la fois d’une surabondance de données et d’un manque d’informations pertinentes et utiles, qui les concernent et les aident concrètement à faire leur travail.» A fortiori dans les PME à forte croissance, qui étoffent leur effectif sans adapter leur organisation. Or, ce qui est valable pour une «famille» de 20 personnes ne l’est plus pour un «clan» qui en compte 100.

Des newsletters et des événements réguliers. La société Week-endesk, qui a doublé son effectif entre 2005 et 2006, en sait quelque chose. Son directeur général, Axel Bernia, aujourd’hui aux commandes d’une affaire de 130 salariés, n’a commencé à plancher sur le sujet qu’il y a quelques mois: «Nous agissons sur deux axes majeurs: la circulation de l’information, à travers l’édition de newsletters mensuelles qui synthétisent l’actualité de chaque pôle de l’entreprise, et l’animation, via l’organisation d’au moins quatre événements annuels, pour garder une proximité entre l’équipe dirigeante et l’ensemble des collaborateurs.»

RAPPEL

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Les grands classiques de la com’ interne

Plusieurs outils de communication s’offrent à vous. A utiliser seuls ou de manière complémentaire.

1 LE JOURNAL D’ENTREPRISE
Au hit-parade des rubriques appréciées des salariés, figure la tribune d’expression libre, suivie du courrier des lecteurs. Ce qui tend à prouver que, s’ils ne sont pas enclins à collaborer régulièrement au journal d’entreprise, beaucoup de salariés apprécient d’y exprimer ponctuellement leur point de vue.

2 L’AFFICHAGE INTERNE
Pour que vos panneaux soient lus, limitez le nombre des messages, procédez par campagnes périodiques centrées sur un thème, et associez vos cadres dans la réalisation des panneaux en les incitant à mettre à contribution leurs collaborateurs directs.

3 LE FLASH D’INFORMATION (ELECTRONIQUE OU NON)
Complément du journal d’entreprise, il transmet les nouvelles urgentes et permet souvent d’anticiper le risque de rumeurs incontrôlées: départ d’un employé, réaction à un article de presse, accident, organisation d’un pot.

4 LES NOTES DE SERVICE
Trois impératifs pour qu’elles soient efficaces: elles doivent être rares, brèves et adressées aux bons interlocuteurs, tout en étant reprises dans un recueil pour que chaque responsable puisse les consulter.

5 LES QUESTIONNAIRES DE SATISFACTION INTERNES
Ils permettent de prendre la température de l’entreprise à intervalles réguliers.

6 LES ACTIVITES EXTRA-MUROS
De la partie de paint-ball au tournoi de bowling, les rencontres hors entreprise sont un des meilleurs moyens de connaître les facettes insoupçonnées de ceux avec qui l’on travaille. Informelles, elles sont riches en bonnes surprises et atténuent souvent certaines raideurs relationnelles et hiérarchiques.

7 L’ORGANIGRAMME… MIS A JOUR!
C’est un plan précieux qui permet notamment à tout nouvel arrivant de s’orienter dans l’entreprise. Il sera, de préférence, fonctionnel et conçu par domaine d’activité plutôt que par rang hiérarchique. N’oubliez pas de le tenir à jour.

Mais que veulent savoir vos salariés? «En règle générale, ils sont friands d’informations sur les résultats de l’entreprise, sa place sur le marché, ses projets et ses plans de développement», détaille Erick Chanat, directeur de l’agence de conseil Artatem. Réponses évasives, langue de bois ou silence opaque sont le terreau fertile des rumeurs. De même, jouez la transparence sur les questions de droit social, de formation, de salaires, d’organisation du travail… «Il ne sert à rien de mettre en place un système d’intéressement si vous ne l’expliquez pas à vos salariés», illustre Jean-Philippe Cathelin (A Conseil). Mais attention, la communication a aussi ses limites et toute vérité n’est pas bonne à dire. L’exemple type?

Un dossier chaud comme la future cession de votre entreprise.«Evitez d’ébruiter ce genre de négociations, pour ne pas semer un vent de panique dans la société, met en garde Gérard Régnault. En revanche, une fois que le dossier est bouclé, informez-en vos salariés en priorité, avant que ce ne soit publié dans la presse.»

Communication transversale. Mais une fois le contenu arrêté, quelle voie emprunter pour le diffuser? Le blog, les e-mails, l’intranet ne remplacent pas les bons vieux canaux comme le journal d’entreprise, l’affichage sur panneau et, surtout, les entretiens individuels et les réunions. «Le café du matin peut se révéler beaucoup plus efficace qu’un tableau d’affichage planqué dans un coin», indique Jean-Philippe Cathelin (A Conseil).

Le journal interne reste l’un des outils les plus prisés, qu’il prenne la forme d’une newsletter électronique ou d’un document papier. «L’important, c’est le contenu. N’en faites pas trop sur la forme», conseille Erick Chanat (Artatem). Pas la peine de – déployer les grands moyens – papier glacé et finitions ruineuses -: vos salariés apprécieront moyennement ce gaspillage. En revanche, faites-les participer à la rédaction du journal, zoomez à chaque fois sur un des métiers de votre société pour le faire connaître des autres. Cela favorise la communication entre les différents postes de l’entreprise. Pour atteindre cet objectif, l’agence de communication Sioux, qui emploie 15 salariés à Lille, est allée plus loin: une journée par an, chaque collaborateur se met dans la peau de l’un de ses collègues. Un tirage au sort attribue à chacun ses nouvelles missions: la secrétaire passe au service financier, le créatif s’essaie à la vente et le p-dg devient maquettiste. Le rite, institué depuis 1997 par le chef d’entreprise, Emmanuel Debuyck, a pour origine un différend entre les créatifs et les commerciaux:«Les créatifs se plaignaient de l’insuffisance de l’information sur les attentes des clients que leur distillaient les commerciaux, lesquels s’impatientaient des retards de livraison des créatifs.» Grâce à cette journée inversée, chacun prend conscience des contraintes de l’autre. Avec, à la clé, des gains de productivité et une organisation bien rodée pour le reste de l’année.

Le business model

Théoricien et auteur, l'Autrichien a popularisé l'approche "business model" des réflexions stratégiques

Voici la première partie d’une série d’articles consacrée au « Business Model ». La question est « peut-on innover dans le business model, et comment ? ».

Commençons par mieux définir ce mot. Un auteur, Alexander Osterwalder, a popularisé la notion de Business Model en proposant des outils simples et pratiques, à la portée (apparente) de tout le monde. Né en 1974, M. Osterwalder est un théoricien, auteur et consultant autrichien qui est connu pour avoir développé une approche collaborative et imagée de la réflexion stratégique autour d’un outil en particulier : le Business Model Canvas. Plus d’un million d’exemplaires du livre « Business Model Nouvelle Génération » a été vendu à ce jour dans le monde !

Mais c’est quoi exactement un Business Model ?

Business Model Canvas : recherches sur le moteur de recherche google

Tout d’abord il ne faut pas confondre « business model » et « business plan ». Ce dernier est un document détaillé qui inclut des projections financières et qui a généralement pour but de rassurer des banquiers ou des investisseurs. Il est très utilisé en phase de création d’entreprise et permet un échange entre les créateurs de l’entreprise et les prêteurs, sur la base des « forces et des faiblesses du dossier ». On peut trouver sur l’internet de nombreux exemples de logiciels gratuits pour élaborer des Business Plans 1.

Le Business Model a un tout autre objectif, à la fois plus fondamental et plus stratégique : il permet de décrire la façon dont une entreprise crée, délivre et capte de la valeur dans son contexte économique, social et culturel. La construction du Business Model fait donc totalement partie de la réflexion stratégique 2. A l’origine utilisé principalement par les start-up du secteur informatique en phase de création, ce terme s’est peu à peu répandu est est maintenant utilisé pour tout type d’entreprise, à tout stade de son développement.

Décrire un business model selon A. Osterwalder

La façon la plus connue de décrire un Business Model est d’utiliser la modélisation proposé par A. Osterwalder, le fameux « business model canvas » 3. La réflexion peut se faire collectivement, avec post-it et paperbards, et l’ensemble des points suivants est abordé :

  1. La proposition de valeur (biens ou services)
  2. Les segments de clients
  3. Les canaux d’accès aux clients
  4. Le type de relation que l’entreprise souhaite entretenir avec ses clients
  5. Les activités clés nécessaires à la mise en place de la proposition de valeur
  6. Les ressources-clés indispensables au fonctionnement de l’activité : ressources physiques, humaines, financières
  7. Les partenaires clés : fournisseurs, partenaires sur certains marchés
  8. La structure de coûts
  9. Les sources de revenus

L’ensemble des réflexions du groupe est reporté au fur et à mesure sur un schéma global devenu standard :

Le BMC est très vite devenu le standard de représentation des Business Models

Voici l’exemple du BMC pour Flickr la célèbre plateforme de partage de photographies personnelles :

Exemple de BMC complété pour l’entreprise Flicker

Utiliser l’approche Odyssée 3.14

L’approche de 3 auteurs / chercheurs français 4 est un peu plus « simple » dans sa présentation du business model mais redoutablement efficace. Pour ces auteurs, le business model repose sur 3 piliers :

  1. la proposition de valeur 5
    • le « quoi », ce qui est attractif pour le client dans les produits ou services proposés par l’entreprise
    • le « qui », le client (au sens large) auquel l’entreprise s’adresse
    • le prix
  2.  l’architecture de valeur : ce pilier décrit comment l’entreprise construit et délivre sa « proposition de valeur » au client (compétences, ressources, activités, …)
  3. l’équation de profit qui décrit la rentabilité supposée de l’activité envisagée (capitaux mobilisés, chiffre d’affaire, structure de coût, …)

Il s’agit donc principalement d’une présentation différentes d’éléments déjà présents dans le modèle proposé par A. Osterwalder.

Odyssee 3.14 reconstruit le modèle proposé par A. Osterwalder en proposant 3 thèmes à travailler

Quelle définition de l’innovation ?

Inovation quelle définition

Le concept d’innovation, nous l’avons vu, a beaucoup évolué au cours de l’histoire. La littérature est abondante, en particulier depuis l’après guerre, pour essayer de cerner cette notion et de lui donner une définition. Les différents essais de définitions recensés permettent d’ailleurs de comprendre les évolutions dans la compréhension et la conceptualisation de ce phénomène.

Quelques définitions célèbres

Manuel d’Oslo (1ère version en 1992)

On entend par innovation technologique de produit, la mise au point/commercialisation d’un produit plus performant dans le but de fournir au consommateur des services objectivement nouveaux ou améliorés. Par innovation technologique de procédé, on entend la mise au point/adoption de méthodes de production ou de distribution nouvelles ou notablement améliorées. Elle peut faire intervenir des changements affectant – séparément ou simultanément- les matériels, les ressources humaines ou les méthodes de travail.

Manuel de Frascati (suite conférence de 1963!, dernière version 2002)

L’innovation peut être considérée comme la transformation d’une idée en un produit nouveau ou amélioré introduit sur le marché, ou un procédé opérationnel nouveau ou amélioré utilisé dans l’industrie ou dans le commerce, ou en une nouvelle démarche à l’égard d’un service social.

Innobarometre

L’innovation recouvre un large éventail d’activités destiné à améliorer la performance des entreprises. Cela comprend le développement d’un nouveau ou sensiblement amélioré produit, service, circuit de distribution, processus de fabrication, d’une méthode de vente ou d’une méthode d’organisation.

Définition de l’OCDE

L’innovation se définit comme l’ensemble des démarches scientifiques, technologiques, organisationnelles, financières et commerciales qui aboutissent, ou sont censées aboutir, à la réalisation de produits ou procédés technologiquement nouveaux ou améliorés.

Alors, quelle définition garder ?

Le réseau J’innove en Nord-Pas de Calais propose une définition simple : innover c’est produire quelque chose de nouveau sur une zone géographique donnée, permettant de créer un avantage concurrentiel durable et générateur de profits.

L’intelligence collective au service de l’innovation

Il n'est plus possible d'innover sans s'appuyer sur l'intelligence collective

Il n’est plus possible d’innover sans s’appuyer sur l’intelligence collective

Lors de ma visite récente au salon WaveLille, je suis tombé sur une infographie résumant les différents mouvements / tendances qui participent à « l’ingéniosité collective ». Je me suis permis d’en reprendre les principaux éléments pour vous les présenter, tant les mouvements identifiés ont un lien évident avec l’innovation.

Plusieurs tendances contribuent donc actuellement au renforcement de l’intelligence / l’ingéniosité collective:

  1. le mouvement des makers
  2. la co-création
  3. l’économie inclusive
  4. l’économie circulaire
  5. l’économie du partage

Le mouvement des makers

Déjà évoqué , le mouvement des makers est parfois confondu avec le « Do it yourself ». Si on peut associer la formule « Do it yourself  » au bricolage ou à la débrouillardise, ce mouvement va plus loin et ses racines sont anciennes. En bref, il concerne toutes les activités où l’on n’est pas seulement spectateur ou consommateur. Il s’agit d’échanger ses connaissances, sa culture, son information, de débattre et de décider de façon collaborative et distribuée (ex : Wikipédia). Il s’agit également de participer au recyclage (consumériste, technologique ou culturel), d’auto-éditer des livres, des magazines ou des bandes dessinées. On intègre aussi dans ce mouvement la création artisanale comme le tricot, la couture, les bijoux faits à la main, la céramique, … et, en informatique, les logiciels libres, ou le hack. L’apparition un peu partout de  fab labs permet à tout un chacun de participer plus facilement  au mouvement « do it yourself ».

Paul McCarthy a utilisé une imprimante 3D pour créer une prothèse de main à son fils. Il aurait pu en acheter une à 20 000 $ puis une autre tous les ans à mesure que son fils grandissait. Il a choisi d'en imprimer une pour 10 $ ...

Le « bio-hacking » est parfois appelé « biologie participative » désigne une approche de la biologie non liée aux laboratoires académiques ou industriels. Il exprime l’expérimentation, en particulier sur les propriétés de l’ADN et d’autres aspects de la génétique, dans le cadre ou en dehors du cadre académique, gouvernemental ou des laboratoires. Les bio-hackers sont comparables aux hackers informatiques dans leur approche ouverte de leur champ d’étude

Enfin, on peut attacher le « crowdfunding » (voir cet article) à cette tendance car elle permet à un individu de s’appuyer sur le grand public pour le financement de ses projets. C’est un exemple tout à fait frappant de ce qu’est « l’intelligence collective ».

La co-création

On range dans cette catégorie tout ce qui permet d’impliquer les utilisateurs ou les clients dans le processus de création des produits ou des services.

La mass-customization

Outre l’hybridation de la chaine de valeur où entreprises et acteurs sociaux collaborent pour créer plus de valeur, on peut ici penser à la « Mass Cutomization » où une entreprise donne les moyens à ses clients de personnaliser un produit ou un service afin que celui-ci devienne le plus unique possible. Mais les phénomènes les plus marquants dans ce domaines ont été ces dernières années « l’open source » et la le« crowdsourcing ». L’Open Source a profondément modifié la façon dont le développement informatique est envisagé et les solutions Open Source 1concurrencent depuis longtemps les solutions dites propriétaires.

Le « crowdsourcing », ou externalisation ouverte ou production participative, est l’utilisation de la créativité, de l’intelligence et du savoir-faire d’un grand nombre de personnes (intelligence collective) pour réaliser certaines tâches traditionnellement effectuées par un employé ou un entrepreneur.

L’économie inclusive

L’Union Européenne a demandé à toutes les régions en Europe d’élaborer des stratégies de recherche et d’innovation qui soient « inclusives », c’est-à-dire qui s’appliquent à « n’exclure personne » des bienfaits du progrès et du développement économique. Plus facile à dire qu’à faire. Parmi les tendances au niveau mondial qui semblent s’inscrire dans cette volonté, on peut citer « l’entrepreneuriat social » ou le« conscious capitalism » (qui pour l’instant ne me convainquent pas vraiment et ressemblent plus à du « social washing » d’entrepreneurs ou de grosses entreprises dont la richesse indécente finit par nuire aux affaires).

L'innovation frugale est une démarche consistant à répondre à un besoin de la manière la plus simple et efficace possible en utilisant un minimum de moyens

Les mouvements « Jugaad » et « Frugal » partent des contraintes auxquelles sont confrontées les populations, dont les plus pauvres, pour trouver des solutions innovantes à leurs besoins. Le processus d’innovation frugale amène à réduire la complexité et le coût de la chaîne de réalisation et de la solution créée dans un contexte où l’innovateur a généralement peu de moyens et où ses solutions doivent pouvoir adresser un marchéBottom of the Pyramid.  La solution créée est épurée à son maximum pour répondre précisément au besoin sans concession sur ce dernier et sans ajout superflu. Cette simplicité de solution permet à l’innovateur de diminuer ses coûts, ainsi ses prix, pour finalement rendre sa solution accessible sur un marché pour lequel les solutions occidentales sophistiquées sont souvent inabordables. L’implémentation et les moyens de réalisation doivent être allégés et les plus efficaces possibles, d’une part pour diminuer coûts et prix, d’autre part car les moyens à disposition de l’innovateur frugal sont généralement réduits. Ceci nécessite d’avoir connaissance des besoins réels des consommateurs et de partir de cette connaissance pour innover.

L’économie circulaire

Le biomimétisme est la pratique scientifique qui consiste à imiter, ou à s'inspirer des propriétés essentielles d'un ou plusieurs systèmes biologiques.

L’économie circulaire est une expression générique désignant un concept économique qui s’inscrit dans le cadre du développement durable et qui s’inspire notamment des notions d’économie verte, d’économie de l’usage ou de l’économie de la fonctionnalité, de l’économie de la performance et de l’écologie industrielle (laquelle veut que le déchet d’une industrie soit recyclé en matière première d’une autre industrie ou de la même). Elle s’appuie sur l’intelligence collective (« éco-innovation », « crade to cradle », « biomimetics », …) et son objectif est de produire des biens et services tout en limitant fortement la consommation et le gaspillage des matières premières, et des sources d’énergies non renouvelables.

L’économie du partage

La consommation collaborative s'est très fortement développée ces dernières années et n'est plus du tout marginale.

L’intelligence collective se manifeste également dans les phénomènes de consommation collaborative. AirBnB, Uber, blablacar, partage d’espaces de stockage, de nos bibliothèques, d’appareils de bricolage, … l’économie du partage semble devoir révolutionner tous nos modes consommation à court terme. Dans une tribune publiée récemment, Navi Radjou et Jaideep Prabhu affirment : « Le marché mondial des produits et services partagés devrait croître considérablement de 15 milliards de dollars aujourd’hui à 335 milliards de dollars d’ici 2025, sans nécessiter aucun investissement majeur. La Commission européenne prévoit que le partage « peer-to-peer », qui représente un stimulant pour le marché du travail en stagnation, va se transformer en élément perturbateur de l’économie. »  Aussi, ils annoncent l’avènement d’une « économie modeste » qui pourrait créer des millions d’emplois et générer des milliards de dollars de profit, mais ferait de nombreux perdants au passage.

Ces perdants étant les grandes entreprises « soutenues par d’énormes budgets de R&D et par des structures organisationnelles fermées, ne sont pas conçues pour répondre aux besoins des consommateurs soucieux du coût et de l’environnement, qui cherchent plus et mieux pour moins cher ». Nous traversons donc une période de transition compliquée. Ce qui explique le succès des grandes marques de l’économie du partage, c’est une extraordinaire capacité à combiner l’excellence opérationnelle des plateformes avec une intense dimension humaine et émotionnelle de la relation entre internautes « demandeur » et « offreur » de service. C’est précisément cette combinaison qui fonde l’esprit de service aujourd’hui et qui explique le succès irréversible de l’économie du partage.

Voilà pour les principales tendances constatées dans l’émergence d’une intelligence collective rendue possible par l’évolution technologique et la conscience de plus en plus forte des enjeux environnementaux et sociaux.

Les 5 clés pour motiver ses collaborateurs sans argent

Repensez à un moment de votre vie professionnelle ou vous avez été particulièrement motivé ou à l’inverse un moment ou vous avez été démotivé. Ces moments étaient-ils tous liés à votre rémunération ? Probablement pas.

Les leviers de motivation que peut utiliser un manager sont multiples, qu’ils soient liés au travail lui-même ou plutôt au contexte de travail. Voici 5 clés pour motiver vos collaborateurs sans utiliser le levier financier :

1.Communiquer

Faites des retours réguliers à votre collaborateur. Un feedback constructif est souvent la clé d’une motivation à long terme.

2.Ne pas négliger les signes de reconnaissance

Qu’ils soient conditionnels (lié à la situation) ou inconditionnels (lié à la personne), les signes de reconnaissance permettent de signifier à votre collaborateur son importance et son existence à vos yeux. Un « bon » signe de reconnaissance doit être sincère, pertinent dans le contexte, personnalisé et gratuit en termes d’échange.

3.Faites monter vos collaborateurs en compétences

La formation est un levier important de la motivation d’un collaborateur : elle le remobilise, l’implique, le valorise par l’apport de nouvelles compétences…   Au-delà de l’aspect financier direct, le collaborateur peut constater que l’entreprise investit de l’argent et du temps sur son potentiel.

4.Apporter une « preuve »

Un séminaire bien organisé, un team building ludique ou même un petit-déjeuner pour fêter les résultats de la semaine, sont autant de « preuves » pour vos collaborateurs que vous êtes satisfaits de leur travail. Ils sont l’occasion de féliciter et d’encourager dans un contexte agréable et valorisant.

5.Penser bien être au travail

Choisir un mode de travail coopératif, cultiver la cohésion, impliquer dans les prises de décisions ou tout simplement les rendre lisibles, favoriser les échanges entre salariés, permettre le télétravail… sont autant de pistes  pour favoriser l’épanouissement du collaborateur et l’implication dont découlera sa réussite mais aussi la vôtre.

« L’école 42 n’existe nulle part ailleurs. Même les Américains n’ont pas eu cette audace »

’42’ est un lieu incroyable. 900 jeunes au look identique – sweat à capuche et pantalons troués – sont rivés derrière des centaines d’iMac géants répartis sur trois salles, les fameux “clusters”.

Kwame-YamgnaneKwame Yamgnane, cofondateur de l’école 42

Street art et design pop, serviettes mouillées nonchalamment pendues aux rampes d’escaliers, jacuzzi sur le toit, tireuse à bière et food truck connectés. L’école 42, un bâtiment contemporain de 4 200 m2, implanté au fin fond du XVIIe arrondissement de Paris – en pleine “no-go zone”, pourrait s’alarmer la chaîne Fox News – est un lieu incroyable. 900 jeunes au look identique – sweat à capuche et pantalons troués – sont rivés derrière des centaines d’iMac géants répartis sur trois salles, les fameux “clusters”. Dans les coins de ces classes géantes, quelques bouteilles de coca et autres paquets de chips font office de décor. L’ambiance est bon enfant. Détendue.

Dans l’embrasure d’une porte, Kwame Yamgnane, le cofondateur de l’école, sourire aux lèvres, veille au grain.

Avec Xavier Niel, Nicolas Sadirac et Florian Bucher, c’est lui qui est à l’origine de la création de cette école hors normes. Un père togolais (ministre de l’Intégration sous Mitterrand), une mère bretonne, Kwame reconnaît devoir beaucoup à… Laurent Fabius. C’est en effet l’actuel ministre des Affaires étrangères qui, à partir de 1977, offre aux élèves d’EMT (éducation manuelle et technique), la possibilité d’utiliser des ordinateurs.

À l’époque en classe à Chateaulin, Kwame ne se fait pas prier et commence à coder. Il découvre alors que “la programmation n’est pas une science mais un art”. Quelques années plus tard, après un IUT d’informatique, Kwame prend la direction d’Epitech, la plus grosse école d’informatique de France. Lorsque Xavier Niel lui propose, en décembre 2012, de monter l’école 42, il ne réfléchit pas une seconde. Le pari est de taille mais “Xavier sait transmettre confiance et autonomie à ses équipes”. La réactivité est incroyable. L’école a ouvert ses portes le 15 juillet 2013.


Entretien mené par Capucine Graby

Il n’y a aucune comparaison possible avec 42. C’est une école à durée indéterminée, sans professeurs, sans cours théoriques, sans surveillants, sans partiels (ce sont les étudiants qui s’évaluent entre eux). 42, c’est aussi une école gratuite, à laquelle on peut accéder sans le bac, une école ouverte 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Un Ovni en France.

“C’est une école à durée indéterminée, sans professeurs, sans cours théoriques, sans surveillants, sans partiels (ce sont les étudiants qui s’évaluent entre eux)”

Dans le système français, 42 est une école étonnante car au lieu d’avoir des étudiants qui travaillent dans leur coin, ce sont eux qui s’évaluent entre eux. À 42, on “apprend en faisant”. Comment ça marche ? C’est très simple : des consignes apparaissent à l’écran et ensuite, c’est l’émulation collective qui prend le relais. Ça marche parce que le code est très créatif. Il n’y a pas qu’une voie pour arriver à coder.

Incontournable code

Nous changeons d’ère. De la même manière qu’en 1850, nous sommes passés de l’ère agricole à l’ère industrielle, nous entrons dans l’ère numérique. Aux États-Unis, 25 % de la croissance est tirée par le numérique. Prenez conscience que la capitalisation des Gafa (Google – Apple – Facebook – Amazon) est plus importante que celle du CAC 40 !

Aujourd’hui, on ne s’en rend pas compte, mais les téléphones, applications et sites Internet, c’est 99 % de code. Et ce code doit gagner en efficacité car il va progressivement toucher des domaines de plus en plus larges. Prenons un exemple : si un épileptique tombe dans la rue, les pompiers prennent automatiquement le relais. Ce n’est pas le fruit du hasard. Idem pour les agriculteurs professionnels qui travaillent avec des satellites pour calculer la surface du champ à labourer.

“Aujourd’hui, on ne s’en rend pas compte, mais les téléphones, applications et sites Internet, c’est 99 % de code”

Apprendre à coder va donc devenir essentiel. Il faut bien comprendre que le code, c’est quelque chose d’ouvert, ce n’est pas une science exacte. Soyons clairs : il ne faut pas que le code devienne une matière à l’école. Dans ce cas, c’est la catastrophe assurée. Non, il faut une vision transverse du code. Le code, c’est une manière de voir le monde. On peut par exemple utiliser le code pour approfondir une leçon d’histoire. L’utilisation de tableurs, qui est une forme de programmation ultra-accessible, étend vos capacités de compilation de quelques milliers de données historiques, par exemple de la Grande Guerre, pour mieux en comprendre les impacts.

Sélection drastique

Le premier round de sélection d’entrée chez 42 a lieu sur Internet. C’est un test plutôt ludique de logique. Il peut être fait à tout moment de l’année. 50 000 personnes ont tenté leur chance l’année dernière.

On ne conserve que 3 000 étudiants parmi eux. Entre juillet et septembre, ils sont alors 1 000 par mois à passer ce que l’on appelle l’épreuve de “la piscine”. Cela leur permet de se familiariser avec l’école et notre mode de fonctionnement : ils doivent résoudre une dizaine d’exercices par jour. Après cette épreuve, nous n’en conservons que 900 sur les 3 000. On ne tient quasiment aucune statistique, mais à 42, il y a 90 % d’hommes et 40 % d’étudiants qui n’ont pas le bac.

“A 42, il y a 90 % d’hommes et 40 % d’étudiants qui n’ont pas le bac”

Ensuite, leur scolarité dure entre 2 et 5 ans en fonction de leur progression.

Savoir que l’on réinsère des jeunes qui n’avaient pas trouvé leur voie est une source de fierté. Je suis content de voir que l’on fait de l’éducation populaire gratuite et que l’on redonne un avenir à certains jeunes exclus. Certains objectent que notre école n’est pas reconnue par l’État. Je leur réponds que des centaines d’étudiants ont déjà trouvé un emploi dans des entreprises françaises grâce à nous.

Exception française

42 n’existe nulle part ailleurs dans le monde. Même les Américains, considérés par beaucoup comme ultra-visionnaires, n’ont pas eu cette audace. Du coup, ils sont tous très intéressés par le concept. Tony Fadell, l’inventeur de l’iPhone, les fondateurs d’Airbnb, de Twitter ou de Netflix, tous sont venus voir, par curiosité, à quoi ressemblait l’école 42. Souvent de passage un dimanche soir, ils ont été surpris de voir des centaines d’étudiants en train de travailler à 23h un soir de week-end, d’autres prêts à dormir sur des matelas installés dans le couloir. Ils ont compris que nous pensions de manière différente pour être innovants. D’ailleurs, le patron de Netflix a distribué ses cartes de visite à nos étudiants !

“Les Américains, considérés par beaucoup comme ultra-visionnaires, n’ont pas eu cette audace. Du coup, ils sont tous très intéressés par le concept”

42 a coûté 70 millions d’euros. Non, ce n’est pas un coup de com’. Et on a souhaité lancer une école de grande envergure dès le départ pour avoir un impact fort. Sur les 6 000 développeurs qui sont formés chaque année dans l’Hexagone, 1 000 sortent de chez nous. Le bilan est honorable.

Management communautaire

Nous sommes une quarantaine à diriger cette école. Ce n’est pas une direction, c’est une communauté. Dès que l’on doit prendre une décision, on envoie un mail pour que chacun soit consulté. L’équipe pédagogique est réunie dans le “bocal”, une grande pièce en verre dans laquelle les étudiants sont invités à donner leur avis sur les programmes. Vous avez vu certains étudiants faire le ménage dans les immenses salles de cours ? Tout le monde participe à la vie de cette école. Je vais vous étonner, mais il n’y a pas de référence. On tâtonne. Mais en 2 ans, on se rend compte que notre méthode fonctionne, puisque les étudiants qui sortent trouvent du travail dans les plus grands groupes français ou internationaux.

Mixité inter-écoles

Nous développons énormément les partenariats. 30 étudiants de 42 travaillent actuellement avec 30 élèves d’HEC sur un programme de création de cinq start-up.
On a aussi créé des partenariats avec différentes écoles : les écoles de design Condé et Duperré, l’ESCP Europe, Centrale ou encore l’Institut Français de la Mode par exemple. Je suis convaincu qu’il faut rendre le travail inter-écoles obligatoire. Il faut davantage de transversalité entre les établissements. Oui, la France finira meilleure que la Silicon Valley, mais on a pris du retard, il faut être patient. Oui, dans ces conditions, 42 peut former le Bill Gates de demain, mais attention, il faut aussi être conscient que des réussites telles que Microsoft n’existeront plus demain. Aujourd’hui, les stars s’appellent Uber ou Airbnb. Ces start-up sont des innovations de rupture dans des secteurs qui sont influencés par l’informatique. C’est pour ces raisons qu’il faut mixer les cultures, et donc les écoles.

Gâchis français

La France est terriblement en retard. Et pourtant, notre potentiel numérique est colossal ! Note premier atout, c’est notre localisation géographique. Nous sommes idéalement positionnés au cœur de l’Europe. Or, le numérique se nourrit de l’innovation. Avoir la possibilité de monter des teams d’Africains autant que de Suisses ou de Suédois pour travailler sur des projets disruptifs devrait nous donner une longueur d’avance incroyable.

“Le numérique se nourrit de l’innovation. Avoir la possibilité de monter des teams d’Africains autant que de Suisses ou de Suédois pour travailler sur des projets disruptifs devrait nous donner une longueur d’avance incroyable”

Le deuxième point qui me semble important, c’est que nous avons, en France, une culture de l’innovation qui est exceptionnelle. Apple a par exemple recruté récemment Paul Deneve, l’ancien patron d’Yves Saint Laurent, pour fabriquer des vêtements connectés…

Malheureusement, on ne sait pas suffisamment intégrer ceux que l’on forme. Salomon Hykes, formé à Epitech Paris, est parti créer Docker à San Francisco. On a une incapacité à sortir des schémas classiques en termes d’éducation et de pression sociale.

Bombe à retardement

À 42, nous avons un effectif de seulement 10 % de filles. Je crois que c’est à la fois culturel et occidental, car ce n’est pas le cas dans certains pays d’Asie comme la Chine ou la Thaïlande. C’est un immense problème pour deux raisons : d’abord, le monde dans lequel nous vivons a besoin de gens qui pensent différemment. Avoir aussi peu de femmes dans ces métiers explique par exemple que la e-santé émerge aussi peu. Deuxième point, on fabrique une société d’exclusion pour demain. Les femmes ne pourront jamais diriger les grands groupes dans 10 ou 20 ans si elles ne savent pas coder ! C’est une bombe à retardement.

RECRUTEMENT : LE BIG DATA S’INVITE DANS LE RPO

Un recrutement micro-ciblé, innovant et tenant les promesses du Big Data : dans un environnement économique incertain, mêlant concurrence accrue et tension sur le marché du travail, c’est la voie que de plus en plus d’employeurs sont amenés à emprunter.

L’externalisation RH a le vent en poupe. Après un bond de 12% en 2012, le marché du RPO (pour Recruitment Process Outsourcing) enregistrera en 2013 une nouvelle croissance de 12 à 17% en 2013. Pourquoi un tel succès ? Les raisons qui poussent à externaliser tout ou partie des fonctions Ressources Humaines s’affichent avec plus d’évidence aux yeux des employeurs : dans le monde, ils sont plus d’un tiers à percevoir des difficultés de recrutement, constatant avant tout un manque de compétences techniques et un manque de candidats disponibles.

Face à ces pénuries de talents, nombre d’entre eux se tournent vers l’externalisation et des solutions qui leur permettent :

  • de déléguer une activité – le recrutement – dans laquelle ils ne sont pas experts,  et de se concentrer sur le stratégique ;
  • de mieux comprendre les besoins et les mobilités sur le marché du travail, à grande échelle ou de manière très ciblée ;
  • de tester de nouvelles méthodes de recrutement et de nouvelles technologies, innovantes et performantes dans l’aide à la prise de décision.

RECRUTEUR CHERCHE PRESTATAIRE : PROFIL DE LABORATOIRE D’ESSAI, AIME BIG DATA ET MICRO-TARGETING

Big Data comes to RPO

Que doivent rechercher avant tout les employeurs chez un prestataire RPO ? Le dernier livre blanc de ManpowerGroup Solutions avance un trio de réponses fortement marqué par l’innovation technologique :

BIG DATA

Rendre accessibles des talents qui jusque-là restaient hors de vue des employeurs, c’est une des missions traditionnelles des prestataires de RPO. Mais afin de continuellement attirer les meilleurs talents et rester compétitif, les employeurs ont tout intérêt à externaliser leur recrutement avec des prestataires qui tirent profit des grandes promesses du Big Data. Le traitement à grande échelle de données sur le marché du travail et la main-d’oeuvre leur offre :

  • une capacité globale et inédite à localiser des viviers de talents, de haut niveau et adaptés à l’entreprise,
  • la possibilité d’identifier de manière très précise les compétences et le profil du talent en vue et de déterminer les moyens de l’engager dans un projet qui l’intéresse.

MICRO-TARGETING

RPO : 4 CLÉS POUR TROUVER ET DÉVELOPPER LE BON TALENT AU BON MOMENT

L’acquisition de talents est un processus qui laisse peu de place à l’improvisation, que ceux-ci soient “achetés” (recrutés) ou “construits” (formés).

« Micro-cibler » le recrutement, cela veut dire savoir avec quelle autre entreprise le candidat ciblé est en contact et ajuster en conséquence son attractivité, accéder à son profil (parcours professionnel, coordonnées) au-delà de ce qui peut être visible sur LinkedIn pour faire coïncider l’offre avec le bon candidat, etc.Sourcer, attirer, recruter et engager un talent : le processus d’« acquisition des talents » ne se limite plus à publier une offre d’emploi et à attendre de voir qui y postule.

Les employeurs doivent demander plus à leur prestataire : un talent de qualité s’acquiert par une démarche proactive, qui construit des relations poussées avec les individus pour s’assurer de leurs compétences mais aussi anticiper le succès du recrutement et de son expérience dans l’entreprise.

LABORATOIRE D’ESSAI

« Le prestataire de RPO doit servir de partenaire stratégique, qui travaille de près avec l’entreprise, délivre les dernières tendances du marché, fournit en permanence la quantité adéquate de talents aux compétences nécessaires et ajuste les opérations de recrutement au fur et à mesure que la demande change », écrit Kate Donovan, Présidente Global RPO Practice pour ManpowerGroup, à l’heure de dresser le portrait idéal du prestataire.

La clé du succès réside dans cette relation stratégique entre prestataire et entreprise ; elle est aussi dans la capacité du fournisseur à développer des outils et des systèmes performants, « de dernière génération », cherchant l’innovation à la manière d’un laboratoire d’essai pour fournir des solutions à la recherche de compétitivité RH du client.