Réussir son business plan, toute une philosophie

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À quoi sert, un business plan

1 – Un business plan, sert à formaliser son projet

Son utilité première est bien connue. Par « formaliser », entendons, « savoir où l’on met les pieds » et c’est toujours bien pratique lorsque l’on souhaite investir ses propres deniers. Le business plan sert à valider (ou non) ses intuitions. en rédigeant et en chiffrant les coûts et l’activité attendus de la future entreprise on voir parvient à mieux saisir la réalité du projet. Sans la démarche de rédaction du business plan, créer son entreprise revient à partir à l’aventure sans carte et sans boussole !

2 – Un business plan, sert à créer un modèle économique

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En deuxième place, le business plan permet de créer un modèle économique, à savoir « comment faire entrer de l’argent dans l’entreprise et la rendre autonome financièrement ». Des abonnements, une vente à la pièce, des menus, des forfaits… Il y a moult façons de vendre, le tout est de trouver la plus rentable ! Le business plan permet de mettre en place le moteur économique de l’entreprise qu’on appelle aussi le business modèle. Le prévisionnel qu’il comprend permet de poser des hypothèses de prix de vente, de taux de marge, d’investissements, … Il permet aussi de calculer un ensemble d’indicateurs qui permettent de mieux comprendre le business modèle de l’entreprise : le coût de revient, le point mort attendu, le BFR, ..

Au final, si  le business plan permet de comprendre le fonctionnement économique de l’entreprise il sert aussi à déterminer déterminer le montant financier qu’il faut investir pour démarrer l’aventure.C’est un point capital car la majorité des créations d’entreprise qui ne passent pas le cap des trois ans ne doivent pas leur échec à une mauvaise idée ou un mauvais projet mais bien à une sous estimation des besoins financier nécessaires au lancement du projet et/ou un modèle économique imprécis.

3 – Un business plan, sert à communiquer

Parce que nos antiques institutions aiment le traditionnel, personne n’échappe au business plan. Il reste l’outil de dialogue principal avec les financeurs. Même si personne ne le lit en entier, même s’il paraît fastidieux, l’exercice reste obligatoire (un peu comme un mémoire de fin d’études). D’où l’importance des certains aspects du business plan comme l’executiv summary qui permettent de susciter l’intérêt de l’investisseur.

Le business plan fait l’objet de critiques

Le business plan est décrié. Pour sa lourdeur, ses prévisions à long terme alors que le marché actuel bouge chaque minute. Les plus populaires startuppers de la Silicon Valley commencent même à le boycotter ! Le business plan serait trop scolaire et laisserait peu de place à l’intuition de l’entrepreneur. Un entrepreneur agit, le business plan pousserait à la stagnation.

Pourtant, l’outil a toute sa place dans le monde de l’entrepreneuriat. Il faut simplement savoir l’utiliser !

Comment utiliser l’exercice du business plan à bon escient

business planDe prime abord, le business plan peut paraître scolaire, effectivement. À vous de le rendre plus utile ! Comment ? Sortez le nez de vos bouquins et privilégiez le terrain !

Le plan est formel, il faut commencer par l’étude de marché. Une étude de marché peut être tout à fait théorique et basée sur une série de données et de statistiques qui s’avéreront justes… Ou fausses ! Par contre, en rencontrant vos futurs clients, en leur posant les bonnes questions, en espionnant vos concurrents, vous aurez une vision beaucoup plus juste de la réalité. Vous aurez réalisé une « bonne » étude de marché.

Idem pour vos prévisions financières. Vous pouvez déléguer l’ensemble du prévisionnel à des spécialistes. L’exercice est d’ailleurs recommandé (eux seuls savent être en phase avec les attentes des financeurs et traduire votre modèle économique en langage financier). Mais vous pouvez aussi vous y intéresser ; comprendre vos tableaux et vos ratios.

Pour les financeurs, le prévisionnel prévoit. Des objectifs dont on n’a aucune idée s’ils se réaliseront ou non. Mais pour vous, le prévisionnel va au-delà. Il montre quel volume ou quel chiffre d’affaires vous DEVEZ facturer pour couvrir vos frais, puis pour dégager une rémunération, puis pour dégager suffisamment de rentabilité pour réinvestir… Des données indispensables, vous ne croyez pas ?

Pour réussir votre business plan, n’y voyez pas que l’aspect « scolaire ». Vous devez commencer par comprendre à quoi il sert. Il sert tout bonnement à anticiper votre projet et toute votre vie.

Les exercices collatéraux

De nos jours, qui dit business plan, dit pitch de présentation (un résumé oral de toute l’affaire) et executive summary (un résumé écrit, cette fois-ci).

Encore du travail fastidieux et théorique, me direz-vous. Point du tout ! Si vous savez résumer les éléments clés de votre business plan, si vous savez présenter les atouts de votre projet, non seulement, vous convertirez les financeurs à votre cause, mais aussi les sponsors, les partenaires et sûrement vos futurs clients !

Vous n’êtes pas obligé de « stagner » dans la rédaction fastidieuse de votre business plan. Réaliser un bon business plan, c’est aller sur le terrain et le modifier jour après jour, au gré de vos rencontres. Un bon business plan, ce n’est pas « je rédige d’abord, je teste ensuite ». Non, un bon business plan est en fait un véritable journal de bord.

Quels sont les atouts Français pour conserver ses start-ups ?

Les atouts Français pour une start-upQuels points communs entre Meetic, Dailymotion ou Deezer ? Ces trois entreprises sont des start-ups Françaises !

La France demeure, aujourd’hui, un pays fertile pour la création des start-ups. Malgré la morosité ambiante, l’hexagone présente encore de nombreux atouts permettant lui de conserver ses start-ups.

Une main d’œuvre adaptée au développement des start-ups

Les atouts Français pour une start-up

L’un des grands avantages de la France pour les start-ups réside dans les ressources technologiques qui sont offertes aux start-ups.

A titre d’exemple, la France possède l’une des mains-d’œuvre les plus qualifiées et les plus variées du monde. La qualité de la main-d’œuvre demeure une condition essentielle dans le développement de l’entreprise.

Par ailleurs, une entreprise installée en France dispose d’une relative facilité à attirer les élites d’autres pays pour permettre son développement.

A signaler : depuis la loi Macron, la mise en place et la fiscalité de l’actionnariat salarié et des BSPCE ont été améliorées. Ces deux dispositifs peuvent constituer un bon moyen pour la start-up de fidéliser sa main-d’œuvre.

Cette main-d’œuvre qualifiée peut profiter du réseau de transport, très développé, pour accroitre samobilité sur le territoire.

Un besoin croissant en nouvelles technologies

Les atouts Français pour une start-up

La France comporte de grands groupes à forte valeur ajoutée (Airbus, Bouygues…). Ces groupes ont un fort besoin d’innovation. Dès lors, ces derniersinvestissent massivement dans les start-ups. On assiste, par ailleurs, à un phénomène croissant d’externalisation des risques de l’innovation (les grandes entreprises préfèrent avoir recours à des start-ups pour mener les recherches et supporter les éventuels échecs plutôt que de gérer cela en interne).

Ces grands groupes constituent une source de débouchés pour les produits et les services conçus par les start-ups.

Ce besoin croissant en nouvelle technologie se manifeste également de plus en plus dans le débat public Français (pour ce qui est, par exemple, des énergies renouvelables).

Par ailleurs, contrairement à d’autres pays, la France reste un pays à fort pouvoir d’achat ce qui peut permettre, pour une start-up, d’écouler ses produits ou ses services auprès du grand public.

La possibilité de tirer profit de certains dispositifs fiscaux

La fiscalité demeure le principal handicap de la France pour ses entreprises. Il n’en demeure pas moins que certains dispositifs apparaissent particulièrement adaptés au développement des start-ups en France.

Les jeunes entreprises innovantes et les jeunes entreprises universitaires

Ce dispositif permet, sous conditions, aux start-ups qui réalisent des recherches de dépenses et développement de bénéficier d’exonérations pour :

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Ces exonérations sont temporaires et concernent les premières années d’existence de l’entreprise.

Le crédit d’impôt recherche

Le crédit d’impôt recherche est accordé, sous conditions, aux entreprises qui réalisent des dépenses :

  • de recherche fondamentale
  • de recherche appliquée
  • de développement expérimental

Le crédit d’impôt représente de 30% du montant des dépenses de recherche.

Le crédit d’impôt recherche est particulièrement adapté au développement des start-ups, entreprises basées sur l’innovation.

Le crédit d’impôt innovation

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Cette mesure fiscale bénéficie aux entreprises qui conçoivent des prototypes ou mettent en place des pilotes destinés à la production de nouveaux produits.

Le montant du crédit d’impôt est de 20% du montant des dépenses.

De nombreux dispositifs permettent, par ailleurs, d’aider la start-up à réaliser ses besoins en conseil, en expertise…

Des avantages fiscaux en matière de cession

Il existe de nombreux dispositifs permettant de restreindre le coût fiscal de la cession d’une start-up.A titre d’exemple, nous citerons :

  • L’exonération totale ou partielle de la plus-value en cas de cession de titres d’une start-up soumise à l’IS (abattement classique ou renforcé pour durée de détention des titres…)
  • L’exonération totale ou partielle de la plus-value en cas de cession de titres d’une start-up relevant de l’IR (montant des recettes réalisées, du prix de cession…)
  • L’exonération totale ou partielle pour certaines cessions de titre par un dirigeant faisant valoir ses droits à la retraite.

Ces quelques exemples démontrent qu’il est possible de trouver des remèdes permettant de rendre la fiscalité des entreprises moins défavorable.

Des solutions de financement et d’accompagnement adaptées aux start-ups

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La France a mis en place des structures d’accompagnement permettant de créer et de développer sa start-up. Ces structures d’accompagnement sont communément désignées par la terminologie « incubateur d’entreprise » ou « pépinière d’entreprises. »

Pour accroitre la synergie entre les start-ups, on assiste de plus en plus auregroupement de ses dernières au sein de vaste zones résolument tournées vers la technologie (par exemple, le pôle EuraTechnologie à Lille ou encore

Par ailleurs, de nombreuses  solutions de financement existent pour les start-ups. Par exemple, une start-up pourra se financer par :

Conclusion

La concurrence entre les pays demeure très forte pour ce qui concerne l’attractivité des start-ups. Malgré un French bashing important, la France possède de nombreux atouts lui permettant de conserver ses start-ups et d’en attirer de nouvelles pour espérer concevoir, à terme, un modèle économique fondé sur l’innovation.

Qualités des précurseurs les plus talentueux du siècle ?

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Dans un récent article, le magazine The Muse a tenté d’en savoir plus sur les qualités des précurseurs les plus talentueux du siècle.

Les inventions des personnalités qui ont révolutionné leur domaine d’activité tels que Steve Jobs, nous amènent souvent à penser qu’elles sont empreintes de génie.

Admiratifs de leur succès, on se demande comment ils gèrent leur potentiel créatif tout en régissant les nouveaux projets de leur industrie.

Quels sont les facteurs clés de leur succès ?

La réponse est simple : ils s’exercent sans relâche, et ne se reposent jamais sur leurs acquis.

Selon Neil Bluementhal, le fondateur de Warby Parker (site e-marchand de lunettes de vue), entreprise reconnue la plus innovante de l’année : « Il est tentant de penser que l’innovation est une compétence rare appartenant à une catégorie spécifique de personnes, les visionnaires, mais en réalité il s’agit d’un muscle dont nous sommes tous naturellement dotés. Nous devons juste prendre l’habitude de l’utiliser».

Voici les cinq facteurs clés du succès des personnes créatives :

1- Ils ne négligent pas leurs idées, même les plus folles.

Les plus grandes innovations mondiales viennent d’idées «  folles ». Les personnes à l’origine de ces innovations sont celles qui ont eu la capacité de croire en leurs rêves, aussi extraordinaires furent-ils.

Prenons l’exemple d’Elon Musk, à la tête de Telsa, et de Space X, deux entreprises spécialisées dans les secteurs industriels (automobiles électriques et vols aérospatiaux). Lors d’une interview en 2014, il a déclaré : « je pensais que Telsa et Space X échoueraient au début ». Pourtant, il a cru en ses projets et y a investi des millions ; aujourd’hui, sa fortune personnelle est estimée à 13 milliards de dollars.

Il conseille «  si quelque chose est suffisamment important pour vous, ne baissez pas les bras malgré toutes les difficultés que vous rencontrerez ».

Ne négligeons pas les idées qui nous passionnent même si elles semblent irréalistes ou inatteignables.

2- Ils se jouent de la peur.

Beaucoup de gens pensent que pour être un leader en matière d’innovation, il faut être courageux. En réalité, selon Elon Musk, le fondateur de Telsa, ce n’est pas vraiment le cas. « Je ne dirai pas que je suis courageux. En réalité, je ressens la peur, mais si ce que je fais est assez important, je la dépasse».

De même que la romancière Elizabeth Gilbert écrit dans son livre Big Magic : Creative living beyond fear (Grande magie : la créativité va au-delà de la peur) « la créativité dessine la route des braves (ceux qui domptent leur peur pour l’affronter), mais elle ne dessine pas la route des intrépides, (ceux qui prennent des risques inconsidérés, sans identifier et analyser leur peur) et il est important de reconnaitre cette distinction ».

Nous devons donc être vigilants sur la façon dont nous gérons notre peur « j’ai observé que les personnes qui tentent de  vaincre leur peur, sont souvent celle qui tuent leur créativité ».

La PDG de Yahoo!, Marissa Mayer a affirmé « si vous allez au delà du sentiment de peur et de prise de risque, des choses formidables peuvent vous arriver».

En d’autres termes, les génies les plus talentueux sont ceux qui font une place à leur peur mais sans la laisser dicter leur prise de décision.

Si nous ressentons la peur c’est peut-être que quelque chose de vraiment bénéfique nous attend.

3- Ils sont curieux de tout.

Cette posture apparaît clairement dans les créations révolutionnaires de Steve Jobs. Son biographe Walter Isaacson relate dans la Harvard Business Review « il reliait les Ressources Humaines à la science, la créativité à la technologie et l’art à l’ingénierie. Il y avait de meilleurs technologues que lui, et certainement de meilleurs designers et artistes. Mais il n’existe personne de notre ère qui ait mieux relié l’art et les processeurs».

Steve Jobs avait d’ailleurs déclaré « la créativité c’est seulement l’action de relier les choses entre elles ».

En d’autres termes pour créer ces connections, Steve Jobs a dû développer ses connaissances dans tous les domaines. Voila la raison pour laquelle les plus grands génies sont les plus curieux, même dans des domaines opposés aux leurs : c’est un des facteurs clés de leur succès ! Ils s’intéressent à des sujets dont ils ne connaissent rien et vivent leurs passions, même s’ils n’ont aucun rapport direct avec leur activité.

4- Ils n’estiment pas tout savoir.

Même si l’on pense souvent que les personnes qui ont réussi professionnellement sont expertes dans leur domaine, les personnes créatives ne se positionnent jamais en visionnaires. « Le meilleur conseil que je pourrai donner est de penser constamment à la façon dont vous pouvez mener vos projets d’une meilleure manière, et de toujours vous remettre en question » explique Elon Musk.

Neil Blumenthal, quant à lui, encourage tous ses employés à aborder leurs missions avec « un état d’esprit de débutant » et a toujours être à la recherche de nouvelles perspectives.

« Beaucoup d’entre nous passent une grande partie de leur vie professionnelle à tenter de devenir expert dans un domaine, on peut alors penser qu’il est contre-intuitif d’agir comme un débutant» livre Neil Blumenthal, pourtant cette posture nous est nécessaire.

5- Ils s’entourent de héros.

Les plus grands créateurs savent qu’ils ne peuvent pas réaliser seuls leurs grands projets. Ils considèrent même que les personnes qui les entourent sont des facteurs clés pour le succès et  la bonne réussite réussite de leur mission.

Lorsqu’elle était ingénieur chez Google, Marissa Mayer révéla : « nous avions une grande liste où les salariés affichaient de nouvelles idées et qui était accessible à tous », cette liste d’après elle, conduisait souvent à de nouvelles idées ingénieuses.

Steve Jobs a quant à lui, conçu les bâtiments de Pixar pour s’assurer qu’ils soient aménagés de façon à ce que les rencontres collaboratives puissent avoir lieu. « Si votre lieu de travail n’encourage pas des rencontres fructueuses, beaucoup d’innovations créées par hasard seront perdues. Nous avons donc conçu nos bâtiments de manière à faire sortir les gens de leurs bureaux et leur permettre de rencontrer des collaborateurs dont ils n’auraient pas pu croiser le chemin autrement ».

Ces exemples soulignent l’importance de s’entourer de personnes qui nous inspirent, comme l’ont fait les plus grands visionnaires. Car un autre facteur clé du succès, c’est d’avoir des collaborateurs sur lesquels on peut compter !

Source : The muse article de Erin Greenawald, auteure.

Les 10 secrets des personnes résilientes

Un récent article paru dans le journal américain Inc présente les 10 croyances fondamentales auxquelles les personnes remarquablement résilientes s’attachent.

D’après Geoffrey James, célèbre journaliste et auteur de l’article, rien n’est plus important en affaires que le principe de résilience. La résilience est la capacité mentale à affronter l’adversité. Elle permet de persévérer et de gagner là ou d’autres auraient déjà abandonné.

On ne naît pas résilient, c’est une faculté qui se développe tout au long de la vie, grâce à notre discernement et notre position dans le monde. Geoffrey James raconte qu’il a interrogé des centaines de cadres dirigeants et d’entrepreneurs qui ont réussi.

Il leur a tous demandé quel a été le moteur qui leur a permis de rester investis même dans les moments les plus difficiles. Et ces individus partageaient les mêmes idées.

1- « Je maîtrise mes émotions, de peur qu’elles ne me maîtrisent. »

Les personnes résilientes savent maîtriser leurs émotions. Lorsqu’elles ressentent une émotion forte, elles s’en détachent avant d’agir. Elles choisissent ensuite soit d’exploiter cette émotion pour qu’elle les mène à un but précis, soit de la laisser suivre son cours.

2- « Mes actions pèsent plus que mes mots. »

Les personnes résilientes font toujours ce qu’elles disent. Elles tiennent leurs promesses et accomplissent leurs engagements, quelle que soit la situation.

3- «  Je prépare mon futur. »

Les personnes résilientes souhaitent constamment améliorer leurs compétences. Elles sont constamment en formation pour faire face à la série de défis qui les attend. Par conséquent, elles font rarement face à des situations qui les surprennent et s’adaptent rapidement aux projets complexes.

4- « J’apprends plus de mes échecs que de mes succès. »

Les personnes résilientes ne craignent pas l’échec. D’après elles, l’échec permet de savoir ce qui ne fonctionne pas, et donc d’avancer.

5- « Je valorise mon courage face à la sécurité. »

Les personnes résilientes sont courageuses. Elles considèrent que rien n’est sur dans le monde : ni le travail, ni l’information et certainement pas le futur. Au lieu de chercher une illusion de sécurité, elles préfèrent cultiver le courage dans leurs vies professionnelles, et ce malgré les risques encourus.

6- « Je considère toute critique comme étant constructive et objective. »

Les personnes résilientes sont à l’écoute des critiques qui leur sont adressées. Elles évaluent si ces critiques sont fondées, et prennent des mesures correctives. Les critiques les endurcissent plutôt que ne les blessent, car elles ne sont pas faites à titre personnel.

7- « Je me concentre sur le projet, tout en gardant mes objectifs en tête. »

Les personnes résilientes ont des objectifs quotidiens ambitieux qui les aident à avancer. Cette façon de procéder leur permet de s’adapter et de surmonter tous les obstacles.

8- « Je m’appuie sur des relations professionnelles solides. »

Les personnes résilientes pensent qu’ «  une joie partagée est une double joie ; un chagrin partagé est un demi-chagrin.» Elles s’entourent d’individus qui les soutiennent et qu’elles peuvent soutenir en retour.

9- « Je me félicite de chacune de mes victoires. »

Les personnes résilientes ne prennent rien pour acquis. C’est la raison pour laquelle elles n’attendent pas que les grands objectifs soient atteints pour se féliciter. Au contraire, elles célèbrent chaque petite victoire.

10- « J’ai toujours plus à donner. »

Les personnes résilientes n’estiment pas que leur énergie et leur attention soient des ressources limitées. Elles savent qu’un mental d’acier et la maîtrise de leurs émotions leurs permettent de se surpasser au quotidien.

Vous avez dit capital-investissement ?

Le capital-investissement se décompose en plusieurs segments aux caractéristiques suivantes :

  • Capital d’amorçage (dit aussi Capital-amorçage) : les investisseurs en capital d’amorçage, le plus souvent des personnes physiques, apportent du capital, ainsi que leurs réseaux et expériences à des projets entrepreneuriaux qui n’en sont encore qu’au stade de la Recherche et Développement. L’objectif de cette phase, très risquée sur le plan financier, est de finaliser le développement d’une technologie sous la forme de prototype permettant de valider la réussite du pari technologique, et de commencer à tester l’existence d’un marché. La signature d’un premier client assure la transition au stade du capital risque.
  • Capital-risque : les investisseurs en capital-risque apportent du capital, ainsi que leurs réseaux et expériences à la création et aux premiers stades de développement d’entreprises innovantes à fort potentiel. Le terme « risque » utilisé en France (dans les autres pays, l’on emploie le plus souvent le terme de Venture capital), traduit mal l’aspect d’ « aventure entrepreneuriale », qui rend le métier d’investisseur en capital fondamentalement différent des métiers purement financiers. Les quelques projets qui réussissent doivent plus que compenser les pertes en capital de ceux qui échouent.
  • Capital-création : investissements intervenant au moment de la création de la nouvelle entreprise (start up). Appelé aussi Capital post-création en phase du tout premier développement3.
  • Capital-développement : le capital-développement concerne des entreprises qui ont franchi le stade du capital risque, et donc validé le potentiel de leur marché, et qui ont besoin de financements additionnels pour supporter et accélérer leur croissance; soit leur croissance interne (financement de leur besoin en fonds de roulement), soit leur croissance externe (acquisitions).
  • Capital-transmission : également connues sous le terme anglais LBO, (Leveraged buy-out), ces opérations d’acquisition par emprunt consistent à acquérir la totalité du capital d’une société rentable, évoluant généralement sur un marché mûr, par une combinaison de capitaux et de financements bancaires (dette structurée). Ils permettent à un dirigeant, associé à un fonds de capital-investissement, de transmettre son entreprise, ou plus généralement de préparer sa succession en cédant son entreprise en plusieurs étapes (LBO à double détente).
Article détaillé : Financement mezzanine PME.
  • Capital-retournement : les investisseurs en capital-retournement acquièrent généralement la totalité (voire une part majoritaire) du capital d’une société en difficulté, puis y injectent les ressources financières permettant la mise en œuvre d’un plan de redressement.

Pourquoi vendre son entreprise ?

Chaque année en France, quelque 45 000 TPE ou PME font l’objet d’une cession ou transmission. Pour Economie Réelle, Fabrice Lange, PDG d’Actoria et spécialiste de la transmission d’entreprise*, distille ses conseils pour bien gérer une période plus délicate qu’il n’y paraît.

Savoir pourquoi vous voulez vendre

transmission entreprise fabrice lange actoria conseils expertUn mot-clé : anticipation. Fabrice Lange, qui a à son actif la gestion de plusieurs centaines de dossiers de transmission, s’étonne encore « du nombre de chefs d’entreprise qui [le] contactent en ne sachant pas ce qu’ils veulent faire après avoir transmis ». Problème, pour l’expert, cette incertitude risque de parasiter de futures négociations avec un repreneur. « Beaucoup d’acquéreurs refusent d’entrer dans les discussions quand ils ne comprennent pas pourquoi vous quittez l’entreprise, qui peut souffrir alors d’une image négative », insiste-t-il. La transmission doit donc s’accompagner d’un projet personnel. Selon l’édition 2015 de l’Observatoire mis en place par l’Association nationale pour la transmission d’entreprise, 70% des cessions sont dues à un départ en retraite, 20% à des raisons de santé ou à un changement de vie et 10% à une réorientation professionnelle. Votre situation doit être claire aux yeux du repreneur, faute de quoi « il aura peur que vous quittiez les discussions à tout moment et les banquiers pensent souvent la même chose », confie Fabrice Lange.

Laisser une entreprise mature

Pour bien transmettre, la psychologie doit s’accompagner d’une dose de stratégie. A vous de trouver le moment le plus opportun pour vendre votre entreprise. « La transmission doit être liée à la courbe de vie de l’entreprise, qui est la même que celle d’un produit, avec une création, un développement, une maturité et un déclin, explique Fabrice Lange. Or souvent, les chefs d’entreprise viennent nous voir trop tard, au début du déclin. » Ennuyeux lorsque le repreneur « achète le futur de l’entreprise», poursuit l’expert. Mieux vaut donc céder une structure en bonne santé, avec un dirigeant qui ne montre pas de signes de lassitude, quand bien même se séparer d’une activité qui a atteint son rythme de croisière peut être un crève-cœur. « On constate que lorsque l’on dépasse ce stade de maturité, le chef d’entreprise a tendance à se mettre en roue libre. Or quand on n’a plus de fraîcheur, on perd très vite des parts de marché », répond Fabrice Lange.

Bien préparer le terrain

Restent quelques détails à régler pour rendre l’ensemble attrayant. « Pensez à vérifier si certains de vos contrats sont incessibles ou que l’ensemble des actionnaires est d’accord pour transmettre l’entreprise », avertit Fabrice Lange. Un cas complexe : « Si un seul client pèse 80% de votre chiffre d’affaires, il faudra travailler l’aspect commercial », histoire de ne pas accentuer la défiance naturelle qui peut s’installer entre votre ex-client et la nouvelle direction. Pour le PDG d’Actoria, l’erreur classique est de se consacrer pleinement au processus de transmission. Au contraire, selon lui, « il faut continuer à booster l’activité, faire comme si l’entreprise n’allait pas se vendre. Si un gros contrat se présente, il faut le signer ».
Bien préparer le terrain, c’est aussi faire un diagnostic de l’entreprise, identifier ses forces et ses faiblesses ou en analyser les comptes « sur trois ans minimum » pour démontrer sa vraie rentabilité. Viendra enfin le temps de la rédaction d’un dossier de présentation, « un document de référence remis au repreneur, qui doit être un document marketing, à savoir beau, de très haute qualité et respectueux de la confidentialité de certaines informations », explique Fabrice Lange.

Vendre au bon prix : soignez la marge et l’organisation

Pour obtenir un bon prix de la vente de son entreprise, la vitrine doit être alléchante pour le repreneur. Selon Fabrice Lange, « le principal élément est la marge et non pas le montant du chiffre d’affaires. Il faut faire en sorte qu’elle soit très bonne », explique Fabrice Lange. D’où l’intérêt, selon lui, de booster son entreprise jusqu’au dernier moment, afin de lui faire gagner toujours plus de valeur en vue de sa cession. Plus subtile, l’organisation de l’entreprise aussi pèsera lourd dans la balance. « Il ne faut pas concentrer l’ensemble des pouvoirs de décision entre les mains d’une seule personne, sinon le repreneur aura du mal à s’appuyer sur d’autres personnes pour la suite », avance l’expert. Selon lui, « il est très important d’apprendre à déléguer avant de transmettre, cela donne de la valeur à l’entreprise ».

Comment identifier le meilleur repreneur ?

Que vous décidiez de vous débrouiller seul ou de passer par un professionnel, il est important d’avoir le choix entre plusieurs repreneurs potentiels. « Surtout, ne pas se concentrer à 100% sur le repreneur providentiel », prévient Fabrice Lange. Attention aux investisseurs, en recherche de rendement, qui paient rapidement mais ne proposent pas forcément beaucoup. Mais le plus gros danger, c’est le rachat par un concurrent. « C’est l’option à envisager en dernier. On risque de ne pas obtenir un bon prix car le concurrent s’intéresse surtout à votre clientèle, il a déjà le reste. » Autre cas de figure, sonder son marché pour y trouver un repreneur risque d’éveiller une curiosité pas toujours saine. « Face à une entreprise qui n’est pas en phase d’acquisition, il y a une probabilité énorme de fuites d’informations », confie l’expert.
Dans tous les cas, pour Fabrice Lange, tout passe par le feeling entre cédant et repreneur. « Que cela soit au niveau des valeurs, des méthodes de gestion ou de management ». Une opposition de style visible risquant d’entraîner un rejet de la nouvelle direction par le personnel. A noter que selon l’Association nationale pour la transmission d’entreprise, en 2014, 45% des TPE/PME cédées l’ont été à une structure externe (30% en interne, dont une sur cinq au sein de la famille).

S’armer pour les négociations

Le repreneur trouvé, la phase de négociation débute. Il est important de savoir qui est en face de soi et d’avoir affûté ses arguments. « Ils ne vont pas être les mêmes selon que l’on ait affaire à une personne physique qui met son épargne en jeu ou une société en croissance qui cherche le développement », explique Fabrice Lange. Lequel précise que la présence d’un professionnel peut être bénéfique au chef d’entreprise cédant, histoire qu’il ne se retrouve pas toujours en première ligne à l’heure de devoir aborder les sujets qui fâchent. En tous les cas, pensez à garder de bonnes relations à l’issue des négociations. La période de transition guette.

Comment gérer la transition ?

La cession de l’entreprise actée, tout n’est pas terminé pour autant. S’ouvre alors une période que Fabrice Lange estime « entre trois et douze mois », qui a pour objet de passer la main en douceur. Un retour au calme propice au transfert d’expérience et de contacts, qui a toutefois aussi ses règles. « Il faut notamment penser à bien gérer la question de la rémunération, car beaucoup de repreneurs pensent que le cédant n’est pas rémunéré durant cette période, or ça doit être le cas », rappelle Fabrice Lange. Pour une harmonie totale, les deux parties doivent aussi s’accorder sur le calendrier de cette période de transition (durée et étendue de la mission du cédant, agenda de présence des uns et des autres, etc.).

http://economiereelle.lemonde.fr/comment/reussir-la-transmission-de-son-entreprise/

Ubérisation, digitalisation…Gardons avant tout à l’esprit la relation humaine

Ubérisation, digitalisation. Les ressources humaines sont impactées par l’émergence de ces nouveaux modèles qui induisent une nouvelle organisation du travail. Comment en tirer parti ? Peut-on en profiter pour améliorer l’expérience candidat ? Oui, mais à condition de garder à l’esprit le fondement même de notre métier : la relation humaine !

A l’heure de la société uberisée…

Nous vivons des années de révolution incroyable ! En deux ans, l’organisation du travail a profondément évolué, plus qu’au cours de ces trente dernières années. Et le phénomène n’est pas près de s’arrêter.

Les besoins ne sont plus les mêmes, qu’il s’agisse des entreprises dont la majeure partie des investissements consiste à recruter les meilleurs talents, ou des candidats qui se tournent davantage vers des statuts d’indépendants (freelance, free agents,…). On assiste à une inversion des rapports de force.

Chez Uber et Airbnb par exemple, le client devient acteur de l’entreprise. Il en va de même dans le secteur des ressources humaines. Auparavant, un candidat transmettait sa candidature. Si le profil convenait au recruteur, des rendez-vous étaient organisés. Et la fin de l’expérience se terminait une fois le contrat signé. Aujourd’hui, candidats et entreprises ne recherchent plus uniquement une « boîte aux lettres », mais un service d’accompagnement sur-mesure capable de les faire évoluer ensemble. Les entreprises recherchent des talents et les candidats se positionnent en tant que tel.

… Les RH doivent rester humaines

Là est tout l’enjeu des prochaines années. La digitalisation des RH, voire l’ubérisation, ne peut s’effectuer sans relation humaine. Il s’agit là du fondement même de notre métier. Et celui-ci ne peut disparaître ! C’est ce que confirme une récente étude TNS SOFRES : seulement 33 % des candidats se déclarent satisfaits de leur accompagnement dans la durée. Et plus de 42% d’entre eux recherchent des partenaires d’emploi qui les accompagnent une fois en poste.

Nous, cabinets de recrutement, avons donc un rôle fondamental à jouer pour accompagner les candidats avant, pendant et après leur recrutement ; les aider à développer leurs compétences, à envisager une carrière à l’international… Nous pouvons ainsi accompagner des freelances, des indépendants, desautoentrepreneurs dont les compétences sont très prisées, dans leur recherche de nouvelles missions, et ce tout au long de leur carrière. Mais nous avons également un rôle à jouer auprès des entreprises, en les aidant à s’adapter aux nouvelles générations, aux nouvelles organisations du travail tout en conservant leur cœur de culture. Et cet accompagnement repose avant toute chose sur la relation humaine, sur l’écoute et l’échange. La digitalisation ne doit être qu’un support à cette interaction.

C’est cette digitalisation des RH qui, associée au principe fondamental de la relation humaine, préfigure ce que sera notre métier demain.

Chronique de Franck Teboul

La révolution numérique bouscule les experts comptables

Antoine de Riedmatten, directeur général d'In Extenso: «Les experts comptables sont de plus en plus nombreux à voir stagner ou même baisser leur chiffre d'affaires et leur marge».

 Antoine de Riedmatten, directeur général d’In Extenso, membre du groupe Deloitte, analyse pourquoi les cabinets d’expert comptable vont devoir se regrouper et développer l’activité de conseil aux dirigeants.

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Des cabinets d’expertise comptable qui ressentent durement la crise: le phénomène était impensable il y a quelques années. Et pourtant, ils sont de plus en plus nombreux à voir stagner ou même baisser leur chiffre d’affaires et leur marge… En pleine mutation, la profession se voit obligée de revoir son business model. Car les règles du jeu ont bel et bien changé. Jusqu’alors en situation de quasi-monopole – une spécificité française – le secteur doit désormais faire face à une modification des attentes du marché: un conseil pluridisciplinaire, une connaissance plus fine de l’entreprise, une réactivité rapide aux modifications administratives (DSN, FEC…), une diversité de services au travers d’un même interlocuteur, la maîtrise du canal numérique.

En effet, un changement majeur impacte en profondeur le métier: la révolution numérique. Avec la dématérialisation des documents, la tenue des comptes est dorénavant partagée entre le cabinet et ses clients. Résultat: si techniquement le bilan comptable reste le cœur du métier, ce n’est plus là que réside aujourd’hui la valeur ajoutée de la profession. Tableaux de bord, outils de pilotage, gestion de paie…

Ces opérations doivent désormais être faites en collaboration avec l’expert-comptable, voire, par le client lui-même. De nouveaux opérateurs 100% numérique fleurissent, avec des prix agressifs, une publicité issue des pratiques de la grande distribution et la volonté de supprimer le cadre réglementaire de la tenue de comptabilité.

En réalité, si la demande du client a évolué, son besoin d’un partenaire de confiance n’a jamais été aussi fort. L’environnement économique est de plus en plus complexe; les normes, malgré le discours de simplification, se multiplient dans tous les domaines… Déjà surbookés, les patrons des TPE-PME se sentent démunis en interne. Dans cet univers instable, ils ont besoin d’y voir clair et d’être aiguillés dans leurs prises de décision et ce plus souvent qu’avant.

Face à ces nouvelles attentes du marché, l’expert-comptable tient un atout concurrentiel clé: la formidable confiance que lui témoignent ses clients du fait de sa compétence technique et de sa disponibilité. Selon une étude réalisée par In Extenso, 95% des chefs d’entreprise interrogés qualifient leur expert-comptable de «professionnel de confiance». Un niveau très élevé dont bien peu de professions peuvent se prévaloir, d’autant que la tendance s’affirme d’année en année.

L’expert-comptable apparaît donc comme la personne la mieux placée pour répondre au besoin de conseil fiscal, social et financier des entreprises. Mais pour cela, il lui faut acquérir ou fédérer de nouvelles compétences. L’expert-comptable moderne doit désormais être capable d’accompagner le chef d’entreprise dans toute la vie de sa société, de sa création à sa transmission, et de proposer une offre de services globale. Elaborer un prévisionnel, aider à la négociation d’un prêt, évaluer les actifs d’une entreprise, gérer un patrimoine… son périmètre d’action s’élargit considérablement. Pour les demandes pointues, les cabinets ont intérêt à s’adjoindre les services complémentaires de spécialistes et d’avocats. Ils apprennent à «vendre» le bénéfice qu’ils apportent au client, sans rien renier les qualités techniques et déontologiques qui les ont construits tout au long de leur carrière. Aujourd’hui, il ne leur est plus possible de faire l’économie d’une véritable stratégie commerciale intégrant tous les collaborateurs du cabinet.

Côté numérique, il s’agit d’offrir au chef d’entreprise un accès en temps réel à toutes les données comptables et financières de sa société. Qu’il puisse récupérer puis partager son bilan comptable de son smartphone quand il a rendez-vous avec son banquier va devenir le nouveau standard. La technologie doit être utilisée pour réactiver en permanence la relation client. En jouant sur le mix «réactivité numérique/proximité d’un cabinet physique», les cabinets d’experts-comptables peuvent faire la différence face aux éditeurs informatiques qui cherchent à reprendre en direct le lien avec les TPE et PME. Mais le numérique crée aussi une attente, celle de la rapidité de mise à jour du dossier du client, qui selon notre expérience de portail, va se connecter plusieurs fois par semaine, voir par jour.

L’avenir doit s’envisager avec optimisme pour la profession à condition qu’elle s’en donne les moyens: des outils numériques performants, un élargissement de sa palette de services, et surtout un accompagnement de proximité de qualité qui reste l’atout majeur de notre profession.

Par Antoine de Riedmatten

Créativité et prise d’initiative, 2 critères qui contribuent le plus à l’efficacité de l’équipe

Entrepreneur de demain

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Entrepreneur est l’un des mots de la langue française le plus utilisé dans le monde entier. Mais c’est aussi une réalité économique qui cache une aventure humaine faite de valeurs, de motivations et de défis. Dans ce cadre, l’IFOP a récemment communiqué les résultats de son étude baptisée « Entrepreneur de demain », menée en partenariat avec Banque Populaire.


Maddyness, partenaire média de l’opération, a souhaité mettre en avant les caractères psychologiques et les valeurs humaines qui façonnent les grandes lignes des ambitions économiques, à travers une infographie récapitulant les grandes lignes de l’entrepreneuriat de demain. « L’entrepreneur a un impact. Il est souvent tout petit, mais nos décisions ont un impact et c’est la richesse du métier« , aime rappeler Lionel Chouraqui, CEO de Pitchy.

Prendre des décisions qui ont un impact sur l’avenir d’une structure en plein développement, est certainement une des première motivations pour les entrepreneurs. C’est justement cette facette de leur métier qui apporte le plus de valeur à leur activité – juste après la volonté de fédérer une équipe – comme le révèlent les résultats de l’étude menée par Banque Populaire.

« Je ne suis pas un fan des processus et des méthodes. Au niveau du recrutement, je privilégie les personnalités, des personnes qui ont une vision pour Mapstr, et qui adhèrent à nos envies et nos rêves. Ensuite, on est tous ensemble, et j’accorde beaucoup d’importance à ce que chacun donne son avis, en tant qu’utilisateur et équipier.On organise aussi beaucoup de séances en dehors du bureau, loin des ordis, pour changer d’air tous ensemble et réfléchir out-of-the-box. Ce n’est pas écrit, ni un réel process, mais c’est agréable et ça marche! On est pragmatique ! « , relance Sébastien Caron, CEO de Mapstr.

Qualité de service et flexibilité

Cette dimension humaine se retrouve dans la première valeur défendue par les entrepreneurs. En effet, pour 94% des chefs d’entreprise interrogés, la qualité de service est le facteur clé de succès qui va être l’élément de différenciation dans les 5 prochaines années. La performance (54%) et la responsabilité (44%) sont les 2 autres valeurs qui complètent le podium.

« Le quotidien d’un entrepreneur est assez compliqué à généraliser. Et surtout il est différent chaque mois. Quand je compare mon quotidien chez Bunkr la première année et aujourd’hui, il n’a plus rien à voir. Et dans six mois ça sera encore totalement différent« , témoigne Edouard Petit, CMO de Bunkr. Un constat qui nécessite une flexibilité dans le monde du travail que revendique bon nombre d’entrepreneurs (50%). Cette refonte de l’organisation du travail dans les 5 prochaines années s’appliquerait aussi par une plus grande flexibilité sur les contrats de travail, pouvant être un point d’entrée vers l’aménagement des horaires.

5 chiffres à retenir à propos de cette étude :

  • 90% des entrepreneurs vont renforcer les échanges en face-à-face pour compenser la déshumanisation
  • La moitié des sondés estiment qu’il faut intégrer plus de flexibilité dans leur contrat de travail
  • Créativité et prise d’initiative sont les 2 critères qui contribuent le plus à l’efficacité du management
  • 1/3 des entrepreneurs de moins de 35 ans souhaite proposer plus de formations à leurs équipes
  • Seulement 5% des entrepreneurs souhaitent établir une hiérarchie plus forte

Envie d’en savoir plus à propos de l’entrepreneur de demain ? Voici son portrait-robot en infographie

Envie d’en savoir plus à propos de l’entrepreneur de demain ? Voici son portrait-robot en infographie

entrepreneur demain cockpit

Par Etienne PORTAIS