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Qu’est-ce qu’un effet de levier dans le cadre d’une holding ?

Un article de Guillaume Jankowski

Reprise d'entreprise et effet de levierIl arrive fréquemment qu’un ou plusieurs investisseurs désirent prendre le contrôle d’une société cible mais n’ont pas la capacité financière suffisante pour acquérir cette dernière.

Dans cette hypothèse, le montage consistant à faire acquérir la société cible par une holding de reprise peut apparaitre particulièrement intéressant puisqu’il confère un effet de levier. Le blog du dirigeant vous propose de revenir en détail sur cette notion.

En quoi consiste le montage ?

Le montage consiste à faire acquérir une société cible par une ou plusieurs holdings.

Illustration : une personne A dispose de 100 000 euros et souhaite acquérir une société cible valorisée à 530 000 euros. D’autres investisseurs sont intéressés par le projet et souhaite y investir 75 000 euros.

  • A créé une holding 1 et apporte 100 000 euros. D’autres investisseurs apportent 75 000 euros (soit 175 000 euros au total).
  • La holding 1 contracte un emprunt de 50 000 euros et apporte 225 000 euros à une nouvelle holding 2.
  • Cette holding 2 va pouvoir conclure, à son tour, un emprunt de 305 000 euros pour acquérir la société cible.
  • L’emprunt sera remboursé grâce aux dividendes versés par cette dernière.

Dans ce schéma, on constate qu’avec un investissement de 100 000 euros, A se retrouve majoritaire d’une société valorisée 530 000 euros.

Pour une acquisition directe de la société cible, il lui aurait fallu, en principe, investir au moins 265 000 euros pour bénéficier d’au moins la moitié du capital.

Qu’est-ce qu’un effet de levier ?

Pour comprendre la notion d’effet de levier, il convient de prendre en compte ses différentes composantes.

Le rachat d’une société par une ou plusieurs holdings de reprise génère en effet un effet de levier :

  • Sur le plan juridique
  • Sur le plan financier
  • Sur le plan fiscal
  • Sur le plan organisationnel

Ces différents effets de levier forment la notion générale.

Qu’est-ce qu’un effet de levier juridique ?

L’effet de levier juridique permet à un acquéreur de prendre le contrôle de la société cible par une ou plusieurs holdings intercalées.

Le montage tire profit des mécanismes du droit des sociétés pour optimiser cette prise de contrôle par :

création d'entreprise

  • Une rédaction d’un pacte d’associés
  • Une éventuelle émission d’actions de préférence

Cet effet de levier juridique permet également de préserver la responsabilité de la personne à la tête du groupe en cas de difficultés quant au remboursement de l’emprunt (excepté dans certaines hypothèses, comme pour une faute de gestion).

Remarque : le choix du statut juridique de la holding de reprise joue un rôle primordial pour le dirigeant. La SAS est ainsi souvent conseillée en raison de la protection accordée à son dirigeant et de la grande liberté statutaire qu’elle offre.

Il convient également de préciser que plus le montage comportera de holdings et plus la gestion du groupe sera lourde et coûteuse.

Qu’est-ce qu’un effet de levier financier ?

L’effet de levier financier consiste, pour la holding de reprise, à rembourser le montant de ses emprunts grâce aux dividendes perçus par la société cible.

Lorsque la société acquise comporte des actifs inutiles, il sera possible de procéder à leur cession dans l’optique de générer des dividendes supplémentaires pour rembourser l’emprunt au niveau de la holding.

Conseil Lbdd : la réussite d’un tel effet de levier financier n’est possible que si la société cible génère un résultat suffisant pour permettre une distribution régulière de dividendes. Ainsi, le rôle de l’audit est primordial pour évaluer la rentabilité future de la société cible antérieurement à l’acquisition.

Qu’est-ce qu’un effet de levier fiscal

L’effet de levier fiscal trouve sa consistance dans trois dispositifs qui peuvent être appliqués à un tel montage :

  • Le régime mère-fille : permet une quasi-exonération fiscale lors de la remontée des dividendes de la société cible vers la holding de reprise
  • La déduction fiscale des intérêts d’emprunt au niveau de la holding
  • Le régime de l’intégration fiscale : permet, en cas de détention de la société cible par la holding de reprise à plus de 95%, de rendre la société tête de groupe seule redevable de l’impôt. Ce régime permet également d’exonérer totalement la remontée des dividendes et de procéder à l’imputation des déficits du groupe.
Remarque : pour pouvoir bénéficier d’un tel effet de levier fiscal, la holding de reprise et la société cible doivent être soumises à l’impôt sur les sociétés.

Qu’est-ce qu’un effet de levier organisationnel

Le montage permet d’être majoritaire à la tête de la société cible. Cet effet de levier consiste donc :

  • A dicter la politique de la société cible en vue de maximiser le profit pour permettre le remboursement de l’emprunt
  • A conserver ou à modifier le dirigeant actuel de la société

La politique organisationnelle du groupe se doit d’être en adéquation avec l’intérêt de la holding de reprise pour permettre d’optimiser le montage.

Conclusion

L’effet de levier conféré par un tel montage ne peut être un succès que si de nombreuses analyses et simulations ont été réalisées en amont de l’opération. A ce titre, le choix d’un professionnel compétent (expert-comptable ou avocat) apparaît nécessaire pour offrir toutes les garanties du montage.

Le réseautage: une activité essentielle à tout administrateur potentiel

Avatar de Gouvernance des entreprises | Jacques GriséGouvernance | Jacques Grisé

À chaque semaine je donne la parole à Johanne Bouchard* qui agit à titre d’auteure invitée sur mon blogue en gouvernance. Ce billet est une reprise de son article publié le 22 juin 2015.

L’auteure a une solide expérience d’interventions de consultation auprès de conseils d’administration de sociétés américaines et d’accompagnements auprès de hauts dirigeants de sociétés publiques.

L’auteure a une solide expérience d’interventions de consultation auprès de conseils d’administration de sociétés américaines et d’accompagnements auprès de hauts dirigeants de sociétés publiques.

Dans ce billet, elle aborde le sujet de l’importance du réseautage, un préalable à l’obtention de postes d’administrateurs.

Quels conseils une personne qui connaît bien les rouages du processus de composition des CA d’entreprises privées, publiques, petites ou grandes, peut-elle prodiguer, simplement et concrètement, au sujet du thème du réseautage ?

Bonne lecture ! Vos commentaires sont les bienvenus.

Réseautez | Parce que vous ignorez qui vous ignorez!

Bien que le vieil adage «…

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Mais où est passée ma productivité ?

Chronique de Laurence Lacrosaz

Lorsque notre productivité est en berne, la psychologie peut nous fournir des solutions simples pour y remédier. Comme les sportifs de haut niveau, nous pouvons améliorer notre performance en gérant notre niveau de stress.

Victoire ! Vous avez réussi à bloquer quelques heures pour avancer sur vos dossiers : pas de réunions, pas d’interruptions pour vous détourner de ce qui est vraiment important.

Vous commencez par revoir un mémo. A mi-parcours, vous réalisez que vous ne travaillez pas sur la dernière version et que vos commentaires ne servent plus à rien. Vous partez alors à la recherche de cette bonne version, mais vous vous perdez en chemin dans des échanges de mails sans rapport avec le point qui vous occupe. Déjà passablement irrité(e), vous tentez de repartir d’un bon pied avec un autre dossier, mais votre concentration n’est pas au mieux et il n’en sort pas grand-chose.

Beaucoup d’activité, peu de résultats, et une frustration croissante. Votre attention papillonne à la surface des choses sans se fixer vraiment, alors que vous ne ressentez pas de problème de motivation, ni de fatigue.

Que se passe-t-il?

Les psychologues ont une explication simple pour ce problème : la loi de Yerkes-Dodson.

Cette loi stipule  que la performance évolue en fonction du niveau de stress, ou, si l’on veut employer la terminologie plus positive des psychologues, du niveau d’activation.

De manière générale, une augmentation du niveau d’activation pousse la performance vers le haut, jusqu’à son point optimal. Au-delà de ce point par contre, la performance se détériore puis s’effondre.

La loi de Yerkes-Dodson a été formulée pour la première fois en 1908. Elle est aujourd’hui très utilisée par les psychologues du sport. Les sportifs pro apprennent ainsi à gérer leur niveau de stress pour rester dans la zone centrale de la courbe quoi qu’il arrive.

Mon opinion est qu’il n’y a pas que les sportifs qui ont besoin de performance : nous aussi. Et lorsque nous nous retrouvons dans la zone bleue du graphique, notre performance optimale est très, très loin. Nous n’arrivons pas à nous concentrer, nous faisons des erreurs que nous ne faisons pas en temps normal et nous perdons du temps.

Que faire pour augmenter son niveau de performance ?

La première chose est de remarquer ce qui est en train de se passer: dans le cas qui nous occupe, pas assez de « bon stress ». Ce bon stress est largement déterminé par les stimulations dont nous faisons l’expérience, donc :

Cherchez le contact: parmi les stimulations possibles, les échanges avec les autres sont primordiaux. Si vous n’arrivez pas à démarrer, prenez votre téléphone pour discuter d’un point de votre to-do-list avec un collègue, provoquez une réunion, envoyez des mails. S’isoler pour pouvoir avancer est tentant, mais parfois contre-productif

Bougez : le niveau d’activation est aussi déterminé par l’activité physique. Nul besoin de courir un marathon, se lever pour aller chercher un verre d’eau ou faire le tour du pâté de maisons peut suffire à augmenter votre attention.

Augmentez la stimulation sensorielle, par exemple en écoutant de la musique. Et oui, vos ados qui font leurs devoirs avec leur casque sur les oreilles n’ont donc pas forcément tort.

Enfin si rien de tout cela n’est possible, une solution éprouvée est de parcourir ses mails. Dans la masse, il y aura forcément un interlocuteur à qui vous aurez envie de faire avaler son Powerpoint page par page. Remerciez-le ! Il va peut-être sauver votre matinée grâce à la production d’adrénaline qu’il provoque.

Plus sérieusement, gérer votre niveau de stress, quand il est haut mais aussi quand il est bas, est l’un des outils les plus puissants dont vous disposez pour fonctionner au mieux de vos capacités.

Si ce sujet vous intéresse et que vous voulez plus d’informations, voici un excellent article de Daniel Goleman. Vous pouvez aussi poser vos questions ou faire vos remarques, dans les commentaires.

Cette astuce vous permettra de mieux parler en public

Les prises de parole en public sont incontournables dans le monde professionnel. Voici une méthode pour éloigner l’anxiété et mener sa présentation de main de maître.

Pour beaucoup, parler en public est un véritable cauchemar. Un cauchemar où l’on s’imagine dévêtu devant des inconnus, les jambes flageolantes et les mains moites au moment de prendre la parole. Heureusement, il existe un moyen relativement simple pour diminuer cette anxiété : adressez-vous à vous-même comme vous le feriez à une personne qui se trouverait dans la même situation que vous.

Selon une recherche menée par le psychologue et doctorant Ethan Kross, de l’université du Michigan, utiliser son prénom ou le pronom « tu » plutôt que « je » peut aider à surmonter le stress. Kross a demandé à des étudiants de faire un discours sur le sujet suivant : Pourquoi pourriez-vous exercer l’emploi de vos rêves ?

Tous les participants disposaient de cinq minutes pour se préparer. Le chercheur a également demandé à tous les étudiants de noter sur papier leur ressenti avant leur prise de parole.

Kross a demandé à un premier groupe d’utiliser le pronom « je » et à un deuxième groupe les pronoms « tu » ou « il/elle ». Les résultats sont éloquants. Les participants du premier groupe étaient en état de stress et écrivaient des phrases telles que « comment puis-je écrire un discours en seulement cinq minutes ? ». Ceux du deuxième groupe étaient plus confiants et se motivaient en disant « tu peux le faire John ». D’après l’évaluation réalisée par un jury indépendant, les discours des participants du second groupe étaient plus convaincants. Les participants du second groupe étaient également moins susceptibles de ruminer leur prestation et d’en avoir honte après être passé.

Utiliser son prénom ou le pronom « tu » plutôt que « je » peut aider à surmonter les expériences stressantes

D’autres études de Kross suggèrent que, lorsque les personnes utilisent leur prénom, elles ont tendance à considérer les situations stressantes (dont les prises de parole en public) comme un défi plutôt que comme une menace. De plus, quand elles utilisent ce procédé, elles ont l’impression d’aider un ami. « C’est très facile de conseiller ses amis, mais quand il s’agit de nous, c’est plus difficile », a déclaré Kross à Psychology Today. « Les personnes qui appliquent cette méthode et qui utilisent leur prénom prennent de la distance avec eux-mêmes, ce qui les aide à réussir. »

Cette étude vient s’ajouter à un corpus de recherches croissant sur le pouvoir de stimulation du « dialogue intérieur » et en particulier sur l’importance de s’adresser à soi-même comme à une personne extérieure.

Evidemment, il n’est pas toujours facile de mener un « dialogue intérieur » stimulant avec vous-même au bureau. Mais le simple fait d’écrire vos pensées et d’utiliser la deuxième ou la troisième personne peut vous aider (une des auteurs de l’études’envoie des e-mails quand elle est stressée). Cette simple modification linguistique peut faire une grande différence à la fois dans votre attitude et dans votre performance.

Article de Shana Lebowitz. Traduction par Manon Franconville, JDN.

Voir l’article original : Here’s a simple trick to perform better in stressful situations

Cinq (5) conseils utiles pour obtenir le poste convoité sur un CA

Avatar de Gouvernance des entreprises | Jacques GriséGouvernance | Jacques Grisé

À chaque semaine je donne la parole à Johanne Bouchard* qui agit à titre d’auteure invitée sur mon blogue en gouvernance. Ce billet est une reprise de son article publié le 16 juin 2015.

Johanne a une longue expérience d’interventions de consultation auprès de conseils d’administration de sociétés américaines et d’accompagnements auprès de hauts dirigeants de sociétés publiques.

Dans ce billet, elle aborde un sujet qui intéressera beaucoup de candidats à des postes d’administrateurs.

Quels conseils une personne qui connaît bien différentes facettes d’une dynamique efficace des CA d’entreprises privées, publiques, petites ou grandes, peut-elle prodiguer, simplement et concrètement ?

Bonne lecture. Vos commentaires sont les bienvenus.

Vous ciblez un poste à un CA? Voici cinq (5) conseils utiles pour l’obtenir

Les conseils d’administration ont toujours attiré des candidats de calibre, mais aujourd’hui ces postes sont de plus en plus convoités. Et c’est bien qu’il en soit ainsi. Siéger à un…

Voir l’article original 1 435 mots de plus

Comment tester son projet de création d’entreprise ?

couveuse

Il existe plusieurs solutions ou« outils » pour tester son projet de création d’entreprise en grandeur nature. Couveuse d’entreprise, portage salarial, pépinière, accélérateur de startups… Le blog du dirigeant vous décline les différentes possibilités de tester son activité, leurs avantages et leurs inconvénients.

La couveuse d’entreprise

La couveuse d’entreprise (ou incubateur) est avant tout un hébergement juridique, c’est-à-dire qu’elle vous prête son numéro SIREN afin que vous puissiez facturer légalement sans devoir vous immatriculer auprès de l’organisme consulaire dont relève votre activité. En clair, vous faites tout comme une entreprise, mais vous n’en êtes pas encore une.

En tant que « couvé », votre statut social reste inchangé, et c’est là un gros avantage !  Demandeur d’emploi indemnisé, bénéficiaire des minimas sociaux… Vous conservez vos droits à taux plein. A contrario, le chiffre d’affaires que vous réalisez est bloqué sur un compte bancaire appartenant à la couveuse et vous ne pouvez récupérer cet argent que sous forme de frais professionnels. À l’issue de la période de test en couveuse d’entreprise, cette dernière vous verse le solde, sous forme de salaire, déduction faite de charges sociales.

couveuseLes couveuses d’entreprises proposent également des prestations de conseil et d’accompagnement en développement d’entreprise : des rendez-vous sont organisés régulièrement avec un conseiller dédié et les couvés ont accès à un catalogue de formations et de rendez-vous collectifs.

Les avantages de la couveuse d’entreprise

  • le maintien des indemnités chômages et des minimas sociaux,
  • un accompagnement personnalisé au développement de son entreprise,
  • des formations, ateliers, rendez-vous collectifs qui permettent (aussi) de développer son réseau et d’échanger avec d’autres couvés,
  • une assurance civile professionnelle incluse.

Les inconvénients de la couveuse d’entreprise

  • l’entrepreneur ne peut pas vivre de son activité pendant la période de test (impossibilité de récupérer son chiffre d’affaires autrement que sous forme de frais professionnels),
  • durée limitée de test, de 6 mois à 3 ans selon la couveuse, durant laquelle l’entrepreneur n’est pas immatriculé. À l’issue du test, il devra prendre une décision : créer son entreprise ou cesser son activité,
  • des tarifs variables selon la couveuse d’entreprise, pouvant inclure une somme fixe et/ou un pourcentage de son chiffre d’affaires,
  • certaines activités ne sont pas admises en couveuse d’entreprise : activités réglementées nécessitant une assurance professionnelle spécifique, activités nécessitant la location d’un local commercial…
La couveuse d’entreprise est un filet de sécurité puisqu’elle permet de démarrer son activité en conservant ses indemnités financières et en bénéficiant d’un réseau de conseillers… Avant de voler de ses propres ailes !

Le portage salarial

Ici, c’est la société de portage qui encaisse les sommes facturées par l’entrepreneur à son client. Elle rétrocède ensuite au « porté » le chiffre d’affaires qu’il a réalisé, sous forme de salaire mensuel, déduction faite des cotisations sociales et de frais de gestion. Les entrepreneurs qui évoluent dans une société de portage sont en fait salariés de celle-ci, liés par un contrat de travail, même s’ils restent totalement libres dans le développement de leur activité.

Souvent les sociétés de portage sont spécialisées par métier et proposent des formations, un carnet d’adresses, des ateliers de rencontres entre portés…

Les avantages de la société de portage

  • pépinière d'entreprisedes formations, des ateliers ou des événements organisés pour permettre aux entrepreneurs de développer leur réseau,
  • une offre de services pouvant inclure un service comptable, des prestations de conseil, de secrétariat, celle-ci variant d’une société de portage à l’autre,
  • une assurance civile professionnelle incluse,
  • la possibilité de rester indéfiniment dans cette formule.

Les inconvénients de la société de portage

  • la perte de son statut social et de ses éventuelles indemnités (contrairement à la couveuse d’entreprise) : allocations chômage, minimas sociaux…
  • le rapport qualité / prix est à analyser avant de choisir une société de portage, certains frais de gestion pouvant être élevés,
  • les modalités de versement du salaire sont à analyser avec soin,
  • certaines sociétés de portage imposent le versement d’avance sur salaires sous conditions strictes.
La société de portage peut être utilisée comme période test. Elle permet de mettre en place le modèle économique sans puiser dans ses droits Pôle Emploi avant de s’immatriculer et d’évoluer seul. Attention toutefois d’anticiper la répercussion d’un salaire plus faible sur le montant des indemnités Pôle Emploi qui pourraient-être perçues lors de la création de l’entreprise.

La pépinière d’entreprise

La pépinière d’entreprise se distingue de la couveuse ou du portage en ce qu’elle donne l’accès à des locaux pour travailler : bureaux ou ateliers, espaces de stockage, équipements et secrétariat partagés. La pépinière d’entreprise est d’abord un espace de travail, dont le tarif de location est souvent inférieur aux prix du marché.

Les pépinières d’entreprise peuvent être spécialisées par secteur d’activité ou englober plusieurs types d’activités connexes afin de faciliter les échanges entre entrepreneurs. Elles proposent en outre des prestations de conseil, des formations et événements pour leurs locataires.

Les avantages de la pépinière d’entreprise

  • pépinière d'entrepriseun espace de travail partagé avec d’autres entrepreneurs pour sortir de l’isolement et développer son réseau,
  • la possibilité de domicilier son entreprise à l’adresse de la pépinière,
  • une formule économique (partage des équipements, des bureaux, …),
  • l’accès à un réseau de conseillers spécialistes de l’entreprise,
  • l’accès à un réseau de partenaires privilégiés : financeurs, sponsors…,
  • la possibilité d’intégrer une pépinière en amont de la création d’entreprise, lorsque l’immatriculation est imminente ou au démarrage de l’activité.

Les inconvénients de la pépinière d’entreprise

  • une installation de courte durée, car les pépinières sont destinées aux entreprises en phase d’amorçage (si vous domiciliez juridiquement votre entreprise à l’adresse de la pépinière, vous devrez revoir vos statuts à la sortie),
  • les pépinières visent la plupart du temps des activités spécifiques, de nombreuses entreprises n’y ont pas accès, comme les entreprises de négoce, de restauration ou celles nécessitant un local commercial.
Les pépinières sont utilisées pour tester une activité en ce qu’elles proposent un « coup de pouce » au démarrage de l’entreprise, en matière de conseil, de partage d’ »expérience, d’accès à des réseaux et d’économies de charges. Certaines pépinières permettent parfois à des dirigeants parfois plus expérimentés est aussi un atout pour les jeunes créateurs.

L’accélérateur de startups

Tout comme la pépinière d’entreprise, l’accélérateur de startups donne accès à des locaux, des équipements partagés, un réseau de consultants, des formations, un carnet d’adresses… spécialisés startups ! Ici, tout est fait pour permettre la croissance rapide des entreprises dites « startups ». La particularité des startups est qu’en général, elles testent un nouveau modèle économique ou évoluent sur un marché incertain, innovant. Ce type d’entreprise nécessite de vendre avant même d’avoir formalisé une offre claire, aux fins de s’adapter au fur et à mesure à cet environnement nouveau. Pour ce faire, elles ont donc besoin de réactivité : la réalisation rapide et évolutive d’un business plan, un financement tout aussi accéléré, des conseillers à la page des dernières évolutions, en matière de web notamment…

Les avantages de l’accélérateur de startups

  • accélérateur de start upune offre de services spécialisée dans les problématiques de la startup (consultants, formations, accès à des informations ou à un réseau spécifique de partenaires),
  • un espace de travail partagé avec d’autres entrepreneurs pour sortir de l’isolement et développer son réseau,
  • la possibilité de domicilier son entreprise à l’adresse de l’accélérateur,
  • une formule économique grâce au partage des équipements et des bureaux,
  • la possibilité d’intégrer un accélérateur en amont de la création d’entreprise, lorsque l’immatriculation est imminente ou au démarrage de l’activité.

Les inconvénients d’un accélérateur de startups

  • une installation de courte durée, car les accélérateurs sont destinés aux startups en phase d’amorçage (si vous domiciliez juridiquement votre entreprise à l’adresse de l’accélérateur, vous devrez revoir vos statuts à la sortie),
  • les accélérateurs de startups sont réservés aux startups uniquement,
  • les places sont limitées, en général les accélérateurs fonctionnent sous forme de promotion.
Tout comme les pépinières d’entreprise, les accélérateurs de startups sont utilisés pour tester un modèle, en ce qu’ils proposent un « coup de pouce » au démarrage, en matière de conseil, d’accès à des réseaux et d’économies de charges. Ici, l’offre de services est adaptée aux problématiques de la startup, en termes de réactivité notamment.

Couveuse ou portage, besoin de bureaux, de locaux, de conseils spécifiques ? Activité innovante ou de service… À chaque entrepreneur ses besoins. À chaque entrepreneur sa formule de test. C’est à vous de choisir !

22 signes annonciateurs d’une réunion difficile

 par dans 1 – Emploi des Cadres : Marché et Offres

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Avec la rentrée, c’est le retour des réunions en tout genre : de cadrage, de pilotage, d’objectifs… Vous avez encore du sable coincé entre les orteils mais vous ne pourrez pas y échapper !

Un homme averti en vaut deux, dit-on. C’est pourquoi nous avons souhaité vous aider à évaluer le degré de gravité des situations que vous vous apprêtez à vivre. Voici donc plusieurs indices qui vous permettront d’anticiper à quel point cette réunion à laquelle vous devez assister va être un calvaire.

1 – Quand vous découvrez avec effroi que le PowerPoint de votre manager comprend 92 slides

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2 – Quand vous constatez que le contrôleur de gestion et le responsable comptable sont présents à la réunion et qu’ils ont, eux aussi, prévu un PowerPoint.

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3 – Quand vous arrivez en retard et déployez tous les efforts du monde pour vous faire discret

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4 – Quand vous vous rendez à la 7e réunion de la semaine

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5 – Quand votre manager annonce qu’il vient de mettre au point un nouvel outil de reporting

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6 – Quand vous savez que vous allez repartir avec plus de questions que de réponses

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7 – Quand l’animateur demande à tous les participants de ranger les portables, vous privant ainsi de toute échappatoire digitale

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8 – Quand, finalement, tenter « la petite pointe d’humour » n’était pas votre meilleure idée

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9 – Quand votre manager vous prend par surprise en citant votre nom au milieu de la réunion

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10 – Quand vous réalisez que la réunion a surtout pour objectif de caler les dates des prochaines réunions.

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11 – Quand, pour une visio-conférence, vous passez 3/4 d’heure à attendre que tout le monde soit connecté et que le matériel fonctionne.

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12 – Quand vous surprenez un collègue en train de fayoter

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13 – Quand vous réalisez que vous n’êtes pas du tout concerné par l’ordre du jour.

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14 – Quand votre collègue qui a une lourde tendance à se perdre dans les détails entame sa 7e minute de prise de parole

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15 – Quand l’objet de la réunion est le « mieux travailler ensemble »

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16 – Quand un des participants prononce le mot « synergie » pour la 4e fois en moins de 10 minutes

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17 – Quand après 2 heures de réunion vous revenez de pause et constatez que la salle n’a pas été aérée entre temps

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18 – Quand le manager demande si tout le monde a bien pris connaissance des documents envoyés en amont de la réunion et que tout le monde semble l’avoir effectivement fait, sauf vous.

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19 – Quand votre manager félicite l’équipe et surjoue sa satisfaction

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20 – Quand le manager demande un volontaire pour rédiger le compte rendu de la réunion

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21 – Quand l’un de vos collègues prend la parole pour donner son avis sur un sujet qu’il ne maîtrise pas

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22 – Quand la Direction Générale débarque à l’improviste dans la réunion

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Mais quand la réunion se termine, enfin…

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Ce billet est le second (avec le test pour les managers) que j’ai eu l’immense plaisir de co-construire avec Héloïse Guy, alternante au centre Apec de Rennes. Elle nous quitte le mois prochain pour continuer sa formation. Je lui souhaite toute la belle réussite qu’elle mérite pour la suite.

Franchise : les secteurs dynamiques

Choisir son secteur d’activité et son futur franchiseur, c’est sans doute ce qu’il y a de plus anxiogène pour un futur franchisé. Entre les concepts éphémères et les effets de mode, il s’agit de ne pas se tromper. Que sont devenus les bars à sourire, les boutiques d’achat d’or ? Comment va évoluer le marché de l’e-cigarette ? Entre les quelque 1 800 réseaux de franchise existants et les 100 à 150 nouveaux concepts de franchise qui se lancent chaque année, il faut choisir celui qui vous amènera sur le chemin de la réussite. L’Observatoire de la franchise a retenu quatre secteurs dynamiques et porteurs dont les perspectives sur le long terme sont pour le moins enthousiasmantes. Zoom sur quelques segments et enseignes à étudier de plus près.

Beauté / bien-être

Les parfumeries et instituts de beauté poursuivent leur développement dans l’Hexagone. Beauty Success continue ainsi de s’implanter en France et croît également à l’international. Passion Beauté regroupe, plus de 20 ans après sa création, quelque 170 parfumeries en France, dans les DOM TOM et à Madagascar et ouvre environ une quinzaine de nouvelles unités chaque année. Oïa Beauté se lance dans la franchise après un développement en propre, tout comme les instituts Bulle de Soins. Et le secteur a vu naître de nouveaux concepts prometteurs comme l’épilation définitive à la lumière pulsée avec des enseignes telles que Depil Tech ou Unlimited Epil. Les centres d’aquabiking, et depuis peu d’aquarunning, se sont également multipliés. Enfin, les concepts dédiés à l’amincissement comme Naturhouse, dietplus, BodySano mais aussi, dans un autre genre, LipoPerfect trouvent une clientèle…

franchise depiltech

Selon la Fédération française de la franchise, les réseaux de franchise du secteur de la coiffure et de l’esthétique a réalisé 1,9 milliard d’euros en 2014.

Retrouvez toutes les réseaux de franchise du secteur de l’esthétique et des produits debeauté/parfumerie/beauté/diététique .

Restauration rapide

On observe sur ce secteur une multiplication des concepts. Après les pizzas, les sushis, on a vu fleurir les enseignes de burger, de bagel et on observe désormais la croissance d’enseignes dédiées aux yaourts glacés ou encore aux tacos. Fortement concurrentiel, ce segment continue pourtant de se développer. Selon les estimations du cabinet Gira Conseil, le marché de la restauration rapide, ou Vente au Comptoir VAC, a progressé 2,56% en 2013 avec 7,236 milliards de repas servis et un chiffre d’affaires de 45,86 milliards d’euros. Selon la Fédération française de la franchise, les enseignes franchisées de restauration rapide ont réalisé un chiffre d’affaires de 4,21 milliards d’euros en 2014.

Pour réussir en restauration rapide, trois ingrédients sont fondamentaux : l’emplacement, la qualité et l’originalité du concept ainsi que le rapport qualité/prix. Des critères parfaitement maîtrisés par des enseignes telles que Manhattan Hot Dog, Bagel Corner, Quick, La Mie Câline ou encore Steack’n Shake

Retrouvez toutes les enseignes de restauration rapide qui se développent en franchise ici .

Aménagement de la maison/Habitat

L’environnement est devenu une préoccupation majeure pour beaucoup d’entre nous. Les franchiseurs ont saisi l’opportunité et exploitent ce filon porteur. Les constructeurs de maison à ossature bois comme Natilia ou Maisons Kozi tirent leur épingle du jeu sur un marché où les ventes ont triplé depuis 10 ans. Plus largement l’entretien et la rénovation de l’habitat sont en bonne forme avec des concepts qui se développement rapidement à l’instar de Repar’Stores, Attila Système ou encore Isocomble.

franchise natilia

Retrouvez tous les réseaux de franchise du secteur de l’habitat ici .

Services aux entreprises

Selon la Fédération française de la franchise (FFF), on dénombrait, en 2014, 106 réseaux de franchise dédiés aux services aux entreprises et plus de 2149 franchisés pour un chiffre d’affaires de 69 millions d’euros, contre 58 millions d’euros en 21013.

Les franchises BtoB sont en plein essor. En effet, de plus en plus d’entreprises décident d’externaliser une partie de leur activité à des prestataires extérieurs, offrant une multitude d’opportunités dans la franchise. Que ce soit sur le segment des RH avec des enseignes comme Temporis, Aquila ou Lynx RH, de la conciergerie avec Zen&Bien, du marketing digital avec Netin’Up ou encore de la formation, le marché des franchises BtoB  n’a donc  pas fini de grandir. L’année passée, le réseau Temporis a ouvert 16 nouvelles unités. Enseigne nationale d’agences d’experts en solutions digitales, Inwin démarre son déploiement en franchise avec l’objectif d’ouvrir quatre agences d’ici la fin 2015 et l’intégration de dix nouveaux franchisés chaque année à partir de 2016.  Mail Boxes Etc., après l’implantation de son siège social et de son unité pilote en France en 2012, regroupe déjà une quinzaine de points de vente. Il existe désormais, sur le secteur des franchises BtoB, des enseignes aussi spécialisées que Hydroparts Assistance dédiée à la maintenance des hayons élévateurs ou encore Guidae, spécialiste des voyages d’entreprise. Autant de marchés de niche avec lesquels les franchisés peuvent désormais composer.

Business plan : les 5 erreurs fatales

business plan

Le business plan est l’arme fatale pour obtenir un prêt à la création d’entreprise. Il sert de fil conducteur, de base de dialogue avec les banques. Force est de constater que ces dernières ne sont pas toujours aussi enthousiastes que prévu…

Mais alors, qu’est-ce qui rebute nos banques à financer nos projets ? Le blog du dirigeant vous énonce les 5 erreurs les plus courantes qui compromettent un business plan.

1re erreur : privilégier les chiffres

Si le prévisionnel financier reste l’élément central du business plan, la présentation du projet et de ses atouts joue son rôle dans l’attribution d’un prêt. Séduire avec une série de chiffres ne suffit pas. D’ailleurs, comment justifier vos objectifs sans avancer une vision, une stratégie et une bonne connaissance de votre marché ? Approfondissez chaque étape de votre business plan. Elles sont toutes primordiales pour séduire la banque.

2e erreur : ne pas maitriser ses chiffres

Il ne suffit pas de montrer un prévisionnel parfait, encore faut-il le comprendre ! Les banques sauront vous piéger par des questions clés relatives à vos données chiffrées. Pour éviter les sueurs froides, sachez décortiquer vos coûts, justifier vos charges et expliquer en quoi les ratios que vous avez mis en avant sont pertinents !

3e erreur : présenter un business plan incohérent

business plan

Vous sollicitez un prêt en totale inadéquation avec votre capacité d’apport personnel. Vous n’avez pas assez de garanties. Vos avantages concurrentiels ne s’accordent pas avec le profil de votre clientèle. Les ressources à mobiliser pour concrétiser votre stratégie commerciale coûtent beaucoup plus cher que le montant de votre plan de financement…

Un business plan peut rapidement regorger d’incohérences si on ne prête pas attention à chaque détail.

4e erreur : penser que l’executive summary est réservé aux business angels

L’executive summary est tout à la fois : une introduction et une conclusion de votre business plan. Il se rédige sur deux pages maximum et récapitule les éléments forts de votre business plan. Il donne envie de l’approfondir, ou non. Largement utilisé par les porteurs de projets en contact avec les réseaux d’investisseurs,il est complètement délaissé dans le cas d’une sollicitation de prêt. Pourtant, nos banquiers apprécient tout autant les qualités de l’executive summary !

5e erreur : négliger la présentation

Des fautes d’orthographe, une syntaxe à couper au couteau, des phrases incompréhensibles. Votre business plan est un pavé. Si, en plus, il est illisible… Eh bien, personne ne le lira !

business planPour susciter l’envie, commencez par aérer votre texte. Créez un sommaire et une pagination, rédigez des mini-résumés en encadré sous chaque paragraphe. Ces astuces permettent au lecteur de trouver rapidement l’information qui l’intéresse.

Enfin, uniformisez votre police d’écriture, insérez votre logo et les couleurs de votre entreprise tout au long du business plan. Ces éléments cassent l’aspect scolaire (et soporifique)

Les banques traquent la moindre incohérence. Votre business plan doit être logique. Vos prévisions financières doivent respecter votre stratégie. Votre stratégie doit respecter votre étude de marché et vos valeurs. Enfin, toutes les informations soumises doivent se compléter pour ne former qu’une seule et même vision : la vôtre !

3 Situations Where Leaders Should Keep Their Mouths Shut

The toughest part of leadership is learning when to speak up, and when you to delegate to someone else.
IMAGE: Getty Images

Being a leader can be a daunting task. Everyone on the team expects you to know the answer, and rarely can you go an entire day without having to make a critical decision. The toughest part is learning when to speak up, and when you to delegate to someone else. Finding the perfect balance is one of the toughest parts of leadership.

For most first-time leaders, it seems that the default is to make a decision even if you don’t know the answer. Unfortunately, when leaders approach the problem this way, it can lead to serious consequences. From my own experience, I’ve learned one of the most important parts of being a great leader is knowing when to keep your mouth shut. Below, I’ll highlight three situations where as the leader you should not speak up, but shut up instead. Use these tips to keep your sanity, hold your team together, and be an effective leader.

1. When your team gets in dumb arguments.

Studies have shown that humans have a limited number of effective decisions they can make in a single day. Once the number is exceeded, we start to get off our A-game. Orders are given without proper thought, emotion clouds logical thinking, and we rush to make a final decision.

To prevent this from happening, make sure to avoid dumb arguments that your team brings to you. Examples include things outside of the business or who should be able to pick which lunch spot everyone goes to on a certain day. These things are not fundamental to the success of your startup. Unfortunately, everyone wants to go to the leader when they need something done no matter how small it is.

When this happens to you, don’t be afraid to keep your mouth shut and walk away. You’ll quickly find out that when you walk away, the argument magically solves itself.

2. When someone needs to vent to you.

There are times when team members just need to vent to you. It may be things about their business or their personal life, or they just need a friend to bounce ideas off of.

In these situations, doing less is more. Sit there, listen attentively, and get the other person to talk as much as possible. Too many leaders feel that they need to speak up to solve the problem, but sometimes saying nothing is the right answer. Or if you feel that you must speak, use the five whys rule. Ask why the problem exists and then ask four more whys to get to the root of the problem. More questions than answers is a good rule of thumb to follow in these instances.

3. When you don’t know the right answer.

If you don’t know the answer to a question, don’t pretend like you do. This has been one of the toughest things for me to remember in my own startup. Sometimes, the right answer is saying you don’t know and delegating to another team member. In a startup, these instances should be happening all the time to you.

This is why investors look at the team so closely before investing. When you are lost, do you have the resources on your team to help you get to the right answer? If the answer is no, you need to identify the missing person to get you the right answer. But if you always try to answer everything yourself, you’ll might not be able to even figure out what the problem is.