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Les 6 types de conversation que vous avez sur Twitter

Avec 18% des internautes connectés à Internet présent sur Twitter et 500 millions de tweets échangés chaque jour, difficile de faire l’impasse sur les conversations pour s’informer, analyser une tendance ou humer l’air du temps. C’est en partant de ce postulat que le très sérieux Pew Research a mené une étude sur les différentes structures conversationnelles rencontrées sur Twitter afin d’affiner les analyses sur les discours et groupes émetteurs.

Cette étude dégage 6 structures types (cf infographie) :

– Divisée
– Unifiée
– Fragmentée
– En grappe (cluster)
– EN « HUB » externe ou interne

Pour dégager ces structures, l’institut a cartographié plusieurs milliers de conversations et en a visualisé la structure (ou la carte). Entre autres conclusions, qui viennent souvent confirmer ce que l’on constate de manière empirique, il est visible que les conversations autour de la politique sont bipolaires (polarized), avec un nombre de connections très faible entre les deux groupe. La politique est souvent le sujet constitutif de ce type de forme, mais tout autre sujet clivant crée cette structure (une étude sur la théorie du genre, la loi sur la famille) serait intéressante et aboutirait sans doute à une forme identique.

A noter, dans l’étude que chaque camp utilise des sources et #hashtag différents.
Autre structure : les « tight Crowd ». Plus resserrée, cette structure se rencontre essentiellement dans le cadre d’échanges professionnels, liveconférence, etc.

twitter et clusters

Ci dessus : une carte de structure polarisée

Les marques n’ont pas de communauté sur Twitter

Instructif, les grappes autour des marques dégagent très peu d’interactions entre les twittos, mais sont souvent bilatérales entre la marque et le twittos. La marque fédère,par exemple à l’occasion d’un lancement de produit, mais ne crée pas de groupes homogènes.Symptôme aussi de cette atomisation, les liens partagés autour d’une marque ne sont souvent pas identiques. Autrement dit, une communauté de marque n’existe pas (ou peu) sur Twitter, qui est juste un vecteur pour relayer le message de la marque sans connections entre twittos. Certains pourront arguer que les communautés existent sur les forums dédiés (voir sur facebook ?) et que Twitter n’est pas le lieu où échanger sur une marque. Ce n’est pas faux, mais les populations sont-elles identiques ? J’en doute. Tout comme je doute qu’une page de marque Facebook crée une communauté. Les interactions entre marques et fans sur Facebook sont même encore plus restreintes, car peu conversationnelles.

La notion d’engagement serait donc seulement du gré à gré entre la marque et le client/fan/prospect. Un constat assez logique : une marque n’est pas là pour susciter une communauté d’idées, mais une communauté d’acheteurs et éventuellement d’usages ou de râleries. Ce qui transparaît d’ailleurs sur les comptes de type SAV ou support,où la forme dégagée est de type sera de type « hub and spoke ».

Dans la relation marque et consommateur,une étude publié par l’AFRC (et d’aileurs introuvable sur le site) et citée par Stratégies confirme ce peu d’interactions des internautes avec les marques : « Les marques sur Internet n’en sont pas à leur coup d’essai… et pourtant, malgré une présence significative, elles n’auraient pas réussi à installer un véritable échange avec les publics qu’elles visent. C’est du moins le constat fait par l’institut Ysthad dans son étude Uxi Survey pour le compte de l’Association française de la relation client. Parmi les internautes actifs sur les réseaux sociaux, 60% n’instaurent ainsi aucune interaction avec les marques. Pour 64% des internautes, la présence des marques sur les réseaux sociaux est décevante. Bref, tout est à construire »

A lire aussi les résultats de l’étude publiés par PR ROOM

Je vous laisse découvrir les autres structures. Bien entendu ces modèles ne sont pas rigides et bien souvent plusieurs types de cartes se dessinent autour d’un même sujet.

Twitter : quels types de conversation

La motivation de cette étude repose sur l’importance prise par les médias sociaux en tant que relais de la société civile explique le PEW. L’étude des conversations est une matière précieuse pour dégager des tendances et autres « insights » en complément des focus group. Elle permet aussi d’identifierles points de focalisation, les fameux « influenceurs » et autres leaders d’opinion. Plus avant, ce type d’analyse autorise aussi une compréhension plus fine des interactions pour détecter et interpréter les tendances, sujets et humeur du temps, le fameux « zeitgeist » et « volkgeist » chers à Hegel.

Peut-être le Pew est-il passé à côté d’un type de conversation ?

Outils pour utiliser #twitter au mieux |Update |

Au fil des mois, les pour utiliser apparaissent et disparaissent. Voici une petite liste, non exhaustive, d’applications pour utiliser au mieux l’application de micro-blogging. Il y en a pour tous les goûts et pour de nombreux usages, depuis la mise en place du profil jusqu’à la quotidienne.
Pour un usage optimal, sélectionnez ceux qui avec lesquels vous serez le plus à l’aise en fonction de votre objectif.

Pour scénariser
clicktotweet

Click to tweet vous permet de sélectionner un extrait ou plusieurs extraits de votre post afin qu’ils soient twittés.

twitrcover : pour éaliser votre background twitter

Trouver et Gagner des followers

Twistools
wefollow
Twitlist vous suggère des personnes à suivre en fonction de vos centres d’intérêts

twistools

Organiser

Tweetbits

Tweetbits permet de créer une timeline personnalisée avec les tweets que vous aurez signalés comme favoris durant la journée. Cette fonction de favoris est finalement assez peu utilisée sur Twitter. À tort. Elle permet de signaler les tweets que vous considérez comme importants ou que vous souhaitez pouvoir retrouver facilement pour les lire à tête reposée.

C’est là qu’intervient TweetBits. L’outil va mémoriser tous vos tweets favoris. Vous pourrez ensuite les repasser tranquillement à tête reposée, les classer dans des catégories par simple glisser-déposer ou encore les archiver pour ne pas les perdre.

Veiller

Twxplorer est encore en phase beta mais s’avère très prometteur.

Tweetally

Tactics cloud est un nouveau moteur de recherche qui permet de trouver des listes pertinentes.

Bluenod : pour analyser les réseaux d’un compte twitter

Topsy : la référence des moteurs de recherche twitter. Racheté par Apple.

Snapbird recherche dans votre timeline au-delà de 10 jours, dans les tweets de vos followers, dans les favoris de vos followers et s’avère bien plus puissant que le moteur de twitter. A tester sans modération si vous êtes sûr d’avoir vu une info passer, mais où ?

social mention

Rechercher par photos : Twipho

tweetymail

twitterfall

Mesurer : Twopcharts Toutes les statistiques en temps réel sur Twitter.

Evidemment, ne surtout pas oublier l’excellent Docteur Tweety, qui en plus d’être efficace est le premier moteur de recherche twitter francophone.

Détecter les tendances sur twitter

whatthetrend

tame

Nuzzel pour détecter les tendances de ceux que vous suivez et qui vous suivent

trendsmap

The one millions tweet map permet de chercher par mot clé sur une carte et surtout d’embarquer le tout sur votre site.

Détecter les articles les plus partagés : like explorer

Tweetbinder

Trends24.in, tous les sujets tendances en temps réel dans le monde

Feeltiptop  offre plusieurs façons de détecter des tendances. Par mots clés, nuages de mots clés. Il détecte aussi les visuels (photos et vidéos) associées les plus pertinentes. L’interface n’est pas des plus réussie, mais elle est efficace.

Moins utile, biosischanged, comme son nom l’indique, vous alerte si un de vos abonnés change son profil.

The Latest  vous donne les tendances de la journée sur Twitter

Quelle émission est la plus commentée sur Twitter ?  Social-TV Live Battle

Veille sur hashtag

Le hashtag ou mot-dièse est le nouveau code pour le moteur de recherche. Que ce soit Twitter, et G+, ce petit dièse placé devant un mot clé augmente significativement ses capacités de référencement. Il permet aussi à de nombreux moteurs de se spécialiser et de créer des réseaux de mots clés par pertinence. Un des meilleurs exemples de ce type d’outil est sans conteste hashtagify.

Hashtagify

bundlepost

hashtracking

ritetag

keyhole

seesaw

tweetbinder

tagboard

hashtagify

Seen est lui aussi relativement performant et surtout permet de classer les résultats par format :, tweets photos et vidéos.

tweetchat

Raconter

storify
Storify, le grand classique pour raconter une histoire en utilisant plusieurs formats (vidéos, tweet, billets, photos…), livetweeter une conférence, et grâce au code embed l’insérer sur votre site.

A tester aussi Epilogger, un storifylike

Twitter stories

Twitterfeed

Gérer, trouver, nettoyer…

commun-it

Followerwonk

rite-tag

socialoomph

Manage flitter

tweriod

Tweetdeck

tweetadder

tweepi

buffer

qwitters Pour savoir qui vous quitte

Traackr : Pour détecter vos influenceurs

Tweeted times un équivalent de Flipboard dédié à Twitter. La curation appliquée à Twitter

hootsuite : l’outil ultime pour twitter, mais aussi pour gérer tous vos et applications sociales.
UN nouvel outil : Sociota, comme hootsuite vous permet de gérer de multiples comptes.

Marketmesuite permet de gérer de multiples réseaux sociaux un peu de manière similaire à Hootsuite en moins puissant.

Sproutsocial est lui aussi un outil très puissant pour gérer ses réseaux sociaux, mais il est beaucoup plus cher que Hootsuite.

A signaler un nouvel entrant Onfast.com un outil italien à l’interface un peu plus rustique. A tester.

Notons un comparatif réalisé entre Hootsuite, Tweetdeck et Seesmic (racheté par Hootsuite) afin de se faire un avis.

Je ne connaissais pas, sendsocialmedia.com un outil assez puissant d’après ce que j’ai pu lire. A tester aussi.

Plus orienté analytics, il ne faut pas passer sous silence Raven un outil intégré pour gérer ses campagnes.

Digsby s’inspire des systèmes de messagerie façon MSN ou AOLMessenger. Son avantage est de regrouper à la fois les flux des médias sociaux, mais aussi de vos principales messageries web (Gmail, Yahoomail etc.) UN produit similaire à Trillian

Si vous utilisez de multiples canaux pour faire du marketing, jetez un oeil sur LocalVox

Analyser

Tweetreach

Twiangulate Superbe outil pour analyser les connections entre twittos. Pour trouver à la fois ceux que deux personnes suivent, mais aussi les personnes en commun qu’elles suivent.

Simply Measured génère des rapports sur vos followers entre autres.

Influence, mesure, et recherches

fruji

Kred : concurrent de Klout, Kred mesure votre influence sur les réseaux sociaux et stocke vos meilleures interventions

Where does my tweets go permet de visualiser sous forme de très belle carte la portée de vos tweets. Ce qui permet de mesurer l’influence d’un message ou son taux d’impression.

Backtweets moteur de recherche de tweets

My top Tweet : retrouvez vos tweets qui ont suscité le plus d’engagement.

Klout : au fil de son évolution, Klout devient un véritable outil de partage de contenus et de gestion de vos réseaux sociaux.

twitonomy

twittercounter

twitonomy : pour connaître vos statistiques sur Twitter sur une période donnée.

Tweetarchivist : Pour archiver et analyser des timelines.

Partager

Twileshare

Il y en a beaucoup d’autres, et je suis sans doute passé à côté d’outils utiles. N’hésitez pas à me le suggérer.

Comment définir une stratégie de contenus

Stratégie est sans doute le mot le plus utilisé depuis quelques années. Tout est stratégique, de la feuille de route de l’entreprise au positionnement de la machine à café. Le contenu mérite lui aussi une approche stratégique. Certes, mais : qu’est-ce qu’une stratégie de contenu ? Qui la définit, sur quelles bases, avec quels objectifs, avec quelles mesures ? Réaliser des articles sur un blog, des infographies, diffuser le tout sur twitter et le relayer sur le RSE interne n’est pas de la stratégie. C’est au mieux de la tactique, au pire de la perte de temps.

Pourtant, cette approche de la production ponctuelle et confuse semble la plus partagée. D’après un sondage mené aux Etats-Unis, seulement 27% des entreprises B2C et 48% du B2B ont une stratégie claire dès lors qu’il s’agit de contenu. La route est longue.

Quelle route pour le stratège de contenu ?

Nous partons du principe pour la suite du post que vous souhaitez produire du contenu qui s’adresse à des utilisateurs soucieux de s’informer, d’apprendre, de résoudre un problème ou tout simplement se divertir. Votre rôle est de produire et de fournir ces informations en utilisant les différents canaux de diffusion à votre disposition. Pour ce faire, il est possible que la feuille de route soit claire. Ou pas.

Pour définir votre stratégie de contenu il vous faudra définir en quoi celui-ci vous aidera à atteindre vos objectifs ou ceux de votre entreprise ( de toutes natures) tout en étantutile aux récipiendaires, l’un ne va pas sans l’autre : aucun contenu ne doit être inutile. Dans une logique, par exemple d’inbound marketing, à chaque étape du tunnel de conversion correspondra un contenu dédié. Une fois défini vos objectifs, votre stratégie de contenus devra définir, dans le désordre, votre planning de production, de diffusion et la gouvernance globale de votre contenu.

Comment déterminer une stratégie de contenus

Pour poser les bases de votre stratégie de contenus, le site Brain trafic a créé il y a déjà 4 ans « the quad». Ce diagramme recense les 4 composants indispensables pour déployer votre stratégie de contenus. C’est aussi une grille d’analyse pour élaborer et évaluer votre contenu en fonction d’objectifs.

Ces quatre éléments se positionnent autour du cœur du réacteur:

Le noyau stratégique

Critique et prioritaire, le noyau définit la promesse, les objectifs et le contenu associé pour les atteindre. Ce noyau va aussi contribuer à élaborer la feuille de route pour une période déterminée. Votre stratégie de contenu prendra sa source sur la promesse de l’entreprise déclinée à l’envie. Cette promesse peut reposer sur une baseline, par exemple « indexer et rendre accessible toute l’information du monde ». Toutes vos productions de contenu seront sous-tendues en écho à cette promesse. Les guidelines pour élaborer votre stratégie s’appuieront sur cette promesse qui sera déclinée en suivant des cycles et messages spécifiques selon qu’il s’agisse de communication, interne ou externe, ou de supports pour le marketing.

Les autres composants du quadrant reposeront sur le noyau stratégique qui donnera naturellement naissance à la substance, autre composant du quadrant.

La substance pose la question du message qui devra être véhiculé et retenu par le récipiendaire et de la typologie de contenus nécessaire pour atteindre l’audience visée. On touche ici au cœur de la compétence de l’éditeur et du métier des producteurs de contenu.

La structure : comment le contenu est hiérarchisé, organisé, formaté et affiché.

A la structure formelle du contenu, s’ajoute la question de la technique pour délivrer le contenu à la bonne personne et de manière pertinente. Ce peut être sur un mobile, une tablette, via un sms etc. Sur ce point, il faut avoir une idée claire de l’affichage et nécessite de maitriser a minima les possibilités offertes par les CMS et technologies associées. Par exemple, quels sont les add-ons de WordPress qui me permettront de transférer ces contenus vers un mobile en push après une visite d’un internaute et autres questions du même type liées dans cet exemple au comportement du visiteur. Dans tous les cas, le CMS devra vous faciliter la vie, pas vous la pourrir en vous imposant des contraintes.

En gros, il faudra répondre à ces questions :

 » qui », « quoi », « quand », « où » et « comment »

En répondant à ces questions, vous commencez à avoir une bonne idée de déployer votre stratégie et passerez naturellement au workflow.
Le workflow comprend les process, les outils et les ressources humaines nécessaires à la production de contenus et à la qualité. Ce composant mériterait un long billet nécessaire pour évoquer le vaste sujet de la technique, des process et des ressources associés.

La gouvernance globale

La gouvernance pose la question des décisions affectant la stratégie globale, de qui provient l’information sur d’éventuels changements, comment sont-ils communiqués etc. La gouvernance est aussi importante que le reste des composants du quadrant.

Pour en juger nous pouvons prendre l’exemple des guidelines de la maison blanche sur la gouvernance digitale.

PEEPME : le selfie du consommateur

peep

« Ce que vous achetez révèle votre personnalité, alors dévoilez-vous ! » J’achète donc je suis pourrait tout autant être la baseline de PEEPME, ce réseau social dédié à la mise en scène par vous-même de votre dernier achat : le selfie publicitaire en somme. Un concept brandé par PEEPME comme le « social show-off ». D’autant plus « show-off » que l’appli indique clairement le prix de l’objet en question. Au cas-où.

Le fils naturel de Pinterest et Instagram

Annoncé comme un vrai succès avec déjà 350 000 utilisateurs aux Etats-Unis, après 11 mois d’existence, ce réseau social lancé par l’entrepreneur belge Zeki Sever en mars 2014 débarque en Europe et en France. Dubitatif devant le concept, le communiqué de lancement reçu ce jour apporte un éclairage sur la finalité de PEEPME : « Peepme vous donne l’occasion de vous présenter en révélant vos habitudes d’achat. L’ambition de Peepme est d’offrir un outil séduisant pour les annonceurs via un réseau qui a du « Punch » (ndr : ???). PeepMe est à la fois ce que Facebook tente de réaliser en terme de promotion de marques et Pinterest qui tend vers l’e-commerce. Découvrez ce que consomment les célébrités et jetez un œil sur une partie de leur vie.
Imaginez ce qu’une personnalité comme Drake, Scott Disick, Kim & Kourtney Kardashian, premiers à adopter le concept peut générer comme retour pour une marque. »
Une bonne affaire peut également se partager afin de faire profiter ses amis. Cette plateforme est donc une manière claire de pousser à l’achat et de favoriser le « social shopping ». Une bonne opportunité pour les marques. »

« Je consomme donc je suis ce que je consomme »

Voilà voilà. A ce stade, difficile de préjuger de l’adoption de ce réseau par le public. Des réseaux dédiés au social shopping existent déjà, dont Pinterest et Fancy pour les plus célèbres, avec un taux d’adoption en France assez faible, et ce malgré l’efficacité de ces plateformes comme générateur de trafic
Surfer sur la vague du Selfie pour favoriser l’exposition d’un produit est un vrai pari. Certes la recommandation par des amis et relations est ce qu’il y a de plus efficace pour la promo d’un produit, mais de là a me prendre en photo avec une nouvelle cafetière, veste, voiture ou autre… Bôf.
Devenir une vitrine de placement produit est un objectif de vie comme un autre, certes, mais à part des stars payées pour ce faire, comment consentir à devenir une vitrine publicitaire et être séduit par un réseau clairement orienté annonceur ?
Un réseau social est fondé sur la relation et l’échange entre individus, le pari que ce partage passe par la mise en avant de son dernier achat est à la fois emblématique de l’époque, mais fait preuve aussi in fine d’un certain cynisme assumé.

A suivre.

10 conseils pour bien faire une interview

Même si vous n’êtes pas journaliste, l’ permet d’étoffer considérablement un article ou ses propos. Mener une interview peut paraître simple de prime abord, et pourtant…

Aujourd’hui encore, avec quelques milliers d’interviews au compteur, je sais que si certains prérequis ne sont pas observés, l’interview ne sera pas intéressante, ni pour moi, ni pour ceux qui la liront. Parfois, malgré un vrai travail en amont, le résultat ne sera pas plus probant. Et pour cause. La communication devient un art très affûté et les entreprises dépensent beaucoup de temps et d’argent pour briefer leur porte-parole. A titre d’exemple, dans certaines entreprises il vous faut attendre plusieurs années avant d’avoir le droit de parler à des journalistes. Le temps d’acquérir les éléments de langage, d’apprendre les questions/réponses par cœur et maîtriser la novlangue de l’entreprise. Résultat : vous avez beau multiplier les interlocuteurs au sein d’une même entreprise, tous auront le même discours.

Cette maîtrise de la communication est devenue nécessaire pour les entreprises. Avec l’extrême financiarisation de l’économie, une parole malheureuse peut faire chuter un cours de bourse. Naïfs, vous croyez qu’un dirigeant ou responsable d’entreprise vous parle ? Non. Le plus souvent, en répondant aux journalistes, nombre de dirigeants parlent avant tout aux actionnaires. Ce qui peut expliquer certaines réponses de patron en total décalage avec ce que pourrait attendre l’opinion publique, par exemple lors de cas de suicides dans les entreprises ou autres problèmes de transports. Les meilleurs communicants manient d’ailleurs un double langage assez habile leur permettant de faire passer des messages à une cible donnée tout en répondant à des questions générales. Les bons politiques excellent dans cet exercice.

En face, les journalistes et interviewers sont de plus en plus démunis. Difficile pour eux d’obtenir de vraies réponses sans langue de bois. Mais en y mettant un peu du sien et en préparant le terrain, on peut obtenir quelques résultats. Voici un petit viatique pour une interview sereine.

1) Préparez, préparez, préparez…

On ne le dira jamais assez, collecter de l’information demande en aval une très bonne préparation. Idéalement un journaliste peut parler de n’importe quoi avec n’importe qui, mais à condition d’avoir préparé le sujet en amont. Selon le degré de connaissance que vous avez du sujet la préparation peut être plus ou moins légère, mais en règle générale, face à une bête de communication, mieux vaut maîtriser son sujet pour éviter d’être baladé. Cette partie laborieuse est la plus importante avant l’interview. Il y a quelques années, les journalistes avaient la chance d’avoir des documentalistes à disposition pour préparer un épais dossier sur le futur interviewé. Un dossier qui permettait d’avoir un bon background pour préparer les questions. Aujourd’hui, internet permet de pallier la disparition de cette très utile profession, renvoyant le journaliste à sa propre constitution de dossier.

2)Choisissez un angle

Il est rare d’avoir beaucoup de temps pour une interview. Selon le contexte, il vous faudra déterminer ce que vous attendez de l’interview et, quel que soit le format final (enquête, portrait, commentaire), si vous n’attendez rien, vous n’aurez pas grand-chose. L’angle choisit déterminera en grande partie le déroulé des questions et de l’interview. Attention, un angle n’est pas un parti pris. Certains conseillent de poser la question la plus importante en premier. Pas toujours facile si la question est délicate, mieux vaut créer un entonnoir.(voir ci-après)

3)Questions ouvertes/fermées

L’équilibre entre questions ouvertes et fermées est délicat, souvent dicté par le type d’interview. Les questions fermées sont utilisées pour valider une information ou éventuellement pour boucler un chapitre dans l’interview. La question semi-ouverte peut servir à relancer l’interview à l’exemple de la reformulation de type « si j’ai bien compris… ». A contrario, « vous confirmez que .. » est une question fermée.

4)Reposez la même question.

Si les réponses ne sont pas satisfaisantes, reposez plusieurs fois la même question, sous des formes différentes mais pas plus de 3 fois. Face à un mur, la pugnacité peut avoir du bon.

5) Observez votre interlocuteur.

Une bonne interview demande un minimum d’empathie. Malgré des heures de training, certaines expressions du corps trahissent le sentiment de l’interviewé. Pareil au téléphone, la respiration est un indicateur de l’état d’esprit de votre correspondant.

6) Ayez un minimum d’empathie.

Le style agressif, très prisé par les journalistes français est souvent contre-productif. L’interviewé se met en position de défense et, le plus souvent ne se laissera pas déstabiliser par ce comportement. Et cette agressivité se retrouvera rarement dans la retranscription. A contrario, l’empathie donne de biens meilleurs résultats. Tentez de comprendre votre interlocuteur. Sans aller jusqu’à la connivence, lui donner l’impression qu’on s’intéresse à ce qu’il dit (ce qui peut être réellement le cas), le relancer, dévier la conversation, permet de le mettre en confiance.

7) L’empathie bis

Cette empathie passe aussi par une forme de synchronie ou effet miroir avec votre interlocuteur. N’hésitez pas à adopter une posture, un débit similaire. S’il parle vite, faites de même, s’il est vautré dans un fauteuil, imitez-le. Cette inspirée de la PNL sent la manipulation de base, mais en fait ça fonctionne très bien… condition de ne pas singer votre interlocuteur qui s’en rendra très vite compte.

8) Créez un entonnoir.

Parfois, il est difficile d’aller directement au sujet. Classiquement, l’interview va du général au particulier. Dans le cas où une question risque d’être vraiment délicate, la technique (dite de l’hélice) consiste à tourner autour du pot en posant des questions connexes à la question centrale pour juger des réactions de votre interlocuteur.

9) Gérez les silences

Certains interlocuteurs sont très mal à l’aise face au silence. Parfois, laisser un silence après une réponse peut obliger votre vis-à-vis à meubler (et perdre une partie du contrôle de ses réponses.) Ce que l’on appelle en journalisme, « faire parler les blancs » (sans ostracisme :-)

10) Déstabilisez

Quand aucune des techniques susdites ne fonctionnent, n’hésitez pas à déstabiliser votre interlocuteur. Je me souviens d’une de mes premières interviews, en l’occurrence Andy Summers, le guitariste de Police. J’avais énormément d’admiration pour le groupe et pour lui.
Donc j’ai longuement potassé l’interview (en anglais) et attendu le moment fatidique avec angoisse. Je l’appelle et commence à lui poser mes questions. Très vite il avait l’air de s’ennuyer. Un peu dépité, je lui ai dit, « ok, je vous ennuie avec mes questions, vous avez sans doute autre chose à faire, on laisse tomber. » Il s’est raccroché aux branches et on s’est mis à parler…photo. Une autre fois, avec un ami on se trouve avec une star de l’époque. Lui aussi était visiblement ennuyé de répondre aux questions et nous le faisait sentir. L’autre journaliste a alors sorti un joint de sa poche devant le regard absolument paniqué de la star en question qui s’est mis a répondre à nos questions, trop pressé d’en finir qu’il était. N’oubliez jamais qu’une interview à pour vocation première de faire parler quelqu’un. Dans le système actuel, l’intervieweur participe de la promotion de l’entreprise ou de la personne. Et donc lui rend service.

Ces 10 points ne prétendent évidemment pas à l’exhaustivité. Les techniques d’interviews sont nombreuses et dépendent pour partie du contexte, du lieu, du support final (écrit, télé, radio, etc). La seule contrainte clairement incontournable est celle de la préparation en amont et , pour qu’elle soit réussie, que vous vous intéressiez réellement à votre interlocuteur.

Vous avez sans doute des points à ajouter ou à amender, voire des anecdotes d’interviews ?

Etapes de mise en place d’une stratégie marketing multicanal

6 étapes sont-elles nécessaires et suffisantes pour réussir à booster  ses ventes grâce à la mise en place d’une stratégie  marketing  multicanal? A la lecture du livre « Le marketing  multicanal » de Vladimir Dragic, la réponse est oui.

Je dois avouer qu’il est assez rare que je sois emballé par les  livres dédiés au marketing. « Le marketing multicanal » fait  partie de ceux-là, et pour de bonnes raisons. Tout d’abord  parce que l’auteur pose clairement le principal enjeu du  marketing à l’heure du multicanal : la vitesse. Tout le livre est  sous-tendu par cette exigence d’un marketing réactif et fluide  guidée par l’exploitation des données et les réponses, nécessairement mesurées dans leurs résultats, obsession  récurrente de la mesure et de l’itératif au long des 170 pages.

Clair, précis, et bien écrit ce livre tient ses promesses. En moins de 200 pages Vladimir Dragic, (Diplômé ponts et Chaussées, MBA Finance, DG chez Altran) détaille avec clarté une méthode et les techniques associées pour dérouler une stratégie marketing en phase avec les évolutions des publics, de leurs comportements d’achats et les bouleversements des canaux de ventes.

Conçu comme une boîte à outils, le livre est découpé en 6 chapitres.

– prospecter : stratégie de ciblage et de séduction
– Vendre et fidéliser
– Maximiser l’efficacité des canaux de contact
– Construire des modèles prédictifs
– Maîtriser les techniques d’attribution
– S’outiller pour mieux manager

En prélude à chacun des chapitres le lecteur trouvera une grille d’auto-évaluation destinée à se situer sur chacun des items couverts dans les pages suivantes.Les chapitres sont eux émaillés d’exemples pratiques, de points clés synthétiques, et d’outils pour accompagner la théorie.

Un guide didactique pour élaborer vos stratégies multicanal

Sur le fond, l’auteur réussit un double exploit : transmettre des techniques marketing claires et embrasser tout le spectre de la partie digitale en en rendant limpide ses aspects techniques les plus arides, même le process du RTB. Même limpidité sur la partie consacré au « Big Data ». A commencer par la définition des enjeux comme étant, « d’identifier, de capter et d’exploiter les datas afin de modéliser les comportements du consommateur et d’adapter en temps réel les actions marketing en fonction de ces comportements. » En réponse, Dragic offre comme dans chaque chapitre un canevas méthodologique pour passer à l’action. En quelques pages, le lecteur comprendra tenants et aboutissants sur le sujet du Big Data sans être noyés dans un jargon vernaculaire et des théories absconses pour les noms informaticiens ou matheux.

IT et Marketing réconciliés

Autre exploit et non des moindres, l’auteur arrive à fluidifier l’articulation entre marketing et IT. De manière subtile et intelligente, l’approche méthodologique part du problème pour glisser vers l’approche marketing en réponse et les outils IT en support. Les termes techniques sont expliqués clairement, et s’insèrent naturellement dans la démonstration. Au fil des pages, c’est tout le système d’information sur sa partie dédiée au marketing qui sera couvert. Le dernier chapitre est d’ailleurs consacré à un recensement des logiciels nécessaires à chaque tâche.

A la fin de la lecture, Dsi ou marketeux aboutiront fatalement a la conclusion de l’impérieuse et évidente nécessité de travailler de concert pour mener à bien le développement de la stratégie marketing. Car bien sûr, je ne saurais trop conseiller au lecteur cible, plutôt responsable du marketing, de prêter ce livre au responsable de l’it, une passerelle idéale entre les deux univers a l’absurde et souvent persistante étanchéité.

C’est le vrai talent de l’auteur que d’écrire dans un style fluide où, fait rare pour être signalés, les anglicismes tant appréciés des marketeux, se comptent ici sur les doigts de la main de Django Reinhardt. Ce faible recours aux anglicismes explique en partie la réussite didactique de « marketing multicanal ». Une réussite due surtout à une profonde maîtrise par l’auteur de son sujet.

Des méthodes actionnables

On sent derrière chaque ligne le praticien rigoureux et méthodique, soucieux de transmettre l’information sans céder à l’esbroufe et au remplissage. L’analyse des évolutions du métier et de l’accélération des cycles, de la volatilité des clients, des mutations techniques, sont analysés avec une précision et une concision qui confine à l’épure.

Seul petit défaut de cet ouvrage, l’essentiel des solutions techniques proposées s’adressent plutôt à de grandes entreprises avec des problématiques de volume. Ce bémol posé, chacun pourra s’inspirer des méthodes proposées pour les appliquer et décliner à sa situation et son marché, B2C ou B2B.

Ce peut-être aussi une bonne lecture pour comprendre facilement les nouveaux enjeux du marketing et découvrir incidemment une partie ou une autre de ces nouveaux terrains de jeux.

Le marketing multicanal Ed.Eyrolles

Veille : une méthode simple de collecte, de diffusion et de stockage

A l’heure de l’infobésité, la veille reste pour beaucoup un sujet compliqué et chronophage. Que l’on soit un particulier, une petite entreprise, un professionnel de l’information, la veille est un pilier pour construire une offre, trouver un bien, trouver un emploi, surveiller la concurrence ou encore nourrir un billet de blog entre milliers d’autres usages.

Au fil des ans, que ce soit en tant que journaliste, consultant ou autre fonction, j’ai été amené à développer ma propre plateforme en utilisant des outils gratuits (et parfois payants en entreprises ou des besoins ponctuels) pour assurer ma veille quotidienne sur de multiples sujets.

Tant que l’on n’a pas un volume important d’informations à gérer, cette méthode qui assure à la fois la collecte, la diffusion et le stockage suffit à 80% de mes besoins. Pour une veille plus profonde, la veille est un métier et faire appel à cette compétence utile.

Comme vous le verrez j’utilise des outils simples flux rss, feedly pour consolider, evernote pour le stockage, scoopit pour partager et stocker, et les mêmes depuis longtemps, et ce même si je teste régulièrement d’autres outils. Mon conseil : ne vous lancez pas dans des usines à gaz, un outil simple bien maîtrisé remplace un progiciel de veille complexe, souvent difficile à exploiter ou même des plateformes gratuites et efficaces, mais difficile à maîtriser. Typiquement, je n’ai pas mentionné Yahoo Pipes, souvent trop complexe à programmer pour beaucoup.

Autre conseil : l’efficacité de votre veille et son partage est dans l’articulation que vous donnerez entre les différents outils, par exemple un flux twitter lu dans feedly et stocké dans evernote ou encore un article de presse commenté et nettoyé avec Clearly et partagé dans evernote (ou Pocket c’est selon).

L’intérêt de la veille est dans l’exploitation utile de l’information recueillie. A ce stade, seul le cerveau peut faire quelque chose.

Le portage salarial : un système aux multiples avantages

Aujourd’hui, les entreprises peuvent sans crainte recourir au portage salarial pour exploiter pendant un temps déterminé une compétence dont elles ne disposent pas en interne. En effet, grâce à l’évolution des différents textes réglementaires, cette branche d’activité est actuellement entourée d’un cadre légal qui profite aussi bien aux consultants qu’aux entreprises clientes et aux sociétés de portage.

En quoi consiste le portage salarial ?

Le portage salarial se définit comme une organisation de travail dans lequel une personne appelée « porté » devient salarié d’une entreprise dénommée « société de portage » qui la rémunère en retour. Le porté va effectuer des missions ponctuelles au sein d’une entreprise cliente et dispose d’une grande autonomie pour réaliser cette prestation qui reste toutefois limitée dans le temps.

La réglementation en matière de portage salarial

Même si le portage salarial est apparu dans le courant des années 1980, il faudra attendre la loi de modernisation du marché du travail en date du 25 juin 2008 pour lui offrir un cadre juridique. C’est l’article 8 de cette loi qui introduit l’Article L 1251-64 du Code de travail et qui définit pour la première fois le portage salarial. Par la suite, les principaux syndicats en France, à savoir la CGT, la CFDT, la CGE-CGC, le CFTC et la CGDT, ont signé un accord paritaire avec le Prisme le 24 juin 2010.

Ce cadre définit de façon précise les modalités de la relation triangulaire entre le salarié, la société de portage et l’entreprise cliente. Par le biais de cet accord, le portage salarial devient une activité exclusive qui ne peut être exercée que par des sociétés destinées à cette branche d’activité et qui sont répertoriées par le code NAF qui a été créé spécialement à cet effet.

Enfin, l’ordonnance du 2 avril 2015 venant renforcer ce dispositif et apporter davantage de sécurité aux différents acteurs concernés. Elle prévoit cinq dispositions principales :

  • Exclusivité de l’activité de portage salarial, ouvrant de facto une négociation en vue de la création d’une convention collective ;
  • Pour chaque prestation : rémunération minimale de 2 377 € brut mensuel pour un temps plein équivalent à 75 % du plafond de la Sécurité sociale
  • Mise en place d’une garantie des salaires au bénéfice des salariés portés ;
  • Utilisation des contrats de travail existant, adaptés au portage salarial et donc, reconnaissance des droits ouverts par ces contrats auprès de Pôle Emploi;
  • Le Portage salarial concerne tout type de prestations de services (hors services à la personne) rendues par des professionnels autonomes.

Le mode de fonctionnement du portage salarial

Le fonctionnement du portage salarial repose sur une relation tripartite, à savoir le salarié porté, la société de portage et l’entreprise cliente. Dans un premier temps, le consultant recherche des missions qui correspondent à ses compétences. Il négocie auprès des entreprises afin de trouver un accord. Il signe ensuite une convention de portage avec l’une des 200 sociétés de portage qui exercent en France. La société de portage va se rapprocher de l’entreprise cliente pour l’établissement d’un contrat de mission ou bon de commande. Cette convention détermine précisément toutes les modalités pratiques de la prestation comme la durée de la mission, sa nature, le rythme ou encore les montants des prestations.

En même temps, le consultant conclut un contrat de travail qui le lie avec la société de portage. De type CDD ou CDI, ce protocole signifie que le porté est salarié de ladite société pour toute la durée de la mission. En contrepartie, celle-ci lui verse un salaire tous les mois, après avoir prélevé les cotisations sociales et les frais de gestion. En effet, c’est la société de portage qui gère toute la partie administrative, comptable, juridique et financière de la prestation et qui se charge également de prélever et de verser les cotisations salariales auprès des caisses correspondantes. En moyenne, le consultant perçoit entre 46 % et 54 % du montant de sa facture HT.

Les avantages pour le porté et l’entreprise

Pour le consultant, le portage salarial permet de bénéficier de la couverture sociale comme tout salarié, notamment en ce qui concerne la maladie, le chômage ou la retraite. Il dispose également d’une grande autonomie pour effectuer sa mission. En outre, il n’a pas à s’occuper de la gestion administrative et financière de son activité puisque celle-ci revient à la société de portage. Par ailleurs, depuis la publication de l’ordonnance du 2 avril 2015, son statut lui confère une rémunération brute mensuelle de 2 377 euros. Certaines sociétés de portage salarial proposent des parcours de formation afin d’accompagner au mieux les consultants dans le développement de leur activité.

Du côté des entreprises, le portage salarial représente la solution idéale pour disposer des compétences d’un expert, pour mettre sur les rails un nouveau projet ou pour faire face à un besoin urgent. Ce consultant est apte à travailler de suite, sans passer par une longue période d’adaptation ou une procédure d’embauche. La gestion de contrat de travail est facilitée puisqu’il s’agit d’une simple prestation externe. Cela n’augmente pas la masse salariale de l’entreprise ni l’effectif du personnel, ce qui permet de maîtriser les coûts.

Talentologue, un métier d’avenir pour les DRH

 La qualité de notre avenir se mesure dès aujourd’hui et se vérifiera demain par la reconnaissance et par l’implication des talents de la personne.

À force de dire que l’on doit réinventer le monde, on va finir par en prendre les moyens ! Le principal atout dont chacun de nous dispose pour cela, c’est l’énergie vitale : notre capacité à vivre « debout » dans un monde chahuté par des mouvements inédits. Encore faut-il que cette énergie vitale s’incarne dans des aptitudes qui, cultivées par la sensibilité, l’intelligence et l’éducation, vont se transformer en talents.

FLAUBERT disait déjà : « Pour avoir du talent, il faut être convaincu qu’on en possède ». Trop de situations nous plongent aujourd’hui dans le doute sur nos propres capacités à nous conduire en société, de manière autonome et consciente, devant la complexité croissante du monde. Cette réduction de l’estime de soi, cette morosité frileuse devant la nouveauté et l’aventure peuvent n’être que passagères si l’on réagit collectivement par une argumentation rigoureuse sur nos forces et sur les opportunités qui s’offrent à nous, au lieu d’insister pesamment sur nos faiblesses et nos contraintes.

Une simple illustration : la baisse tendancielle de la croissance dans les pays matures, à commencer par le nôtre, peut être appréciée comme une bonne occasion de revisiter les paradigmes sur lesquels se sont construits les mécanismes économiques et sociaux que nous contribuons à faire vivre. Constater qu’en quarante ans la croissance moyenne a été divisée par quatre, et que le chômage a été multiplié par trois, suffit à nous convaincre de l’inutilité de courir après la chimère de l’inversion rapide de la tendance.

Au lieu de jeter toutes nos forces vives dans la reconstruction artificielle d’un monde qui obéirait à une représentation caduque de la société, tournons-nous plutôt vers la recherche du cadre de vie que nous souhaitons, chacun pour nous, pour les autres et pour la société dans son ensemble.

Ce monde est à construire, à partir de nos propres forces, enrichies des leçons de notre expérience et de notre culture. Chacun de nous à sa part à y prendre, sa partition à y jouer, son épanouissement à y trouver.

Chacun, dans la recherche d’autonomie de son projet de vie à partir de ses talents propres, peut alors devenir la tête chercheuse de son propre développement, en accord avec le développement de la société, mais pas à son service exclusif. Il est grand temps d’inverser le sens des choses, de revenir à une vision qui met la personne au cœur des décisions sociétales, faute de quoi on creuse un gouffre entre la finalité de l’homme et la marche aveugle de la société. Là est la source de l’innovation sociale. Les nouvelles technologies du savoir et de l’apprentissage le mettent à notre portée.

Donnons la priorité aux talents des personnes !

Le talent d’une personne se définit par l’identification de sa capacité à être et/ou à faire ; par l’expression de cette capacité dans des signes extérieurs perceptibles ; par la reconnaissance de sa réalité et de son niveau par l’environnement.

Le talent se décline par rapport à soi-même, dans les facultés d’identifier, de nommer, de relier, de s’entraîner, d’exprimer ; par rapport aux autres, dans les facultés d’exprimer, de partager, de combiner et de valoriser ; enfin, par rapport à la société, dans la possibilité d’y être valorisé, de créer, de modeler, d’organiser, et de dynamiser.

Force est de reconnaître que nous sommes largement les autodidactes de nos propres talents.

Par les expériences que nous vivons, les études que nous faisons, nous arrivons parfois, et souvent par hasard, à croiser sur notre chemin les signes de nos aptitudes profondes. Bien sûr, nous avons tous fait des rencontres éclairantes et révélatrices : dans nos familles et chez nos proches, mais aussi des maîtres d’école et des professeurs dans l’éducation, des coachs et des formateurs dans les entreprises, des chasseurs de têtes et des cabinets de recrutement, des psychologues… Ils ont tous, à un titre ou un autre, contribué à combler le déficit d’identification et de mise en valeur des talents, à nous accompagner pour les révéler et les mettre en valeur. Mais, pour un talent révélé, combien d’occasions manquées, de chances gaspillées, de signes mal interprétés, qui nous font passer à côté de notre propre développement !

Les « talentologues », facteurs de la mutation sociétale

Ces « révélateurs de talents », aujourd’hui trop peu nombreux, trop dispersés dans la vie sociale et sans reconnaissance établie, jouent déjà un rôle décisif dans la découverte des aptitudes individuelles. Leur rôle sera demain essentiel pour fonder la mutation du monde à partir des personnes. Il est temps de leur rendre justice et de les mettre en lumière.

Le rôle du talentologue est d’abord

– d’analyser les talents individuels et de les décrypter avec les personnes concernées ;
– d’identifier la nature et la compatibilité des talents individuels dans les échanges interpersonnels ;
– de détecter et de mesurer le degré d’investissement des talents (individuels et collectifs) dans l’organisation économique et sociale.

Il est ensuite :

– d’accompagner les personnes dans la mise en valeur et la dynamisation de leurs talents individuels (coaching, formation) ;
– de mettre en œuvre les méthodes de développement des échanges entre les talents (intelligence collective par exemple) ;
– d’accompagner les organisations dans la mise en oeuvre productive des talents individuels et collectifs par des méthodes appropriées (analyse stratégique, team building, groupes de projets).

Il est enfin

– de capitaliser sur les expériences menées auprès des bénéficiaires et des groupes ;
– de partager avec son entourage les résultats de ses recherches ;
– de participer à l’élaboration du corps de méthode de la talentologie.
Prenant appui sur une primauté rendue à la personne, le talentologue devient un médiateur, un passeur des talents de la personne vers la société et des bénéfices de la société vers la personne, grâce à l’intelligence collective.

Au fait, chacun de nous ne détient-il pas tout ou partie des clés qui lui permettraient de jouer, auprès des siens ou de ses proches, cette fonction éminemment utile et positive ? Et ne le faisons-nous pas déjà, chacun à notre manière ? Et serions-nous prêts à le faire davantage ?

Pour une synthèse sociétale !

La remise au premier plan des talents des personnes dans le développement de la société ne doit pas nous conduire au simplisme ou à l’idéalisme. Il ne s’agit en aucune façon de nier la situation actuelle du monde ni de tenter d’en renverser les mécanismes, tâche mécaniquement vouée à l’échec. Il est davantage question de recréer, par l’épanouissement des personnes, les conditions réelles d’un développement harmonieux de la société.

Il faut donc combiner le pilotage « par le haut » des situations sophistiquées et le pilotage « par le bas » des situations élémentaires et domestiques. Sachons redonner aux personnes le goût de se réaliser dans des actions de proximité. Réorientons la simplification dans le sens de la facilité d’emploi ou de création d’entreprise, donnons à la formation un tour plus opérationnel et concret, favorisons l’apprentissage par des mesures fortes, renforçons le soutien aux aides à la personne. De tels actes représenteront des investissements modérés pour un effet matériel et moral considérable.

Encore faut-il accompagner cette remise en valeur du « domestique » par des efforts de communication et d’impulsion. Le talentologue, de facto chacun de nous, peut en être le messager.

Hector BERLIOZ disait : « La chance d’avoir du talent ne suffit pas ; il faut encore le talent d’avoir de la chance ». À chacun de la saisir. Ceci est tout sauf un requiem !

The Importance of Professional Project Management

Private companies and government organisations involved in running large projects, or many smaller projects at the same time, already recognise the benefits of formal project management but as the amount of experience and knowledge gleaned from such tasks has increased so project management has become more complex.

Project-Management

And as it has become more complex so the tools and methodologies have had to evolve to keep pace.

It was the UK governmental body OGC (Office of Government Commerce) that back in 1989 first defined the structured methodology that has evolved today into the internationally recognised PRINCE2 methodology. It was originally established to help Government departments deliver the best value possible from its capital expenditure and is an acronym for Projects In a Controlled Environment. Of course, there are also other knowledge-based methods from APM (Association for Project Management) and PMI (Project Management Institute).

Formal methodologies are commonly used for software development, manufacturing, engineering, and construction projects to plan, schedule and control all of the tasks and activities required. More and more they are also being used by services and solutions companies in order to add discipline and control to their projects.

Consequently, managing projects is now a fundamental part of many businesses and the role of project manager is now a professionally recognised one, which involves not only planning, scheduling and controlling activities but also expertise in the management of risk, change and quality. The skills required to successfully complete projects are very much in demand in the competitive business environment and include not only a technical ability to efficiently manage tasks but also people management skills and good business awareness.

An internationally recognised qualification can be a real advantage but equally important are other skills such as:

  • An open-minded attitude to each new task
  • The ability to select the right software tools
  • Understanding the business case
  • Describing the business goal that the project is striving for
  • An ability to tailor methods and techniques to particular projects
  • Effective prioritisation of every part of the project
  • Negotiating skills for requesting additional resources
  • Learning lessons from previous projects to avoid repeating mistakes
  • Questioning all assumptions made
  • Diplomatic skills to gain support where required

Of course, all of these skills will only benefit a project manager with a good, sound understanding of professional methods and techniques.

It is essential to create a written document that clearly states the scope of the project. This might be known as the Scope Document, the Project Charter or the Business Requirements Document. Whatever it is called in your organisation the key factor is that the scope of the project, what is included and what is specifically excluded, is clearly and unambiguously documented and that it is approved by all of the stakeholders to the project.

This document will prove invaluable later on in the project when issues are bound to arise over what exactly should be delivered and where certain responsibilities lie. It will also help with assessing how realistic initial schedules and budgets are. A scope document should include a breakdown of the different tasks required to complete the project and an assessment of the likely benefits versus the costs in a cost-benefit analysis.

It is also essential to ensure that there is a communication plan in place so that all stakeholders, managers, team members and anyone else with an involvement in the project are kept fully aware of the progress of the project. Communicating is a two-way thing so the plan should allow for feedback and, more importantly, all feedback received should be assessed. Ignoring the concerns of anyone involved in the project, no matter how junior they might be, runs the potential risk of failing to deliver the project on-time and on-budget. By communicating effectively, vital commitment and cooperation will be gained from the team, and support from those who are affected but maybe not involved to any great extent. A lack of communication only serves to raise objections and generate resistance to a new project.

And while all this is going on a professional project manager will not forget to motivate and encourage the project team, to repeatedly monitor progress and adjust the project plans, where necessary, and to manage all the potential risks within the project. After all project management is simply about getting things done whether you choose to follow a PRINCE2, PMI or APMP methodology.