Pourquoi les ambitions inatteignables sont-elles les meilleures ?

Ce que l’on attend d’un leader en entreprise, au-delà de ses compétences managériales, c’est qu’il nous donne un cap : nous l’appelons l’ambition. Sans avoir de statistiques, nous savons que ces attentes sont souvent déçues, parce que l’ambition est inexistante ou bien mal choisie. Avant de tirer à boulets rouges sur nos chefs incapables, admettons que cet exercice est loin d’être facile.

Une ambition, à quoi ça sert ?

L’ambition peut se définir comme un idéal à atteindre, comme un azimut pour toutes les actions menées par les collaborateurs de l’entreprise. Elle doit pouvoir se décliner par la suite en enjeux économiques, techniques, organisationnels et humains.

Définie comme telle, il semble presque superflu de se poser la question de son utilité. Listons malgré tout les trois principaux bénéfices d’une ambition quand elle est justement choisie :

Mobiliser : l’ambition est un moteur de l’action, elle génère de l’envie, de l’adhésion et doit être suffisamment difficile à atteindre pour amener les acteurs de l’entreprise à se dépasser.

Exemple : comment ne pas citer le célèbre « Think different » de Steve Jobs, slogan lancé en 1997 pour la publicité et qui est devenu le moteur de l’ambition d’Apple, appelant l’ensemble des équipes à trouver de nouvelles idées et concepts, avec le succès que l’on sait.

Connecter : l’ambition est aussi l’aiguillon pour l’ensemble des axes de travail de l’entreprise. Elle doit être la cohérence des priorités choisies, le juge de paix pour l’arbitrage, le guide dans le choix des objectifs business.

Exemple : chez Décathlon, l’ambition est de « Créer l’envie et rendre accessible au plus grand nombre le plaisir et les bienfaits du sport ». Ils privilégient donc le prix et la simplicité des produits à la technicité ou la mode. Les priorités en découlent naturellement.

Valoriser : L’ambition donne de la valeur aux actions du quotidien, en ajoutant de la profondeur aux tâches basiques. Si cette tâche n’est pas forcément enthousiasmante, les collaborateurs savent qu’ils participent à un projet plus vaste, plus noble.

Exemple : DHL a pour ambition de rapprocher les gens toujours davantage. Largement inspirée de l’épopée de l’Aéropostale, cette ambition parait bien loin des tâches quotidiennes de tri, de conduite, de stockage. Pourtant, ils ont réussi à donner à ces tâches et au courrier – quel que soit son contenu – une valeur sacrée.

Quand l’ambition fait « Pschittt »

Au gré de nos actions dans l’industrie, la distribution, le transport, la cospéto-pharma, etc., nous avons vu d’autres exemples d’ambitions réussies, propres à booster l’énergie des équipes. Malheureusement, les exemples sont plus nombreux encore d’entreprises incapables de trouver leur Graal ou leur objet de valeur collectif.

Première raison, les ambitions choisies sont souvent trop « classiques ». Appuyées sur les mots-valises, tel « leader », « référence » ou promettant une croissance « durable et rentable », elles sont interchangeables et en deviennent presque invisibles. Placardées un peu partout à la cafétéria, dans les salles de réunion, elles deviennent des figurants, des éléments de décor. Un conseil : si votre ambition pourrait être celle de n’importe quelle autre entreprise, alors séparez-vous-en !

Autre erreur classique, la confusion entre ambition et objectif. Trop de leaders puisent leurs ambitions dans leur tableau de bord. Qu’ils soient bruts façon « Doublons notre chiffre d’affaires en 5 ans » ou stylisés façon « Allons conquérir 1 % de part de marchépar an d’ici 2020″, un objectif est un objectif et n’a d’autre intérêt de que fixer l’exigence du résultat attendu.

Bien sûr, pour un comité de direction, un objectif de CA peut être suffisamment stimulant, mais pour l’opérateur cela signifie une charge et une pression supplémentaires, rien de motivant à cela.

Ces deux erreurs, a priori grossières, mais qui représentent tout de même plus de la moitié des ambitions observées, font que les entreprises se coupent du moteur principal de motivation des équipes. Et pourtant, le travail de définition et de partage d’une ambition peut être, en soi, une dynamique formidable.

Sortons des poncifs !

Les savants prodiguent souvent la même chose : une ambition doit être positive, simple, exigeante, réaliste, temporelle, entre autres vertus.

Étant donné que ces sages conseils amènent souvent les ambitions de type « devenir leader » et autres clichés, nous pensons que résumer l’ambition à ces adjectifs trop lisses est trop réducteur. Pour marquer les esprits, nous pensons aussi qu’une ambition doit être contestable et inatteignable.

Contestable, car une ambition où l’on ne peut être que « pour », qui est une évidence, n’amènera jamais d’énergie supplémentaire car elle enfonce une porte ouverte. Quelle est la valeur ajoutéede fixer comme ambition de « devenir une entreprise plus performante pour ses clients et plus sûre pour ses employés » ? Cela n’apprend rien à personne sur les priorités de l’entreprise.

Une ambition doit affirmer un choix, tel Système U qui propose de « consommer mieux et moins » plutôt que « plus pour moins cher ». C’est de cette façon qu’elle donnera du sens et un cap clair aux équipes, et qu’elle fera réagir y compris ceux qui ne sont pas d’accord, avec des échanges constructifs à la clef.

Inatteignable, car à la différence d’un objectif, ce qui compte ici n’est pas d’atteindre son ambition dans une logique purement rationnelle, c’est le chemin qui importe.

Ainsi, les salariés d’Apple n’auront jamais fini de « penser différent », ceux de DHL de « rapprocher toujours plus les hommes », ni ceux de Nature&Découvertes de rendre « [leurs] clients toujours plus sensibles à l’environnement ».

C’est comme cela que l’ambition peut rester le cap de l’entreprise sur le long terme, dans la crise comme dans la croissance, dans une organisation X ou Y, pour le collectif et pour chacun, quel que soit son rôle, son ancienneté ou ses compétences.

Et l’ambition , alors ?

L’ambition, dans le business moderne, semble bien pouvoir être dite la « meilleure et la pire des choses ». Il s’agit en effet d’une qualité très ambivalente, selon les contextes et les champs d’application dans lesquelles on la rencontre.

La connotation péjorative qui est ordinairement attachée à l’ambition semble liée aux moyens employés pour aboutir à ses fins, et au fait que cette recherche effrénée ne vise qu’un intérêt pour soi-même devenant quasi obsessionnel.

Mais si l’ambition répond à la recherche constante d’un progrès, d’une réussite personnelle et professionnelle, au souci de s’améliorer soi-même en améliorant les autres et l’entreprise dans laquelle on exerce ses activités, alors on ne peut que la souhaiter à tous ! Elle peut d’ailleurs alors être explicite et éviter de tomber dans les habituels petits calculs d’intérêts et les dissimulations maladroites que d’aucuns confondent avec l’ambition. Etre arriviste n’est pas, en effet, être ambitieux.

L’ambition de l’un peut ainsi devenir également enrichissante pour les autres, dans la mesure où elle ne se cantonne pas à une attitude purement égocentrique d’acquisition d’avantages dans les biens matériels ou dans le paraître aux yeux d’autrui. Le désir de notabilité a affadi, on le sait bien, tant et tant de potentiels prometteurs !!! Mais comme le dit le proverbe : au royaume des aveugles, les borgnes sont rois !

Au contraire, la véritable ambition, la grande ambition, est claire et légitime : la faire connaître et la faire partager aux autres permet à la fois de prendre plus précisément la mesure de la réalité, de ses propres possibilités et de ses limites, avec un échange qui peut être fructueux pour tous. Car l’ambition ne se confond pas non plus avec la prétention :

Si l’ambition amène souvent à rechercher avec ardeur ce qui paraît au-delà de nos possibilités, ou tout au moins à l’horizon de ces possibilités, elle considère sans cesse le possible réel et s’y adapte efficacement en tentant de le transformer et de l’augmenter : elle est vraiment alors une force de progrès.
La prétention, au contraire, repose sur une estime trop grande de soi-même qui amène à négliger, sous estimer ou déformer le réel et à écraser les autres sous une vanité de mauvais aloi. En fait, le prétentieux est souvent celui qui n’a pas les moyens d’être ambitieux.

L’ambition, au contraire de l’arrivisme, de la notabilité et de la prétention, vient ainsi s’opposer à la stagnation, au confort illusoire de l’absence de changement, et au fond à l’absence mortifère de vrais désirs. Et si l’ambition implique que l’on soit meilleur que d’autres, les mesures sont à prendre seulement en soi-même et non pas dans un détour par l’intrigue ou le grenouillage, voire la destruction de la personne du rival. Car il y a encore une différence entre chercher l’excellence… et manipuler les opportunités !

C’est à ces quelques distinctions toutes simples que l’on peut juger du comportement éthique de quelqu’un.

TRAVAILLONS NOTRE CLAIRVOYANCE

La clairvoyance : une vertu ou une compétence ?

La clairvoyance est certainement, dans le contexte professionnel global actuel, une qualité précieuse. Mais « voir clair » ne nous est manifestement pas si naturel que ça ; et si tout le monde est capable de voir, il semble néanmoins que la clairvoyance ne soit pas la chose du monde la mieux partagée. Qui plus est, elle comprend une dimension subjective qui rend très délicate une description objective précise de ce qu’elle est et de ses conditions d’exercice. Peut-elle s’acquérir ? Peut-elle se cultiver ? Ce que l’on peut déjà dire, c’est qu’elle repose en tous les cas autant sur un véritable travail sur soi-même, que sur une observation éclairée de ce qui se passe autour de nous.

Comprenons bien la difficulté. La clairvoyance implique une « prise de conscience », c’est-à-dire une perception renouvelée de ce qui constitue nos environnements, mais aussi nos motivations personnelles et notre façon individuelle de nous représenter le monde et ce qui s’y passe. La psychologie élémentaire nous apprend en effet que notre « conscience » est structurée par un « système de représentations ». Ceci signifie que nous ne connaissons jamais les choses telles qu’elles sont « en elles-mêmes », mais plutôt telles que nous nous les représentons, en y projetant nos propres caractéristiques, nos propres préjugés et a priori, nos propres schémas mentaux et affectifs. Ces derniers se sont tissés depuis notre enfance, tout au long de notre vie, de notre formation, de notre expérience, de nos succès… et de nos drames.

Mais nous n’avons pas, c’est un paradoxe de notre nature humaine, une conscience complète de ce système et de la tyrannie qu’il exerce sur notre pensée et sur notre imagination, sur nos affects et sur nos sentiments et par conséquent sur les conditions de notre regard sur le monde. Or, la clairvoyance nous oblige à recevoir, regarder ou concevoir des « choses » qui outrepassent, voire contredisent notre système. Mais comme c’est à partir de ce système que nous jugeons spontanément de toutes choses, cette contradiction peut devenir en nous un véritable obstacle, dès lors que nous n’avons plus la faculté de prendre du recul. Nous passons alors, tant par défense naturelle que par confort, à coté de ce qui nous dérange.

Autrement dit, nous n’avons tendance à nous représenter les choses qu’en tant qu’elles peuvent constituer un objet acceptable pour nous. Nous regardons ce qui advient sous nos yeux, mais seulement de manière à le rendre compatible avec notre système existant. Comme le disait Sir Arthur Eddington, prix Nobel de physique : « Nous ne croyons nos yeux qu’autant que nous avons la conviction préalable que ce qu’ils semblent nous apprendre est croyable. »

Dès lors, nous ne voyons plus clair ; La faiblesse de notre esprit réside dans le fait qu’il a besoin d’un peu d’espace et de sérénité pour prendre du champ, resituer les choses à une place plus juste et les faire paraître en pleine lumière. Penser que la seule augmentation de la mémoire ou de la culture donne plus de clairvoyance est un contre sens. Penser que l’urgence ou le stress la stimule en est un autre. Un système trop bien ficelé ou une mémoire saturée sont ses pires ennemis.

Ainsi, nous pouvons dire que la clairvoyance repose à la fois sur une compétence : organiser son temps et son travail pour prendre du recul régulièrement ; et sur une vertu : avoir la force de remettre en cause son système de représentation pour renouveler ses propres perspectives.

Les enjeux du Big Data RH au sein des entreprises

Le levier du Big Data RH est stratégique, il permet de contribuer à la performance globale de l’entreprise et créer de la valeur.

Au cours de ces dernières années, le rôle du DRH a évolué, il s’étend à être un acteur de la stratégie globale de l’entreprise. Les attentes ont augmenté, les résultats attendus d’un service RH sont une réelle implication pour l’atteinte des objectifs. Ce qui génère de nouveaux métiers ainsi que des solutions fonctionnelles et innovantes. Gestion de paie, des temps et des activités et la gestion des talents…

De plus en plus d’entreprises disposent d’un SIRH, élargissent les modules d’utilisation ou s’apprêtent à en mettre un en place. Ils font désormais partie des outils incontournables de la fonction RH.

Le SIRH repose sur une dématérialisation des échanges de données entre les parties prenantes de l’entreprise. Une technologie qui permet aujourd’hui à n’importe quel utilisateur d’avoir accès depuis le portail de collaborateurs à son dossier personnel (entretien individuel) et à l’ensemble des données RH collectives (convention collective, bilan sociale, etc.).

Cegedim SRH dispose d’une solution intégrée TEAMSRH qui regroupe un ensemble de modules décisionnels (paie, pilotage, portail RH, gestion des temps/activités et gestion des ressources humaines) puissants et simples d’utilisation.

Le volume des données générées et traitées au sein d’un SIRH a énormément augmenté ce qui a donné naissance au concept de « Big Data ».

Le Big Data désigne un nombre de données volumineuses et importantes à gérer, qu’il est difficile pour les outils classiques de gestion de base de données ou de gestion de l’information de les gérer. Ce concept répond à 4 grandes problématiques identifiées aujourd’hui : vitesse, volume, variété et valeur. Dans le domaine RH, ces 4 domaines sont concernés.

Depuis la création de TEAMSRH, Cegedim SRH utilise de nombreux logiciels libres aussi bien pour le développement des modules fonctionnels (le calculateur de Paie par exemple) qu’en ce qui concerne les bases de données. Ces outils sont à la fois évolutifs et de grande qualité.  PostgreSQL en est un bon exemple. SRH va poursuivre dans cette voie et s’oriente vers l’utilisation de MongoDB pour le stockage des données les plus volumineuses, à savoir les tables de résultats, les bulletins de paie, l’ensemble des calculs issus de la Gestion des Temps et tout ce qui a trait à la gestion de l’historique des dossiers des salariés. Par ailleurs, une étude est menée pour proposer une alternative orientée « Big Data » à notre offre Décisionnelle classique. Dans ce domaine, Hadoop est à ce jour le complément le plus naturel à MongoDB.

L’arrivée du « Big Data » dans les SIRH ouvre de grandes perspectives : il permet dès aujourd’hui de diffuser une culture de la performance au sein des équipes RH et permet à la fonction RH de devenir un acteur incontournable du processus décisionnels.

A propos de Cegedim SRH :

Cegedim SRH est un acteur incontournable du marché des solutions et des services RH. L’entreprise dispose d’une expertise de plus de 25 ans dans le domaine de la gestion des salaires et des Ressources Humaines. Présente en France, en Suisse et au Royaume-Uni, Cegedim SRH compte parmi ses clients des entreprises nationales et internationales, de tous secteurs d’activité, issues des grands comptes et du mid-market.

Internaliser ou Externaliser la production de la Paie ?

Nombre d’entre vous s’interrogent sur les possibilités d’externalisation de certaines fonctions supports. C’est notamment le cas de la paie qui peut être gérée par un prestataire extérieur.

#1 Quels niveaux d’externalisation

Externaliser peut se faire à plusieurs niveaux et dépend des tâches que la DRH souhaite confier à un tiers. L’ensemble des activités déléguées à un prestataire doivent être définies contractuellement au début de la prestation afin de bien identifier les rôles et les responsabilités de chacune des parties.

On peut résumer l’externalisation de la paie en 3 niveaux :

  • L’externalisation des moyens informatiques : Cette externalisation se traduit le plus souvent par un prestataire qui effectue la maintenance des outils de paie et d’administration du personnel afin que l’entreprise ne se préoccupe pas de l’hébergement informatique des solutions. L’entreprise dispose alors d’un accès à distance pour ses applicatifs. Il faut noter que, dans ce cas, le prestataire a une obligation de moyens.
  • La Co-production : c’est une externalisation partielle qui comprend à minima en général l’externalisation des moyens informatique + l’externalisation de sous processus.
    Exemple de sous processus externalisés : la maintenance légale et conventionnelle, l’édition des bulletins de paie et leur acheminement, la production des déclarations sociales, …
    Le prestataire aura dans ce type de contrat une obligation de moyen pour l’hébergement informatique et de résultat pour certains sous processus confiés.
  • La BPO (Business Process Outsourcing) : c’est une externalisation totale du processus de gestion de la paie.
    Il s’agit alors de confier l’intégralité du processus à un tiers. Le prestataire en charge du processus à une obligation de résultat et doit disposer d’assurance permettant de couvrir les dommages en cas de sanctions pour non conformité de la paie.

#2 Mon entreprise est-elle compatible avec une externalisation de la paie ?

L’étude du contexte de l’entreprise est essentielle pour bien prendre sa décision :

  • Quel est le volume de bulletins de paie mensuel ? Quel est le niveau de complexité de ceux-ci ?
  • Y a-t-il un fort turn-over ?
  • Est-ce que les services RH sont hostiles à cette externalisation ?
  • Quelles sont les contraintes technologiques et informatiques de l’entreprise ?
  • Quel est le coût de production d’un bulletin de paie?
  • Quel est le degré d’autonomie et de responsabilité que la direction souhaite conserver sur ces sujets ?
  • Est-ce que l’entreprise dispose de bonnes compétences en interne ?

Il est nécessaire de faire un état des lieux du processus de gestion de la paie afin de mesurer la pertinence de ce type de projet. Il conviendra de mesurer les sources d’optimisation du processus, les impacts d’un tel projet, les coûts, …

#3 Pour ou contre l’externalisation, quelques pistes de réflexion

Externalisation Internalisation
Avantages
  • Savoir-faire du prestataire
  • Transparence des coûts
  • Flexibilité/réactivité
  • Sécurité
  • Confidentialité
  • Atténuation des contraintes techniques et du suivi légal et conventionnel
  • Meilleure connaissance des salariés et des spécificités des dossiers (liées au contact humain)
  • Pas de dépendance à un tiers (notamment pour des modifications de paramétrage de l’outil paie)
  • Souplesse du planning de paie
Inconvénients
  • Risque de mauvais choix du prestataire (la profession n’est pas réglementée)
  • Sentiment de dépendance
  • L’équipe paie doit être parfaitement « backupée »
  • Formation et actualisation des connaissances des gestionnaires de paie à la réglementation

Internaliser ou externaliser la paie est donc un choix qui ne doit pas se faire uniquement sur des critères financiers, mais en se basant sur une multitude d’éléments.

Choisir d’externaliser sa paie ne doit pas être pris à la légère, mais comporte de nombreux atouts, et peut s’adapter à un grand nombre d’organisations.

Ismaël Héry : « La semaine idéale, c’est quatre jours de travail maximum »

Ismaël Héry, consultant spécialiste du management du temps : " La clef réside dans la capacité de chacun à créer un appel d’air pour se mettre soi-même en capacité de trouver du temps. "

A 35 ans, Ismaël Héry vient de s’installer à son compte comme consultant. Ce professionnel en management du temps est un adepte des méthodes dites « agiles » mais aussi de la procrastination. Il gère son propre emploi du temps avec une grande discipline.

Comment s’organise votre journée type ?

Je me lève entre 6 et 7 heures, je prends mon petit-déjeuner et travaille une demi-heure sur des projets personnels. Puis, pendant une autre demi-heure, je joue au jeu de go, un jeu d’échecs asiatique. C’est une hygiène de vie, comme d’autres pourraient écrire ou lire pendant une demi-heure : jouer m’aide à me concentrer. Autant que possible, je me rends à mon travail à pied. Cela me donne l’occasion de réfléchir mais, surtout, de faire le vide. Une fois arrivé, je m’attelle aux choses importantes de la journée, que j’ai au préalable déterminées dans une liste de priorités,­ les fameux « crapauds » dont parle Brian Tracy, un spécialiste en gestion du temps. Tracy a repris l’expression de Mark Twain pour qui « La première chose à faire chaque matin, c’est avaler un crapaud vivant ». Pour le reste, je lis mes mails deux à trois fois par jour seulement car les interruptions qu’ils provoquent sont une charge mentale importante. En fin de journée, je me satisfais des choses que j’ai effectuées. C’est un réflexe de « pleine conscience » qui me permet aussi de me détacher de la liste que j’ai établie le matin, et de me concentrer sur moi. Le soir, je fais pas mal de sport et passe du temps avec mes proches. Je n’ai pas de télévision et j’ai réussi à réduire ma consommation de réseaux sociaux de 15 à 30 minutes par jour à une demi-heure par semaine.

« Quand j’ai envie de procrastiner, je l’accepte sans m’en vouloir personnellement »

Avez-vous l’impression que l’époque est à une « accélération » du temps ?

Oui, mais je pense que c’est plus lié à l’âge qu’aux sollicitations technologiques et sociales. La clef réside dans la capacité de chacun à créer un appel d’air pour se mettre soi-même en capacité de trouver du temps. Après, je dis ça mais je n’ai pas encore d’enfants, mon avis sera sans aucun doute différent à l’avenir.

Quelles sont vos bonnes pratiques pour gérer votre temps ?

Je m’appuie donc sur ces listes de priorités dans le mode GTD (NDLR : abréviation de l’ouvrage Getting Things Done – faire avancer les choses -, de David Allen, publié en 2001, éditions Penguin Books, une référence en matière de gestion du temps individuel) mais je fais en sorte qu’elles soient légères. J’ai pour habitude de faire tout ce qui prend moins de deux minutes dans l’instant, plutôt que de le planifier. J’utilise aussi la technique Pomodoro (NDLR : technique de planification développée dans les années 1980 par l’Italien Francesco Cirillo) pour séquencer les tâches à effectuer par tranche de 25 minutes. Par ailleurs, quand j’ai envie de procrastiner, je l’accepte sans m’en vouloir personnellement. Pour cela, je m’assure toujours en amont d’avoir « mangé mon crapaud » du jour. Puis je me rappelle la raison de cette tâche que j’ai envie de décaler à plus tard, soit pour me motiver à la faire, soit pour assumer pleinement le fait qu’elle n’est pas si importante. Il m’arrive aussi de déconstruire une tâche effrayante en identifiant une petite action très simple qui pourrait la faire avancer.

« Je me suis séparé de ma télévision il y a dix ans de peur de regretter chaque minute passée devant »

Quelles sont selon vous les mauvaises habitudes qui font perdre du temps ?

Sans aucun doute la télévision. Je me suis séparé de la mienne il y a dix ans de peur de regretter chaque minute passée devant. Je me méfie aussi des réseaux sociaux, des réunions sans ordre du jour, qui ont l’air mal préparées ou durent trop longtemps. J’évite également de trop fréquenter les personnes qui ne font qu’absorber votre temps et votre énergie sans réel partage. Sauf, bien sûr, si vous êtes leur responsable. Dans ce cas, c’est le jeu, vous êtes là pour ça.

Vous êtes un adepte de la méthode dite « agile ». De quoi s’agit-il ?

Influencées par le système de production de Toyota, les méthodes agiles partent du principe que la meilleure façon de développer un logiciel consiste à le mettre le plus vite possible entre les mains de ses utilisateurs. Dans une méthode agile, on retrouve des principes d’amélioration continue, de « boucles de feedbacks » (de retours d’utilisateurs traités en temps réel), des mises à jour régulières. On rapproche aussi les expertises : les gens travaillent ensemble de manière pluridisciplinaire.

Qu’est-ce que ces techniques ont changé dans votre vie personnelle ?

Elles m’ont fait réaliser qu’il est difficile de travailler avec d’autres sans travailler sur soi-même. Je suis aussi convaincu que tous les outils ou toutes les disciplines pour tenter de mieux gérer son temps sont difficiles à appliquer et nécessitent de la motivation.

Quelle serait pour vous la journée idéale ?

La semaine idéale surtout ! Pour moi, c’est quatre jours de travail maximum et le reste libre. Et sur les quatre jours, un jour sur des sujets professionnels mais libre de toute contrainte.

Quel est votre moment préféré ?

À 7 heures du matin, quand j’ai l’esprit frais et ne subis aucune interruption.

Êtes-vous plutôt agenda papier ou numérique ?

Numérique, indispensable.

Avez-vous peur du temps qui passe ?

Oui, forcément, mais j’essaie d’être conscient de cette peur. C’est un bon début !

L’épargne sécurisée est un frein à votre enrichissement

Si vous cherchez à faire fructifier votre épargne, nul doute que vous vous êtes déjà posé la question de choisir entre épargne sécurisée et un épargne plus dynamique comme l’investissement en bourse.

A y regarder de plus près, il n’y a pourtant pas de quoi hésiter longtemps : l’épargne dynamique (ou risquée) est le seul moyen de réellement faire fructifier son épargne, l’épargne sécurisée, elle, doit rester réservée à votre filet de sécurité : une épargne fortement liquide, disponible à tout moment en cas d’imprévu.

Pourquoi l’épargne sécurisée est un frein

Je ne cherche pas à vous faire prendre des risques si cela ne correspond pas à votre stratégie d’épargne, mais s’il suffisait de déposer son argent sur son livret A pour devenir riche, tout le monde le serait étant donné qu’il y a plus de 60 millions de livrets A ouverts en France !

C’est pourtant ce que j’entends la plupart du temps autour de moi :

  • « je ne veux pas prendre de risque avec mon argent »
  • « J’ai lutté pour épargner un peu, je ne veux pas jouer à la roulette russe avec »
  • « j’épargne pour gagner de l’argent pas pour en perdre »
  • « C’est la crise, je ne veux pas tout perdre si tout s’effondre »

Cette approche extrêmement défensive qui consiste à jouer pour ne pas perdre au lieu de jouer pour gagner, est en réalité une très mauvaise stratégie dans la vie en général, et pour vos finances en particulier : en l’adoptant vous passerez votre vie à mettre de coté sans jamais vous enrichir.

Un livret A n’est pas un support de placement ou d’investissement, ni même d’épargne : un livret A est avant tout un moyen détourné pour l’état de collecter des fonds au près des citoyens afin de financer ses projets.

L’état, en échange vous reverse une petite contre-partie financière (1,25% actuellement, soit moins que l’inflation réelle) qui est n’est bonne au mieux que pour votre épargne de sécurité.

Quelques pour-cent à l’année font toute la différence

Plutôt que les placements fortement sécurisés et garantis en capital, préférez pour votre épargne principale des supports plus dynamiques comme l’assurance-vie ou le PEA qui vous permettront d’investir sur les marchés boursiers, monétaires ou via des fonds de placement.

Comme souvent, internet est votre allié et regorge d’information comme le site Finances.netvous permettant de suivre l’évolution des différents cours de bourse, de matières premières ou des devises à un seul endroit.

Ces supports ne sont pas « garantis en capital » : comprenez donc que vous pouvez perdre de l’argent si le cours baisse, il vous faudra donc adopter des stratégies de sécurisation, basées surtout sur la diversification de votre investissement.

Pour vous donner une idée, voici une simulation d’un investissement initial de 100000€, et des intérêts générés au bout de 15ans à différents taux : 2, 6 et 10%.

évolution 100k épargne sur 15ans

Sur le graphique ci-dessus, vous constatez qu’avec le même investissement de départ, les sommes obtenues à l’arrivée sont très éloignées.
La raison? le taux auquel l’épargne était investie : 418000€ d’un coté, 134500€ de l’autre, soit283000€ de plus!

Les exemples suivis ne sont pas anodins, l’épargne « bleue » est un livret A qui rapporte 2%, l’épargne verte et rouge sont des placements plus dynamiques type Assurance-vie multi supports ou PEA avec dividendes réinvestis.

Autre point à noter : bien qu’étant aussi éloigné du 2 que du 10%, le 6% réalise une performance beaucoup plus proche du 2 que du 10% : comprenez par là qu’aller chercher un seul % supplémentaire aura un impact beaucoup plus fort que ce vous n’imaginez : doubler le taux d’intérêt de votre épargne vous fera gagner bien plus que le double grâce aux intérêts composés!

Chacun est libre des choix à faire dans sa vie, mais sachez désormais que bouder les placements dynamiques pour votre épargne et lui préférer le livret A revient à consciemment choisir la courbe bleue en ignorant les deux autres.

Il faut toujours garder une partie de son épargne sécurisée, mais si votre objectif est d’assurer votre avenir financier et de devenir indépendant financièrement de l’état, de votre employeur ou de votre famille, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Franchises : succès en vue pour 2015

succès franchise 2015

Moins d’indépendance et de marge de manœuvre, mais plus de sécurité en contrepartie, grâce à la solidarité d’un réseau : c’est la caractéristique d’une activité entrepreneuriale franchisée. Nécessitant des moyens financiers limités et un bon esprit commercial, la franchise séduit. En France, le nombre de franchisés a plus que doublé depuis 1993, atteignant les 65000, pour un chiffre d’affaires de 47,40 milliards d’euros en 2013.

Le modèle de la franchise toujours d’actualité

La crise ? Connaît pas. Après un repli en 2013, les créations d’entreprise en France sont reparties à la hausse dans la plupart des secteurs d’activité l’an dernier. Le commerce et les services aux entreprises représentent à eux seuls près de la moitié du total. Plus de la moitié passent le cap de la troisième année. Les réseaux de franchise y obtiennent les meilleurs taux de réussite. Le salon Franchise expo, qui se tient à Paris du 22 au 25 mars, sera consacré à ce mode de création accompagnée qui multiplie ses adeptes.

La franchise est souvent utilisée dans la grande distribution et dans la restauration rapide. C’est un contrat qui lie une société, le franchiseur, à un entrepreneur, le franchisé ; un échange par lequel le franchisé peut commercialiser des produits ou des services déterminés du franchiseur, en échange d’une compensation directe ou indirecte. Pour être valide, l’accord inclut au minimum :
• l’utilisation d’une enseigne ou d’un nom communs aux deux parties pour la présentation des locaux et/ou des moyens de transport ;
• la communication par le franchiseur d’un savoir-faire ;
• la fourniture continue d’une assistance commerciale.

Parmi les secteurs dynamiques figurent les intermédiations franchisées pour la vente d’automobiles ou le courtage de crédits.

Franchises en vogue : distribution automobile et courtage de crédit

La mise en relation entre vendeurs et acheteurs automobiles, en neuf ou occasion, s’est grandement développée depuis 2004, passant d’un seul réseau à une quinzaine aujourd’hui. Plusieurs enseignes de franchise ont ainsi fleuri autour de l’Agence Automobilière…. Avantage de cette activité, un faible besoin en capitaux : l’investissement initial exigé pour accéder à ces enseignes se situe en moyenne autour des 10 000 euros d’apport personnel (JDN).

Autre activité en croissance, celle des courtiers en crédits, qui vendent leur expertise pour faire jouer la concurrence entre les organismes bancaires. Le syndicat national de la profession déclare assurer un tiers de la distribution des 157 milliards d’euros de crédit annuels du marché français. Il anticipe un doublement des parts de marché dans les cinq ans à venir. Outre les pionniers du secteur, Meilleurtaux.com et Credipro, plusieurs réseaux solides existent. Leur expansion s’appuie en particulier sur le développement des franchises.

Comment financer la création d’une entreprise en franchise

Une solution anti-chomage ? Devenir franchisé sans apport personnel. En effet, le marché de l’emploi est actuellement au point mort, alors pourquoi continuer à attendre alors que rien ne vient. Prendre les choses en main et devenir le seul maître de son destin, voilà un véritable objectif. Sauf que quand on veut monter sa boîte, on ne sait pas toujours comment se lancer. La franchise est une bonne solution pour démarrer sa première entreprise, parce que le lancement est « pré mâché ». L’alternative est d’autant plus alléchante qu’il existe un tas d’aides pour le financement, permettant même d’ouvrir un commerce sans apport. Que demander de plus ?

Le guide de Pole Emploi sur la franchise


Celui qui a décidé d’ouvrir une franchise en étant chômeur ne doit pas le faire sans l’aide de Pole Emploi, qui met à sa disposition des financements et des aides à la création. Mais l’organisme va plus loin. Son guide permet ainsi d’avoir une vision globale des démarches à accomplir pour tendre vers la réussite. Et les secteurs concernés sont nombreux : l’alimentation, les services, la vente, l’automobile, l’immobilier, la restauration…

Commencez par comprendre ce qu’est une franchise : le droit de vendre le produit d’un autre, ou de le mettre en avant de la même façon, en profitant de son nom et de son réseau, contre rémunération. Cela implique des droits mais aussi des devoirs.

Sauter dans le grand bain

Pour un demandeur d’emploi qui se lance, c’est avant tout des économies de temps passé à lancer un concept qui ne fonctionnera peut-être pas. Dans notre cas, l’idée a déjà fait ses preuves, il faut juste tout mettre en oeuvre pour la dupliquer correctement. Vous serez aidé pour cela par la marque, qui vous formera pour vous rendre le plus performant possible. N’oubliez quand même pas que vous êtes indépendant et que ce titre, devenir entrepreneur reste quand même un risque, surtout qu’on n’y demande pas d’expérience particulière. Donc pas d’emballement. Prenez le temps de monter votre projet.

Les étapes à respecter : choisir ce qui vous convient


Comme le dit l’adage, step by step. Vous n’en restez pas moins créateur d’entreprise donc il faut faire les choses dans l’ordre et dans les règles. Commencez par vous demander ce qui est fait pour vous, et pourquoi vous voulez devenir entrepreneur. Avez vous les qualités nécessaires ? Quels sont vos points forts et vos points faibles, quelles sont vos compétences. Prenez conscience des bouleversements que cela occasionnera dans votre vite. Votre famille est-elle prête à vous voir peu à la maison ? Il faut que les membres de votre foyer vous soutienne, donc ne rien faire sans leur approbation.

L’argent maintenant. Même s’il est possible de se lancer sans apport, c’est quand même plus facile avec une petite somme de côté. Certaines franchises ne sont pas données. Les droits d’entrée peuvent être importants. Les moins fortunés peuvent pencher pour celles qui demandent le moins d’investissement financier. Pour cela, la taille et l’emplacement du local est un facteur déterminant.

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Le choix du secteur doit donc être en adéquation avec vos possibilités

matérielles et personnelles.

Trouver la bonne franchise


Cela n’a rien d’évident. Il faut commencer par déterminer le secteur d’activité, puis sélectionner quelques marques. Ensuite, prenez le maximum de renseignements même si cela prend du temps. Une fois le choix effectué, vient le moment de la prise de contact et de l’étude complète du dossier. Des informations précontractuelles complètes sont disponibles chez tous les franchiseurs. Lisez les entre les lignes pour ne rien laisser passer.

trouver la bonne franchise

Si vous êtes déjà arrivé là, vous avez fait un grand pas, mais pas suffisant, puisqu’il va falloir maintenant un business plan qui tienne la route avec un plan de trésorerie sur 3 ans. Ce sont des projections que vous demanderont les banques et vos éventuels partenaires, raison pour laquelle elles doivent s’approcher au plus près de la réalité. A faire avec l’aide d’un expert-comptable. Vous y ajouterez une étude de marché complète. Avec tout cela en poche, choisissez d’exercer en EURL ou avec un autre statut juridique et signez votre premier contrat comme franchisé ! On vous demandera sûrement une partie de l’argent de suite, donc assurez vous d’avoir complété le financement de votre projet.

Les aides au financement d’une franchise


Ce n’est pas parce qu’on a des velléités à se lancer qu’on en a forcément les moyens. Mais le manque d’argent ne doit pas vous décourager. Il y a des aides pour les entrepreneurs, pas trop difficiles à obtenir à condition que le projet tienne la route.

aide au financement

Commencez donc par contacter Oséo, qui dispense des prêts à la création d’entreprise, sur dossier, et pour un montant de 7000 euros. Pour en faire la demande, il faut déjà être immatriculé. Les chômeurs peuvent avoir droit au NACRE, qui est un accompagnement financier au démarrage. Il s’agit d’un prêt à taux zéro, jusqu’à 10 000 euros, qui se substitue au dispositif EDEN qui était à l’époque une subvention. NACRE ne s’obtient que si un prêt bancaire du même montant (au moins) a déjà été décroché, ce qui est le signe de l’intérêt porté à votre dossier. Pour les femmes entrepreneurs, un fonds de garantie spécial leur est dédié, pour 5000 euros par projet. Enfin, l’ADIE dispense des micro crédits pour les exclus du système bancaire classique + des prêts d’honneurs pour les entrepreneurs qui ont besoin de plus grosse sommes. Enfin, pour tous, existe France Initiative réseau qui apporte des financements remboursables tournant autour de 8000 euros.

Le PCE de la BPI

Il fait partie des aides financières pour les chômeurs qui veulent se lancer en franchise, et va de 2 à 7000 euros. Cette somme vient compléter ce que peut mettre à disposition la banque. Toutes les entreprises peuvent en faire la demande, sauf celles relevant du système agricole, de la médiation et de la location financière.

NACRE : de sans emploi à entrepreneur

Etre demandeur d’emploi, c’est l’occasion de mettre le système à contribution pour réaliser son rêve : devenir chef d’entreprise. Le dispositif NACRE permet aux chômeurs de se lancer. Si l’accompagnement est financier dans un premier temps, il s’inscrit aussi dans la durée, pour une création et une reprise. Contrairement aux idées reçues, c’est souvent le montage qui pose problème; et un petit coup de main n’est pas de trop, surtout qu’ici, il dure 3 ans, les années nécessaires pour atteindre la pérennité. Etre accompagné de la sorte permettra aussi d’obtenir un crédit bancaire avec plus de facilités.

Fond de Garantie à l’Initiative des Femmes (FGIF)

Il ne concerne pas tout le monde, mais à leur décharge, les femmes évoluent dans une société machiste et ont un peu plus de mal à trouver les financements nécessaires, d’où la création de ce fonds qui se porte caution à hauteur de la moitié du prêt bancaire. Les risques sont ainsi limités (pas de garanties personnelles à donner). Seules les entreprises de – de 5 ans sont concernées.

L’ADIE avec les micro-franchises

L’association prend de plus en plus de place dans l’activité économique en France, notamment grâce à son implication dans la micro franchise solidaire, qui permet à chacun de créer son emploi en créant une activité qui a déjà fait ses preuves avec d’autres. Ce concept permet de se réinsérer tout en devenant l’acteur de sa vie professionnelle. L’association accompagne le créateur avec des petits prêts, mais aussi des formations. Ces filières d’entreprises clés en main sont limités à quelques secteurs qui ne nécessitent pas de compétences particulières : devenir chauffeur de voiture sans en avoir une, faire des petits travaux, de jardinage ou de couture, livrer des colis, ouvrir son food truck.

L’aide des banques

Certaines sont plus actives que d’autres quand il s’agit de faire un prêt à une personne souhaitant ouvrir une franchise. La Banque Populaire par exemple y a même adjoint un onglet spécialisé sur son site Internet, la BNP à un service spécial qui s’occupe de ces derniers, la Caisse d’Epargne est très impliquée dans la création d’entreprise, le LCL également ainsi qu’HSBC. A  voir aussi : les aides solidaires du Crédit Mutuel.

Tout cela pour dire que ce n’est pas parce qu’on est chômeur qu’on ne peut pas monter sa boîte. Il y a des moyens pour le faire, à chacun de savoir en profiter. Un conseil : avant d’aller frapper aux portes, travailler votre projet pro à fonds.

Lutter contre le stress par la méditation de pleine conscience

Baisse de la productivité, de la concentration, hausse de l’absentéisme… Les conséquences du stress en entreprise ne sont pas minces. S’il existe à ce jour de nombreux outils pour lutter contre le stress, certaines pratiques, déjà en place aux Etats Unis auraient tout intérêt à rentrer de façon plus franche dans l’entreprise. C’est le cas de la méditation de pleine conscience. Analyse avec Christophe André, psychiatre et psychothérapeute, auteur de nombreux ouvrages sur le sujet, dont deux parus en janvier 2015 : « Méditer au travail », et « Je médite jour après jour »*.

Qu’est-ce que la médication de pleine conscience ?

Il s’agit d’un ensemble de techniques dérivées du bouddhisme ayant été laïcisées afin d’être applicables en entreprise, en milieu médical ou scolaire. La méditation de pleine conscience est un système codifié qui s’organise autour d’un nombre prédéfini de séances (en général 8) d’une durée de 2h30, des exercices personnels devant être effectués entre chacune d’entre elle, pour permettre une progression régulière. Enfin, c’est une méthode qui a fait l’objet de nombreuses validations scientifiques.
La méditation de pleine conscience est un entraînement mais aussi un état d’esprit qui amène à se centrer sur le présent et le réel. Cette méthode aide à apprécier l’instant présent mais aussi à mieux accepter les contraintes. Car en cas d’obstacles, l’individu a tendance à entrer dans un schéma virtuel de rumination ou de crainte, voire d’anticipation négative. L’idée n’est alors pas de se couper du monde mais plutôt de rencontrer la réalité sereinement (sans excès de stress) et lucidement (sans amplifier ni dramatiser), tant dans ses aspects positifs que négatifs.

Est-il difficile de travailler ces techniques ?

L’apprentissage de ce type de méditation nécessite quelques mois : l’outil est simple et permet rapidement de mieux vivre, mieux réfléchir et surtout d’avoir un meilleur équilibre émotionnel. Ensuite, il peut être approfondi et perfectionné tout au long de sa vie.

Pourquoi utiliser la méditation de pleine conscience en entreprise ?

Parce qu’il s’agit d’un puissant outil d’équilibrage émotionnel. Plusieurs entreprises américaines dont Yahoo, Google, Nike et Sony l’ont intégré dans leur management et ont pu en apprécier l’efficacité. De même, des officiers et soldats de la très célèbre US Army ont bénéficié de ces programmes afin de revenir des combats avec moins de symptômes de stress post-traumatique. Enfin, de très nombreux sportifs pratiquent la méditation de pleine conscience pour accroître leurs capacités de concentration et de stabilité émotionnelle. En France, quelques entreprises ont fait rentrer ce concept dans leurs locaux, notamment des groupes bancaires et des laboratoires pharmaceutiques.

Comment comprenez-vous cette frilosité française ?

Je pense qu’il faut laisser les choses suivre leur cours. La méditation de pleine conscience est apparue dans les années 90 aux Etats-Unis avant d’arriver en France dans les années 2000. Cela a commencé par le monde de la médecine et de la psychologie, et a été accueilli avec beaucoup de doute et de perplexité. Il a fallu 5 ans pour vaincre la méfiance et cinq autres années pour emporter la confiance. Actuellement, la pleine conscience rencontre un excellent accueil, notamment auprès du corps médical – cancérologues, cardiologues…- qui mesure bien l’apport de cette pratique sur les malades. Quant à l’impact sur les salariés, des études révèlent que la méditation de pleine conscience permet de réduire le taux d’absentéisme, d’augmenter la satisfaction au travail mais aussi de développer les capacités d’attention, de concentration, de créativité.

Que peut faire le RH pour favoriser l’introduction de cet outil ?

La DRH est bien évidemment en première ligne pour introduire la méditation de pleine conscience dans l’entreprise, l’outil permettant d’améliorer le bien-être et la performance… Elle a d’ailleurs tout intérêt à s’informer sur les études réalisées et à se rapprocher de la médecine du travail pour donner davantage de poids à son action. Elle peut initier des groupes pilotes basés sur le volontariat et observer comment l’outil est perçu. Elle pourra ensuite évaluer l’impact de l’outil en termes d’efficacité professionnelle. Si, pour l’heure, il n’y a pas d’association dédiée au monde professionnel, l’association pour le développement de la mindfulness permet de contacter des professionnels experts en matière de méditation laïque. Prochainement, un réseau de praticiens spécialisés dans l’entreprise devrait voir le jour.