Monthly Archives: avril 2015

La carotte et le bâton

Le paradigme dominant de la motivation au travail est sur le point d’être brisé, du moins selon le livre bien fondé de Daniel Pink.

La thèse centrale de Pink est que l’approche traditionnelle « de la carotte et du bâton » fonctionnait bien dans l’environnement aseptisé de la production en série mais est détrimentale dans le travail à base de créativité. Le modèle de motivation traditionnel s’est concentré sur des motivations extrinsèques(c’est-à-dire, utilisant récompense/punition) pour obtenir la conformité du collaborateur envers les attentes organisationnelles. À l’opposé, le nouveau modèle profite de la motivation intrinsèque (c’est-à-dire, la récompense que l’on reçoit intérieurement) pour libérer le potentiel de collaborateurs de façon mutuellement avantageuse.

Pink liste sept conséquences fortuites des politiques de la carotte et du bâton:

  • carotteElles peuvent éteindre la motivation intrinsèque.
  • Elles peuvent diminuer la performance.
  • Elles peuvent bloquer la créativité.
  • Elles peuvent évincer les bons comportements.
  • Elles peuvent encourager à tricher, à prendre des raccourcis et adopter un comportement contraire à la morale.
  • Elles peuvent devenir addictives.
  • Elles peuvent favoriser la pensée à court terme.

Autonomie, maîtrise et but

Pink offre un modèle de motivation intrinsèque à trois aspects dans lequel les individus sont pilotés par le besoin d’autonomie, de maîtrise et de but.

autonomie

Donner l’autonomie n’est en aucun cas une pagaille générale. On donne à des individus fonctionnant dans une configuration autonome productive des attentes claires de résultats et ils reçoivent un retour d’information suffisant en chemin. Un environnement de travail vraiment autonome déplace le focus d’une mentalité orientée sur les tâches à une mentalité orientée sur les résultats. Les avantages à fournir cette autonomie sont immenses. Non seulement la satisfaction des collaborateurs monte en flèche, mais leur performance générale aussi.

Maitrise de son domainemaîtrise

Le second volet du modèle de Pink touche au désir inné de toujours devenir meilleur dans sa tâche, son rôle, ou sa mission. Malheureusement, les enquêtes suggèrent que presque la moitié des ouvriers américains ne se sentent pas engagés dans leurs emplois. Quand on est engagé dans le processus de maîtrise de son domaine, le travail devient une extension de son monde intérieur. Exposé différemment, la tâche à accomplir devient une extension de la personne. Le pouvoir de la maîtrise est bien capturé par le proverbe Confucéen « Choisissez un travail que vous aimez, et vous n’aurez plus jamais à travailler de votre vie.  »

but

Finalement, le but qui en fin de compte fournit l’encadrement pour les deux volets précédents de la formulation de Pink. Les gens fonctionnent à leur meilleur niveau quand ils croient qu’ils contribuent à quelque chose de plus grand qu’eux, quelque chose d’important. Il faut garder à l’esprit que la motivation n’est pas limitée seulement à ceux qui font un travail de haut niveau. Je me rappelle de l’histoire d’un voyageur entêté pendant la Renaissance qui a rencontré par hasard deux manœuvres travaillant dans une carrière. L’un portait des pierres d’un air triste d’un endroit à un autre tandis que l’autre exécutait la même tâche avec élan et avec un sourire sur le visage. Le voyageur demande au manœuvre plein d’entrain comment il pouvait être si enthousiasmé tandis que son collègue ne l’était pas. Le manœuvre a répondu « Vous voyez, mon ami croit qu’il porte une pierre après l’autre sans aucun but. Je porte chaque pierre en sachant qu’elle est destinée à former une belle cathédrale dans laquelle des générations remercieront Dieu.  »

Le modèle de Pink se marie remarquablement avec l’approche leadership-serviteur.

Ce que Pink échoue à faire ressortir dans son livre est de clarifier efficacement le rôle du leadership dans son modèle. Le plus proche est quand il note que la nouvelle approche est à l’antithèse de celle de commande-et-contrôle et de leadership autocratique. Mais l’environnement de travail de Pink ne peut pas spontanément apparaître dans un vide. Construire une telle organisation exige un type spécifique de leader. En particulier il exige celui qui se concentre sur les besoins des autres et s’engage à construire une communauté collective quiaider les personnes à élever leur niveau

L’expert de leadership-serviteur Jim Laub définit le leadership-serviteur comme ceci : « le leadership-serviteur promeut l’estime et le développement des personnes, la construction de communauté, la pratique de l’authenticité, la fourniture de leadership pour le bien de ceux qu’il dirige et le partage du pouvoir pour l’intérêt commun de chaque individu, de l’organisation dans son ensemble et de ceux servis par l’organisation. »

Selon Laub, les leaders-serviteurs manifestent les caractéristiques suivantes:

  • Ils sont ouverts et responsables, disposés à apprendre et font preuve d’honnêteté et d’intégrité.
  • Ils servent d’abord les autres, croient et font confiance aux personnes et écoutent attentivement.
  • Ils fournissent des opportunités d’apprendre, un modèle de comportement approprié à émuler et aident les autres à ce construire par l’affirmation.
  • Ils facilitent des relations positives, promeuvent la collaboration et apprécient les différences.
  • Ils partagent la vision, le pouvoir et le statut.

Plus qu’un autre type de leader, les leaders-serviteurs créent un environnement où d’autres peuvent éprouver un sens d’autonomie, de maîtrise et de but.

Cela nécessitera du temps pour la mentalité de commande-et-contrôle orientée extrinsèque de management du vingtième siècle de faire la place à l’état d’esprit de leadership-serviteur orienté intrinsèque. Heureusement, au fil du temps, les leaders donnant en exemple ces idéaux planteront les graines du leadership-serviteur parmi ceux-là même qu’ils servent.

Vie privée / carrière professionnelle : le juste équilibre

S’impliquer à 100% dans un poste à responsabilités sans pour autant négliger sa vie de famille et ses amis : voilà un défi que vous êtes nombreux à relever au quotidien. Voici 4 conseils pratiques pour concilier carrière professionnelle et vie privée.

Reconnaître les signes de surmenage

Deuil, divorce, maladie : difficile de donner le meilleur de soi au travail quand rien ne va plus à la maison. Ces bouleversements de l’existence amènent régulièrement à se poser des questions sur notre rapport au travail : Mon activité est-elle suffisamment épanouissante ? Comment puis-je passer plus de temps avec mes proches ? A quoi bon perdre sa vie à la gagner ? Pour rester fort dans ces moments de doute, il faut plus que jamais être à l’écoute de vos besoins. Faites un break et profitez-en pour solliciter le soutien de votre entourage ou d’un psychologue.

Trouver l’organisation la moins frustrante

Que vous soyez jeune talent célibataire cherchant à faire ses preuves ou chef de famille nombreuse à l’approche de la retraite, à chacun sa méthode d’organisation pour se sentir à l’aise et performant au travail. La clé du bien-être réside dans votre capacité à respecter vos priorités et choix de vie. Ainsi, certaines personnes sont efficaces tôt le matin. D’autres se concentrent mieux en soirée, quand le téléphone cesse de sonner. Peut-être êtes-vous de ceux qui restent tard au bureau en semaine mais exigent d’être tranquilles le week-end. Enfin, il y a ceux qui préfèrent avoir des journées plus courtes mais se tiennent disponibles par mail et téléphone 7j/7, même en vacances.

Apprendre à déconnecter du travail

Ordinateurs portables, smartphones, tablettes : si ces outils de communication ont permis de s’affranchir du temps et des distances, il convient de les apprivoiser pour ne pas en devenir esclave. Une option : distinguer ligne personnelle et ligne professionnelle. Vous pouvez également définir des plages horaires auxquelles vous êtes joignable afin de filtrer les appels importuns. A la maison : évitez de ramener des “devoirs supplémentaires”. A moins d’avoir opté pour le télétravail à domicile. Dans ce cas, délimitez un vrai “coin bureau” que vous pourrez oublier une fois vos tâches professionnelles terminées.

Cultiver son « jardin intérieur »

Le fait de s’accomplir par autre chose que par son travail développe la confiance en soi et permet de relativiser en cas de perte d’emploi. Si passer du temps avec ceux que vous aimez vous procure bien-être et énergie, veillez aussi à vous aménager du temps pour vous. Cela va bien au-delà d’une séance de shopping ou d’un rendez-vous beauté. Lecture d’un bon bouquin, ballade en pleine nature, activité artistique ou sportive : l’essentiel est de faire quelque chose de constructif, gratifiant et qui vous passionne.

Et vous ? Comment faites-vous pour concilier vie personnelle et vie professionnelle ?

La mention « Fait maison » dans la restauration évolue

La mention « Fait maison » ne concerne désormais que les produits crus transformés sur place.

Les conditions dans lesquelles la mention « Fait maison » peut être apposée sur les cartes des restaurants viennent d’être clarifiées.

Rappelons que la mention « Fait maison » a été mise en place en juillet dernier par les pouvoirs publics pour mieux informer les consommateurs sur les plats qui leur sont servis dans les restaurants (ou qui leur sont proposés par les entreprises de plats préparés à emporter) et pour mettre en valeur le métier de cuisinier.

Jusqu’à présent, cette mention concernait les plats qui étaient cuisinés dans les locaux de l’établissement (ou conçus dans un lieu différent mais uniquement pour les activités de traiteur ou de commerce non sédentaire) à partir de produits bruts n’ayant subi aucune modification importante. Sachant que de nombreuses exceptions étaient prévues puisque des produits congelés, surgelés, conditionnés sous vide ou encore déjà épluchés (à l’exception des pommes de terre), de même que la pâte feuilletée toute faite, pouvaient entrer dans la composition d’un plat « fait maison ». Ce qui rendait le dispositif peu crédible et peu clair…

Des produits crus transformés sur place

Par souci de simplification et de clarification, la secrétaire d’État chargé du Commerce et de la Consommation a indiqué récemment que le « Fait maison » s’applique, non pas aux produits bruts, mais aux produits crus transformés sur place, c’est-à-dire non cuits ou non dénaturés par quelque procédé que ce soit. Autrement dit, les produits surgelés n’ont désormais plus leur place dans le « fait maison ».

De même, il est précisé que pour pouvoir porter la mention « Fait maison », la pâte feuilletée doit être cuisinée par le restaurateur.

Exceptions :les produits que le consommateur ne s’attend pas à ce qu’ils soient confectionnés sur place, tels que les pâtes, les fromages ou le pain, peuvent entrer dans la composition d’un plat « fait maison ».

Enfin, un plat ne peut pas être « fait maison » lorsque le restaurateur utilise un produit d’une marque de renom. L’utilisation de ce produit de marque devant d’ailleurs être précisée.

Un choix du restaurateur

Autre évolution importante, l’inscription de la phrase : « Les plats faits maison sont élaborés sur place à partir de produits bruts [qui deviendra « produits crus » ?] », qui était une obligation pour les professionnels concernés, est désormais facultative. Ainsi, elle ne figurera que sur les cartes des restaurateurs souhaitant mettre en avant les plats « Fait maison ».

Entreprises : alerte au phishing !

La Banque de France vient de publier sur son site internet une alerte mettant en garde les particuliers, mais également les entreprises, sur la recrudescence des tentatives d’usurpation d’identité.

Le phishing (hameçonnage ou filoutage) est une technique utilisée par des fraudeurs consistant à « partir à la pêche » aux données personnelles sur internet. L’un des moyens utilisés étant l’usurpation d’identité. Ainsi, ces personnes malveillantes se font passer pour une grande entreprise ou un établissement financier en envoyant des emails frauduleux ou en contactant directement par téléphone les particuliers ou les entreprises afin d’obtenir le mot de passe de leur compte bancaire, les numéros de leur carte de crédit, etc.

En pratique, les fraudeurs utilisent le nom, le logo mais aussi certains numéros de téléphone et adresses électroniques de l’entreprise ou de l’établissement financier. Le destinataire de ce type de message est très souvent invité à cliquer sur un lien renvoyant sur un faux site. Et le tour est joué !

La Banque de France, qui constate que son nom et ses coordonnées sont actuellement utilisés, appelle à la plus grande vigilance et invite le public à ne surtout pas répondre à ces sollicitations. Elle souligne, d’une part, qu’elle ne demande jamais que lui soient communiquées des coordonnées bancaires (que ce soit par courrier électronique ou par téléphone), et d’autre part, que les pouvoirs publics ont mis en place une plate-forme sur laquelle il est possible de signaler les escroqueries par phishing dont les internautes ont été victimes.

Conseil :  il existe plusieurs astuces pour se protéger de ces attaques :
– plutôt que de cliquer sur les liens affichés dans les courriels, choisir de saisir l’adresse manuellement dans le navigateur ;
– s’assurer également de la présence du cadenas qui doit apparaître dans le navigateur et que l’adresse du site commence par https au lieu de http ;
– utiliser un filtre permettant de réduire le nombre de courriels indésirables.

Les 10 pires accroches de lettre de motivation

Quand on écrit une lettre de motivation, on veut attirer l’attention du recruteur dès la première phrase. Attention à ne pas en faire trop…

Dans une lettre de motivation, la première phrase peut faire la différence. En bien ou en mal. Pour se rendre compte de ce qu’il ne faut surtout pas faire, nous avons demandé à deux spécialistes du recrutement, Guillaume Blanchin, du cabinet Robert Walters, et Philippe Combes, de Hays, de nous raconter ce qu’ils ont vu de pire en la matière. Florilège des pires accroches tirées de vraies lettres de motivation.

1. L’accroche super-héros

« Vous cherchez un candidat dynamique, capable d’évoluer dans un environnement international. Je suis l’homme qu’il vous faut. »

« Vous cherchez quelqu’un qui va projeter votre société dans les années à venir ? Je suis la personne qu’il vous faut. »

La réaction des recruteurs : « Trop se vendre, c’est s’exposer au ridicule, prévient Guillaume Blanchin. Ce n’est pas forcément rédhibitoire, mais c’est inutile. Ce ne sont pas des points gagnés. »

Ce qu’il faut faire : Comme en amour, dans la séduction professionnelle, il n’y a que les preuves qui comptent. Ne dîtes pas que vous êtes faits pour eux, prouvez-le en expliquant tout au long de votre lettre que vous avez déjà participé à des projets similaires  aux leurs ou que vous comprenez les enjeux de leur développement.

2. L’accroche Captain Obvious

« Je me permets de vous adresser ma lettre de candidature. »

« Je recherche actuellement un emploi. »

La réaction des recruteurs : « Ah bon ? », risque de penser ironiquement celui qui vous lira. Commencer de cette façon, c’est presque dire « je suis en train de vous écrire une lettre ». Bien sûr, le recruteur l’avait compris.

Ce qu’il faut faire : Il vaut mieux supprimer cette mention et passer à la suite. Ou en dire beaucoup plus. Par exemple, dire qu’on est en veille active pour trouver l’emploi qui correspond parfaitement à tel ou tel critère.

3. L’accroche CV

« J’ai déjà une très longue expérience, d’emploi, de missions et de postes divers. »

« Titulaire d’un master 2 en management spécialiste du management en ressources humaines, … »

La réaction des recruteurs : « Si la première phrase est une redite du CV, c’est une perte de temps, clairement », tranche Philippe Combes. Une lettre de motivation doit être courte : 15 lignes environ.

Ce qu’il faut faire : Si vous sentez le besoin d’éclaircir certains points de votre parcours, par exemple, si vous êtes en reconversion, il est plus judicieux de le faire subtilement en deuxième paragraphe, plutôt que de faire peur au recruteur dès l’accroche.

4. L’accroche « Fan de »

« Votre entreprise souhaite se développer en maîtrisant ses flux financiers et comptables. »

« Vous êtes une entreprise familiale qui favorise le développement personnel. »

La réaction des recruteurs : « Parler de l’entreprise, c’est bien. Donner des détails sur sa santé financière ou ses valeurs, c’est risqué », explique Guillaume Blanchin. D’abord, parce que c’est souvent bateau. Ensuite, parce qu’on prend le risque de ne pas être à jour dans les informations, et donc d’être complètement hors sujet.

Ce qu’il faut faire : Éviter les généralités et être sûr de son coup. Si l’entreprise a réellement un projet différent de ses concurrents ou des valeurs originales, vous pouvez le mentionner. Mais assurez-vous de la véracité des faits en entrant en contact avec l’un de ses salariés, par exemple.

5. L’accroche politique

« Le travail le dimanche fait débat. Pour ma part, je n’ai pas peur de venir au bureau week-ends et jours fériés car la productivité n’attend pas. »

La réaction des recruteurs : « Les exposés sur les 35 heures ou sur le ministre de l’Économie, on en voit, même si c’est très marginal, constate Guillaume Blanchin. C’est extrêmement périlleux. »

Ce qu’il faut faire : Garder ses opinions politiques pour soi. Ces sujets sont trop clivant pour être évoqués dans une lettre ou en entretien d’embauche.

6. L’accroche philosophique

« Entreprendre, c’est oser prendre des risques et continuellement élargir sa zone de confort pour atteindre ses objectifs. »

« « Croire en quelque chose et ne pas le vivre, c’est malhonnête », disait Gandhi. »

La réaction des recruteurs : « Ça sent la phrase pompée quelque part »,  note Philippe Combes, dubitatif. Coachs, consultants en outplacement et formateurs donnent souvent des exemples de phrases à sortir, comme « Élargir sa zone de confort », et souvent, les candidats les reprennent telles quelles. Résultat, elles sont galvaudées et impersonnelles. Idem pour la  citation littéraire. Même entre guillemets, ne l’utilisez pas si vous l’avez trouvée dans un dictionnaire spécialisé. Elle ne dit rien sur vous.

Ce qu’il faut faire : La citation n’est pas totalement interdite, à condition qu’elle vous parle réellement et que vous disiez pourquoi. Et pour les leitmotive, Philippe Combes estime que « l’on peut s’en inspirer mais en l’écrivant avec ses propres mots. Quand on aura la personne en entretien, on veut retrouver la personnalité de la lettre », ajoute-t-il.

7. L’accroche (trop) intime

« Mon épouse est pharmacienne en région parisienne et ma mère est domiciliée rue d’Alésia. »

« Après avoir divorcé suite à une infidélité, j’ai besoin de rebondir en reprenant tout à zéro. »

La réaction des recruteurs : « Et sinon, le poste, ça l’intéresse ? » C’est vrai, nos critères de recherche pour un emploi sont souvent très liés à notre vie personnelle. Mais le recruteur n’a pas besoin d’en savoir autant. Votre vie amoureuse, une maladie grave, ou l’histoire complète de votre famille, dès la première phrase d’une lettre, c’est gênant et ça ne vous aidera pas à obtenir un entretien.

Ce qu’il faut faire : Dans certains cas, votre vie personnelle mérite d’être évoquée. Si vous postulez pour un poste à l’autre bout de la France, vous pouvez dire que votre vie personnelle vous amène à vouloir déménager, mais en évitant d’en dire trop et en l’amenant comme un deuxième critère de motivation, après le contenu du poste.

8. L’accroche faute d’orthographe

« En réponse à votre annonce parue dans la télévision… »

« Votre entreprise correspont… »

La réaction des recruteurs : Oups. Éliminé. Les fautes de style et les fautes d’orthographe sont rédhibitoires. Pas besoin d’en dire plus, si ?

Ce qu’il faut faire : Relire, faire relire. Re-relire.

9. L’accroche du désespoir

« Vous vous apprêtez peut-être à lire la dixième candidature de la journée… Et sans le savoir vous êtes aussi la personne la plus importante de ma carrière. En effet, vous allez décider de mettre cette lettre au panier ou de la continuer jusqu’au bout, ce qui vous amènera à m’accorder un entretien. »

« Permettez-moi de vous adresser ce courrier, cela fait huit ans que je suis en contact avec des établissements comme le vôtre, en vue de proposer ma collaboration. »

« Je n’ai pas d’ambition financière importante. »

La réaction des recruteurs : « Dire que l’on est prêt à tout accepter, c’est contre-productif », déplore Philippe Combes. Une recherche d’emploi est difficile pour tout le monde, vous ne sortirez pas du lot en l’écrivant noir sur blanc. Même si le recruteur a pitié de vous, il ne vous embauchera pas pour cela.

Ce qu’il vaut mieux faire : Projetez-vous au poste que vous convoitez plutôt que penser à la situation dans laquelle vous êtes actuellement. Parlez à votre entourage de vos difficultés pour ne garder que le positif pour le recruteur. Courage.

10. L’accroche too-much

« J’ai l’honneur de venir par la présente solliciter votre haute bienveillance, de bien vouloir m’accorder un emploi au sein de votre honorable établissement que vous voyez convenable à mes compétences. »

La réaction des recruteurs : «  Ça accroche parce qu’on en parle des années après », s’amuse Philippe Combes, qui a retrouvé cette lettre de 2006. Mais ça ne suffit pas pour décrocher un entretien.

Ce qu’il faut faire : Ne cherchez pas à marquer les esprits par la forme, mais par le fond.

Les autres détails qui tuent dès l’ouverture du mail

> Une adresse e-mail ou skype qu’on s’était créée au lycée, type loulouchou75

Astuce : se créer une vraie adresse et faire transférer ses mails.

> Une adresse postale à l’autre bout du pays

Astuce : ne pas mettre d’adresse postale du tout.

> Le mail rédigé en Comic Sans MS

Astuce : oublier cette police, pour toujours.

> Les smileys qui sautent aux yeux

Astuce : garder le fun pour les personnes que l’on connait.

Tiers-lieu et autres fablab, hackerspace, medialab, living lab, … vous n’y comprenez plus rien ?

De façon apparemment contradictoire, l'autonomie et la collaboration sont deux valeurs mises en avant par un Tiers-lieu

Quand on travaille  depuis des années pour le développement économique, il est parfois difficile de faire la différence entre une mode passagère et une véritable révolution. Les fablabs, hackerspaces, livinglabs, biohacklabs et même museumlabs fleurissent sur tous les territoires et semblent remettre en cause profondément la façon dont les projets émergent et dont les gens travaillent ensemble. De façon apparemment contradictoire, l’autonomie et le travail collaboratif sont mis en avant dans chacune de ces initiatives. De plus, les considérations politiques sont souvent présentes et reprises par les collectivités locales (citoyenneté, stratégies de densification, de rétablissement de la proximité, du lien social, de la cohésion sociale, du développement économique et de la qualité d’un territoire). Si la pauvreté commence bien, selon le diagnostic de K. Marx, quant on est dépossédé de la propriété des moyens de production, la dimension politique des tendances actuelles apparait car on peut les analyser comme des tentatives, pour des citoyens seuls ou groupés, de se réapproprier les outils de production qu’ils ne possèdent plus (via l’impression 3D par exemple).

Mais qu’en est-il vraiment de cette « révolution » ?

La solution est-elle, comme on me l’a dit récemment de « fermer tous les pôles, incubateurs autres accélérateurs et d’ouvrir des espaces ouverts où les citoyens créent librement et obtiennent à la mesure de leur implication » ?

Le Tiers-Lieu

D’après Movielab, ce mot est souvent utilisé de façon générique pour parler des espaces physiques ouvirtuels de rencontres entre des personnes et des compétences variées qui n’ont pas forcément vocation à se croiser. Il s’agit donc d’un mot chapeau très large pour désigner les espaces de coworking, lesFabLabs, les HackerSpaces, les jardins partagés et autres habitats partagés ou entreprises ouvertes.

Wikipedia nous rappelle l’origine du terme : le tiers-lieu, ou la troisième place, ou est un terme traduit de l’anglais The Third Place. Il fait référence aux environnements sociaux se distinguant des deux principaux que sont la maison et le travail. Dans son livre datant des années 1980 The Great, Good Place, Ray Oldenburg, professeur émérite de sociologie urbaine à l’université de Pensacola en Floride, indique que les troisièmes places sont importantes pour la société civile, la démocratie, l’engagement civique et instaurent un sentiment d’espace.

Contrairement à la première définition, on parle donc bien d’espaces physiques de rencontres, d’échanges, voire de travail collaboratif.

Le FabLab

A tout seigneur tout honneur, le plus connu des Tiers-Lieux est le fablab ou « atelier de fabrication numérique » en français. Abréviation de « Fabrication laboratory » en anglais, c’est un lieu ouvert au public mettant à la disposition de ses utilisateurs des ressources techniques, technologiques et humaines (machines, outils, logiciels, procédés, savoir-faire, mentors) nécessaires à la création et à la fabrication d’objets et de projets de toutes sortes qui répondent à un besoin personnel ou collectif.

Le concept de FabLab est né d’une initiative du Center for Bits & Atoms du MIT (Massachussets Institute of Technology) afin de démocratiser les processus de conception, de prototypage et de fabrication d’objets. L’un des objectifs de cette expérimentation était de donner un accès public à des outils et des machines (numériques ou non) pour observer l’utilisation qui en serait faite au quotidien sans contraintes académiques.

Constatant le succès de cette idée, un programme, une fondation ainsi qu’une Charte des FabLabs ont été mis en place, ce qui a permis l’émergence d’un réseau d’envergure internationale. Un FabLab est un lieu derecherche, de création, de conception, d’exploration, d’expérimentation et de réalisation. Il invite aussi à la découverte, au jeu et à la coopération. Il vise à faciliter l’accès aux outils et aux technologies en vue de stimuler l’expression, l’innovation et l’inventivité personnelles, de même que l’apprentissage par la pratique et par le mentorat.

Pour porter l’appellation officielle FabLab, un atelier de fabrication numérique doit respecter les exigences suivantes :

  • être ouvert au public gratuitement ou en échange de services bénévoles (formation, animation, entretien, etc.)
  • déclarer adhérer et souscrire à la Charte des FabLabs
  • participer activement au réseau international des FabLabs, et non pas agir en vase clos, en échangeant et partageant des connaissances, l’état d’avancement des recherches, des designs, des plans, des codes, des logiciels, etc.
  • partager avec le reste du réseau un ensemble d’outils, de matériaux et de processus communs pour faciliter les échanges, l’entraide et la collaboration.

Tiers Lieu. Lauréat d'un appel à projets lancé par l'état, le FabLab porté par Tektos est un instrument au service de l'ambition de tout un territoire

J’ai eu la chance de visiter le FabLab porté par Tektos sur la côte d’Opale. Il s’agit d’un bon exemple de ce que peut être cet outil et son ambition pour un territoire donné, ici le Calaisis.

Le Living Lab

Un Living Lab, l’abréviation pour « Living Laboratory » en anglais, se traduit littéralement par « laboratoire vivant ». Un Living Lab est une méthodologie de recherche en innovation menée par une réunion d’acteurs publics, privés et citoyens qui travaillent en concertation continue, plutôt qu’en vase clos, pour concevoir, améliorer et valider dans le vécu (la « vraie vie »), des produits, des services, des technologies, des outils, etc.
Le concept de Living Lab est né à la fin des années 1990 au Media Lab du MIT (encore !). Il proposait une nouvelle méthodologie de recherche pour répondre aux enjeux d’innovation associés à l’utilisation, souvent peu conviviale, des technologies de l’information et de la communication par les consommateurs. Cette méthodologie se différenciait des méthodes courantes, car elle ne considérait pas l’usager de produits et de services technologiques comme un simple objet d’investigation passif, mais plutôt comme un participant actif, qui détient un véritable savoir d’usage.

On a déjà pu observer ces tendances dans cet article sur le design thinking ou bien celui-ci sur le design en général.
Le concept a ensuite été exporté en Europe où l’organisme ENoLL (European Network of Living Labs) a été créé en 2006. L’ENoLL est mis en place afin de structurer l’émergence des Living Labs par l’homologation des projets et la documentation des bonnes pratiques.
Depuis 2011, les Living Labs explorent, entre autres, le thème de la ville intelligente sous différents angles, dont notamment ceux de la santé, de l’éducation, de la logistique et du transport, de l’aéronautique, de l’environnement, du tourisme, de l’agriculture, du génie et de l’administration publique.
On répertorie aujourd’hui plus de 340 Living Labs, répartis dans une quarantaine de pays sur les cinq continents. Il existe une grande diversité d’expériences au sein des Living Labs qui varient selon les objectifs qu’ils souhaitent atteindre, les outils qu’ils utilisent ainsi que la structure stratégique et opérationnelle qu’ils mettent en place.

A titre d’exemple, un Living Lab opère à Lille depuis plusieurs années sur le site d’Humanicité 1. Le nouveau quartier Humanicité rassemble des organismes et des habitants motivés par un nouveau « vivre ensemble ». Ce nouveau « vivre ensemble » se construit peu à peu avec les 2 200 habitants et 800 professionnels partageant ensemble le même environnement. Le Living Lab permet l’expérimentation et la mise en place d’expériences et de solutions innovantes, profitant à tous.

 Les hackerspaces

Un hackerspace, hacklab ou media hacklab est un lieu où des gens avec un intérêt commun (souvent autour de l’informatique, de la technologie, des sciences, des arts…) peuvent se rencontrer et collaborer. Les Hackerspaces peuvent être vus comme des laboratoires communautaires ouverts où des gens (les hackers) peuvent partager ressources et savoir. Beaucoup de hackerspaces utilisent et participent à des projets autour du logiciels libres, du hardware libre, ou des médias alternatifs.

Ils sont souvent physiquement installés dans des maisons des associations ou des universités, mais dès que le nombre d’adhérents et l’éventail des activités augmente ils déménagent généralement dans des espaces industriels ou d’anciens entrepôts.

Une carte des Labs en France

Pour s’y retrouver, le plus simple est peut-être d’aller sur le site http://www.makery.info qui vous donne une information en temps réel des lieux où se trouve les Labs en France et alentours.

Tiers Lieu. Où sont situé les Labs en France ? makery vous le dit !

Révolution ou feu de paille ?

L’émergence d’un Tiers-lieu n’est pas due au hasard. Déjà dans cet article, nous mettions déjà en avant les différentes tendances qui préfigurent une nouvelle façon de travailler ensemble (voir aussi cette interview d’Olivia Lisicki). Pour mémoire, cette infographie représente les différentes tendances, repérées par le projet Wave, qui concourent à l’émergence de l’intelligence collective. Le mouvement des makers, la co-création et l’économie du partage sont des tendances qu’ont peut relier à la montée en puissance du Tiers-lieu et des Labs.

Le monde change et l'intelligence collective prend progressivement de l'importance.

Il est donc probable donc que le Tiers-lieu et le Lab s’inscrivent à l’avenir durablement dans le paysage.

CFO Role Shifts From Number Cruncher To Business Leader

Editor’s note: Sergio Monsalve is a partner at Norwest Venture Partners.

The CFO has always served as a sounding board for CEOs — a person behind the curtain helping to make strategic financial decisions to drive the growth of the business. But today, the modern CFO has publicly emerged as not only a financial leader, but also a business leader. She is not just a number cruncher, but also a power player in the C-suite. No longer taking a back seat in business discussions, the modern CFO acts as a key driver for evaluating strategic opportunities for a business.

Uber, for example, is a company that hasn’t starved for attention, but has hit some serious hurdles for growth with competitors and legislation blocking the way. In just two short years, its former CFO Brent Callinicos helped to expand its global operations to more than 50 countries and oversaw more than $5 billion in funding.

Another example is Google snapping up former finance chief of Morgan Stanley, Ruth Porat. Porat has been known as a power player in finance for many years, and was recently considered for Deputy Secretary of the U.S. Treasury by President Barack Obama. This new hire for Google, which included a multiyear pay package valued at more than $70 million, highlights the fact that the intersection between business strategy and finance is becoming more central to the CFO position.

Callinicos and Porat aren’t the only ones fitting into this new role; according to a CFO Indicator survey from cloud corporate performance management company Adaptive Insights, more than half of the CFO respondents are expanding the role of their teams from number crunching to also include strategic business analysis (54 percent). This is an even higher priority for CFOs at $1 billion-plus revenue companies (70 percent).

The survey of more than 250 CFOs also showed that the majority of CFOs (76 percent) see themselves as a “navigator,” well equipped to guide their teams through fluctuating economic conditions.

All about the data

There’s been a lot of buzz about companies hiring a chief data officer, but now, many of those responsibilities are being handled by the CFO. Analyzing data has become more pertinent for the modern CFO as they guide their companies through market expansion, IPO process and overall growth. Access to real-time data has aided CFOs in becoming business navigators because they aren’t only focused on their prior experiences, but are able to forecast different scenarios in the road ahead.

For example, Zendesk, which provides integrated customer support portals, used cloud data analytics and forecasting to better manage and plan for growth leading up to and after its IPO process, which helped save the company time and kept all levels updated on its growth trajectory. BlackLine, a leader in enhanced finance controls and automation software, uses continuous, data analytics to help the company understand business performance, share insights with the global team and inform important decisions.

High-growth company, high-value CFO

The opportunity for CFOs to act as business leaders at high-growth companies is particularly strong. These organizations are aggressively tackling business issues, ranging from market adoption and product development to hiring and fundraising and are looking to financial leaders to act as business leaders in each area. Many CFOs are also expecting the high-growth market to expand. According to the CFO Indicator, more than 30 percent predict a record-breaking number of IPOs in the remainder of 2015.

For CFOs at high-growth companies, responsibilities go far beyond setting and managing financial fundamentals. These CFOs must fully understand the size and scope of the market and the potential growth opportunities. As a result, they are adopting business analytics, forecasting and sophisticated modeling to provide projections for the future.

One example of where this plays out is how CFOs can influence a company’s business model. For many technology sector companies, subscription-pricing models deliver the kind of predictable, recurring revenue that the market loves. By leveraging the power of data insights and analytics, CFOs can quickly adjust their business models by modeling certain scenarios and responding to different growth stages. For example, an emerging startup may experiment with a freemium model and transition to a paid subscription model as it gains more adoption.

Another area where the modern CFO is providing tremendous value is the relationship between the company and its venture capital firm(s). In the past three years, I’ve noticed the CFO taking a more prominent role in key areas of both the funding pitch process and quarterly board meetings. For a VC, this is a strong selling point and especially important for young companies that have raised a lot of capital quickly. These promising, fast-growth companies need a dynamic CFO early on to work with the board and executive team to determine how to strategically allocate capital across the business.

It’s clear that for the modern CFO, the job description now includes business strategist. These company power players are expanding their traditional responsibilities and tapping the power of data analytics to forecast and make strategic decisions to fuel business success. By providing company stakeholders with a holistic view of the entire organization, the CFO takes center stage and enables the executive team and board of directors to embark on a rapid growth trajectory.

Ways Successful People Think Differently

Master the art of « productive thinking »

They understand that thinking is a discipline.
If you want to be better at it, you’ve got to work at it, says Maxwell. Consider scheduling time to think. For example, LinkedIn CEO Jeff Weiner schedules 30- to 90-minute blocks of « nothing » into his calendar for personal time, coaching, and reflection, and Panera Bread CEO Ron Shaich sits down at the end of every year to reflect on past progress and write down initiatives for the future.

They figure out where to focus their energy.
Maxwell recommends using the 80/20 rule. Devote 80% of your energy to the most important 20% of your activities. Remember that you can’t be everywhere, know everyone, and do everything. And avoid multitasking, which can cost you 40% efficiency.

They expose themselves to different ideas and types of people.
They’re also selective about spending most of their time with people who challenge them, he writes.

They don’t just have an idea; they follow through with it.
« Ideas have a short shelf life, » says Maxwell. « You must act on them before the expiration date. »

They understand that thoughts need time to develop.
Remember the last time you had a brilliant idea at 2 a.m., but it sounded sort of ridiculous when you woke up the next morning?

Thoughts need to be « shaped until they have substance » and need to stand the test of « clarity and questioning, » he says. Don’t just settle on the first thing that comes to mind.

They collaborate with other smart people.
Thinking with others yields higher returns, Maxwell writes. It’s like giving yourself a shortcut. That’s why brainstorming sessions can be so effective.

They reject popular thinking (which often means not thinking at all).
Too many people act, hoping that others have thought things through first, he says.

To reject popular thinking you must be OK with feeling uncomfortable. As Malcolm Gladwell has argued, some of the most successful entrepreneurs, including IKEA founder Ingvar Kamprad, have disagreeable personalities, meaning they aren’t concerned whether other people think they’re nuts.

They plan ahead, while leaving room for spontaneity.
When you’re strategic, you reduce your margin of error. Simply having vague ideas of where you are and what you want to accomplish will get you nowhere.

Maxwell’s keys to being strategic:

1. Break the issue down.
2. Ask why the problem needs to be solved.
3. Identify the key issues.
4. Review your resources.
5. Put the right people in place.

Henry Ford once said, « Nothing is particularly hard if you divide it into smaller parts. »

They don’t just think differently; they do different things.
Try new routes to work. Meet new people. Read books you might even consider boring. The key is exposure to new ideas and ways of life, he says.

They value other people’s ideas as much as their own.
You can’t think you’re always right. Successful people know to give other concepts a chance. Apple founder Steve Jobs, for instance, started his career with a stubborn insistence that his way was best, write Brent Schlender and Rick Tetzeli in « Becoming Steve Jobs. » In later years, Jobs became « confident enough to listen to his team as well as his own thoughts and to acknowledge the nature of the world around him. »

They have an agenda.
For example, Facebook COO Sheryl Sandberg brings a notebook to every meeting and crosses agenda items off one by one, ripping pages out as they are addressed.

Further, Maxwell notes that smart thinkers plan out more than just their days; they take time to plan out their weeks, months, and long-term goals – and then they follow through.

They don’t just react; they reflect.
Reflective thinking gives you perspective and confidence in your decision-making skills.

If you’re not reflecting, it’s holding you back more than you think. As Socrates said, « An unexamined life is not worth living. »

They don’t indulge in negative self-talk.
Successful people don’t see limitations; they see possibilities. They think in terms of « I will » and « I can. »

Former baseball star Sam Ewing once said that « nothing is so embarrassing as watching someone do something that you said could not be done. »

Pourquoi la France ne parvient pas à réduire ses dépenses

Entre 2015 et 2017, la France s'est engagée à réduire ses dépenses publiques de 50 milliards d'euros.

Pour France Stratégie, les pays qui parviennent à réduire leurs dépenses sont ceux qui opèrent des arbitrages entre postes budgétaires, s’opposant à une réduction proportionnelle de chacun d’entre eux.

Les pays qui réduisent leurs dépenses publiques sont ceux qui choisissent de faire des économies sur des postes bien ciblés, c’est la conclusion que l’on peut tirer de la note d’analyse de France Stratégie sur la réduction des dépenses publiques, publiée ce lundi.

Or, la France est un des pays européens qui a le moins modifié la structure de ses dépenses sur la période 2009-2012 et donc, un de ceux qui a le moins réduit ses dépenses publiques, révèle l’organisme de concertation et de réflexion rattaché au premier ministre. Les revues stratégiques, qui impliquent des choix quant aux dépenses auxquelles il faut renoncer ou sauvegarder, comptent parmi les moyens les plus efficaces d’obtenir des réductions. Une telle revue exige un fort arbitrage qui dépend des préférences nationales et des priorités des autorités politiques.

«Pour qu’une revue stratégique soit efficace, explique Vincent Aussilloux, chef du département Economie-Finances à France Stratégie, il faut qu’elle bénéficie à la fois d’une forte volonté politique et d’un fort degré d’appropriation des administrations concernées. Par exemple, s’il s’agit d’une réduction des dépenses de santé, l’administration concernée sera le ministère de la Santé». L’objectif de réduction des dépenses pluriannuel doit être précis et ambitieux. «La revue stratégique doit pouvoir évaluer tous les champs de dépenses même si elle décide finalement de ne toucher que quelques postes, par exemple les transports et le logement. Ce procédé global permet de faire un choix éclairé entre les différents postes et de définir des priorités, contrairement à la méthode du rabot qui réduit toutes les dépenses dans la même proportion, sans discernement, sans efficacité», poursuit Vincent Aussilloux.

La France a réalisé des exercices de revue de ses dépenses publiques ces dernières années, mais avec des résultats limités: «D’abord entre 2007 et 2010 avec la Révision générale des politiques publiques (RGPP) et, depuis 2013, avec la Modernisation de l’action publique (MAP). Dans les deux cas, les effets de ces revues ont été de faible ampleur. La RGPP aurait conduit à une réduction des dépenses publiques de l’ordre de 11 milliards d’euros, et il est difficile d’estimer les effets de la MAP», indique France Stratégie. Les raisons? «Le faible champ d’application de ces revues et l’absence d’objectifs de la dépense chiffrés et ambitieux», justifie la note d’analyse. Entre 2015 et 2017, la France s’est engagée à réduire ses dépenses publiques de 50 milliards d’euros à travers le Pacte de responsabilité «et il est indéniable que cet effort se fait déjà au prix d’arbitrages difficiles», commente France Stratégie.

Notons que ce ne sont pas forcément les pays qui modifient le plus la structure de leurs dépenses qui les ont le plus domptées. Certains Etats peuvent faire peser le poids de leur ajustement budgétaire sur certaines dépenses déterminantes pour leur croissance potentielle: «investissement en R&D, éducation, formation», énumère le rapport. Le Royaume-Uni apparaît comme un des pays européens ayant opéré les arbitrages les plus importants. Pourtant, ses dépenses publiques n’ont pas diminué significativement entre 2009 et 2012.

Par ailleurs, certaines dépenses comme les retraites ou l’indemnisation du chômage ne dépendent pas seulement de décisions budgétaires mais aussi, respectivement, de la démographie et du taux de chômage.

Entre 2004 et 2007, la France est déjà l’un des pays où les différentes dépenses évoluent de manière proportionnelle sur chaque poste. L’augmentation des dépenses publiques sur cette période a aussi été le fruit d’une augmentation généralisée des dépenses. Plus que d’un arbitrage …..

Pour vos clients, l’orthographe n’est pas du tout un truc dépassé !

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