Pour résoudre un problème changez de réalité

Ecrit le 21/03/2015 dans Blog, Paraboles et recherche de sens

Avez-vous remarqué que, le jour où vous êtes en retard, sur la route, les feux tricolores se mettent systématiquement au rouge et que la voiture qui vous précède roule trop doucement (à se demander s’il ne le fait pas exprès !) ?

Avez-vous aussi remarqué que, ce matin où vous êtes particulièrement de bonne humeur et que vous avez le temps, vous ne comprenez pas  le « fou » qui roule à vive allure et vous dépasse ?

Auriez-vous eu cette impression étonnante le soir où vous venez d’acheter votre nouvelle voiture que le constructeur a du faire une offre exceptionnelle sur le modèle que vous avez choisi; vous n’en n’avez jamais vu autant que depuis que vous avez la votre.

Et enfin, à croire que toutes les femmes que vous croisez dans la rue se sont données le mot avec votre épouse pour être enceintes toutes en même temps. Vous n’en n’avez jamais remarqué autant que depuis que vous savez que vous allez être Papa.

perspective 2

Que dire de tout cela ? Le monde extérieur ne serait-il pas le simple reflet de ce que nous vivons à l’intérieur ? Lisez cette histoire qui peut nous suggérer de déplacer notre angle de vue, notre perspective, la façon dont nous vivons notre réalité.

Un jour, le père d’une très riche famille amène son fils à la campagne pour lui montrer comment les gens pauvres vivent. Ils passent ainsi quelques jours dans la ferme d’une famille qui n’a pas beaucoup à leur offrir.
Au retour le père demande à son fils :
« As-tu aimé ton séjour ? »
« C’était fantastique Papa ! »
« As-tu vu comment les gens pauvres vivent ? » demande encore le père étonné de la réaction de son fils.
« Ah oui! » confirme l’enfant.

« Qu’as tu donc appris ? » fait le père.
Et le fils lui répond :
« J’ai que nous n’avions qu’un chien alors qu’ils en ont quatre. Nous avons une piscine qui fait la moitié du jardin et ils ont une grande crique… Nous avons des lanternes dans notre jardin et eux ont des étoiles partout dans le ciel… Nous avons une immense galerie à l’avant et eux ont l’horizon… Nous avons un domaine mais eux ont des champs à perte de vue…Nous avons des serviteurs alors qu’eux servent les autres…Nous achetons nos denrées et eux les cultivent…Nous avons des murs autour de la propriété pour nous protéger. Eux ont des amis qui les protègent.
Le père resta muet.
L’enfant ajoute enfin : « Merci Papa de m’avoir montré tout ce que nous n’avons pas ».

Entrepreneuriat: du balai!

Témoignage d’un chef d’entreprise :
 J’ai fait toute ma carrière dans le conseil en stratégie, en France et en Amérique du Nord. Vingt ans passés à conseiller les entrepreneurs dans l’élaboration de leur business plan et les chefs d’entreprise dans la définition de leurs objectifs de croissance. Et un beau jour, j’ai changé de métier. Je suis devenu entrepreneur moi-même. Et pas n’importe quel entrepreneur. Entrepreneur social dans le numérique.

Déjà, être entrepreneur social, ça complique un peu les choses, en ce qu’il est nécessaire de viser des objectifs à la fois financiers et sociétaux. Mais avec la dimension numérique, on vient ajouter ce je-ne-sais-quoi d’immatériel immature qui a pour effet de moutarder l’ensemble.

Toute ma carrière fut donc passée, jusqu’à présent, des deux côtés de la barrière entrepreneuriale. Suffisamment de temps et d’apprentissage pour joyeusement remettre en cause deux postulats qui sont à la base d’à peu près toutes les politiques de financement de la création d’entreprise dans le monde. Suffisamment de frottement avec le réel pour balayer deux idées reçues qui continuent, inexorablement, à être enseignées dans nos écoles et à lobotomiser nos classes dirigeantes.

Premier nid à poussière : la primauté donnée à l’indépassable « Business Plan », sésame de tout démarrage d’entreprise (et exigé par tous, que l’on lance une start-up de micro-robotique sur le campus du MIT ou une épicerie équitable dans un village de Charente-Maritime). Le Business Plan, ce nectar d’intelligence modélisant la vie des affaires à grand renfort de spéculations prospectives et de tableurs à triple entrée. Un pensum qui a tout d’un document marketing auto-promotionnel, censé expliquer au monde que le monde est pur et parfait, que le marché adéquatement vierge nous attend tout tranquille, que la concurrence a bêtement oublié de s’y intéresser, et que tous les efforts seront dorénavant orientés jour et nuit vers un seul point-limite : le développement d’une offre forcément et singulièrement unique qui fera table rase de la vile compétition et dont on parlera le soir dans les chaumières.

Et pourtant, le roi est nu. Désespérément nu. En vingt ans de carrière, je n’ai jamais vu un seul business plan se réaliser véritablement. Pire encore, dans 90% des cas, ce que j’ai vu se réaliser, c’est l’inverse même de l’idée d’un business plan : le développement d’affaires par pur opportunisme, consistant à saisir assidument les occasions commerciales quand elles se présentent, même si elles ne s’inscrivent pas dans le « marché cible » initialement prévu, même si elles ne concernent pas le « cœur de métier » initialement théorisé, même si elles ne flattent pas l’ego de stratège de l’entrepreneur. Le système D, en somme, comme boussole indépassable.

Attention. Je ne dis pas que tous les entrepreneurs sont des poules sans tête qui tournicotent au gré du vent. Je dis que nécessité faisant loi, quand on décortique sincèrement le chiffre d’affaires d’une start-up, on réalise bien souvent que la majorité des revenus proviennent de commandes ou de contrats périphériques qui ne rentrent pas dans les cases de ce que le business plan avait labellisé « cœur de métier » ou « vision stratégique », particulièrement dans le secteur des services. C’est comme ça. Et il ne faut pas le regretter. Il faut au contraire se féliciter du fait que nos entrepreneurs sont aussi de grands pragmatiques et qu’ils font preuve d’un instinct de survie hautement méritant.

Premier coup de balai : il est temps de tuer le père et de se faire le fossoyeur du Business Plan. La réalité entrepreneuriale est malheureusement incompatible avec cet exercice de planification, ne faisons donc plus de cet outil obsolète la clé de voûte du financement. Je vois quatre tendances se profiler en lieu et place du défunt plan d’affaires:

  1. Promouvoir l’utilisation d’un simple canevas stratégique qui présenterait succinctement, par le biais d’un schéma visuel, le « Concept » (la solution apportée par la start-up à un besoin) et les modèle d’affaires (au pluriel, car relever d’un seul modèle financier est souvent suicidaire). Appelons cela laformule stratégique du projet. Et insistons sur sa nécessaire agilité : la stratégie entrepreneuriale doit pouvoir « pivoter » fréquemment.
  2. Diffuser ce que la « communauté » dit et pense du projet entrepreneurial lorsque celui-ci vise le consommateur final (Business to Consumer). Par exemple, un panorama évolutif des réactions sur les réseaux sociaux ou un test par les usagers en situation réelle (Living Labs, etc.). Appelons cela l’indice de réceptivité du projet.
  3. Qualifier la réputation de l’entrepreneur, au-delà de son CV (manifestation la plus évidente du conflit d’intérêt). Pour certains profils d’entrepreneurs, l’empreinte numérique – c’est-à-dire l’ensemble de ses traces digitales (vidéos, forums, interventions commentées…) – peut être un bon indicateur. Appelons cela l’indice de réputation du porteur.
  4. Développer un système de « tracking » de l’évolution continue de la start-up, de type échelle de temps (merci Facebook !), permettant aux financeurs publics et privés de suivre en temps réel les modifications du profil de la start-up. Appelons cela le calendrier tactique du projet (son « tic-tac tactique », si j’ose dire).

Deuxième nid à poussière : en dépit de l’avalanche de contre-exemples que la vie des affaires, grande espiègle, nous déverse sur la tête à longueur d’années, un autre mythe indéboulonnable vient systématiquement briser les jambes de l’entrepreneur :le mythe de la vitesse. Que n’avons-nous entendu sur cette idée fétiche selon laquelle, pour réussir en entrepreneuriat, il faut avant tout aller vite ! Doubler ses concurrents, être le premier entrant sur le marché, prendre de vitesse les Américains et si possible les Chinois. Urgence au scoop ! A part quelques exceptions dans des secteurs bien déterminés, l’entrepreneuriat est d’abord et avant tout un art de la patience.

La raison numéro un pour laquelle les business plans s’avèrent désespérément caduques n’est pas liée à une mauvaise analyse concurrentielle ou à une surprenante évolution « disruptive » de l’environnement : la raison numéro un de l’échec quasi-systématique des plans d’affaires, c’est une tromperie permanente sur le temps d’exécution de la stratégie, si brillante fût-elle. On avait prévu 24 mois : il en faudra le triple. Et comme on n’a pas pu sécuriser un financement sur un temps aussi long digne de l’ère glaciaire, eh bien « cap sur le changement de cap »! Source de tous nos maux d’entrepreneur, l’illusion sur les temps de déploiement est le véritable naufrageur de nos rêves de grandeur économique.

Art de la patience, donc, et patience du pauvre en prime. Pas celle du fin stratège qui fourbit ses armes dans l’attente du coup fatal. Non, la persévérance du Facteur Cheval face à son château de pierre. S’il faut à un architecte et à un maître d’œuvre chinois 90 jours pour construire une tour de 800 mètres de haut, il faut encore trop souvent une année pleine et entière pour boucler une seule vente face à une direction des achats modérément clémente.

C’est pourquoi le capital-risque n’a pas rendu un fier service à l’entrepreneuriat. Car il a imposé un rythme intenable, qui se résume en deux chiffres : 5 ans pour créer de la valeur dans l’entreprise dans laquelle le fonds a investi, 10 ans pour placer tous les capitaux du fonds en question.

Second coup de balai : finissons-en une bonne fois pour toutes avec la sacro-sainte règle des 5 ans donnés à l’entrepreneur pour créer son entreprise, en extraire de la valeur et permettre à l’investisseur de revendre ses parts au meilleur prix. Cette fenêtre magique de 5 ans est l’un des leurres les plus toxiques que la finance entrepreneuriale ait engendré ces quarante dernières années.

Mettons enfin en place des fonds de capital-risque « perpétuels » (joliment qualifiés en anglais de fonds « evergreen »), sans durée de vie prédéfinie puisqu’ils se régénèrent année après année auprès d’investisseurs institutionnels au fur et à mesure de l’utilisation des fonds (99% des fonds de capital-risque dans le monde ont 10 ans fixes pour investir, désinvestir et retourner en dixième année les rendements aux investisseurs). Ces fonds perpétuels permettraient à leurs gestionnaires de s’autoriser le temps long et d’accompagner, avec de l’argent patient, de réelles aventures industrielles. Car autant se le dire, imposer un rythme de succès d’environ 5 ans par entreprise signifie, le plus souvent, soit s’illusionner sur le monde qui nous entoure, soit léser sérieusement au moins l’une des parties prenantes de l’entreprise cible : les salariés (on comprime les coûts pour « booster » la rentabilité avant la revente), les fournisseurs et les sous-traitants (pour les mêmes saintes raisons) ou l’entrepreneur lui-même (qui doit changer d’actionnaire dans l’urgence, régulièrement, au prix de sa dilution au capital).

Deux coups de balai, deux fins de cycle.

La poussière s’est en effet accumulée, et elle coûte cher le kilo. C’est peut-être aussi cela, le grand ménage de printemps. Ça s’impose à périodes régulières, et ça fait joyeusement circuler l’air.

Travailler en freelance de l’étranger, est-ce vraiment possible?

WORKING OFFICE

VIE DE BUREAU – Allemagne, Etats-Unis, France et Espagne. Depuis le début de l’année 2015, j’ai vécu et travaillé dans quatre pays différents et ce n’est que le début. La question m’a été posée plus d’une fois lorsque j’ai raconté à mon entourage que j’avais envie de m’installer (très spontanément) à Barcelone. La première question qui revenait dans chacune de ces conversations était toujours la même: « Et ton travail ? Tu vas faire comment ? » Aujourd’hui, je vous livre mon point de vue quant à la question du travail à distance, et pour mon cas, de l’étranger. Confessions d’une vraie nomade digitale!

Le freelance est un être (presque) invisible

Si je n’avais pas mon blog et mon site professionnel, je pense que certains clients ne sauraient pas du tout la tête que j’ai. En effet, le contact se fait souvent par mail, parfois par téléphone, mais rarement de visu. En tant que traductrice et rédactrice, il n’y a pas cette nécessité de rencontrer la personne. Comme je ne dois pas gérer d’équipe et encore moins travailler dans les locaux de la boîte qui m’embauche, le contact est principalement virtuel. Que je sois donc à Paris ou Bali ne change absolument rien à la donne (sauf pour le décalage horaire à gérer). A partir du moment où l’activité que vous pratiquez est faisable en télétravail, elle peut également l’être de l’étranger. Pour le moment, je suis toujours en auto-entrepreneur en France, car je ne dépasse pas encore les 183 jours de résidence en Espagne. Une décision s’imposera lorsque je déciderais de poser définitivement mes valises en Espagne. Sachez que le statut d’auto-entrepreneur y existe également, et réserve quelques avantages dont nous ne bénéficions pas en France!

Tant que le travail est fait…

A la fin de la journée, votre client se fiche bien de savoir si vous avez fait le travail en sirotant un Mojito en terrasse ou si vous avez rédigé vos articles dans le cadre d’un espace coworking aseptisé. Le principal, c’est le résultat. C’est bien connu: tous les chemins mènent à Rome et tant que vous arrivez à Rome, votre client sera satisfait. Ce qui compte, c’est donc la qualité et non le lieu où vous travaillez. Certains clients peuvent être réticents à l’idée de faire travailler un freelance qui ne vit pas dans la même ville. Dans ce cas, il faut savoir trouver les mots justes et le rassurer. Faites lui la liste de tous les chouettes outils de communication dont nous bénéficions en 2015: Viber, Skype, WhatsApp, Google Hangout. Bref, à moins qu’il ne veuille vous faire des câlins quelque peu douteux, votre client n’a pas besoin de vous voir en chair et en os! Le partage d’écran, les appels groupés, tout cela existe depuis déjà quelques années, et ce n’est que le début. Lisez notamment l’excellent livre « Remote – Office not required », bestseller du New York Times, écrit par Jason Fried et Dabid Heinemeier Hansson. Il y est principalement question du travail à distance, qui selon ses auteurs est l’avenir du travail moderne. J’en suis le meilleur exemple: mes clients sont à Londres, Paris, Genève ou encore… Saint-Herblain. Pour certains je ne suis qu’une voix, pour d’autres une image fixe. Les plus chanceux ont pu me voir sur Skype ou même, le Graal, me rencontrer IRL (« In real life ». Traduction: « dans la vraie vie ».).

La qualité avant tout

Je le disais précédemment, il s’agit surtout de livrer un travail de qualité. Imaginez mon client à Saint-Herblain. S’il devait trouver un traducteur parfaitement bilingue en français et allemand, il aurait du mal dans sa petite ville de moins de 45.000 habitants. Pouvoir embaucher un freelance à distance lui permet de travailler avec une personne par choix et non par défaut. Par ailleurs, les freelances qui travaillent à distance sont plus flexibles et habitués aux multiples canaux communicationnels. Un Google Hang out? Pas de problème! Un partage d’écran via Skype? Fastoche!

Un petit conseil pour être plus crédible aux yeux de vos clients potentiels? Ayez une présence web irréprochable et professionnelle. Pas de profil Copains d’avant moisi ou de photos de vous bourrés. Ayez un beau site pro propre et ergonomique avec vos différentes références. Faites comme moi, ayez un blog! Bref, donnez l’impression à ce futur client qu’il vous connait un peu grâce à votre site ou votre profil Linkedin.

Le challenge 2.0? Paraitre réel dans un monde virtuel.

7 choses que les gens calmes font différemment des autres

CALM

BIEN-ÊTRE – Vous avez vécu ce moment des milliers de fois: tandis que vous tentez de maîtriser le stress qui monte en vous lors d’une intense journée de travail, il y a (toujours!) au moins une personne qui garde son calme. Mais ne voit-elle pas, cette personne, la crise que vous traversez?

Vous êtes-vous déjà demandé comment ces gens déstressés, toujours calmes pouvaient garder une telle régularité au quotidien? En vérité, ils ne sont ni surhumains, ni oublieux; ils ont juste des habitudes au jour le jour qui leur permettent de garder leur stress sous contrôle. Et, bonne nouvelle, vous pouvez en faire de même. Selon Michelle Carlstrom, directrice du bureau de travail vie et engagement à l’université Johns Hopkins, il s’agit d’adapter ces pratiques à vos besoins.

« Ma première recommandation serait de trouver la bonne stratégie pour soi-même et faire en sorte qu’elle devienne une habitude », déclare Michelle Carlstrom auHuffington Post. « Je pense que les gens se sentent moins stressés, même quand ils sont très occupés, s’ils parviennent à expérimenter les valeurs qui comptent dans leur vie. Quelles que soient vos valeurs, si vous ne les mettez pas en pratique, il est difficile d’être calme. »

En adoptant son propre anti-stress, le chaos de la vie peut devenir beaucoup plus supportable. Mais par où commencer? D’après Michelle Carlstrom, les personnes relaxées tiennent un inventaire des meilleures façons de combattre le stress et trouvent des stratégies pour contrebalancer les mécanismes qui ne s’avèrent pas bénéfiques. Vous trouverez ci-dessous des stratégies simples que les gens calmes tachent d’intégrer dans leurs vies au quotidien.

Ils essaient de trouver leur centre

meditation outside

Il est bien connu que la méditation et la pleine conscience présentent de nombreux bénéfices pour la santé, mais l’impact le plus significatif de cette pratique est peut-être son effet sur le stress. Les personnes non stressées trouvent leur centre par le calme, par la méditation, ou juste en se concentrant sur leur respiration ou la prière, selon Michelle Carlstrom. « Ces pratiques aident l’individu à faire une pause, réfléchir et essayer de préserver ce moment pour réduire les pensées parasites et réduire les interruptions », explique-t-elle. « Je pense que toute stratégie visant cet objectif réduit drastiquement le stress. »

La méditation et la spiritualité aident même les personnes les plus occupées au monde à décompresser. Oprah Winfrey, Lena Dunham, Russell Brand et Paul McCartney ont tous témoigné des bénéfices qu’ils ont retirés de cette pratique, prouvant que l’activité peut correspondre même aux emplois du temps les plus fous.

Ils expriment leur gratitude

thankful

En plus de nous remplir de bien-être, exprimer sa gratitude a un effet direct sur les hormones du stress dans le corps. Une étude a montré que les personnes ayant appris à cultiver l’appréciation et d’autres émotions positives connaissaient une réduction de 23% de cortisol -l’hormone du stress- par rapport au reste de la population. Une recherche publiée dans la revue Journal of Personality and Social Psychology a montré que les personnes gardant à l’esprit ce pour quoi elle sont reconnaissantes non seulement se sentent plus heureuses et plus énergiques, mais ont aussi moins de problèmes de santé.

Selon le chercheur Robert Emmons, il existe un grand nombre de bénéfices à être reconnaissant, contribuant au bien-être général de la personne. « Les philosophes ont discuté pendant des millénaires de la gratitude en tant que vertu améliorant la vie pour soi-même et pour les autres, il m’a donc semblé que si une personne pouvait cultiver sa reconnaissance, cela pouvait contribuer au bonheur, au bien-être, à la prospérité, toutes ces répercussions positives », déclarait Robert Emmons dans une conférence en 2010 au GreaterGood Science Center. « Nous avons découvert dans ces expériences [sur la gratitude] trois types de bénéfices: psychologique, physique et social. »

Lors de son étude sur la gratitude, Robert Emmons a découvert que ceux qui développaient leur gratitude faisait aussi plus d’exercice, un facteur clé pour éloigner le stress.

Ils dorment

dog sleeping in bed

Plutôt que de rester éveillés la nuit ou de reprogrammer leur réveil tous les matins, les personnes très relaxées s’accordent assez de sommeil afin de faire face au stress. Ne pas respecter les sept à huit heures de sommeil par nuit peut grandement affecter le taux de stress et la santé physique, selon une étude publiée par l’Académie américaine de médecine du sommeil. L’étude a montré qu’une privation grave de sommeil avait les mêmes effets négatifs sur le système immunitaire que le stress, diminuant le taux de globules blancs.

Les siestes peuvent aussi rapidement réduire le stress. Des études ont montré que s’accorder des siestes pouvait réduire le taux de cortisol et décupler la productivité et la créativité, à condition qu’elles soient courtes. Les professionnels recommendentune sieste courte de 30 minutes assez tôt dans la journée pour qu’elle n’affecte pas le cycle de sommeil dans la nuit.

Ils se socialisent

friends socializing

Lorsque les gens calmes commencent à se sentir anxieux, ils se tournent vers la personne qui les fait se sentir mieux: leur meilleur ami. Passer du temps avec ses amis peut réduire le stress et atténuer les effets d’expériences négatives, selon une étude datant de 2011. Des chercheurs ont surveillé un groupe d’enfants et découvert que les participants se trouvant avec leurs amis au cours d’une expérience désagréable avaient un taux de cortisol moins élevé que les autres participants.

Une recherche récente a aussi démontré qu’être ami avec nos collègues de bureaupouvait nous aider à nous sentir plus calmes. Selon une étude de la Lancaster University, les amitiés les plus fortes et les plus réconfortantes se construisent au travail, aidant à amortir les effets du stress. Michelle Carlstrom suggère de décompresser avec les personnes dont l’on se sent le plus proche, que ce soit des amis, des collègues ou de la famille. Pour elle, « l’important est d’avoir une diversité dans les relations sociales ».

Ils ne gardent pas leur calme TOUT le temps

baby crying

Les gens calmes ne le sont pas 24h/24. Ils savent juste comment gérer leur énergie de façon saine. La clé, selon Michelle Carlstrom, est de savoir si ce qui nous stresse est aussi grave que ce que l’on croit au moment où on le vit.

« Il est important de se rendre compte que tout le monde fonctionne à un rythme très rapide, mais avec avec un grand nombre de sources de stress », indique Michelle Carlstrom. « Faites une pause, comptez jusqu’à dix, et demandez-vous si c’est quelque chose dont vous devez vous soucier et si ce sera aussi important dans trois mois. Posez-vous les bonnes questions et prenez du recul. Il s’agit de savoir si le stress est réel ou juste perçu. »

S’accorder un peu de stress n’est pas une mauvaise chose; de fait, cela peut aider. Selon une étude menée par l’université de Californie, un stress aigu peut aider le cerveau à produire de meilleures performances. L’important est que cela se produise en de rares et courtes occasions, en particulier si vous avez des difficultés à y faire face. D’après Michelle Carlstrom, même si tout le monde a de mauvaises attitudes face au stress -manger, fumer, faire des achats…- il est important de savoir quand elles surviennent afin de les contrôler. « Faites l’inventaire de vos agissements en situation de stress et distinguez ce qui est sain et ce qui ne l’est pas, conseille-t-elle. La solution est de mettre en pratique un mélange de stratégies saines [en plus des] mécanismes servant à faire face à la situation. »

Ils profitent de leurs jours de vacances

feet in hammock

Rien ne vaut une bonne période de congés et de repos sur une plage chaude; c’est la priorité des gens déstressés. Prendre vos jours de congés et vous accorder du temps pour recharger vos batteries n’est pas qu’un luxe, mais aussi un composant essentiel d’un mode de vie sans stress. Les voyages peuvent vous aider à réduire votre tension sanguine, améliorer votre système immunitaire et même vivre plus longtemps.

Prendre vos jours de congé peut aussi vous aider à éviter l’épuisement au travail. Cependant, si l’idée de laisser de côté vos responsabilités et de ne rien faire vous stresse encore plus, Michelle Carlstrom recommande de mettre en place un plan de vacances compatible avec vos habitudes de travail. « Il n’y a rien de mal à vouloir courir pour effectuer ses tâches au travail, mais la même personne doit comprendre que, comme dans une course, on a besoin de repos ensuite. Prendre du repos peut prendre la forme de jours de congés ou d’un rythme moins élevé pendant un moment. La priorité devrait être de prendre soin de soi. »

Ils débranchent

using cell phone

Les gens zen savent qu’il est important d’être injoignable pendant un petit moment. Avec les alertes constantes, les textos et les courriels, prendre le temps de se déconnecter des appareils électroniques et se reconnecter avec le monde réel est vital pour survivre au stress. Une étude menée par l’ Université de Californie, à Irvine, a montré que prendre congé de son courriel peut fortement réduire le stress d’un employé et lui permettre de mieux se concentrer sur le long terme.

Prendre un moment pour laisser de côté son téléphone et prêter attention au monde alentour peut être une expérience révélatrice. Selon Pat Christen, président de HopeLab, cela permettrait de découvrir ce que l’on a raté en étant focalisé sur son écran. « J’ai réalisé il y a quelques années que j’avais arrêté de regarder mes enfants dans les yeux », a déclaré Pat Christen au au panel AdWeek Huffington Post 2013. « Ça m’a choqué. »

La créativité: 18 choses que les gens créatifs font différemment des autres

La créativité opère de manière mystérieuse et souvent paradoxale. La pensée créative est une caractéristique stable qui définit certaines personnalités, mais elle peut aussi changer en fonction du contexte. On a souvent l’impression que l’inspiration et les idées naissent de nulle part et qu’elles disparaissent au moment où on a le plus besoin d’elles. La pensée créative nécessite une cognition complexe qui est néanmoins complètement différente du processus de réflexion.

La neuroscience nous propose une image très complexe de la créativité. Tels que les scientifiques le comprennent aujourd’hui, la créativité est bien plus complexe que la distinction entre les parties droite et gauche du cerveau nous aurait laissé penser (en théorie, le cerveau gauche serait rationnel et analytique tandis que le cerveau droit serait créatif et émotionnel). En fait, on pense que la créativité implique un certain nombre de processus cognitifs, de voies neuronales et d’émotions, et nous ne nous représentons pas encore totalement comment l’imagination fonctionne.

Psychologiquement parlant, les types de personnalités créatives sont difficiles à repérer, car elles sont en général complexes, paradoxales et qu’elles ont tendance à éviter l’habitude ou la routine. Le stéréotype de l’ »artiste torturé » n’est pas infondé – les artistes peuvent vraiment être des personnes encore plus compliquées. Une étudea montré que la créativité implique qu’une multitude de traits, de comportements et d’influences sociales soient rassemblées en une seule et unique personne.

« C’est vraiment difficile pour les personnes créatives de se connaître, car le moi créatif est plus complexe que le moi non-créatif », a déclaré Scott Barry Kaufman, un psychologue de l’Université de New York qui a passé des années à faire des recherches sur la créativité, au Huffington Post. « Les choses qui ressortent le plus sont les paradoxes du moi créatif… Les personnes imaginatives ont des esprits plus désordonnés. »

S’il n’existe pas de profil créatif « typique « , on trouve cependant des caractéristiques et des comportements révélateurs chez les personnes extrêmement créatives. Voici 18 choses qu’elles font différemment.

Ils rêvassent

daydreaming child

Les personnes créatives le savent bien, malgré ce que leurs professeurs ont pu leur dire: rêvasser n’est pas une perte de temps.
Selon Kaufman et la psychologue Rebecca L. McMillan, co-auteurs d’un article intitulé « Ode à la rêverie positive constructive », laisser son esprit vagabonder peut faciliter le processus de « l’incubation créative ». Et bien sûr, nous savons par expérience que nos meilleures idées ont souvent l’air de sortir de nulle part, quand nous avons l’esprit ailleurs.

Bien que rêvasser semble être un acte irréfléchi, une étude parue en 2012 suggérait que cela pourrait en fait nécessiter une grande activité du cerveau – rêvasser peut entraîner des connexions et des idées soudaines parce que cette activité est liée à notre capacité à retenir une information en période de distraction. Les neuroscientifiques ont aussi découvert que rêvasser implique les mêmes processus cognitifs que ceux associés à l’imagination et la créativité.

Ils observent tout ce qui est autour d’eux

Le monde appartient aux personnes créatives – elles voient des possibilités partout et recueillent constamment des informations qui deviennent un prétexte à l’expression créative. Comme disait Henry James, « rien n’est perdu chez un écrivain ».

L’écrivain Joan Didion avait toujours un petit cahier sur elle, et elle écrivait ses observations sur les gens et les événements qui pourraient à terme lui permettre de mieux comprendre les complexités et les contradictions de son propre esprit:

« Quand nous enregistrons ce que nous voyons autour de nous, que ce soit scrupuleusement ou non, le dénominateur commun de tout ce que nous voyons est toujours, effrontément, l’implacable ‘Je’ », écrivait Didion dans son essai On Keeping A Notebook.

Ils travaillent aux heures qui les arrangent

Beaucoup de grands artistes affirment qu’ils travaillent mieux soit très tôt le matin soit tard le soir. Vladimir Nabokov commençait à écrire dès qu’il se levait, à 6 ou 7 heures du matin, et Frank Lloyd Wright avait l’habitude de se réveiller à 3 ou 4 heures du matin et de travailler pendant quelques heures avant de se recoucher. Quel que soit le moment de la journée, les individus très créatifs finissent souvent par trouver à quelle heure leur esprit se met en route, et organisent leurs journées en fonction de cela.

Ils prennent le temps d’être seuls

solitude

« Afin d’être ouverts à la créativité, nous devons avoir la capacité d’un usage constructif de la solitude. Nous devons dépasser la peur d’être seul », a écrit le psychologue existentiel américain Rollo May.

Les artistes et les personnes créatives sont souvent caractérisées comme des personnes solitaires, et bien que ce ne soit pas forcément le cas, la solitude peut être le secret qui leur permet de produire leurs plus belles œuvres. Pour Kaufman, ceci est en lien avec le fait de rêvasser – nous avons besoin de moments de solitude, simplement pour permettre à nos esprits de vagabonder.

« Vous devez rester en connexion avec ce monologue intérieur afin de pouvoir l’exprimer », affirme-t-il. « Il est difficile de trouver cette voix créatrice en vous si vous ne restez pas en connexion avec vous-même et que vous ne réfléchissez pas à ce que vous êtes. »

Ils contournent les obstacles de la vie.

Une grande partie des histoires et des chansons les plus emblématiques ont été inspirées par des douleurs poignantes et des chagrins déchirants – et le seul réconfort que l’on peut trouver dans ces épreuves, c’est qu’elles ont sans doute été à l’origine de créations artistiques majeures. Un nouveau domaine de psychologie appelé la croissance post-traumatique suggère que beaucoup de gens sont capables de transformer leurs épreuves et les traumatismes de leur enfance en un développement créatif important. Précisément, les chercheurs montrent que le traumatisme peut aider les gens à développer les domaines des relations interpersonnelles, de la spiritualité, de l’appréciation de la vie, ou encore de la force personnelle, et – ce qui importe le plus pour la créativité – leur permettre d’entrevoir de nouvelles possibilités de vie.

« Beaucoup de gens sont capables d’utiliser cela comme un moteur qui leur permet d’imaginer des perspectives différentes de la réalité », assure Kaufman. « Ce qu’il se passe, c’est que leur vision du monde comme étant un lieu sûr a été brisée à un moment de leur vie, les forçant à aller aux extrémités et voir les choses sous un nouveau jour – et cela favorise la créativité. »

Ils sont à la recherche de nouvelles expériences

solo traveler

Les personnes créatives adorent s’exposer à de nouvelles expériences ou sensations et à de nouveaux états d’esprit – et cette ouverture est un indicateur important de la production créatrice.

« L’ouverture à l’expérience est toujours l’indicateur le plus fort de la réalisation créative », explique Kaufman. « Cela comprend beaucoup de facettes différentes, mais elles sont toutes reliées entre elles : la curiosité intellectuelle, la recherche du frisson, l’ouverture aux émotions, l’ouverture au fantasme. Ce qui les rassemble, c’est la quête d’une exploration cognitive et comportementale du monde, aussi bien votre monde intérieur et votre monde extérieur. »

Ils « échouent »

resilience

La persévérance est presque une condition préalable au succès créatif, selon Kaufman. Faire un travail créatif est souvent décrit comme un processus qui consiste à échouer à maintes reprises jusqu’à ce que vous trouviez quelque chose qui convienne, et les personnes créatives – du moins celles qui réussissent – apprennent à ne pas considérer l’échec comme quelque chose de personnel. « Les personnes créatives échouent et celles qui sont vraiment douées échouent souvent », a écrit Steven Kotler, un contributeur de Forbes, dans un article sur la génie créatif d’Einstein.

Ils posent les bonnes questions

Les personnes créatives ont une curiosité insatiable – ils choisissent généralement de vivre la vie examinée, et même quand ils vieillissent, ils maintiennent une curiosité au sujet de la vie. Que ce soit au cours d’une conversation passionnée ou d’un moment de rêvasserie solitaire, les personnes créatives regardent le monde qui les entoure et veulent savoir pourquoi, et comment, les choses sont ainsi.

Ils observent les gens

people watching

Observateurs de nature et curieux d’en savoir plus sur la vie des autres, les personnes créatives aiment souvent observer les gens – et leurs meilleurs idées peuvent provenir de cette activité.
« Marcel Proust a passé une grande partie de sa vie à observer les gens, et il écrivait ses observations qui ressortaient finalement dans ses livres », affirme Kaufman. « Pour beaucoup d’écrivains, observer les gens est très important … Ils sont de très bons observateurs de la nature humaine. »

Ils prennent des risques

Prendre des risques fait partie du travail créatif, et beaucoup de personnes créatives adorent prendre des risques dans de différents aspects de leurs vies.

« Il y a une connexion sérieuse et profonde entre la prise de risques et la créativité, qui est rarement prise en compte », a écrit Steven Kotler pour Forbes. « La créativité est l’action de produire quelque chose à partir de rien. Cela nécessite de rendre public ces paris que l’on a d’abord fait dans sa tête. Ce n’est pas un travail pour les timides. Du temps perdu, une réputation salie, de l’argent mal dépensé – tout cela découle d’une créativité qui est allée de travers. »

Pour eux, tout devient une occasion de s’exprimer

self expression

Nietzsche estimait que la vie et le monde devraient être vus comme des œuvres d’arts. Les personnes créatives ont peut-être plus tendance à voir le monde de cette façon, et à chercher constamment des occasions de s’exprimer dans la vie de tous les jours.
« L’expression créative est de l’expression individuelle », affirme Kaufman. « La créativité n’est rien de plus qu’une expression individuelle de vos besoins, de vos désirs et de votre singularité. »

Ils réalisent leurs vraies passions

Les personnes créatives ont tendance à être intrinsèquement motivées – c’est-à-dire que leur motivation à agir vient d’un désir interne, plutôt que d’un désir de reconnaissance extérieure ou de récompense.

Les psychologues ont démontré que les personnes créatives trouvent leur énergie dans les activités difficiles, signe de leur motivation intrinsèque, et les chercheurs suggèrent que le fait de simplement penser à des raisons intrinsèques lorsqu’on fait une activité peut suffire à booster la créativité.

« Les créateurs éminents choisissent et deviennent passionnément impliqués dans des problèmes difficiles et risqués qui leur procure une sensation de pouvoir découlant de leur capacité à utiliser leurs talents », écrivent M.A. Collins and T.M. Amabile dans The Handbook of Creativity.

Ils sortent de leur propre tête

creative writing

Kaufman soutient que l’autre objectif de la rêvasserie est de nous aider à sortir de nos propres perspectives limitées et d’explorer d’autres façons de penser, qui peuvent être un atout important pour le travail créatif.

« Rêvasser nous permet d’oublier le présent », explique Kaufman. « Le réseau cérébral associé à la rêvasserie est le même réseau cérébral qui est associé à la théorie de l’esprit – j’aime l’appeler ‘le réseau cérébral de l’imagination’ – cela vous permet d’imaginer votre futur, mais cela vous permet aussi d’imaginer ce qu’un autre est en train de penser. »

Les chercheurs suggèrent aussi que provoquer la « distance psychologique » – c’est-à-dire, réfléchir à une question comme si elle était irréelle ou inconnue, ou alors sous la perspective d’une autre personne – peut stimuler la pensée créative.

Ils perdent la notion du temps.

Les personnes créatives se rendent compte que lorsqu’elles écrivent, dansent, peignent ou s’expriment d’une autre manière, elles entrent « dans la zone », c’est-à-dire « en transe », ce qui peut les aider à créer à un grand niveau. La transe est un état mental qui se produit quand un individu dépasse la pensée consciente pour atteindre un état plus intense de concentration facile et de sérénité. Quand une personne est dans cet état, elle ne craint quasiment aucune pression interne ou externe ni les distractions qui pourraient gêner sa performance.
Vous entrez en transe quand vous pratiquez une activité dans laquelle vous êtes bon mais qui vous met aussi au défi – comme tout projet créatif.

« [Les personnes créatives] ont trouvé la chose qu’ils aiment, mais ils ont aussi acquis la compétence qui leur permet d’entrer en transe », explique Kaufman. « L’état de transe nécessite une concordance entre votre compétence et la tâche ou l’activité dans laquelle vous vous êtes lancé. »

Ils s’entourent de beauté.

Les personnes créatives ont tendance à avoir d’excellents goûts: ils aiment donc être entourés de beauté. Une étude récemment publiée dans le journal Psychologie de l’esthétique, créativité, et les arts montre que les musiciens – que ce soit des musiciens d’orchestre, des professeurs de musique ou des solistes – ont une haute sensibilité et une haute réceptivité à la beauté artistique.

Ils relient les points.

doodle

Si une chose distingue les personnes très créatives des autres, c’est bien la capacité d’entrevoir des possibilités là où les autres n’en voient pas – ou, dans d’autres termes, la vision. Beaucoup de grands artistes et d’écrivains ont déclaré que la créativité est simplement la capacité à relier des points que les autres n’auraient jamais pensé à relier.

Selon les dires de Steve Jobs:

« La créativité, c’est simplement établir des connexions entre les choses. Quand vous demandez aux personnes créatives comment elles ont réalisé telle ou telle chose, elles se sentent un peu coupables parce qu’elles ne l’ont pas vraiment réalisé, elles ont juste vu quelque chose. Cela leur a sauté aux yeux, tout simplement parce qu’elles sont capables de faire le lien entre les différentes expériences qu’elles ont eu et de synthétiser les nouvelles choses.

Elles font bouger les choses.

La diversité des expériences, plus que n’importe quoi d’autre, est essentiel à la créativité, selon Kaufman. Les personnes créatives aiment faire bouger les choses, vivre de nouvelles choses, et surtout éviter tout ce qui rend la vie plus monotone ou ordinaire.

« Les personnes créatives ont une plus grande diversité d’expériences, et l’habitude est l’ennemi de la diversité des expériences », affirme Kaufman.

Ils consacrent du temps à la méditation.

Les personnes créatives saisissent la valeur d’un esprit clair et concentré – parce que leur travail en dépend. Beaucoup d’artistes, d’entrepreneurs, d’écrivains et autres créateurs, tels que David Lynch, se sont tournés vers la méditation afin d’avoir accès à leur état d’esprit le plus créatif.

Et la science soutient l’hypothèse qui affirme que la méditation peut réellement stimuler votre force intellectuelle de différentes manières. Une étude hollandaise parue en 2012 montrait que certaines techniques de méditation peuvent encourager la pensée créative. Et les pratiques de méditation ont aussi un impact sur la mémoire, la concentration et le bien-être émotionnel. Elles permettent aussi de réduire le stress et l’anxiété, et d’améliorer la clarté d’esprit – et ainsi conduire à de meilleures pensées créatives.

Les erreurs financières à ne pas commettre

erreurs financieres pas commettre

Aujourd’hui, la question de la gestion quotidienne de votre budget et de vos finances en tant qu’entrepreneur est de plus en plus récurrente. De nombreuses méthodes permettent cependant de ne pas commettre des erreurs financières dans un monde de plus en plus impitoyable. Quels sont ces pièges à éviter à tout prix ?

Oublier de planifier

Dans une entreprise, la planification demeure la meilleure solution pour faire face aux imprévus. Réaliser son budget sans en tenir compte constitue une erreur que de nombreux entrepreneurs font. Prévoir vous permet de définir vos besoins, d’adapter vos finances en fonction de ceux-ci et de choisir les priorités. En planifiant, vous vous assurez de ne pas tomber dans des situations financières incontrôlables.

Dépenser sans arrêt

Lors de la création d’une entreprise, il est généralement conseillé d’établir un plan de dépenses lié aux visions et aux véritables besoins de celle-ci. Dans ce cas, un budget est donc défini pour chaque dépense, dans chaque secteur. Le budget vous évite le piège des dépenses futiles et vous permet de ne pas vivre au dessus de vos moyens.

Conserver les actifs inutiles

Au fil du temps, vous vous retrouvez avec de nombreux biens dont certains commencent à prendre trop de place. Par exemple, plusieurs salons complets et inutilisables ayant appartenu aux précédents directeurs de votre entreprise. Cette situation est tout à fait normale. L’accumulation des biens constitue un des vices les plus importants de tout être humain. Cependant, vous devrez apprendre à vous en séparer. En les vendant, vous réalisez des bénéfices parfois très importants qui peuvent avoir un impact positif sur vos finances. Dans certains cas, vous séparer de vos biens vous permet également d’échapper aux impôts.

Ne pas faire confiance aux logiciels et applications

L’utilisation d’un logiciel de gestion budgétaire n’est pas une obligation si vous gérez un petit budget. Cependant, en posséder un reste toujours un plus en entreprise. L’élaboration d’un budget constitue une tâche répétitive et contraignante. Un logiciel de gestion automatisé permet à la fois de faire un suivi actualisé de vos dépenses, d’effectuer des prévisions sur le long terme et de vous prévenir lorsque vous franchissez le seuil que vous avez vous-même défini. Aujourd’hui, avec le développement des applications pour téléphones mobiles, la gestion de votre budget demeure simplifiée. Partout où vous allez, votre budget et vos finances vous suivent. Vous pouvez être quotidiennement notifié par message mais aussi faire des modifications en direct.

Quelques bonnes pratiques pour Facebook

quelques bonnes pratiques facebook

Facebook reste l’un des réseaux sociaux les plus utilisés. Découvrez 15 conseils pour être efficace sur ce média.

Etre bref

Les publications entre 100 et 250 caractères (soit moins de 3 lignes) sont très populaires. Elles reçoivent 60 % de mentions « j’aime » et sont d’ordinaire beaucoup plus partagées et commentées que les post plus longs.

Publier régulièrement

Avoir un média social pour le laisser à l’abandon n’a que peu de sens. La récurrence est une des clés du succès. Publiez au moins 5 fois par semaine sur votre compte pour rester présent dans l’esprit de vos followers. à défaut ils ne vous suivront plus et vous risquez de tomber dans l’oubli.

Vérifier le moment optimal de publication

Rien ne sert de publier si personne n’est présent pour lire votre post. à l’aide des statistiques (de votre page Facebook par exemple), définissez le meilleur moment de publication. Vous pourrez ainsi toucher plus de monde.

Analyser l’audience et adapter son message

Votre message s’adresse à une audience précise et la plupart du temps à un public déjà familier avec votre marque. Adapter son message est une des clés de la réussite de votre communication. Faites parvenir à ceux qui vous « aiment » les dernières informations afin qu’ils se sentent engagés. Montrez à votre audience que vous la connaissez.

Adapter les publications à l’actualité

Les fans aiment quand l’information qui leur parvient colle avec l’actualité. N’hésitez pas à adapter vos publications avec leur préoccupation du moment.

Adapter votre vocabulaire à votre marque

Rien ne sert d’écrire un texte amusant si l’image de votre entreprise est austère et inversement. Choisissez vos mots-clés et adaptez-les au langage de l’entreprise afin qu’ils soient en adéquation avec votre image de marque.

Privilégier les photos et les vidéos

Les images marchent, on le sait. N’hésitez donc pas à publier un album photo, une image ou une vidéo. Elles génèrent plus de 100 % d’engagement qu’une publication moyenne.

Adapter vos images à votre marque

Ce n’est pas parce que vous publiez sur un réseau social que votre image ne doit pas correspondre à votre marque. On se rappellera du bad buzz avec un écureuil pendu par les parties génitales qui devait représenter une certaine banque… N’hésitez pas à mettre votre logo sur votre page.

Donner un contenu exclusif

Vous pouvez bien sûr publier les informations qui sont déjà présentes sur votre site mais donner à vos fans une information exclusive ou uniquement disponible via les réseaux sociaux vous permettra de décupler l’engagement. N’hésitez pas à les informer d’évènements, offres, informations qu’ils trouveront nulle part ailleurs. Vous pourrez ainsi récompenser leur fidélité. N’oubliez pas non plus qu’il s’agit de votre communauté et qu’elle est, par conséquent, attachée à vous.

Publier du contenu viral

Votre contenu peut être exclusif certes mais il doit surtout être viral. Rien ne sert de publier du contenu qui ne sera ni lu, ni vu, ni même relayé. Essayez tant que possible que votre contenu soit éducatif, informatif ou à défaut amusant. Cela vous permettra d’augmenter les partages et ainsi la visibilité.

Encourager la participation

N’hésitez pas à demander à vos fans d’interagir avec vos publications en leur demandant leur avis. Privilégiez les questions en fin de publication afin de les faire réagir.

Demander aux fans de partager

Vos fans ne savent parfois pas quoi faire de vos publications et peuvent hésiter ou ne pas penser à la partager. N’hésitez pas à leur demander ce que vous attendez d’eux. Vous voulez un commentaire ? Qu’ils partagent s’ils aiment ? Qu’ils vous envoient de nouvelles idées ? Demandez-leur. Vos fans sauront alors comment réagir à vos publications.

Récompenser les fans qui publient sur vous

Un fan a fait une publication qui vous a plu ? N’oubliez pas de le remercier en publiant à votre tour son post sur votre page. Il n’en sera que plus fier et pourra de nouveaux avoir envie de contribuer à la réussite de votre marque.

Utiliser des visuels qui créeront l’envie

Les images que vous publiez doivent donner envie de cliquer dessus. Utiliser de belles images vous permet de vous démarquer de la page et de faire ressortir votre publication. De la même manière, ne négligez pas votre photo de profil (ou couverture) ainsi que vos informations. Ce sont les premières choses que l’internaute verra et qui l’inciteront ou non à aimer votre page.

Interagir avec les influenceurs

Les influenceurs seront les premiers que vous devrez convaincre de « liker » votre page. Vous devrez d’abord les identifier puis interagir avec eux. N’hésitez pas à les inviter à vos soirées, à parrainer vos évènements ou à leur demander conseil sur le contenu à publier pour votre cible. L’objectif est qu’ils relaient votre information ou parlent de vous !

Créer sa boîte dans un domaine traditionnel, ça fonctionne encore !

creer boite domaine traditionnel fonctionne encore

Internet crée tellement de nouveaux relais de croissance et d’opportunités de business à exploiter qu’on en oublierait presque les bonnes vieilles recettes qui ont fait le succès de nombreuses entreprises.

Industrie, luxe, artisanat et bien d’autres exemples encore sont les parfaits reflets de la réussite d’entreprises de notre pays dans certains secteurs, qui sont restées fidèles à leur image et à leurs méthodes, sans prendre le risque d’un virage à 360° initié par les nouvelles. Après tout, est-ce que créer sa boîte dans un domaine traditionnel, loin de toute tentative incertaine de nouveau business, fonctionne-t-il encore aussi bien qu’avant ?

Quels domaines traditionnels ?

Quels sont ces domaines traditionnels, qui garantissent à tout entrepreneur désireux de se lancer, des garanties de réussite ? L’industrie, de façon générale, fait partie de ces domaines dits traditionnels, existants depuis longtemps maintenant, et qui se sont affranchis de toute nouvelle technologie. Le BTP est resté fidèle à ses méthodes, à celles qui ont fait le succès de ses plus grandes entreprises. L’artisanat et le luxe en général font également partie de ces secteurs dits traditionnels, qui contiennent de nombreuses entreprises qui permettent d’y illustrer la réussite.

L’exemple des grandes entreprises françaises du secteur du luxe est criant de vérité : sans avoir recours de façon excessive aux réseaux sociaux, aux technologies en tous genres, ces entreprises ont toujours réussi le pari d’allier savoir-faire, tradition et luxe, et par là même, d’assurer leurs succès à travers les âges.

Bien définir les contours de votre projet pour vous assurer succès et réussite

Qu’avez-vous l’intention de faire ? Qu’avez-vous envie de développer, et ce dans le respect des méthodes les plus traditionnelles ? Il est primordial, dans un premier temps avant de vous lancer, de bien définir les contours de votre projet, les moindres caractéristiques et surtout, LE domaine dans lequel vous avez l’intention de lancer votre business.

Un domaine traditionnel à exploiter, c’est, d’une part, l’obligation de mettre en œuvre un savoir-faire spécifique, des compétences et des connaissances adaptées à ce domaine pour se démarquer de la concurrence et démontrer au premier coup d’œil ce qui fait de vous un acteur non négligeable de ce secteur. Ce qui, bien entendu, n’est pas de tout repos.
Mais d’autre part, un secteur traditionnel apporte à toute personne désireuse de s’investir pleinement dedans, l’assurance d’une concurrence moins violente sur le plan national mais aussi international, ainsi que possibilités d’innovation très importantes vu le potentiel de développement de ces secteurs. Ces avantages incitent aujourd’hui davantage d’entrepreneurs à se lancer dans des domaines traditionnels. Et ça fonctionne

5 conseils pour détecter les CV bidonnés

Trois quarts des CV reçus par les recruteurs sont trompeurs, selon l’étude du Florian Mantione Institut. Une statistique qui donne des sueurs froides à bon nombre de recruteurs. Dès lors, comment détecter le faux CV ? Voici nos cinq conseils.

Passer les CV de vos candidats à la loupe peut vous permettre de débusquer les menteurs.

La dernière étude sur les CV trompeurs de l’institut Florian Mantione* est formelle :90% des candidats interrogés déclarent normal d’arranger un CV.  » Bien sûr, adapter son CV à l’offre, c’est habile. Et c’est d’ailleurs une aptitude recherchée par les recruteurs! En revanche, mentir sur son CV, c’est une grosse erreur », déclare Florian Mantione, président du Cabinet de conseil en recrutement éponyme.

Trois quart des CV reçus par les recruteurs seraient trompeurs(75%),soit 5% de plus qu’en 1989. Il est donc primordial, lorsque vous recrutez, de vérifier les informations données par les candidats. Et pourtant, autre révélation de l’enquête, deux recruteurs sur trois ne font aucun contrôle de CV. Cette étape devrait donc faire partie intégrante de vos démarches de recrutement. Pour vous aider, suivez ces cinq conseils.

1) Détectez les incohérences

En premier lieu, analysez le CV. Le document vous semble-t-il cohérent ? Les informations sont-elles logiques ou, au contraire, existe-t-il des zones d’ombres ?  » Sachez que tout ce qui semble incohérent dans un CV doit pouvoir être justifié lors de l’entretien de recrutement. De même, un CV trop calé sur l’offre à pourvoir doit éveiller vos soupçons « , conseille Florian Mantione. Analysez chaque ligne du CV et notez sur une feuille les incohérences potentielles. Vous pourrez ainsi interroger le candidat durant son entretien.

Soyez également attentif au vocabulaire utilisé : qu’il s’agisse des intitulés de poste, des responsabilités endossées, des formations ou des diplômes. « Expérience chez XX », pourra se révéler être un stage et non un poste salarié. Ou encore concernant un projet, n’oubliez pas que « contribution » est différent de « gestion »!

N’hésitez pas non plus, en amont de l’entretien de recrutement, à taper le nom du candidat dans un moteur de recherche en ligne et à consulter son profil publicsur les réseaux sociaux ou sur les divers réseaux professionnels. En quelques clics, vous pourrez déjà vérifier certaines incohérences.

2) Soyez fermes…

Une fois les CV défrichés, contactez quelques candidats pour un entretien en tête à tête. Dès la prise de rendez-vous au téléphone, n’hésitez pas à planter le décor. Demandez les diplômes, les derniers certificats de travail, ou toute pièce justificative qui vous semblerait nécessaire pour contrôler, par exemple, la véracité de l’adresse du candidat.

«  Dans les PME, les recruteurs n’osent pas demander des documents justificatifs. Dans mon cabinet, j’y vais plus franchement. Je fais de la prévention en demandant à chaque candidat de venir avec ses diplômes, ses différents certificats de travail, ses trois derniers bulletins de salaire (s’il est en poste), et celui de décembre de l’année précédente « , explique Florian Mantione. Une politique de prévention qui offre l’avantage de faire fuir ceux qui ne sont pas clairs. Mais un choix qui peut aussi s’avérer dangereux quand on sait combien les PME ont du mal à recruter. Il vous appartient alors de réaliser le bon dosage.

3) …mais inspirez confiance

Une fois le candidat dans vos locaux pour l’entretien, ne jouez pas pour autant au « flic ». Instaurez un climat de confiance. Soyez transparent sur le poste à pourvoir, sur votre entreprise.  » Et gardez en tête qu’une personne à l’aise est toujours plus sincère « , complète Matthieu de la Thébeaudière, directeur délégué à l’emploi des sites Keljob et Cadremploi. L’empathie donnera davantage envie au candidat de se révéler. Formulez vos questions de façon subtile, en suggérant les réponses. Par exemple :  » vous avez quitté votre ancien poste car votre patron était un peu fou, non ?  » N’hésitez pas à utiliser ce « stratagème » sur les zones d’ombres, les points qui vous semblent bizarres. Demandez au candidat de détailler son parcours, posez des questions concrètes. Pour savoir si votre candidat est sincère, reportez-vous aux conseils donnés dans notre diaporama « Comment détecter les mensonges ».

Vous pouvez aussi mettre le candidat en situation, pour valider ce qu’il annonce dans son CV. Demandez-lui des exemples concrets. Quelles étaient vos responsabilités réelles ? Votre journée type ? Il en va de même pourle niveau de langue qui peut être très subjectif.  » Il suffit de faire passer la conversation dans la langue annoncée « , conseille Matthieu de la Thébeaudière. Tout comme pour les métiers à « compétence manuelle », prenez-le à l’essai.

N’oubliez pas non plus de lever le voile sur les dates.  » Les candidats ont tendances à noter les années plutôt que les mois de leur prise de fonction. Une pratique courante pour masquer des moments de « pause » ou exagérer l’importance de certains postes. Cependant, l’information doit transparaître au moment des échanges. Et le candidat ne doit pas attendre passivement que le recruteur grattouille les zones d’ombre de son CV. Il doit anticiper « , poursuit Florian Mantione. Autre enseignement de l’étude : les candidats ont parfois tendance à gonfler leur précédente rémunération.  » Si vous n’avez pas demandé les trois derniers bulletins de salaires, faites détailler la rémunération, faites la décomposer. Quelles étaient les primes, le fixe, le variable, etc. », précise Matthieu de la Thébeaudière.

4) Mieux vaut contrôler que regretter

Lors de cette étape, vous devez vérifier ce qu’il vous a dit. Si vous lui avez demandé d’apporter ses diplômes, vous gagnerez un temps précieux et pourrez rapidement vérifier leur existence.  » Ne lâchez pas sur ce sujet. Si le candidat ne se présente pas avec ses diplômes le jour de l’entretien, donnant le plus souvent une explication fumeuse, ce n’est pas une fois la période d’essai terminée qu’il faudra se rendre compte que le diplôme n’existe pas « , martèle Florian Mantione. Si le diplôme n’est pas indispensable pour exercer le métier requis, vous n’aurez aucun recours. En revanche, s’il s’agit d’une contrainte légale, vous pourrez licencier votre salarié. Il n’est jamais agréable de se rendre compte, après coup, que l’on a été berné.

 » Concernant les faux diplômes,les candidats vont essentiellement chercher à vous abuser avec des cursus prestigieux … dont les annuaires sont facilement disponibles! « , rappelle Matthieu de la Thébeaudière. Et si vous hésitez à prendre votre téléphone, l’étude devrait vous convaincre. 58% des candidats s’attribueraient « rarement » un faux diplôme. Et seulement 8% « jamais ». Encore pire, 33% le feraient « souvent ».

5) L’incontournable prise de références

Vous le savez, le diplôme ne fait pas tout. L’expérience d’un candidat est tout aussi importante. La prise de références est donc une étape obligée de votre processus de recrutement. Et ce, quelle que soit la taille de votre structure.Sachez cependant qu’il est strictement interdit de contacter les anciens employeurs d’un candidat sans son autorisation préalable. Demandez donc un accord écrit lors de l’entretien, ainsi que le téléphone et l’adresse e-mail des personnes concernées. Vous gagnerez du temps.

Reste qu’appeler une référence ne suffit pas.  » Personne n’a envie de « plomber » un ancien salarié. À la question, « il était bien? « , tout le monde répond oui. Soyez donc plus percutant dans vos questions « , précise Matthieu de la Thébeaudière. Souvenez vous que les informations qualitatives n’ont aucun intérêt, elles sont trop subjectives.  » Vous devez vous concentrer sur les informations quantitatives: date d’entrée et sortie du poste, CA géré, nombre de départements couverts, nombre de personnes supervisées… « , complète Florian Mantione. Comparez ensuite ces informations avec les notes que vous avez prises lors de l’entretien de recrutement.

Dernier conseil, et c’est peut-être l’un des plus important : n’oubliez pas votre feeling.  » Dans le doute, ne prenez pas le risque de recruter quelqu’un sans avoir ressenti d’étincelle « , conclut Matthieu de la Thébeaudière.

Le bon CV d’un repreneur

On parle souvent du « CV » du repreneur. En réalité il faut réaliser 3 CV différents en fonction de l’avancée de son projet et des destinataires.

CV1 : le CV du repreneur

Le CV du repreneur doit comporter deux documents distincts :
• Un CV qui est un descriptif du repreneur (du passé vers le présent).
• Un projet de reprise qui est une description des cibles recherchées (un regard du présent vers les orientations futures possibles).

a. Le CV initial : exhaustif et objectif

La cible : Repreneur lui-même. Il doit être le plus objectif possible et sera la source des autres CV. Il permettra de faire un point structuré sur votre situation actuelle. Il doit être exhaustif tant sur vos compétences, connaissances, parcours, expériences, capacités à faire, envies professionnelles,… que sur les éléments extra-professionnels (famille, relations, objectifs de vie, patrimoine…) mais aussi sur vos soutiens (proches et moins proches sur les aspects financiers, techniques, logistiques, réseaux…). Pour que l’objectivité soit maximale, vous pouvez associer à sa rédaction (ou relecture) des proches mais aussi des personnes sans liens affectifs. C’est cette réflexion qui va permettre de définir les premiers contours des cibles recherchées.

Quelques conseils :
• Mettre une photo. Ceci permet au cédant de mieux vous représenter et s’il évoque votre présence à ses conseils, eux-mêmes auront un souvenir plus fort de vous. Cette photo devra être de bonne qualité.
• Le faire tenir sur deux pages. En tant que repreneur, vous avez un parcours professionnel derrière vous et donc des choses à dire. Ne dépassez pas les deux pages.

CV2 : Le CV de Recherche : séduisant et clair

La cible : Le cédant et ses conseils. Même si c’est le repreneur qui achète l’entreprise, c’est très souvent le cédant qui va au final choisir le repreneur. Il faut donc séduire le cédant et le mettre en situation de confiance vis-à-vis de vous. Sur la forme : à destination des cédants et cabinets de transmission, il doit être clair, propre, structuré et bien équilibré. Sur le fond : il doit être compréhensible, montrer votre évolution de carrière, expliquer le contenu de vos différentes responsabilités, lister vos diplômes, formations, certifications et expertises. Le lecteur doit trouver une information limpide et facile à lire qui répond à la question : est-ce que cette personne est globalement capable de reprendre cette entreprise ?