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Le Grand Ouest jette un pont entre startups et investisseurs

"Nous avons voulu essaimer au-delà des capitales régionales, vers d'autres villes du territoire dont l'écosystème d'entreprises fonctionne très bien, ce qui est le cas de Saint-Malo", explique Pierre Tiers, l'un des organisateurs de Start West, qui se déroulera cette année dans la cité malouine plutôt qu'à Nantes ou Rennes.

« Nous avons voulu essaimer au-delà des capitales régionales, vers d’autres villes du territoire dont l’écosystème d’entreprises fonctionne très bien, ce qui est le cas de Saint-Malo », explique Pierre Tiers, l’un des organisateurs de Start West, qui se déroulera cette année dans la cité malouine plutôt qu’à Nantes ou Rennes. 
La 15ème édition de Start West, un événement qui fait se rencontrer startups, business angels et fonds de capital-innovation, se déroulera le 9 avril à Saint-Malo. Sur les 430 projets sélectionnés lors des 14 éditions précédentes, près d’un sur quatre est parvenu à lever des capitaux, pour un total de l’ordre de 300 millions d’euros.

La Californie a ses startups, le Grand Ouest français aussi. A ceci près que les passerelles entre jeunes pousses et investisseurs sont autrement plus nombreuses dans la Silicon Valley. « En 2000, j’avais été interpelé par la technopole de Nantes, qui peinait à trouver des fonds de capital-innovation capables de comprendre et de financer les startups locales », se souvient Pierre Tiers, représentant de Nantes Place Financière pour le Grand Ouest, l’un des organisateurs de l’événement Start West, dont la 15ème édition se déroulera le 9 avril. C’est donc pour jeter un pont entre porteurs de projets en quête de financement et investisseurs que Nantes Place Financière et les technopoles de Nantes et de Rennes avaient créé Start West, en 2001.

Le principe ? Sur une journée, une trentaine de startups présélectionnées par les organisateurs « pitchent » leur projet à une cinquantaine de business angels, fonds de capital-innovation et autres investisseurs publics et privés. Non seulement ces derniers bénéficient du premier écrémage réalisé par Start West, mais, souligne Pierre Tiers, ils accèdent également à « des projets qui ne sont pas encore très connus au niveau national », au lieu de se battre avec tous les investisseurs de France pour financer un Criteo ou un BlaBlaCar.

Les exemples de Talend et de Valneva

Du côté des startups, sur les 430 sélectionnées par Start West sur l’ensemble des 14 éditions précédentes, près d’un quart sont parvenues à lever des capitaux depuis leur création, pour un total de l’ordre de 300 millions d’euros. Un montant qui recouvre des réalités très hétérogènes : certaines jeunes pousses n’ont pas récolté plus de 500.000 euros, d’autres – beaucoup plus rares – ont levé plusieurs dizaines de millions d’euros, à l’image de Talend et des 80 millions d’euros levés entre 2006 et 2013 par cet éditeur de logiciels, qui s’est depuis fait un nom dans la Silicon Valley. Ou de la biotech Vivalis, repérée par Start West en 2001 et qui a par la suite levé une cinquantaine de millions d’euros au total, en particulier dans le cadre de son introduction en Bourse, en 2007, avant de fusionner avec l’Autrichien Intercell en 2012, pour devenir Valneva.

Des « sucess stories » que connaîtront peut-être Energiency et Golaem, deux startups qui ont respectivement fait partie des promotions 2014 et 2013 de Start West. Energiency est en tout cas bien partie. Créé il y a deux ans, cet éditeur d’un logiciel permettant aux industriels de réaliser des économies d’énergie vient d’être sélectionné par le tout nouvel incubateur de startups de GDF Suez.

« Start West nous a permis de rencontrer l’un de nos premiers investisseurs, le fonds Starquest Capital »,

témoigne de son côté Stéphane Donikian, PDG de Golaem, un essaimage de l’Inria qui a développé un logiciel permettant aux créateurs de séries comme « Game of thrones » ou « The walking dead » de concevoir des figurants numériques afin d’illustrer les scènes de mouvements de foules. Si Golaem est parvenue l’an dernier à boucler un tour de table de 600.000 euros, c’est en partie grâce au « coaching » de Start West, qui a enseigné à l’équipe dirigeante les us et coutumes de la présentation de projets à des investisseurs.

« Notre métier étant B2B, nous avions un discours très technique, nous ne mettions pas en avant le fait que nous permettons de démocratiser des techniques complexes pour les créatifs des studios de production »,

reconnaît Stéphane Donikian.

Aller au-delà des capitales régionales

Des expériences qui ont convaincu cette année 73 jeunes entrepreneurs de faire acte de candidature à Start West. Les organisateurs de l’événement, qui n’avaient jamais reçu autant de projets, en ont sélectionné 27. La moitié environ de ces heureux élus cherchent des financements compris entre 150.000 et 500.000 euros, l’autre moitié vise plus haut. Et ce, pour financer des projets dans les domaines des biotechs, du Web ou encore de la sécurité. « Ceux qui savent apporter des solutions dans la sécurisation des données, des réseaux et des échanges électroniques sont sur une dynamique de croissance très forte. Le récent flux de nouveaux projets, notamment en Bretagne, en fait la démonstration », précise Yann-Yves Le Goffic, directeur de la technopole Rennes Atalante.

Autre particularité de l’édition 2015 de Start West, outre le nombre record de candidatures reçues : elle se déroulera à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), alors qu’elle a toujours eu lieu à Nantes ou à Rennes, les deux villes alternant chaque année. « Nous avons voulu essaimer au-delà des capitales régionales, vers d’autres villes du territoire dont l’écosystème d’entreprises fonctionne très bien, ce qui est le cas de Saint-Malo », explique Pierre Tiers. Saint-Malo, où le groupe de textile Beaumanoir (Morgan, La City, Bréal, etc.) vient d’ailleurs de lancer un incubateur et un accélérateur de startupsspécialisées dans le commerce connecté.

10 raisons pour lesquelles la musique est bonne pour la santé et le bien-être

MUSIC

Influence sur l’humeur, les capacités cognitives, la créativité, et parfois même, la maladie, la musique est bonne pour notre cerveau et pour notre corps. De nombreuses études mettent en avant ses multiples bienfaits. On vous en a sélectionné quelques-uns

artist

Mettre la musique à fond pour se débarrasser de toutes les tâches pénibles, quoi de plus motivant? En revanche, lorsqu’il s’agit de travailler, ce n’est pas forcément la meilleure des idées.

Selon une étude publiée en décembre 2012 dans la revue Journal of Consumer Research, c’est un volume modéré qui accroît la créativité. C’est assez paradoxal: les sons qui ne sont pas trop forts, rendent la réflexion un peu plus difficile. Mais cela nous entraîne à penser de manière plus abstraite, et à être bien plus créatif.

C’est le contraire quand la musique est forte: notre pensée créative est bloquée, parce que nous sommes submergés par le traitement des informations à effectuer. Conclusion: ne pas hésiter à écouter de la musique au travail du moment que cela n’explose pas vos tympans.

Elle adoucit la dépression

depression music

Du moins, chez les mamans qui viennent d’accoucher. Le baby blues, dont le nom scientifique est dépression périnatale, concerne de nombreuses femmes. Cette dépression affecte non seulement la nouvelle maman mais aussi son enfant.

Des scientifiques belges ont alors décidé de proposer à certaines mères et à leurs enfants de participer à des thérapies musicales. Ce soin aurait eu des effets immédiats sur les interactions entre la maman et son enfant, qui par ailleurs, selon le site Agence Science-Presse, développerait une plus grande autonomie.

Attention toutefois à ne pas croire que la musique est un remède à tous les maux. Selon une étude publiée dans les Archives de médecine pédiatrique et adolescente, reprise par le Time Magazine, les jeunes qui écoutent sans cesse de la musique augmentent leurs risques de développer une dépression.

La musique nous met de bonne humeur

good mood

Qui ne s’est jamais senti reboosté après avoir écouté une musique entraînante? Levé du bon pied au son de l’un de ses morceaux préférés?

Une étude parue en 2013 montre que la musique rend les gens de meilleure humeur. Les participants auraient notamment mis en avant une « excitation et régulation de leur humeur ainsi qu’une plus grande « conscience de soi ».

Une autre étude parue la même année dans le Journal of Positive Psychology va dans ce sens. Réalisée par des scientifiques de l’université du Missouri, celle-ci met en avant le même phénomène:

« Nos travaux soutiennent un comportement que beaucoup de gens ont déjà – écouter de la musique pour améliorer leur humeur », souligne l’auteur principal Yuna Ferguson.

La musique déstresse

stress music

Une thèse de doctorat de l’université de Gothenburg révèle qu’écouter de la musique tous les jours diminue le stress. Cette thèse se base sur les résultats de deux études selon lesquelles les personnes qui écoutent de la musique ressentent des émotions positives.

« Notons toutefois que lorsqu’on étudie les réponses émotionnelles à la musique, il est important de se souvenir que tout le monde ne réagit pas de la même manière à un morceau, et que chaque individu peut répondre de façon différente à une même chanson selon le moment où il l’écoute, en fonction de facteurs individuels et situationnels », explique l’auteure de la thèse Marie Helsing. Pour connaître les effets positifs de la musique, il faut écouter de la musique qu’on aime. »

Elle développe la mémoire

learning

Vous avez envie que vos enfants aient une mémoire d’éléphant? C’est simple, faites-leur suivre des cours de musique. Des chercheurs de Hong Kong ont montré que les enfants qui font de la musique réussissent mieux des tests de mémoire comme, par exemple, devoir retenir les différents mots d’une liste.

« Plus l’enfant s’entraîne à pratiquer, meilleure est sa mémoire verbale », indique Agnes Chan, doctorant en psychologie de l’université de Hong Kong. « Cela suggère fortement que la meilleure mémoire verbale chez les enfants qui font de la musique n’est pas seulement une affaire de différence d’âge, de niveau d’éducation ou de caractéristiques familiales socio économiques ».

De façon générale, elle est bonne pour nos capacités cognitives

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La musique améliore notre mémoire, mais c’est loin d’être son seul avantage sur le cerveau. Selon ce texte de mai 2013 sur le site Psychology Today de la doctorante en psychologie Joanne Cantor, la musique est pleine de surprise.

Pour commencer, elle améliore notre productivité lorsqu’on réalise des tâches répétitives. La musique enjouée, selon elle, nous rend plus efficace et précis dans ce genre de situations, qui semblent ainsi bien moins ennuyantes. Elle souligne par ailleurs que la compréhension à la lecture est également meilleure mais attention, lorsqu’on écoute de la musique d’ambiance, de fond, à faible volume.

Quand on est malade, elle est à écouter sans modération

sick

Voici quelques bons exemples:

  • Elle diminue l’anxiété des patients atteints de cancer. Des chercheurs de l’université Drexel (Etats-Unis) ont montré que des personnes atteintes d’un cancer et qui écoutaient de la musique régulièrement, ou suivaient une thérapie musicale, pouvaient constater une réduction de leur anxiété.
  • Elle aide pendant une opération chirurgicale. Un article du Time relaye une recherche selon laquelle les patients (la plupart atteints de la maladie de Parkinson) qui écoutaient des mélodies avaient l’esprit plus calme. Certains s’endormaient même.
  • Elle booste notre cœur. Selon une recherche de l’université Maryland Medical, écouter de la musique joyeuse serait lié à une dilatation des vaisseaux sanguins, ce qui réduirait le flux sanguin. L’effet opposé est notable lorsqu’on écoute de la musique anxiogène.
  • Elle apaise la douleur, selon des chercheurs de l’université de l’Utah Pain Research Center
  • Après un AVC, elle permet une meilleure récupération. C’est en tout cas le résultat d’une étude publiée en 2008 dans la revue Brain, qui comparait la mémoire verbale des patients ayant écouté de la musique, par rapport à ceux qui écoutaient des livres audio ou rien du tout.

Elle nous rend euphorique

euphoria

Elle stimule la même partie du cerveau que la nourriture ou le sexe. C’est ce que montre une expérience réalisée en 2001 par le McGill College. Les scientifiques avaient repéré une augmentation du flux sanguin dans des régions du cerveau associées à la récompense, l’émotion, l’excitation.

Pour les chercheurs, si la musique stimule les mêmes régions du cerveau que le sexe ou la nourriture, qui sont importants pour la survie de l’organisme, c’est que la capacité à écouter de la musique pourrait bien présenter un avantage évolutionnaire.

Elle nous aide à faire notre quota de sport

sport music

Rien de nouveau sous le soleil: c’est plus agréable de courir avec un peu de musique dans les oreilles. Mais pourquoi? Pour commencer, elle nous distrait. A tel point qu’elle pourrait améliorer nos performances de 15%.

Une autre étude, publiée en 2010, montrait que les cyclistes étaient bien plus efficaces lorsqu’ils écoutaient de la musique rapide. Mais attention, pas trop vite non plus.

Par ailleurs, le rythme de la musique stimule l’aire motrice de notre cerveau. Ces signaux nous aident à mieux user de notre énergie et à trouver le bon rythme.

Elle réduit les problèmes d’audition

deaf

Si vous êtes musiciens, vous aurez peut-être moins de problèmes d’audition en vieillissant. L’étude, publiée en 2011 dans la revue Psychology and Aging montre que les musiciens réussissaient mieux les tests auditifs que les autres, le fossé se creusant avec l’âge.

Par exemple, un musicien de 70 ans comprenait un discours dans un environnement bruyant aussi bien qu’une personne lambda de 50 ans. Et plus ils avaient pratiqué, meilleurs leurs scores étaient.

Travailler en freelance de l’étranger, est-ce vraiment possible?

WORKING OFFICE

VIE DE BUREAU – Allemagne, Etats-Unis, France et Espagne. Depuis le début de l’année 2015, j’ai vécu et travaillé dans quatre pays différents et ce n’est que le début. La question m’a été posée plus d’une fois lorsque j’ai raconté à mon entourage que j’avais envie de m’installer (très spontanément) à Barcelone. La première question qui revenait dans chacune de ces conversations était toujours la même: « Et ton travail ? Tu vas faire comment ? » Aujourd’hui, je vous livre mon point de vue quant à la question du travail à distance, et pour mon cas, de l’étranger. Confessions d’une vraie nomade digitale!

Le freelance est un être (presque) invisible

Si je n’avais pas mon blog et mon site professionnel, je pense que certains clients ne sauraient pas du tout la tête que j’ai. En effet, le contact se fait souvent par mail, parfois par téléphone, mais rarement de visu. En tant que traductrice et rédactrice, il n’y a pas cette nécessité de rencontrer la personne. Comme je ne dois pas gérer d’équipe et encore moins travailler dans les locaux de la boîte qui m’embauche, le contact est principalement virtuel. Que je sois donc à Paris ou Bali ne change absolument rien à la donne (sauf pour le décalage horaire à gérer). A partir du moment où l’activité que vous pratiquez est faisable en télétravail, elle peut également l’être de l’étranger. Pour le moment, je suis toujours en auto-entrepreneur en France, car je ne dépasse pas encore les 183 jours de résidence en Espagne. Une décision s’imposera lorsque je déciderais de poser définitivement mes valises en Espagne. Sachez que le statut d’auto-entrepreneur y existe également, et réserve quelques avantages dont nous ne bénéficions pas en France!

Tant que le travail est fait…

A la fin de la journée, votre client se fiche bien de savoir si vous avez fait le travail en sirotant un Mojito en terrasse ou si vous avez rédigé vos articles dans le cadre d’un espace coworking aseptisé. Le principal, c’est le résultat. C’est bien connu: tous les chemins mènent à Rome et tant que vous arrivez à Rome, votre client sera satisfait. Ce qui compte, c’est donc la qualité et non le lieu où vous travaillez. Certains clients peuvent être réticents à l’idée de faire travailler un freelance qui ne vit pas dans la même ville. Dans ce cas, il faut savoir trouver les mots justes et le rassurer. Faites lui la liste de tous les chouettes outils de communication dont nous bénéficions en 2015: Viber, Skype, WhatsApp, Google Hangout. Bref, à moins qu’il ne veuille vous faire des câlins quelque peu douteux, votre client n’a pas besoin de vous voir en chair et en os! Le partage d’écran, les appels groupés, tout cela existe depuis déjà quelques années, et ce n’est que le début. Lisez notamment l’excellent livre « Remote – Office not required », bestseller du New York Times, écrit par Jason Fried et Dabid Heinemeier Hansson. Il y est principalement question du travail à distance, qui selon ses auteurs est l’avenir du travail moderne. J’en suis le meilleur exemple: mes clients sont à Londres, Paris, Genève ou encore… Saint-Herblain. Pour certains je ne suis qu’une voix, pour d’autres une image fixe. Les plus chanceux ont pu me voir sur Skype ou même, le Graal, me rencontrer IRL (« In real life ». Traduction: « dans la vraie vie ».).

La qualité avant tout

Je le disais précédemment, il s’agit surtout de livrer un travail de qualité. Imaginez mon client à Saint-Herblain. S’il devait trouver un traducteur parfaitement bilingue en français et allemand, il aurait du mal dans sa petite ville de moins de 45.000 habitants. Pouvoir embaucher un freelance à distance lui permet de travailler avec une personne par choix et non par défaut. Par ailleurs, les freelances qui travaillent à distance sont plus flexibles et habitués aux multiples canaux communicationnels. Un Google Hang out? Pas de problème! Un partage d’écran via Skype? Fastoche!

Un petit conseil pour être plus crédible aux yeux de vos clients potentiels? Ayez une présence web irréprochable et professionnelle. Pas de profil Copains d’avant moisi ou de photos de vous bourrés. Ayez un beau site pro propre et ergonomique avec vos différentes références. Faites comme moi, ayez un blog! Bref, donnez l’impression à ce futur client qu’il vous connait un peu grâce à votre site ou votre profil Linkedin.

Le challenge 2.0? Paraitre réel dans un monde virtuel.

7 choses que les gens calmes font différemment des autres

CALM

BIEN-ÊTRE – Vous avez vécu ce moment des milliers de fois: tandis que vous tentez de maîtriser le stress qui monte en vous lors d’une intense journée de travail, il y a (toujours!) au moins une personne qui garde son calme. Mais ne voit-elle pas, cette personne, la crise que vous traversez?

Vous êtes-vous déjà demandé comment ces gens déstressés, toujours calmes pouvaient garder une telle régularité au quotidien? En vérité, ils ne sont ni surhumains, ni oublieux; ils ont juste des habitudes au jour le jour qui leur permettent de garder leur stress sous contrôle. Et, bonne nouvelle, vous pouvez en faire de même. Selon Michelle Carlstrom, directrice du bureau de travail vie et engagement à l’université Johns Hopkins, il s’agit d’adapter ces pratiques à vos besoins.

« Ma première recommandation serait de trouver la bonne stratégie pour soi-même et faire en sorte qu’elle devienne une habitude », déclare Michelle Carlstrom auHuffington Post. « Je pense que les gens se sentent moins stressés, même quand ils sont très occupés, s’ils parviennent à expérimenter les valeurs qui comptent dans leur vie. Quelles que soient vos valeurs, si vous ne les mettez pas en pratique, il est difficile d’être calme. »

En adoptant son propre anti-stress, le chaos de la vie peut devenir beaucoup plus supportable. Mais par où commencer? D’après Michelle Carlstrom, les personnes relaxées tiennent un inventaire des meilleures façons de combattre le stress et trouvent des stratégies pour contrebalancer les mécanismes qui ne s’avèrent pas bénéfiques. Vous trouverez ci-dessous des stratégies simples que les gens calmes tachent d’intégrer dans leurs vies au quotidien.

Ils essaient de trouver leur centre

meditation outside

Il est bien connu que la méditation et la pleine conscience présentent de nombreux bénéfices pour la santé, mais l’impact le plus significatif de cette pratique est peut-être son effet sur le stress. Les personnes non stressées trouvent leur centre par le calme, par la méditation, ou juste en se concentrant sur leur respiration ou la prière, selon Michelle Carlstrom. « Ces pratiques aident l’individu à faire une pause, réfléchir et essayer de préserver ce moment pour réduire les pensées parasites et réduire les interruptions », explique-t-elle. « Je pense que toute stratégie visant cet objectif réduit drastiquement le stress. »

La méditation et la spiritualité aident même les personnes les plus occupées au monde à décompresser. Oprah Winfrey, Lena Dunham, Russell Brand et Paul McCartney ont tous témoigné des bénéfices qu’ils ont retirés de cette pratique, prouvant que l’activité peut correspondre même aux emplois du temps les plus fous.

Ils expriment leur gratitude

thankful

En plus de nous remplir de bien-être, exprimer sa gratitude a un effet direct sur les hormones du stress dans le corps. Une étude a montré que les personnes ayant appris à cultiver l’appréciation et d’autres émotions positives connaissaient une réduction de 23% de cortisol -l’hormone du stress- par rapport au reste de la population. Une recherche publiée dans la revue Journal of Personality and Social Psychology a montré que les personnes gardant à l’esprit ce pour quoi elle sont reconnaissantes non seulement se sentent plus heureuses et plus énergiques, mais ont aussi moins de problèmes de santé.

Selon le chercheur Robert Emmons, il existe un grand nombre de bénéfices à être reconnaissant, contribuant au bien-être général de la personne. « Les philosophes ont discuté pendant des millénaires de la gratitude en tant que vertu améliorant la vie pour soi-même et pour les autres, il m’a donc semblé que si une personne pouvait cultiver sa reconnaissance, cela pouvait contribuer au bonheur, au bien-être, à la prospérité, toutes ces répercussions positives », déclarait Robert Emmons dans une conférence en 2010 au GreaterGood Science Center. « Nous avons découvert dans ces expériences [sur la gratitude] trois types de bénéfices: psychologique, physique et social. »

Lors de son étude sur la gratitude, Robert Emmons a découvert que ceux qui développaient leur gratitude faisait aussi plus d’exercice, un facteur clé pour éloigner le stress.

Ils dorment

dog sleeping in bed

Plutôt que de rester éveillés la nuit ou de reprogrammer leur réveil tous les matins, les personnes très relaxées s’accordent assez de sommeil afin de faire face au stress. Ne pas respecter les sept à huit heures de sommeil par nuit peut grandement affecter le taux de stress et la santé physique, selon une étude publiée par l’Académie américaine de médecine du sommeil. L’étude a montré qu’une privation grave de sommeil avait les mêmes effets négatifs sur le système immunitaire que le stress, diminuant le taux de globules blancs.

Les siestes peuvent aussi rapidement réduire le stress. Des études ont montré que s’accorder des siestes pouvait réduire le taux de cortisol et décupler la productivité et la créativité, à condition qu’elles soient courtes. Les professionnels recommendentune sieste courte de 30 minutes assez tôt dans la journée pour qu’elle n’affecte pas le cycle de sommeil dans la nuit.

Ils se socialisent

friends socializing

Lorsque les gens calmes commencent à se sentir anxieux, ils se tournent vers la personne qui les fait se sentir mieux: leur meilleur ami. Passer du temps avec ses amis peut réduire le stress et atténuer les effets d’expériences négatives, selon une étude datant de 2011. Des chercheurs ont surveillé un groupe d’enfants et découvert que les participants se trouvant avec leurs amis au cours d’une expérience désagréable avaient un taux de cortisol moins élevé que les autres participants.

Une recherche récente a aussi démontré qu’être ami avec nos collègues de bureaupouvait nous aider à nous sentir plus calmes. Selon une étude de la Lancaster University, les amitiés les plus fortes et les plus réconfortantes se construisent au travail, aidant à amortir les effets du stress. Michelle Carlstrom suggère de décompresser avec les personnes dont l’on se sent le plus proche, que ce soit des amis, des collègues ou de la famille. Pour elle, « l’important est d’avoir une diversité dans les relations sociales ».

Ils ne gardent pas leur calme TOUT le temps

baby crying

Les gens calmes ne le sont pas 24h/24. Ils savent juste comment gérer leur énergie de façon saine. La clé, selon Michelle Carlstrom, est de savoir si ce qui nous stresse est aussi grave que ce que l’on croit au moment où on le vit.

« Il est important de se rendre compte que tout le monde fonctionne à un rythme très rapide, mais avec avec un grand nombre de sources de stress », indique Michelle Carlstrom. « Faites une pause, comptez jusqu’à dix, et demandez-vous si c’est quelque chose dont vous devez vous soucier et si ce sera aussi important dans trois mois. Posez-vous les bonnes questions et prenez du recul. Il s’agit de savoir si le stress est réel ou juste perçu. »

S’accorder un peu de stress n’est pas une mauvaise chose; de fait, cela peut aider. Selon une étude menée par l’université de Californie, un stress aigu peut aider le cerveau à produire de meilleures performances. L’important est que cela se produise en de rares et courtes occasions, en particulier si vous avez des difficultés à y faire face. D’après Michelle Carlstrom, même si tout le monde a de mauvaises attitudes face au stress -manger, fumer, faire des achats…- il est important de savoir quand elles surviennent afin de les contrôler. « Faites l’inventaire de vos agissements en situation de stress et distinguez ce qui est sain et ce qui ne l’est pas, conseille-t-elle. La solution est de mettre en pratique un mélange de stratégies saines [en plus des] mécanismes servant à faire face à la situation. »

Ils profitent de leurs jours de vacances

feet in hammock

Rien ne vaut une bonne période de congés et de repos sur une plage chaude; c’est la priorité des gens déstressés. Prendre vos jours de congés et vous accorder du temps pour recharger vos batteries n’est pas qu’un luxe, mais aussi un composant essentiel d’un mode de vie sans stress. Les voyages peuvent vous aider à réduire votre tension sanguine, améliorer votre système immunitaire et même vivre plus longtemps.

Prendre vos jours de congé peut aussi vous aider à éviter l’épuisement au travail. Cependant, si l’idée de laisser de côté vos responsabilités et de ne rien faire vous stresse encore plus, Michelle Carlstrom recommande de mettre en place un plan de vacances compatible avec vos habitudes de travail. « Il n’y a rien de mal à vouloir courir pour effectuer ses tâches au travail, mais la même personne doit comprendre que, comme dans une course, on a besoin de repos ensuite. Prendre du repos peut prendre la forme de jours de congés ou d’un rythme moins élevé pendant un moment. La priorité devrait être de prendre soin de soi. »

Ils débranchent

using cell phone

Les gens zen savent qu’il est important d’être injoignable pendant un petit moment. Avec les alertes constantes, les textos et les courriels, prendre le temps de se déconnecter des appareils électroniques et se reconnecter avec le monde réel est vital pour survivre au stress. Une étude menée par l’ Université de Californie, à Irvine, a montré que prendre congé de son courriel peut fortement réduire le stress d’un employé et lui permettre de mieux se concentrer sur le long terme.

Prendre un moment pour laisser de côté son téléphone et prêter attention au monde alentour peut être une expérience révélatrice. Selon Pat Christen, président de HopeLab, cela permettrait de découvrir ce que l’on a raté en étant focalisé sur son écran. « J’ai réalisé il y a quelques années que j’avais arrêté de regarder mes enfants dans les yeux », a déclaré Pat Christen au au panel AdWeek Huffington Post 2013. « Ça m’a choqué. »

La créativité: 18 choses que les gens créatifs font différemment des autres

La créativité opère de manière mystérieuse et souvent paradoxale. La pensée créative est une caractéristique stable qui définit certaines personnalités, mais elle peut aussi changer en fonction du contexte. On a souvent l’impression que l’inspiration et les idées naissent de nulle part et qu’elles disparaissent au moment où on a le plus besoin d’elles. La pensée créative nécessite une cognition complexe qui est néanmoins complètement différente du processus de réflexion.

La neuroscience nous propose une image très complexe de la créativité. Tels que les scientifiques le comprennent aujourd’hui, la créativité est bien plus complexe que la distinction entre les parties droite et gauche du cerveau nous aurait laissé penser (en théorie, le cerveau gauche serait rationnel et analytique tandis que le cerveau droit serait créatif et émotionnel). En fait, on pense que la créativité implique un certain nombre de processus cognitifs, de voies neuronales et d’émotions, et nous ne nous représentons pas encore totalement comment l’imagination fonctionne.

Psychologiquement parlant, les types de personnalités créatives sont difficiles à repérer, car elles sont en général complexes, paradoxales et qu’elles ont tendance à éviter l’habitude ou la routine. Le stéréotype de l’ »artiste torturé » n’est pas infondé – les artistes peuvent vraiment être des personnes encore plus compliquées. Une étudea montré que la créativité implique qu’une multitude de traits, de comportements et d’influences sociales soient rassemblées en une seule et unique personne.

« C’est vraiment difficile pour les personnes créatives de se connaître, car le moi créatif est plus complexe que le moi non-créatif », a déclaré Scott Barry Kaufman, un psychologue de l’Université de New York qui a passé des années à faire des recherches sur la créativité, au Huffington Post. « Les choses qui ressortent le plus sont les paradoxes du moi créatif… Les personnes imaginatives ont des esprits plus désordonnés. »

S’il n’existe pas de profil créatif « typique « , on trouve cependant des caractéristiques et des comportements révélateurs chez les personnes extrêmement créatives. Voici 18 choses qu’elles font différemment.

Ils rêvassent

daydreaming child

Les personnes créatives le savent bien, malgré ce que leurs professeurs ont pu leur dire: rêvasser n’est pas une perte de temps.
Selon Kaufman et la psychologue Rebecca L. McMillan, co-auteurs d’un article intitulé « Ode à la rêverie positive constructive », laisser son esprit vagabonder peut faciliter le processus de « l’incubation créative ». Et bien sûr, nous savons par expérience que nos meilleures idées ont souvent l’air de sortir de nulle part, quand nous avons l’esprit ailleurs.

Bien que rêvasser semble être un acte irréfléchi, une étude parue en 2012 suggérait que cela pourrait en fait nécessiter une grande activité du cerveau – rêvasser peut entraîner des connexions et des idées soudaines parce que cette activité est liée à notre capacité à retenir une information en période de distraction. Les neuroscientifiques ont aussi découvert que rêvasser implique les mêmes processus cognitifs que ceux associés à l’imagination et la créativité.

Ils observent tout ce qui est autour d’eux

Le monde appartient aux personnes créatives – elles voient des possibilités partout et recueillent constamment des informations qui deviennent un prétexte à l’expression créative. Comme disait Henry James, « rien n’est perdu chez un écrivain ».

L’écrivain Joan Didion avait toujours un petit cahier sur elle, et elle écrivait ses observations sur les gens et les événements qui pourraient à terme lui permettre de mieux comprendre les complexités et les contradictions de son propre esprit:

« Quand nous enregistrons ce que nous voyons autour de nous, que ce soit scrupuleusement ou non, le dénominateur commun de tout ce que nous voyons est toujours, effrontément, l’implacable ‘Je’ », écrivait Didion dans son essai On Keeping A Notebook.

Ils travaillent aux heures qui les arrangent

Beaucoup de grands artistes affirment qu’ils travaillent mieux soit très tôt le matin soit tard le soir. Vladimir Nabokov commençait à écrire dès qu’il se levait, à 6 ou 7 heures du matin, et Frank Lloyd Wright avait l’habitude de se réveiller à 3 ou 4 heures du matin et de travailler pendant quelques heures avant de se recoucher. Quel que soit le moment de la journée, les individus très créatifs finissent souvent par trouver à quelle heure leur esprit se met en route, et organisent leurs journées en fonction de cela.

Ils prennent le temps d’être seuls

solitude

« Afin d’être ouverts à la créativité, nous devons avoir la capacité d’un usage constructif de la solitude. Nous devons dépasser la peur d’être seul », a écrit le psychologue existentiel américain Rollo May.

Les artistes et les personnes créatives sont souvent caractérisées comme des personnes solitaires, et bien que ce ne soit pas forcément le cas, la solitude peut être le secret qui leur permet de produire leurs plus belles œuvres. Pour Kaufman, ceci est en lien avec le fait de rêvasser – nous avons besoin de moments de solitude, simplement pour permettre à nos esprits de vagabonder.

« Vous devez rester en connexion avec ce monologue intérieur afin de pouvoir l’exprimer », affirme-t-il. « Il est difficile de trouver cette voix créatrice en vous si vous ne restez pas en connexion avec vous-même et que vous ne réfléchissez pas à ce que vous êtes. »

Ils contournent les obstacles de la vie.

Une grande partie des histoires et des chansons les plus emblématiques ont été inspirées par des douleurs poignantes et des chagrins déchirants – et le seul réconfort que l’on peut trouver dans ces épreuves, c’est qu’elles ont sans doute été à l’origine de créations artistiques majeures. Un nouveau domaine de psychologie appelé la croissance post-traumatique suggère que beaucoup de gens sont capables de transformer leurs épreuves et les traumatismes de leur enfance en un développement créatif important. Précisément, les chercheurs montrent que le traumatisme peut aider les gens à développer les domaines des relations interpersonnelles, de la spiritualité, de l’appréciation de la vie, ou encore de la force personnelle, et – ce qui importe le plus pour la créativité – leur permettre d’entrevoir de nouvelles possibilités de vie.

« Beaucoup de gens sont capables d’utiliser cela comme un moteur qui leur permet d’imaginer des perspectives différentes de la réalité », assure Kaufman. « Ce qu’il se passe, c’est que leur vision du monde comme étant un lieu sûr a été brisée à un moment de leur vie, les forçant à aller aux extrémités et voir les choses sous un nouveau jour – et cela favorise la créativité. »

Ils sont à la recherche de nouvelles expériences

solo traveler

Les personnes créatives adorent s’exposer à de nouvelles expériences ou sensations et à de nouveaux états d’esprit – et cette ouverture est un indicateur important de la production créatrice.

« L’ouverture à l’expérience est toujours l’indicateur le plus fort de la réalisation créative », explique Kaufman. « Cela comprend beaucoup de facettes différentes, mais elles sont toutes reliées entre elles : la curiosité intellectuelle, la recherche du frisson, l’ouverture aux émotions, l’ouverture au fantasme. Ce qui les rassemble, c’est la quête d’une exploration cognitive et comportementale du monde, aussi bien votre monde intérieur et votre monde extérieur. »

Ils « échouent »

resilience

La persévérance est presque une condition préalable au succès créatif, selon Kaufman. Faire un travail créatif est souvent décrit comme un processus qui consiste à échouer à maintes reprises jusqu’à ce que vous trouviez quelque chose qui convienne, et les personnes créatives – du moins celles qui réussissent – apprennent à ne pas considérer l’échec comme quelque chose de personnel. « Les personnes créatives échouent et celles qui sont vraiment douées échouent souvent », a écrit Steven Kotler, un contributeur de Forbes, dans un article sur la génie créatif d’Einstein.

Ils posent les bonnes questions

Les personnes créatives ont une curiosité insatiable – ils choisissent généralement de vivre la vie examinée, et même quand ils vieillissent, ils maintiennent une curiosité au sujet de la vie. Que ce soit au cours d’une conversation passionnée ou d’un moment de rêvasserie solitaire, les personnes créatives regardent le monde qui les entoure et veulent savoir pourquoi, et comment, les choses sont ainsi.

Ils observent les gens

people watching

Observateurs de nature et curieux d’en savoir plus sur la vie des autres, les personnes créatives aiment souvent observer les gens – et leurs meilleurs idées peuvent provenir de cette activité.
« Marcel Proust a passé une grande partie de sa vie à observer les gens, et il écrivait ses observations qui ressortaient finalement dans ses livres », affirme Kaufman. « Pour beaucoup d’écrivains, observer les gens est très important … Ils sont de très bons observateurs de la nature humaine. »

Ils prennent des risques

Prendre des risques fait partie du travail créatif, et beaucoup de personnes créatives adorent prendre des risques dans de différents aspects de leurs vies.

« Il y a une connexion sérieuse et profonde entre la prise de risques et la créativité, qui est rarement prise en compte », a écrit Steven Kotler pour Forbes. « La créativité est l’action de produire quelque chose à partir de rien. Cela nécessite de rendre public ces paris que l’on a d’abord fait dans sa tête. Ce n’est pas un travail pour les timides. Du temps perdu, une réputation salie, de l’argent mal dépensé – tout cela découle d’une créativité qui est allée de travers. »

Pour eux, tout devient une occasion de s’exprimer

self expression

Nietzsche estimait que la vie et le monde devraient être vus comme des œuvres d’arts. Les personnes créatives ont peut-être plus tendance à voir le monde de cette façon, et à chercher constamment des occasions de s’exprimer dans la vie de tous les jours.
« L’expression créative est de l’expression individuelle », affirme Kaufman. « La créativité n’est rien de plus qu’une expression individuelle de vos besoins, de vos désirs et de votre singularité. »

Ils réalisent leurs vraies passions

Les personnes créatives ont tendance à être intrinsèquement motivées – c’est-à-dire que leur motivation à agir vient d’un désir interne, plutôt que d’un désir de reconnaissance extérieure ou de récompense.

Les psychologues ont démontré que les personnes créatives trouvent leur énergie dans les activités difficiles, signe de leur motivation intrinsèque, et les chercheurs suggèrent que le fait de simplement penser à des raisons intrinsèques lorsqu’on fait une activité peut suffire à booster la créativité.

« Les créateurs éminents choisissent et deviennent passionnément impliqués dans des problèmes difficiles et risqués qui leur procure une sensation de pouvoir découlant de leur capacité à utiliser leurs talents », écrivent M.A. Collins and T.M. Amabile dans The Handbook of Creativity.

Ils sortent de leur propre tête

creative writing

Kaufman soutient que l’autre objectif de la rêvasserie est de nous aider à sortir de nos propres perspectives limitées et d’explorer d’autres façons de penser, qui peuvent être un atout important pour le travail créatif.

« Rêvasser nous permet d’oublier le présent », explique Kaufman. « Le réseau cérébral associé à la rêvasserie est le même réseau cérébral qui est associé à la théorie de l’esprit – j’aime l’appeler ‘le réseau cérébral de l’imagination’ – cela vous permet d’imaginer votre futur, mais cela vous permet aussi d’imaginer ce qu’un autre est en train de penser. »

Les chercheurs suggèrent aussi que provoquer la « distance psychologique » – c’est-à-dire, réfléchir à une question comme si elle était irréelle ou inconnue, ou alors sous la perspective d’une autre personne – peut stimuler la pensée créative.

Ils perdent la notion du temps.

Les personnes créatives se rendent compte que lorsqu’elles écrivent, dansent, peignent ou s’expriment d’une autre manière, elles entrent « dans la zone », c’est-à-dire « en transe », ce qui peut les aider à créer à un grand niveau. La transe est un état mental qui se produit quand un individu dépasse la pensée consciente pour atteindre un état plus intense de concentration facile et de sérénité. Quand une personne est dans cet état, elle ne craint quasiment aucune pression interne ou externe ni les distractions qui pourraient gêner sa performance.
Vous entrez en transe quand vous pratiquez une activité dans laquelle vous êtes bon mais qui vous met aussi au défi – comme tout projet créatif.

« [Les personnes créatives] ont trouvé la chose qu’ils aiment, mais ils ont aussi acquis la compétence qui leur permet d’entrer en transe », explique Kaufman. « L’état de transe nécessite une concordance entre votre compétence et la tâche ou l’activité dans laquelle vous vous êtes lancé. »

Ils s’entourent de beauté.

Les personnes créatives ont tendance à avoir d’excellents goûts: ils aiment donc être entourés de beauté. Une étude récemment publiée dans le journal Psychologie de l’esthétique, créativité, et les arts montre que les musiciens – que ce soit des musiciens d’orchestre, des professeurs de musique ou des solistes – ont une haute sensibilité et une haute réceptivité à la beauté artistique.

Ils relient les points.

doodle

Si une chose distingue les personnes très créatives des autres, c’est bien la capacité d’entrevoir des possibilités là où les autres n’en voient pas – ou, dans d’autres termes, la vision. Beaucoup de grands artistes et d’écrivains ont déclaré que la créativité est simplement la capacité à relier des points que les autres n’auraient jamais pensé à relier.

Selon les dires de Steve Jobs:

« La créativité, c’est simplement établir des connexions entre les choses. Quand vous demandez aux personnes créatives comment elles ont réalisé telle ou telle chose, elles se sentent un peu coupables parce qu’elles ne l’ont pas vraiment réalisé, elles ont juste vu quelque chose. Cela leur a sauté aux yeux, tout simplement parce qu’elles sont capables de faire le lien entre les différentes expériences qu’elles ont eu et de synthétiser les nouvelles choses.

Elles font bouger les choses.

La diversité des expériences, plus que n’importe quoi d’autre, est essentiel à la créativité, selon Kaufman. Les personnes créatives aiment faire bouger les choses, vivre de nouvelles choses, et surtout éviter tout ce qui rend la vie plus monotone ou ordinaire.

« Les personnes créatives ont une plus grande diversité d’expériences, et l’habitude est l’ennemi de la diversité des expériences », affirme Kaufman.

Ils consacrent du temps à la méditation.

Les personnes créatives saisissent la valeur d’un esprit clair et concentré – parce que leur travail en dépend. Beaucoup d’artistes, d’entrepreneurs, d’écrivains et autres créateurs, tels que David Lynch, se sont tournés vers la méditation afin d’avoir accès à leur état d’esprit le plus créatif.

Et la science soutient l’hypothèse qui affirme que la méditation peut réellement stimuler votre force intellectuelle de différentes manières. Une étude hollandaise parue en 2012 montrait que certaines techniques de méditation peuvent encourager la pensée créative. Et les pratiques de méditation ont aussi un impact sur la mémoire, la concentration et le bien-être émotionnel. Elles permettent aussi de réduire le stress et l’anxiété, et d’améliorer la clarté d’esprit – et ainsi conduire à de meilleures pensées créatives.

Les 6 boîtes françaises dont vous avez forcément entendu parler

boites francaises forcement entendu parler

En créant leur start-up, les fondateurs avaient pour ambition de bousculer les codes. Aujourd’hui, leur entreprise s’affiche comme des pépites entrepreneuriales à la croissance folle. Innovation, internationalisation, compétitivité et… réussite à la française ! 

Les pieds sous la table avec Allo Resto

J’ai faim ! Le frigo vide ? Pas de panique ! Le cri du ventre se concrétise par un clic et une commande, envoyée à votre restaurateur avec la garantie d’être livré chez vous entre 30 et 45 minutes. Alloresto, c’est la plateforme de mise en relation avec les restaurants les plus proches de votre domicile ou de votre travail. La société a permis la livraison en 2013 de 6.5 millions de repas. Créée en 1998 par Sébastien Forest, l’entreprise s’est, après Paris et sa région, structurée sur l’ensemble du territoire grâce notamment à l’arrivée de l’ADSL. Depuis, le meilleur ami de vos dimanches soirs, a intégré un programme de fidélité qui vous propose des bons d’achats pour télécharger de la musique en ligne, des vidéos ou faire des dons à des associations caritatives. L’intermédiaire en ligne permet également aux utilisateurs de donner leur avis sur les commandes (qualité, rapidité) grâce à un système de notes et de commentaires. Pour 2014, la boîte « table » sur un chiffre d’affaires de 65 millions d’euros.

Le déstockage glamour avec Vente privée

étiez-vous membre privilégié avant que le site ne soit ouvert à tous sur simple inscription ? Vous êtes donc des inconditionnels de Vente privée ! En 2001, Jacques-Antoine Granjon et ses sept associés lancent le site de mode qui va devenir le leader de la vente événementielle de grandes marques sur Internet. Forts de leur relation avec les grandes marques, les fondateurs s’emparent du web pour créer un concept de déstockage en ligne ! Plusieurs familles de produits de luxe sont proposées et chaque vente est pensée comme un événement à part entière. Plus de 2 500 marques sont aujourd’hui partenaires du site qui a développé son secteur d’activité à d’autres catégories de produits : gastronomie, vins, spectacles, voyages,… En 2014, pour la cinquième année consécutive, le site est élu « Service Client de l’année » dans les catégories « Ventes événementielles » et « Vente à distance généraliste » par Viséo Conseil et réalise en 2013, 1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Présent dans 8 pays européens, il compte à présent plus de 20 millions de membres.

Le coffret-cadeau leader du marché avec Wonderbox

Que vous l’ayez offert à des amis ou acheté pour vous faire plaisir, le coffret cadeau, made in Wonderbox est devenu un indispensable des anniversaires ou des Noël-sous-le-sapin. Créé par un jeune couple d’entrepreneurs, Bertile Burel et James Blouzard, à peine revenu d’un tour du monde-voyage de noces de 6 mois, Wonderbox surfe sur les modifications sociétales de ces dernières années. Les congés annuels sont de plus en plus fragmentés et ne se composent que de quelques nuitées. Un séjour court avec un budget de plus en plus limité mais durant lequel les clients veulent vivre des moments insolites, en conformité avec leurs loisirs. Partant de ce constat, l’entreprise lance, dès 2004, une offre fondée sur trois notions clefs : proximité, loisirs et surprise. Dix ans plus tard, Wonderbox est leader du coffret-cadeau grâce à des partenariats avec des agences de voyage et a lancé l’année dernière la dématérialisation du coffret, tout en se renforçant sur l’international (Espagne, Italie, Belgique et Suisse).

Au service des annonceurs avec Criteo

La star des entreprises high-tech est moins connue du grand public pour son secteur d’activité que pour son entrée au NASDAQ, en octobre dernier ! C’est la première entreprise française à intégrer la bourse de valeurs américaine après Ilog en 1997. Fondée par Jean-Baptiste Rudelle, Franck Le Ouay et Romain Niccoli, Criteo opère aujourd’hui dans 46 pays et a installé ses bureaux dans 16 pays stratégiques. Ce qu’elle fait ? L’entreprise s’est spécialisée dans le reciblage publicitaire sur Internet en proposant aux annonceurs de créer des bannières publicitaires personnalisées en fonction de l’internaute et de ses préférences. L’algorithme utilisé par la société repose sur une analyse de la navigation des Internautes, notamment à partir de leur historique de navigation. Une success story à la française ! La société travaille aujourd’hui avec 5 500 clients à travers le monde et 6 000 éditeurs, depuis ses locaux rue Blanche à Paris.

Un Paris-Lyon à frais partagés avec Blablacar

La société roule et à pleine vitesse ! C’est sûr, le numéro 1 du covoiturage en Europe n’a pas fini de faire parler de lui. Que vous soyez des convertis de la première heure, des nouveaux amourachés ou des déçus de la formule initiale, Blablacar ne laisse pas indifférent ! La société est devenue une actrice incontournable de la consommation collaborative. Créée en 2004 par Frédéric Mazella, l’entreprise met en relation des conducteurs et des passagers pour faire la route ensemble et partager les frais. En France, l’entreprise a fait ses preuves en s’affichant comme une alternative fiable aux trajets traditionnels et rivalise avec la SNCF sur les trajets de longue distance. Une concurrence directe pour les TGV qui ont vu depuis deux ans et demi leur clientèle reculer. En France, elle étend sa présence : festivals, apéros, … et s’apprête à surfer sur la vague du vivre ensemble, à l’échelle mondiale après avoir levé en juillet dernier, 100 millions de dollars.

Les télécoms à prix cassés avec Free

C’est la boîte qui parle au porte-monnaie des consommateurs. Depuis 1999, Free n’en finit pas de casser les codes et les prix dans le domaine de l’Internet et de la téléphonie, méritant son appellation de trouble-fêtes à l’instar de son fondateur Xavier Niel, présenté par les médias comme le trublion des télécoms. L’histoire débute en 1999 avec une offre d’accès gratuit à Internet sans abonnement et sans numéro surtaxé. Une révolution dans le monde des télécoms qui ne s’arrête pas là ! Freebox, TV, téléphonie mobile, 4G… Au premier trimestre 2014, le groupe Iliad, maison mère de Free, dépasse pour la première fois le milliard d’euros de chiffre d’affaires, un chiffre qui s’explique notamment par la forte croissance de l’activité mobile. Mais outre les offres commerçantes low-cost fracassantes qui ont forcé les autres acteurs du secteur à s’aligner, la saga Free, c’est aussi une communication que les consommateurs ne sont pas prêts d’oublier. Slogans accrocheurs, publicités mettant en scène le personnage de Rodolphe, tout droit sorti des seventies …

Êtes-vous trop vieux pour entreprendre ?

etes vous trop vieux entreprendre

À partir d’un certain âge, la question d’entreprendre commence à se poser. Il s’agit de savoir s’il faut se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat une fois diplômé ou s’il est intéressant de le faire après avoir acquis suffisamment d’expérience dans un domaine en particulier. Y a-t-il vraiment un âge pour entreprendre ?

Une question d’envie avant tout

Créer sa propre entreprise est l’un des nombreux moyens de se retrouver financièrement autonome. Il s’agit également d’une situation qui offre une liberté dont on peut se servir pour vaquer à d’autres occupations importantes. À la base, le fait d’entreprendre relève d’une envie d’autonomie, et c’est pourquoi il serait absurde de lui accoler un âge limite. Néanmoins, aux États-Unis, et notamment en Californie, des centaines de jeunes entreprises sont créées chaque année. Pour la plupart, c’est l’œuvre de jeunes diplômés d’universités, dont la moyenne d’âge n’excède pas 25 ans.

Se poser la question d’entreprendre sur le tard

Pour les jeunes entrepreneurs, le souci de vouloir posséder et diriger sa propre entreprise part d’une volonté de se différencier des autres. Il s’agit ici d’une volonté de créer quelque chose de nouveau. Cette fougue remarquée chez les plus jeunes pousse le plus souvent les personnes au-delà de 40 ans à se poser la question s’ils ne sont pas trop vieux pour créer une entreprise. Une inquiétude justifiée par le fait que les personnes plus âgées ont plutôt pour objectif de préparer l’avenir de leur famille, et sans doute par l’image de dynamisme, de contrainte et de fatigue véhiculée par l’entrepreneuriat.

L’âge ne compte pas toujours

Mais il n’y a pas d’âge approprié pour entreprendre. De nombreux entrepreneurs du monde contemporain se sont lancés après avoir franchi la barre de la quarantaine, de la cinquantaine, voire de la soixantaine. On peut entreprendre à tout âge et dans tous les domaines. Le romancier Marcel Proust, a réussi à sortir son premier livre à 42 ans après de nombreux échecs. Même s’il ne s’agit pas d’entrepreneuriat à proprement parler, cet exemple prouve à quel point il ne faut pas se formaliser et considérer qu’à un certain âge, vous ne pouvez plus innover. C’est tout simplement faux !

L’expérience comme un atout

Au contraire, lorsqu’on a passé le cap des 40 ans, les expériences et les acquis permettent de mieux se lancer dans la démarche de création d’entreprise. À cet âge, on a déjà eu à faire face à des difficultés en tout genre. On sait comment réagir dans telle ou telle situation. En plus de cela, on apparaît compétent et expérimenté et l’on a tendance à se faire plutôt confiance, même en face de situations compliquées. Par ailleurs, des études ont montré que les personnes les plus motivées à entreprendre sont celles âgées de 25 à 35 ans ainsi que la tranche d’âge 45-55 ans. Qu’on se le dise !

Capitaliser sur le réseau

Une personne dite « senior » (35 ans et plus) possède toutes les raisons de se lancer en entrepreneuriat. Pour réussir sur le tard, il faut avant tout se forcer à faire des rencontres car elles pourraient être déterminantes. N’hésitez pas par exemple à rencontrer des personnes qui comme vous hésitent à se lancer pour une raison d’âge trop élevé. Capitaliser sur ses expériences, son réseau et ses compétences sont les bases pour réussir sur le tard.

Ainsi, la Française Muriel Gerlach, 49 ans, a créé son entreprise Bio Creative dans le domaine écologique, qu’elle maîtrisait depuis de nombreuses années. Après un licenciement inattendu, elle a su se relancer grâce à ses compétences.

À partir de 35 ans jusqu’à 50 ans, vous êtes donc dans la tranche d’âge propice pour entreprendre, car vos compétences jouent clairement en votre faveur. Entreprendre après 35 ans est une façon de mettre en avant toutes les compétences et aptitudes acquises afin de créer une entreprise dans un secteur que vous connaissez bien. Lancez-vous !

Comment l’Ennéagramme peut être utile aux managers

comment enneagramme peut etre utile managers

Le terme Ennéagramme désigne un symbole géométrique qui dévoile 9 façons fondamentales d’agir, de ressentir et de penser, qui sont également 9 chemins d’épanouissement et de développement professionnel et personnel, ainsi que 9 voies de progrès. On les appelle les « ennéatypes ». 

Il s’agit donc d’un moyen concret et  puissant qui permet d’étudier à la fois sa propre personnalité ainsi que celle des personnes qui vous entourent. Sur un plan professionnel, cet outil pourrait donc particulièrement servir aux managers dans l’exercice de leur activité !

De nombreux livres et cours dans les grandes universités du monde font aujourd’hui la part belle à cet outil, tant il constitue une méthode universelle et accessible à tous. Dans la mesure où la définition de ces 9 points représente un moyen efficace pour comprendre sa personnalité, on voit vite à quel point cela peut devenir un outil d’une grande utilité pour les managers.

Anticiper ses propres réactions

Tout d’abord, suivre cette méthode vous permet de vous connaître vous-même en tant que leader, ce qui est indispensable pour que vous adoptiez la bonne réaction face à telle ou telle situation, que vous puissiez analyser et prendre du recul sur votre manière de communiquer vos directives à vos équipes et enfin que vous soyez conscients à la fois de vos atouts, mais également de vos faiblesses. En ce sens, l’Ennéagramme est utile pour anticiper toutes les situations et les réactions, bonnes ou mauvaises, liées à votre activité quotidienne de manager au moment où vous menez vos équipes. Et évidemment, cela devrait pouvoir vous permettre d’anticiper vos façons d’agir et d’adopter la meilleure manière de communiquer, pour le bien du collectif.

Comprendre son équipe et fédérer autour du projet

Comprendre ses collaborateurs demeure le second avantage lié à l’application de l’Ennéagramme. Bien évidemment, la compréhension des membres de son équipe entraîne systématiquement des bénéfices utiles à l’entreprise : relations et communication fluide entre collègues, valorisation des talents au sein de l’équipe, mise en valeur des richesses propre à chacun… La liste est longue. Mais le jeu en vaut la chandelle, puisqu’en vous efforçant de mieux comprendre vos collaborateurs, vous leur transmettrez une motivation et une énergie supplémentaire qu’ils mettront au service du projet d’entreprise.

S’appuyer sur l’Ennéagramme pour évoluer

En conséquence, tirer des enseignements de l’Ennéagramme permet au manager de corriger le tir si les choses se passent mal. Se connaître soi-même, au même titre que tous les membres de son équipe, induit un meilleur leadership, une façon efficace de déléguer et une remise en question permanente. Vous serez par exmple plus réceptif au feedback des collaborateurs sur la manière de conduire les projets liés à l’entreprise et vous pourrez vous adapter. L’Ennéagramme vous permet également d’anticiper les sources de stress au sein de votre entreprise et d’y apporter une solution en amont.

S’inspirer de cette méthode permet donc de corriger les erreurs en matière de management ainsi que celles qui pourraient provenir de vos collaborateurs. Cette vision incite le manager à s’ouvrir à chaque fois vers d’autres horizons de pensées. Pour le bien-être de l’ensemble des collaborateurs !

L’heure du reset du système financier mondial approche-t-il ?

resetNous voyons actuellement que les éléments ayant menés à la dernière crise financière sont à nouveau réunis, faisant planer l’ombre menaçante d’un krach boursier, alors que la majorité des places financières sont à leur zénith. Nous avons aussi vu que la volatilité a désormais gagné le marché des obligations d’État, et que les bons souverains sont très recherchés, même pour des pays fortement endettés, comme ceux de la périphérie de l’Europe, tels que l’Espagne, le Portugal ou l’Italie. Les politiques des centrales ont mené à quelque chose d’unique dans les marchés financiers, puisqu’à l’heure actuelle près de 25 % des dettes souveraines proposent des taux négatifs. Dans cet article je vous propose quelques pistes de réflexion afin de comprendre l’État du marché financier, alors que de nombreux nuages s’amoncellent à l’horizon.

La bulle d’obligations d’entreprise pire que celle des Dotcom

mark-cubanTous les marchés financiers subissent la fièvre acheteuse des banques centrales, en élargissant le spectre des actifs qu’elles peuvent désormais acquérir, celles-ci gouvernent désormais un marché, qui n’en est plus vraiment un. Même son de cloche du côté des obligations émises par les sociétés qui suivent le même chemin de la dette gouvernementale. En effet en 2014 les sociétés américaines ont émis la somme de 1,43 milliards de dollars en obligations de sociétés, pour mettre ces chiffres en perspective, il faut savoir que c’est 27 % en plus que lors de la dernière bulle des crédits subprime de 2007. Les indices semblent indiquer que la reprise américaine s’appuie largement sur la production du pétrole de schiste, dès lors on peut se demander si celle-ci ne fait pas déjà partie du passé en regard à l’effondrement des prix du baril de pétrole. L’autre secteur ayant toutes les caractéristiques d’une bulle et celui des valeurs technologiques, à tel point que Mark Cuban un investisseur milliardaire a récemment averti que celle-ci est «pire que la bulle technologique de 2000» et qu’elle est maintenant aussi sur le point d’éclater. On peut craindre le pire si ce marché d’obligations de sociétés aux États-Unis ayant atteint une taille gigantesque devait s’effondrer.

200 % de progression pour le S&P 500 est-ce une bulle ?

S&P500Tous les investisseurs savent que les valorisations boursières ont subi une hausse quasi verticale depuis les plus bas de 2009. Pour mettre ces chiffres en perspective, il suffit de prendre l’indice phare de la bourse américaine le S&P 500 ayant progressé de près de 200 %, le Nasdaq pour sa part vient de percer le plafond des 5000 points, une première depuis l’éclatement de la bulle des Dotcom en 2000. Dès lors face à un marché haussier ayant duré six ans pour déboucher avec la plus grande dépression économique le monde est connu donne matière à réfléchir sur la possible suite des événements. Les cicatrices de la crise des subprimes ne sont pas encore refermées, et les craintes chez les investisseurs commencent à se faire entendre, comme en atteste un article du Wall Street Journal pointant les prix de l’immobilier au Royaume-Uni évoluant 30 % plus chers que lors de leur sommet d’avant crise. Ce phénomène de surévaluation immobilière est désormais mondial puisque les prix sont en train de flamber en Australie, au Canada, en Suède et en Norvège. Des villes telles que San Francisco, Miami, Londres, Berlin, Paris, Milan et Amsterdam subissent toutes une hausse rapide de l’immobilier, sans aucune amélioration corrélative des fondamentaux sous-jacents. Même en Espagne et en Irlande, les prix de l’immobilier s’inscrivent en hausse.

Des ingrédients explosifs pour une fin en apothéose avant le reset

Comme nous l’avons mentionné dans la première partie de ce billet consacré au phénomène de bulle de crise et à la finance casino, les mêmes effets produisent les mêmes causes. Les mesures politiques timorées n’ont pas été à la hauteur des problèmes auxquels l’humanité fait aujourd’hui face, et comme bien souvent les états ont préféré renflouer les joueurs spéculateurs. Accompagné par l’action des banques centrales à l’origine de nouvelles bulles qui ne font que retarder l’instant final qui verra le système financier mondial se désintégrer sous nos yeux. La réalité est cruelle dans le monde réel, car nous savons de façon empirique que les bulles ne peuvent nous mener nulle part. Près de sept ans après la dernière crise financière, les investisseurs et les décideurs sont déjà bien engagés dans la suivante. Ce qui fait dire à la patronne du FMI Christine Lagarde que le big reset du système financier devient inéluctable à moyen terme.

Conclusion

les-fonds-vautoursLa ruée des spéculateurs sur les obligations d’État à rendement négatif, bien qu’apparemment paradoxale, a une explication simple : ce ne sont pas les coupons qui les intéressent, mais la valeur nominale. Les investisseurs ont maintenant acquis la conviction que, quoiqu’il arrive, il n’y aura jamais de restructuration de leurs créances et que les peuples seront axés autant qu’il le faut pour assurer les remboursements, comme cela se passe aujourd’hui en Argentine avec les fonds vautour. Ce qui pourrait arriver de mieux dans ce marché c’est que les événements actuels en Grèce nous donnent tort et nous ouvre les yeux.

« Les terres rares sont le pétrole du XXIe siècle »

Une chercheuse japonaise présente un échantillon de terres rares prélevées au fond des océans.

Investir dans les terres rares comme on parie sur des actions ?  Alors que les prix des métaux industriels continuent de baisser, des sociétés financières proposent aux particuliers d’investir dans les « terres rares », ces métaux confidentiels et coûteux qui entrent dans les fabrications de haute technologie et dont la Chine assure plus de 95 % de la production. Grégory Gautier, président du Groupe MTL Index, explique pourquoi il croit à ce placement, mais à long terme.

Pourquoi proposez-vous d’acheter des « terres rares » ?

Grégory Gautier, président de MTL Index

Parce qu’elles sont présentes dans les batteries des voitures électriques, les puces de nos portables et les composants de nos ampoules LED. Leur demande ne peut que croître et leurs prix aussi. Par exemple, de 2004 à 2013, le cours du dysprosium a explosé de 2 694 %.

Pourquoi ?

Il est très coûteux d’entretenir un parc marin d’éoliennes et moins elles tombent en panne, mieux c’est. Or leurs aimants « permanents » à haute performance contenant du dysprosium ne doivent être réparés en moyenne que toutes les huit mille heures de fonctionnement, alors que ceux qui sont fabriqués avec du néodyme défaillent au bout de six mille heures.

Mais est-ce bien raisonnable d’acheter une « terre rare » comme le dysprosium, produit à moins de 500 tonnes par an dans le monde ?

Aujourd’hui tout le monde est réticent à investir. La Bourse est aléatoire ; l’immobilier aussi ; l’or ne tient pas ses promesses. Il faut diversifier son portefeuille. Comment mieux le faire sinon en investissant dans un stock physique, donc sûr, qui répondra aux besoins croissants des industriels ? De plus, il s’agit d’un investissement de niche où l’on trouve peu de concurrents.

MTL Index revend donc ces métaux aux investisseurs ?

Non, nous leur fournissons des informations sur chacun des métaux qui nous semblent promis à un brillant avenir, parce que nous connaissons l’offre et que nous discutons avec les industriels pour connaître leurs besoins. Ce sont nos clients qui choisissent d’acheter de l’yttrium, utilisé pour la fabrication des pots catalytiques et des cartes à mémoire, ou de l’europium, dont la puissance d’éclairage sert aux tubes cathodiques et aux lampes à basse consommation.

Depuis un an, notre millier de clients placent leurs achats dans un entrepôt sous douane que gère la société Metlock à Francfort. Ils peuvent vendre leur stock quand ils le veulent et sans nous. Toutefois, nous leur conseillons de conserver leurs métaux entre trois et cinq ans. En fait, nous agissons comme des conseils en gestion de patrimoine.

Les cours des métaux rares baissent depuis 2012. N’est-ce pas décourageant ?

Au contraire, c’est le moment d’acheter, car nous savons que leurs cours vont remonter. La demande potentielle est gigantesque : ces métaux mineurs sont consubstantiels de la miniaturisation et de l’amélioration des performances des ordinateurs, des smartphones et des tablettes dont nous ne pouvons plus nous passer.

En regard, leur offre est peu élastique, car leur processus de production est long, complexe et concentré dans une poignée de pays, au premier rang desquels la Chine, qui assure plus de 95 % de la production mondiale.Voilà pourquoi nous disons que ces métaux sont le pétrole du XXIe siècle.