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Tesla lance une batterie qui pourrait changer le monde

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Le fabricant californien des véhicules électriques de luxe Tesla a dévoilé jeudi une «batterie pour domicile» destinée selon le fondateur de la société Elon Musk à changer «la totalité de l’infrastructure énergétique dans le monde».

Cette batterie baptisée Tesla Powerwall peut stocker l’électricité fournie par des panneaux solaires ou par le réseau électrique au moment où celui-ci fournit de l’électricité bon marché, notamment pendant les heures de nuit, a précisé la société. La batterie peut également servir en cas de coupure de courant, a ajouté Tesla.

tesla-powerwall-redLa batterie, destinée à être fixée sur le mur d’une maison ou dans un garage pourrait rendre les habitations équipées de panneaux photovoltaïques totalement indépendantes des réseaux électriques traditionnels.

«Notre but est de transformer totalement l’infrastructure énergétique mondiale pour la rendre totalement durable et sans produire d’émissions de carbone», a indiqué Elon Musk à la presse avant de dévoiler la Tesla Powerwall dans la banlieue de Los Angeles.

La batterie coûtera 3500 $ lors de sa mise sur le marché américain lors de l’été 2015 et devrait être disponible dans le monde entier l’année prochaine.

L’Allemagne devrait devenir un marché-clé pour cette batterie, car ce pays est l’un des plus équipés en système photovoltaïque du monde, selon Elon Musk. Mais la batterie pourrait également être utilisée dans des régions en développement où les réseaux électriques sont souvent peu fiables en dépit d’une énergie solaire abondante.

La batterie pourrait jouer «un rôle analogue à la manière dont la téléphonie mobile a remplacé les lignes terrestres», a estimé M. Musk.

La Tesla Powerwall «sera une grande avancée pour les communautés les plus pauvres du monde», a ajouté le patron de Tesla, car «elle permet de se passer des réseaux électriques».

Tesla avait annoncé l’année dernière la construction de la plus grande usine mondiale de batteries lithium-ion dans l’état américain du Nevada, une usine géante de 5 milliards de dollars en collaboration avec le géant japonais de l’électronique Panasonic.

L’usine géante a pour objectif de faire baisser les prix des batteries, et donc des voitures électriques, l’une des barrières principales à leur adoption massive par le grand public.

Bien que Tesla produise un nombre relativement réduit de véhicules, il est devenu une vedette du secteur en raison notamment de sa réputation de haute qualité.

Elon Musk a esquivé une question lui demandant si l’activité énergie de Tesla allait supplanter l’activité automobile, pour laquelle elle est aujourd’hui le plus connue.

Elon Musk est un entrepreneur d’origine sud-africaine, qui est devenu une star pour ses succès aussi bien dans l’automobile que dans l’industrie spatiale privée (SpaceX). Auparavant, il avait fait fortune grâce à la société de paiements sur internet PayPal.

Il détient 26,7 % des parts de Tesla, valorisées à plus de 7 milliards de dollars à Wall Street.

Une espèce animale sur six menacée

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Une espèce animale sur six risque de disparaître sous les effets du réchauffement climatique si les émissions de dioxyde de carbone (CO2) se poursuivent au rythme actuel, met en garde une recherche américaine qui juge urgent d’agir. « Les résultats de cette étude suggèrent que les risques d’extinction vont s’accélérer avec la hausse des températures du globe, pour menacer jusqu’à 16% des espèces animales s’il n’y a pas de changement des politiques actuelles », souligne Mark Urban, un chercheur du département d’écologie et de biologie de l’Université du Connecticut, le principal auteur de ces travaux publiés jeudi dans la revueScience.

Ce scientifique a analysé 131 études portant sur l’impact du changement climatique sur la faune et la flore, menées dans plusieurs régions du monde et selon différentes méthodes. Il a constaté que la perte de biodiversité s’accélérait pour chaque degrés Celsius d’accroissement de la température sur le globe. Selon l’hypothèse d’une augmentation de seulement 2°C des températures mondiales d’ici la fin du siècle par rapport à l’ère pré-industrielle, qui selon la plupart des climatologues est sous-estimée, cette dernière recherche a calculé que 5,2% des espèces seraient menacées extinction, contre 2,8% actuellement.
Avec une hausse de 3°C sur la même période, ce sont 8,5% des espèces qui pourraient disparaître. Si le mercure grimpe de 4,3°C d’ici 2100, ce serait alors 16% des espèces animales qui seraient menacées.

L’auteur de cette étude a également conclu que le danger d’extinction variait selon les régions du monde, selon qu’elles sont plus ou moins affectées par le réchauffement. Dans certains pays de l’hémisphère austral, où des habitats se réduisent sans possibilité pour des animaux, comme des reptiles et des amphibiens, de se déplacer suffisamment vite, les risques de disparition sont les plus élevés: jusqu’à 23% des espèces en Amérique du Sud et 14% en Australie et en Nouvelle-Zélande seraient menacés.

Stratégies de conservation

L’Amérique du Nord et l’Europe sont les régions où le risque est le plus faible, avec 5 et 6% respectivement des espèces en danger.

« Nous avons un besoin urgent d’adopter des stratégies qui limitent le changement climatique si nous voulons éviter une accélération des extinctions animales sur la planète », plaide Mark Urban. « Nous devons aussi mieux comprendre les effets du réchauffement sur l’extinction des espèces pour permettre d’éclairer les décisions en matière de politique à suivre au international sur les coûts biologiques d’un échec à lutter contre le changement climatique et de mettre en oeuvre des stratégies de conservation pour protéger les espèces animales les plus menacées », poursuit-il.

Selon lui, 7,9% des espèces vont de toute manière disparaître à cause du réchauffement de la planète. Par ailleurs, une recherche internationale également publiée dans la revue américaine Science jeudi s’est appuyée sur une analyse de fossiles d’organismes marins couvrant 23 millions d’années pour prédire les animaux et écosystèmes des océans les plus à risque d’extinction. « Le changement climatique et les activités humaines ont un impact sur des groupes d’animaux qui sont depuis longtemps sur la planète et l’étude de leur histoire peut nous aider à mieux comprendre comment ils pourraient répondre aujourd’hui à ces nouvelles menaces », explique Seth Finnegan, professeur adjoint de biologie à l’Université de Californie à Berkeley, le principal auteur.

Grâce aux fossiles, ces chercheurs ont ainsi évalué les risques d’extinction de nombreux animaux marins, dont les requins, les baleines et les dauphins, mais aussi d’organismes plus sédentaires comme les coquillages et les coraux. Ils ont également établi une carte des zones où ces espèces sont les plus affectées par le réchauffement et autres activités humaines, concluant qu’elles se situaient pour la plupart sous les tropiques.

Dans la perspective de la conférence internationale sur le climat de Paris en décembre, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a prévenu mercredi qu’il y a « très peu de temps pour éviter de graves conséquences pour la planète ». « Les données scientifiques sont claires, le climat est déjà en train de changer et l’activité humaine est la principale cause de cette évolution », a-t-il dit.

Dépendance, décès : comment anticiper sur la gestion de son patrimoine ?

  • Dépendance, décès : comment anticiper gestion patrimoine ?

Une bonne succession est une succession anticipée. Le malaise familial autour du décès semble aujourd’hui dépassé et la préparation de la transmission de son patrimoine est facilement évoquée.

Néanmoins, l’anticipation ne doit pas seulement être recherchée sur ce seul aspect. Anticiper, c’est aussi appréhender la gestion de son patrimoine face à l’aléa que constitue l’état de dépendance ou un décès fortuit. Le mandat, contrat par lequel un mandant confère à un mandataire le pouvoir d’agir en son nom et pour son compte, constitue une solution pour contractualiser la gestion d’un patrimoine par son propre titulaire.

En effet, comment organiser sa gestion face à un état de vulnérabilité ? L’altération des capacités de la personne peut conduire à l’ouverture d’une mesure de tutelle, marquée par l’interventionnisme du juge (notamment en cas de vente d’un bien immobilier). Le mandat de protection future permet d’éviter lerecours à une telle mesure judiciaire d’incapacité pour offrir, à une situation de déclin personnel, une gestion souple et fonctionnelle.

De la même manière, comment articuler la gestion du patrimoine successoral avec des héritiers inaptes, non formés, trop jeunes au jour du décès, pour assurer une gestion cohérente, par exemple en présence d’une entreprise ? Le mandat à effet posthume assure ici un mode de gestion original et approprié pour sauvegarder l’entreprise suite à l’ouverture de la succession.

Le mandat de protection future confère à toute personne la faculté d’organiser de son vivant, en amont, sa protection sur le plan patrimonial ou personnel. La prise d’effet du mandat est subordonnée à l’impossibilité pour le mandant de pourvoir seul à ses besoins en raison d’une altération de ses facultés, physiques ou mentales. Outre la désignation d’un mandataire, il est possible de constituer un régime de protection sur mesure avec l’organisation d’un conseil de famille.

Par principe, sous réserve de recourir à un mandat notarié, le mandataire peut accomplir tous les actes d’administration (gestion locative, arbitrage sur support financier) ou de disposition (vente d’actifs, conclusion d’un bail commercial), à l’exception d’un nombre restreint d’opérations, telles qu’une donation, un abandon de créances.

Appliqué à l’entreprise, cet outil permet d’allouer au mandataire le pouvoir de vendre l’entreprise (fonds ou titres d’une société). Seul bémol, la pérennité de l’entreprise n’est pas envisageable en cas d’exercice individuel : il est interdit au mandataire d’exercer des actes de commerce. A contrario, en présence d’une société, le maintien des affaires demeure facilité car le mandataire peut participer aux assemblées générales et prendre la qualité du dirigeant, sous certaines réserves.

Le mandat à effet posthume

Le mandat à effet posthume a pour objet la désignation d’un ou de plusieurs mandataires chargés au décès d’administrer et/ou de gérer tout ou partie de la succession pour le compte et l’intérêt des héritiers. Evitant les aléas de l’indivision et le potentiel déclin de l’entreprise transmise au décès, son utilisation requiert un intérêt légitime tel que l’incapacité professionnelle des héritiers. D’une durée de deux ou cinq ans en présence d’enfants mineurs ou d’une entreprise, ce mandat permet de conserver les biens de la succession et leur gestion par une personne compétente.

Toutefois, là encore, le mandat à effet posthume ne permet pas de confier au mandataire la gestion d’un fonds de commerce. Il suffira au préalable d’apporter le fonds à une société. Le cas échéant, le mandataire votera en assemblée générale pour le compte des héritiers, pourra exercer une fonction de direction et le régime d’exonération Dutreil en matière de droits de succession pourra être appliqué sous conditions.

Douze choses que les introvertis aimeraient que vous compreniez

En dépit des articles, des livres et des conférences qui leur sont consacrés, les introvertis — ou les gens que l’on qualifie de « réservés » — peuvent se sentir incompris dans une société qui valorise l’ouverture systématique aux autres.

Nous avons passé en revue les points de vue des experts et les réactions des lecteurs du Huffington Post sur les principaux motifs d’incompréhension dont souffrent les introvertis. Voici quelques-unes des choses qu’ils aimeraient que tout le monde comprenne bien.

1. Ils n’ont rien contre les fêtes
Loin d’être des rabat-joie, les introvertis aiment s’amuser. A vrai dire, ils adorent être invités à des soirées, tant qu’ils y croisent des gens avec lesquels ils se sentent à l’aise.

Les principaux défauts, quand il y a beaucoup de monde, sont l’hyperstimulation et les conversations superficielles. Comme l’explique Laurie Helgoe dans son livre, Introvert Power : Why Your Inner Life Is Your Inner Strength, les introvertis préfèrent des conversations plus intimes au papotage, qui les épuise.
« Que les choses soient claires : ce n’est pas parce que les introvertis détestent le papotage qu’ils sont misanthropes, écrit-elle. Ils trouvent juste que cela crée une distance entre les gens. »

2. Ils ne sont pas antisociaux
Les introvertis ont besoin de se ressourcer de temps en temps, mais ils sont heureux de retrouver leurs amis après s’être isolés. Loin d’être antisociaux, ils ont une sociabilité sélective !

« Si, neuf fois sur dix, je décline votre invitation, ce n’est pas pour autant que vous devez cesser de m’inviter », écrit Carolyn Mae Ladas, une lectrice du HuffPost, sur Facebook.

3. On ne lit pas en eux comme dans un livre (et c’est très bien ainsi)
Il est rare que les introvertis formulent la première chose qui leur vient à l’esprit. Cette réflexion tranquille, à l’opposé de leurs homologues extravertis qui s’expriment avec certitude et rapidité, est typique de ce genre de personnalité.

« J’aimerais que les gens comprennent que je n’éprouve pas le besoin de partager chaque détail de ma vie, dit Claire May Sarlandie-Partiot sur Facebook. Si j’ai envie d’en parler, je le ferai. Si ce n’est pas le cas, ne m’y forcez pas, je me fermerais comme une huître. »

4. Ils n’aiment pas se sentir envahis…
Les introvertis préfèrent le siège couloir à celui du milieu pour éviter de se sentir encerclés, indique Carolyn Gregoire du Huffington Post. « Cela leur permet de s’isoler pour se ressourcer s’ils en éprouvent le besoin. »

5. … mais vous serreront volontiers dans leurs bras
Il suffit de le leur demander. Une bande dessinée de Roman Jones résume parfaitement cette façon de fonctionner : « Laissez-les vous inviter dans leur ‘bulle’. »

6. Ce n’est pas parce qu’ils sont introvertis qu’ils sont timides…
On considère souvent que l’introversion est synonyme de timidité mais, comme le font remarquer les intéressés, ce n’est pas la même chose. Ils ne redoutent pas les manifestations sociales mais apprécient davantage les relations plus intimes et plus profondes. Et sont très heureux de rester dans cette zone de confort.

« Je me sens bien dans ma coquille mais ce n’est pas pour autant que je suis timide », explique Jeremy Flowers sur Facebook.

7. … ni snobs, d’ailleurs
On peut être réservé sans être hautain. Quand un introverti ne prend pas part à une conversation, c’est surtout parce qu’il observe davantage qu’il ne participe.

« Ma réserve n’a rien à voir avec vous. Il ne faut pas en déduire que je suis grossière ou snob… C’est quelque chose que je ne contrôle pas. Bien que j’en sois consciente, je me sens mal à l’aise si on me pousser à en sortir », confie Brittany Pettus sur Facebook, ajoutant que son tempérament réservé lui a déjà valu de se faire traiter de tous les noms.

8. Ils n’ont pas envie d’être plus démonstratifs
Nombreux sont ceux qui considèrent l’introversion comme un défaut alors qu’en réalité les introvertis aiment ce trait de leur personnalité et n’ont aucune intention d’en changer.

« L’idée n’est pas de devenir extraverti. Certains d’entre nous n’en ont aucune envie », dit Lori Armstrong sur Facebook.

9. Ils ont une approche différente du monde du travail
Les introvertis sont par essence réfractaires aux bureaux en open space et ont parfois du mal à trouver un environnement de travail idéal. Selon Susan Cain, auteur de Quiet: The Power of Introverts in a World That Can’t Stop Talking, trouver un endroit tranquille, n’assister qu’aux réunions essentielles et faire un point régulier avec les collègues peut aider à surmonter ces obstacles.

« J’ai tendance à me renfermer lors des réunions de travail au cours desquelles tout le monde participe au brainstorming mais cela ne signifie pas que je me désintéresse du sujet dont on débat, explique Marisa Hoheb sur Facebook. J’ai simplement besoin de m’isoler un petit moment afin d’organiser mes idées avant de les soumettre au plus grand nombre. »

10. Ils ne sont pas particulièrement fans du téléphone
Si vous devez utiliser une technologique pour converser, optez pour les SMS (une série d’émoticônes réservés aux personnalités de ce type est même en préparation !). Les introvertis ont tendance à considérer comme intrusives les conversations téléphoniques impromptues et ils pourraient bien filtrer votre appel.

« Le téléphone peut s’apparenter à une véritable torture. Ce n’est pas pour rien que je choisis d’échanger par SMS ou en ligne, déclare Cindy Spreg sur Facebook. S’il vous plaît, ne vous vexez pas si je préfère vous répondre par texto plutôt que de vous appeler. Ça n’a rien à voir avec vous! »

11. Ils détestent les anniversaires surprise
Les grosses fêtes où les introvertis sont au centre de l’attention sont à proscrire!

« Je ne veux PAS d’une grande fête d’anniversaire! explique Jackie George sur Facebook. Je préfère de loin une soirée tranquille avec mes amis les plus proches, passée à faire des jeux, boire du vin et discuter, plutôt qu’un endroit noir de monde avec des gens que je connais à peine et où tous les regards se posent sur moi. Au secours! »

12. Ils sont intuitifs
Parce qu’ils ont tendance à être vraiment à l’écoute de leur entourage, les introvertis sont capables de saisir des nuances qui pourraient échapper à leurs homologues plus expansifs.

« Les introvertis sont très observateurs, conclut Cora Donnell sur Facebook. Si nous n’aimons pas vos amis, c’est parce que nous voyons clair dans leur jeu. »

5 choses à savoir sur l’holacratie

Adopté par des grandes entreprises et par des PME, le système de gouvernance appelé holacratie repose sur des règles du jeu très précises.

Zappos, Danone, Castorama… mais aussi des PME, comme dernièrement Scarabée Biocoop, ont adopté ce système de gouvernance, qui supprime la hiérarchie pour laisser plus d’autonomie aux salariés. Les grands principes.

Supprimer les positions de pouvoir et la bureaucratie, donner plus d’agilité à l’entreprise… Les bienfaits supposés de l’holacratie sont tels que ce système de gouvernance mis au point en 2001 par un éditeur de logiciels américain, Ternary Software, a depuis fait des émules. Le cas le plus emblématique fut celui de Zappos, qui annonçait début 2014, qu’il passait à ce mode d’organisation enterrant la notion de hiérarchie. « Adopter l’holacratie, c’est tout à coup se voir renvoyer toutes les incohérences de son organisation et se donner la possibilité d’y remédier », explique, enthousiaste, Bernard Marie Chiquet, qui, à travers son cabinet iGi Partners, accompagne Kingfisher, Danone, ou encore bientôt Décathlon, pour tester le « concept » sur des unités pilotes. Quels sont les grands principes qui régissent l’holacratie ? Le point, avec cet expert.

1. L’adoption de règles du jeu

Avant toute chose, le dirigeant doit accepter de céder son autorité aux règles du jeu. Le pouvoir ne sera plus entre ses mains, mais dans ces règles, matérialisées par une constitution. Une « raison d’être » devra être choisie pour l’entreprise. Elle répond à une question : quel est le potentiel le plus profond de mon entreprise ? La Scop Scarabée Biocoop, qui a adopté récemment l’holacratie, a par exemple opté pour « Bio, créateur, et exemplaire ». Toutes les décisions qui seront prises par la suite devront aller dans le sens de cette raison d’être.

2. La définition des rôles

L’holacratie part du principe que l’établissement d’un organigramme classique n’est pas vraiment utile. Ni celui de fiches de poste, que personne ne regarde jamais (jamais la sienne, et encore moins celle des autres). A la place, toutes les activités de l’entreprise vont être découpées en unités de travail, qui vont donner lieu à des rôles. Le rôle et la personne qui le prend en charge sont distincts. En moyenne, le salarié en prend quatre en charge. Il dispose pour chacun d’eux d’un espace dans lequel il n’encadre personne et n’est encadré par personne.

3. L’affectation des rôles

Les rôles sont affectés aux différents collaborateurs selon leurs compétences. Dans un système classique, cette tâche reviendrait au manager. Là, il existe un rôle spécifique pour l’affectation des rôles. Il s’agit ce celui de « premier lien » du cercle. L’organisation est composée en effet de plusieurs cercles. Grosso modo, un cercle englobe une équipe : la comptabilité, l’entretien, le commercial etc. La personne qui tient le rôle de premier lien ne peut pas réorganiser le cercle comme elle l’entend. Elle doit forcément passer par le « processus de gouvernance ».

4. Le processus de gouvernance

Dans l’holacratie, la structure est vivante, elle peut évoluer selon les besoins. Cela passe par le règlement des « tensions ». Une tension existe dès lors qu’il y a un écart entre la situation que vit un collaborateur et un « potentiel » : un problème avec un collègue alors que cela pourrait bien se passer, un prospect qu’on n’arrive pas à transformer en client, un rôle dans le cercle qui n’est plus adéquat en l’état, etc… C’est en réunion de gouvernance que sont évoquées les tensions. Tous les collaborateurs ont l’occasion de s’exprimer et de faire des propositions. Si la proposition ne risque pas d’amplifier le problème, elle est adoptée. Il n’est pas question de sonder tout le monde pour étudier d’autres solutions et tergiverser pendant longtemps. C’est ainsi que toutes les décisions sont prises de manière rapide et fluide. Au début, les collaborateurs ont du mal à parler en réunion des tensions qu’ils rencontrent. Mais peu à peu, ils commencent à se libérer. On peut comparer alors ce qui se passe dans l’entreprise à un drainage du corps, dans un but de désintoxication. Une fois toutes les toxines évacuées (les tensions négatives réglées), les salariés vont commencer à ressentir des tensions créatrices, qui vont les amener à proposer de nouveaux projets.

5. Le renoncement à la « vision »

Etre un patron « visionnaire ». C’est ce à quoi aspirent généralement les dirigeants d’entreprise ambitieux. L’holacratie implique, pour le dirigeant, de se débarrasser de cet état d’esprit. De cette « illusion ». Il lui faudra prendre conscience que, aussi brillant qu’il soit, il ne pourra maîtriser toute la complexité de son activité et du monde dans laquelle elle s’insère. Ce qui définit le chemin à prendre par l’entreprise, ce n’est pas le dirigeant, mais la réalité. C’est un peu la différence qu’il y a entre des parents qui diraient « tu seras médecin, mon fils », et ceux qui s’emploieraient à découvrir, petit à petit, les talents de leur progéniture. Petit à petit, l’organisation s’adaptera au monde, aux difficultés et challenges qui se présenteront.

RÉUNION ET (DÉ)CONNEXION

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Renouveler l’organisation des réunions d’équipe

Les réunions d’équipe hebdomadaires ont-elles encore lieu d’être aujourd’hui ?

La question mérite vraiment d’être posée. Entre nous, qui n’a jamais eu l’impression de s’ennuyer ferme pendant une réunion ? D’ailleurs, un sondage Ifop montre que les cadres décrochent au bout d’à peine 52 minutes de réunion, et que plus de 80% d’entre eux font autre chose (comme lire leurs mails, travailler sur un autre dossier ou envoyer des textos).

En fait, trop souvent mal préparées et mal encadrées, les réunions hebdomadaires peuvent être contre-productives, et ainsi assimilées à une réelle perte de temps. Si elles sont encore considérées comme importantes, il arrive qu’on ne sache même pas précisément ce que l’on doit faire lorsque l’on sort de réunion ! En conséquence, ces réunions traditionnelles et ordinaires doivent impérativement évoluer et se réinventer pour se débarrasser de cette réputation ingrate qui leur colle à la peau. Alors que peut-on faire aujourd’hui ?

Le management doit prendre en compte les outils technologiques

D’abord, c’est le format même des réunions qui doit être revu : il est nécessaire désormais de s’adapter aux nouvelles mentalités et aux demandes des salariés. On évoque souvent par exemple la fameuse Génération Y : cette dernière ne parvient pas toujours à saisir l’intérêt d’une réunion ordinaire, planifiée à l’avance, dans un cadre formel qui en plus peut brider la créativité ! Et une certaine flexibilité passera par la prise en compte des nouveaux outils technologiques. Les digital natifs, comme on les appelle, préfèrent les échanges plus brefs via les visioconférences, où l’on n’est pas forcément obligé de rester assis derrière une table sans rien faire. Moins de formalisme est requis  pour une plus grande implication de chacun. Les smartphones par exemple sont très utilisés en entreprise, alors profitons-en pour améliorer le travail en équipe et l’engagement des collaborateurs ! Certes, encore faut-il des outils technologiques adaptés et limiter les problèmes techniques…

Dans tous les cas, prendre en compte l’importance des nouvelles technologies de la communication permettra sans aucun doute une meilleure productivité. On peut aujourd’hui se réunir depuis n’importe où grâce aux ordinateurs portables, tablettes ou smartphones. La technologie avec entre autres des partages d’écran, de fichiers, de documents permettra non seulement de mieux préparer les réunions en amont, mais aussi de renforcer les échanges et les liens, notamment entre l’entreprise et l’extérieur. C’est tout un processus de collaboration qui est à mettre en place et qui au-delà d’une meilleure participation collective, facilitera la créativité et l’innovation, c’est-à-dire l’efficacité au sein de l’entreprise.

En améliorant la productivité, c’est l’utilité même des réunions hebdomadaires qui est renforcée. Elles ont cependant le devoir d’évoluer et de repenser leur fonctionnement. Pour conclure, ces réunions traditionnelles doivent ainsi être connectées numériquement, et se reconnecter humainement.

Concilier exigence et bienveillance

Au premier abord, il peut paraître contradictoire de vouloir concilier « l’exigence et la bienveillance » dans les pratiques managériales. Et pourtant, plutôt qu’une opposition, il s’agit d’une réelle complémentarité.

Une question d’exigence.

Tout dirigeant, tout manager porte, doit transmettre et faire partager de l’exigence. Exigence de satisfaction des clients, exigence de résultats, exigence de progrès, exigence de mise en œuvre de bonnes pratiques, exigence de respect de valeurs….., vous pouvez sans nul doute compléter cette liste.

  • La première exigence concerne le management

En réalité, l’exigence s’applique d’abord aux dirigeants et aux managers. Ils doivent être exemplaires et s’appliquer à eux-mêmes ce qu’ils demandent à leurs collaborateurs. Ce premier point est essentiel car il conditionne la crédibilité et la légitimité du management. Au final, les collaborateurs jugent leurs dirigeants et leurs managers sur la réalité de leurs comportements et sur la congruence avec le discours affiché.

  • L’exigence exprimée auprès des collaborateurs

Quant à l’exigence qu’on exprime auprès des collaborateurs, quatre remarques s’imposent.

–    Savoir ce que l’on doit réaliser est la première attente des collaborateurs : l’exigence exprimée (missions à remplir, contributions attendues….) répond à un besoin fort des collaborateurs. Elle doit trouver sa réponse dans ce que Daniel Goleman appelle « le leadership directionnel » qui  mobilise vers une vision, sur des missions, des objectifs….. Une étude internationale réalisée à son initiative sur plus de 12 000 collaborateurs montre que c’est ce style directionnel qui est le plus apprécié. Par opposition, le laxisme est généralement la posture managériale la plus mal vécue car elle n’apporte pas les repères nécessaires, elle insécurise.

–    Le manager doit avoir une posture affirmée et accompagner l’expression de l’exigence de « sens ». L’expression de cette exigence doit se faire sans posture d’autoritarisme. Les collaborateurs ont besoin de travailler « intelligemment », de comprendre pour quelles raisons on leur demande d’agir dans cette direction, de cette façon…  Exprimer de l’exigence ne consiste donc pas à exercer une pression psychologique négative assortie de menaces, chantages, récriminations…., c’est préciser un cadre indispensable.

–    L’exigence peut souvent être co-définie avec les collaborateurs eux-mêmes. Chaque fois que les collaborateurs peuvent être associés, on a un double bénéfice : une plus-value de contenu et une plus-value d’adhésion.

–    L’exigence peut souvent être exprimée par les collaborateurs eux-mêmes. Rien de plus engageant pour une personne que d’être elle-même l’auteur de ce qu’elle doit réaliser. L’expérience nous a démontré que dans l’immense majorité des cas, cette exigence n’était pas définie au rabais, mais qu’elle était plus élevée que celle que le management aurait exprimée.

Les managers doivent veiller à ce que l’exigence exprimée recoupe au mieux les compétences, les capacités et le talent des personnes. Car comme le notait avec humour Einstein : « Tout le monde a du génie, mais si vous jugez un poisson sur sa capacité à grimper aux arbres, il passera toute sa vie à penser qu’il est stupide ! »

  • L’exigence levier d’excellence, de progrès et de bien-être

L’exigence et l’auto-exigence sont de puissants moyens de bien-être, d’excellence et de progression. Le niveau d’exigence n’entame en rien le bien être. Avoir un haut niveau d’exigence (atteignable) et le réaliser contribuent à donner et à se donner une image positive de soi, de sa valeur.  Cela permet de ressentir une fierté légitime, via la reconnaissance des autres et via son propre regard. Dans un monde hyper compétitif, hyper concurrentiel, pas de réussite durable pour les organisations et les personnes sans un haut niveau d’exigence car il faut faire la différence.

  • L’exigence : un pari positif sur les personnes

L’exigence est un pari sur le potentiel des personnes, sur leur capacité à réussir, à progresser, à se dépasser. Il faut simplement veiller à rester dans l’accessible, à s’assurer que les moyens nécessaires sont présents, notamment le soutien hiérarchique, le travail collaboratif, la promotion de l’intelligence collective, la promotion de valeurs comme la solidarité, l’entraide, sans oublier la bienveillance.

Une question de bienveillance.

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La première composante de la bienveillance – et c’est un critère clé que l’on devrait prendre en compte pour recruter ou nommer un manager – c’est « d’aimer les personnes » et derrière cela, de faire preuve d’un respect inconditionnel.

  • Un autre regard fait d’autres personnes

Etre bienveillant pour un manager, c’est d’abord rechercher ce qui fait la valeur de la personne plutôt que commencer par pointer ses insuffisances. C’est en s’appuyant sur ce qui fait cette valeur qu’on obtiendra le meilleur car les personnes agissent très largement en fonction du regard que l’on porte sur elles. Regardez un collaborateur comme quel qu’un de bien, vous aurez toutes les chances qu’il se comporte bien. Voyez vos collaborateurs comme excellents, ils auront toutes les chances de le devenir. Regardez-les avec méfiance, suspicion, domination, vous aurez toutes les chances qu’ils perdent confiance ou se rebellent. J’aime beaucoup ce proverbe néerlandais qui dit : « un autre regard fait d’autres personnes ». Au-delà du regard bienveillant du manager, il s’agit d’implémenter cette disposition à la bienveillance chez les collaborateurs. Au sein d’une équipe, la bienveillance partagée contribue à développer des relations de confiance et facilite collaboration et coopération.

  • Savoir faire confiance

La bienveillance, et c’est une évolution forte du management, c’est la capacité des managers à dépasser les postures de contrôle sanction pour devenir des accélérateurs de réussite. Pour cela, pas d’autre moyen que de savoir faire confiance en développant une relation mature avec ses collaborateurs. Il faut donc réussir à faire glisser la fonction de contrôle, de suivi au niveau même du collaborateur. C’est passer du contrôle externe à l’autocontrôle ou auto-suivi, puissant levier de responsabilisation. Rappelons que la confiance permet d’instaurer une forte prédisposition à agir et à prendre des initiatives. Bien sûr, pour accorder sa confiance, le manager doit commencer par se faire confiance à lui-même.

  • Donner le droit à l’erreur

La bienveillance, c’est aussi donner le droit à l’erreur, notamment dans les phases d’apprentissage pour aider le collaborateur à « oser » : oser faire, oser essayer et au bout du compte oser réussir. C’est bien sûr un droit à l’erreur pédagogique, l’erreur devenant source d’apprentissage. Derrière ce droit à l’erreur, la bienveillance du manager, c’est sa capacité à voir le collaborateur tel qu’on veut qu’il devienne.

  • Savoir être indulgent

La bienveillance passe nécessairement par l’écoute et la compréhension du collaborateur. Ça ne veut pas dire qu’on partage forcément ce qu’il dit, mais ça signifie qu’on est attentif et qu’on démontre l’intérêt qu’on lui porte.

La bienveillance consiste aussi à porter un regard indulgent sur soi (au niveau du manager et du collaborateur). Il ne s’agit pas de se laisser aller, mais tout simplement d’accepter nos limites et nos vulnérabilités. Cela tout en nous appuyant sur nos atouts, nos talents, nos compétences et nos capacités pour nous inscrire dans une double démarche de développement et d’épanouissement.

 

« S’occuper de ses hommes comme on s’occuperait de sa soif »

La bienveillance, c’est prendre soin de ses collaborateurs, c’est s’intéresser à eux. C’est comme le dit un proverbe samouraï « S’occuper de ses hommes comme on s’occuperait de sa soif ».

L’exigence permet de s’appuyer sur la (bonne) fierté de participer à la réussite de l’entreprise et d’accomplir ensemble ce qu’aucun d’entre nous n’aurait réussi seul. La bienveillance permet de libérer les énergies et les talents, elle favorise l’engagement des personnes.

Dans un monde économique compétitif, dur, exigeant et qui le restera, l’exigence est un  pari sur les personnes. Placées dans des contextes favorables, on peut finalement demander et obtenir beaucoup des personnes, à la mutuelle satisfaction de ces personnes et des organisations.

Concilier avec finesse l’exigence et la bienveillance devient un puissant levier pour faire exprimer le meilleur des possibles chez les collaborateurs et dans l’organisation. Cela en contribuant au bien être des personnes, voire à leur bonheur.

C’est peut-être ce couple apparemment paradoxal « exigence » et « bienveillance » qui peut contribuer à favoriser la réussite conjointe des personnes et de l’entreprise. 

GOUVERNANCE DES INFORMATIONS: COMMENT ADOPTER LES MEILLEURES PRATIQUES EN 7 ÉTAPES

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La gouvernance des informations est un cadre pluridisciplinaire que les entreprises peuvent employer pour encourager la mise en œuvre de mesures adéquates et pour inciter des comportements appropriés concernant la façon dont les informations sont valorisées, gérées et utilisées par l’organisation. Ceci comprend la définition des postes, politiques, procédures et indicateurs nécessaires pour bien gérer les informations tout au long de leur cycle de vie, depuis leur création jusqu’à leur destruction finale. Le chemin à parcourir pour gérer efficacement les risques liés à la gestion des informations.

La gouvernance des informations (GI) paraîtra sans doute comme un concept écrasant pour une entreprise de taille moyenne affairée, mais ces principes sont pourtant au cœur de toute stratégie concrète et efficace en matière de risques liés à la gestion des informations.

L’essence de la GI consiste à comprendre quelles informations vous détenez, où vous les détenez et quelle est leur valeur, que ce soit pour vous, vos employés, vos clients ou vos concurrents, ainsi qu’à déterminer comment elles circulent à travers l’entreprise et où se situent les points les plus vulnérables. Elle consiste à s’assurer que la gestion des informations et des risques associés représente une préoccupation constante du conseil d’administration, et qu’elle est appuyée par des mesures mises en œuvre par des équipes transversales composées d’un personnel compétent et doté des moyens nécessaires à son travail.

Comment y parvenir : les sept étapes à franchir pour réussir

1. « Cet enjeu n’est pas uniquement du ressort du service des Technologies de l’information»: Le service des Technologies de l’information ne peut pas protéger les informations si le service du Marketing les utilise pour créer les profils de préférence de ses clients sans que personne ne soit officiellement responsable de leur sécurité. Le conseil d’administration ne peut se permettre de fermer les yeux sur un risque susceptible de nuire de manière significative à la notoriété de la marque, à la confiance de la clientèle, à la conformité à la loi et à tout avantage concurrentiel de l’entreprise. Dans une entreprise, chacun doit assumer sa part de responsabilité concernant ces informations.

2. « Dressez un tableau sans complaisance de la réalité actuelle concernant ces risques » : Identifiez les lieux où se trouvent vos informations les plus vitales et les plus vulnérables en réalisant une analyse des risques dans l’ensemble de l’entreprise. Utilisez les questions formulées par tous ceux dont il est dans l’intérêt que ces risques soient bien gérés, y compris le personnel de sécurité du service des Technologies de l’information, le service de Gestion des risques, le service de la Conformité et le service des Affaires juridiques, ainsi que les unités clés de l’entreprise et le service des archives. Pensez notamment aux adresses IP, ainsi qu’aux informations hautement visées par la réglementation et fréquemment auditées. Utilisez les résultats de ce travail pour concentrer vos ressources de protection contre les risques liés à la gestion des informations sur les domaines les plus essentiels. Réexaminez cette procédure à intervalles réguliers, car le degré de risque varie dans le temps.

3. « Libérez vos informations, afin de les mettre à profit par l’analyse et à travers l’innovation» : Ne craignez pas vos informations. Les entreprises de taille moyenne doivent adopter une stratégie plus holistique et proactive en matière d’extraction de la valeur de leurs informations. Ceci implique de faire circuler ces informations plus librement, à condition qu’elles ne soient pas confidentielles ou privées, dans toute l’entreprise afin qu’elles soient le moteur de la créativité, de l’innovation et de la croissance.

4. « Demandez à vos employés qu’ils s’impliquent » : Toute gestion performante des risques liés à la gestion des informations dépend du personnel de plusieurs manières différentes :

  • L’augmentation rapide des volumes, de la vélocité et de la variété des données, ainsi que le besoin croissant d’extraire de la valeur et des connaissances de l’ensemble de ces informations, a des implications significatives en matière de compétences. Les entreprises avant-gardistes emploient toutes des analystes de données. Si ceci est hors de votre portée, envisagez de former à ces questions d’autres fonctions de votre organisation afin que ces dernières acquièrent des compétences en matièrede science de l’analyse des données.
  • Deuxièmement, encouragez l’instauration d’une culture du respect des informations, et veillez à ce que votre personnel possède la formation, les moyens de communication et l’assistance dont il a besoin pour gérer vos informations de manière responsable et pour réduire les risques associés.
  • Troisièmement, mettez en place une procédure robuste en matière de protection d’informations en cas de départ d’employés.

5. « Ne laissez pas traîner des documents papier contenant des informations » : Le fait que les documents papiers soient perçus comme un risque de sécurité majeur est un enjeu qui peut et doit être confronté de manière urgente. Mettre en œuvre des procédures structurées en matière de scanning numérique et d’archivage et d’extraction de documents n’est pas difficile, et un prestataire de service externe chevronné pourrait vous aider à vous familiariser avec ce travail et à le gérer.

6. « Créez des indicateurs mesurant l’efficacité de vos mesures » : Quelles que soient les mesures que vous décidiez d’adopter, celles-ci doivent atteindre leurs objectifs pour en valoir la peine, ce qui signifie qu’il est indispensable de déterminer si elles produisent les résultats escomptés. Définissez vos indicateurs de performance clés, vérifiez que votre personnel les connaît et les comprend. Désignez une personne responsable de réévaluer ces indicateurs à intervalles réguliers.

7. « Sachez quoi faire quand tout va mal » : Que ferez-vous si, en dépit de tous vos efforts, vous êtes victime d’un incident ? Que ce soit dans le contexte d’une restauration de données, de plans de continuité des activités, de la gestion de crises ou de la production des rapports de violation de données, la façon dont vous gérez la situation et en parlez suite à un tel incident pourrait être absolument déterminant. Certaines organisations sortent renforcées d’un tel incident, et sont parfois jugées encore plus fiables qu’auparavant. D’autres, par contre, ne s’en sont jamais remises.

« Voici ce qu’apporte la gouvernance : elle permet aux entreprises de faire ce qu’elles ne peuvent pas faire aujourd’hui, et de saisir les opportunités offertes par l’économie numérique. Engagez un dialogue avec les principales parties prenantes de l’entreprise, afin d’élaborer une stratégie de gestion des informations susceptibles de favoriser l’instauration et la promotion d’une culture professionnelle ouverte et fondée sur l’échange, tout en maintenant un bon niveau de protection des actifs d’informations importants »

3 étapes pour rédiger une offre d’emploi vraiment attractive

L’offre d’emploi, c’est un petit peu comme la lettre de motivation et le CV: tout le monde prédit sa mort. Et pourtant, il faut l’avouer: l’offre d’emploi est encore moyen le plus efficace de rendre publique les opportunités de carrière de votre entreprise et recruter de nouveaux talents (CF: l’offre d’emploi, outil sourcing le plus efficace pour recruter un cadre). Elle s’est digitalisée et sa diffusion élargie. Les méta-moteurs d’emploi et le multi-posting vous aident à faire leur promotion. Les réseaux sociaux sont eux devenus des canaux de communication supplémentaires (CF: recruter sur les réseaux sociaux: 7 erreurs à ne pas commettre). Mais vous n’êtes pas seul à publier des offres sur le web et la concurrence est féroce! Pour vous démarquer dans cette jungle de l’emploi et attirer les meilleurs talents, vous ne devez pas omettre la qualité ET l’originalité de vos offres.

L’attractivité est un objectif que vous devez vous fixer. Pour vous aider à l’atteindre et rédiger une offre d’emploi vraiment attractive, voici 3 étapes par lesquelles vous devez cheminer pour atteindre le « Saint Graal »: piquer la curiosité des candidats potentiels et susciter leur désir de vous rejoindre!

Etape n°1 – Votre entreprise vous mettrez en avant

Pourquoi les candidats doivent-ils rejoindre votre entreprise? (Source image: handaljepit.com)

Voilà une question ô combien importante. Et au travers de vos offres d’emploi, vous devez être capable de l’expliquer. Alors selon la durée depuis laquelle on est en entreprise, on peut ne plus voir les avantages. N’hésitez surtout pas à questionner vos collaborateurs. Demandez-leur ce qui les motive le plus à travailler pour l’entreprise. Il vous suffira de lister ces raisons et de sélectionner les plus pertinentes qui se trouveront dans votre offre d’emploi. Rappelez-vous: votre travail ne se limite pas seulement à rédiger une offre d’emploi attractive pour trouver des talents. Il s’agit aussi depromouvoir votre entreprise et véhiculer ses valeurs. Et si vous réussissez à expliquer aux meilleurs talents pourquoi ils devraient rejoindre votre entreprise plutôt qu’une autre, vous ferez augmenter le nombre de postulants à vos offres d’emploi.

Etape n°2 – Les opportunités de carrière offertes par votre entreprise vous présenterez

Faites comme Dark Vador: guidez les candidats vers les sommets de la force! (lyoncapitale.fr)

Les talents d’aujourd’hui ne recherchent plus uniquement un emploi qui leur permettra de payer les factures. Ils recherchent un poste qui leur permettra de s’épanouir et d’évoluer au sein de votre entreprise. Votre offre d’emploi devra mentionner les possibilités d’amélioration des connaissances et des compétences. C’est vraiment quelque chose de très important, surtout pour les meilleurs talents que vous convoitez.

Votre entreprise n’offre à ce jour aucune opportunité de carrière? Prenez-le temps de réfléchir aux raisons et voyez comment vous pourriez faire évoluer cette situation. Quand votre entreprise en proposera, vous constaterez une baisse du turnover de l’effectif, des salariés plus épanouis et des talents qui se battront pour rejoindre votre entreprise. Pensez-y!

Etape n°3 – Une offre d’emploi créative vous imaginerez

Votre objectif: offrir une nouvelle expérience aux candidats! (Source image: fr.sott.net)

N’êtes-vous jamais resté bouche bée devant une photo originale? Ne vous êtes-vous jamais dit « il fallait y penser! » devant  un objet ou un concept vraiment innovant? Et bien c’est ce genre d’émotion que vous devez réussir à déclencher chez vos candidats au travers de vos offres d’emploi. Vous devez les surprendre, les interloquer, les percuter. Vous pouvez d’ores et déjà oublier les annonces standards avec une description du poste, les compétences demandées, le salaire, les horaires…en tout  cas, si vous voulez attirer les tops talents! Vous allez devoir apporter un coup de fraîcheur à vos offres.

Comment faire pour apporter une bonne dose de créativité dans vos offres d’emploi? Rajoutez des photos qui pourront montrer l’environnement de travail. N’oubliez pas que c’est un élément qui devient de plus en plus important, surtout avec la nouvelle génération qui arrive bientôt en entreprise. Changez la police du texte de vos annonces. Cela peut sembler simpliste mais une police de caractère change totalement le rendu visuel. Créez une vidéo et intégrez-la dans vos offres. Vous apporterez à la fois une touche d’interactivité parfaitement dans l’ère du temps. Pourquoi ne pas mettre en avant vos collaborateurs qui expliqueront ce qu’ils apprécient de travailler pour votre entreprise? On peut même imaginer une vidéo de la personne qui occupe le poste actuellement et qui donne ses meilleurs conseils pour y être performant. La vidéo est un outil de communication vraiment puissant. La maîtrise de l’outil vidéo fait d’ailleurs partie des 7 tendances digitales que les RH doivent suivre en 2015. Il n’est pas encore trop tard!

Ces 3 étapes doivent vous permettre de tirer le meilleur de votre entreprise pour le retranscrire dans vos offres d’emploi. Vous devez vraiment garder en mémoire qu’elles sont le pur reflet des valeurs et de la culture de votre entreprise. Une offre d’emploi vraiment percutante marquera les candidats. Et même s’ils ne postulent pas immédiatement, ils seront irrémédiablement attirés par votre entreprise. A l’heure actuelle, elles ne sont pas si nombreuses que ça à faire dans l’originalité. Vous avez vraiment une carte à jouer. A vous de jouer!

Quels sont vos meilleurs conseils pour rendre une offre d’emploi attractive? Partagez vos meilleurs astuces en commentaire.

Être trop doué, un frein pour sa carrière

© REA

Promouvoir des clones dociles et couper les têtes qui dépassent… La frilosité et l’instinct de conservation de nos élites les conduisent à faire barrage aux profils originaux et brillants. Au passage, elles sacrifient un facteur de richesse essentiel à l’entreprise : la diversité. L’analyse de Michel barabel et Olivier Meier, directeur du laboratoire de recherche Dever Research, co-auteurs de Manageor (Dunod).

Être brillant ne serait pas toujours payant. La recherche a montré en effet que les très bons éléments ont tendance à plafonner ou, pis, à être mis d’office sur le banc de touche. Un constat qui va à l’encontre des idées reçues et questionne la sin­cérité de la fameuse «chasse aux talents» dont les entreprises ont fait leur leitmotiv depuis quelques années. Appâter les meilleurs, chouchouter les hauts potentiels, s’entourer de cadors… En fait, le discours officiel sonne un peu creux quand on y regarde de près. Et mas­que une réalité inavouable, puisque les études prouvent que se montrer trop doué constitue en fait un frein à une belle carrière.

Conformité contre compétence. Précisons d’abord qu’il y a bon et bon. Pour schématiser, on pourrait classer les talents en deux catégories. D’un côté, on a le «premier de la classe» ou le bon à la française. Diplômé d’une grande école, il dispose d’une grosse capacité de travail, sait se conformer aux règles et maîtrise le bachotage comme personne. De l’autre, on a le bon atypique, qui rentre moins facilement dans les cases : il a un portefeuille de compétences à forte valeur ajoutée pour l’entreprise, des qualités personnelles supé­rieu­res à la moyenne, notamment en termes de capacités d’innovation et de leadership, mais il est plus difficilement soluble dans l’orga­ni­sation. C’est le parcours professionnel de ce second profil qui peut être semé d’embuches. Et ce, dès le recrutement car, à ce stade, la prime à la conformité prévaut : les profils atypiques trinquent dans nombre d’entreprise.

Des travaux récents du sociologue William Genieys confirment que les élites ont tout intérêt, pour renforcer leur domination, à trouver des successeurs qui s’inscriront dans la continuité plus que dans la rupture(1). La chercheuse Oumaya Hidri a, elle aussi, consacré un article à ce biais de conformité : les Sciences Po ont tendance à recruter des Sciences Po, les Essec des Essec… en faisant passer au second plan la personnalité ou les compétences réelles du candidat(2). Même parcours, mentalité proche : on pense ainsi limiter les erreurs de casting. En sacrifiant au passage la diversité.

Les qualités de ces «très bons» dérangent aussi et peuvent les desservir à l’embauche. Il ne faut jamais oublier qu’un manager est aussi un managé, il a donc lui-même des objectifs professionnels et a besoin d’être bien vu par sa hiérarchie. C’est pourquoi, en cas de recru­tement direct par le N+1, des considérations politiques vont venir biaiser l’entretien : et si, au lieu de renforcer ma position, ce candidat allait l’affaiblir ? S’il est vraiment aussi doué qu’il en a l’air, ne risque-t-il pas de me faire de l’ombre ou de remettre en cause ma légitimité ? En fin de compte, le choix du manager se portera rarement sur le type vraiment brillant ou charismatique.

Le risque de lèse-majesté est trop important à ses yeux. Et lorsqu’ils réussissent à passer à travers les mailles du filet, les plus doués ne progressent pas toujours comme ils le méritent. La faute, toujours, aux managers qui sont au cen­tre des processus d’évaluation et de formation. Bien que l’intention de les impliquer dans ces actions ait été bonne au départ – il s’agissait de renforcer leur légitimité et de les mobiliser davantage sur la partie RH –, on constate des dérives. La tentation est forte pour un manager de vouloir garder un collaborateur brillant bien au chaud dans son équipe. Pour ce faire, il dispose d’une arme de stagnation massive : l’entretien individuel d’évaluation. Et s’il est le seul à évaluer son subalterne (ce qui est souvent le cas), il lui est encore plus facile de le retenir.