7 étapes simples pour surmonter toutes vos peurs

Réussir à surmonter ses peurs est un des sentiments les plus libérateurs du monde !

Je le sais, car j’avais l’habitude de vivre ma vie dans la peur constante. J’avais vraiment peur et je souffrais d’anxiété. J’avais peur de faire ce que je voulais, j’avais peur de parler en public, de passer à la radio, de m’exprimer…

La liste est sans fin. Et je sais que beaucoup de personnes sont encore dans ce cas.

Le chemin de la liberté est long, vous n’y arriverez pas du jour au lendemain, en plus vous allez vous prendre quelques coups. Mais sachez que ne pas prendre ce chemin est pire que la pire de vos peurs.

« Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, essayez de routine, elle est mortelle. » Paulo Coelho

Je suis reconnaissant, je ne vis plus ma vie dans la peur. J’ai réussi à rompre le cycle de mes pensées limitantes qui m’ont créé mon manque d’estime, mes peurs et mon anxiété. Au cours des dernières années, j’ai décidé de m’attaquer à mes peurs et de les faire disparaître une par une. Maintenant j’ai réussi à faire disparaître la plupart de mes peurs à 100 % et je travaille encore sur mes dernières peurs.

Pour faire disparaître vos peurs il existe plusieurs techniques extrêmement efficaces Je vous partage un des nombreux chemins d’une vie sans peur que vous pouvez suivre.

Votre engagement contre la peur

surmonter ses peurs engagementPrenez un engagement pour votre objectif. Décidez de ce que vous souhaitez surmonter et prenez la décision d’agir jusqu’à votre réussite. Le fait de prendre un véritable engagement va vous aider à réussir. Il faut que vous voyiez cela comme un véritable contrat que vous ne pouvez pas rompre. Sans cela il pourrait vous arriver à certains moments de doute et de difficulté de suivre des pensées négatives, telles que : « Je suis bien finalement avec mes peurs » ou « je n’y arriverais jamais, il vaut mieux laisser tomber ». L’engagement que j’ai pris envers moi-même concernant mes peurs, m’as permis de toujours avancer malgré les situations inconfortables dans lesquels j’ai dû me mettre pour faire diminuer mes peurs. Cet engagement commence par la création d’une décision ferme de faire le nécessaire. Pas de retour en arrière même quand cela devient difficile.

Prenez des objectifs

surmonter ses peursVous devez prendre des objectifs réalisables afin d’atteindre ce que vous voulez. Il vous faudra peut-être découper ce que votre objectif final en plusieurs petits objectifs intermédiaires. L’important c’est que vous continuez à avancer. Vous verrez petit à petit votre zone de confort s’agrandir. Vous n’êtes pas obligé de forcer sur votre peur pour la faire disparaître, si vos objectifs sont très inconfortables pour vous, vous pouvez encore les découper en objectif plus petit.

Reprogrammer votre subconscient

subconscient surmonter ses peursVous êtes inconsciemment programmé pour réagir d’une certaine manière face dans les situations où vous avez peur. À chaque fois que vous rencontrez ce même type de situation, vous réagissez de la même manière. Votre cerveau est programmé pour réagir comme ça. Il est parfois difficile de briser ce programme. Beaucoup de personnes vivent avec les mêmes peurs toutes leur vie et ne font rien à leurs sujets. C’est une attitude autodestructrice. La bonne nouvelle c’est que votre subconscient ne fait pas la différence entre ce qui est réel et ce qui est imaginaire. Cela a été prouvé scientifiquement et de nombreux reportages ont relayé l’information. Votre corps va réagir de la même façon.  Par conséquent un moyen très efficace de reprogrammer votre cerveau est d’utiliser le processus de visualisation. Visualisez la façon dont vous vous voulez vous sentir et comment vous aimeriez agir lorsque vous faites quelque chose que dont vous avez peur. Imaginez entièrement la scène : vous ce que vous portez comment vous êtes coiffé, ce que vous ressentez les personnes qui vous entoure… Il s’agit d’une technique extrêmement puissante si l’on apprend à s’en servir correctement.

Apprenez à contrôler vos pensées

penserVos pensées créent votre réalité. Lorsque vos pensées vont vers le négatif, alors vous allez être anxieux et effrayé. Si vous n’arrivez pas à contrôler vos pensées dans les moments cruciaux, alors il vous sera difficile de surmonter votre peur. Un exercice utile est celui d’ Eckhart Tolle « regarder le penseur. Vous pratiquez observer et regarder vos pensées sur une période de temps. La chose étonnante, c’est quand vous devenez l’observateur de vos pensées vous rendez compte de l’essence qui est en vous, quelque chose de beaucoup plus profond (l’observateur). Si vous êtes observateur, vous êtes en mesure de choisir consciemment vos pensées et d’ignorer ceux qui vous sont inutiles et craintifs.

Apprenez à vous parler correctement

petite voix interieurLes mots que vous utilisez sont très importants. L’objectif étant de reprogrammer votre subconscient, vous devez faire attention à vos pensées. Vos pensées et vos actions doivent être en harmonie. Il ne sert à rien de passer à l’action à l’action et de vouloir changer vos pensées, si vous ne faites que de parler de peur toute la journée.  Bien sûr, vous pouvez exprimer vos sentiments, mais faites attention à ne pas entretenir tout le côté négatif par vos paroles. Il faut être congruents pensées, paroles et actions doivent être du même côté.

Acceptez vos limites

stop peurLe fait de pousser trop loin peut avoir l’effet inverse de celui que l’on souhaite. Chaque personne à des limites qu’elle peut dépasser. Mais dépasser sa limite fait mal, Si vous allez trop loin trop vite, vous pourriez vous dire que c’est trop difficile et décider d’abandonner. Poussez un peu vos limites, mais lorsque vous voyez que vous avez déjà beaucoup poussé, soyez indulgent avec vous-même et faites une pause. Le changement se fait d’une manière graduel, pas en une fois.

Arrêtez d’être sérieux, amusez-vous

contre la peurJ’ai remarqué que les gens prennent les choses vraiment trop au sérieux. Même le plus petit des évènements est pris au sérieux alors qu’il n’a aucune importance sur le reste de votre vie. Ils oublient que la vie est amusante, ils oublient de sourire de vivre leur vie. A la place de ça, ils stressent sur des évènements de moindre importance. La vie est un jeu, avec un mélange de hauts et de bas. Vous allez jouer, faire des erreurs, apprendre et devenir meilleur. C’est normal, c’est comme cela que l’on apprend de nouvelles compétences et que l’on surmonte sa peur.

Lorsque vous aurez dépassé vos peurs, vous vous sentirez comme diffèrent, plus libre…

Et vous, où en êtes-vous au sujet de vos peurs ? Répondez-moi en commentaire.

6 hacks cerveau pour dépasser la peur et continuer à avancer dans l’aventure de votre vie

S’engager pour l’aventure de votre vie, que ce soit créer un business, quitter votre emploi, changer de carrière, entreprendre, est vraiment le frisson de votre vie. Hackez votre cerveau pour dépasser la peur!

Quand j’ai décidé de prendre un nouveau départ dans la vie, en quittant le salariat, en 2011, je ne savais pas vraiment ou j’allais. J’étais au chômage, je construisais juste ce blog, et je me disais que ça m’aiderait à m’ouvrir de nouvelles opportunités pour être à mon compte, indépendant.

On va dire que j’ai eu 2 ans de vraiment incertitude intense à être effrayé jour et nuit. 2 ans à recréer des conditions pour gagner ma vie financièrement. Quand vous n’avez de diplôme, n’avez exercé que des petits-jobs, je peux vous dire que passer de salarié à indépendant représente un sacré défi.

Je suis devenu entrepreneur un peu par la force des chose, et en même temps j’avais envie de ça.

Si vous voulez devenir entrepreneur, vous allez être face à la peur. Vous avez quotidiennement de l’incertitude à combler. Vous allez vous demander si votre « rockette » va tenir le coup. Vous allez vous demander si vous n’allez pas mourir. J’ai eu des périodes plus ou moins fortes d’incertitudes. J’ai eu des mois ou je ne voyais pas d’argent arriver. Pour la première fois de ma vie j’ai commencé à avoir des dettes.

C’est parfois le noir complet, et ça peut tourner à l’humiliation publique.

Je peux avoir des jours où d’un coup je prend conscience d’où je suis. Je me dis « il te reste 1 mois d’économie, tu as zéro client, zéro prospect en vue, tu ne pourras pas payer tes factures. » J’ai pas le moral, je suis fatigué, et je crois que cette situation va être éternelle, que je n’aurais ni la force ni la capacité de changer le court des choses.

Avant je pouvais rester dans cette situation 1 semaine. Tétanisé. Cloué au sol. Maintenant, le lendemain, ou en 2 jours c’est oublié, et je suis reparti de l’avant, en ne laissant pas la peur court-circuiter mon cerveau.

Se retrouver face à ces choses et inévitable. Non-négocitable. Tous les entrepreneurs connaissent ça.

La force, quand vous venez de vous lancr dans le vide, vous là trouvé dans ce simple constat: Si vous ne faites rien, l’épée de Damoclès au dessus de votre tête tombera à brève échéance…

AFFRONTER LA PEUR

La plupart des gens ne vivent jamais à leur plein potentiel qu’ils ont en eux. Ils se retrouvent à 50 ou 60 ans avec une expérience de vie qui n’est qu’une fraction de ce qu’ils étaient vraiment capable. Pourquoi? Qu’est-ce qu’y les a arrêtés? Une seule chose: la peur.

La peur peut bloquer et enterrer votre potentiel.

Beaucoup de gens qui ne se lancent jamais dans les montagnes russes entrepreneuriales sont des gens qui pensent que les entrepreneurs sont immunisés contre la peur, qu’ils sont de courageux preneurs de risques qui ne doutent jamais de rien.

C’est très loin de la vérité.

C’est la flippe intense pour tous. Surtout au début de l’aventure.

Le courage n’est pas l’absence de peur. Comme l’a dit Nelson Mandela « Le courage c’est le triomphe par dessus la peur. L’homme brave n’est pas celui qui n’a pas peur, mais celui qui conquiert cette peur. »

Ceux qui décident ce s’engager et continuer dans l’aventure de leur vie ne le font par absence de peur, mais parce qu’ils mettent juste un pied devant l’autre chaque jour.

LA PEUR N’EST PAS RÉELLE

Oui, vous ressentez la peur. Mais la peur elle-même n’a aucune réalité. C’est juste une invention de votre mental pour vous protéger contre un évènement que votre cerveau pense comme dangereux pour votre vie.

C’est pourquoi certains peuvent se balader à 400m de haut sur une antenne de gratte-ciel, sans aucune protection, et s’amuser, alors que d’autres sont tétanisés par se jeter d’un avion en parachute.

La réalité est la même, c’est juste l’interprétation du cerveau qui est différente. La réponse émotionnelle est différente.

2 personnes peuvent regarder un chien. L’une va le trouver adorable. Et l’autre va l’interpréter comme une menace, un danger, et ressentir la peur.

Appelez un prospect, ou un client de rêve n’a rien d’effrayant. Il n’y a rien de dangereux là. La seule chose de dangereuse vient du fait de comment votre cerveau l’interprète. La peur est un phénomène qui réside uniquement dans votre cerveau. Une fois que vous avez compris que c’est votre imagination qui s’emballe, alors vous commencez à comprendre comment gérer la peur.

(Ressource: lien affronter la peur)

6 HACKS DE CERVEAU POUR DÉPASSER LA PEUR, LA CONQUÉRIR

1. REMETTEZ LES CHOSES EN PERSPECTIVE

Séparez la réalité de la fantaisie. Ce n’est pas un lion — c’est un téléphone. Si vous appelez votre client de rêve, et qu’il répond, il ne va pas vous manger.
Si vous avez une présentation à faire face à une large audience, ils ne vont pas vous attaquer. Vous n’êtes pas en danger mortel.

Donc de quoi avez-vous peur? Du film délirant que vous vous faites…

Une bonne question à vous poser c’est: « Si je fais ça, est-ce que je vais mourir? »Si la réponse est non, alors c’est que vous êtes trop dramatique. Ça ne devrait pas avoir de pouvoir sur vous.

2. C’EST LA PEUR DE LA PEUR DONT VOUS AVEZ PEUR

Étrangement, ce n’est même pas appeler un étranger ou faire ce speech qui génère notre peur, c’est l’anticipation de le faire — ce qui est, encore une fois, une illusion de l’esprit.

En 1960, le chercheur Seymour Epstein est devenu curieux à propos des skydivers. Il découvrit que le rythme cardiaque des parachutes augmentait à mesure que l’avion monté. Plus il montait, plus l’anxiété montait. Mais ce à quoi il s’attendait pas, c’est que dès que les parachutistes avaient sautés, leur rythme cardiaque déclinait drastiquement. Ils prenaient même du plaisir.

Donc en fait, la partie la plus effrayante de l’expérience était l’illusion de comment l’évènement allait se passer. En d’autre termes, c’était de l’anticipation de la peur…

Dès que vous êtes engagé dans l’activité, le cerveau réalise que vous n’êtes pas nez à nez avec un prédateur. Vous n’allez pas mourir.

« Souvenez-vous: La peur fait plus mal que la chose dont vous êtes effrayé. »

3. JUSTE 20 SECONDES DE COURAGE

Si vous y réfléchissez de quoi avez-vous vraiment besoin pour faire avancer votre business, où aller plus loin dans votre aventure entrepreneuriale? Un coup de téléphone.

Nous sommes en fait des lâches 99,9305556% du temps. Sauf pour 3 fois dans la journée pour 20 secondes où ils nous faut nous lancer.

Pourquoi 20 secondes? Parce qu’en 20 secondes, vous pouvez….

  • Prendre le téléphone et appeler ce prospect « Grand Kahuna »
  • Vous pouvez vous introduire à un client de rêve lors d’un évènement networking
  • Vous pouvez aller voir un cercle étranger, et dire « salut »
  • Vous pouvez activer le jet d’eau froid pour une douche écossaise
  • Vous pouvez la ou le demander demander pour un rendez-vous
  • Vous pouvez sauter d’un avion
  • Vous pouvez dire « non » quand vous savez que ça être impopulaire

Une fois passé ces 20 premières secondes, vous êtes dedans, et dans 99% des cas, vous découvrez que vos appréhensions étaient une imagination de votre cerveau, et qu’en fait vous n’avez déjà plus peur.

Vous n’arriverez jamais à convaincre votre cerveau que vous jeter d’un avion est une bonne idée. Alors comment vous faites? Vous vous prenez, et vous vous jetez… vous ne cogitez pas.

« En fait, les activités qui vous effraient le plus sont celles qui peuvent vous provoquer une percée dans votre succès. Jetez-vous! »

Imaginez à quel point votre vie pourrait changer, et comment vous pourriez accomplir, multiplier votre succès, devenir important si vous aviez 20 secondes de braverie 3 fois par jour.

Se jeter 20 secondes…. juste le temps d’avoir une éphémère frayeur.

4. FOCALISEZ VOUS SUR LA TÂCHE, PAS SUR LES CONSÉQUENCES

Votre cerveau est une reine du drama! Il fait des montagnes de taupinières. Il voit un insecte est il en fait un Tyrannosaurus rex. On pourrait appeler ça l’effet distordu.

Vous savez, c’est comme cette famille qui perd de vu son enfant au supermarché. 2minutes perdu de vu. D’un coup c’est la panique. Ils demandent à tous les passants s’ils n’ont pas vu leur enfant. Ils appellent la sécurité. La sécurité arrive. 2 policiers du coin en poste arrivent aussi. Ils imaginent les pédophiles, les meurtriers. En 3minutes c’est une équipe entière qui se monte pour une recherche de grande envergure.

Puis d’un coup. La gamine arrive. Les parents criants, pleurants: « je pensais t’avoir perdu, ou étais-tu? » Et la gamine répond « j’étais là, au magasin au coin, à regarder une paire de pantalons » Elle était à 10 mètres.

En l’espace de 12minutes, le cerveau du père et de la mère est partie dans une réalité magnifiée, voyant leur fille enlevée, molestée, assassinée.

C’est ça l’effet distordu.

Ça nous arrive à tous… mêmes aux meilleurs.

« La solution c’est de se focaliser sur la tâche, et non les conséquences. Comme ça vous enlevez la pression. »

Quand Michael Jordan prend le shoot final qui décidera de la victoire ou pas pour le titre suprême, il ne pense pas aux conséquences. Il est dans l’instant. Il pense juste au shoot — il a fait ça des millions de fois. 

Quand Tiger Woods arrive au final de son 18 trous du Masters le dimanche, il ne pense pas au coup qui pourrait faire 500.000 dollars de différence entre la victoire ou la seconde place. Il ne pense pas aux retombées sur les contrats publicitaires qui pourraient lui rapporter des millions supplémentaires. Il pense juste à la tâche. Mettre la balle dans le trou. Il l’a fait des millions de fois.

Les mêmes règles s’appliquent partout. En entrepreneuriat aussi.

Quand vous allez voir un client pour la première fois, que personne ne se connait en fait, vous avez juste à vous pointer dire « Bonjour », être adapté socialement, bien parler, bien pitcher, et quand on vous dit « signes ici », vous signez. Vous ne pensez pas aux enjeux à long termes, aux milliers d’euros que pourrait vous rapporter ce client. Vous êtes juste dans la tâche.

Ne laissez pas votre cerveau s’emballer avec l’effet distordu qui magnifie les conséquences (et imaginent souvent des choses négatives et fausses).

5. SE DÉSENSIBILISER À LA PEUR

S’il y a bien une organisation qui comprend la peur mieux que n’importe quelle autre, c’est bien les militaires.

Quand les nouvelles recrues arrivent, ils sont indisciplinés, jamais allés bien plus loin que le nid familiale de maman. Ils les amènent à travers les camps militaires, et en font des guerriers sans peur. 

Ils sont confrontés à de la peur répétée, de la pression, et du stress. Comme ça, le jour où ils sont en Afghanistan et que les balles siffles au dessus de leurs têtes, ils ne partent pas courant dans le sens opposé.

Vous n’allez pas à la guerre.

 Mais vous avez aussi besoin de vous désensibiliser à la peur, en y faisant face régulièrement. Écrivez cet article. Osez dire vraiment ce que vous pensez souvent. Appelez régulièrement des prospects. Pitchez-vous face à des inconnus. Essayez de conclure la vente. Rencontrez des gens. Osez être vous. Lancez votre business malgré la peur, malgré le risque financier, et levez-vous chaque jour faire les actions dont vous avez peur.

Non seulement la peur perdra de l’emprise sur vous, mais la peur elle-même peut devenir la chose précise qui sépare votre succès de la médiocrité de tout le monde.

6. RENDRE LA PEUR ET L’ÉCHEC FUN

Darren Hardy avait 20 ans quand il s’est lancé dans le business immobilier. Un novice complet. A son premier séminaire immobilier, il demanda au speaker de déjeuner avec lui pour avoir ses meilleurs conseils pour avoir du succès dans l’industrie.

Il répondit: « mon meilleur conseil? Bien sur. Vas échouer. Beaucoup. »

Darren Hardy fut un peu surpris par la réponse, lui disant qu’il pensait que c’était plutôt l’opposé: éviter l’échec.

 Le speaker lui dit: « La clé du succès c’est l’échec massif. Ton objectif est d’échouer plus que la compétition. Dans tous les succès, celui qui échoue plus, le plus rapidement, et le plus grandement et celui qui gagne »

Pour clarifier il prend un serviette de table, un stylo et écrivit: « La vie, la croissance, l’accomplissement » Il dit, « cela fonctionne comme une pendule ». Il désigna un diagramme sur la serviette. « D’un côté l’échec, le rejet, la défaite, la tristesse, et la douleur De l’autre côté, tu as le succès, l’acceptation, la victoire, la joie, le bonheur. Si tu reste immobile dans la vie, tu n’expérimentera pas tellement d’échec et de douleur. Mais tu ne trouveras pas tellement de succès et de bonheur non plus. »



« Avec le temps, » il continua, « la plupart des gens se débrouillent pour rester dans leur zone de confort. Ils peuvent seulement permettre à la pendule de se balancer à une courte distance de la douleur, du rejet, de l’échec, en conséquence ils expérimentent seulement un petit degrés de joie, de connexion, et de succès de l’autre coté du swing. »

La clé, c’est que vous ne pouvez pas expérimenter un côté sans une égale proportion de l’autre. Les gens pensent qu’ils peuvent avoir le succès sans échec, l’amour sans les prises de tête, la joie sans le tristesse. Il y a la gravité de la pendule, et le swing de l’échec et du succès.

Il ajouta, « Maintenant, tu ne peux pas contrôler le côté du succès. Souvent ce que tu poursuit t’échappes. Mais le côté de la pendule que tu peux contrôler c’est l’échec et le rejet. C’est pourquoi ton travaille est de faire swinger la pendule aussi haut et fort que tu peux. Vas échouer. Grand. Et vite. »

Je ne crois pas qu’aucun entrepreneur aime se prendre des tôles, d’échouer souvent. Mais ça fait parti du processus. Ils ont accepté cette part du processus que beaucoup refusent.

Ils savent aussi rapidement se remettre en scelle. Ils sont résilient.

Grandes manoeuvres en vue dans le secteur des services à la personne

Le secteur, qui compte de nombreuses associations et 25.000 entreprises et franchises, commence à relever la tête après plusieurs années noires. Rachats et restructurations s’amorcent…

Soulagement chez les professionnels du service à la personne. Au terme d’une bataille ardue au Sénat, ils ont finalement réussi, fin mars, à surseoir à une nouvelle réforme prévue dans la loi sur le vieillissement dont ils ne voulaient pas : la fusion des deux régimes en vigueur dans les sociétés de services aux personnes âgées. La loi prévoyait de supprimer le régime actuel d’agrément par l’Etat, avantageux car il permet la liberté tarifaire. Ne restait alors, pour les entreprises privées, qu’une seule possibilité : obtenir, comme les nombreuses associations du secteur, une autorisation du conseil général. Un régime moins avantageux financièrement car la tarification y est administrée. Face à la bronca, un compromis – sous forme d’expérimentation – a pu être trouvé. « C’est le signe qu’une partie du gouvernement commence à comprendre que nous sommes des créateurs d’emplois et que nous rapportons plus que nous ne coûtons », assure Maxime Aiach, le patron d’Acadomia et président de la Fédération des services à la personne.

Pas question pour autant d’« abandonner le combat ». Celui que les acteurs mènent depuis quatre ans contre « l’instabilité réglementaire et fiscale » (hausse de la TVA, du forfait…) qu’ils rendent responsable d’une fuite des clients et investisseurs, alors que le secteur connaissait un véritable âge d’or. Boosté par les évolutions démographiques et les aides fiscales, les services à la personne, construits autour du triptyque « ménage, garde d’enfants, seniors », ont connu un essor fulgurant entre 2007 et 2011. Se targuant même d’avoir créé 390.000 emplois (dont en réalité de nombreuses régularisations de travail au noir). Mais la chute a été rude : en 2013 le chiffre d’affaires a baissé de 7 %  (20 milliards d’euros) et 50.000 emplois a temps plein ont été détruits depuis 2010 (sur 2 millions). Le secteur associatif a dû supporter des avaries dans le versement de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie), lié au mauvais état des finances départementales. Selon l’UNA, le réseau d’employeurs à but non lucratif, les versements de l’APA ont diminué de 2,8 % et les dépenses liées aux autres formes d’aide à domicile (aide ménagère, portage de repas…) ont reculé de 11 % en 2012. En 2013, ses services « ont perdu 42 centimes par heure soit un déficit de 7,8 millions d’euros ».

Un secteur concurrentiel

L’APA sera revalorisée début 2016. Ce ne sera sans doute pas la seule réforme à venir : jeudi dernier, à l’Assemblée nationale, lors d’un débat consacré au secteur, des parlementaires ont pointé la question du ciblage des aides : « 22 % des personnes qui déclarent des dépenses de service à domicile n’ont droit à aucun avantage fiscal », a rappelé la députée PS Martine Pinville. De son côté, la secrétaire d’Etat aux Personnes âgées, Laurence Rossignol, affirme vouloir aider la filière à se structurer, notamment s’agissant des services rendus aux plus âgés. « Les 8.000 structures à destination des personnes âgées ou handicapées sont très mal réparties sur le territoire », a-t-elle rappelé. Entre les entreprises privées et le secteur associatif, s’est implicitement noué un Yalta : aux entreprises de services à la personne les villes, aux associations, les zones rurales, plus difficiles à couvrir, moins rentables.

Convalescente, fragile, la filière est encore en pleine structuration. Mais les professionnels entrevoient des jours meilleurs. « On sent un frémissement sur le marché », assurent Maxime Aiach et Alain Bosetti, le président du Salon des services à la personne . Ce dernier tempère toutefois : « Le secteur, très concurrentiel, va se recomposer : concentrations, rivalité entre anciens et modernes, marketing à tout-va, bataille technologique… » Les grandes manœuvres s’amorcent. Sous mon toit a repris Avidom, et Orpea, qui gère des maisons de retraite, s’est emparé de deux sociétés de services, Adhap Services et Domidom. « Nous pouvons proposer un continuum de prise en charge », fait valoir Damien Cacaret, président d’Adhap Services. Le marché des seniors ouvre des perspectives : le réseau Axeo a créé un service Internet ad hoc et se rapproche de La Vitrine médicale, spécialisée dans la location-vente de matériel médical. D’autres lorgnent du côté de la domotique. La concurrence avec les particuliers employeurs (qui pèsent 70 % du chiffre d’affaires) et le travail au noir – surtout dans certains départements comme les Bouches-du-Rhône – est plus difficile à gérer. Notamment pour recruter et fidéliser une main-d’œuvre peu qualifiée, mal payée, souvent à temps partiel. La formation est alors un atout : O2 vient ainsi d’accompagner 500 salariés vers le CAP petite enfance. « Notre ambition est de faire de ces activités de vrais métiers, pas des petits boulots », explique le directeur du développement, Eric Schneider. C’est aussi une priorité pour le gouvernement, alors que 160.000 postes seront à pourvoir dans le secteur d’ici à 2022. Enfin, le secteur entretient une relation ambivalente avec les nouvelles technologies. Qu’ils utilisent de plus en plus, mais dont ils redoutent les effets. Et en particulier la concurrence des nouvelles plates-formes collaboratives montées par les géants du Net.

Crise : 3 conseils pour réagir face à des accusations

  • Pour prévenir crises, direction générale réaliser audits réguliers déterminer risques potentiels activités l’entreprise, puis chercher moyen d’y remédier.

Un rapport de Greenpeace dénonce les pratiques de grands noms de la mode. Gilles Delanoë, directeur conseil en gestion de crise, communication sensible et affaires publiques chez Heiderich Consultants explique comment réagir quand l’entreprise est ainsi mise en cause.

Armani, Diesel, Dolce&Gabbana, GAP, Hermès, LVMH, Versace… Ces grands noms de la mode ont tous récemment été montrés du doigts par Greenpeace. L’organisation non gouvernementale réalise chaque année depuis juillet 2011 une campagne « Detox » pour dénoncer l’usage de produits toxiques dans la fabrication des vêtements, chaussures et accessoires. A l’heure du bilan 2015, seize marques ont pris des mesures concrètes, deux sont accusées de « greenwashing » et onze autres n’auraient pris aucun engagement pour changer leurs méthodes de fabrication. Comment l’entreprise doit-elle réagir quand une ou plusieurs de ses marques se trouvent incriminées ?

1) Prendre acte

Gilles Delanoë, directeur conseil en gestion de crise, communication sensible et affaires publiques chez Heiderich Consultants préconise de prendre la parole : « Tout silence signifie le mépris. Il faut absolument répondre, tout en se laissant le temps d’évaluer la situation et de construire son argumentaire. » L’expert propose de publier un premier message prenant acte de l’information et précisant que l’entreprise va se pencher sur les faits incriminés afin d’en vérifier la véracité. Cette communication de crise doit également être adressée aux actionnaires et aux salariés, qui sont partie prenante dans l’entreprise. « Il vaut mieux prendre les devants plutôt qu’ils découvrent l’affaire dans la presse, ce qui est très déstabilisant. Ils peuvent en effet être mis en porte-à-faux par la situation, notamment lorsqu’ils ont des relations avec l’extérieur de l’entreprise », prévient l’expert.

2) Réaliser une expertise

Une fois la première déclaration publiée, l’entreprise doit mener sa propre enquête, notamment auprès des fournisseurs et sous-traitants. Si les reproches s’avèrent infondés, Gilles Delanoë conseille de se donner le temps de receuillir des preuves avant de les dénoncer avec doigté. « L’étude de Greenpeace a été réalisée à partir d’analyses réalisées par un laboratoire selon un protocole scientifique. Il est possible que l’étude ait été menée sur des échantillons pas assez larges, et donc non représentatifs de l’ensemble de la production, ou de produits non conformes aux procédures de l’entreprise. L’entreprise pourra ensuite exprimer son accord sur le principe de l’étude, pour ensuite pointer avec grande précision les points de dissonance relevés par l’enquête. »

3) Instaurer une démarche de changement

Si les faits reprochés sont exacts, « l’entreprise doit reconnaître que ses pratiques ne sont pas optimum et instaurer un plan d’action pour y remédier, assure Gilles Delanoë. Cette action doit être portée par la direction générale et tous les salariés doivent y adhérer. » La création d’une charte peut s’avérer utile, aussi bien pour l’interne qu’auprès des sous-traitants. Pour plus de transparence dans l’engagement, l’expert incite les entreprises à« instaurer un point annuel avec la société civile, notamment à travers un rapport annuel développement durable. »

Réaliser des audits réguliers

« Aujourd’hui, tout peut devenir une crise potentielle », prévient Gilles Delanoë. Pour éviter ce genre de situation, mieux vaut prévenir que guérir. L’expert explique que les directions générales doivent régulièrement réaliser une étude des risques de toutes leurs activités afin d’évaluer les problèmes potentiels qui pourraient mettre à mal la réputation de leur entreprise. Et si l’entreprise décide d’agir pour améliorer son impact environnemental ou sociétal, mieux vaut attendre avant de communiquer : « la démarche responsable doit être réelle et les plans d’actions doivent être largement engagés, insiste l’expert. Le comité de direction doit également avoir un droit de regard sur la communication corporate. Il faut d’ailleurs savoir être humble en la matière, car l’évolution de l’entreprise prend toujours du temps. »

21 heures, c’est le temps moyen que les entreprises prennent pour communiquer après le début d’une crise… et seulement après 48h dans 18% des cas, tandis que 28% des crises sont relayées par les médias internationaux dans l’heure qui suit leur déclenchement.
53% des entreprises touchées par une crise de réputationn’ont pas retrouvé le niveau de leur cours de bourse un an après.
Source : Etude cabinet d’avocats d’affaires Freshfields Bruckhaus Deringer (2013)

4 aspects importants de l’intelligence émotionnelle impliqués dans le leadership

« Qu’est-ce qui fait un(e) grand(e) leader? Les connaissances, l’intelligence et la vision, bien sûr« , écrit le psychologue Daniel Goleman, auteur du livre Leadership: The Power of Emotional Intelligence (1), dans le New York Times.

À cela, dit-il, il faut ajouter la capacité d’identifier et de gérer les émotions – les vôtres et celles des autres – ainsi que de gérer les relations. Les qualités associées à cette « intelligence émotionnelle » distinguent les meilleurs leaders en entreprise, dit-il.

Il dresse cette liste de compétences liées à l’intelligence émotionnelle importantes à mettre en œuvre pour un(e) leader :

  1. La conscience de soi
    • La confiance en soi réaliste
      Vous comprenez vos propres forces et vos limites; vous agissez avec compétence et savez quand vous appuyer sur quelqu’un d’autre de l’équipe.
    • La compréhension de ses émotions
      Vous comprenez vos émotions. Être conscient de ce qui vous met en colère, par exemple, peut aider à gérer cette colère.
  2. L’autogestion
    • La résilience
      Vous restez calme sous la pression et récupérez rapidement suite aux bouleversements. Vous ne ruminez ou ne paniquez pas. En cas de crise, les gens se tournent vers le chef pour se rassurer; si le chef est calme, ils peuvent l’être aussi.
    • L’équilibre émotionnel
      Vous gardez tout sentiment de stress sous contrôle – plutôt que d’être agressif avec les gens, vous leur faites savoir ce qui ne va pas et quelle est la solution.
    • La motivation
      Vous continuez à avancer vers des buts lointains malgré les revers.
  3. L’empathie
    • L’empathie cognitive et émotionnelle
      Parce que vous comprenez les perspectives des autres, vous pouvez exposer les choses de façon à ce que les collègues comprennent. Et vous sollicitez les questions pour vous en assurer. L’empathie cognitive, ainsi que la lecture précise des sentiments d’une autre personne permet une communication efficace.
    • Une bonne écoute
      Vous portez attention aux autres et prenez le temps de comprendre ce qu’ils disent, sans parler pour eux ou détourner le sujet.
  4. Les compétences relationnelles
    • Une communication convaincante
      Vous exposez vos points de façon persuasive et claire de sorte que les gens soient motivés et que les attentes soient claires.
    • L’esprit d’équipe
      Les gens se sentent détendus en travaillant avec vous. Un signe: ils rient facilement en votre présence.

Workday, l’entreprise qui prédit votre démission

Un logiciel permet de comparer l’évolution de votre carrière à celle d’anciens collaborateurs ayant suivi le même parcours.

Workday est une société spécialisée dans les technologies pour les ressources humaines. Son projet : permettre à votre employeur de savoir que vous êtes sur le point de partir – de préférence, avant même que vous ayez commencé à chercher un autre travail. Bien que cela ressemble à un scénario terrifiant à la Big Brother, il est plus question de statistiques que de « contrôle de l’esprit ».

L’algorithme mis au point par la société Workday se base notamment sur la date d’embauche et la date de la dernière promotion

Le nouveau logiciel de Workday, que l’entreprise souhaite lancer en 2016, fonctionne en observant la progression de votre carrière et en la comparant à celle d’autres employés ayant suivi le même parcours. Donc, si les personnes qui ont occupé un poste similaire au votre ont quitté l’entreprise après deux ans en poste, Workday pourrait envoyer une note à vos patrons pour leur faire savoir que vous pourriez être prêt à partir.
L’idée est d’être capable de conseiller ses clients, par exemple « donnez une promotion à Jeanne », ce qui leur permettrait de conserver leurs meilleurs employés.

« Ce n’est pas Skynet, on n’essaye pas d’exterminer toute l’humanité ici », nous a confiés le VP des produits technologiques de Workday. « Il s’agit d’appuyer votre jugement ». Workday est une entreprise âgée de neuf ans qui fabrique des logiciels pour aider des grandes entreprises à manager leur personnel, à établir leur hiérarchie et suivre précisément le rendement des ventes de leurs employés. Mais dans leur prochaine gamme de produits, ils prévoient d’aller au-delà du simple traitement d’informations. Ils veulent utiliser un moteur de recommandations similaire à ceux utilisés par des entreprises axées sur le consommateur comme Pandora ou Facebook.

Dans sa prochaine gamme de produits, Workday prévoit d’utiliser un moteur de recommandations

L’année dernière, ils ont engagé Mohammad Sabah, qui avait travaillé sur l’algorithme de recommandation de films de Netflix en tant que responsable scientifique des données. Pour déterminer quand un employé est sur le point de quitter l’entreprise, Workday se base sur des données provenant de plusieurs sources. Tout d’abord, l’entreprise ratisse une base de données de 300 millions d’annonces d’emplois sur Internet pour déterminer quelles compétences sont les plus demandées aujourd’hui.

En plus de regarder la description des tâches d’un employé, l’algorithme prend en compte des facteurs comme le temps déjà passé dans l’entreprise et la date de la dernière promotion. Etant donné que les clients de Workday sont tous de grandes entreprises comptant des milliers d’employés, toute personne peut être comparée à des employés similaires. En testant ses produits avec un gros client, Workday a été surpris de découvrir que le facteur le plus déterminant dans le départ d’un employé performant était son secteur de responsabilités – bien plus que son salaire ou le temps écoulé depuis sa dernière promotion.

En se basant sur ces informations, l’outil peut affirmer que promouvoir un IT Manager vers un poste d’ingénieur en logiciels pourrait faire baisser ses chances de partir de 30%. A défaut d’autre chose, ajoute David Beck, cette sonnette d’alarme peut aider des managers à savoir à quel moment parler à un employé de ses prochains mouvements.

Workday nous a donnés cette maquette pour nous montrer à quoi ressemblera le logiciel :

A l’avenir, Workday espère pouvoir se servir de ces données pour prédire quels employés seront les plus productifs dans les prochaines années et les responsabiliser en leur donnant accès à ces data.

« Notre enthousiasme pour ce système de conseils vient du fait que nous le voyons comme le nouveau standard de référence pour les entreprises », résume Dan Beck.

Google bientôt « mobile-friendly » : les 5 ressources pour bien se préparer

SEO gratuit : bien se préparer à la mise à jour mobile-friendly du 21 avril Google

Plusieurs outils gratuits peuvent aider à bénéficier du label « mobile-friendly » qui sera privilégié dans les résultats sur mobile à partir du 21 avril.

Les SEO ne sont plus les seuls, tous les acteurs du Web commencent à le savoir : le 21 avril prochain, Google va changer les résultats qui remontent sur smartphones. A partir de cette date, le moteur de recherche va privilégier les pages optimisées pour mobile, et plus précisément celles qui bénéficient du label « site mobile » (ou « mobile-friendly » en anglais). Des salariés du moteur l’ont clairement annoncé : une page ayant ce label sera favorisée dans les résultats après ce 21 avril. Il reste donc 8 jours avant le déploiement de cette mise à jour majeure.

Pour les sites qui n’ont pas de pages bénéficiant du label « site mobile », il n’est pas trop tard.

Un label attribué en temps réel

Pour les sites qui n’ont pas de pages bénéficiant de ce label, il n’est pas trop tard. Certes, ils pourront difficilement obtenir le label avant cette date, mais ils pourront toujours effectuer le travail nécessaire pour en bénéficier plus tard : Google l’a bien dit, le label sera attribué presque en temps réel. Plus exactement, dès que les robots de Google auront parcouru et indexé une page récemment optimisée, et apprécié sa compatibilité mobile, cette page pourra bénéficier juste après du label « site mobile ».

Plusieurs ressources peuvent aider à mener à bien le travail d’optimisation qui vise à être récompensé par le label. Le moteur a en effet mis en place de la documentation, des outils de test, et de nouveaux rapports dédiés dans Google Webmaster Tools

 1- La documentation. Ce n’est pas franchement la partie la plus ludique ou excitante du travail d’optimisation, mais cette documentation a le mérite d’exister en français, de s’adresser à tous les niveaux, et d’employer des termes clairs, parfaitement compréhensibles par des non techniciens. Google explique par exemple de manière assez pédagogique comment migrer un site WordPress vers un site mobile-friendly toujours basé sur ce CMS. Des ressources plus techniques et tout aussi claires existent également.

Des outils de tests et de nouveaux rapports dédiés dans Google Webmaster Tools

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Exemple d’une page qui ne passe pas le test mis au point par Google. © Capture – Google

 2- Mis en place par Google, un outil de test permet de vérifier si une URL est jugée optimisée pour les mobiles par le moteur. N’importe quelle URL peut être analysée. Attention, certaines pages peuvent passer ce test avec succès, mais sans remonter dans les pages de résultat avec le label… Il est donc préférable de bien vérifier et de se fier aux résultats remontés réellement par le moteur sur smartphone, finalement plus exigeants. L’outil de test donne toutefois de précieuses indications, et peut expliquer pourquoi une page ne bénéficie pas du label – autant de points qu’il restera donc à améliorer.

Des ressources très utiles ont aussi été ajoutées à Google Webmaster Tools ces derniers mois.

 3- Baptisé « Compatibilité mobile« , un nouveau rapport relève notamment les problèmes d’ergonomie que Google n’apprécie pas. Accessible en bas du menu « Trafic de recherche », il est pensé pour résoudre les problèmes d’ergonomie et de SEO mobile d’un site. Parmi les erreurs qu’il peut relever et lister : « éléments tactiles trop proches », « utilisation de contenu Flash », « fenêtre d’affichage non configurée », « petite taille de police », « taille du contenu non adaptée à la fenêtre d’affichage » ou encore « fenêtre d’affichage non configurée ». Cliquer sur les erreurs permet de voir sur quelles pages du site Google les a rencontrées, et la date de leur dernière détection. Là aussi des pages d’explication peuvent aider à résoudre des problèmes bloquant l’obtention du label « site mobile ». Pas de panique toutefois : un site peut avoir de nombreux problèmes relevés dans ce rapport « d’ergonomie mobile » et bien bénéficier du label dans les pages de résultats.

 4- Une autre nouveauté a fait son apparition dans Google Webmaster Tools en 2014 : de nouveaux indicateurs concernant les déclinaisons mobiles des sites web (type m.monsite.fr). Quand une déclinaison mobile est étudiée par l’outil, ces indicateurs apparaissent lorsque le filtre « mobile » (à la place de « web ») est activé. Ils révèlent notamment les mots-clés qui ont fait remonter la déclinaison mobile du site. Très intéressant également, ils incluent aussi les requêtes faisant remonter des URL desktop mais qui redirigent vers la déclinaison mobile.

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Les sites ayant une mauvaise note en matière d’expérience utilisateur sur mobile pourront travailler une liste de points détaillés par Google. © Capture – Google

 5- Des tests réalisés sur le service PageSpeed Insights peuvent aussi révéler des points à améliorer.Travailler la rapidité d’affichage des sites et plus globalement leur « performance web » est souvent conseillé par les SEO qui ont pu observer des bénéfices en termes de crawl comme d’expérience utilisateur. Pour l’heure, Google ne prend pas en compte la rapidité d’affichage sur mobile, et a admis se limiter à celle sur desktop. Mais un salarié du moteur a aussi bien dit que Google envisageait de changer cela… Google a pu d’ailleurs déjàeffectuer des tests dans ses pages de résultats sur mobile qui affichaient en rouge « sites lents » à côté de certaines pages, comme si le moteur voulait les pénaliser….

Autre intérêt de réaliser des tests sur PageSpeed Insights : une étude réalisée par Synodiance a révélé que les pages obtenant via cet outil un score finale d’UX mobile de moins de 75% ne pouvaient pas obtenir le label mobile-friendly. Et rares sont ceux qui ont plus de ce score et qui ne l’obtenaient pas… PageSpeed Insights aidera les pages qui écopent d’un mauvais score en listant clairement tous les points à améliorer.

Comment manager la génération Z

Nés à partir de 1995, les successeurs de la génération Y ne vont pas tarder à débouler dans les bureaux… et à chambouler pas mal d’habitudes.

Rythmes plus souples, hiérarchie pyramidale dynamitée, dématérialisation des postes… Les premiers Z nés en 1995 arrivent en stage et changent déjà les règles du jeu dans l’entreprise. Comment se préparer à les accueillir pour réussir à les intégrer ?

« Il vaut mieux leur donner des objectifs et les laisser travailler par eux-mêmes »

Règle numéro un : ne cherchez pas à les canaliser. Les jeunes issus de la génération Z ne supportent pas d’être marqués à la culotte par leur supérieur. Supérieur ? Un mot qui suscite l’hostilité chez eux : « Ils détestent la hiérarchie et les ordres : ce sont des free-lance nés », assure Eric Delcroix, conseil en entreprise, qui tient une revue de presse mondiale sur la génération Z, consultable sur son site. « Il vaut mieux leur donner des objectifs et les laisser travailler par eux-mêmes : vous verrez, ça marche ! »

Alexandra Gaudin, DRH de l’agence de communication Australie, qui a signé quatre contrats professionnels de Z, confirme : « Ils sont dans l’attente de nouveaux défis : je leur confie régulièrement des missions ponctuelles en plus de leurs objectifs à tenir sur un an et demi. Il faut les challenger en permanence pour ne pas les ennuyer ! » Campagne d’affichage à gérer en un mois, opération de communication sur les réseaux sociaux à piloter pendant deux semaines… Ces responsabilités supplémentaires, perçues par les autres générations comme une surcharge de travail, sont très prisées par les Z, qui ont besoin de percevoir le cap de l’entreprise à court-terme.

« Ils sont dans l’attente de nouveaux défis : je leur confie régulièrement des missions ponctuelles en plus de leurs objectifs à tenir sur un an et demi »

Certaines entreprises comme Google vont plus loin, en aménageant l’emploi du temps de leurs salariés. Nicolas Sadirac, directeur général de l’école 42, témoigne : « Un à deux jours par semaine, ils peuvent profiter des infrastructures et bénéficier du carnet d’adresses de Google, pour réaliser leur projet personnel. » En clair, les sociétés qui développeront un incubateur en interne doperont massivement leur attractivité. Un bon moyen pour fidéliser dans l’entreprise cette génération sans attache, prompte à quitter le navire aux premiers ronrons.

Adapter complètement les rythmes de travail aux Z est l’autre difficile défi à relever pour les managers. Au travail, mais aussi chez eux, ils bousculent les heures de bureau en se connectant via leur tablette ou leur smartphone : « Ils sont beaucoup plus flexibles que leurs aînés, qui ont pris l’habitude de différencier la vie professionnelle de la sphère privée », constate Eric Delcroix. « Aux USA, les restos U sont désormais ouverts 24 heures sur 24 pour les accueillir ! » Son conseil : développer un réseau social qui leur permet d’interagir entre eux et avec la direction quand ils le veulent en quelques clics. Le blogueur poursuit : « Nés avec le web 2.0, ils sont habitués à une grande réactivité et ne connaissent pas le formalisme des rapports hiérarchiques : s’adresser directement au patron de la société ne leur pose aucun problème. » Les cadres sup’ orgueilleux vont en prendre pour leur grade…

Mais pourquoi un tel besoin ? Les Z veulent du feed back. Finis les points mensuels ou hebdomadaires. La nouvelle génération a constamment besoin d’être rassurée, encouragée, sans être asphyxiée. « Les retours peuvent durer de quelques minutes à une demi-heure : ils sont très sensibles aux prises de contact informelles dans la journée », explique Grégoire Buffet, fondateur du cabinet de recrutement H3O. L’attention qu’on leur porte permet de les aiguiller et doper leur motivation. Et pas besoin de prendre des pincettes si le retour est négatif. « Ils peuvent tout entendre et ne se braquent pas », témoigne Alexandra Gaudin. Les réseaux sociaux les ont habitués aux critiques parfois virulentes.

Selon Nicolas Sadirac, directeur dénéral de l’école 42,  la génération Z a « un rapport décomplexé à l’erreur ». © 42 – William Beaucardet

Nicolas Sadirac abonde : « Ils ont un rapport décomplexé à l’erreur ! Pour eux, c’est normal de se tromper :  ils ne diabolisent pas l’échec comme les autres générations. » La plus grosse erreur pour un manager serait d’essayer de maquiller son incompétence en donnant une réponse erronée à une question posée.

Fabienne Arata, directrice générale d’Experis IT, filiale de Manpower, a accueilli six stagiaires de l’école 42 : « Il ne faut pas avoir peur de dire je ne sais pas, plutôt que d’être pris en flagrant délit d’incompétence : ils vérifient tout sur le web et ne supportent pas l’imposture. » Confiance et transparence sont les maîtres mots pour obtenir leur estime.

La transparence, un principe qui s’applique aussi pour la culture d’entreprise : les sociétés doivent maintenant dévoiler les coulisses de leurs bureaux pour espérer attirer les Z. L’agence de communication Australie l’a bien compris et s’est offert une vitrine sur le site Welcome to the jungle, une plateforme de recrutement qui développe la marque employeur. Interviews d’employés et photos des locaux leur permettent d’évaluer l’ambiance au boulot. « Les candidats de la génération Z font très attention à l’e-reputation d’une entreprise et collectent toutes les infos possibles sur internet pour évaluer les conditions de travail sur place », expose Alexandra Gaudin.

Aujourd’hui, offrir un bon salaire ne suffit plus pour être attractif : il faut également proposer un cadre de vie séduisant. « Ça peut sembler futile, mais de nombreux candidats sont attirés par notre grande terrasse et ses transats », ajoute Alexandra Gaudin. Et pour briser la routine au travail, les créateurs de l’agence Australie ont trouvé un truc : déménager régulièrement les services d’un étage à un autre, répartis sur sept niveaux. Un tour de passe-passe qui bouscule les points de repère des salariés et réintroduit de la nouveauté dans un espace souvent trop cloisonné.

Les sociétés doivent dévoiler les coulisses de leurs bureaux pour espérer attirer les Z

Dernier prérequis pour accueillir les Z : se mettre au diapason technologique. « J’ai dû convaincre mon directeur des systèmes d’informations d’offrir à mes stagiaires un accès privilégié au réseau, pour accroître leur autonomie », raconte Fabienne Arata, d’Experis IT. « Et leurs ordinateurs m’ont coûté trois fois plus cher que les autres… » : quand ils arrivent en entreprise, les Z s’attendent à trouver le même matériel qu’à la maison. Tout retard technologique leur paraît invraisemblable. « Mais ça valait le coup : ils ont excellé dans leur projet et remotivé tout mon service, avec leur capacité virale à s’emparer de n’importe quel défi. » Résultat, Fabienne Arata compte tous les embaucher au moins à temps partiel avant la fin de leur école… à moins qu’ils ne trouvent une meilleure offre. Fidéliser les zappeurs de la génération Z sera certainement le casse-tête le plus difficile à résoudre pour les DRH de demain.

L’Influence Sociale : un levier puissant dans tout projet de changement.

Quelques clés pour vous aider à développer votre leadership par le biais de l’influence sociale.

Malgré tous les efforts pour essayer de changer les comportements, les habitudes ou autres modes de fonctionnement, peu d’entre nous savent mettre en œuvre une stratégie efficace pour y parvenir. Voici quelques clés pour nous aider à développer notre leadership par le biais de l’influence sociale.

L’entreprise est un système humain dans lequel la façon de faire les choses est pour beaucoup influencée par le comportement des personnes qui la compose. Ces personnes peuvent par leur propos ou leur manière d’agir encourager ou décourager l’adoption de nouveaux processus, ou nouveaux modes de fonctionnement.

Tout bon leader sait que pour réussir, il est nécessaire d’engager les bonnes personnes au bon moment. Pourtant, la plupart d’entre nous ne parviennent pas à le faire car nous ne savons pas qui sont ces « bonnes » personnes !

Everett Rogers, sociologue américain, connu pour sa théorie de la diffusion des innovations, a mené durant sa carrière universitaire de plus de 40 ans une étude sur plus de 3000 projets de changement pour comprendre leur fonctionnement et comment les accélérer.  Ses recherches ont notamment mis en évidences deux éléments importants dans le sujet qui nous intéresse aujourd’hui :

  • Premièrement, le changement suit toujours une courbe en forme de « S ». Il démarre  très lentement –c’est le bas du S, puis à un certain moment se développe, s’accélère, puis finalement se stabilise. Il suit toujours cette même structure.
  •     Deuxièmement, Everett Rogers nous a appris qu’il existait cinq différents types de personnes pour chacune des différentes parties de cette courbe en S. Si vous voulez accélérer le changement, vous avez besoin de savoir quelle sorte de gens l’adopte, à quel moment et pour quelles raisons. Voyons cela de plus près :

Il a appelé « Innovateurs » les premières personnes qui adoptent de nouveaux comportements. Ce sont ceux, qui durant vos réunions d’équipe disent « Oui, oui, moi, inscrivez-moi ! C’est une excellente idée. » Ce sont des gens qui ont tendance à être vifs, enthousiastes, et ouverts aux idées nouvelles. Ils ont tendance à être logiques. Et Everett Rogers vous dirait s’il était assis ici aujourd’hui, que ce sont justement les mauvaises personnes à engager dans un projet de changement. Car ces personnes manquent de crédibilité dans l’entreprise. Alors qu’elles sont intelligentes et avant-gardistes, elles n’ont pas l’influence sociale nécessaire pour emmener les autres avec elles.

En fait, si votre effort de changement est trop étroitement lié à des « innovateurs », il sera probablement voué à l’échec.

Le deuxième groupe qui adopte de nouveaux comportements est celui des« Adopteurs Précoces ». Ce sont en fait nos leaders d’opinion.  Comme les « Innovateurs », ils écoutent les idées nouvelles, sont ouverts à l’idée d’essayer, mais la différence c’est qu’ils sont socialement connectés. Les autres les écoutent. La clé pour accélérer l’adoption d’une nouvelle idée, consiste à impliquer les leaders d’opinion dans le processus de changement.

Le  troisième groupe –appelé « la Majorité Précoce » n’adopte pas une nouvelle idée parce que vous les en avait convaincus. Il le fait parce que les leaders d’opinions l’ont fait.  Donc, la clé de la courbe d’adoption c’est d’identifier et d’engager les leaders d’opinion. Everett Rogers a appelé le quatrième groupe « la Majorité Tardive ».  Ce sont ceux qui vont s’y mettre tardivement  après avoir vu de nombreuses personnes le faire. Encore une fois, vous n’obtiendrez jamais que ce groupe vous suive sans l’influence des leaders d’opinion.

Et enfin, il y a les « Retardataires ». Ce dernier groupe attendra que l’innovation soit devenue la norme pour enfin l’adopter. Il s’agit du groupe le plus difficile à convaincre et le plus lent à vous suivre.

Si vous êtes coincés au bas de cette courbe en S, il est fort probable qu’il vous manque l’influence sociale des leaders d’opinion. Si vous voulez vraiment accélérer un changement et faire adopter de façon généralisée de nouveaux modes de fonctionnement ou créer de nouvelles habitudes, vous devez trouver des leaders d’opinion et les impliquer dans vos projets de changement –trouvez ces personnes dans votre entreprise et faîtes-en vos partenaires pour influencer le changement.

Villes intelligentes: entre datapolis et participolis

Innovations : « Entre datapolis et participolis »: en quatre mots, on ne pouvait mieux situer les villes intelligentes sur la carte de la transformation numérique.

Dans les petits privilèges des blogeurs, il y a celui d’être invités aux avant premières. Et quand c’est Yves Tyrode, le Chief Digital Officer du groupe SNCF,Francis Pisani, écrivain philosophe, mais aussi blogeur sur les nouvelles technologies (http://francispisani.net/) et Thierry Happe, fondateur de Netexplo, qui viennent parler de numérique, GreenSI ne pouvait qu’être présent pour vous le raconter.

J’ai conservé le thème de cet échange, « Entre datapolis et participolis », comme titre de ce billet.

Car en quatre mots, on ne pouvait mieux situer les villes intelligentes sur la carte de la transformation numérique.

C’est aussi le nom de l’ouvrage publié pour l’occasion et que l’on peut télécharger sur le blog de Francis Pisani.

Un ouvrage qui rappelle l’importance croissante des villes dans le monde – 50% de la population sur terre -, que de nouvelles villes continuent de se créer en permanence. Un ouvrage qui pose la question de la ville « intelligente » et l’explore au travers de 45 villes visitées dans 32 pays.

Quel rapport avec les systèmes d’information allez vous me dire?

Ce qui a retenu l’attention de GreenSI c’est l’éclairage qu’il amène sur la tension entre deux pôles:

  • Datapolis, l’intelligence extrême de la donnée et des technologies pour imaginer les nouvelles villes,
  • Participolis, la participation et la collaboration, pas toujours structurée, des citoyens et des groupes, pour aménager l’espace.

Une tension entre deux intelligences, l’une artificielle et rationnelle, l’autre humaine et sensible, qui sont les deux faces des usages de la technologie.

Cela ne vous rappelle pas, par exemple, le débat entre le poste de travail unique, sûr de lui, et configuré centralement par la DSI et le terminal connecté choisi et géré par les utilisateurs avec leBYOD?  Ou celui entre l’ERP, structurant, qui a pensé pour vous tout les processus à l’avance, et se heurte vite à la réalité opérationnelle des cas particuliers qui demandent du tâtonnement et des contournements où les technologies sociales excellent?

Comme Janus, la technologie a deux faces

Les technologies de l’information peuvent être utilisées à la fois pour modéliser et définir de façon froide et régalienne le fonctionnement des choses. Cela demande de la puissance de calcul centralisée et beaucoup de conduite des changements pour expliquer ensuite ces fonctionnements immuables.

Et puis les technologies de l’information peuvent être utilisées pour connecter et interconnecter ceux qui pourront agir ensemble de façon plus éclairée, sans que l’ensemble des situations aient été définies à l’avance. Cela demande du réseau pour relier les utilisateurs entre eux, de la puissance de calcul décentralisée, et du temps réel pour réagir à l’imprévu.

L’informatique a souvent l’image du premier fonctionnement. Car c’est comme cela qu’elle s’est développée, en « informatisant » progressivement tous les mécanismes de l’entreprise  (paye, comptabilité, production…) depuis le premier mainframe.

Pour ceux qui s’en souviennent, Microsoft qui vient de fêter ses 40 ans la semaine dernière, a été l’un des acteurs dans l’entreprise de l’informatique distribuée dans les mains des utilisateurs.Aujourd’hui avec le déplacement des plateformes sur internet, et le développement de la connectivité et des terminaux mobiles, le second fonctionnement s’est développé en dehors de l’entreprise; et avec lui une toute nouvelle économie.

Une offre comme BlaBlaCar n’a bien sûr pas prévu à l’avance l’ensemble des déplacements avant de vous proposer le vôtre. C’est la rencontre sur la plateforme et la collaboration entre utilisateurs de la plateforme qui permet aujourd’hui a des millions de personnes de s’entraider. On pourrait aussi citerUber, Amazon, Facebook, AirB&B et tous ceux qui s’engouffrent dans cette nouvelle économie collaborative qui exploite les plateformes technologiques « à la mode Participolis », et qui comme dans les villes, créé aussi du lien social, d’où le nom « bla, bla car ».

Attention à l’image technologique de la ville intelligente

Pour Francis Pisani, il n’y a pas de modèle unique de ville intelligente.

Ce que confirment ses déplacements dans le monde, de Songdo et Masdar construites de zéro, àMexico. Un autre billet de GreenSI faisait aussi ce constat, avec les expériences des villes européennes lors du forum Eurocities de passage à Bordeaux en octobre 2014 (Ville sensible, de l’utopie – technologique – à la réalité… connectée).

La ville intelligente n’est pas un état. D’où la difficulté d’établir des critères et des classements Mais bien un processus. Un processus qui, secteur par secteur, va impliquer le recours à l’intelligence des citoyens, individuellement ou en groupes, et aussi à cette intelligence artificielle des machines, pour améliorer la qualité de vie urbaine et rendre les villes plus à même de répondre aux défis qui les attends.

Comme pour l’informatique à ses débuts, la ville intelligente a commencé son chemin avec une vision technologique à la « datapolis » qui lui colle encore à la peau. Une image créée par des vendeurs de technologies et l’efficacité redoutable de leur budgets de marketing et communication. Comment résister à la vision des acteurs mondiaux comme Cisco ou IBM?

On nous explique qu’avec une plateforme centralisée qui capture toutes les informations en provenance de tous les équipements de la ville connectée, on pourra la piloter.

Mais aussi qu’en capturant tous les tweets des citoyens on peut faire un indicateur de leur satisfaction… sans la leur demander.

Peut être. Mais seulement pour améliorer quelques processus urbains, et c’est ça le retour d’expérience depuis 10 ans. Comment croire que ce sera LA solution à la complexité de villes en constante croissance et qui n’ont rien en commun, ce qui réduit d’autant le potentiel de solutions standards?

Un peu le même discours qui a expliqué aux entreprises il y 30 ans que l’ERP serait LE système global de toutes les entreprises, avec une base unique et intégrée.  Depuis le collaboratif s’est développé, le SI s’est fragmenté et certaines applications sont devenues des services externes. La ville intelligente en prendra peut-être aussi le chemin. Et comme tout va toujours plus vite en informatique, elle n’attendra pas 30 ans.

De plus, la vision Datapolis généralisée, demanderait une débauche de data et de systèmes que les villes ne sont pas toutes prêtes à financer. Mais surtout à maintenir, dans un monde technologique en constante obsolescence tous les 7-10 ans. Et d’ailleurs quand on creuse les pilotes, on y trouve déjà des composants anciens recyclés, qu’il faudrait déjà upgrader.

Alors que depuis 2010, « Participolis » montre son nez avec la nouvelle économie et la force de « la multitude » et de ses citoyens connectés.

D’ailleurs les acteurs de Participolis ne sont pas les IBM et autres bâtisseurs technologiques des premiers jours. Ils viennent du monde mobile, collaboratif et demain des objets connectés. Ils comprennent mieux l’expérience utilisateurs que la technologie sous-jacente. Une technologie qu’ils se procurent sur le marché, parfois dans l’open source – déjà une forme d’économie du partage – et dont la vente n’assure pas leur survie.

Enfin, une fois que seront passées les phases pilotes purement datapolis, les citoyens rejetteront, au moins en Occident, la généralisation d’un modèle reposant sur l’accumulation de données pouvant mettre en péril la vie privée.

« Ebony and ivory, live together in perfect harmony »

Plus personne ne croît aujourd’hui aux univers informatiques unifiés, homogènes et « monochromes » (couleur big blue par exemple). Enfin, certainement pas les lecteurs de GreenSI !

La seule réponse à la complexité des interactions dans une ville c’est l’interopérabilité, comme l’explorait déjà GreenSI en mars 2013 (Une ville numérique à urbaniser rapidement pour éviter la Tour de Babel).

Idem dans les systèmes d’information. Des SI qui doivent s’intégrer dans les eco-systèmes multi-acteurs, avec le développement de l’économie numérique. C’est tous le sens des billets récents autour des API (Quand les API vont tous nous connecter) et l’enjeu que nous avons collectivement, quelles que soient nos industries, à construire des SI interopérables avec les citoyens et collectivités locales.

Mais pour inter-opérer il faut au moins être deux!

Ne sous-estimons donc pas l’importance des actions pour faire participer les citoyens (hors période de crise). Et là encore la réponse sera dans la démultiplication et la diffusion de choses simples, certainement pas dans des cathédrales technologiques. Laissons les startups et les associations prendre le relais à leur échelle, au niveau local.

Favorisons les échanges et les actions d’évangélisation auprès des collectivités locales et des pouvoirs publics, parfois un peu trop enclins a croire en la parole de Datapolis, qui lui résoudra tous les problèmes d’un seul coup d’appel offres, sans lui demander de se transformer… Ce serait trop simple et on l’aurait déjà vu dans les pilotes.

La pensée des conseillers de l’Etat doit aussi évoluer du côté de Participolis, maintenant que la technologie le rend possible, en connectant les citoyens. Car quand la recommandation n°1 durapport Jutant sur l’ouverture des données de transport remis le mois dernier, et au coeur de la ville intelligente, est :  « La définition des données ouvertes libres de réutilisation: gestion par l’État« , on se dit que ce n’est pas gagné, et qu’on vient encore d’oublier le citoyen… qui d’ailleurs paye ces données avec ses impôts.

Car la ville intelligente est bien un processus de transformation numérique qui a deux faces. Et si les citoyens avancent, la collectivité, l’Etat et tous les acteurs de la ville devront aussi avancer. 

Alors n’hésitez pas à vous plonger dans le livre de Francis Pisani,  c’est passionnant…