Monthly Archives: Mai 2015

Gestion de conflits avec des collègues

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Gestion de conflits avec des collègues : guide de survie

Tout d’abord, vous n’étiez pas certain de la situation : l’un de vos collègues semblait plutôt froid au cours de l’heure du dîner. Ensuite, vous remarquez que ce même collègue ne rit plus à vos blagues avant de quitter le bureau pour le week-end. Vous vous rassurez en vous disant que la fin de semaine va permettre à toute l’équipe de se reposer et de retrouver sa complicité et sa bonne humeur. En début de semaine, vous vous installez dans la salle de conférence pour une rencontre d’équipe et le collègue en question vous remet un rapport en disant : « c’est rempli d’erreurs ton _ _ _ __ de rapport, à cause de toi je vais travailler tous les soirs jusqu’à 8 :00 et j’ai eu l’air d’un idiot devant le patron. Merci Beaucoup ! »

Votre rythme cardiaque augmente et vous éprouvez de la difficulté à croire ce qui se passe. Vous devez vous rendre à l’évidence : vous êtes actuellement face à un véritable conflit à résoudre. Voici quelques stratégies pour arriver à faire face à ce genre de situation qui fait malheureusement partie intégrante de la vie professionnelle.

1. L’importance de l’écoute et du calme

À cet égard, il est important de rappeler l’importance d’être bien attentif à ce que l’on nous reproche et de résister à la tentation de « vider son sac » sur un possible historique de relations conflictuelles, même si l’envie est grande. Plus concrètement, la colère et la frustration sont rarement de bonnes conseillères et risquent de provoquer une escalade d’arguments au lieu d’amener des solutions concrètes. Il est plutôt recommandé de bien écouter les reproches pour s’assurer que le ou la collègue sent qu’il ou elle est écouté(e).  De ce point de vue, il est bien sûr très difficile d’écouter des reproches qui nous semblent non-fondées ou injustes. Par contre, interrompre la personne durant ses explications risque d’ajouter de l’huile sur le feu.

2. Laisser le temps passer

Puisque l’expression de la colère amène souvent les gens à adopter des mécanismes de défense comme l’agressivité, il est vital de nous assurer que notre interlocuteur est prêt à recevoir notre version ou notre opinion. Donc, il est avantageux de laisser passer du temps avant de communiquer avec le ou la collègue qui est au cœur du conflit. Cette approche va permettre aux deux parties d’éviter un discours émotif et d’aborder la situation d’un angle rationnel.

3. Les faits, encore les faits et toujours les faits

Comme un conflit au travail risque d’avoir un impact sur le rendement d’un projet ou la performance d’une équipe, il est essentiel de vérifier les faits avant d’aller solliciter l’attention de supérieurs ou de différents collègues. En effet, le monde du travail implique une réalité qui est parfois difficile à accepter : les apparences sont importantes. Ceci veut dire qu’un supérieur(e) qui doit trancher dans une situation conflictuelle va se fier sur les preuves écrites, les courriels et les résultats tangibles et non sur les bonnes intentions ou ouï-dire. C’est pourquoi il est vital de bien vérifier les éléments qui peuvent appuyer votre perception comme des consignes écrites, des dates de courriels et des notes de dossiers.

4. En dernier recours : les consultations ou réunions d’équipe en fin de journée

Si votre jugement vous indique que le conflit implique des éléments d’éléments exigeant la prise de position d’une équipe ou d’un membre de la direction, il est conseillé de placer ce type d’intervention en fin de journée. Cette stratégie va vous permettre de vous préparer en regroupant les faits (courriels, consignes et directives) plutôt que de plonger dans une intervention trop émotive. De plus, cette approche démontre concrètement à vos collègues et supérieurs que vous ne voulez pas déranger tout le monde en raison de vos conflits et que vous demeurez professionnel malgré les difficultés.

5. Être centré sur les solutions et non les problèmes

Lorsque vient le temps d’aborder la problématique avec le, la ou les collègues au cœur du conflit, évitez d’évoquer le passé et faites passer le message que vous cherchez des solutions et non des coupables. Il peut aussi être pertinent d’offrir des choix pour régler les différends en employant une formule comme : « je peux intervenir de telle façon » ou avec cette approche : « qu’est-ce que qui serait plus facile pour toi ? » Cette démarche montre que vous êtes flexible et que vous cherchez à régler la situation.

6. Souligner les efforts de l’autre partie et cibler des actions concrètes

Dans le cadre d’un conflit d’ordre professionnel, il est important de souligner que l’on apprécie que l’autre partie fasse des efforts pour faire avancer la situation. D’autant plus que cette attitude est efficace pour  proposer des gestes concrets et non de simples excuses dont la sincérité pourrait être remise en question. Il est plutôt facile et superficiel de s’excuser, mais trouver un terrain d’entente pour identifier des gestes réels avec des impacts mesurables est une initiative qui peut rarement être réalisée sans efforts et sincérité.

Cela dit, appliquer ces approches requiert beaucoup de souplesse et de patience. En revanche, prétendre qu’un conflit n’existe pas pour éviter une confrontation peut avoir de lourdes conséquences sur l’ambiance de travail, le rendement des employés et la qualité des produits et des services rendus.

5 TRUCS POUR ACCEDER A PLUS DE LIBERTE

La solution est en vous!

Au plus profond de chacun de nous se trouve un grand désir de liberté. Le plus grand obstacle à la réalisation de ce désir est notre résistance au changement.

Changer, c’est mourir à quelque chose. Parce que c’est perçu comme un danger, ça fait lever des résistances à l’intérieur.

Il est possible d’instaurer des changements. Voici 5 trucs pour être plus fort que vos résistances et oser vivre libre!

1. Quand le changement vous est imposé de l’extérieur

Vous avez perdu votre emploi, votre partenaire de vie ou d’affaires vous quitte, les taux d’intérêt montent… peu importe la situation, lorsque le changement vient de l’extérieur, la première réaction est souvent la résistance.

Un truc: Jouez au détective. Cherchez le cadeau! Dans toute épreuve se cache une opportunité de changement salutaire pour vous.

2. Quand vous ne savez pas comment faire

C’est normal! Le nouveau, c’est de l’inconnu. C’est ce qui met du piquant dans la vie. Vous apprenez en faisant!

Un truc: Imaginez que vous êtes un entrepreneur en construction. Vous avez un projet à réaliser. Rassemblez votre matériel. Trouvez vos aides. Commencez à construire. Au début, ça ne ressemble à rien. À mesure que votre projet prend forme, vous vous réjouissez et vous êtes motivé pour continuer.

3. Quand vous vous sentez prisonnier de vos vieilles habitudes

Tout le monde aime le confort et la sécurité. On est tellement bien dans nos vieilles pantoufles !

Un truc : Faites pencher la balance du bon côté. Identifiez vos gains à changer et vos avantages à ne pas changer. Dans une balance imaginaire, empilez les gains du changement jusqu’à ce que vous sentiez qu’ils pèsent plus lourd que les avantages que vous avez à ne rien bouger.

4. Quand vous n’avez pas confiance en vous

Avez-vous tendance à laisser vos anciennes limites personnelles vous décourager? Construisez le nouveau « vous ». Là où d’autres ont réussi, vous pouvez réussir aussi.

Un truc : Visualisez le film de votre vie dans 10 ans si vous n’avez pas fait le changement que vous désirez. Qui n’avance pas recule! Prenez votre courage à deux mains et faites un premier pas. Relevez un, puis deux, puis trois défis par jour. Trouvez un partenaire et encouragez-vous mutuellement.

La confiance, c’est le résultat de l’action alignée sur une vision.

5. Quand vous manquez d’énergie, de motivation

Souvent, les causes de ce manque sont l’inaction et la tendance à l’impatience et à la négativité.

Un truc : célébrez maintenant! N’attendez pas le résultat ultime. Imaginez le meilleur résultat possible. Visez ce résultat puis détachez-vous-en. Par exemple, voyez votre sourire triomphant parce que vous êtes libre de dettes ou que vous avez démarré et rentabilisé votre petite entreprise ou que vous portez ces beaux vêtements seyants maintenant que vous avez atteint votre poids idéal.

Puis, oubliez ce résultat. Appréciez vos petits progrès. Célébrez-les. Cela vous donnera un regain d’énergie et de motivation pour continuer.

Allez-y! Vous en êtes capable!

Bon processus de changement!

Quand l’open-space change de style

Bruyants, intrusifs, froids… Les bureaux ouverts sont loin de faire l’unanimité au sein des entreprises. Un nouveau concept pourrait bien leur donner un second souffle.

g (Quadrilatère)

Bruyant, intrusif, froid… L’open-space catalyse souvent les mécontentements concernant la qualité de vie au travail. Selon une enquête Actineo/CSA de 2014 , seulement 67% des Français disposant d’un bureau « paysager » seraient ainsi satisfaits de leur espace de travail, contre 88% de ceux occupant un bureau individuel.

Pour autant, pas question pour Jérôme Malet – président de la société Quadrilatère spécialisée dans l’agencement d’espaces professionnels – de renoncer aux espaces ouverts, favorisant une meilleure circulation de l’information et un aplanissement des structures hiérarchiques.

Aux contradictions de l’open-space, l’agence répond par le concept du « multi-space »: un environnement toujours ouvert mais au sein duquel se distinguent de multiples espaces de travail.

Pas de révolution ici mais des évolutions simples et concrètes permettant de repenser l’aménagement de nos bureaux afin de donner un nouveau souffle à l’open-space.

  •          Des espaces fonctionnels pour lutter contre le bruit

En tête de la liste des doléances à l’encontre des bureaux ouverts: les nuisances sonores. Comment parvenir à se concentrer dans un espace où votre voisin de droite passe dix appels par heure, celui de gauche grignote sans cesse bruyamment et celui d’en face débat constamment à voix haute avec tous les collaborateurs ?

L’attention que portent les employés à leur travail est un enjeu majeur pour la productivité des entreprises et ce d’autant plus que la génération Y – qui représentera d’ici 10 ans 75% de la population active – semble plus sensible aux distractions du fait de sa tendance à « zapper » entre les différentes activités (selon une étude publiée en 2009 par l’Université de Stanford).

Pour mettre un terme à cette confusion, Quadrilatère préconise un aménagement plus fonctionnel. La taille du bureau individuel est légèrement réduite au profit d’une myriade d’espaces dédiés à des activités bien précises. Dans les nouveaux locaux français de la multinationale Mondelez, inaugurés par l’agence en août dernier, des activités comme se réunir, boire un café, se détendre, écouter de la musique ou encore lire un rapport au calme, se réalisent toutes dans des espaces dédiés, isolés les uns des autres. « Nos collaborateurs peuvent désormais choisir l’espace de travail qui sera le plus adapté à leur activité du moment, pour un meilleur confort de travail », se félicite Camille Bouchard, responsable de la qualité de vie au travail au siège de l’entreprise.

L’agence Quadrilatère a également fait le choix d’augmenter considérablement le nombre de « salles » de réunion. « Ces espaces ont été multipliés par trois par rapport à nos anciens locaux », explique Paul Choppin de Janvry, directeur de la communication de l’entreprise d’e-commerce Groupon, qui expérimente ce nouvel aménagement depuis juin.

  •          Une diversification des pôles d’activité pour mettre un terme à l’immobilité

« C’est simple, l’open-space traditionnel s’organise autours de deux espaces: le bureau individuel et la salle de réunion. En dehors des va-et-vient entre ces deux lieux, les employés ne se déplacent presque pas », note Jérôme Malet, pour qui le modèle actuel de l’open-space manque de dynamisme

Multiplier les espaces de travail est ainsi un moyen de rompre avec cette bipolarité, pour favoriser les interactions. « Il nous a semblé que l’évolution de nos modes de travail ne se satisfaisait plus d’un open-space traditionnel. Les activités des collaborateurs évoluent au cours de la journée et il n’était plus possible de mener à bien toutes ces activités en restant à son poste de travail », se remémore Camille Bouchard.

Second point fort, les employés ne restent plus statiques devant leur poste pendant des durées trop prolongées, ce qui agit favorablement sur leur performance.

Divers aménagements ont même été pensés afin de faire varier le plus possible la posture des employés dans les salles de réunion. Chez Groupon, on peut par exemple choisir de se retrouver dans une salle « debout », pour une réunion rapide, durant laquelle les collaborateurs pourront être amenés à se déplacer; ou dans une salle « allongé » équipée de quelques fat boy, sorte de gros coussins permettant de s’étendre pour débattre plus confortablement.

  •          Un espace rationalisé mais pas déshumanisé

Pas de jusqu’au-boutisme cependant dans cette logique de mobilité. Chaque employé peut conserver un bureau personnel et s’isoler s’il le souhaite. « Tout le monde a besoin de garder un espace familier; d’arriver le matin et de retrouver son bureau, son fauteuil, sa tâche de café déposée la veille… Il ne faut pas déshumaniser l’espace de travail », explique Jérôme Malet.

Dans les nouveaux bureaux de la jeune entreprise du net, des chaises hautes de bar ont par ailleurs été installées le long du mur, où est fixé une table pour les employés souhaitant passer un coup de fil à l’écart ou tout simplement avoir un peu plus d’intimité.

Cette personnalisation de l’espace de travail est également de mise à l’échelle de l’entreprise. L’open-space doit aujourd’hui mieux s’adapter aux valeurs de l’entreprise et à ses propres besoins. »Beaucoup de nos employés étaient très frileux à l’idée de quitter le centre de Paris pour se retrouver à la Défense. Nous avons une équipe très jeune [28 ans en moyenne] au fonctionnement assez souple et l’image du quartier d’affaires broyeur de cadre ne collait pas vraiment avec celle de Groupon », se remémore Paul Choppin de Janvry. »Nous voulions des bureaux qui s’adaptent à Groupon, pas l’inverse ».

Dès son hall d’entrée flambant neuf, au 15ème étage de la tour CB21 de la Défense, la start-up annonce la couleur: deux grands baby-foots se dévoilent au visiteur. « Nous voulions susciter une véritable adhésion chez nos collaborateurs pour les nouveaux locaux…et ça a marché ! Les employés des autres bureaux de la tour s’arrêtent même chez nous pour visiter ! »s’exclame Paul Choppin de Janvry.

Plan d’actions des professionnels pour réussir la transmission d’une entreprise

Plan d'actions des professionnels pour réussir la transmission d'une entreprise

Lorsqu’on crée une entreprise si on veut que ca marche on ne fonce pas tête baissée : on étudie son marché et notamment on analyse le comportement des clients potentiels, on définit de manière rationnelle une politique de prix, le mode de commercialisation, le mode de communication, bref on a un plan d’action pour prendre une part de marché.

Lorsque l’on développe ensuite son entreprise, on met en place une stratégie pour développer de nouveaux produits de nouveaux services, on structure son entreprise pour l’adapter à son marché et pour prendre de nouvelles parts de marché, on a des plans d’actions pour mettre en application ses stratégies.

Curieusement pour transmettre une entreprise, les chefs d’entreprise souvent se relâchent et considèrent qu’un plan d’actions pour réussir la transmission de son entreprise n’est pas nécessaire.

Il m’a fallu plus de 20 ans d’expérience pour arriver à mettre en place une méthode simple, prouvée et efficace qui permette d’avoir un excellent taux de réussite sur un projet de transmission d’entreprises.

Ce n’est pas une méthode compliquée si on la connait et on l’applique.

La méthode que j’ai mise au point pour pour réussir la transmission de son entreprise, je l’ai appelé la méthode des 7P.

Il s’agit d’un véritable canevas à suivre en 7 étapes.

Nous allons voir dans un instant qu’en suivant de manière rigoureuse cette méthode, vous allez transmettre rapidement et aux meilleures conditions votre entreprise.

J’ai affiné cette méthode des 7P pour la rendre la plus simple possible au fil de mes réussites mais surtout de mes échecs qui m’ont permis de comprendre ce que marche et ce qui ne marche pas.

Au fil de mes expériences, j’ai créé un véritable canevas, un plan d’action en 7 étapes pour réussir la transmission d’une PME.

Suivez-les et votre transmission se passera sans soucis.

Allez on y va, c’est parti voyons ensemble qu’elles sont ces 7 étapes que vous devez suivre.

1°) La Prise de décision

Avant de vous lancer dans le processus de transmission, il est nécessaire de vous arrêter un moment pour vous poser les bonnes questions.

Au fil des années, j’ai remarqué les transmissions qui se passaient le mieux étaient des transmissions pour lesquelles le chef d’entreprise avait clairement défini la motivation de son projet ainsi que lesobjectifs à atteindre.

C’est donc la question du Pourquoi. Avant de savoir Comment on va transmettre, encore faut-il savoir pourquoi !

Cela peut paraitre étonnant mais je suis surpris du nombre de mes clients qui me demandent de les accompagner sans avoir décidé ce qu’ils vont faire après leur départ de l’entreprise.

Ne pas avoir de motivation précise pour son projet et ne pas avoir d’objectifs après l’opération sont des causes d’échecs majeurs : les repreneurs d’une part ne comprennent pas les cédants qui vendent sans savoir ce qu’ils vont faire ensuite et surtout vous risquez de changer d’avis avant d’arriver au closing en vous disant finalement que vous n’êtes pas prêt et que vous préférer garder votre entreprise et pour transmettre plus tard.

Mais comment répondre à cette question du pourquoi ?

Pour y répondre, vous devez avoir une réflexion double :

  • D’une part sur votre entreprise
  • Et d’autre part sur vous-même !!

L’un ne va pas sans l’autre dans une transmission d’entreprise. Votre vie et celle de votre PME sont interdépendantes et si vous touchez à l’une de ces vies vous touchez à l’autre.

Les 2 questions prioritaires que vous devez vous poser sont :

  • Suis-je prêt à quitter définitivement mon entreprise ?
  • Mon entreprise est-elle prête à ce que je la quitte pour passer le relais ?

Si la réponse est Non pour l’une de ces questions vous ne pouvez pas passer à l’étape 2.

La première question concerne votre motivation.

Si vous n’avez pas un objectif précis et donc une motivation profonde, n’enclenchez pas le processus.

Vous devez savoir pourquoi vous voulez quitter définitivement votre entreprise et surtout pour faire quoi.

Pour bien répondre à cette question vous devez analyser l’impact de votre décision sur votre vie personnelle, vie familiale, vie sociale mais aussi vos revenus actuels et futurs.

La deuxième question concerne votre PME : sa structure, son organisation, son management, sa gestion sont-ils bien adaptés à une transmission d’entreprise ?

J’ai toujours pensé que pour vendre une entreprise sous son meilleur jour, il y a des fenêtres de tir à respecter.

Idéalement votre entreprise doit être transmise peu avant que vos produits aient atteint leur stade de maturité. Avant c’est trop tôt et après c’est trop tard, le repreneur ne voudra pas surpayer une entreprise qui distribue des produits en perte de vitesse.

Mais la maturité d’un produit n’est pas suffisante pour connaitre la fenêtre de tir.

D’autres indicateurs rentrent en ligne de compte comme :

  • Le management : avez-vous organisé des délégations de responsabilité auprès de vos collaborateurs ? Si non faites le afin que le repreneur n’ai pas l’impression que lorsque vous partez le château s’écroule comme un jeu de carte.
  • Un autre indicateur : La gestion : je sais bien que l’informatique n’est pas la tasse de thé de tous les chefs d’entreprise. Mais en matière de transmission d’entreprise, c’est un mal nécessaire ! Vous allez gagner un temps précieux dans la préparation de l’opération mais aussi dans la période de transition avec le repreneur si vous disposez d’un bon outil informatique pour gérer vos clients, vos fournisseurs, vos produits, vos employés. C’est souvent un argument dans les négociations et un bonus sur la valeur de votre entreprise
  • Je vois un 3e indicateur : la structure de l’entreprise : si vous êtes en raison individuelle passez en société d’autant que la facture fiscale en sera allégée, si vous avez de l’immobilier sur l’entreprise étudiez la possibilité de le sortir surtout si vous envisagez de le garder.

Bon nous venons de voir dans cette 1ère partie du plan d’actions que la Prise de décision de transmission n’est pas une question anodine et que biffer cette étape est un facteur d’échec de l’opération.

Alors, s’il vous plait, ne sous estimez pas l’importance de cette première étape si vous ne voulez pas louper la seconde étape, la Présentation que nous allons voir maintenant.

2°) La Présentation

Nous venons de voir Oh combien il est important de savoir prendre la décision de transmettre.

Dans un instant je vais vous expliquer comment présenter votre entreprise à des repreneurs.

Une fois que vous avez pris votre décision, il n’est pas encore temps de rechercher un repreneur.

A ce stade vous devez travailler la présentation de votre produit, sans doute le produit le plus important que vous n’ayez jamais vendu dans toute votre vie, votre entreprise.

Vous devez faire en sorte de présenter votre entreprise sous son meilleur jour afin d’attirer un maximum de repreneurs et recevoir de leur part des propositions aux meilleures conditions.

Alors comment présenter votre société sous son meilleur jour ?

Je suis régulièrement surpris de voir des chefs d’entreprise qui se mettent en recherche de repreneurs sans bien connaître les forces et faiblesses de leur entreprise mais aussi la valeur de leur entreprise.

Parfois ils n’ont pas même préparé un dossier à remettre aux repreneurs potentiels.

C’est tout de même étonnant de constater que pour les produits ou services qu’ils ont vendu au cours de leur vie professionnelle, ils connaissaient parfaitement les qualités et défauts de ses produits ou services, savaient justifier de la valeur de ses produits et du prix de vente auprès de leurs clients à qui ils remettaient des documents commerciaux de qualité.

Mais le jour où ils vendent la chose la plus importante de leur vie, ils oublient tous ces bons principes et foncent tête baissée dans la recherche d’un acquéreur.

Et là les problèmes s’accumulent :

Ne connaissant pas les forces et faiblesses de l’entreprise, ils ne sont pas en mesure d’argumenter sur les points positifs de l’entreprise qui justifient une valeur élevée ou ils sont pris au dépourvu par les observations parfois assassines des repreneurs sur les faiblesses de l’entreprise.

De même ils n’ont pas réfléchi à la justification technique de la valeur de leur entreprise et devant un repreneur ils ne savent pas développer une argumentation rationnelle sur le prix qu’ils demandent.

Ou encore, ne disposant de dossier de présentation, ils remettent de manière désordonnée et sans explication des documents sur l’entreprise à des repreneurs qui parfois transmettent leurs documents internes à des tierces-personnes sans les en informer.

Alors pour bien présenter votre entreprise, vous devez au minimum effectuer 3 choses :

  • Tout d’abord, un diagnostic complet de votre société afin d’identifier ses forces, ses opportunités de développement mais aussi ses faiblesses et ses menaces pour le futur.
  • Ensuite, une valorisation de votre entreprise prenant en compte les principales méthodes reconnues par les professionnels au niveau international afin de ne pas limiter votre zone d’investigation à un seul pays et être en mesure d’avancer aux repreneurs une argumentation technique sur le prix qui tienne la route.
  • Enfin, un dossier de présentation à remettre aux repreneurs reprenant l’environnement géographique de l’entreprise, son environnement économique, l’historique de l’entreprise, son marché, ses produits et/ou services, ses clients, ses fournisseurs, ses concurrents, son personnel, ses données financières, son juridique, sa propriété industrielle et intellectuelle,…

Sans disposer à minima de ces 3 éléments, vous passerez pour un amateur auprès des repreneurs et vous n’allez pas attirer des repreneurs sérieux.

Alors passez le temps qu’il faut pour bien réaliser ou faire réaliser cette étape.

Si vous ne savez pas présenter votre entreprise, comment assurer une bonne promotion de votre entreprise, comment et sur quoi communiquer sans outils sans matière et sans stratégie ?

Et c’est justement ce que nous allons voir sur le 3e P : la promotion de l’entreprise

3°) Promotion

A ce stade vous avez pris votre décision en fixant des objectifs clairs, vous avez mis en valeur au maximum votre entreprise pour la présenter sous son meilleur jour et maintenant vous devez la mettre sur le marché.

Nous sommes arrivés à l’étape de Promotion de votre entreprise.

Alors comment réaliser une bonne promotion de votre entreprise qui permette d’attirer rapidement une avalanche de repreneurs ?

Pour mettre en place une bonne promotion vous devez au préalable connaître votre ou vos cibles.

Que type de repreneurs souhaitez-vous cibler ?

La question est loin d’être anodine car suivant le type de repreneurs que vous ciblez vous devrez mettre en place une promotion adaptée.

Vous ne pouvez pas avoir la même promotion si vous ciblez des investisseurs financiers, des sociétés en phase d’acquisition ou des repreneurs personnes physiques.

Et même pour les personnes physiques, l’approche est différente si vous ciblez des salariés, des concurrents, des personnes de votre entourage.

Pour comprendre comment mettre en place une Communication adaptée à vos cibles vous devez vous mettre à la place de vos cibles !

Les intentions de chacune sont très différentes :

  • Les financiers cherchent à rentabiliser leur investissement rapidement avec un objectif de croissance des bénéfices
  • Les sociétés en croissance externe peuvent viser l’acquisition de nouveaux marchés, de nouveaux produits, les économies d’échelle, la diversification géographique
  • Les salariés recherchent à la fois à conserver leur emploi et se créer un patrimoine professionnel
  • Les repreneurs personnes physiques ont souvent un besoin de réalisation professionnelle et sociale.

Mais une fois que vous prenez conscience qu’il faut prendre en compte les véritables intentions et objectifs des repreneurs, un autre souci apparait : le fameux respect de la confidentialité.

Et là souvent c’est sujet ultra délicat parce que vous allez vous rendre compte que Promotion de votre entreprise et Confidentialité sont en opposition.

Plus vous faites la promotion de votre entreprise et moins la confidentialité est assurée.

Alors vous pourriez-vous vous dire, pour aller vite et trouver rapidement un repreneur, je vais en parler à tous mes contacts, salariés, fournisseurs, clients, je vais passer une annonce sur les journaux spécialisés et sur les sites internets.

C’est une option que je ne recommande jamais sauf cas extrême. Sur plus de 400 opérations, je n’ai appliqué cette méthode qu’à moins de 10 occasions : décès du dirigeant, maladie ou accident du dirigeant. En dehors de ces cas, cette méthode doit être exclue.

Alors comment trouver un équilibre entre Promotion de votre entreprise et confidentialité ?

Et bien c’est sans doute à ce stade qu’une personne intermédiaire peut jouer son rôle qu’il s’agisse d’un conseiller spécialisé, d’un comptable, d’un avocat, d’une chambre de commerce ou d’une association professionnelle. Toutes ces personnes ou institutions peuvent jouer un rôle de filtre et éviter que le nom de votre entreprise soit découvert trop rapidement.

A minima cet intermédiaire va vous servir de boite aux lettres et vous effectuez ensuite la sélection des repreneurs en prenant le soin de ne pas contacter en direct les repreneurs que vous connaissez.

 Si vous êtes en 1ère ligne dans votre communication, impossible de garder longtemps confidentiel votre projet. Même en prenant toutes les précautions et en faisant signer un engagement de confidentialité, les repreneurs vont savoir immédiatement qui vous êtes et donc connaitre le nom de votre entreprise.

Et ce qui dommageable dans cette situation c’est que très rapidement vos concurrents et vos employés vont être informés de votre projet.

Donc en résumé pour faire une bonne promotion de votre entreprise, vous devez :

  • Cibler le type de repreneurs que vous souhaitez pour votre entreprise
  • Etudier les objectifs et intentions de votre cible de repreneurs
  • Mettez en place une stratégie de promotion adaptée à la confidentialité de l’opération et aux objectifs de votre cibe.
  • Utilisez une personne ou une institution qui filtre les candidatures

Cette étape cruciale de la préparation vous permettra en phase opérationnelle d’obtenir un panel de repreneurs de haute qualité.

Et c’est justement l’étape suivante que nous allons aborder dans le 4e P.

4°) Panel de repreneurs

Nous avons vu dans les 3 premières étapes combien la préparation de l’opération est importante et vous devez y consacrer le temps nécessaire afin que la phase opérationnelle se passe dans les meilleures conditions et dans les délais les plus brefs pour trouver le bon repreneur.

Donc maintenant nous voici enfin en phase opérationnelle de sélection des repreneurs.

Avec la bonne préparation que vous avez effectuée ainsi que la stratégie de promotion affutée que vous avez mise en place, vous devez recevoir des candidatures de qualité.

Si ce n’est pas le cas vous devez revenir en arrière dans le processus car à un moment ou un autre, vous avez dû manquer une étape ou ne pas la traiter sérieusement.

Dans un précédent article, je vous ai expliqué que ce qui est important ce n’est pas le nombre de repreneurs mais la qualité des repreneurs.

Quelque soit votre cible de repreneurs, vous devez rester sélectif.

Pour être sélectif, vous devez disposer d’une véritable méthode de tri.

En 1er lieu, vous devez veiller à ce que les candidats sélectionnés correspondent bien à votre ciblage.

Si vous avez décidé de cibler des sociétés en phase d’acquisition, pourquoi engager des discussions avec des repreneurs personnes physiques ou des financiers ? c’est une perte de temps.

Apprenez à économiser votre temps et votre énergie en vous imposant une stricte discipline et en la faisant respecter par vos repreneurs.

Pour être efficace, je vais vous livrer le Plan d’actions des professionnels pour réussir la transmission d’une PME, qui me permet mais aussi à mes clients de passer le moins de temps possible sur cette phase de la sélection des repreneurs.

Alors comment je procède ?

Lorsqu’un repreneur me contacte, je lui demande 3 choses :

  • la signature d’un engagement de confidentialité,
  • une présentation de lui-même ou de la structure qu’il représente et troisièmement
  • ses capacités financières en termes de disponibilités et d’actifs.

Tant qu’il ne vous a pas transmis ses 3 éléments inutiles de lui remettre la moindre information et encore moins des documents.

Vous ne devez jamais transiger sur ce point préalable et si de toutes évidences le repreneur potentiel ne dispose pas des capacités financières suffisantes ou des qualités professionnelles pour gérer votre entreprise, ne remettez aucune information et stoppez les discussions !!

Si votre repreneur passe la rampe, vous devez le passer ensuite au grill au 1er entretien.

Rappelez-vous d’une chose, c’est à la lui de vous séduire et non l’inverse.

Laissez le venir et ne survendez pas votre entreprise, il ne faut pas vous mettre en situation de demandeur à l’égard du repreneur ce qui vous pénaliserait pour les négociations.

Votre objectif doit être de sélectionner 4 à 5 repreneurs qui répondent à votre cahier des charges avec lesquels vous allez ensuite engager des pourparlers.

Et c’est justement ce que nous allons voir maintenant dans le 5e P, les Pourparlers.

5°) Pourparlers

Vous disposez à ce stade d’un panel de repreneurs de qualité avec lequel vous allez engager des discussions.

Ce stade est l’un des plus délicats du plan d’actions des professionnels pour réussir la transmission d’une entreprise et va révéler vos qualités de négociateur.

Certains chefs d’entreprise sont très à l’aise lors de cette phase mais beaucoup ne le sont car soit ce n’est pas dans leur nature de vendre un produit et encore moins une entreprise, soit le côté émotionnel prend le dessus et ils manquent de recul et de rationalité dans leurs négociations.

Dans un 1er temps, il est important de mettre en place une stratégie.

Vous ne pouvez discuter de même manière avec des financiers, qu’avec des repreneurs personnes physiques ou des sociétés en croissance externe, chacun a à des objectifs différents et vous devez les prendre en compte dans votre stratégie de négociation et votre argumentaire.

Dans une prochain article, je développerai avec vous les aspects spécifiques de négociation à développer pour chaque catégorie de repreneurs.

Retenez que l’une des règles de la négociation est de se mettre à la place de la personne avec qui vous négociez : si son objectif est de viser une forte rentabilité à court terme, présentez une stratégie de développement agressive sur votre marché, si son objectif est de faire des économies d’échelle en faisant l’acquisition de votre entreprise, expliquez lui tous les postes qu’il peut supprimer dans votre entreprise, ainsi de suite.

N’oubliez pas votre objectif à ce stade : obtenir des lettres d’intention.

Sur ce point, c’est à vous d’imposer un rythme aux repreneurs.

Indiquez à chaque repreneur que vous avez d’autres discussions en cours.

N’accordez jamais à ce stade une exclusivité juridique ou factuelle. Faites jouer la concurrence.

Il est important que les repreneurs soient soumis à une légère pression afin qu’ils vous adressent rapidement des lettres d’intention qui tiennent la route.

Alors que doit-on contenir une lettre d’intention qui tient la route ?

Il ne s’agit pas de recevoir une lettre qui fasse 10 pages. Souvent sur 1 ou 2 pages, on peut dire l’essentiel.

Dans cette lettre vous devez à minima trouver des mentions sur le prix ou la fourchette de prix proposé, l’objet de l’acquisition (quels actifs sont acquis et s’il s’agit d’actions, le pourcentage et le nombre), le calendrier de reprise, les modalités de la période de transition, les garanties demandées dans les grandes lignes.

Il ne s’agit pas d’une promesse d’achat et encore moins d’une proposition de contrat de vente.

Il s’agit d’un 1er document juridique de référence qui va vous permettre de choisir le repreneur avec lequel vous allez engager des discussions.

C’est en effet sur la base des lettres d’intention reçues que vous allez véritablement réaliser la 2esélection de repreneurs.

Plusieurs situations peuvent se présenter :

  • Soit aucun des repreneurs ne vous formule une proposition intéressante
  • Soit 1 seul vous formule une proposition intéressante
  • Soit plusieurs vous formulent une solution intéressante

Dans le 1er cas, en l’absence de proposition intéressante, vous devez vous interrogez sur votre Présentation, vous vous rappelez le 2e P après la prise de décision. Il est probable que votre présentation doit être revue, soit parce que vous avez sous-estimé certaines faiblesses de votre entreprise, soit parce que vous avez survalorisé votre entreprise.

Dans le second cas, vous pouvez passer en phase de négociation avec l’heureux élu.

Dans le troisième cas, la meilleure stratégie est d’engager en parallèle les négociations avec les repreneurs en excluant toute exclusivité. C’est évidemment plus délicat et compliqué mais à proposition de qualité équivalente vous êtes en position de force et vous pouvez réaliser un appel d’offre.

Que vous engagiez des négociations avec un ou plusieurs repreneurs, vous devez en tant que vendeur avoir un objectif prioritaire, celui de négocier un plan financier qui réponde parfaitement à vos attentes.

Et c’est justement ce que nous allons voir dans ce 6e P, le Plan Financier

6°) Plan financier

En phase de négociation et de plan financier, chaque partie va faire valoir ses prétentions. C’est une étape importante dulan d’actions des professionnels pour réussir la transmission d’une entreprise.

Du côté du repreneur, il s’agit de sécuriser au maximum son investissement et de tenter d’obtenir un maximum de garanties.

Pour évacuer au maximum les questions de garanties, je vous conseille de jouer la transparence totale sur les audits. Ne cachez rien surtout !

En effet, sur la base des conclusions des audits constatant l’absence de risques dans votre gestion, vous vous trouverez en position de force pour demander au repreneur de réduire le niveau des garanties demandées.

Par ailleurs tous les risques déclarés par le cédant ne peuvent ensuite servir de fondement à une mise en jeu de la garantie de passif par le repreneur.

Nous venons de voir dans quel état d’esprit se trouve le repreneur au stade des négociations et il important de se mettre sa place pour le rassurer sur les réponses que vous lui apportez sur les aspects faiblesses, menaces et risques pesant sur votre entreprise.

De votre côté, vos prétentions sont très orientées sur la sécurisation de l’opération sur le plan financier.

Vous avez besoin de vous assurer que le prix est clairement défini.

Vous devez notamment veiller à bien vérifier le prix lorsqu’il est déterminable et non encore déterminé. C’est notamment le cas lorsque le prix est calculé sur des résultats futurs.

Vous devez aussi vous assurer que les modalités de paiement du prix sont clairement définies. Un prix peut être payé en argent sonnant et trébuchant mais aussi de très nombreuses autres manières : en titres, en actions, en compensation de créances, par la prise en charge de passif ou de dettes que vous avez.

De même, le prix peut être payé totalement à la signature, tout comme il peut être payé sur la durée avec un échelonnement dans le temps et/ou en plus avec une indexation sur les résultats de l’entreprise.

Vous devez dans cette situation vérifier que le repreneur vous apporte des garanties suffisantes afin d’être certain que toutes les échéances seront bien payées.

Lorsque vous mettez en place un crédit vendeur, vous devez être particulièrement vigilant car c’est vous qui jouez le rôle du banquier.

Je déconseille d’ailleurs que ce crédit vendeur soit une part importante du prix.

Un crédit vendeur doit à mon avis se limiter à une faible part du prix et servir à sécuriser le plan financier à l’égard du banquier qui finance en grande partie l’opération.

N’hésitez pas ce stade à vous faire conseiller par un spécialiste financier qui va savoir négocier les modalités d’un plan financier sécurisant pour vous.

Certains plans sont en effet très complexes avec beaucoup de conditions juridiques, de modalités, des clauses de révision du prix avec des formules de calcul souvent compliquées.

Cette étape de définition du plan financier est crucial si vous souhaitez finaliser en beauté la transaction et c’est justement ce que nous allons voir dans un instant avec  le dernier point de notre plan d’action : les Protocoles

7°) Protocoles

Souvent j’ai remarqué que mes clients étaient pressés d’en finir à ce stade et se voyaient déjà parti de l’entreprise.

Erreur parfois fatale car à ce stade l’accord obtenu lors des négociations n’a pas encore retranscrit sur un document et il arrive souvent que des désaccords apparaissent à ce stade suite à des malentendus nés pendant les négociations.

Alors première règle pour éviter que l’opération tourne au vinaigre.

Laissez le repreneur vous adresser des projets de documentation juridique et vous y répondez.

En général on parle de documentation juridique car il n’y a pas qu’un seul acte, il y a bien sûr le protocole qui peut avoir diverses formes, une garantie d’actif et passif ainsi que des annexes notamment souvent une convention d’accompagnement au titre de la période de transition.

Période de transition pourquoi vous allez me dire ?

Si vous espérez quitter votre entreprise le jour de la signature de l’acte de vente et bien il faut que vous oubliez c’est peine perdue !!

Le repreneur va vous demander de rester pendant une période allant de quelques semaines jusqu’à plusieurs années pour des cessions progressives qui nécessitent votre présence.

Alors veillez bien à ce que la convention d’accompagnement quelque soit sa forme précise clairement la durée de l’accompagnement, votre rôle pendant cette période et enfin votre rémunération.

Si vous oubliez d’évoquer ces points avec le repreneur, pour lui l’accompagnement est gratuit !!!

L’acte de vente en général ne présente pas trop de difficultés sauf si le prix fait l’objet de clause de révision, de complément ou d’un paiement échelonné.

Nous l’avons vu précédemment vous devez veiller aux garanties de paiement du prix. Si vous oubliez ces garanties, vous vendez sans filet votre entreprise et vous risquez de perdre gros.

Alors idéalement faites-vous entourer à ce stade pour éviter de vous faire avoir avec un repreneur peu scrupuleux qui vous cherchera à la moindre occasion à essayer de récupérer du prix qu’il vous a versé ou pire à ne pas vous verser le prix dans le cas de révision de prix ou de compléments de prix.

Maintenant vous savez pourquoi la transmission de votre entreprise nécessite de respecter une un plan d’action rigoureux.

Vous êtes libre bien entendu de ne pas respecter le Plan d’actions des professionnels pour réussir la transmission d’une entreprise mais j’aimerai vous dire quelque chose qui me semble important.

Après plus de 400 opérations d’accompagnement réussies en 20 ans, j’ai réussi à mettre au point ce plan d’action qui peut être appliquée à tout type d’entreprises quelque soit le secteur d’activité ou sa localisation.

Ce plan d’actions est issu de mon expérience et j’ai une remarqué une chose. Lorsque ce plan est respecté notamment dans les premières étapes, le processus se déroule normalement et vous pouvez réussir à transmettre facilement votre entreprise.

En revanche dès qu’une étape est oubliée ou est bâclée, j’ai remarqué que le taux d’échec augment de manière exponentielle.

Croyez bien que si je vous pouvais accompagner mes clients sans respecter tout ce processus je le reconnais un parfois un long, je n’hésiterais pas une seconde à le faire.

Mais la réalité c’est que le diable se niche dans les détails et au moindre écart de mon plan d’actions, vous n’échapperez pas à une sanction tôt ou tard.

Comme on a décidé de tout se dire, je vais vous dire le fond de ma pensée. Beaucoup de chefs d’entreprise ont les capacités et compétences professionnelles pour réussir une transmission d’entreprise.

Le problème est souvent double :

  • D’une part ils réalisent cette opération sans aucune méthodologie ni plan d’actions
  • D’autre part, ils sous-estiment l’aspect psychologique, l’aspect émotionnel de l’opération car il s’agit souvent pour eux d’un changement de vie considérable.

En suivant pas à pas mon plan d’actions, vous devriez réduire fortement l’aspect émotionnel surtout en passant le temps nécessaire sur les étapes 1 ou 2 afin d’être à l’aise sur votre présentation et vos objectifs avant d’entamer la recherche de repreneurs.

L’important est de bien démarrer et une fois que vous êtes prêt et que vous avez préparé votre entreprise, là il sera plus facile de trouver de très bons repreneurs et d’obtenir les meilleures conditions financières pour votre transmission.

Auteur : Fabrice LANGE CEO ACTORIA GROUP

Pour plus de précision , n’hésitez pas à prendre contact par l’intermédiaire des commentaires ci-dessous

COMMENT BÂTIR ET PRÉSERVER SON E-RÉPUTATION ?

A l’heure où les médias ne détiennent plus le monopole de l’information, il serait dangereux de penser qu’on arrive à bâtir, maîtriser et préserver sa réputation sans tenir compte d’Internet qui  accélère, modifie, invente, et déstabilise les acquis. Etre capable de préserver son e-réputation nécessite donc de modifier ses repères, faire preuve d’humilité, contrôler ses tribus et ses communautés, adapter ses messages, et redoubler de vigilance. Car, si bâtir une bonne réputation demande du temps et de l’investissement, son anéantissement  peut s’effectuer en quelques jours.
L’e-réputation est déterminée par la circulation sur le Web d’informations, d’échanges, d’avis, de commentaires, d’articles, de rumeurs qui forgent une opinion commune. L’identité d’une marque telle qu’elle est diffusée à ses différents publics par tous les moyens de médiatisation, ajoutée à la perception que les internautes en ont, créé l’e-réputation. Avec plusieurs milliards de contenus diffusés et partagés chaque jour rien que sur Facebook, la réputation d’une marque ou d’une enseigne échappe totalement à son contrôle.

Si le site de l’enseigne est le premier vecteur de la création de l’e-réputation, elle se forge aussi via son personnel interne, des articles publiés sur les sites de médias importants, les informations diffusées sur les blogs d’influence, les forums, les réseaux sociaux, les libres commentaires sur les sites communautaires, mais aussi via des plateformes de vidéo et photos.

Rester accessible évite le dénigrement 

La majeure partie des problèmes d’e-réputation vient du fait que l’enseigne ne donne pas la possibilité à un client mécontent d’entrer directement et rapidement en contact avec elle. Dépité et frustré, il se tourne alors vers des canaux simples d’accès tels que Twitter, des blogs ou des sites de consommateurs. Afin d’éviter ce genre de dérive, il fautafficher clairement toutes les informations de contacts et non pas un simple formulaire, et apporter rapidement des solutions au client insatisfait. Un portail Web de service client peut aider à fluidifier l’information.
Créer du contenu positif
Diffuser des messages qui inspirent la sympathie, valoriser les produits par des témoignages utilisateurs, donner la possibilité d’ajouter des avis, ou encore certifier les modes de paiement… autant de moyens servant à sensibiliser et fidéliser une communauté. En pratiquant une politique de marketing social, les consommateurs « heureux » prennent le pouvoir, défendent la marque, se diffusent entre eux les bons plans, les promotions, les nouveautés et donc contribuent à bâtir comme une trainée de poudre la e-réputation. Mais attention, dans ce cas, à ne pas perdre le contrôle de son image !
S’emparer du contenu négatif
Les clients mécontents redoublant d’imagination pour faire savoir à un plus grand nombre les problèmes rencontrés avec une marque, ou par pure volonté de nuire, n’hésitent pas à créer des blogs, voire même des sites structurés portant l’URL de l’enseigne suivi d’un terme de type « problèmes » : http://www.nomdelenseigne-problemes.com .

Acheter des noms de domaine négatifs permet de recenser en un clic la mauvaise réputation car au final vous offrez aux mécontents la possibilité de s’exprimer tout en maîtrisant les problématiques.

Plus simple, créez une page « Foire aux questions » ou « service clients » et engagez-vous à répondre aux critiques ou aux avis négatifs dans un délai raisonnable. Pour garder le client, un geste commercial peut montrer de la considération à son égard et faire basculer du négatif au positif.

Enfin, un démenti public contre une rumeur permet de retrouver une forme de crédibilité et d’afficher une grande transparence dans sa manière de fonctionner.
Pratiquer la technique de l’enfouissement 
Trop, c’est trop ! Si de nombreux commentaires négatifs apparaissent sur les premières pages de Google ou autre moteur de recherche lorsqu’on tape votre nom, il est vraiment temps de réagir ! Il faut alors pratiquer la technique dite « de l’enfouissement » qui consiste à créer du contenu positif pour faire baisser dans le référencement tous les liens négatifs. Il est en effet assez rare qu’un internaute dépasse la page 3 ou 4 lorsqu’il souhaite se renseigner sur une marque.

Une politique suivie de Relations Presse aide aussi à diffuser du contenu porteur, à crédibiliser l’offre, à redorer son blason et à nettoyer la toile.
Si la liberté d’expression permet de faire, défaire et refaire des réputations, il faut se dire que c’est une grande richesse. Alors pourquoi se contenter d’être simplement populaire alors qu’il est possible aujourd’hui de devenir influent.

Pour optimiser la LLD, jouez sur la durée

La location longue durée (LLD) est plébiscitée par les moyennes et grandes entreprises. Sa simplicité en termes de gestion administrative est évidente, mais elle peut être gâchée, et son potentiel d’économies mal exploité, faute de s’intéresser à la valeur résiduelle.

Pour optimiser la LLD, jouez sur la durée

En matière de flotte automobile, la location longue durée (LLD) est, aujourd’hui, très largement répandue auprès des ETI et des grands groupes. Selon l’Observatoire du véhicule d’entreprise, 62% des entreprises françaises de plus de 100 salariés ont opté pour cette solution de financement, loin devant l’achat comptant et le crédit-bail. Avantageuse en termes de gestion administrative, la LLD peut également être une source substantielle d’économies. À condition d’identifier les bons leviers d’action.

« L’idéal est d’avoir trois ou quatre catégories de véhicules au maximum. Une car policy doit pouvoir tenir sur une feuille A4. » Yves Pépin, Topapor

L’optimisation financière de la LLD passe, tout d’abord, par l’élaboration d’une bonne politique de véhicule (car policy). « Quand vous avez défini votre politique de flotte automobile, vous avez fait un grand pas », assure Yves Pépin, directeur de la société de conseil Topapor (41) et ancien cadre financier chez un équipementier automobile. La car policy doit définirun standard d’attribution de véhicule en fonction du poste et de l’ancienneté du salarié.« L’idéal est d’avoir trois ou quatre catégories de véhicules au maximum, conseille Yves Pépin. Une car policy doit pouvoir tenir sur une feuille de papier A4. » Il faut, surtout, éviter l’attribution au cas par cas, au risque de se retrouver avec une flotte composée de véhicules atypiques (SUV, 4×4…) ou équipés d’options exotiques (boîte automatique, attelage de remorque…), dont la difficulté de revente, à terme, sera compensée par un loyer plus élevé. De plus, il peut être judicieux de réduire le nombre de marques proposées afin de bénéficier de remises intéressantes.

Ne pas négliger la valeur résiduelle

« Dans le cadre de la LLD, regarder le prix du véhicule ne suffit pas, avertit Patricia Caulfuty, directrice commerciale de GE Capital Fleet services. Il faut faire attention au TCO (total cost ownership, ou coût global de possession). » Celui-ci inclut les prestations de services (assurance, entretien…), la consommation de carburant estimée, la fiscalité automobile, le coût de revente du véhicule… Autant de points qui peuvent optimiser une LLD. Lors du choix d’un véhicule, il conviendra d’être attentif à la puissance du moteur et au type de carburant utilisé, mais pas seulement. « Il faut choisir en fonction du cycle de vie du véhicule, souligne Patricia Caulfuty. Une voiture récente coûtera, certes, plus cher et donnera moins lieu à des remises, mais sa valeur résiduelle, à terme, sera meilleure. C’est un calcul à faire. » Objectif: dénicher le véhicule qui combine la meilleure remise et la meilleure valeur résiduelle. Or, cette dernière donnée dépend largement du succès du véhicule sur le marché. « Si vous prenez une marque comme Audi, qui a le vent en poupe, il y a de grandes chances pour que le loueur perde moins d’argent à la revente du véhicule car celui-ci aura une bonne valeur de rachat », note Yves Pépin.

Il convient également d’être vigilant en matière de prestations de services associées à la LLD. « Il est important d’entrer dans le détail des contrats et de comparer les offres à prestations égales, insiste Yves Pépin. Par exemple, regarder si l’assistance est à 0 ou 100 km, si le garage se trouve à proximité, combien de remplacements de pneus sont prévus, etc. Il est nécessaire d’entrer dans le détail et de faire jouer la concurrence sur la base de critères identiques, même si les prestataires s’arrangent, souvent, pour que leurs offres soient difficiles à comparer. » Gérard de Chalonge, directeur commercial d’Athlon, prestataire LLD, met en garde : « Certains prestataires s’organisent pour industrialiser le métier de loueur afin de générer du volume, mais ils perdent en qualité d’expertise et de relation client. » Et de poursuivre : « Si, en tant que client, vous n’avez pas face à vous une équipe dédiée à la gestion de vos contrats et que vous devez vous adresser à un call center, vous allez perdre en conseil. Les contrats de LLD durent, en moyenne, 45 mois. Si le prestataire n’est pas capable de vous accompagner sur un partenariat de long terme, vous allez perdre de l’argent. »

Entreprendre : 10 étapes obligatoires

Créer son entreprise est stimulant. Chaque entrepreneur vous le dira : il ressent en lui une certaine adrénaline valorisante qui peut lui fournir les forces nécessaires à braver tous les problèmes. Mais créer son entreprise, c’est avoir de grandes idées, des ressources, une expertise dans un domaine, et surtout, créer son entreprise, c’est beaucoup, mais alors beaucoup de travail. Afin d’aider les entrepreneurs débutants, voici 10 étapes à mettre en pratique pour mettre toutes les chances de votre côté.

Etnreprendre est un métier. Apprenez le et devenez un entrepreneur hors pair

Etnreprendre est un métier. Apprenez le et devenez un entrepreneur hors pair

Entreprendre, c’est une forme de thérapie personnelle

Entrependre, cela permet d’évaluer ses forces et surtout ses faiblesses

Bon alors inutile de dire qu’il faut rester objectif dans cette analyse. Avant d’entreprendre tout projet, entreprenez une petite introspection autour de votre personne.

Êtes-vous fait pour devenir entrepreneur ?

Beaucoup d’entre nous aspirent à devenir chef d’entreprise, de devenir libre comme l’air – Ne plus demander l’autorisation pour poser une journée de congés par exemple – mais peu connaissent le côté moins glamour :

  • La difficulté de trouver les premiers clients
  • La débrouillardise et la persévérance au premier imprévu
  • L’engagement journalier – Une journée d’entrepreneur dure 26h…
  • La fiabilité, il faut que vos employés aient confiance en vous et votre manière de gérer…
  • Sans compter les compétences nécessaires en communication ou dans le domaine d’activité de l’entreprise.

En bref, êtes-vous prêt à devenir un LEADER ?

Entreprendre, c’est réfléchir au business plan

Le business plan est un véritable outil de management. Il représente votre planning pour les 3 années à venir. Hors une des causes d’échec est justement une mauvaise planification des différentes tâches. Un plan d’affairesbien conçu vous permettra de rectifier le tir en cas de déviances des indicateurs.

Entreprendre, c’est établir une stratégie marketing efficiente

Etablir une stratégie marketing, c’est bien. Etablir une stratégie marketing efficace, c’est mieux. Etablir unestratégie marketing efficiente, c’est encore mieux.

Etudiez donc dans tous les détails les besoins de votre cible afin de leur proposer une offre en parfaite adéquation. On le sait tous, le marketing ne convertit pas un prospect en client, mais il y contribue fortement, surtout si, derrière vous disposez d’une stratégie commerciale en béton.

Mettez-vous donc à l’analyse des 4P – Produit, Prix, Promotion, Place – voire même des 5P avec la Personne.

Entreprendre, c’est développer une image forte

L’image de votre entreprise comprend plusieurs éléments : votre nom commercial, votre slogan ou votre accroche, votre logo et votre charte graphique, vos manifestations publiques etc… Cette image doit naturellement dégager des valeurs positives sous peine de mettre la clé sous la porte rapidement.

Entreprendre, c’est déterminer la structure appropriée

SA, SARL, SNC, SAS, entreprise individuelle ? On s’y perd… choisissez bien votre type de structure juridiquepour exploiter votre business. Les chefs d’entreprises, en règle générale choisissent leur structure en comparant plusieurs éléments :

  • La publication obligatoire ou non des comptes annuels
  • Les éléments fiscaux dont l’entreprise sera redevable
  • Autres éléments laissés à l’appréciation du créateur d’entreprise.

En règle générale, les entrepreneurs débutants commencent leur aventure en SARL ou EURL, ce qui est en théorie le meilleur choix puisque ces structures limitent la responsabilité des créateurs. En pratique, c’est un peu différent car les banques demandent généralement au créateur de se porter garant sur ses deniers personnels… ce qui du coup, rend caduc la limitation de responsabilités.

Entreprendre, c’est tenir compte de la trésorerie

Ne pas tenir compte de votre besoin en fonds de roulement serait une grave erreur. Le cash en entreprise, c’est la vie. Sans trésorerie, pas de fournisseurs. Sans fournisseurs, pas de produits et sans produits, pas de clients…
Ne sous-estimez donc pas vos besoins en trésorerie mais aussi votre besoin capitalistique, afin de pouvoir financer de façon durable vos immobilisations. Les meilleurs créateurs d’entreprises se sont assurés de disposer de liquidités en cas d’imprévus. Ce doit aussi être vos cas.

Entreprendre c’est tisser un réseau

Ne négligez pas votre réseau. Etablir un réseau, c’est s’assurer un roulement de clientèle régulier. Le réseau vous amène du monde et en contrepartie, vous amenez du monde à votre réseau. C’est ça le principe. Soyez donc volontaire dans votre phase de développement et ne laissez pas la chance au hasard en restant devant votre ordinateur à coder un script dont tout le monde se fichera royalement si vous ne le commercialisez pas.

Le réseau permet entre autre de se faire une place de leader ou de challenger au sein d’une activité. Il améliore votre réputation en cas de réussite.

Cette forme de marketing est sans doute la moins chère et la plus simple d’accès.

Entreprendre, c’est fournir de la qualité

Ça parait simple comme ça, mais beaucoup d’entreprises ne jurent que par la Chine et ses bas coûts. Hors pour fournir de la qualité, il faut souvent y mettre le prix, que ce soit en France ou en Chine d’ailleurs.

Votre entreprise n’en sera que plus pérenne : un client satisfait en vaut deux.

Entreprendre, c’est former une équipe de gagnants

Seul, l’entreprenariat peut s’avérer plus difficile. Il faut être bon en marketing, en commercial, en finance, en RH, en juridique… C’est pourquoi, il est bon de former une petite équipe aux profils totalement différents. D’une part, vous couvrirez l’ensemble des besoins d’une entreprise en démarrage mais en plus, vous disposerez d’une vision différente et donc global de votre marché, de votre produit, de vos clients etc…

Entreprendre, c’est utiliser les technologies

Vous vous voyez tenir la comptabilité comme dans les années 1970 avec un crayon à papier ? non je ne pense pas… Utilisez un CRM pour gérer vos prospects, vos devis, vos clients, vos ventes, un logiciel comptable etc…

D’une part, vous gagnerez en temps (et le temps, c’est de l’argent) mais en plus, vous réduirez vos coûts…

Vous pouvez par exemple utilisez la vidéoconférence au lieu de vous déplacer, les réseaux sociaux pour réaliser une enquête plutôt que de vous déplacer dans la rue, utiliser les bases de données etc…

Bon et bien vous voilà prêt à entrer dans l’aventure ! Appliquez ces 10 étapes et tout ira pour le mieux.

Le petit truc à comprendre si vous voulez entreprendre

Cette semaine, j’ai rencontré une femme entrepreneur qui utilise depuis peu internet comme vecteur pour toucher plus de monde. A la tête d’une société de décoration intérieur, elle n’arrive toujours pas à capter des prospects malgré des dépenses importantes en publicité et la mise en place de partenariats avec des sociétés de son domaine. Après analyse de sa manière de fonctionner, le constat est clair : elle ne parle que de ses services sans « saupoudrer » et évangéliser son public à sa manière de travailler, ses valeurs et ses réalisations passées en expliquant pourquoi et comment elle travaille avec ses clients.

Délivrer de la valeur avant de vendre

L’avènement des produits d’informations est le meilleur exemple de la qualité du contenu que diffuse les blogueurs et entrepreneurs sur internet sur des thématiques toujours plus diverses les unes des autres. Il n’est pas rare de tomber sur des lancements de produits durant lesquels les entrepreneurs n’hésitent pas à délivrer des astuces, axes d’études afin d’aiguiller les prospects qui cherchent à résoudre un problème. Apporter de la valeur à vos lecteurs et prospects est très important dans le processus d’achat : un internaute qui aura été familiarisé avec votre approche, vos valeurs et reçu de votre part des conseils et astuces va changer complètement votre approche de vente. Le mécanisme de réciprocité fera que votre prospect tombera toutes les barrières psychologiques et la dynamique dans laquelle vous allez les mettre permettra à vos produits ou services de passer comme une lettre à la poste aux yeux de votre audience.

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Mise en place d’une offre d’essai pour une start-up

Pour le compte de ma société spécialisée dans le marketing internet, nous avons testé différentes approches pour susciter l’intérêt de nos prospects. Il ressort de l’étude que la mise en avant d’une période d’essai gratuite sans engagement permet d’augmenter énormément la manière d’appréhender les prospects, faire en sorte qu’ils testent l’outil par eux même afin d’être conscient du plein potentiel de celui ci. Après la période d’un mois d’essai, ils possèdent un rapport de performance qu’ils peuvent analyser à tête reposée. Ce rapport de performance sert de base pour la transition vers l’argumentaire commercial. L’éducation du prospect suit ainsi un processus minutieux durant lequel il se familiarise avec notre solution, et une fois la période de test terminée, c’est déjà presque comme si la collaboration était actée. Pour votre business, si vous êtes capable de cerner son besoin et lui montrer les pistes qu’il doit emprunter pour atteindre ses objectifs, alors vous aurez en main tous les arguments pour le convaincre de marcher avec vous. Il vous suffira alors de lui présenter votre offre clef en main qui résout son problème en le prenant par la main et le tour est joué !

Événements et mise à disposition de vos produits et services

L’organisation d’événements pour vos prospects leur permettant de tester vos produits et services et de bénéficier d’informations sur des sujets proches de votre domaine d’expertise sera un bon moyen de vous introduire dans leur esprit. Allez vous promener dans les marchés de Noël avec l’approche des fêtes et observez l’attitude des vendeurs : ils vous font participer, goûter à leur produit et vous font vous projeter dans l’utilisation de leur produit en vous mettant au cœur même de ce que le produit va vous permettre de réaliser. En prenant part à l’échange, vos freins psychologiques sont comme anesthésiés et vous êtes alors dans le bon état d’esprit pour que le marchand vous communique le prix ou qu’il vous fasse une offre qui sera à vos yeux irrésistible.

Internet permet aujourd’hui de lever de nombreuses barrières et d’aller plus vite dans la réflexion d’idées de business et la mise en place de prototypes sur le marché. Si vous n’avez pas vu passé mon petit guide pour y voir plus clair dans l’analyse de la concurrence et l’identification de potentiels business, vous pouvez demander votre exemplaire juste en dessous.

LE FAUX PLAT DU MANAGEMENT

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La terre est plate, des hommes l’ont longtemps cru. C’est ce que suggérait un éditorialiste américain à succès[1] en vantant les effets d’une mondialisation dans laquelle l’auto-organisation des échanges rendrait inutiles les états et toute autre institution politique. Supiot[2] brosse aussi l’image d’un monde plat où auraient disparu la loi et Dieu, où la loi ne serait plus une autorité mais une marchandise ou une ressource pour des transactions et des échanges.

La platitude concerne aussi le management et je ne fais pas seulement référence ici à ses discours, souvent un tissu d’évidences plus ou moins vraies, de convictions déguisées en réalités, de redécouvertes étonnées, de réinterprétations marquées au sceau des idéologies du moment. Plus sérieusement, les organisations plates sont une constante de beaucoup d’innovations managériales, de l’entreprise libérée à la pyramide inversée en passant par toutes les formes de transversalité. Comme si finalement se retrouvaient au sein de l’organisation les traits structurants de la société numérique où toutes les formes de relations s’inscrivent dans des réseaux  horizontaux et universels.

Il est vrai que le plat a quelques atouts : pour le marcheur ou le cycliste, le plat est réparateur, il est plus simple techniquement et tellement plus performant. C’était d’ailleurs la conviction des habitants de Flatland[3] ; ils étaient très heureux dans une société plate où les autres se résument à des lignes ou des angles. La seule différence de nos organisations avec Flatland, c’est que ces derniers firent un jour la découverte bouleversante du monde à trois dimensions alors que nos institutions semblent avec bonheur abandonner l’espace et le relief pour glisser vers le plan. Il faut donc maintenant présenter le plat du management, en décoder les séductions avant d’en pointer les limites.

Quel plat ?

La platitude, c’est par exemple ce monde sans salariat qui s’annonce. La formule est sans doute exagérée mais le développement des « self-employed » est un signe de ce que le travail dans une « boîte » (entreprise, administration ou association) qui est la norme aujourd’hui le sera moins dans les années qui viennent. D’autres formes de travail – comme le créateur de son propre emploi en dehors des institutions traditionnelles – vont se développer dans le sillage de la troisième révolution industrielle. Et cet affaiblissement du salariat ne sera pas qu’une forme de précarisation mais, pour beaucoup, un choix motivé souvent par un manque d’intérêt pour les institutions et leur relief. L’image d’un échange généralisé de services et de compétences, d’un partage d’usage de certains biens, donnent l’image d’une société plate de mise en relation d’acteurs plutôt que d’institutions dispensatrices de services à des clients.

Les institutions plates s’observent dans des domaines professionnels comme le droit ou la médecine, quand des personnes se réunissent dans des formes d’association où n’existe ni hiérarchie ni règles mais la seule force de la complicité interpersonnelle. On y retrouve le même esprit dans les nombreuses start-ups ou jeunes pousses, malgré les conseils des avocats et financiers qui conseillent la prudence à ce propos. Pourtant, sous l’impulsion des tenants de l’entreprise libérée[4] et de quelques exemples d’entreprises très emblématiques comme Favi ou Poult, un nouvel horizon de structures plates nous est proposé, dans lesquelles les hiérarchies auraient été bousculées à l’aide de différents concepts ou méthodes : aplatissement des structures avec moins de niveaux hiérarchiques, suppression des managers, pyramides renversées où la base plate devient le sommet, etc.

La platitude évoque au moins trois notions. En géométrie, le plat peut se représenter sur un plan (feuille de papier ou slide) à l’aide de deux dimensions ; on peut ainsi l’observer, le voir concrètement. Pour cette raison, les outils conceptuels utilisés en management résument souvent la réalité en deux dimensions aisément et efficacement représentées sur des slides qui aident pédagogiquement à se représenter la complexité du réel et du possible.

En réduisant le nombre de dimensions, de niveaux hiérarchiques ou de structures, la platitude donne ainsi plus de poids et d’importance aux personnes ; dans un monde plat, c’est la rencontre des acteurs sur un marché ou un terrain de jeu qui fait toute la réalité de l’existence. Les personnes sont la source et la norme du fonctionnement de l’institution, elles comptent plus que les règles et les structures ; elles se réfèrent à leur propre compétence, projet, vision et stratégie plutôt qu’à une autorité qui leur serait extérieure.

Le fonctionnement de l’institution résulte donc avant tout de l’interaction, de la confrontation, de la négociation entre des personnes dans le contexte plus ou moins poreux de l’institution. C’est dans ce jeu entre les personnes que tout se joue, dans ce que certains philosophes ont appelé l’agir communicationnel, quand une vérité ou un projet ne peut résulter que de l’interaction de tous. Dans cette perspective vont prendre du sens les notions d’autonomie ou de la nécessité de « faire confiance » aux personnes, souvent présentes dans les modalités de l’entreprise libérée. On y retrouve enfin ces idées de la sagesse de la foule, de la convergence des actions du grand nombre, cette « wikisation » du monde qui est transposée au fonctionnement de l’institution.

Les séductions du plat

La platitude évoque l’égalité entre des acteurs qui semblent tous pouvoir contribuer également à la performance de l’entreprise. Chacun avec ses compétences, son engagement et sa créativité peut prendre part au jeu de la compétition sans être freiné par des positions acquises au sein d’une hiérarchie. La platitude, c’est l’égalité des chances, l’alignement des sprinters sur la même ligne de départ. A l’heure où les hiérarchies de compétences ne s’avéreraient plus pertinentes selon certains, à l’heure de la diversité, chacun se trouve dans des structures plates en pleine autonomie pour jouer sa partition.

La platitude c’est la liberté, car elle a éliminé ou réduit le poids des hiérarchies et des structures. Or les hiérarchies évoquent une restriction de la liberté, quelque chose d’imposé et donc forcément limitant de la liberté de chacun. Les hiérarchies évoquent aussi un objet extérieur, une sorte de tiers qui s’immiscerait dans le libre jeu des acteurs. Et tout tiers est forcément un castrateur de liberté ; la platitude dans le management rejoint ici une conception répandue dans les paradigmes en action dans d’autres secteurs de l’existence de notre société.

Enfin, la platitude c’est l’efficacité. Celle-ci découle de la simplicité des représentations sur un plan comparée à la complexité confuse de la géométrie dans l’espace, dont se souviennent encore les tâcherons des mathématiques. Elle résulte de la rapidité des relations et des interactions qui ne sont plus retardées par des détours hiérarchiques. L’efficacité découle enfin d’une plus grande proximité au terrain : des structures plates on attend une plus étroite proximité au client, une plus grande rapidité à répondre à ses exigences, une pertinente adaptation aux particularités du terrain.

Fin du plat et faux-plat

Dans la réalité, la platitude n’est toujours que locale et provisoire ; même le plat pays de Jacques Brel avait « des cathédrales comme unique montagne ». Les cyclistes savent que le plat ne dure pas et qu’il existe aussi des faux-plats, ces segments de parcours apparemment plats qui cachent en fait un dénivelé ravageur pour celui qui n’a pas ajusté le rythme. La première limite de la platitude – ce n’est qu’un jugement de montagnard – c’est l’ennui et la monotonie mais ce n’est là qu’affaire de culture… Plus sérieusement, la platitude, c’est l’absence de la troisième dimension, celle qui fait le relief et la profondeur. Certes les photos peuvent être belles, rassurantes, fidèles et efficaces dans l’image donnée d’une réalité qu’elles écrasent. Il en va de même pour le fonctionnement des sociétés plates, mais encore faut-il imaginer, comme les habitants de Flatland, qu’il puisse exister une troisième dimension ; encore faut-il ne pas y voir qu’une menace. La durabilité peut constituer une autre limite de la platitude : dans les organisations, la platitude est facile à établir en période de création et de forte croissance mais la diversité des acteurs comme les aléas de l’activité peuvent la rendre plus difficile dans la longue durée ; on le voit souvent dans l’histoire de ces associations de professionnels évoquées plus haut.

En effet, le plat est le plus souvent un faux-plat avec ses exigences de rythme et d’effort pour être dépassé. Derrière le collaboratif et les relations sur les grands réseaux horizontaux qui donnent l’impression de tout savoir et de partager, il y a les algorithmes, ceux qui abreuvent d’informations différentes selon le lieu où se trouve la personne connectée, ceux qui suggèrent avec celle-ci doit entrer en contact, ceux qui décident ce qui a de l’intérêt ou non, que ce soit un restaurant dans la cité, ou un manager de qualité… Derrière la platitude des réseaux se constituent des hiérarchies très fortes, invisibles mais dotées d’un vrai pouvoir d’influence tout simplement parce qu’avant d’être l’arme des puissants, les hiérarchies constituent un élément constitutif du social où les hiérarchies se créent et se recréent toujours. Dans la société plate dominée par le paradigme de l’interaction d’acteurs libres sur un marché sans frontières, Supiot note l’apparition des structures d’allégeance, comme au temps de la féodalité où par le jeu des recommandations, les personnes se retrouvent dans le cadre plus informel, mais tout aussi puissant, du clan…

Dans l’entreprise, le faux-plat existe tout autant. Certains ne voient dans l’entreprise libérée que la platitude des structures, l’autonomie des acteurs et l’absence de contrôles et de procédures mais ce n’est que l’apparence des choses. Dans ces entreprises, le plus marquant n’est pas l’originalité de leurs dispositifs – souvent déjà testés ailleurs ou dans l’histoire – mais la qualité du patron et du projet. Les patrons y incarnent un projet qui les dépasse, une « autorité » au sens le plus archaïque du terme, que le vocabulaire affadi du management d’aujourd’hui appelle le « leadership ». Mieux encore ces entreprises ont un projet, un horizon au-delà de leurs opérations ; les salariés ne partagent pas leurs compétences ou leurs motivations mais une vision qui les dépasse, une sorte de troisième dimension qui fait tout le sens de leur engagement dans ce travail collectif. Car ce qui dépasse n’est pas forcément contraignant et limitant et ceux qui l’ont compris avalent le faux-plat dont les spectateurs n’ont pas vu qu’il était faux…


LE COMPLEXE DE MOWGLI

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Manager sans déléguer : le complexe de Mowgli

Parler de son travail en terme de « métier » ne qualifie en fait qu’une compétence générique ; pour comprendre « ce que fait » quelqu’un dans une entreprise, il est indispensable de cerner son « rôle », bien au-delà de son intitulé officiel, parfois un peu creux.

Un « rôle » – bien plus qu’un emploi ou une fonction – représente l’ensemble des correspondances et des relations, des influences et des attentions qu’un professionnel doit entretenir avec les autres pour exercer et développer son métier et les responsabilités qui lui sont liées. Cela s’appuie fondamentalement sur une logique contractuelle, au sens professionnel du terme.

Halte à la culture tribale

Mais cela ne s’établit pas spontanément ou intuitivement de façon constructive ; ce serait un tort de le croire. Tout groupe humain laissé dans l’absence de règles claires et partagées a tendance à s’autoréguler sur une base parfaitement arbitraire : la loi du plus fort. Les fonctions de chacun se définissent alors, de fait, par leur degré de soumission à l’ordre tribal : c’est la domination du leadership mal compris. C’est Le livre de la jungle… en moins charmant ! Mais cette hiérarchie-là, si elle nous est commune avec le règne animal, n’amène pas l’homme à son accomplissement. Pour que chacun puisse donner sa pleine mesure, il a besoin d’un espace où il ne soit pas asservi à l’arbitraire, à la stricte dépendance, ni même à la seule subordination. En outre, les qualités de l’intelligence et de la culture ne sont jamais celles qui sont exploitées par la loi du plus fort. Or l’entreprise, dans son souci de tirer parti au maximum de la « ressource humaine », se doit de permettre à chacun de donner cette pleine mesure et de la développer. Comme le disait Théodore Roosevelt : « Le bon dirigeant est celui qui se laisse entourer par les meilleurs et se retient d’interférer dans leur travail. »

La délégation, outil majeur de la logique contractuelle

L’outil principal qui permet de susciter et d’établir ce développement est la « délégation ». Cette dernière ne répond pas seulement à la nécessité de répartir les tâches pour arriver plus efficacement et plus rapidement à une fin ; elle ouvre également une véritable gestion des potentiels individuels et collectifs de l’entreprise. Pour résumer, on pourrait décrire ses objectifs de la manière suivante :

Organiser le travail

Nulle activité complexe ne peut être assurée par une seule et même personne, ni d’ailleurs par un seul et même acteur professionnel. Ce dernier doit par conséquent diviser le travail en confiant à d’autres des responsabilités et des pouvoirs. La délégation permet alors au collaborateur de disposer d’un mandat clair auprès de tous les autres professionnels de l’entreprise.

Structurer des responsabilités

La délégation est une division du travail qui induit de la collaboration et de la solidarité. Elle structure en effet des rapports de complémentarité, en s’appuyant sur une bonne compréhension du rôle de chacun. Elle permet ainsi de diminuer sensiblement les éventuels rapports de force et d’instaurer une synergie professionnelle bénéfique à tous, où chacun donne parce que chacun reçoit.

Partager le pouvoir

Les missions et objectifs étant clairement définis et compris, la délégation ne doit pas être vécue comme une indépendance, mais comme une autonomie au sein d’une « co-responsabilité ». A cette fin, disposer de règles communes et rigoureuses est le moyen le plus sûr d’une crédibilité renforcée et d’une gestion des rapports professionnels moins arbitraire et plus motivante.

Faire émerger les potentiels

C’est à l’œuvre qu’on reconnaît les compétences, mais c’est en confiant une responsabilité qu’on discerne les capacités et le talent de quelqu’un. Cela permet d’initier une évolution et la formation d’une valeur ajoutée pour l’individu… comme pour l’entreprise.

Les règles du jeu de la délégation

Mais la délégation comporte également un certain nombre de règles du jeu qu’il importe de respecter. Celui qui délègue doit ainsi nécessairement :

Savoir, avant toute chose, si la délégation légalement possible… et si de plus elle est autorisée par sa propre hiérarchie ; certaines missions ou objectifs ne peuvent pas – ou ne doivent pas –, en effet, être délégués ou subdélégués.
Connaître le degré de responsabilité qui lui reste dans ce qu’il a transmis et sa façon de l’assumer ; une simple délégation de pouvoir, en effet, ne transfère pas au délégataire l’entière responsabilité de l’opération.
Être sûr des compétences du délégué pour les responsabilités transmises.
Expliquer en quoi consistent ces responsabilités en définissant leurs limites et éviter des abus involontaires (ou volontaires) possibles.
Fixer avec le délégué le degré de « contrôle » éventuel qui sera exercé sur son activité.
Préciser dans quelle mesure on accepte d’aider le délégué dans ses tâches.
Sanctionner au besoin par des avantages, quels qu’ils soient, le supplément possible de travail demandé (allègement ou suppression d’autres obligations, paye, etc.).

De plus, il existe entre délégant et délégué toute une gamme de sentiments personnels, au premier rang desquels la confiance réciproque est implicitement nécessaire. Le délégant doit être au fait, en lui-même, des motifs qui le poussent à donner ou partager une responsabilité qui était la sienne : s’il s’agit par exemple pour lui de se « débarrasser » simplement de quelque chose qui l’ennuie, ou qu’il n’a pas le temps de faire, il sera honnête de l’expliquer au délégataire. S’il s’agit véritablement d’un partage, ce dernier le sentira très bien et la communication entre les deux personnes s’en trouvera confortée.

En permettant de structurer un « rôle », la délégation est en définitive l’outil essentiel du management. Nous pourrions dire, pour paraphraser un dicton célèbre : « Montrez-moi comment vous déléguez, je vous dirai quel manager vous êtes ! »