Category Archives: Mis en valeur

L’esprit startup souffle sur le management

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Startups versus Big Companies

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How they compare in what’s awesome and sucky. Don’t let anyone tell you that one is strictly better or worse than the other. Both have their charms and their cracks.

Source : Medium

The « Sharing Economy » is dead, and we killed it

Collaborative economy

« How many of you own a power drill? » Rachel Botsman, the author of the book The Rise Of Collaborative Consumption, asked the audience at TedxSydney in 2010. Predictably, nearly everyone raised his or her hand. « That power drill will be used around 12 to 15 minutes in its entire lifetime, » Botsman continued with mock exasperation. « It’s kind of ridiculous, isn’t it? Because what you need is the hole, not the drill. »

Source : Fastcompany

Moins de hiérarchie, plus de liberté : l’esprit startup souffle sur le management

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C’est une nouvelle énergie dans la ville. L’irruption d’une économie parallèle, en marge des grands groupes, de leurs réunions sans fin, de l’obsession généralisée d’être « politique » pour grimper dans la hiérarchie ou simplement garder son poste. Un monde en soi, un monde à part, où les décisions vont vite, où les projets font sens et où s’exprime l’envie de prendre des risques et de croire au succès. Depuis deux ans, malgré un contexte économique en berne, le nombre de start-up qui se créent à Paris explose : elles sont aujourd’hui trois mille (plus qu’à Londres).

Source : Le Figaro
Crédit photo : Getty Images

Don’t Throw in the Towel Before You Answer These 4 Questions

Startup

The word “quit” has many negative connotations.  Some might even suggest that it doesn’t exist in a winner’s vocabulary. While that theory makes sense on paper, it’s not healthy or realistic. As renowned business consultant Jim Collins put it, sometimes a “stop doing” list can be more productive than a “to do” list.

Source : Entrepreneur
Crédit photo : Shutterstock

From ivory tower to incubator : Transforming students and researchers into entrepreneurs

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Sample6 is a Cambridge, Massachusetts-based startup with a new way to detect food-borne pathogens such as Listeria and Salmonella. Its technology was conceived in a Boston University lab, and the company was cofounded by Boston University and Massachusetts Institute of Technology PhD students Michael Koeris, Timothy Lu and Tanguy Chau. But they didn’t do it on their own – Sample6 had lots of help, advice and $150,000 in convertible notes from Boston University’s Office of Technology Development.

Source : Reuters

Les bienfaits de la reconnaissance au travail

Se sentir apprécié a un effet sur l’efficacité et la qualité du travail. Le manque de reconnaissance est la deuxième source de stress, après la charge de travail

Les bienfaits de la reconnaissance au travail

Management Se sentir apprécié a un effet sur l’efficacité et la qualité du travail

Le manque de reconnaissance est la deuxième source de stress, après la charge de travail

«C’est un sentiment parfois difficile à exprimer, mais chaque personne a conscience du fait qu’elle en a profondément besoin.» C’est en ces termes que le psychologue Abraham Maslow et le sociologue Edgar Morin ont défini la reconnaissance, ce besoin vital inhérent à la nature humaine.

Puissant outil de leadership s’il en est, la reconnaissance au travail est l’un des premiers facteurs de motivation des salariés. Pourtant, les dirigeants à l’inscrire dans leurs pratiques managériales sont encore peu nombreux en Suisse. «Contrairement à la culture anglo-saxonne qui prône l’optimisme et la confiance en soi, notre culture est plutôt orientée vers la critique», explique Romain Hofer, directeur du marketing et de la communication chez Manpower.

En résulte un désengagement inquiétant des employés. Actuellement, selon Gallup, la part de salariés réellement engagés dans leur entreprise n’est que de 16% en Suisse. Un taux très bas à l’origine de milliards de francs de pertes en termes de productivité, d’absentéisme, de turnover, et de maladies.

Des études démontrent par ailleurs que le manque de reconnaissance est la deuxième source de stress, après la charge de travail. Un déséquilibre entre le travail fourni et la reconnaissance reçue contribue également de façon importante à l’épuisement professionnel et à la détresse psychologique.

A l’inverse, se sentir apprécié à sa juste valeur pour le travail accompli et les efforts fournis stimule la dopamine, hormone du bien-être. La reconnaissance incite également à rester dans une entreprise, quand bien même le salaire ne serait pas idéal. Shawn Achor, auteur du livre The Happiness Advantage, explique ainsi que «la qualité de la relation entre un manager et son collaborateur est un des premiers facteurs de productivité de ce dernier et de son attachement à l’entreprise».

Laure Becker, consultante RH en management et auteure du livreL’Art de la reconnaissance au travail, ajoute qu’aider son «collaborateur à développer ses compétences, son potentiel, son réseau relationnel et son équilibre personnel, c’est lui rendre service et dans le même temps rendre service à l’entreprise. Car le travailleur sera moins vulnérable au stress et par conséquent plus efficace [et] plus fort face aux sources potentielles de frustrations ou de démotivation.»

Le manager qui félicite un collaborateur sur ses qualités professionnelles suscitera également en lui un désir d’excellence et une envie de se surpasser. Ainsi, les entreprises qui pratiquent leranking lors des évaluations annuelles et qui attribuent une évaluation de type «excellent» à certains employés constatent que leur motivation et leur performance s’en trouvent généralement accrues.

Laure Becker rappelle par ailleurs que la mission du manager est doublement délicate: il doit faire réussir les personnes – les bons, les moins bons, les divas, les contributeurs discrets – ensemble. «En matière de reconnaissance, cela signifie être capable de saluer à la fois la contribution individuelle d’un travailleur et la contribution de l’équipe.»

Alexandre Ginoyer, auteur du livre Les Clés du management, ajoute qu’«il y a une victoire à aller chercher, tous ensemble, chacun dans son rôle», étant précisé que chaque rôle a son importance et doit être reconnu.

Si les managers ont tout intérêt à faire des compliments réguliers, adaptés et sincères, pourquoi cette réticence à féliciter? Certains dirigeants craignent de voir leurs collaborateurs s’endormir sur leurs lauriers. D’autres appréhendent des demandes d’augmentation de salaire. D’autres encore redoutent que le collaborateur talentueux ne leur fasse de l’ombre ou qu’un autre service recrute l’oiseau rare.

Cette vision du travail est cependant pauvre car «ne pas vouloir mettre en lumière son collaborateur aux yeux des autres, c’est le décourager d’alimenter lui-même sa propre lumière», ce qui à terme handicape l’entreprise, souligne Laure Becker. En effet, l’étoile qui brille dans un placard finit toujours par s’éteindre d’elle-même. Et le jour où l’oiseau rare prend son envol, il gardera à jamais une image négative de son manager castrateur.

Quelle forme la reconnaissance doit-elle prendre? «Toute la difficulté pour le manager consiste à répondre de manière adaptée aux besoins de chaque individu, étant précisé que ceux-ci varient d’un employé à l’autre, en fonction de sa culture, de sa personnalité et du contexte dans lequel il évolue», explique Romain Hofer.

Pour certains, il s’agira d’une augmentation salariale. D’autres accorderont plus d’importance aux félicitations, au statut ou encore au relais de leurs idées sans filtre.

L’échelle de la hiérarchie des besoins, tirée des observations de terrain de Maslow, donne à cet égard quelques pistes. Selon le psychologue, la motivation est fondée sur la satisfaction de besoins hiérarchisés. Chaque individu cherche en premier lieu à satisfaire ses besoins physiologiques tels que la faim, la soif ou encore le sommeil.

Suivent les besoins de sécurité, d’appartenance, d’amour et d’estime. Enfin, au sommet des aspirations humaines figure le besoin de s’accomplir. Ce n’est que lorsque les besoins physiologiques ont été satisfaits qu’un individu cherchera à satisfaire ses autres besoins d’ordre supérieur.

Appliquée au monde professionnel, la pyramide de Maslow nous enseigne qu’il est inutile de motiver ses salariés au niveau de l’estime et de l’accomplissement personnel si des menaces de licenciements planent sur leurs têtes ou si les salaires ne sont pas suffisants pour satisfaire pleinement leurs besoins physiologiques.

En outre, l’employé dont le poste n’est pas menacé mais dont le besoin de sécurité reste néanmoins très élevé appréciera avant tout une reconnaissance monétaire.

A l’inverse, le travailleur dont la priorité est la réalisation personnelle préférera une latitude décisionnelle ou encore l’opportunité d’exprimer ses idées et de faire évoluer les pratiques de l’entreprise.

«Les managers d’aujourd’hui doivent apprendre à parler et à écouter», conclut Romain Hofer. Ils ne peuvent plus comme autrefois se contenter de donner des ordres. Car chaque individu possède en lui-même les rouages de sa motivation. Ce n’est qu’à travers un dialogue constructif que le manager peut les découvrir et les actionner.

Il est inutile de motiver ses salariés au niveau de l’accomplissement personnel si des menaces de licenciements planent sur leurs têtes

L’Alsace, Rhône-Alpes et la Bretagne en tête des régions où il fait bon entreprendre

entrepreneuriat

L’étude « Où entreprendre en France ? » menée par StarOfService, désigne l’Alsace, le Rhône-Alpes et la Bretagne comme les trois régions les plus favorables à l’entrepreneuriat.


La seconde édition de l’étude « Où entreprendre en France ? » réalisée StarOfService auprès de 22 510  dirigeants d’entreprises de PME de son réseau, désigne l’Alsace, le Rhône-Alpes et la Bretagne comme les grandes championnes de l’entrepreneuriat en France (vs la Basse Normandie, l’Alsace, la Franche Comté et l’Auvergne en 2014). En queue de peloton, ce sont les régions Limousin et Languedoc-Roussillon qui obtiennent les plus mauvais scores (vs Centre et Limousin en 2014).

L’ensemble des résultats peuvent être consultés sur cette carte.

Les chefs d’entreprises interrogés se sont exprimés sur l’attractivité, l’accueil, et l’environnement de leurs régions, de leurs départements et de leurs villes. Parmi les critères évalués, ont été pris en compte : le sentiment général exprimé de l’attrait d’un lieu, la facilité à la création d’une petite entreprise, la facilité d’embauche, l’environnement réglementaire général, la simplicité des réglementations (santé et sécurité, de l’emploi, la fiscalité, l’administration, l’urbanisme…), etc. Le tout donnant une note pouvant aller de A à F.

« Le nombre de chômeurs et de sous-employés ne cesse de s’élever en France, c’est pourquoi l’environnement réglementaire rencontré par les petites entreprises compte plus que jamais. De plus, la hausse de l’auto-emploi démontre l’importance d’un environnement d’affaires favorable à de nouvelles et petites entreprises. La recherche sur le taux de création d’affaires montre combien il est important pour les économies locales d’avoir des politiques qui sont accueillantes afin que les entrepreneurs aient un rempart contre les fluctuations du marché du travail », explique Lucas Lambertini, co-fondateur de StarOfService.

« Où entreprendre en France en 2015 ? » montre une amélioration générale des points de vue des PME et des auto-entrepreneurs français vis-à-vis de la France. Mais il reste beaucoup à faire pour fournir un environnement propice au développement des entreprises. Seul un quart des dirigeants d’entreprise sondés constatent une amélioration de la situation économique de leur région comparée à celle du pays. 46,7 % ne voit aucune différence entre l’économie régionale et l’économie nationale. Le reste, soit 27,6 % des répondants, pense que la situation économique de leur région s’est dégradée.

Le réseautage: une activité essentielle à tout administrateur potentiel

Avatar de Gouvernance des entreprises | Jacques GriséGouvernance | Jacques Grisé

À chaque semaine je donne la parole à Johanne Bouchard* qui agit à titre d’auteure invitée sur mon blogue en gouvernance. Ce billet est une reprise de son article publié le 22 juin 2015.

L’auteure a une solide expérience d’interventions de consultation auprès de conseils d’administration de sociétés américaines et d’accompagnements auprès de hauts dirigeants de sociétés publiques.

L’auteure a une solide expérience d’interventions de consultation auprès de conseils d’administration de sociétés américaines et d’accompagnements auprès de hauts dirigeants de sociétés publiques.

Dans ce billet, elle aborde le sujet de l’importance du réseautage, un préalable à l’obtention de postes d’administrateurs.

Quels conseils une personne qui connaît bien les rouages du processus de composition des CA d’entreprises privées, publiques, petites ou grandes, peut-elle prodiguer, simplement et concrètement, au sujet du thème du réseautage ?

Bonne lecture ! Vos commentaires sont les bienvenus.

Réseautez | Parce que vous ignorez qui vous ignorez!

Bien que le vieil adage «…

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Mais où est passée ma productivité ?

Chronique de Laurence Lacrosaz

Lorsque notre productivité est en berne, la psychologie peut nous fournir des solutions simples pour y remédier. Comme les sportifs de haut niveau, nous pouvons améliorer notre performance en gérant notre niveau de stress.

Victoire ! Vous avez réussi à bloquer quelques heures pour avancer sur vos dossiers : pas de réunions, pas d’interruptions pour vous détourner de ce qui est vraiment important.

Vous commencez par revoir un mémo. A mi-parcours, vous réalisez que vous ne travaillez pas sur la dernière version et que vos commentaires ne servent plus à rien. Vous partez alors à la recherche de cette bonne version, mais vous vous perdez en chemin dans des échanges de mails sans rapport avec le point qui vous occupe. Déjà passablement irrité(e), vous tentez de repartir d’un bon pied avec un autre dossier, mais votre concentration n’est pas au mieux et il n’en sort pas grand-chose.

Beaucoup d’activité, peu de résultats, et une frustration croissante. Votre attention papillonne à la surface des choses sans se fixer vraiment, alors que vous ne ressentez pas de problème de motivation, ni de fatigue.

Que se passe-t-il?

Les psychologues ont une explication simple pour ce problème : la loi de Yerkes-Dodson.

Cette loi stipule  que la performance évolue en fonction du niveau de stress, ou, si l’on veut employer la terminologie plus positive des psychologues, du niveau d’activation.

De manière générale, une augmentation du niveau d’activation pousse la performance vers le haut, jusqu’à son point optimal. Au-delà de ce point par contre, la performance se détériore puis s’effondre.

La loi de Yerkes-Dodson a été formulée pour la première fois en 1908. Elle est aujourd’hui très utilisée par les psychologues du sport. Les sportifs pro apprennent ainsi à gérer leur niveau de stress pour rester dans la zone centrale de la courbe quoi qu’il arrive.

Mon opinion est qu’il n’y a pas que les sportifs qui ont besoin de performance : nous aussi. Et lorsque nous nous retrouvons dans la zone bleue du graphique, notre performance optimale est très, très loin. Nous n’arrivons pas à nous concentrer, nous faisons des erreurs que nous ne faisons pas en temps normal et nous perdons du temps.

Que faire pour augmenter son niveau de performance ?

La première chose est de remarquer ce qui est en train de se passer: dans le cas qui nous occupe, pas assez de « bon stress ». Ce bon stress est largement déterminé par les stimulations dont nous faisons l’expérience, donc :

Cherchez le contact: parmi les stimulations possibles, les échanges avec les autres sont primordiaux. Si vous n’arrivez pas à démarrer, prenez votre téléphone pour discuter d’un point de votre to-do-list avec un collègue, provoquez une réunion, envoyez des mails. S’isoler pour pouvoir avancer est tentant, mais parfois contre-productif

Bougez : le niveau d’activation est aussi déterminé par l’activité physique. Nul besoin de courir un marathon, se lever pour aller chercher un verre d’eau ou faire le tour du pâté de maisons peut suffire à augmenter votre attention.

Augmentez la stimulation sensorielle, par exemple en écoutant de la musique. Et oui, vos ados qui font leurs devoirs avec leur casque sur les oreilles n’ont donc pas forcément tort.

Enfin si rien de tout cela n’est possible, une solution éprouvée est de parcourir ses mails. Dans la masse, il y aura forcément un interlocuteur à qui vous aurez envie de faire avaler son Powerpoint page par page. Remerciez-le ! Il va peut-être sauver votre matinée grâce à la production d’adrénaline qu’il provoque.

Plus sérieusement, gérer votre niveau de stress, quand il est haut mais aussi quand il est bas, est l’un des outils les plus puissants dont vous disposez pour fonctionner au mieux de vos capacités.

Si ce sujet vous intéresse et que vous voulez plus d’informations, voici un excellent article de Daniel Goleman. Vous pouvez aussi poser vos questions ou faire vos remarques, dans les commentaires.

Ubérisation des Experts-Comptables : de quoi parle-t-on ?

En décembre 2014, interviewé par le Financial Times, Maurice LEVY, le PDG de Publicis invente un néologisme : l’UBERISATION. « Tout le monde a peur de se faire ubériser et de subir le même sort que les chauffeurs de taxi, subitement concurrencés par les véhicules de tourisme avec chauffeur d’Uber… » dixit Maurice LEVY. Si cette nouvelle expression n’a pas encore été immortalisée par l’Académie Française, il y a de fortes chances pour qu’elle apparaisse dans la prochaine édition du Petit Larousse. En moins de 6 mois, l’Ubérisation est désormais sur toutes les bouches des dirigeants, économistes, syndicats et hommes politiques français.

La Profession d’expertise comptable n’échappe pas à cette règle et une partie de notre plénière de Genève y a d’ailleurs été consacrée. D’Ubérisation, il en sera évidemment question d’ici quelques semaines au 70ème congrès des Experts-Compables à Paris avec pour thème central, le Numérique.

A l’aube de ce rassemblement annuel des Professionnels du chiffre, interrogeons-nous sur ce que pourrait être réellement l’Ubérisation chez les Experts-Comptables ?

Car trop souvent dans votre Profession, ce phénomène de concurrence soudaine et violente n’est associé qu’à l’apparition des comptabilités en ligne et d’une façon plus générale aux offres dites Low Cost.

Il n’est pas d’article sur l’Ubérisation de la Profession qui ne cite pour seul exemple le fameux cabinet on line ECL Direct. Mais au-delà du Low Cost, l’Ubérisation est aussi :

  • « Collaborative »,
  • « Désintermédiation »,
  • « Révolution sociale »,
  • « Vecteur de satisfaction ».

Panorama des menaces réelles, potentielles ou à venir au travers de 5 hypothèses.

Hypothèse N°1 – Une économie collaborative

La multiplication des plateformes de mise en relation a fait naître une nouvelle économie dite collaborative et parfois solidaire. Pour quelques dizaines d’euros, je prête mes services de bricoleur, de chauffeur, de cuisinier… je loue mon appartement, ma tondeuse ou ma voiture.

Après les particuliers, ce phénomène touche désormais le monde de l’entreprise où chacun peut être son propre patron ou arrondir ses fins de mois tout en restant salarié.

Le chiffre d’affaires de cette nouvelle économie devrait se multiplier par 25 d’ici une petite dizaine d’années d’après PwC pour dépasser les 300 milliards d’euros. On ne peut donc pas parler de phénomène de mode ou passager !

Bien sûr, tous les métiers ne sont pas touchés, car beaucoup restent protégés par leur réglementation.

C’est le cas de la tenue de comptabilité qui ne peut être réalisée pour le compte d’entreprise à titre d’indépendant. Même si beaucoup de comptables s’affranchissent de cette réglementation, cela reste un phénomène « circonscrit ».

Si une entreprise contourne la loi en imaginant un montage juridique « astucieux » (c’est le cas par exemple d’Ornikar pour les auto-écoles et bien évidemment d’Uber pour les taxis), ou si plus simplement un assouplissement de la réglementation autorise la tenue de la comptabilité par des « bookkeeper » il y a fort à parier que nous verrons fleurir des milliers d’offres de services de tenue à bas coûts.

Beaucoup d’experts-comptables disent s’y être préparés mais il n’est pas certains qu’ils en mesurent l’impact réel.

Hypothèse N°2 – Une désintermédiation de la relation client

Aujourd’hui, vos clients sont digitalisés (tablette, smartphone,…) et reçoivent en direct des offres de logiciels de comptabilité et de gestion en ligne. Elles leur proposent des outils de pilotage et des offres utiles pour gérer leur entreprise.

Un accès direct est souvent proposé à l’expert-comptable qui devient de facto « invité » de la plateforme. Son influence s’affaiblit inéluctablement.

Imaginez par exemple que le solde de trésorerie de votre client soit tendu. La plateforme lui propose immédiatement son service de recouvrement des créances clients. En ayant la main mise sur la gestion de vos clients, ces plateformes peuvent multiplier les services et les produits additifs à l’infini !… « Pour 12€ de plus par mois, accédez à tel ou tel service… ».

Et pourquoi pas des offres de paye ou de juridique (statuts en ligne…).

Contrairement à l’hypothèse N°1, l’enjeu ne se situe plus au niveau de la comptabilité mais plutôt sur l’accompagnement de gestion, et plus généralement le Full Services comme le définit l’Ordre des Experts-comptables (conseil en gestion, financement, assurance, investissements, etc.).

Or tout le monde sait que, demain, les marges se reconstruiront avec ces services… pas avec les bilans. A l’heure des choix des outils collaboratifs, les Experts-comptables devraient exiger de leur fournisseur informatique qu’il s’interdise de « vendre directement » aux entreprises. Le cabinet doit avoir la maîtrise de la relation clients a fortiori quand il a joué le rôle de prescripteur !

Les gros cabinets l’ont bien compris. A commencer par In Extenso avec le rachat de l’éditeur Ibiza qui lui assurera une totale indépendance. Fiducial poursuit aussi cette politique depuis plus de 20 ans.

 Hypothèse N°3 – Une révolution sociale du portefeuille clients

Le salariat est-il mort ? Allons-nous vers une économie d’auto entrepreneurs ?

C’est dans ces termes que Frédéric Fréry, professeur à ESCP Europe introduit sa présentation « Échapperez-vous à l’Ubérisation ? » dans une vidéo Precepta stratégiques du 16 juillet dernier.

La menace du modèle social actuel rejoint l’hypothèse N°1 décrite précédemment, mais il s’agit ici d’envisager l’Ubérisation par le prisme de vos clients et non plus de vos seuls cabinets.

Qu’adviendra-t-il si le modèle économique français était majoritairement constitué d’auto-entrepreneurs d’un côté et de plateformes de l’autre ? On imagine mal la capacité contributive et les besoins de ces microstructures équivalents à celles de vos entreprises actuelles aussi petites soient ces dernières.

Ainsi, la révolution numérique et l’Ubérisation peuvent grandement impacter les cabinets par le seul fait qu’ils modifieront la composition de leur portefeuille clients. Cette 3ème menace nous paraît inéluctable.

Hypothèse N°4 : combler une insatisfaction latente

Les deux principaux piliers de l’Ubérisation sont : le prix et la satisfaction (ou la chasse à l’insatisfaction).

Une étude récente sur l’Ubérisation (il en existe désormais des centaines sur le web !) explique clairement que l’objectif des Barbares, c’est dans ces termes que l’on appelle les « Ubérisants », est de cibler prioritairement les secteurs d’activité aux deux caractéristiques suivantes :

  1. Il existe un fort effet de levier pour baisser les prix avec le recours aux nouvelles technologies,
  2. Il existe un déficit de satisfaction de la part de la clientèle servie.

S’agissant du prix, nous l’abordons ci-après dans l’hypothèse N°5 et le Low-Cost.

Arrêtons-nous un instant sur l’insatisfaction.

Toutes les études le prouvent, à commencer par les résultats permanents du baromètre Sat Tools (un outil de mesure de la satisfaction clients des Experts-comptables), vos clients sont satisfaits pour ne pas dire très satisfaits de vos prestations.

Pour autant, il perdure un « espace d’insatisfaction », une sorte de talon d’Achille de la Profession : les Experts-comptables sont réactifs et non pas proactifs. Ils interviennent vite et n’hésitent pas à donner de leur personne, mais très (trop) souvent a posteriori.

Deux raisons pour expliquer cette situation :

  1. Il est quasiment impossible d’anticiper tous les besoins des clients et tous les événements susceptibles de toucher leur entreprise (il faudrait a minima les voir tous les mois),
  2. Les Experts-comptables vendent toujours des services aux clients qui leur demandent ; or précisément, ils devraient les convaincre de les acheter dès lors où ils sont persuadés qu’ils leur seront utiles pour la bonne conduite de leurs affaires. Cette démarche d’argumentation est trop souvent assimilée à de la vente forcée dès lors où le client n’a pas pris conscience de son besoin latent. C’est un vaste débat !…

Résultat, cette situation génère de l’insatisfaction de la part des clients accentuée par une ambiguïté dont les Experts-comptables sont pour grande partie responsables, n’en déplaise à nos lecteurs. Au moment de contracter avec leurs futurs clients, ils se présentent quasiment tous comme les co-pilotes de l’entreprise.

Or dans l’imaginaire du client, le co-pilote est celui qui prévoit tous les événements à venir. Le client est bercé par l’illusion que l’expert-comptable va lui tracer la route en permanence. C’est d’une part, techniquement difficile, et d’autre part ça serait très cher à un moment où le client est très regardant sur les tarifs.

Si nous faisons le lien avec l’hypothèse N°2, la désintermédiation de la relation client, on se rend compte très rapidement que les plateformes de gestion en ligne peuvent pallier cette insatisfaction. Ce phénomène sera accentué par le fameux « Big Data ».

Les exemples pour l’expliquer sont nombreux et pourraient faire l’objet d’un prochain article. Mais ce qui est certain, c’est qu’en analysant en permanence la position de trésorerie de votre client, ses dus fournisseurs et clients, son portefeuille de commandes avec les acomptes à venir, ses charges abonnées et récurrentes, celles à venir… la « machine » est capable de l’alerter sur un éventuel incident de trésorerie à près de 3 mois… et de lui proposer un accompagnement adapté.

Pendant que vous serez occupé par les longues périodes fiscales, les offres d’accompagnement en ligne prendront le relais de votre relation « Client » pour le plaisir de ce dernier. Certains réveils peuvent être difficiles…

Hypothèse N°5 : le Low Cost !

Nous avons gardé le plus « simple à percevoir » pour la fin. L’Ubérisation est évidemment Low Cost.

Numérisation, facture électronique, comptabilité de trésorerie, devis en ligne, communication digitale, coffre-fort électronique, portail déclaratif, Gestion Electronique des Documents, Cloud, Business Intelligence,… est-il nécessaire de rappeler toutes les technologies abordées au prochain congrès de l’Ordre et qui sont autant de possibilités pour gagner en productivité et baisser le coût des dossiers.

Bien sûr, l’Ubérisation est avant toute chose numérique, et toutes les tâches de saisie et de contrôle peuvent être semi automatisées, voire complétement automatisées. On va remplacer du temps homme par du temps logiciel. Mixées avec des modèles de commercialisation digitale, on imagine aisément la floraison à venir de cabinets 100% en ligne.

ECL Direct, comme mentionné en introduction, a ouvert le bal. Déjà plusieurs dizaines de cabinets l’ont déjà rejoint :ComptaInTouch, ça compte pour moi, Compt@Direct, Le Net Expert Comptable, Socic, la Compta Clémentine pour ne citer qu’eux.

La digitalisation de la donnée client et la simplification des seuils peuvent accélérer l’arrivée de nouveaux entrants sur le marché, à commencer par les banques : on en parle depuis 20 ans !

La Profession d’expert-comptable est donc ubérisable comme toutes les autres…

Face à cette déferlante de nouvelles technologies, et comme tous les optimistes clairvoyants aiment le rappeler, il existe autant de menaces que d’opportunités. Mais une chose est certaine, les cartes vont être rebattues. Les cabinets dont les honoraires de tenue sont encore prépondérants seront évidemment les premiers concernés. Ceux qui se sont déjà positionnés (spécialisation technique ou sectorielle) sont beaucoup mieux préparés.

Comme le rappelle le Président de l’Ordre à ses membres : « les Experts-Comptables seront de plus en plus « EXPERTS » et de moins en moins comptables. Nous allons inéluctablement vers une montée en gamme des missions pour pallier à la banalisation de la tenue.

En matière numérique, l’alternative consiste donc à innover en proposant des offres aussi compétitives voire meilleures que les plateformes « barbares ». Les Experts-Comptables doivent épouser la digitalisation sans perdre leurs valeurs (confiance, proximité, indépendance…) : ne pas changer sa façon d’être mais sa façon de faire, thème de notre dernier rassemblement à Genève.

La loi Macron du 6 août 2015 leur ouvre des perspectives de missions aux périmètres très larges. En alliant ces opportunités avec le pouvoir des nouvelles technologies (mise en réseau avec les clients, imprégnation totale dans leur chaine de valeur et travail collaboratif), gageons qu’ils pareront aux 5 hypothèses envisagées précédemment.

Par Jerome CLARISSE RCA

Cinq (5) conseils utiles pour obtenir le poste convoité sur un CA

Avatar de Gouvernance des entreprises | Jacques GriséGouvernance | Jacques Grisé

À chaque semaine je donne la parole à Johanne Bouchard* qui agit à titre d’auteure invitée sur mon blogue en gouvernance. Ce billet est une reprise de son article publié le 16 juin 2015.

Johanne a une longue expérience d’interventions de consultation auprès de conseils d’administration de sociétés américaines et d’accompagnements auprès de hauts dirigeants de sociétés publiques.

Dans ce billet, elle aborde un sujet qui intéressera beaucoup de candidats à des postes d’administrateurs.

Quels conseils une personne qui connaît bien différentes facettes d’une dynamique efficace des CA d’entreprises privées, publiques, petites ou grandes, peut-elle prodiguer, simplement et concrètement ?

Bonne lecture. Vos commentaires sont les bienvenus.

Vous ciblez un poste à un CA? Voici cinq (5) conseils utiles pour l’obtenir

Les conseils d’administration ont toujours attiré des candidats de calibre, mais aujourd’hui ces postes sont de plus en plus convoités. Et c’est bien qu’il en soit ainsi. Siéger à un…

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Comment tester son projet de création d’entreprise ?

couveuse

Il existe plusieurs solutions ou« outils » pour tester son projet de création d’entreprise en grandeur nature. Couveuse d’entreprise, portage salarial, pépinière, accélérateur de startups… Le blog du dirigeant vous décline les différentes possibilités de tester son activité, leurs avantages et leurs inconvénients.

La couveuse d’entreprise

La couveuse d’entreprise (ou incubateur) est avant tout un hébergement juridique, c’est-à-dire qu’elle vous prête son numéro SIREN afin que vous puissiez facturer légalement sans devoir vous immatriculer auprès de l’organisme consulaire dont relève votre activité. En clair, vous faites tout comme une entreprise, mais vous n’en êtes pas encore une.

En tant que « couvé », votre statut social reste inchangé, et c’est là un gros avantage !  Demandeur d’emploi indemnisé, bénéficiaire des minimas sociaux… Vous conservez vos droits à taux plein. A contrario, le chiffre d’affaires que vous réalisez est bloqué sur un compte bancaire appartenant à la couveuse et vous ne pouvez récupérer cet argent que sous forme de frais professionnels. À l’issue de la période de test en couveuse d’entreprise, cette dernière vous verse le solde, sous forme de salaire, déduction faite de charges sociales.

couveuseLes couveuses d’entreprises proposent également des prestations de conseil et d’accompagnement en développement d’entreprise : des rendez-vous sont organisés régulièrement avec un conseiller dédié et les couvés ont accès à un catalogue de formations et de rendez-vous collectifs.

Les avantages de la couveuse d’entreprise

  • le maintien des indemnités chômages et des minimas sociaux,
  • un accompagnement personnalisé au développement de son entreprise,
  • des formations, ateliers, rendez-vous collectifs qui permettent (aussi) de développer son réseau et d’échanger avec d’autres couvés,
  • une assurance civile professionnelle incluse.

Les inconvénients de la couveuse d’entreprise

  • l’entrepreneur ne peut pas vivre de son activité pendant la période de test (impossibilité de récupérer son chiffre d’affaires autrement que sous forme de frais professionnels),
  • durée limitée de test, de 6 mois à 3 ans selon la couveuse, durant laquelle l’entrepreneur n’est pas immatriculé. À l’issue du test, il devra prendre une décision : créer son entreprise ou cesser son activité,
  • des tarifs variables selon la couveuse d’entreprise, pouvant inclure une somme fixe et/ou un pourcentage de son chiffre d’affaires,
  • certaines activités ne sont pas admises en couveuse d’entreprise : activités réglementées nécessitant une assurance professionnelle spécifique, activités nécessitant la location d’un local commercial…
La couveuse d’entreprise est un filet de sécurité puisqu’elle permet de démarrer son activité en conservant ses indemnités financières et en bénéficiant d’un réseau de conseillers… Avant de voler de ses propres ailes !

Le portage salarial

Ici, c’est la société de portage qui encaisse les sommes facturées par l’entrepreneur à son client. Elle rétrocède ensuite au « porté » le chiffre d’affaires qu’il a réalisé, sous forme de salaire mensuel, déduction faite des cotisations sociales et de frais de gestion. Les entrepreneurs qui évoluent dans une société de portage sont en fait salariés de celle-ci, liés par un contrat de travail, même s’ils restent totalement libres dans le développement de leur activité.

Souvent les sociétés de portage sont spécialisées par métier et proposent des formations, un carnet d’adresses, des ateliers de rencontres entre portés…

Les avantages de la société de portage

  • pépinière d'entreprisedes formations, des ateliers ou des événements organisés pour permettre aux entrepreneurs de développer leur réseau,
  • une offre de services pouvant inclure un service comptable, des prestations de conseil, de secrétariat, celle-ci variant d’une société de portage à l’autre,
  • une assurance civile professionnelle incluse,
  • la possibilité de rester indéfiniment dans cette formule.

Les inconvénients de la société de portage

  • la perte de son statut social et de ses éventuelles indemnités (contrairement à la couveuse d’entreprise) : allocations chômage, minimas sociaux…
  • le rapport qualité / prix est à analyser avant de choisir une société de portage, certains frais de gestion pouvant être élevés,
  • les modalités de versement du salaire sont à analyser avec soin,
  • certaines sociétés de portage imposent le versement d’avance sur salaires sous conditions strictes.
La société de portage peut être utilisée comme période test. Elle permet de mettre en place le modèle économique sans puiser dans ses droits Pôle Emploi avant de s’immatriculer et d’évoluer seul. Attention toutefois d’anticiper la répercussion d’un salaire plus faible sur le montant des indemnités Pôle Emploi qui pourraient-être perçues lors de la création de l’entreprise.

La pépinière d’entreprise

La pépinière d’entreprise se distingue de la couveuse ou du portage en ce qu’elle donne l’accès à des locaux pour travailler : bureaux ou ateliers, espaces de stockage, équipements et secrétariat partagés. La pépinière d’entreprise est d’abord un espace de travail, dont le tarif de location est souvent inférieur aux prix du marché.

Les pépinières d’entreprise peuvent être spécialisées par secteur d’activité ou englober plusieurs types d’activités connexes afin de faciliter les échanges entre entrepreneurs. Elles proposent en outre des prestations de conseil, des formations et événements pour leurs locataires.

Les avantages de la pépinière d’entreprise

  • pépinière d'entrepriseun espace de travail partagé avec d’autres entrepreneurs pour sortir de l’isolement et développer son réseau,
  • la possibilité de domicilier son entreprise à l’adresse de la pépinière,
  • une formule économique (partage des équipements, des bureaux, …),
  • l’accès à un réseau de conseillers spécialistes de l’entreprise,
  • l’accès à un réseau de partenaires privilégiés : financeurs, sponsors…,
  • la possibilité d’intégrer une pépinière en amont de la création d’entreprise, lorsque l’immatriculation est imminente ou au démarrage de l’activité.

Les inconvénients de la pépinière d’entreprise

  • une installation de courte durée, car les pépinières sont destinées aux entreprises en phase d’amorçage (si vous domiciliez juridiquement votre entreprise à l’adresse de la pépinière, vous devrez revoir vos statuts à la sortie),
  • les pépinières visent la plupart du temps des activités spécifiques, de nombreuses entreprises n’y ont pas accès, comme les entreprises de négoce, de restauration ou celles nécessitant un local commercial.
Les pépinières sont utilisées pour tester une activité en ce qu’elles proposent un « coup de pouce » au démarrage de l’entreprise, en matière de conseil, de partage d’ »expérience, d’accès à des réseaux et d’économies de charges. Certaines pépinières permettent parfois à des dirigeants parfois plus expérimentés est aussi un atout pour les jeunes créateurs.

L’accélérateur de startups

Tout comme la pépinière d’entreprise, l’accélérateur de startups donne accès à des locaux, des équipements partagés, un réseau de consultants, des formations, un carnet d’adresses… spécialisés startups ! Ici, tout est fait pour permettre la croissance rapide des entreprises dites « startups ». La particularité des startups est qu’en général, elles testent un nouveau modèle économique ou évoluent sur un marché incertain, innovant. Ce type d’entreprise nécessite de vendre avant même d’avoir formalisé une offre claire, aux fins de s’adapter au fur et à mesure à cet environnement nouveau. Pour ce faire, elles ont donc besoin de réactivité : la réalisation rapide et évolutive d’un business plan, un financement tout aussi accéléré, des conseillers à la page des dernières évolutions, en matière de web notamment…

Les avantages de l’accélérateur de startups

  • accélérateur de start upune offre de services spécialisée dans les problématiques de la startup (consultants, formations, accès à des informations ou à un réseau spécifique de partenaires),
  • un espace de travail partagé avec d’autres entrepreneurs pour sortir de l’isolement et développer son réseau,
  • la possibilité de domicilier son entreprise à l’adresse de l’accélérateur,
  • une formule économique grâce au partage des équipements et des bureaux,
  • la possibilité d’intégrer un accélérateur en amont de la création d’entreprise, lorsque l’immatriculation est imminente ou au démarrage de l’activité.

Les inconvénients d’un accélérateur de startups

  • une installation de courte durée, car les accélérateurs sont destinés aux startups en phase d’amorçage (si vous domiciliez juridiquement votre entreprise à l’adresse de l’accélérateur, vous devrez revoir vos statuts à la sortie),
  • les accélérateurs de startups sont réservés aux startups uniquement,
  • les places sont limitées, en général les accélérateurs fonctionnent sous forme de promotion.
Tout comme les pépinières d’entreprise, les accélérateurs de startups sont utilisés pour tester un modèle, en ce qu’ils proposent un « coup de pouce » au démarrage, en matière de conseil, d’accès à des réseaux et d’économies de charges. Ici, l’offre de services est adaptée aux problématiques de la startup, en termes de réactivité notamment.

Couveuse ou portage, besoin de bureaux, de locaux, de conseils spécifiques ? Activité innovante ou de service… À chaque entrepreneur ses besoins. À chaque entrepreneur sa formule de test. C’est à vous de choisir !

Franchise : les secteurs dynamiques

Choisir son secteur d’activité et son futur franchiseur, c’est sans doute ce qu’il y a de plus anxiogène pour un futur franchisé. Entre les concepts éphémères et les effets de mode, il s’agit de ne pas se tromper. Que sont devenus les bars à sourire, les boutiques d’achat d’or ? Comment va évoluer le marché de l’e-cigarette ? Entre les quelque 1 800 réseaux de franchise existants et les 100 à 150 nouveaux concepts de franchise qui se lancent chaque année, il faut choisir celui qui vous amènera sur le chemin de la réussite. L’Observatoire de la franchise a retenu quatre secteurs dynamiques et porteurs dont les perspectives sur le long terme sont pour le moins enthousiasmantes. Zoom sur quelques segments et enseignes à étudier de plus près.

Beauté / bien-être

Les parfumeries et instituts de beauté poursuivent leur développement dans l’Hexagone. Beauty Success continue ainsi de s’implanter en France et croît également à l’international. Passion Beauté regroupe, plus de 20 ans après sa création, quelque 170 parfumeries en France, dans les DOM TOM et à Madagascar et ouvre environ une quinzaine de nouvelles unités chaque année. Oïa Beauté se lance dans la franchise après un développement en propre, tout comme les instituts Bulle de Soins. Et le secteur a vu naître de nouveaux concepts prometteurs comme l’épilation définitive à la lumière pulsée avec des enseignes telles que Depil Tech ou Unlimited Epil. Les centres d’aquabiking, et depuis peu d’aquarunning, se sont également multipliés. Enfin, les concepts dédiés à l’amincissement comme Naturhouse, dietplus, BodySano mais aussi, dans un autre genre, LipoPerfect trouvent une clientèle…

franchise depiltech

Selon la Fédération française de la franchise, les réseaux de franchise du secteur de la coiffure et de l’esthétique a réalisé 1,9 milliard d’euros en 2014.

Retrouvez toutes les réseaux de franchise du secteur de l’esthétique et des produits debeauté/parfumerie/beauté/diététique .

Restauration rapide

On observe sur ce secteur une multiplication des concepts. Après les pizzas, les sushis, on a vu fleurir les enseignes de burger, de bagel et on observe désormais la croissance d’enseignes dédiées aux yaourts glacés ou encore aux tacos. Fortement concurrentiel, ce segment continue pourtant de se développer. Selon les estimations du cabinet Gira Conseil, le marché de la restauration rapide, ou Vente au Comptoir VAC, a progressé 2,56% en 2013 avec 7,236 milliards de repas servis et un chiffre d’affaires de 45,86 milliards d’euros. Selon la Fédération française de la franchise, les enseignes franchisées de restauration rapide ont réalisé un chiffre d’affaires de 4,21 milliards d’euros en 2014.

Pour réussir en restauration rapide, trois ingrédients sont fondamentaux : l’emplacement, la qualité et l’originalité du concept ainsi que le rapport qualité/prix. Des critères parfaitement maîtrisés par des enseignes telles que Manhattan Hot Dog, Bagel Corner, Quick, La Mie Câline ou encore Steack’n Shake

Retrouvez toutes les enseignes de restauration rapide qui se développent en franchise ici .

Aménagement de la maison/Habitat

L’environnement est devenu une préoccupation majeure pour beaucoup d’entre nous. Les franchiseurs ont saisi l’opportunité et exploitent ce filon porteur. Les constructeurs de maison à ossature bois comme Natilia ou Maisons Kozi tirent leur épingle du jeu sur un marché où les ventes ont triplé depuis 10 ans. Plus largement l’entretien et la rénovation de l’habitat sont en bonne forme avec des concepts qui se développement rapidement à l’instar de Repar’Stores, Attila Système ou encore Isocomble.

franchise natilia

Retrouvez tous les réseaux de franchise du secteur de l’habitat ici .

Services aux entreprises

Selon la Fédération française de la franchise (FFF), on dénombrait, en 2014, 106 réseaux de franchise dédiés aux services aux entreprises et plus de 2149 franchisés pour un chiffre d’affaires de 69 millions d’euros, contre 58 millions d’euros en 21013.

Les franchises BtoB sont en plein essor. En effet, de plus en plus d’entreprises décident d’externaliser une partie de leur activité à des prestataires extérieurs, offrant une multitude d’opportunités dans la franchise. Que ce soit sur le segment des RH avec des enseignes comme Temporis, Aquila ou Lynx RH, de la conciergerie avec Zen&Bien, du marketing digital avec Netin’Up ou encore de la formation, le marché des franchises BtoB  n’a donc  pas fini de grandir. L’année passée, le réseau Temporis a ouvert 16 nouvelles unités. Enseigne nationale d’agences d’experts en solutions digitales, Inwin démarre son déploiement en franchise avec l’objectif d’ouvrir quatre agences d’ici la fin 2015 et l’intégration de dix nouveaux franchisés chaque année à partir de 2016.  Mail Boxes Etc., après l’implantation de son siège social et de son unité pilote en France en 2012, regroupe déjà une quinzaine de points de vente. Il existe désormais, sur le secteur des franchises BtoB, des enseignes aussi spécialisées que Hydroparts Assistance dédiée à la maintenance des hayons élévateurs ou encore Guidae, spécialiste des voyages d’entreprise. Autant de marchés de niche avec lesquels les franchisés peuvent désormais composer.