Monthly Archives: avril 2015

Mon boss est un robot

C’est quoi l’emploi du temps d’un patron ou d’un cadre dirigeant? Prendre des décisions et, si possible, ne pas se planter trop souvent. Ce portrait-robot, correspond à quelques neurones près à celui de Vital. Sauf que Vital est un robot. Plus exactement un algorithme, qui engloutit des données et qui tranche. Un vrai boss ce Vital.

Du coup, une boîte hongkongaise spécialisée dans la gestion de fonds à risques, l’a carrément propulsé à son conseil d’administration. Avec un droit de vote, qui compte autant que celui des cinq autres administrateurs de chair et de sang. C’est que Vital est un as du croisement et de l’analyse de données à vitesse fulgurante. Et permet à Deep Knowledge Ventures de décider de ses investissements avec le maximum de sécurité .

Passé le choc, on cherche les raisons qui ont motivé cette entreprise à associer une intelligence artificielle à leurs décisions. D’abord, Vital, c’est le cadre parfait. Le type qui ne rechigne jamais pour entamer un brainstorming après 18h30. Le gars qui ne pianote pas sur sa tablette en pleine réu pour réserver un vol discount pour les prochaines vacances. Le col blanc qui n’a aucun problème d’égo avec Jean-Loup qui veut lui piquer son poste. Le cadre que rien n’arrête, surtout pas les considérations bassement humanistes. Un type au poil quoi.

Et puis c’est pas Vital qui viendra geindre à son entretien d’évaluation annuel. Une augmentation de salaire ? Une augmentation de mémoire lui suffira. Changer son Qashqai de fonction pour un Audi Q5 ? Il n’y pense même pas. Vital est tellement génial que l’on se demande pourquoi tous les conseils d’administration du monde ne l’ont pas adopté. Et l’on ne voit qu’une seule raison qui puisse freiner l’expansion de ses frères dans les centres de décisions des entreprises de la planète : ceux qui décident, ou non, d’embaucher un Vital, sont des hommes et des femmes.

De ceux et celles qui s’ennuient pendant les réunions. De ceux et celles qui hésitent entre deux SUV. De ceux qui travaillent trop. De ceux qui, comme Christian Streiff, ex-pdg de PSA, peuvent risquer leur vie, être victime d’un AVC au bureau, s’en remettre difficilement, avouer qu’ils ont dorénavant besoin de 6h de sommeil par nuit « et ne plus se contenter de 3, comme auparavant ».

Mais surtout, tous ces cadres d’entreprise tentent de protéger leur espèce. Celle des cols blancs qui font ce qu’ils peuvent, qui essaient de concilier l’inconciliable. Et même d’injecter un peu d’humanité dans l’entreprise et les décisions qui y sont prises.

Un décryptage de la génération yolol sur le travail

– Ma foi oui j’ai des tâches intéressantes… par exemple j’envoie des emails et je manage des projets.
– Ah Ok! Cool! »

Parfois au bureau, devant son ordinateur, Steeve se laisse envahir par une petite déprime passagère. Parfois, il a l’impression que la vie, et l’essentiel, sont ailleurs, bien loin des considérations professionnelles: « Pourquoi…Pourquoi suis-je enfermé dans ce bureau? Il fait si beau dehors. Il y a tant de plages sur lesquelles chiller, tant de fous rires à avoir, tant de belles rencontres à faire… tant de bonheur à aller cueillir le couteau entre les dents. » Avoir un travail c’est trouver une utilité et une place dans une société. Pourtant Steeve, heureux résidu des couilles de son père et grand chantre de la génération YOLOL (Y + YOLO + LOL) s’interroge différemment: Comment trouver SA place dans la société.

I) Le Travail, valeur cardinale de notre éducation

En général, les gens autour de nous et la société souhaitent que nous réussissions notre vie. Ils n’ont pas trop envie qu’on devienne clochard -parce que c’est un peu relou si tu veux regarder Top Chef le soir- dealer de drogues ou encore fille de joie slovaque. Car dans l’imaginaire collectif: Réussir sa vie = Trouver une position enviable en société.

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Dans ce contexte actuel de crise économique, l’arbitrage classique -inhibé par la viscérale peur du risque- enjoint la société entière à nous chanter l’injonction suivante:

Pour réussir dans la vie, il faut bien travailler à l’école et faire des (longues très longues) études!

II) Le Douloureux passage des rêves Etudiant à la Réalité du Travail… Une forme d’enculade sans préparation

Du coup, nous les jeunes démunis de talents artistiques et de capacités sportives hors du commun, nous nous efforçons de rentrer dans les plans de la société en suivant une formation pour réaliser une belle carrière professionnelle, symbole d’une vie réussie et moins risquée financièrement qu’une vie d’artiste/sportif en devenir. Le début des études fait fleurir dans nos têtes bien pleines de ravissants rêves bleus à la Aladdin: achat d’une belle maison, vacances aux States, cocktails afterworks rooftops, mais surtout accomplissement personnel au travail grâce à un métier passionnant.

Les instances académiques tentent de nous en persuader au moyen de slogans créatifs et de visuels inspirants:

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« Hi I am John, project manager executive officer. nice to meet you ». Tu vas serrer des pinces #networking

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Tu vas faire des analyses de qualité: « Et là comme vous pouvez le voir, le marché est en décroissance. ». #Einstein

Remontés à bloc, on sort des études avec la volonté d’en découdre, persuadés qu’on va gagner un max de blé parce qu’on sera doués et motivés dans notre travail. Les discours TED et la biographie de Steeve Jobs finissent de nous convaincre qu’on a tous quelque chose de grand à apporter à ce monde… lol.

Finalement, loin des biopics à succès, notre destin, que l’on pensait stéllaire et spécial (voire unique), se confronte malheureusement à la prosaique réalité des choses:

Cas n°1: LE CHOMAGE. Parce que c’est la crise. Faut bien trouver un travail parce qu’on n’a pas de thune. Et même si c’est pas mauvais les pâtes au sel, y a quand même un moment où on a envie de mettre du beurre aussi, et pas que dans les épinards (parce qu’on est bien d’accord, c’est affreux les épinards)

Cas n°2: UN EMPLOI INTERECHIANT. On finit par trouver un 1er emploi dans le commerce, le marketing, la finance, le conseil, ou encore l’administration… Youpi Champagne! On va enfin découvrir le métier qui nous apportera joie, équilibre et ataraxie. En fait, les jours filent et l’excitation périclite tel un amour de vacances. On se réveille, meurtri, avec la gueule de bois et un bel ananas dans le postérieur. En réalité, votre taf consiste à tenir des débats stériles en réunion, à faire en sorte que la présentation powerpoint de votre n+1 soit jolie et enfin à envoyer des « cordialement » par email, tout ça le cul sur la chaise devant un ordinateur moche.

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« So excited to start my new job ». Faut être un sacré Nobode pour proposer un tel bonheur « Sourire Colgate » au moment d’aller au taf le matin…

  • A dire vrai, c’est surtout l’expérience de l’absurde qui vous mine le moral. Comme lorsque votre manager vous demande de construire un tableau croisé dynamique du nombre de crayons à papier commandé par le service achat. Ou plus généralement lorsque le BigBoss envoie un mail pour rappeler la nécessité de réaliser un profit supérieur l’année suivante. Une question Pascalienne s’abat sur vous tel un hibou: « Pourquoi diable devrais-je aider cette entreprise à augmenter son profit? », « Pourquoi faire de la croissance? », « Pourquoi on s’en battrait pas tous les couilles? » « Pourquoi tout le monde au boulot ils sont pas rigolos? »
  • Votre scepticisme se heurte violemment à la motivation et au dévouement de ces hommes et ces femmes qui y travaillent depuis 15-20 ans. C’est, pensez-vous, parce qu’ils n’ont pas grandi avec YouTube et ses vidéos rigolotes, Facebook et ses profile picture féminines et YouPorn… oui YouPorn a eu un impact négatif sur notre motivation.. ça nous a rendu encore plus branleurs. lol.
  • Parfois dans l’ascenseur, Jean-Louis de la compta vous narre discrètement les tensions qui règnent entre Henri et Bernard, ces managers ambitieux des eighties « Ils peuvent pas rester dans une même pièce car Henri a obtenu le poste que Bernard convoitait. C’est tendu entre les deux ». Il jubile. Le genre d’anecdotes qui lui fait s’en mettre partout dans le pantalon. Vous demeurez songeur. Vous vous demandez ce que vous pouvez bien en avoir à foutre que Bernard Roger, responsable Marketing, ne puisse pas blairer Henri Bruno, le directeur commercial. Par manque de panache, vous vous retenez cependant de suggérer à Jean Louis de penser à bien fermer sa gueule à l’avenir et vous contentez d’une tonalité très faux-cul. « Oh mais c’est vraiment très intéressant Jean-Louis. N’hésitez pas à me conter d’autres potins de la boite, j’adore ».
  • Outre la nature des tâches qui déçoit autant que la découverte d’une mouche dans votre salade d’avocat crevette, on se rend compte qu’il existe surtout un gros problème spatiotemporel: Les week ends sont trop courts. Bordel, quel est l’avorton sadomasochiste qui a instauré qu’on travaillerait 5 jours et qu’on aurait que 2 jours de repos? C’est pourtant tellement mieux les week ends de 3 jours! C’est quoi le problème? La productivité? De toute façon, ça fait 15 ans qu’il n’y a plus de croissance en France…
  • Et si encore le salaire allait avec… mais en fait non! Nous ne sommes malheureusement pas totalement dédommagés pour notre ennui. Les RH nous violent en toute impunité en omettant de préciser que le salaire annoncé sur le contrat est le salaire brut. Or le salaire net est au salaire brut ce que le Double Whooper est à la photo du Double Whooper. Une pâle copie. Une vaste escroquerie (le BK est en soi une imposture!). Certaines rumeurs relatent d’ailleurs l’existence d’un impôt sur le revenu après chaque année travaillée. Steeve compte intenter un procès à l’état français si jamais cette légende s’avérait réelle.

Comment organiser son départ en vacances au travail : 5 conseils pour partir l’esprit tranquille

L’occasion de partir pendant une bonne semaine et de décompresser. A condition de quitter son travail l’esprit tranquille, et de ne rien oublier d’important derrière soi.

Si vous êtes un peu chaotique ou du genre angoissé, voici 5 conseils qui peuvent vous aider.

1. Ne pas laisser de tâches urgentes derrière soi

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Faites des listes de tout ce qui est important, ce qui vous stresse, ce qui est urgent.

« Commencez par faire une liste de ce qui ne peut absolument pas attendre votre retour: peut-être que l’un de vos projets avec un client a sa date butoir dans trois jours. Occupez-vous de ceux-ci en priorité: finissez-les, ou laissez toutes les instructions nécessaires pour quelqu’un qui pourra le traiter à votre place », conseille le site Dumb Little Man.

Préparez un planning prévisionnel. Lorsque vous allez rentrer de vacances, vous aurez sûrement encore un peu la tête ailleurs, et il se peut que la reprise du travail soit difficile. Alors soyez sympas avec vous-même et donnez-vous un petit coup de pouce en réfléchissant à toutes les tâches à effectuer à votre retour.

2. Prévenir les collègues, les clients, tous ceux susceptibles de vous contacter

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C’est très important car si vous êtes à l’autre bout du monde en train de siroter un cocktail sur la plage au coucher du soleil, d’autres personnes (la plupart) n’ont pas pris l’avion et peuvent essayer de vous contacter. Autant un téléphone peut être éteint en son absence, autant une boîte mail est toujours active. « Programmez une alerte. Changez votre messagerie vocale et e-mail pour laissez savoir aux clients et aux collègues que vous serez absent. », suggère Working Mother.

Et surtout, soyez absent sans l’être totalement, en laissant une liste de personnes à contacter, et quelques informations pour des situations à traiter en cas d’urgence. « Donnez à votre patron le contact d’une personne à contacter en cas d’urgence, mais soyez bien certain qu’il ne sera bien à utiliser qu’en cas d’urgence », indique Steere, cofondateur de Managing People Better.

3. Déléguer ses tâches

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Si vous partez longtemps, il est probablement nécessaire de déléguer certaines tâches à vos collègues. Certains projets ou rendez-vous pourraient être impossible à décaler, et quelqu’un doit donc vous remplacer. « Réfléchissez à la personne qui serait la bonne pour s’attaquer à chacune des uniques et importantes tâches », conseille The CEO Blog.

Soyez malgré tout conscient que personne ne va vous remplacer. Inutile d’imaginer qu’une personne qui a, a priori, déjà un travail, va faire deux journées en une pour combler votre absence. Faites donc bien attention à ne pas compliquer la tâche à vos collègues.

4. Ranger son bureau

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Ne partez pas sans avoir fait un petit nettoyage de printemps! « Il n’y a rien de plus déprimant qu’un retour de vacances devant une pile de documents qui occupe tout votre bureau. Donc laissez l’endroit net et propre avant de partir », indique plutôt sagement le site Working Mother.

Entre le tri des documents matériels, de votre ordinateur, et une petite ré-organisation, cela devrait vous prendre un peu de temps, mais vous n’en serez que plus soulagé à votre retour, et pourrez paisiblement recommencer à travailler.

5. Souffler!

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Finalement, c’est peut-être le plus difficile. Comment se déconnecter lorsqu’on reçoit ses mails, des appels et des alertes sur son téléphone? Si vous en avez la possibilité, n’hésitez pas à partir sans tablette ni ordinateur. Désactivez votre vibreur et la sonnerie de votre téléphone pour ne pas avoir continuellement le nez dans les e-mails.

Et juste avant de partir, mettez-vous dans un bon état d’esprit: partez quand vous êtes certains de n’avoir rien oublié, mais fixez-vous une heure limite. Restez chez vous un jour avant de partir, pour ne pas avoir à subir le stress des bagages, du manque de sommeil, le dernier jour de travail.

10 raisons pour lesquelles la musique est bonne pour la santé et le bien-être

MUSIC

Influence sur l’humeur, les capacités cognitives, la créativité, et parfois même, la maladie, la musique est bonne pour notre cerveau et pour notre corps. De nombreuses études mettent en avant ses multiples bienfaits. On vous en a sélectionné quelques-uns

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Mettre la musique à fond pour se débarrasser de toutes les tâches pénibles, quoi de plus motivant? En revanche, lorsqu’il s’agit de travailler, ce n’est pas forcément la meilleure des idées.

Selon une étude publiée en décembre 2012 dans la revue Journal of Consumer Research, c’est un volume modéré qui accroît la créativité. C’est assez paradoxal: les sons qui ne sont pas trop forts, rendent la réflexion un peu plus difficile. Mais cela nous entraîne à penser de manière plus abstraite, et à être bien plus créatif.

C’est le contraire quand la musique est forte: notre pensée créative est bloquée, parce que nous sommes submergés par le traitement des informations à effectuer. Conclusion: ne pas hésiter à écouter de la musique au travail du moment que cela n’explose pas vos tympans.

Elle adoucit la dépression

depression music

Du moins, chez les mamans qui viennent d’accoucher. Le baby blues, dont le nom scientifique est dépression périnatale, concerne de nombreuses femmes. Cette dépression affecte non seulement la nouvelle maman mais aussi son enfant.

Des scientifiques belges ont alors décidé de proposer à certaines mères et à leurs enfants de participer à des thérapies musicales. Ce soin aurait eu des effets immédiats sur les interactions entre la maman et son enfant, qui par ailleurs, selon le site Agence Science-Presse, développerait une plus grande autonomie.

Attention toutefois à ne pas croire que la musique est un remède à tous les maux. Selon une étude publiée dans les Archives de médecine pédiatrique et adolescente, reprise par le Time Magazine, les jeunes qui écoutent sans cesse de la musique augmentent leurs risques de développer une dépression.

La musique nous met de bonne humeur

good mood

Qui ne s’est jamais senti reboosté après avoir écouté une musique entraînante? Levé du bon pied au son de l’un de ses morceaux préférés?

Une étude parue en 2013 montre que la musique rend les gens de meilleure humeur. Les participants auraient notamment mis en avant une « excitation et régulation de leur humeur ainsi qu’une plus grande « conscience de soi ».

Une autre étude parue la même année dans le Journal of Positive Psychology va dans ce sens. Réalisée par des scientifiques de l’université du Missouri, celle-ci met en avant le même phénomène:

« Nos travaux soutiennent un comportement que beaucoup de gens ont déjà – écouter de la musique pour améliorer leur humeur », souligne l’auteur principal Yuna Ferguson.

La musique déstresse

stress music

Une thèse de doctorat de l’université de Gothenburg révèle qu’écouter de la musique tous les jours diminue le stress. Cette thèse se base sur les résultats de deux études selon lesquelles les personnes qui écoutent de la musique ressentent des émotions positives.

« Notons toutefois que lorsqu’on étudie les réponses émotionnelles à la musique, il est important de se souvenir que tout le monde ne réagit pas de la même manière à un morceau, et que chaque individu peut répondre de façon différente à une même chanson selon le moment où il l’écoute, en fonction de facteurs individuels et situationnels », explique l’auteure de la thèse Marie Helsing. Pour connaître les effets positifs de la musique, il faut écouter de la musique qu’on aime. »

Elle développe la mémoire

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Vous avez envie que vos enfants aient une mémoire d’éléphant? C’est simple, faites-leur suivre des cours de musique. Des chercheurs de Hong Kong ont montré que les enfants qui font de la musique réussissent mieux des tests de mémoire comme, par exemple, devoir retenir les différents mots d’une liste.

« Plus l’enfant s’entraîne à pratiquer, meilleure est sa mémoire verbale », indique Agnes Chan, doctorant en psychologie de l’université de Hong Kong. « Cela suggère fortement que la meilleure mémoire verbale chez les enfants qui font de la musique n’est pas seulement une affaire de différence d’âge, de niveau d’éducation ou de caractéristiques familiales socio économiques ».

De façon générale, elle est bonne pour nos capacités cognitives

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La musique améliore notre mémoire, mais c’est loin d’être son seul avantage sur le cerveau. Selon ce texte de mai 2013 sur le site Psychology Today de la doctorante en psychologie Joanne Cantor, la musique est pleine de surprise.

Pour commencer, elle améliore notre productivité lorsqu’on réalise des tâches répétitives. La musique enjouée, selon elle, nous rend plus efficace et précis dans ce genre de situations, qui semblent ainsi bien moins ennuyantes. Elle souligne par ailleurs que la compréhension à la lecture est également meilleure mais attention, lorsqu’on écoute de la musique d’ambiance, de fond, à faible volume.

Quand on est malade, elle est à écouter sans modération

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Voici quelques bons exemples:

  • Elle diminue l’anxiété des patients atteints de cancer. Des chercheurs de l’université Drexel (Etats-Unis) ont montré que des personnes atteintes d’un cancer et qui écoutaient de la musique régulièrement, ou suivaient une thérapie musicale, pouvaient constater une réduction de leur anxiété.
  • Elle aide pendant une opération chirurgicale. Un article du Time relaye une recherche selon laquelle les patients (la plupart atteints de la maladie de Parkinson) qui écoutaient des mélodies avaient l’esprit plus calme. Certains s’endormaient même.
  • Elle booste notre cœur. Selon une recherche de l’université Maryland Medical, écouter de la musique joyeuse serait lié à une dilatation des vaisseaux sanguins, ce qui réduirait le flux sanguin. L’effet opposé est notable lorsqu’on écoute de la musique anxiogène.
  • Elle apaise la douleur, selon des chercheurs de l’université de l’Utah Pain Research Center
  • Après un AVC, elle permet une meilleure récupération. C’est en tout cas le résultat d’une étude publiée en 2008 dans la revue Brain, qui comparait la mémoire verbale des patients ayant écouté de la musique, par rapport à ceux qui écoutaient des livres audio ou rien du tout.

Elle nous rend euphorique

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Elle stimule la même partie du cerveau que la nourriture ou le sexe. C’est ce que montre une expérience réalisée en 2001 par le McGill College. Les scientifiques avaient repéré une augmentation du flux sanguin dans des régions du cerveau associées à la récompense, l’émotion, l’excitation.

Pour les chercheurs, si la musique stimule les mêmes régions du cerveau que le sexe ou la nourriture, qui sont importants pour la survie de l’organisme, c’est que la capacité à écouter de la musique pourrait bien présenter un avantage évolutionnaire.

Elle nous aide à faire notre quota de sport

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Rien de nouveau sous le soleil: c’est plus agréable de courir avec un peu de musique dans les oreilles. Mais pourquoi? Pour commencer, elle nous distrait. A tel point qu’elle pourrait améliorer nos performances de 15%.

Une autre étude, publiée en 2010, montrait que les cyclistes étaient bien plus efficaces lorsqu’ils écoutaient de la musique rapide. Mais attention, pas trop vite non plus.

Par ailleurs, le rythme de la musique stimule l’aire motrice de notre cerveau. Ces signaux nous aident à mieux user de notre énergie et à trouver le bon rythme.

Elle réduit les problèmes d’audition

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Si vous êtes musiciens, vous aurez peut-être moins de problèmes d’audition en vieillissant. L’étude, publiée en 2011 dans la revue Psychology and Aging montre que les musiciens réussissaient mieux les tests auditifs que les autres, le fossé se creusant avec l’âge.

Par exemple, un musicien de 70 ans comprenait un discours dans un environnement bruyant aussi bien qu’une personne lambda de 50 ans. Et plus ils avaient pratiqué, meilleurs leurs scores étaient.

Comment décompresser après le boulot ?

RELAX WOMAN
BIEN-ETRE – Vos journées sont longues? Voici cinq astuces pour réussir à profiter de vos moments libres en sortant du travail.

On s’organise au boulot…
… Pour pouvoir être tranquille une fois arrivée chez soi. Un exercice simple consiste à prioriser ses tâches : que dois-je faire cette semaine? Chaque soir, avant de partir, on rédige sa to-do du lendemain avec l’aide d’un gestionnaire de tâches, comme l’appli Astrid. Tel dossier passe avant telle réunion, et maintenant que c’est noté, ça ne vous hantera pas pendant le dîner.

On lâche l’écran…
… Aussi souvent que possible. On fait les comptes? De l’ordi pro à l’iPad familial, de la télévision au smartphone, on passe un bon nombre d’heures scotchés aux écrans. Pire: les adeptes du binge watching peuvent compter les heures passées devant leurs séries sur un site dédié. Sans parler des ravages pour votre posture ni pour votre santé, allons droit au but: c’est quand même plus cool de se retrouver solo (dans son bain avec bougies), en duo (pot au feu les yeux dans les yeux) ou en famille autour d’un Monopoly.

On fait du sport…
… En douceur! Enfourcher son vélo, sortir faire un running entre midi et deux : ça va quand le soleil est au rendez-vous. En ce moment, c’est pas trop ça ? On se rabat sur des pratiques douces, comme le yoga ou le pilates. Parfait pour garder la forme sans se traumatiser. Mais le vrai bénéfice n’a rien à voir avec votre silhouette: faire de l’exercice permet de diminuer le stress et joue sur le moral, puisque la pratique du sport influe sur la production d’endorphine, surnommée l’ »hormone du bonheur ».

Pour résoudre un problème changez de réalité

Ecrit le 21/03/2015 dans Blog, Paraboles et recherche de sens

Avez-vous remarqué que, le jour où vous êtes en retard, sur la route, les feux tricolores se mettent systématiquement au rouge et que la voiture qui vous précède roule trop doucement (à se demander s’il ne le fait pas exprès !) ?

Avez-vous aussi remarqué que, ce matin où vous êtes particulièrement de bonne humeur et que vous avez le temps, vous ne comprenez pas  le « fou » qui roule à vive allure et vous dépasse ?

Auriez-vous eu cette impression étonnante le soir où vous venez d’acheter votre nouvelle voiture que le constructeur a du faire une offre exceptionnelle sur le modèle que vous avez choisi; vous n’en n’avez jamais vu autant que depuis que vous avez la votre.

Et enfin, à croire que toutes les femmes que vous croisez dans la rue se sont données le mot avec votre épouse pour être enceintes toutes en même temps. Vous n’en n’avez jamais remarqué autant que depuis que vous savez que vous allez être Papa.

perspective 2

Que dire de tout cela ? Le monde extérieur ne serait-il pas le simple reflet de ce que nous vivons à l’intérieur ? Lisez cette histoire qui peut nous suggérer de déplacer notre angle de vue, notre perspective, la façon dont nous vivons notre réalité.

Un jour, le père d’une très riche famille amène son fils à la campagne pour lui montrer comment les gens pauvres vivent. Ils passent ainsi quelques jours dans la ferme d’une famille qui n’a pas beaucoup à leur offrir.
Au retour le père demande à son fils :
« As-tu aimé ton séjour ? »
« C’était fantastique Papa ! »
« As-tu vu comment les gens pauvres vivent ? » demande encore le père étonné de la réaction de son fils.
« Ah oui! » confirme l’enfant.

« Qu’as tu donc appris ? » fait le père.
Et le fils lui répond :
« J’ai que nous n’avions qu’un chien alors qu’ils en ont quatre. Nous avons une piscine qui fait la moitié du jardin et ils ont une grande crique… Nous avons des lanternes dans notre jardin et eux ont des étoiles partout dans le ciel… Nous avons une immense galerie à l’avant et eux ont l’horizon… Nous avons un domaine mais eux ont des champs à perte de vue…Nous avons des serviteurs alors qu’eux servent les autres…Nous achetons nos denrées et eux les cultivent…Nous avons des murs autour de la propriété pour nous protéger. Eux ont des amis qui les protègent.
Le père resta muet.
L’enfant ajoute enfin : « Merci Papa de m’avoir montré tout ce que nous n’avons pas ».

Entrepreneuriat: du balai!

Témoignage d’un chef d’entreprise :
 J’ai fait toute ma carrière dans le conseil en stratégie, en France et en Amérique du Nord. Vingt ans passés à conseiller les entrepreneurs dans l’élaboration de leur business plan et les chefs d’entreprise dans la définition de leurs objectifs de croissance. Et un beau jour, j’ai changé de métier. Je suis devenu entrepreneur moi-même. Et pas n’importe quel entrepreneur. Entrepreneur social dans le numérique.

Déjà, être entrepreneur social, ça complique un peu les choses, en ce qu’il est nécessaire de viser des objectifs à la fois financiers et sociétaux. Mais avec la dimension numérique, on vient ajouter ce je-ne-sais-quoi d’immatériel immature qui a pour effet de moutarder l’ensemble.

Toute ma carrière fut donc passée, jusqu’à présent, des deux côtés de la barrière entrepreneuriale. Suffisamment de temps et d’apprentissage pour joyeusement remettre en cause deux postulats qui sont à la base d’à peu près toutes les politiques de financement de la création d’entreprise dans le monde. Suffisamment de frottement avec le réel pour balayer deux idées reçues qui continuent, inexorablement, à être enseignées dans nos écoles et à lobotomiser nos classes dirigeantes.

Premier nid à poussière : la primauté donnée à l’indépassable « Business Plan », sésame de tout démarrage d’entreprise (et exigé par tous, que l’on lance une start-up de micro-robotique sur le campus du MIT ou une épicerie équitable dans un village de Charente-Maritime). Le Business Plan, ce nectar d’intelligence modélisant la vie des affaires à grand renfort de spéculations prospectives et de tableurs à triple entrée. Un pensum qui a tout d’un document marketing auto-promotionnel, censé expliquer au monde que le monde est pur et parfait, que le marché adéquatement vierge nous attend tout tranquille, que la concurrence a bêtement oublié de s’y intéresser, et que tous les efforts seront dorénavant orientés jour et nuit vers un seul point-limite : le développement d’une offre forcément et singulièrement unique qui fera table rase de la vile compétition et dont on parlera le soir dans les chaumières.

Et pourtant, le roi est nu. Désespérément nu. En vingt ans de carrière, je n’ai jamais vu un seul business plan se réaliser véritablement. Pire encore, dans 90% des cas, ce que j’ai vu se réaliser, c’est l’inverse même de l’idée d’un business plan : le développement d’affaires par pur opportunisme, consistant à saisir assidument les occasions commerciales quand elles se présentent, même si elles ne s’inscrivent pas dans le « marché cible » initialement prévu, même si elles ne concernent pas le « cœur de métier » initialement théorisé, même si elles ne flattent pas l’ego de stratège de l’entrepreneur. Le système D, en somme, comme boussole indépassable.

Attention. Je ne dis pas que tous les entrepreneurs sont des poules sans tête qui tournicotent au gré du vent. Je dis que nécessité faisant loi, quand on décortique sincèrement le chiffre d’affaires d’une start-up, on réalise bien souvent que la majorité des revenus proviennent de commandes ou de contrats périphériques qui ne rentrent pas dans les cases de ce que le business plan avait labellisé « cœur de métier » ou « vision stratégique », particulièrement dans le secteur des services. C’est comme ça. Et il ne faut pas le regretter. Il faut au contraire se féliciter du fait que nos entrepreneurs sont aussi de grands pragmatiques et qu’ils font preuve d’un instinct de survie hautement méritant.

Premier coup de balai : il est temps de tuer le père et de se faire le fossoyeur du Business Plan. La réalité entrepreneuriale est malheureusement incompatible avec cet exercice de planification, ne faisons donc plus de cet outil obsolète la clé de voûte du financement. Je vois quatre tendances se profiler en lieu et place du défunt plan d’affaires:

  1. Promouvoir l’utilisation d’un simple canevas stratégique qui présenterait succinctement, par le biais d’un schéma visuel, le « Concept » (la solution apportée par la start-up à un besoin) et les modèle d’affaires (au pluriel, car relever d’un seul modèle financier est souvent suicidaire). Appelons cela laformule stratégique du projet. Et insistons sur sa nécessaire agilité : la stratégie entrepreneuriale doit pouvoir « pivoter » fréquemment.
  2. Diffuser ce que la « communauté » dit et pense du projet entrepreneurial lorsque celui-ci vise le consommateur final (Business to Consumer). Par exemple, un panorama évolutif des réactions sur les réseaux sociaux ou un test par les usagers en situation réelle (Living Labs, etc.). Appelons cela l’indice de réceptivité du projet.
  3. Qualifier la réputation de l’entrepreneur, au-delà de son CV (manifestation la plus évidente du conflit d’intérêt). Pour certains profils d’entrepreneurs, l’empreinte numérique – c’est-à-dire l’ensemble de ses traces digitales (vidéos, forums, interventions commentées…) – peut être un bon indicateur. Appelons cela l’indice de réputation du porteur.
  4. Développer un système de « tracking » de l’évolution continue de la start-up, de type échelle de temps (merci Facebook !), permettant aux financeurs publics et privés de suivre en temps réel les modifications du profil de la start-up. Appelons cela le calendrier tactique du projet (son « tic-tac tactique », si j’ose dire).

Deuxième nid à poussière : en dépit de l’avalanche de contre-exemples que la vie des affaires, grande espiègle, nous déverse sur la tête à longueur d’années, un autre mythe indéboulonnable vient systématiquement briser les jambes de l’entrepreneur :le mythe de la vitesse. Que n’avons-nous entendu sur cette idée fétiche selon laquelle, pour réussir en entrepreneuriat, il faut avant tout aller vite ! Doubler ses concurrents, être le premier entrant sur le marché, prendre de vitesse les Américains et si possible les Chinois. Urgence au scoop ! A part quelques exceptions dans des secteurs bien déterminés, l’entrepreneuriat est d’abord et avant tout un art de la patience.

La raison numéro un pour laquelle les business plans s’avèrent désespérément caduques n’est pas liée à une mauvaise analyse concurrentielle ou à une surprenante évolution « disruptive » de l’environnement : la raison numéro un de l’échec quasi-systématique des plans d’affaires, c’est une tromperie permanente sur le temps d’exécution de la stratégie, si brillante fût-elle. On avait prévu 24 mois : il en faudra le triple. Et comme on n’a pas pu sécuriser un financement sur un temps aussi long digne de l’ère glaciaire, eh bien « cap sur le changement de cap »! Source de tous nos maux d’entrepreneur, l’illusion sur les temps de déploiement est le véritable naufrageur de nos rêves de grandeur économique.

Art de la patience, donc, et patience du pauvre en prime. Pas celle du fin stratège qui fourbit ses armes dans l’attente du coup fatal. Non, la persévérance du Facteur Cheval face à son château de pierre. S’il faut à un architecte et à un maître d’œuvre chinois 90 jours pour construire une tour de 800 mètres de haut, il faut encore trop souvent une année pleine et entière pour boucler une seule vente face à une direction des achats modérément clémente.

C’est pourquoi le capital-risque n’a pas rendu un fier service à l’entrepreneuriat. Car il a imposé un rythme intenable, qui se résume en deux chiffres : 5 ans pour créer de la valeur dans l’entreprise dans laquelle le fonds a investi, 10 ans pour placer tous les capitaux du fonds en question.

Second coup de balai : finissons-en une bonne fois pour toutes avec la sacro-sainte règle des 5 ans donnés à l’entrepreneur pour créer son entreprise, en extraire de la valeur et permettre à l’investisseur de revendre ses parts au meilleur prix. Cette fenêtre magique de 5 ans est l’un des leurres les plus toxiques que la finance entrepreneuriale ait engendré ces quarante dernières années.

Mettons enfin en place des fonds de capital-risque « perpétuels » (joliment qualifiés en anglais de fonds « evergreen »), sans durée de vie prédéfinie puisqu’ils se régénèrent année après année auprès d’investisseurs institutionnels au fur et à mesure de l’utilisation des fonds (99% des fonds de capital-risque dans le monde ont 10 ans fixes pour investir, désinvestir et retourner en dixième année les rendements aux investisseurs). Ces fonds perpétuels permettraient à leurs gestionnaires de s’autoriser le temps long et d’accompagner, avec de l’argent patient, de réelles aventures industrielles. Car autant se le dire, imposer un rythme de succès d’environ 5 ans par entreprise signifie, le plus souvent, soit s’illusionner sur le monde qui nous entoure, soit léser sérieusement au moins l’une des parties prenantes de l’entreprise cible : les salariés (on comprime les coûts pour « booster » la rentabilité avant la revente), les fournisseurs et les sous-traitants (pour les mêmes saintes raisons) ou l’entrepreneur lui-même (qui doit changer d’actionnaire dans l’urgence, régulièrement, au prix de sa dilution au capital).

Deux coups de balai, deux fins de cycle.

La poussière s’est en effet accumulée, et elle coûte cher le kilo. C’est peut-être aussi cela, le grand ménage de printemps. Ça s’impose à périodes régulières, et ça fait joyeusement circuler l’air.

Travailler en freelance de l’étranger, est-ce vraiment possible?

WORKING OFFICE

VIE DE BUREAU – Allemagne, Etats-Unis, France et Espagne. Depuis le début de l’année 2015, j’ai vécu et travaillé dans quatre pays différents et ce n’est que le début. La question m’a été posée plus d’une fois lorsque j’ai raconté à mon entourage que j’avais envie de m’installer (très spontanément) à Barcelone. La première question qui revenait dans chacune de ces conversations était toujours la même: « Et ton travail ? Tu vas faire comment ? » Aujourd’hui, je vous livre mon point de vue quant à la question du travail à distance, et pour mon cas, de l’étranger. Confessions d’une vraie nomade digitale!

Le freelance est un être (presque) invisible

Si je n’avais pas mon blog et mon site professionnel, je pense que certains clients ne sauraient pas du tout la tête que j’ai. En effet, le contact se fait souvent par mail, parfois par téléphone, mais rarement de visu. En tant que traductrice et rédactrice, il n’y a pas cette nécessité de rencontrer la personne. Comme je ne dois pas gérer d’équipe et encore moins travailler dans les locaux de la boîte qui m’embauche, le contact est principalement virtuel. Que je sois donc à Paris ou Bali ne change absolument rien à la donne (sauf pour le décalage horaire à gérer). A partir du moment où l’activité que vous pratiquez est faisable en télétravail, elle peut également l’être de l’étranger. Pour le moment, je suis toujours en auto-entrepreneur en France, car je ne dépasse pas encore les 183 jours de résidence en Espagne. Une décision s’imposera lorsque je déciderais de poser définitivement mes valises en Espagne. Sachez que le statut d’auto-entrepreneur y existe également, et réserve quelques avantages dont nous ne bénéficions pas en France!

Tant que le travail est fait…

A la fin de la journée, votre client se fiche bien de savoir si vous avez fait le travail en sirotant un Mojito en terrasse ou si vous avez rédigé vos articles dans le cadre d’un espace coworking aseptisé. Le principal, c’est le résultat. C’est bien connu: tous les chemins mènent à Rome et tant que vous arrivez à Rome, votre client sera satisfait. Ce qui compte, c’est donc la qualité et non le lieu où vous travaillez. Certains clients peuvent être réticents à l’idée de faire travailler un freelance qui ne vit pas dans la même ville. Dans ce cas, il faut savoir trouver les mots justes et le rassurer. Faites lui la liste de tous les chouettes outils de communication dont nous bénéficions en 2015: Viber, Skype, WhatsApp, Google Hangout. Bref, à moins qu’il ne veuille vous faire des câlins quelque peu douteux, votre client n’a pas besoin de vous voir en chair et en os! Le partage d’écran, les appels groupés, tout cela existe depuis déjà quelques années, et ce n’est que le début. Lisez notamment l’excellent livre « Remote – Office not required », bestseller du New York Times, écrit par Jason Fried et Dabid Heinemeier Hansson. Il y est principalement question du travail à distance, qui selon ses auteurs est l’avenir du travail moderne. J’en suis le meilleur exemple: mes clients sont à Londres, Paris, Genève ou encore… Saint-Herblain. Pour certains je ne suis qu’une voix, pour d’autres une image fixe. Les plus chanceux ont pu me voir sur Skype ou même, le Graal, me rencontrer IRL (« In real life ». Traduction: « dans la vraie vie ».).

La qualité avant tout

Je le disais précédemment, il s’agit surtout de livrer un travail de qualité. Imaginez mon client à Saint-Herblain. S’il devait trouver un traducteur parfaitement bilingue en français et allemand, il aurait du mal dans sa petite ville de moins de 45.000 habitants. Pouvoir embaucher un freelance à distance lui permet de travailler avec une personne par choix et non par défaut. Par ailleurs, les freelances qui travaillent à distance sont plus flexibles et habitués aux multiples canaux communicationnels. Un Google Hang out? Pas de problème! Un partage d’écran via Skype? Fastoche!

Un petit conseil pour être plus crédible aux yeux de vos clients potentiels? Ayez une présence web irréprochable et professionnelle. Pas de profil Copains d’avant moisi ou de photos de vous bourrés. Ayez un beau site pro propre et ergonomique avec vos différentes références. Faites comme moi, ayez un blog! Bref, donnez l’impression à ce futur client qu’il vous connait un peu grâce à votre site ou votre profil Linkedin.

Le challenge 2.0? Paraitre réel dans un monde virtuel.

7 choses que les gens calmes font différemment des autres

CALM

BIEN-ÊTRE – Vous avez vécu ce moment des milliers de fois: tandis que vous tentez de maîtriser le stress qui monte en vous lors d’une intense journée de travail, il y a (toujours!) au moins une personne qui garde son calme. Mais ne voit-elle pas, cette personne, la crise que vous traversez?

Vous êtes-vous déjà demandé comment ces gens déstressés, toujours calmes pouvaient garder une telle régularité au quotidien? En vérité, ils ne sont ni surhumains, ni oublieux; ils ont juste des habitudes au jour le jour qui leur permettent de garder leur stress sous contrôle. Et, bonne nouvelle, vous pouvez en faire de même. Selon Michelle Carlstrom, directrice du bureau de travail vie et engagement à l’université Johns Hopkins, il s’agit d’adapter ces pratiques à vos besoins.

« Ma première recommandation serait de trouver la bonne stratégie pour soi-même et faire en sorte qu’elle devienne une habitude », déclare Michelle Carlstrom auHuffington Post. « Je pense que les gens se sentent moins stressés, même quand ils sont très occupés, s’ils parviennent à expérimenter les valeurs qui comptent dans leur vie. Quelles que soient vos valeurs, si vous ne les mettez pas en pratique, il est difficile d’être calme. »

En adoptant son propre anti-stress, le chaos de la vie peut devenir beaucoup plus supportable. Mais par où commencer? D’après Michelle Carlstrom, les personnes relaxées tiennent un inventaire des meilleures façons de combattre le stress et trouvent des stratégies pour contrebalancer les mécanismes qui ne s’avèrent pas bénéfiques. Vous trouverez ci-dessous des stratégies simples que les gens calmes tachent d’intégrer dans leurs vies au quotidien.

Ils essaient de trouver leur centre

meditation outside

Il est bien connu que la méditation et la pleine conscience présentent de nombreux bénéfices pour la santé, mais l’impact le plus significatif de cette pratique est peut-être son effet sur le stress. Les personnes non stressées trouvent leur centre par le calme, par la méditation, ou juste en se concentrant sur leur respiration ou la prière, selon Michelle Carlstrom. « Ces pratiques aident l’individu à faire une pause, réfléchir et essayer de préserver ce moment pour réduire les pensées parasites et réduire les interruptions », explique-t-elle. « Je pense que toute stratégie visant cet objectif réduit drastiquement le stress. »

La méditation et la spiritualité aident même les personnes les plus occupées au monde à décompresser. Oprah Winfrey, Lena Dunham, Russell Brand et Paul McCartney ont tous témoigné des bénéfices qu’ils ont retirés de cette pratique, prouvant que l’activité peut correspondre même aux emplois du temps les plus fous.

Ils expriment leur gratitude

thankful

En plus de nous remplir de bien-être, exprimer sa gratitude a un effet direct sur les hormones du stress dans le corps. Une étude a montré que les personnes ayant appris à cultiver l’appréciation et d’autres émotions positives connaissaient une réduction de 23% de cortisol -l’hormone du stress- par rapport au reste de la population. Une recherche publiée dans la revue Journal of Personality and Social Psychology a montré que les personnes gardant à l’esprit ce pour quoi elle sont reconnaissantes non seulement se sentent plus heureuses et plus énergiques, mais ont aussi moins de problèmes de santé.

Selon le chercheur Robert Emmons, il existe un grand nombre de bénéfices à être reconnaissant, contribuant au bien-être général de la personne. « Les philosophes ont discuté pendant des millénaires de la gratitude en tant que vertu améliorant la vie pour soi-même et pour les autres, il m’a donc semblé que si une personne pouvait cultiver sa reconnaissance, cela pouvait contribuer au bonheur, au bien-être, à la prospérité, toutes ces répercussions positives », déclarait Robert Emmons dans une conférence en 2010 au GreaterGood Science Center. « Nous avons découvert dans ces expériences [sur la gratitude] trois types de bénéfices: psychologique, physique et social. »

Lors de son étude sur la gratitude, Robert Emmons a découvert que ceux qui développaient leur gratitude faisait aussi plus d’exercice, un facteur clé pour éloigner le stress.

Ils dorment

dog sleeping in bed

Plutôt que de rester éveillés la nuit ou de reprogrammer leur réveil tous les matins, les personnes très relaxées s’accordent assez de sommeil afin de faire face au stress. Ne pas respecter les sept à huit heures de sommeil par nuit peut grandement affecter le taux de stress et la santé physique, selon une étude publiée par l’Académie américaine de médecine du sommeil. L’étude a montré qu’une privation grave de sommeil avait les mêmes effets négatifs sur le système immunitaire que le stress, diminuant le taux de globules blancs.

Les siestes peuvent aussi rapidement réduire le stress. Des études ont montré que s’accorder des siestes pouvait réduire le taux de cortisol et décupler la productivité et la créativité, à condition qu’elles soient courtes. Les professionnels recommendentune sieste courte de 30 minutes assez tôt dans la journée pour qu’elle n’affecte pas le cycle de sommeil dans la nuit.

Ils se socialisent

friends socializing

Lorsque les gens calmes commencent à se sentir anxieux, ils se tournent vers la personne qui les fait se sentir mieux: leur meilleur ami. Passer du temps avec ses amis peut réduire le stress et atténuer les effets d’expériences négatives, selon une étude datant de 2011. Des chercheurs ont surveillé un groupe d’enfants et découvert que les participants se trouvant avec leurs amis au cours d’une expérience désagréable avaient un taux de cortisol moins élevé que les autres participants.

Une recherche récente a aussi démontré qu’être ami avec nos collègues de bureaupouvait nous aider à nous sentir plus calmes. Selon une étude de la Lancaster University, les amitiés les plus fortes et les plus réconfortantes se construisent au travail, aidant à amortir les effets du stress. Michelle Carlstrom suggère de décompresser avec les personnes dont l’on se sent le plus proche, que ce soit des amis, des collègues ou de la famille. Pour elle, « l’important est d’avoir une diversité dans les relations sociales ».

Ils ne gardent pas leur calme TOUT le temps

baby crying

Les gens calmes ne le sont pas 24h/24. Ils savent juste comment gérer leur énergie de façon saine. La clé, selon Michelle Carlstrom, est de savoir si ce qui nous stresse est aussi grave que ce que l’on croit au moment où on le vit.

« Il est important de se rendre compte que tout le monde fonctionne à un rythme très rapide, mais avec avec un grand nombre de sources de stress », indique Michelle Carlstrom. « Faites une pause, comptez jusqu’à dix, et demandez-vous si c’est quelque chose dont vous devez vous soucier et si ce sera aussi important dans trois mois. Posez-vous les bonnes questions et prenez du recul. Il s’agit de savoir si le stress est réel ou juste perçu. »

S’accorder un peu de stress n’est pas une mauvaise chose; de fait, cela peut aider. Selon une étude menée par l’université de Californie, un stress aigu peut aider le cerveau à produire de meilleures performances. L’important est que cela se produise en de rares et courtes occasions, en particulier si vous avez des difficultés à y faire face. D’après Michelle Carlstrom, même si tout le monde a de mauvaises attitudes face au stress -manger, fumer, faire des achats…- il est important de savoir quand elles surviennent afin de les contrôler. « Faites l’inventaire de vos agissements en situation de stress et distinguez ce qui est sain et ce qui ne l’est pas, conseille-t-elle. La solution est de mettre en pratique un mélange de stratégies saines [en plus des] mécanismes servant à faire face à la situation. »

Ils profitent de leurs jours de vacances

feet in hammock

Rien ne vaut une bonne période de congés et de repos sur une plage chaude; c’est la priorité des gens déstressés. Prendre vos jours de congés et vous accorder du temps pour recharger vos batteries n’est pas qu’un luxe, mais aussi un composant essentiel d’un mode de vie sans stress. Les voyages peuvent vous aider à réduire votre tension sanguine, améliorer votre système immunitaire et même vivre plus longtemps.

Prendre vos jours de congé peut aussi vous aider à éviter l’épuisement au travail. Cependant, si l’idée de laisser de côté vos responsabilités et de ne rien faire vous stresse encore plus, Michelle Carlstrom recommande de mettre en place un plan de vacances compatible avec vos habitudes de travail. « Il n’y a rien de mal à vouloir courir pour effectuer ses tâches au travail, mais la même personne doit comprendre que, comme dans une course, on a besoin de repos ensuite. Prendre du repos peut prendre la forme de jours de congés ou d’un rythme moins élevé pendant un moment. La priorité devrait être de prendre soin de soi. »

Ils débranchent

using cell phone

Les gens zen savent qu’il est important d’être injoignable pendant un petit moment. Avec les alertes constantes, les textos et les courriels, prendre le temps de se déconnecter des appareils électroniques et se reconnecter avec le monde réel est vital pour survivre au stress. Une étude menée par l’ Université de Californie, à Irvine, a montré que prendre congé de son courriel peut fortement réduire le stress d’un employé et lui permettre de mieux se concentrer sur le long terme.

Prendre un moment pour laisser de côté son téléphone et prêter attention au monde alentour peut être une expérience révélatrice. Selon Pat Christen, président de HopeLab, cela permettrait de découvrir ce que l’on a raté en étant focalisé sur son écran. « J’ai réalisé il y a quelques années que j’avais arrêté de regarder mes enfants dans les yeux », a déclaré Pat Christen au au panel AdWeek Huffington Post 2013. « Ça m’a choqué. »

La créativité: 18 choses que les gens créatifs font différemment des autres

La créativité opère de manière mystérieuse et souvent paradoxale. La pensée créative est une caractéristique stable qui définit certaines personnalités, mais elle peut aussi changer en fonction du contexte. On a souvent l’impression que l’inspiration et les idées naissent de nulle part et qu’elles disparaissent au moment où on a le plus besoin d’elles. La pensée créative nécessite une cognition complexe qui est néanmoins complètement différente du processus de réflexion.

La neuroscience nous propose une image très complexe de la créativité. Tels que les scientifiques le comprennent aujourd’hui, la créativité est bien plus complexe que la distinction entre les parties droite et gauche du cerveau nous aurait laissé penser (en théorie, le cerveau gauche serait rationnel et analytique tandis que le cerveau droit serait créatif et émotionnel). En fait, on pense que la créativité implique un certain nombre de processus cognitifs, de voies neuronales et d’émotions, et nous ne nous représentons pas encore totalement comment l’imagination fonctionne.

Psychologiquement parlant, les types de personnalités créatives sont difficiles à repérer, car elles sont en général complexes, paradoxales et qu’elles ont tendance à éviter l’habitude ou la routine. Le stéréotype de l’ »artiste torturé » n’est pas infondé – les artistes peuvent vraiment être des personnes encore plus compliquées. Une étudea montré que la créativité implique qu’une multitude de traits, de comportements et d’influences sociales soient rassemblées en une seule et unique personne.

« C’est vraiment difficile pour les personnes créatives de se connaître, car le moi créatif est plus complexe que le moi non-créatif », a déclaré Scott Barry Kaufman, un psychologue de l’Université de New York qui a passé des années à faire des recherches sur la créativité, au Huffington Post. « Les choses qui ressortent le plus sont les paradoxes du moi créatif… Les personnes imaginatives ont des esprits plus désordonnés. »

S’il n’existe pas de profil créatif « typique « , on trouve cependant des caractéristiques et des comportements révélateurs chez les personnes extrêmement créatives. Voici 18 choses qu’elles font différemment.

Ils rêvassent

daydreaming child

Les personnes créatives le savent bien, malgré ce que leurs professeurs ont pu leur dire: rêvasser n’est pas une perte de temps.
Selon Kaufman et la psychologue Rebecca L. McMillan, co-auteurs d’un article intitulé « Ode à la rêverie positive constructive », laisser son esprit vagabonder peut faciliter le processus de « l’incubation créative ». Et bien sûr, nous savons par expérience que nos meilleures idées ont souvent l’air de sortir de nulle part, quand nous avons l’esprit ailleurs.

Bien que rêvasser semble être un acte irréfléchi, une étude parue en 2012 suggérait que cela pourrait en fait nécessiter une grande activité du cerveau – rêvasser peut entraîner des connexions et des idées soudaines parce que cette activité est liée à notre capacité à retenir une information en période de distraction. Les neuroscientifiques ont aussi découvert que rêvasser implique les mêmes processus cognitifs que ceux associés à l’imagination et la créativité.

Ils observent tout ce qui est autour d’eux

Le monde appartient aux personnes créatives – elles voient des possibilités partout et recueillent constamment des informations qui deviennent un prétexte à l’expression créative. Comme disait Henry James, « rien n’est perdu chez un écrivain ».

L’écrivain Joan Didion avait toujours un petit cahier sur elle, et elle écrivait ses observations sur les gens et les événements qui pourraient à terme lui permettre de mieux comprendre les complexités et les contradictions de son propre esprit:

« Quand nous enregistrons ce que nous voyons autour de nous, que ce soit scrupuleusement ou non, le dénominateur commun de tout ce que nous voyons est toujours, effrontément, l’implacable ‘Je’ », écrivait Didion dans son essai On Keeping A Notebook.

Ils travaillent aux heures qui les arrangent

Beaucoup de grands artistes affirment qu’ils travaillent mieux soit très tôt le matin soit tard le soir. Vladimir Nabokov commençait à écrire dès qu’il se levait, à 6 ou 7 heures du matin, et Frank Lloyd Wright avait l’habitude de se réveiller à 3 ou 4 heures du matin et de travailler pendant quelques heures avant de se recoucher. Quel que soit le moment de la journée, les individus très créatifs finissent souvent par trouver à quelle heure leur esprit se met en route, et organisent leurs journées en fonction de cela.

Ils prennent le temps d’être seuls

solitude

« Afin d’être ouverts à la créativité, nous devons avoir la capacité d’un usage constructif de la solitude. Nous devons dépasser la peur d’être seul », a écrit le psychologue existentiel américain Rollo May.

Les artistes et les personnes créatives sont souvent caractérisées comme des personnes solitaires, et bien que ce ne soit pas forcément le cas, la solitude peut être le secret qui leur permet de produire leurs plus belles œuvres. Pour Kaufman, ceci est en lien avec le fait de rêvasser – nous avons besoin de moments de solitude, simplement pour permettre à nos esprits de vagabonder.

« Vous devez rester en connexion avec ce monologue intérieur afin de pouvoir l’exprimer », affirme-t-il. « Il est difficile de trouver cette voix créatrice en vous si vous ne restez pas en connexion avec vous-même et que vous ne réfléchissez pas à ce que vous êtes. »

Ils contournent les obstacles de la vie.

Une grande partie des histoires et des chansons les plus emblématiques ont été inspirées par des douleurs poignantes et des chagrins déchirants – et le seul réconfort que l’on peut trouver dans ces épreuves, c’est qu’elles ont sans doute été à l’origine de créations artistiques majeures. Un nouveau domaine de psychologie appelé la croissance post-traumatique suggère que beaucoup de gens sont capables de transformer leurs épreuves et les traumatismes de leur enfance en un développement créatif important. Précisément, les chercheurs montrent que le traumatisme peut aider les gens à développer les domaines des relations interpersonnelles, de la spiritualité, de l’appréciation de la vie, ou encore de la force personnelle, et – ce qui importe le plus pour la créativité – leur permettre d’entrevoir de nouvelles possibilités de vie.

« Beaucoup de gens sont capables d’utiliser cela comme un moteur qui leur permet d’imaginer des perspectives différentes de la réalité », assure Kaufman. « Ce qu’il se passe, c’est que leur vision du monde comme étant un lieu sûr a été brisée à un moment de leur vie, les forçant à aller aux extrémités et voir les choses sous un nouveau jour – et cela favorise la créativité. »

Ils sont à la recherche de nouvelles expériences

solo traveler

Les personnes créatives adorent s’exposer à de nouvelles expériences ou sensations et à de nouveaux états d’esprit – et cette ouverture est un indicateur important de la production créatrice.

« L’ouverture à l’expérience est toujours l’indicateur le plus fort de la réalisation créative », explique Kaufman. « Cela comprend beaucoup de facettes différentes, mais elles sont toutes reliées entre elles : la curiosité intellectuelle, la recherche du frisson, l’ouverture aux émotions, l’ouverture au fantasme. Ce qui les rassemble, c’est la quête d’une exploration cognitive et comportementale du monde, aussi bien votre monde intérieur et votre monde extérieur. »

Ils « échouent »

resilience

La persévérance est presque une condition préalable au succès créatif, selon Kaufman. Faire un travail créatif est souvent décrit comme un processus qui consiste à échouer à maintes reprises jusqu’à ce que vous trouviez quelque chose qui convienne, et les personnes créatives – du moins celles qui réussissent – apprennent à ne pas considérer l’échec comme quelque chose de personnel. « Les personnes créatives échouent et celles qui sont vraiment douées échouent souvent », a écrit Steven Kotler, un contributeur de Forbes, dans un article sur la génie créatif d’Einstein.

Ils posent les bonnes questions

Les personnes créatives ont une curiosité insatiable – ils choisissent généralement de vivre la vie examinée, et même quand ils vieillissent, ils maintiennent une curiosité au sujet de la vie. Que ce soit au cours d’une conversation passionnée ou d’un moment de rêvasserie solitaire, les personnes créatives regardent le monde qui les entoure et veulent savoir pourquoi, et comment, les choses sont ainsi.

Ils observent les gens

people watching

Observateurs de nature et curieux d’en savoir plus sur la vie des autres, les personnes créatives aiment souvent observer les gens – et leurs meilleurs idées peuvent provenir de cette activité.
« Marcel Proust a passé une grande partie de sa vie à observer les gens, et il écrivait ses observations qui ressortaient finalement dans ses livres », affirme Kaufman. « Pour beaucoup d’écrivains, observer les gens est très important … Ils sont de très bons observateurs de la nature humaine. »

Ils prennent des risques

Prendre des risques fait partie du travail créatif, et beaucoup de personnes créatives adorent prendre des risques dans de différents aspects de leurs vies.

« Il y a une connexion sérieuse et profonde entre la prise de risques et la créativité, qui est rarement prise en compte », a écrit Steven Kotler pour Forbes. « La créativité est l’action de produire quelque chose à partir de rien. Cela nécessite de rendre public ces paris que l’on a d’abord fait dans sa tête. Ce n’est pas un travail pour les timides. Du temps perdu, une réputation salie, de l’argent mal dépensé – tout cela découle d’une créativité qui est allée de travers. »

Pour eux, tout devient une occasion de s’exprimer

self expression

Nietzsche estimait que la vie et le monde devraient être vus comme des œuvres d’arts. Les personnes créatives ont peut-être plus tendance à voir le monde de cette façon, et à chercher constamment des occasions de s’exprimer dans la vie de tous les jours.
« L’expression créative est de l’expression individuelle », affirme Kaufman. « La créativité n’est rien de plus qu’une expression individuelle de vos besoins, de vos désirs et de votre singularité. »

Ils réalisent leurs vraies passions

Les personnes créatives ont tendance à être intrinsèquement motivées – c’est-à-dire que leur motivation à agir vient d’un désir interne, plutôt que d’un désir de reconnaissance extérieure ou de récompense.

Les psychologues ont démontré que les personnes créatives trouvent leur énergie dans les activités difficiles, signe de leur motivation intrinsèque, et les chercheurs suggèrent que le fait de simplement penser à des raisons intrinsèques lorsqu’on fait une activité peut suffire à booster la créativité.

« Les créateurs éminents choisissent et deviennent passionnément impliqués dans des problèmes difficiles et risqués qui leur procure une sensation de pouvoir découlant de leur capacité à utiliser leurs talents », écrivent M.A. Collins and T.M. Amabile dans The Handbook of Creativity.

Ils sortent de leur propre tête

creative writing

Kaufman soutient que l’autre objectif de la rêvasserie est de nous aider à sortir de nos propres perspectives limitées et d’explorer d’autres façons de penser, qui peuvent être un atout important pour le travail créatif.

« Rêvasser nous permet d’oublier le présent », explique Kaufman. « Le réseau cérébral associé à la rêvasserie est le même réseau cérébral qui est associé à la théorie de l’esprit – j’aime l’appeler ‘le réseau cérébral de l’imagination’ – cela vous permet d’imaginer votre futur, mais cela vous permet aussi d’imaginer ce qu’un autre est en train de penser. »

Les chercheurs suggèrent aussi que provoquer la « distance psychologique » – c’est-à-dire, réfléchir à une question comme si elle était irréelle ou inconnue, ou alors sous la perspective d’une autre personne – peut stimuler la pensée créative.

Ils perdent la notion du temps.

Les personnes créatives se rendent compte que lorsqu’elles écrivent, dansent, peignent ou s’expriment d’une autre manière, elles entrent « dans la zone », c’est-à-dire « en transe », ce qui peut les aider à créer à un grand niveau. La transe est un état mental qui se produit quand un individu dépasse la pensée consciente pour atteindre un état plus intense de concentration facile et de sérénité. Quand une personne est dans cet état, elle ne craint quasiment aucune pression interne ou externe ni les distractions qui pourraient gêner sa performance.
Vous entrez en transe quand vous pratiquez une activité dans laquelle vous êtes bon mais qui vous met aussi au défi – comme tout projet créatif.

« [Les personnes créatives] ont trouvé la chose qu’ils aiment, mais ils ont aussi acquis la compétence qui leur permet d’entrer en transe », explique Kaufman. « L’état de transe nécessite une concordance entre votre compétence et la tâche ou l’activité dans laquelle vous vous êtes lancé. »

Ils s’entourent de beauté.

Les personnes créatives ont tendance à avoir d’excellents goûts: ils aiment donc être entourés de beauté. Une étude récemment publiée dans le journal Psychologie de l’esthétique, créativité, et les arts montre que les musiciens – que ce soit des musiciens d’orchestre, des professeurs de musique ou des solistes – ont une haute sensibilité et une haute réceptivité à la beauté artistique.

Ils relient les points.

doodle

Si une chose distingue les personnes très créatives des autres, c’est bien la capacité d’entrevoir des possibilités là où les autres n’en voient pas – ou, dans d’autres termes, la vision. Beaucoup de grands artistes et d’écrivains ont déclaré que la créativité est simplement la capacité à relier des points que les autres n’auraient jamais pensé à relier.

Selon les dires de Steve Jobs:

« La créativité, c’est simplement établir des connexions entre les choses. Quand vous demandez aux personnes créatives comment elles ont réalisé telle ou telle chose, elles se sentent un peu coupables parce qu’elles ne l’ont pas vraiment réalisé, elles ont juste vu quelque chose. Cela leur a sauté aux yeux, tout simplement parce qu’elles sont capables de faire le lien entre les différentes expériences qu’elles ont eu et de synthétiser les nouvelles choses.

Elles font bouger les choses.

La diversité des expériences, plus que n’importe quoi d’autre, est essentiel à la créativité, selon Kaufman. Les personnes créatives aiment faire bouger les choses, vivre de nouvelles choses, et surtout éviter tout ce qui rend la vie plus monotone ou ordinaire.

« Les personnes créatives ont une plus grande diversité d’expériences, et l’habitude est l’ennemi de la diversité des expériences », affirme Kaufman.

Ils consacrent du temps à la méditation.

Les personnes créatives saisissent la valeur d’un esprit clair et concentré – parce que leur travail en dépend. Beaucoup d’artistes, d’entrepreneurs, d’écrivains et autres créateurs, tels que David Lynch, se sont tournés vers la méditation afin d’avoir accès à leur état d’esprit le plus créatif.

Et la science soutient l’hypothèse qui affirme que la méditation peut réellement stimuler votre force intellectuelle de différentes manières. Une étude hollandaise parue en 2012 montrait que certaines techniques de méditation peuvent encourager la pensée créative. Et les pratiques de méditation ont aussi un impact sur la mémoire, la concentration et le bien-être émotionnel. Elles permettent aussi de réduire le stress et l’anxiété, et d’améliorer la clarté d’esprit – et ainsi conduire à de meilleures pensées créatives.