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10 stratégies pour apprendre vite

Certains ont des facilités pour apprendre rapidement. Si vous ne faites pas partie de cette catégorie, il est possible de travailler cette compétence.

L’apprentissage est un processus que nous devons maîtriser. En effet, les outils que nous utilisons pour travailler changent régulièrement.

Dans un récent fil de discussion sur le forum Quora, les utilisateurs ont répondu à la question : quelles stratégies suivent les personnes qui apprennent vite ?

Nous avons listé les 10 meilleures idées pour optimiser votre processus d’apprentissage.

Pour comprendre un problème, répondez cinq fois à la question « pourquoi »

Dans son livre « The Lean Startup« , Eric Ries propose la technique des « cinq pourquoi » pour atteindre le cœur d’un problème. L’idée, est d’en trouver la cause sous-jacente. Le plus souvent, le problème est humain et non technique.

Pour comprendre la technique d’Eric Ries, prenons un exemple :

  1. La nouvelle version d’un produit empêche les utilisateurs d’utiliser une fonctionnalité. Pourquoi ? Parce qu’un serveur est défaillant.
  2. Pourquoi ce serveur est défaillant ? Parce qu’un composant présent dans le système était mal utilisé.
  3. Pourquoi ce composant était-il mal utilisé ? Parce que l’ingénieur qui l’utilisait ne savait pas s’en servir correctement.
  4. Pourquoi cet ingénieur ne savait pas s’en servir ? Parce qu’il n’a jamais été formé.
  5. Pourquoi n’a-t-il pas été formé ? Parce que le responsable et son équipe sont « trop occupés » pour songer à former les nouveaux ingénieurs.

Selon Ries, en poussant l’enquête aussi loin, il est possible de constater qu’une faute purement technique relève en fait d’un problème de management humain.

Gardez une attitude positive

Quand vous vous inquiétez de votre aptitude à apprendre, vous faites un bien mauvais investissement de votre énergie, affirme Alison Wood Brooks, professeur à la Harvard Business School.

« L’anxiété vous empêche de vous concentrer sur les façons de penser adaptées qui mèneraient aux vraies solutions », explique-t-elle. Au contraire, quand vous acceptez ce qui pourrait arriver, votre esprit est beaucoup plus ouvert aux opportunités. « Vous pensez à toutes les issues positives. Vous êtes prêt à prendre des décisions et à mettre en place des actions qui conduiront probablement à la solution ».

Ne vous contentez pas de la théorie, entraînez-vous

« Il est impossible d’apprendre le golf dans un livre : il faut taper dans une balle avec un club de golf », déclare Mark Harrison, responsable technologique chez FundingKnight, une institution financière britannique. « De même, vous ne pouvez pas apprendre à utiliser le logiciel Ruby on Rails dans un livre. Vous devez monter un site internet pour le maîtriser. »

Recherchez un expert puis posez-lui des questions sur son savoir-faire

Si vous essayez d’apprendre quelque chose, discutez avec un expert qui puisse vous donner des explications. Invitez-le à déjeuner et posez-lui des questions sur son domaine d’expertise. Tim Ferris, auteur de « The 4-Hour Workweek » (la semaine de 4 heures, ndlr), est passé maître dans cet art. Quand il se met à un sport, il recherche le médaillé le plus proche, organise une rencontre puis l’interroge sur sa technique.

Trouvez un compagnon de route

Trouvez une autre personne qui essaye d’atteindre le même niveau que vous, que ce soit en escalade, en violoncelle ou en cuisine. Ensuite, confrontez vos méthodes d’apprentissage. Harrison recommande de planifier des rendez-vous réguliers en face-à-face ou par Skype pour évaluer vos progrès.

Quand vous ne comprenez pas quelque chose, dites-le

Un autre conseil de Harrison : « Quand vous ne comprenez pas quelque chose au cours d’une réunion, lancez-vous. Levez la main et demandez d’expliquer une fois encore le concept. Les idiots penseront que c’est une question idiote, mais les personnes intelligentes apprécieront votre curiosité ».

Comme l’indique Mortimer Adler dans son livre « How To Read a Book« , le processus d’apprentissage dépend beaucoup de votre ouverture d’esprit et, quand quelque chose vous laisse perplexe, de votre recherche d’éclaircissements.

Répétez, répétez, répétez

La pratique ne permet pas la perfection mais elle permet de s’en rapprocher. Quand vous faites quelque chose encore et encore, vous créez des liens entre les cellules de votre cerveau. Souvenez-vous quand, enfant, vous récitiez l’alphabet…

« La répétition conduit à la plasticité synaptique », indique Hwang Min Hae, étudiant en médecine en Australie. « Le cerveau est malléable, la répétition permet à la voie neuronale de déclencher des connexions plus rapidement. Sur une longue période, la connexion se fait instantanément (c’est pourquoi vous pouvez réciter l’alphabet et les nombres sans réfléchir). Essayez de réciter l’alphabet dans l’autre sens et vous verrez que vous aurez plus de difficulté ».

Ne vous contentez pas d’écrire, incluez des images

Dan Roam a écrit deux livres sur la pensée visuelle : « The Back of the Napkin » et « Blah Blah Blah« . Il est aussi consultant pour des entreprises telles que Google, eBay, General Electric et Wal-Mart. Ses activités l’ont conduit à explorer « les aspects de la connaissance qui ne peuvent pas être exprimés par des mots. »

Les mots et les images se complètent. « Souvent, la meilleure approche pour résoudre un problème et trouver des solutions consiste à combiner des mots et des images » explique-t-il. « Quand vous ajoutez des images, vous ajoutez de nouvelles dimensions à vos pensées. Ce qui très difficile à atteindre avec de simples mots. C’est un moyen de mettre votre idée à plat au lieu de la garder floue dans votre tête ».

Vous pouvez faire une carte mentale de vos idées, ou un diagramme qui représente les liens entre elles.

Assimilez les concepts difficiles en début de journée

Les recherches montrent que la volonté n’est pas infinie. Vous êtes plein de bonne volonté au début de la journée, mais elle diminue quand vous prenez des décisions et que vous résistez à des tentations. C’est pour cette raison que le shopping est si fatigant. Si vous apprenez une langue, un instrument ou tout autre chose complexe, planifiez les cours en début de journée car c’est à ce moment que vous aurez le plus d’énergie mentale.

Utilisez la règle du 80/20

La règle du 80/20 montre que vous atteignez 80% de votre valeur grâce à 20% de travail. Au travail, 20% d’activité produisent 80% des résultats que vous recherchez. Les personnes qui apprennent vite appliquent la même logique dans leurs domaines de recherche.

Stefan Jerome, un étudiant de l’université de Leicester en Angleterre donne un exemple :

« Quand je lis un livre, je lis le sommaire et j’établis une liste de 1 à 5, 1 étant le chapitre avec le contenu le plus pertinent. Quand je regarde une vidéo didactique, la plupart du temps je vais tout de suite à la moitié car c’est là que la technique est expliquée, puis je reviens en arrière pour comprendre le contexte et les principes ».

Selon lui cette méthode fonctionne car le début de la plupart des vidéos sert juste à décrire le contenu et la plupart des livres contiennent des chapitres superflus dont le seul intérêt est de remplir une exigence de longueur. Alors en étant un peu astucieux vous pouvez extraire la plupart des connaissances contenus dans ces supports en y consacrant très peu de temps.

Article de Drake Baer. Traduction par Manon Franconville, JDN.

Voir l’article original : 10 Strategies Quick Learners Use To Pick Up Anything

PME/EXPORT : SEULE UNE PME FRANÇAISE SUR TROIS EXPORTE, PRINCIPALEMENT EN EUROPE

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Seule une PME française sur trois exporte, et la majorité de celles qui exportent le font vers l’Europe, passant à côté des nombreuses opportunités d’affaires offertes par l’international. C’est ce que révèle une nouvelle étude, rendue publique ce 8 juillet, sur le comportement des PME exportatrices européennes et françaises réalisée par Harris Interactive pour le compte de FedEx Express, filiale du spécialiste du transport express international au service des PME, FedEx.

L’étude a été menée entre le 8 et le 27 mars 2015 auprès de dirigeants de PME implantées en France, Allemagne, Italie et Espagne via 2005 entretiens en ligne. Quelque 502 PME françaises ont participé à l’étude.

Seulement 32 % des PME françaises exportent, une réalité qui se vérifie à l’échelle européenne

L’enquête révèle en premier lieu que seulement un tiers des PME françaises interrogées, soit 32 %, ont une activité à l’export. Un pourcentage qui, loin d’être spécifique à l’Hexagone, se vérifie dans d’autres pays européens. Ainsi, à l’échelle européenne (France inclus), les résultats de l’enquête montrent que plus de six PME sur 10 (soit 62 %) n’exportent pas actuellement alors que plus des trois quarts (78 %) reconnaissent le potentiel d’activités que représentent les marchés et clients internationaux. Le manque à gagner pour les PME qui n’exportent pas se chiffrerait en moyenne, selon l’enquête, à 647 000 euros de recettes annuelles supplémentaires.

Parmi ces entreprises, la majorité (30 %) réalisent leurs ventes uniquement en Europe et principalement dans les pays voisins frontaliers – la Belgique étant l’une des destinations les plus prisées, suivie de l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Suisse – tandis que 22 % de ces mêmes PME exportent en dehors du Vieux continent. Au grand export, hors Europe, les États-Unis sont le premier marché devant la Chine.
De manière général, la Chine, les États-Unis et le Canada sont perçus par l’ensemble des PME françaises interrogées comme ayant le plus grand potentiel pour les exportations.

En ce qui concerne le profil des entreprises exportatrices, l’étude relève que parmi l’ensemble des PME françaises exportatrices (32 %) sondées, 47 % gagnent des revenus élevés et 23 % des revenus faibles. L’étude constate également que 58 % de ces mêmes entreprises ont une croissance annuelle équivalente ou supérieure à 11 % contre 31 % qui ont une croissance stable ou en déclin.
Conclusion : les PME dont le chiffre d’affaires est solide et la croissance rapide sont plus enclines à exporter.

Les PME qui exportent sont plus optimistes

Le rapport observe également que les PME françaises qui exportent sont nettement plus optimistes quant aux perspectives d’affaires sur le court terme que celles qui n’exportent pas, un constat que d’autres enquêtes en France révèlent régulièrement.

Pour autant, bien que 34 % des entreprises tricolores reconnaissent le potentiel de l’international en termes de clients, seules 19 % d’entre elles ont l’intention de développer leur activité à l’international. « Notre étude montre que les PME en France passent à côté des revenus supplémentaires liés à l’exportation par manque de confiance car elles craignent devoir franchir un trop grand nombre d’obstacles au-delà leurs propres frontières régionales ou nationales », a ainsi commenté Tim Horton-Mastin, directeur général Ventes France de FedEx Express.

S’agissant de la nature des marchandises exportées, les équipements technologiques arrivent en tête, représentant 18 % du total des exportations des PME françaises interrogées. Viennent ensuite les biens industriels et manufacturés (16 % du total de biens expédiés) et en troisième position, les produits agroalimentaires (alimentation et boissons), qui comptent pour 13 % des ventes totales à l’export des PME tricolores.

Des obstacles à l’export demeurent pour les PME

L’enquête constate que la fréquence à laquelle les entreprises effectuent des expéditions de marchandises n’est pas quotidienne. Ainsi, 67 % des PME françaises sondées expédient des marchandises en Europe moins de 20 fois par mois, et il est à noter que seules 19 % des PME réalisent des envois de marchandises à destination du marché européen à raison de 20 à 30 fois par mois. Enfin, l’étude note que seulement 7 % des PME françaises qui exportent en Europe réalisent des expéditions de marchandises entre 31 et 50 fois par mois. Sur le grand export, ce pourcentage est encore plus faible avec 12 % des entreprises qui expédient des marchandises quotidiennement. En revanche, elles sont plus nombreuses (31 %) à envoyer des marchandises à l’étranger une fois par mois.

Ces résultats s’expliquent en partie par le fait que l’export implique la mise en place de moyens logistiques et administratifs (transport, traitement des réclamations et des retours, formalités pratiques pour se faire payer, formalités douanières…) spécifiques, notamment pour surmonter certains obstacles. Ainsi, les préoccupations de paiement (craintes d’impayés) sont citées par 30 % des entreprises exportatrices toutes confondues (Europe et international) comme principal frein pour se développer à l’export. Vient ensuite le manque de savoir-faire technique cité par 24 % des PME et les inquiétudes concernant les potentiels coûts que nécessite l’export. À l’inverse, 15 % des PME interrogées disent ne pas rencontrer de barrières lorsqu’elles exportent vers d’autres marchés.

« Beaucoup [d’entreprises], déplore Tim Horton-Mastin, sont réticentes à étudier les possibilités d’exportation pourtant lucratives, préoccupées par les formalités pratiques pour se faire payer ou par le traitement des réclamations et des retours sans avoir de présence physique sur le marché ; elles pensent aussi manquer de connaissances techniques, administratives et juridiques, concernant les droits de douanes notamment. » « Chez FedEx, a-t-il poursuivi, nous accompagnons les PME pour supprimer les freins qui les empêchent de considérer les bénéfices liés aux exportations ».

Venice Affre

Pour en savoir plus :
Consultez l’étude (en anglais) intitulée « European SME Export Report » dans le fichier PDF attaché à cet article.

FedEx Express – European SME Export Report – juillet 2015– See more at: http://www.lemoci.com/pmeexport-seule-une-des-pme-francaise-sur-trois-exporte-principalement-en-europe/?sthash.xruWtvaB.kxS1VRfR.mjjo#sthash.xruWtvaB.TwlD0akZ.dpuf

Start-ups et implication sociale: soutenir les causes chères à ses employés

Avatar de Karina BrousseauLe feu sacré

S’impliquer, donner, même en période de démarrage d’entreprise, n’est pas chose simple. Cependant, force est d’admettre que les jeunes entrepreneurs sont beaucoup plus engagés qu’on puisse l’imaginer. J’aborde la question cette semaine avec Frédéric René, co-fondateur d’une startup en commerce électronique.


marketing sociétal

Des desseins plus grands que soi

De la santé à la coopération internationale, en passant par le soutien à la Fondation Montréal Inc. envers qui il est redevable d’avoir appuyé son projet d’affaires il y a 3 ans déjà, plusieurs raisons motivent Frédéric René, co-fondateur de la startup Liki, à s’engager sur une base personnelle. Plusieurs causes lui tiennent à coeur et profitent de son implication. Malgré son horaire hyper chargé, il prend même régulièrement le temps de donner du sang à la Croix Rouge. Pour cet entrepreneur, papa de 4 enfants, donner du temps devient d’autant plus engageant que de donner de l’argent.

Dans sa précédente

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Les effets destructeurs du management à la cool

On parle beaucoup d’humaniser les rapports dans l’entreprise. Est-ce une bonne nouvelle ?

L'humanisation du travail est-elle un héritage du taylorisme ? (Bob Bob/Ben Eine/Flicker/CC)
L’humanisation du travail est-elle un héritage du taylorisme ? (Bob Bob/Ben Eine/Flicker/CC)

Pour comprendre la souffrance qui infuse dans les open spaces fleuris d’aujourd’hui, alors que jamais on ne s’est tant soucié de bien-être au travail, le nouveau livre de Danièle Linhart, « la Comédie humaine au travail» (sous-titré : «De la déshumanisation taylorienne à la sur-humanisation managériale»), est d’un recours précieux. Voilà une chercheuse du CNRS qui depuis trente ans observe les mutations sociales au travail. Pour mieux comprendre ses lois non écrites, ses faux semblants, elle se faufile dans les congrès de managers, avec le risque de s’y faire insulter. (C’est arrivé, nous le verrons plus loin.) La sociologie comme sport de combat est diversement appréciée.

Danièle Linhart pourrait comme bien d’autres, sociologues ou journalistes qui font profession de décrire le réel, se retrancher derrière une prudente impartialité. Mais non. Le pouvoir d’écrire et d’être lu a chez elle l’ambition d’être mis au service d’un progrès humain, ce qui rend son livre d’autant plus captivant. A tous, petit fonctionnaire ou cadre, ouvrier ou travailleur intellectuel, elle tend un décodeur pour décrypter le malaise diffus qui se propage en milieu professionnel sans que ceux qui en souffrent se l’expliquent toujours bien. Elle leur offre de comprendre ce que l’on vit, à l’heure du burn out pour tous.

Notre siècle croit dépassée l’image d’un Chaplin à califourchon sur la machine, aux heures féroces du taylorisme ? Bien à tort, nous dit la chercheuse. Elle explique en détail comment le management contemporain peut être vu comme la poursuite du taylorisme par d’autres moyens :

Taylor apparait à bien des aspects comme le précurseur de la posture managériale qui domine  la période actuelle: se positionner au nom du bonheur des salariés, prétendre à un système équitable, juste et orienté vers le bien commun, mettre en avant les difficultés d’organisation, et de management du travail, invoquer la science, l’objectivité, la neutralité, ces attitudes ne sont pas sans rappeler bien des allégations et argumentations accompagnant les discours modernes.

A ce stade, un retour vers le passé s’impose pour rappeler qui fut ce Taylor qui divise la postérité. Un bienfaiteur de l’humanité  pour certains, car soucieux d’accroitre le bien-être en allégeant la tâche, en la réduisant à un geste unique et simple, à la portée de tous. Un diable pour bien d’autres, coupable d’avoir transformé l’homme en machine et inventé les «cadences infernales», perfectionnées ensuite par Ford et ses chaines de montage.

Frederick W.Taylor (1856-1915) est l’inventeur de ce qu’on a appelé avec grandiloquence «l’organisation scientifique du travail» (OST). Il cherchait une solution pour mettre un terme à l’«irréductible conflictualité» entre les patrons fâchés par la «flânerie systématique des ouvriers» et ces derniers, peu pressés d’en faire plus, compte tenu du ridicule de la paye. Le travail, on le sait,  fut décomposé et la tâche de chacun réduite à un automatisme. De cette fracture dans l’histoire ouvrière,  on a retenu la parcellisation. Mais la logique taylorienne, explique Danièle Linhart, c’est avant tout la domination, «la prise en main des ouvriers par l’organisation», et l’affaiblissement de leur savoir-faire.

Taylor s’évertue à nier la dimension politique du travail pour n’en retentir que la dimension technologique, économique, ergonomique ou morale afin de créer les conditions d’un consensus, écrit-elle. Il va chercher la science qu’il présente comme neutre et objective.

Mais évidemment, il passe sous silence ce fait que la science sera mise en œuvre par le patron pour servir ses propres objectifs. Car il a décidé de que ce sera au patron de mobiliser cette science, ce qui suppose de déposséder les ouvriers de leur métier. Or il ne faut jamais perdre de vue que détenir un métier permet d’imposer des tarifs et de faire obstacle à la volonté du patron. Ne connaissant pas le métier de ses ouvriers, le patron peine à dicter sa loi (…)

La question est d’importance et reste d’actualité : celui qui connait le travail dispose d’un atout de taille, et l’organisation scientifique est là est là pour donner cet atout au patron.

Taylor voulait associer progrès économique et progrès social. Ce faisant, il aura transformé des ouvriers de métiers, porteur d’un savoir-faire autonome, en «simples» exécutants puis en consommateurs, cette révolution s’accompagnant d’une forte hausse des salaires.

Ancien ouvrier modeleur (à Philadelphie), devenu ingénieur à l’issu d’années de cours du soir, mais ouvrier tout de même, Taylor était bien placé pour étudier ses pairs et leur façon de faire. Dans le cadre de son organisation scientifique, il voulait que fussent pris en compte les besoins et qualités individuelles. «On ne doit pas s’occuper d’un groupe d’hommes mais on doit essayer d’aider chaque ouvrier pour lui permettre d’atteindre son plus haut niveau d’efficacité et de prospérité», disait-il.

Taylor trouvait efficace de stimuler les ambitions personnelles ; lorsque les gens travaillent en équipe, prétendait-il, l’efficacité individuelle de chacun tombe au-dessous du niveau de celle d’un ouvrier moins bon. Sans doute avait-il en tête l’inavouable: le groupe facilite l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies de protestation et de défense, lesquelles s’affaiblissent lorsqu’un employé se trouve confronté seul à sa hiérarchie. On voit que loin d’être une calamité récente, l’individualisme, est inclue dans le plan taylorien.

Travail à la chaine ou vie de bureau contemporaine, la logique à l’œuvre est la même: affaiblir ce qui fait la force du salarié et sa ressource essentielle,  c’est à dire ce que la sociologue appelle tout au long de son livre laprofessionnalité. «‘’L’organisation’’ veut des  gens  qui n’oeuvrent pas en fonction de ce qu’ils estiment juste ou noble, écrit-t-elle, mais en fonction des appétits du capitalisme.»

Comment, dès lors, mettre au pas le salarié français, lequel met du cœur à l’ouvrage, cherche du sens dans ses heures ouvrables et ne renonce pas si facilement aux règles de l’art et de la solidarité ? Comment le soumettre, au Pays de la lutte des classes et du  CDI majoritaire, qui plus est quand le Code du travail est d’une si belle étoffe ? «En s’adressant à des ressources humaines plutôt que professionnelles», répond la sociologue. Depuis les années 80, l’idée est là qu’il faut «gérer» affects, émotions, subjectivité.

Plus on insiste sur l’humanité des salariés, et moins on les prend au sérieux comme expert de leur travail, ayant leur mot à dire dans les choix organisationnels et stratégiques de leur entreprise. Ce sont toujours d’hommes et de femmes qu’il s’agit, et non de professionnels qui peuvent avoir un point de vue argumenté sur le changement proposé.

La contradiction est flagrante. Les directions affichent un slogan de velours – l’humain au cœur de l’entreprise – mais la prévalence des burn out signale que quelque chose cloche au royaume des bons sentiments:

Le drame du travail contemporain ne vient pas, paradoxalement, de ce qu’il est déshumanisant mais au contraire du fait qu’il joue sur les aspects les plus profondément humains des individus. Au lieu de s’adresser aux registres professionnels qui permettent d’établir une délimitation entre ce que ces individus engagent au travail et ce qu’ils sont, le management moderne joue sur le registre personnel des salariés.

Fini le temps du bonjour compassé du directeur à son subalterne.  Toujours cool, le «n+1» tend patte blanche à son salarié sur le mode l’entreprise-est-à-nous-tous-et-ton-avis-nous-intéresse. En réalité,  ce mélange des genres fragilise les gens. Sous son blanc manteau, l’orientation humanisante est dangereuse ; si l’affaire tourne mal, ce n’est plus un professionnel qui sera jugé par ses chefs mais la personne toute entière, livrée à une évaluation critique parfois fatale. Or rappelle la chercheuse, «chaque personne au travail a ses propres intérêts sur lesquels elle doit veiller, intérêts financiers mais aussi de gestion de sa santé, à savoir s’économiser physiquement et psychiquement  pour ne pas s’épuiser au travail et pouvoir durer.»

Accélération du temps

Toutes ces observations,  Danièle Linhart les a exposées plus d’une fois, parfois à ses risques et périls. Elle se souvient d’un symposium, il y a quelques années, réunissant deux cents responsables du service public et d’entreprises privées dans un pavillon chic, non loin des Champs Elysées. Un thème, ce jour-là: le pacte de confiance. Pacte entre le client et son vendeur, pacte entre le client et son prestataire mais pacte surtout entre le salarié et sa hiérarchie. La chercheuse avait pris place sur la tribune entre deux gradés, succédant à un représentant d’Orange venu disserter sur la nécessité de «réhumaniser le travail». Parler davantage avec le personnel, être plus proche, appeler les gens par leur prénom, ne pas oublier de serrer la main – c’était à l’époque des suicidés en série.

Danièle Lihnart avait protesté contre cette comédie. Sans être hostile, bien sûr, à une certaine chaleur autour de la Nespresso (qui le serait ?), elle est soucieuse de rappeler que c’est sa professionnalité, justement, que le salarié veut voir respecter, laquelle constitue sa force et lui donne sa légitimité. Bien plus que sa dimension d’être humain, qui n’est pas remise en cause. (D’ailleurs, pourquoi le serait-elle ?)

Ce jour-là, des ricanements se sont fait entendre dans l’assistance. Du parterre de DRH se sont élevées des voix pour dire que oui,  on assume parfaitement d‘attendre du recruté un maximum d’implication, qu’un employé qui n’est pas prêt à faire allégeance n’a pas sa place dans l’entreprise. Danièle Linhart est apparue comme une sociologue marxisante au discours ringard. Souvenir vertigineux pour elle, ce jour-là  prise d’un mal qu’elle s’évertue à décrire: le syndrome du has been. Le sentiment d’être dépassé fait des ravages en entreprise et ce n’est pas non plus fortuit:

Cet argument de l’accélération infinie du temps devient une arme de guerre. Non seulement, il conduit à déstabiliser sans cesse les salariés, à brouiller leurs repères et à défaire leurs ancrages, mais il désamorce toute tentative d’analyse critique.

Le voilà, l’inavoué: le changement perpétuel est utilisé comme une stratégie de prise de contrôle. «Le mal qui nous guette les unes et les autres, et qui suscite une antique terreur comme la lèpre, a pour nom l’archaïsme,  il est à l’image de la dévalorisation dont souffrent chroniquement les personnes âgées dans la société, les seniors dans les entreprises, considérés comme des boulets dont il faut se débarrasser au plus vite.»

L’entreprise n’est pas toujours tendre avec le salarié de soixante, voire de cinquante ans, chassé par les plans sociaux – cette triste valse aux adieux. Un salarié de soixante ans qui se sent «vieux con» dans le regard de son patron quadragénaire est attaqué dans son autre ressource fondamentale: l’expérience, laquelle autorise le point de vue, la liberté d’esprit, la critique, possiblement la contestation. Un vieux salarié cassé est une bombe désamorcée.

Et tant pis si le départ des anciens risque de vider l’entreprise d’une partie de sa mémoire. Ou plutôt tant mieux, devrait-on dire, car c’est précisément le but recherché. L’une des ruses modernes du management consiste à produire de l’amnésie. Les temps changent, entend-on comme un refrain, il faut sortir de l’archaïsme. D’où le changement perpétuel et sa kyrielle de recompositions, réformes, refontes, réorganisation des espaces de travail, déménagements, sous prétexte de ne laisser personne «s’enkyster». Ce qui alimente l’amnésie, poursuit Danièle Linhart, c’est que les représentations mentales antérieures disparaissent. Où êtes-vous conflits sociaux et rapports de force ? Où sont-elles, les banderoles portant haut le refus de l’exploitation et la lutte des classes ?

Distiller le doute est devenu la technique moderne d’affaiblissement de la professionnalité. A l’ère du management nappé d’humanisme et de cool, chacun est prié de donner le meilleur de lui-même, dans un cadre professionnel présenté comme bienveillant.

Le cadre, d’ailleurs, est pensé pour : en échange d’une production de chartes éthiques et de codes déontologiques, la direction demande toujours plus de loyauté, flexibilité, mobilité, investissement, engagement, attachement à la marque. Les anciens se cabrent. Les nouveaux arrivés, pour la plupart, jouent le jeu  et ferment les yeux sur les misères faites à leurs aînés, jusqu’au jour où le milieu festif se transforme en jungle. Le débutant, devenu parent à son tour, se trouve dans l’impossibilité d’établir la frontière mentale nécessaire entre une vie professionnelle chronophage et sa maison, où il voudrait bien rentrer avant l’heure du bain et des aventures de Motordu,  et si possible pas trop exsangue.

On assiste à un paradoxe dérangeant, qui veut qu’au moment où on en demande de plus en plus aux salariés, excellence engagement total et prise de risque, face à un travail de plus en plus complexe, on les plonge artificiellement dans un état de fébrilité, un sentiment de peur et d’impuissance qui tend a paralyser leur activité.

Danièle Linhart décrit fort bien le grand malaise diffus contemporain, qu’elle appelle «précarisation subjective du salarié» :

L’instabilité fait partie du paysage habituel des entreprises modernes qui se veulent adaptées à un monde plus fluctuant et exigeant. Mais derrière cette image d’Epinal se cache une réalité bien plus aride : celle de l’inconfort, voire d’un certain degré de souffrance comme levier pour obliger le salarié à rendre les armes et à se transformer en relais efficace des méthodes et de la qualité de travail voulues par leur direction.

Avec ce livre, on comprend l’importance de bien nommer les choses aussi au travail. Dans les open spaces fleuris d’aujourd’hui, le malaise ne doit rien au hasard. C’est une politique.

Anne Crignon

La comédie humaine du travail. De la déshumanisation taylorienne à la sur-humanisation managériale
par Danièle Linhart
Editions Erès
152 pages, 19 euros.

What You Need to Know About Customer Win-Back

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By V. Kumar, Yashoda Bhagwat, and Xi Zhang   

It’s a hypercompetitive market and you are doing everything you can to retain your customers, yet you know that no matter what you do, you will still lose some customers to competitors. The competition to acquire new customers is fierce. How do you maintain your customer base? Our research team at Georgia State University looked at a large national telecommunications firm and found that it can be profitable to go after lost customers and win back their business. While it may seem counter-intuitive to spend time and money on customers who chose to leave, the reality is that you can’t retain every customer and acquiring brand new customers is expensive. Luckily, the game is not over when you lose a customer and you can revitalize your relationship. To successfully win back profitable customers who are worth your effort, you…

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La productivité qui stagne, cette erreur qui nous tue

  • Il s'agit craindre robots destructeurs d'emplois, voir comment gagner emplois robots.

    Il ne s’agit pas de craindre les robots destructeurs d’emplois, mais de voir comment gagner des emplois avec les robots. – Gerald Bloncourt/Rue Des Archives

La façon actuelle de mesurer la productivité cache les changements en cours dans nos sociétés. Le PIB, issu du monde de l’industrie et de l’agriculture, ne suffit plus à décrire la réalité d’un monde façonné par Google, Facebook ou Uber.

C’est tristement officiel : la productivité, la richesse produite par heure, est en décélération constante. Elle est désormais plate. En même temps, nous allons à Londres, où la stagnation de la productivité inquiète les statisticiens (la Banque d’Angleterre dans une étude récente et le Trésor français dans une autre) : nous y voyons une économie vibrante. Quant aux start-up françaises, elles ne s’inquiètent pas tant que cela de la lenteur qui nous étreint ! Et moins encore Los Angeles, même si Janet Yellen, la patronne de la Fed, faisant écho à la « stagnation séculaire » annoncée par Larry Summers, prévient que sans hausse significative de la productivité, il ne sera possible ni de croître ni d’augmenter les salaires.

Et si nous passions à côté de la révolution en cours ? Et si, avec ce PIB qui nous vient de l’agriculture et de l’industrie du XIXe siècle, de l’effort physique lié la machine, nous ne comprenions pas ce qui se passe dans ce monde de communication et de partage d’informations ? Pis, nos analyses actuelles vont non seulement à l’encontre du diagnostic, mais plus encore de la solution. Il ne s’agit pas de craindre les robots destructeurs d’emplois, après les Chinois, mais de voir comment gagner des emplois avec les robots !

La lacune des mesures de productivité est d’être macroéconomique. Elle mélange ce qui naît à peine avec ce qui peine, ce qui révolutionne avec ce qui freine. Elle trouve une stabilité, mais elle vient de la lutte entre les espoirs et idées actuels contre les savoirs anciens, les structures établies et autres « avantages acquis ».

Le monde de Google, Apple et Facebook n’aiderait donc pas la productivité ? Agir plus vite et efficacement, communiquer plus finement, choisir plus précisément, mieux comprendre ce que veut (et voudra) tel client pour mieux le satisfaire, ne ferait donc pas plus de croissance ?

Non, vous dit-on, puisqu’on appelle croissance toute dépense ! On connaît les critiques anciennes, toujours valides, à cette approche du PIB qui nous plombe. Le mariage, où l’employeur épouse son employé(e), qui travaille désormais sans salaire, fait baisser le PIB. Heureusement, pollution et embouteillages le font monter ! Le PIB est davantage calculé en fonction du temps physique qu’intellectuel. L’innovation et l’astuce, soit faire autrement avec moins, deviennent pour lui récessives, comme les désintermédiations et autres « ubérisations » qui explosent.

Que dire au prix Nobel Solow en 1987 qui s’inquiète de ces ordinateurs « qui sont partout, sauf dans les statistiques » ?Qu’il faut attendre que le processus se diffuse. C’est en cours. Toutes les entreprises sont sur Internet, celles qui refusent meurent. De plus en plus de salariés utilisent les nouveaux outils… Pas assez. Accélérons.

Que dire à ces consommateurs qui préparent leurs courses et font leurs choix sur ordinateur, se renseignent et comparent ? Qu’ils doivent cesser de faire baisser le PIB, ou continuer ? L’économie de la gratuité, puisque ces consommateurs ne sont évidemment pas payés pour chercher ce qu’ils vont acheter et ne posent pas de questions à un salarié à un comptoir, prépare des choix plus efficaces car mieux informés, et marchands. Elle n’est pas récessive. Il faut donc améliorer nos mesures, suite au rapport Stiglitz, Sen, Fitoussi – et, en attendant les résultats, changer plus vite encore nos pratiques, formations et structures.

Que dire aux jeunes chômeurs ? Que l’ordinateur est responsable de leur état ? Ou bien qu’il faut lier formation, apprentissage et création d’entreprises, et que les entreprises, grandes ou petites, les attendent. Elles rajeuniront !

Nos mesures de productivité cachent les changements en cours. A preuve, la forte hétérogénéité des entreprises entre les « toutes nouvelles », les « en cours de restructuration » et « les autres ». La croissance viendra de la réduction de ces écarts, avec et par les changements de structures et la diffusion des innovations. Voilà le chantier.

Au lieu de dire que cette productivité, en fait mal mesurée, annonce la stagnation, il faut redoubler d’efforts de formation et de création de nouveaux outils d’information-communication, avec les clients et les salariés devenus testeurs et coopérateurs. Nous entrons dans l’économie du partage. Les gains de productivité y seront plus élevés, les baisses de prix aussi. Ne regardons pas le futur avec les lunettes du passé !

Jean-Paul Betbeze

Jean-Paul Betbeze est président de Betbeze Conseil

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/021247393191-la-productivite-qui-stagne-cette-erreur-qui-nous-tue-1142767.php?EZAPgbbz00dUaVlF.99

30 outils Twitter à connaître pour gagner des followers

Découvrez 30 outils qui vous aideront à avoir plus de followers et à mieux utiliser et analyser Twitter. N’hésitez pas à partager l’article sur les réseaux sociaux.

Augmenter le nombre de followers sur Twitter

Twitfox

TwitFox ajoutera automatiquement à vos favoris les tweets relatifs aux mots clés de votre choix. Intéressés par votre profil, ces utilisateurs de Twitter vous assurent une réelle valeur ajoutée. Cet outil propose des options avancées pour une meilleure qualité d’audience.
Twitfox - Automatically favorite tweets that are relevant to your niche

SocialBro

SocialBro est une plateforme de marketing pour Twitter. L’outil permet à la fois d’analyser, engager et de monétiser vos audiences. Proposant de puissantes options de recherche, il vous permet d’orienter efficacement vos audiences cibles : clients ou influenceurs. Un bon outil très pratique pour commencer augmenter le nombre de ses followers sur Twitter.
Socialbro

Twibble

Twibble permet l’ajout des RSS (blog, Pinterest, YouTube…) et de choisir le moment pour envoyer vos tweets et d’accroitre votre audience. L’outil marketing ajoute de belles images à chacun de vos tweets, les envoie aux moments voulus et incite vos audiences cibles à vous suivre et à les partager de façon automatique.

twibble

BirdSong

Le BirdSong est un outil d’analyse pour des réseaux sociaux de type Twitter, Facebook et Instagram. Il vous permet de rendre vos campagnes marketing plus efficaces et d’identifier de nouvelles possibilités pour accroitre votre audience. En vous permettant d’analyser n’importe quel compte public en seulement cinq étapes, il vous assure une meilleure qualité d’audience.
Bird-Song

Tweepi

Tweepi, c’est un outil de gestion de compte gérer le follow / unfollow pour Twitter. En un simple clic, il vous permet d’arrêter de suivre les personnes qui ne vous suivent pas, de suivre celles qui vous suivent, de supprimer les inactives et de découvrir de nouveaux auditoires afin de les suivre.
Tweepi :: manage your Twitter account

JustUnfollow

Le JustUnfollow est un outil de gestion des comptes Twitter et Instagram. Il vous permet de trouver les utilisateurs inactifs, d’identifier les unfollowers afin de vous désabonner et de garder la trace des actions ayant affecté vos abonnés et unfollowers.
Right friends, everywhere | Find and unfollow twitter users who unfollowed me

TweetAdder

Tweetadder est un outil de gestion automatisé permettant d’accroitre le nombre des followers sur Twitter. L’outil vous aide à séduire vos lecteurs potentiels et à développer des relations étroites avec les clients existants. Il permet d’accroitre les trafics vers votre site web en réalisant la promotion de votre activité pour maximiser les conversions.
TweetAdder Software- Social Promotion, Twitter Management, Marketing, Build Twitter Followers, | Building your Twitter Follower Base

Partager du contenu sur Twitter

Link Plug

Linkplugapp propose des fonctions permettant à vos abonnés de partager automatiquement votre nouvelle publication. En créant une fiche sur votre activité, vous faites de chaque partage social une occasion de promouvoir votre marque.
Grow Brand Awareness Sharing on Social Media | Link Plug

Sniply

Sniply, outil de partage de contenu, vous aide à générer du trafic en attachant un appel à l’action avec chaque lien que vous partagez. Il vous permet de transformer vos followers en utilisateurs et clients.
sniply

Pay with a Tweet

Pay With a Tweet, vous aide à donner aux membres de la communauté l’accès à votre contenu ou votre produit dès qu’ils tweetent ou réalisent un post à ce sujet. L’outil fait ainsi en sorte de créer une réaction en chaîne virale de façon à vous générer un « buzz » social.
Pay with a Tweet - The First Social Payment System

Click to Tweet

Click to Tweet permet de promouvoir plus facilement un message fort sur votre site ou dans votre contenu. Il suffit de rédiger le message à partager par les autres, de créer un lien personnalisé et de le partager. Toute personne qui clique sur le lien verra votre message ajouter automatiquement dans leur boite de statut. En cliquant dessus, ils tweetent votre message.
Click to Tweet | The easy, tweet about this link generator | Twitter advertising & marketing tool · ClickToTweet.com

Twilighter

Twilighter, vous permet de rendre plus facile pour vos lecteurs, le partage de votre contenu sur Twitter. L’outil met également en évidence les contenus les plus partagés pour guider les nouveaux visiteurs sur les contenus les plus populaires qu’ils devraient partager à leur tour.
twilighter

Programmer facilement un tweet

Sociallymap

SociallyMap est une solution pour vous permettre de diffuser automatiquement vos contenus vers vos différents profils de réseaux sociaux. Les publications se font avec les bons formats et dans des timings adaptés. L’outil relaye également des contenus en provenance d’autres sources dans vos différents réseaux sociaux. Des fonctionnalités qui vous permettent de vous concentrer sur les tâches les plus importantes.
Sociallymap

Buffer

Bufferapp, outil de programmation des tweets, vous permet de publier facilement dans des réseaux sociaux : Twitter, Facebook et Linkedin. Une solution simple pour programmer rapidement la diffusion d’un contenu en provenance de n’importe quel autre site Internet dans vos médias sociaux, collaborer avec les membres et avoir une analyse sur la portée de vos messages.
buffer

 

Twitterfeed

TwitterFeed, comme son nom l’indique, est un outil vous permettant de gérer et de planifier vos flux sur Twitter. Il possède des fonctions vous permettant de configurer correctement vos tweets.
twitter-feed

DLVR

Dlvr, est un outil permettant de délivrer des articles avec plus de simplicité et d’efficacité. Il se veut une solution pour gagner du temps, partager intelligemment et engager des audiences sur Twitter, Facebook, Linkedin Google+… Vous pouvez diffuser des flux, des fichiers images et des promotions via une seule et même plateforme.
dlvr

IFTTT

Ifttt, vous permet de créer facilement des connexions entre les services. Les connexions se font via plus de 153 canaux parmi lesquels on peut citer Facebook, Evernote, Weather, Email et LinkedIn. À chaque action de votre part, Ifttt prend le relais pour la diffuser en y attachant un élément déclencheur qui incite vos auditoires à réagir.

Ainsi, vous pourrez facilement partager du contenu automatiquement, changer automatiquement l’avatar de votre profil Twitter quand vous changez celui de votre Facebook etc.
ifttt

Clocktweets

ClockTweets vous permet de programmer vos tweets dans le temps. Il vous suffit de vous connecter à Twitter, d’accepter cet outil et de commencer à programmer vos tweets.
Programmez vos tweets avec amour • Clocktweets.com

Hootsuite

HootSuite est une application conçue pour gérer plus facilement votre ou vos comptes Twitter, seul ou en équipe.
hootsuite

Tweriod

Tweriod est une application conçue pour vous permettre de mieux connaitre les heures de présence de vos followers. Elle analyse vos tweets et celles de vos followers de façon à vous indiquer les meilleurs timings pour diffuser vos tweets. Cet outil de Twitter gratuit vous aide ainsi à atteindre le maximum de monde.
Tweriod - Get to know when your Twitter followers are online the most.

Mesurer et monitorer Twitter

Bringr

Bringer est un outil de monitoring et de mesure pour les réseaux sociaux. Il surveille et analyse en temps réel les conversations autour de votre activité et vous alerte par email, SMS en proposant des recommandations d’actions.
Bringr - Gérer votre présence sur les réseaux sociaux de la conversation à la conversion

Twitter Counter

TwitterCounter est un outil de statistiques pour Twitter. Il donne un aperçu global sur l’activité de votre compte afin de vous permettre d’atteindre plus d’impact avec vos tweets.
Check your own Twitter Stats - Twitter Counter

TweetStats

TweetStats est un outil conçu pour vous donner des données statistiques sur l’activité de votre compte Twitter. Il donne une progression de l’impact de vos tweets par heure, par jour et par mois afin de vous permettre de programmer vos tweets pour les meilleurs timings.
TweetStats :: Graphin' Your Stats

Colibri

Colibri, outil d’écoute et de monitoring, vous permet de savoir ce que les gens disent de votre marque et de vos concurrents. Des données importantes pour aller directement à la rencontre des clients et mettre en place une stratégie d’influence des décisions d’achat. Il vous aide à mesurer votre réputation.
Maximize Online Brand Visibility - Colibri IO (Free Trial)

Social Mention

SocialMention est un moteur de recherche sur les réseaux sociaux. Vous aurez accès en temps réel à l’impact de vos actions sur les réseaux sociaux, blogs, commentaires etc.
Real Time Search - Social Mention

Followerwonk

FlollowerWonk est un outil d’analyse complet pour votre compte Twitter. Il vous permet de comprendre les comportements de vos followers, de trouver et de suivre de nouveaux influenceurs dans votre secteur d’activité. Il vous offre également la possibilité de comparer votre performance avec celle des autres et de partager vos rapports avec tout le monde.
Followerwonk: Twitter analytics, follower segmentation, social graph tracking, & more

Divers outils Twitter

Trends24

Trends24 est l’outil qui vous permet de connaitre les dernières tendances Twitter aussi bien dans votre ville et votre pays qu’à l’échelle mondiale. Il vous donne une vision globale sur les sujets-chocs de dernières 24 heures.
Worldwide | Top Twitter trends today | trends24.in

Tame

Tame vous aide à suivre et regrouper les conversations de vos followers cibles sur Twitter. Vous recevrez un rapport des sujets, des liens et des intérêts de vos followers.
Tame | Welcome

Topsy

Topsy permet de rechercher et d’analyser tous types d’informations présents sur Facebook ou Twitter : liens, tweets, photos, vidéos ou influenceurs. Il vous aide également à avoir l’œil sur les tendances et les sujets-chocs de dernières heures.
Twitter Search, Monitoring, & Analytics | Topsy.com

Twinitor

Twinitor est un outil de recherche et de surveillance pour Twitter. Grâce à lui, vous pouvez rechercher et surveiller en temps réel tout type d’information (mots-clés, expressions clés…).
Twinitor: twitter search and monitoring.

N’hésitez pas à partager les outils que vous utilisez pour gérer votre compte Twitter via les commentaires de cet article.

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L’executive summary ou l’art de présenter votre projet

Avant même le business plan, l’executive summary est le premier document de présentation du projet. Sa rédaction est complexe et répond à des objectifs et à des règles précis.

Principe et objectif de l’executive summary

L’executive summary est un résumé du projet. Le business plan est indispensable, mais il n’intervient que lorsque l’investisseur a déjà marqué un intérêt pour le projet d’entreprise. L’objectif de l’executive summary est de susciter l’intérêt du lecteur en un minimum temps.

Vous devez le considérer comme le CV de votre entreprise ! Il doit donner envie à l’investisseur d’en savoir plus, et de vous demander votre business plan ou de vous proposer un entretien. L’executive summary est donc un véritable outil de marketing et de vente.

Aussi, bien qu’il s’agisse du premier document qui sera envoyé aux investisseurs, c’est un document qui se rédige en dernier, lorsque la rédaction du business plan est finalisée, et seulement lorsque toute l’argumentation est parfaitement maîtrisée.

Comment rédiger un executive summary ?

La rédaction de ce document demande un certain formalisme, et certaines informations essentielles doivent y figurer. En voici les principales règles :

• Comme pour un CV, ce document doit être très court et synthétique. N’oubliez pas  que  vos  interlocuteurs  reçoivent de nombreux dossiers et ne disposent que de quelques minutes pour effectuer un premier tri. Idéalement, l’executive summary doit tenir dans une page, et au maximum dans deux pages (police d’usage comprise entre 10 et 12). Surtout, il doit contenir des phrases synthétiques et des mots clés !

• Ce     résumé     doit     être     percutant, pédagogique  et  didactique.  Bien  qu’il soit très court, sa rédaction est complexe car chaque mot doit être pertinent. N’hésitez pas à le relire plusieurs fois et à le faire lire par d’autres (dans l’idéal un public non averti), pour vous assurer de sa clarté. Assurez-vous qu’il ne reste pas de redondances, et que vous avez traité tous les aspects du projet, Il doit refléter l’essence de votre projet ainsi  que  ses  chances  de  réussite.  Il doit contenir les points forts du projet et permettre de s’en faire une idée globale. Il doit répondre à des questions essentielles: Quel est mon projet? Qui suis-je? A qui vendre? Comment vendre? Combien ça coûte aux investisseurs? Combien ça leur rapporte? Et en combien de temps?

• Il doit être rédigé de façon à raconter une histoire : Quelle est la vocation de l’entreprise ? Quelle est son ambition (quels marchés veut-elle conquérir) ? Et comment va-t-elle atteindre ses objectifs (stratégie commerciale et marketing) ?

• Comme tout document de prospection commerciale, la première phrase est déterminante.   L’investisseur  doit  tout de suite comprendre quels produits ou services l’entreprise propose, faute de quoi, il ne prendra peut-être pas la peine de lire la suite. Cette première phrase doit éclairer la proposition de valeur de l’entreprise,

Pour exprimer la proposition de valeur, construisez une phrase selon le modèle suivant : ma société (nom) développe (une offre claire) pour aider (une cible identifiée) à résoudre (un problème)
avec (un avantage unique
)

Ou répondre aux trois questions suivantes : Quel(s) besoin(s) / manque(s) adressez-vous ? L’endroit qui fait mal… En quoi votre proposition de valeur est unique ?  Le remède qui fait du bien Pour quel retour sur investissement ? Le bénéfice client

Il n’existe pas de plan type, mais l’executive summary reprend la structure du business plan. Il doit comprendre plusieurs parties, qui répondent aux questions citées ci-dessus :
• Description  de  l’activité  et  de  l’offre (produits/services),
• Société   :    date   de   création,   forme juridique, actionnariat, ressources humaines (nombre de salariés, comités…), historique et étapes franchies, barrières à l’entrée,
• Marché   et   vision   :   les   cibles   et   le positionnement actuels… et la part de rêve,
• Équipe : les  talents  derrière  le  projet (Direction, commercial, R&D et production),
• Stratégie : la déclinaison opérationnelle de la vision : développement technique, développement commercial, stratégie de protection industrielle, partenariats…,
• Perspectives financières : résumées dans un tableau (en termes de chiffre d’affaires et de rentabilité, et éventuellement d’investissements et effectifs). La projection doit être établie sur au moins trois ans,
• Recours aux investisseurs : besoin global et montant de fonds propres recherché, valorisation précédente ou attendue pour ce tour, perspectives de sortie envisagées.

Concrètement, dans l’executive summary, reprenez les principaux points du business plan en les résumant en quelques phrases. Vous devez ensuite relire l’ensemble pour vous assurer de la concision, de la cohérence, et de l’attrait de l’histoire racontée.
Tout comme il faut mettre en avant ce qui peut intéresser et rassurer l’investisseur, il faut être attentif à éviter tout ce qui peut l’inquiéter, car vous ne pourrez le justifier que lors d’un échange.

À titre d’exemple :
• Un  projet  qui  ressemble  plus  à  de  la recherche qu’à un projet d’entreprise,
• L’éparpillement et un foisonnement de pistes,
• La présence d’un industriel au capital (qui peut complexifier la sortie du financier),
• Un projet trop loin de son marché : mettez en valeur vos contacts clients, même s’ils ne sont pas aboutis, car ils montrent votre vision marché.

Il faut l’adapter à la typologie de l’interlocuteur. Comme un CV, il s’écrit en fonction de la typologie de l’investisseur ciblé.

• Vous   pouvez   avoir   deux   ou   trois executive summary différents selon la cible, notamment si ces cibles ont des différences fortes en termes d’attentes et de contraintes, et correspondent à une stratégie d’entreprise différente. C’est le cas par exemple si vous contactez d’une  part  des  industriels  et  d’autre part   des   investisseurs   institutionnels de capital-risque (pour une levée d’un montant élevé correspondant à la totalité de votre besoin en financement) ou  encore  des  business  angels  (pour une première levée réduite, en vue d’une seconde ultérieure)…,

• Cependant,  sachez  que  le  milieu  des investisseurs est petit. Ils se parlent, donc vous devez être clairs sur cette stratégie et ne pas envoyer des messages qui peuvent sembler contradictoires, qui pourraient laisser croire que vous ne savez pas ce que vous voulez ni où vous allez.
Quelques règles complémentaires que vous devez prendre en compte :

• Quantifiez au maximum vos propos,

• Positionnez l’entreprise par rapport à l’existant et aux concurrents,

• Evitez les détails (par exemple : pas de référence aux sources des informations) : ces éléments seront précisés dans le business plan.

Comment les investisseurs lisent un executive summary ?

Pour l’investisseur, l’executive summary doit répondre à plusieurs objectifs :

Lui permettre de savoir rapidement si votre projet est dans sa cible d’investissement, notamment en termes de :

• Montants d’investissement et de taille de tour de table,

• Secteur  ou  de  type  d’activité : pour certains, exclusion de certains secteurs comme l’artisanat, du commerce de gros et de détail, de la prise de franchise…, ou pour d’autres, ciblage de certains secteurs bien précis…,

• Stade de développement de l’entreprise : amorçage, création, développement…,

• Situation  géographique  pour  certains (notamment les SCR régionales).

Le renseigner sur votre projet d’entreprise et ses perspectives de rentabilité financières. Ces éléments découlent de plusieurs aspects qu’il doit percevoir :

• La proposition de valeur,

• Le potentiel de croissance,

• La crédibilité du projet et de l’équipe : notamment la mise de fonds personnelle du porteur de projet et bien sûr la crédibilité du porteur de projet,

• Le besoin financier,

• Les perspectives de sortie et de gain de valorisation.

Le convaincre de l’intérêt du projet et de la pertinence d’aller plus loin, en vous demandant votre business plan et en vous recevant pour échanger plus en détails sur votre projet.

En résumé
L’executive  summary  est   le  CV   de   l’entreprise. Premier document que l’investisseur reçoit,  il doit vous permettre de  susciter  son intérêt et de décrocher un rendez-vous.
Il possède  ses codes  et sa rédaction consiste en un véritable challenge. Vous devez tenir compte de ses enjeux pour vous et pour l’investisseur.

En savoir plus sur http://business.lesechos.fr/outils-et-services/guides/guides-levee-de-fonds/l-executive-summary-200190.php?xtor=EPR-22-%5Bentrepreneurs%5D-20150804-%5BProv_LEE_hebdo_lot1%5D-1855918%402&SUyfRLwYKCu9l8EQ.99