Category Archives: mis en garde

La période de tous les changements ?

Avatar de Benoit BEconomie et Europe

La rentrée de 2015 est propice à de nombreux changements, fortement positifs.

Le premier exemple est le débat sur la prime de départ de Michel Combes. La position de la Gauche, y compris gouvernementale, est logique et cohérente. Mais plus étonnant, le Medef est très critique. Certes, il s’agit de pouvoir montrer que le code d’autorégulation fonctionne, plutôt que de devoir subir une loi. Néanmoins, le Medef commence à accepter des contraintes à l’entreprise. Premier renversement.

Deuxième renversement, de l’opinion cette fois, la crise des réfugiés permet, enfin, à l’opinion français de basculer : elle devient favorable à un accueil. Autre renversement au niveau politique, faisant suite au vote de la réforme sur le droite d’asile, une réunion avec des maires montrent une volonté de financer les conséquences de l’asile, pour les syriens, mais aussi pour les 60 000 demandeurs d’asiles.

Toujours sur cette crise, la Commission européenne fait preuve d’une volonté politique…

Voir l’article original 443 mots de plus

Le graphe qui me préoccupe beaucoup: mise à jour

Avatar de Philippe WAECHTERLe Blog de Philippe Waechter

Dans une série de posts récente (voir ici, ici et ici) je m’inquiétais du profil de l’économie mondiale.
Le point que j’y développais était le suivant:
Le commerce mondial a une évolution trop lente et atypique par rapport à ce qui était observé par le passé. La raison principale était l’absence de moteur de croissance susceptible de tirer à la hausse l’économie globale. Les Etats-Unis et plus récemment la Chine avaient joué, dans le passé, ce rôle d’impulsion de l’activité capable de caler la trajectoire de l’économie mondiale sur un niveau élevé.
Actuellement, les Etats-Unis et la Chine n’ont plus les moyens ni les capacités de tenir ce rôle. L’Europe, qui est en phase de reprise modérée, n’est pas spontanément susceptible de créer ce type d’impulsion.
De la sorte, même si les échanges restent à un haut niveau, il n’y a pas d’impulsion génératrice d’une croissance durable des…

Voir l’article original 410 mots de plus

2020, la cassure… prémices de troisième guerre mondiale.

sous marin russe Rostov sur le Don.jpg
L’attente

L’année 2020  était largement entamée, l’ensemble du Moyen-Orient et de l’arc méditerranéen avait basculé dans le chaos. L’armée russe après une campagne éclair occupait la partie est de l’Ukraine, et s’était arrêtée à une soixantaine de kilomètres de Kiev  sur une ligne approximative passant par Chernihiv – Brovary- Uman et Odessa. Une division russe était déployée à la frontière géorgienne au sud. L’équivalent de cinq  divisions blindées russes  menaçait la Roumaine et la Moldavie à l’ouest si celles-ci ne se retiraient pas  de l’alliance atlantique à laquelle elles avaient adhéré, l’une en 2014 et l’autre  en 2018. En Roumanie, les renforts américains affluaient sur le port de Constanta. La Pologne avait rétabli le service militaire obligatoire et la France comme l’Allemagne avaient envoyé une brigade blindée et une escadre de bombardiers et d’intercepteurs sur les bases de  Gdynia et  d’Olsztyn. Les Etats-Unis débarquaient des renforts en matériels et en logistique à Gdansk. En représailles,  la Russie avait décrété la moitié de la Mer Noire comme zone exclusivement réservée  au déploiement de sa flotte et le Bosphore comme zone de libre accès. Toute tentative de contrôle du Bosphore par l’Otan serait considérée par la Russie comme casus belli.  Les navires américains, britanniques et turcs se croisaient donc en Mer Noire avec le  risque constant de déclencher des incidents majeurs.

L’Allemagne, après de nombreuses controverses, avait décidé d’augmenter son budget de la défense à 2,5% du PIB tout  comme la France, l’Espagne et l’Italie. La  Grande-Bretagne avait demandé aux EU de déployer des missiles nucléaires tactiques sur son sol.      Les faucons du congrès américains appuyés par Carter, le patron de la CIA, et les lobbies de l’armement souhaitaient vider l’abcès en entrant dans une confrontation majeure en Europe.  A la Maison blanche, on soufflait le chaud et le froid tout en estimant la situation proche du cataclysme ultime.   Le monde occidental  prenait conscience peu à peu qu’une guerre ne pouvait être évitée. Les sondages indiquaient  que le pourcentage  de  partisans pour une confrontation avec la Russie, qui avait sauvé de justesse en Syrie Bachar el Assad, ne pouvait être évitée.  Après 74 ans de guerres et de conflits incessants après la seconde guerre mondiale et d’illusions de paix en Europe, une scission vive et transverse était en train de se concrétiser entre une partie de la population favorable à la Russie et  une autre faisant confiance à la puissance des Etats-Unis. La  situation économique, pour une majorité de gens étant  devenue intolérable, le chômage, ou le sous-emploi était devenu la règle. En France,  François Hollande avait été une nouvelle fois réélu par défaut. La droite molle ayant appelé dès le premier tour à ne pas soutenir la réélection d’un Sarkozy inaudible, et Marine Le Pen avait été jugé trop peu crédible compte tenu de l’aggravation de la situation internationale, elle avait obtenu  18 % des voix au premier tour des élections présidentielles de 2017.     Sur le territoire national, après les attentats de 2018 qui firent 130 morts et blessés dans les gares parisiennes, des mesures d’urgence et de contrôle des passagers  avait été prises, ce qui eut pour conséquence la désorganisation totale des transports ferroviaires.

Une attaque massive de hackers paralysa pendant quelques heures une grande banque française et  certains comptes nominatifs  disparurent totalement, ce qui causa une panique indescriptible parmi la population. Depuis des attaques incessantes désorganisèrent à plusieurs reprises le système informatique de distribution d’électricité, plongeant dans le noir en plein hiver les réseaux fragilisés de Bretagne et de Normandie.

Partout en Europe la pression migratoire était telle que  l’on fut contraint à ouvrir des camps de réfugiés. La Tunisie  comme le Maroc avaient été forcés, sous la pression des islamistes, de rétablir la charia. Les propriétaires  européens d’appartements et les Riads  avaient déserté en masse Marrakech, en laissant tout sur place.  Une jeunesse désœuvrée et  désespérée  avait pris d’assaut un navire de croisière de Costa dans le port d’Agadir. En Algérie,  l’état d’urgence fut proclamé après les attentats meurtriers d’Alger et le drapeau de l’EI flotta à Ghardaïa pendant quelques heures.

L’Etat islamiste au levant avait réussi à fédérer l’ensemble des mouvements radicaux dans le monde  et certains commençaient à penser en dépit des attentats en Europe que nous n’aurions d’autres alternatives que de négocier avec les quelques mouvements internes dissidents. La Turquie, maillon faible de l’OTAN,  continuait à jouer un double jeu dangereux, ambigu et complexe avec Daesh.  Des attentats de plus en plus meurtriers eurent lieu à Istanbul et visèrent notamment les touristes.

Ainsi,  en cette année 2020, partout au levant comme à l’Est, la situation se dégradait de jour en jour.   L’Otan, dans laquelle la France était partie prenante,  renforçait sa présence en Pologne et surtout en Roumanie.  Les budgets de la défense  en Europe,  après des décennies de baisses imbéciles et suicidaires, avaient relativement augmenté en dépit d’une crise financière profonde, qui remettaient en cause tous les acquis sociaux des trente glorieuses d’après la seconde guerre mondiale, qui avaient profité aux  différentes  générations jusqu’à la première guerre du golfe. L’effondrement de l’URSS et la mondialisation ajoutée aux erreurs grandioses d’une politique américaine particulièrement aveugle illustrant l’inculture de leurs dirigeants eurent pour conséquence l’effondrement de certains pays totalitaires mais structurés  et leur remplacement  par une montée des terrorismes. L’islamisation forcée, la disparition de populations chrétiennes ou maronites millénaires au Liban, la déstabilisation de la Jordanie    et la politique américaine exclusivement tournée vers leurs intérêts géostratégiques précipitèrent  les choses. La Turquie était proche d’un renversement d’alliance.   Les coalitions  de circonstances dirigées par Les Etats-Unis face à Daesh et aux cinquantaines de mouvements islamistes de par le monde,  échouaient à solutionner les incursions terroristes en Europe. En Italie, comme en Grèce, des groupes islamistes armés infiltrés au sein des flux de migrants avaient réussi quelques opérations ponctuelles notamment à Rome, au Vatican. Un groupe de kamikaze, après avoir pris un millier de fidèles en otage,  s’était fait explosé en tuant une centaine de personnes lors de la messe papale. On évita de peu une intrusion dans les appartements du pape qui fut évacué par les forces spéciales italiennes dans un lieu tenu secret.

La situation en Europe était devenue explosive et certaines banlieues islamisées et radicalisées par des prédicateurs en Belgique comme en France, s’étaient soulevées,  ce qui mobilisa des forces considérables y compris militaires. A Lyon, comme à Marseille, des blindés avaient été engagées…

A suivre…

J’ai conscience que la prédiction est un exercice très compliquéspécialement quand elle concerne le futur ( Niels Bohr)

Roland Pietrini le 25 août 2015

Inquiétudes et ajustements de court terme pour l’économie globale

Avatar de Philippe WAECHTERLe Blog de Philippe Waechter

L’économie globale manque de perspectives de croissance à moyen terme (voir ici).
Si l’on veut comprendre la dynamique récente des marchés financiers et des matières premières c’est par ce prisme qu’il faut commencer.
Cette perception s’est accentuée récemment avec l’évolution de la situation en Chine. Jusqu’à présent, les autorités chinoises avaient géré le ralentissement de leur croissance avec des mesures internes. Cela s’était traduit notamment par des évolutions rapides de l’endettement des entreprises publiques. Cela n’a fonctionné qu’un temps (voir ici). Le soutien via le marché des actions n’a pas bien fonctionné non plus.

Voir l’article original 604 mots de plus

Pigeon : ce que l’on sait sur l’algorithme impactant les résultats locaux

Google Pigeon et le SEO Local

Mise à jour majeure, Google Pigeon a impacté le SEO Local dans les pays où elle a été déployée. Rappel de ce qu’en a dit Google, et de ce qui a pu être observé.

 Google a confirmé que Google Pigeon avait bien été déployé en France.

Pigeon est le nom d’une mise à jour importante de l’algorithme de Google qui a modifié ce qu’on appelle le référencement local, c’est-à-dire les résultats que remonte le moteur pour les requêtes associées à un lieu (même implicitement).

Google Pigeon a été déployé aux Etats-Unis le 24 juillet 2014, et dans les autres pays anglophones fin 2014 (le 22 décembre). Le moteur de Mountain View n’a pas précisé, comme il peut le faire parfois, le pourcentage de requêtes impactées par cette mise à jour, mais la secousse ressentie a été très sérieuse. Selon un sondage réalisé outre-Atlantique quelques mois après le déploiement, sur 600 SEO et responsables de site interrogés, plus de la moitié estiment que Google Pigeon a eu un impact négatif sur les entreprises. Et près de 6 sur 10 ont déjà changé, ou vont changer leur stratégie à cause de Pigeon. C’est dire l’importance de cette mise à jour.

Google n’a publié aucune annonce officielle concernant cette mise à jour. Mais le moteur l’a bien confirmée. Pour l’anecdote, il se trouve que ce nom de Pigeon n’a pas été choisi par Google, contrairement à Penguin ou Panda. Le nom Pigeon a été donné par un spécialiste américain bien connu des SEO, Barry Schwartz, en clin d’œil aux pigeons qui ont la faculté de pouvoir retrouver certains lieux, a-t-il expliqué.

Caractéristiques officielles : ce que Google a dit sur Pigeon

7 pack resto 350
Pack de 7 résultats épinglés sur une carte à la suite d’une recherche locale. © Capture Google

Si rien n’a été publié sur les blogs officiels, Google a toutefois pudonner à Barry Schwartz quelques détails sur cette mise à jour. On sait ainsi qu’elle impacte les résultats remontés sur Google Maps, mais aussi ceux qui remontent dans les résultats classiques. Et notamment ceux qui sont listés au sein des « packs » dédiés, qui regroupent de 2 à 7 lieux épinglés sur la carte qui apparaît après une recherche locale (voir exemple ci-contre).

Google a aussi expliqué que le « nouvel algorithme dédié à la recherche locale était désormais mieux lié à la recherche classique ». Plus précisément, les critères qui font remonter un résultat dans Google Maps et dans les « packs » sont désormais plus proches de ceux employés pour classer les résultats classiques. D’après Google, Pigeon est donc censé mieux inclure les centaines de critères utilisés dans le cadre de la recherche classique, mais aussi le Knowledge Graph, l’orthographe, les synonymes et « bien d’autres choses ». Le moteur a aussi précisé avoir amélioré « les paramètres de classement lié à la géolocalisation et à la distance ».

Les conséquences de Pigeon observées par les spécialistes

Outre ces explications venant de Google, viennent aussi les observations des référenceurs. Ces derniers sont à peu près d’accord sur ces trois tendances fortes de Google Pigeon :

 1- D’après l’outil, fiable, de Moz qui suit les mouvements dans les pages de résultat sur un grand nombre de mots clés outre-Atlantique, la mise à jour Pigeon a considérablement fait baisser le nombre de requêtes faisant remonter un pack. Une baisse conséquente, de l’ordre de 25%, a même étéobservée. Quant au nombre de résultats contenus dans ses packs, après le déploiement de Google Pigeon, Moz a remarqué que « les packs de 4, 5, ou 6 résultats sont toujours aussi rares. Mais le nombre de packs de 3 résultats a augmenté considérablement, alors que le nombre de packs de 7 résultats a baissé de presque autant. »

 2- La carte sur laquelle se trouvent les résultats qui remontent après une requête localisée s’est rétrécie. « Google a souvent, mais pas toujours réduit ce périmètre de recherche », a ainsi fait pu remarquer le spécialiste américain  Mike Blumenthal.

Google Pigeon a pu faire perdre beaucoup de visibilité à des commerces

Conséquence évidente de ces deux tendances : les sites listés à l’intérieur des packs ont pu changer. Certains commerces qui apparaissaient après une recherche locale ont donc pu sortir de la liste des résultats les plus visibles…

 3- Les annuaires qui listent des entreprises et leur adresse ont gagné en visibilité sur les résultats remontés par Google. C’est ce qu’a notamment pu noter Matt McGee, rédacteur en chef du site spécialisé Search Engine Land. Selon lui, la mise à jour Pigeon a par exemple pu profiter à des sites comme Yelp, ou TripAdvisor, voire même Hotels.com sur certaines requêtes. Il s’étonne d’ailleurs de ne pas voir de site dédié à un seul hôtel, ou un restaurant en particulier avant la deuxième, voire la troisième page de résultats pour certaines requêtes.

Bref, là encore, comme pour chaque mise à jour, la nouvelle visibilité de certains sites peut donc se faire au détriment de celles d’autres sites. Attention, donc, à ne pas faire partie du mauvais groupe…

Les facteurs qui ont gagné en importance après Pigeon

Par ailleurs, chaque année, aux Etats-Unis, un sondage interroge des dizaines de spécialistes du SEO Local pour comprendre les facteurs utilisés par Google pour classer les résultats d’une recherche locale. Or, cette année, ils étaient sollicités pour voter sur les facteurs qui avaient le plus été impactés par Pigeon… Parmi les facteurs qui ont vu leur importance croître, les trois plus souvent cités étaient l’autorité du domaine du site, puis la proximité de l’endroit de la recherche avec l’adresse de l’entreprise et, enfin, la qualité ainsi que l’autorité des liens pointant vers le domaine.

Les conseils d’un spécialiste

ad 200
Aurélien Delefosse, consultant en webmarketing, spécialiste du SEO et auteur d’un ouvrage sur le référencement local.© A.D

Le JDN a demandé à un spécialiste du SEO, Aurélien Delefosse, auteur d’un ouvrage sur le référencement local, ce qu’allait changer cette mise à jour. Et surtout, comment y faire face.

Selon lui, « ce déploiement ne changera pas fondamentalement ce que nous connaissions auparavant en France, avec une présence déjà très forte de Tripadvisor, PagesJaune, ou Yelp », estime-t-il.

Pour faire face au mieux à cette mise à jour, ce spécialiste recommande de privilégier les leviers suivants :

 S’inscrire sur les sites et les annuaires déjà positionnés, « afin d’avoir du trafic venant de ces sites, mais aussi des liens sur des sites thématiques de confiance ».

 Mettre en place un annuaire de ses boutiques via une page de type « store finders », « surtout quand les boutiques physiques disposent de leur propre site, car cela permet de maximiser les chances de se positionner ».

 Obtenir des citations et des liens entrants de qualité.

En résumé, de manière plus générale, Aurélien Delefosse observe que « la tendance de Google est de favoriser les sites d’envergure et les marques bien en place, mais également ses services. Il faut donc s’imposer comme un site de référence, tout en exploitant les annuaires des sites qui ressortent dans les résultats de recherche. »

#BigData : Les entreprises françaises à la traîne

BigData

A l’occasion de la publication d’une étude Opinion Way pour Axys Consultants sur « Les entreprises et le Big Data », Maddyness s’est penché sur cette « big tendance » pour en identifier les enjeux.


L’explosion du volume de données impacte tous les secteurs de l’économie avec la promesse de services toujours plus personnalisés pour les clients – et d’une rentabilité toujours plus élevée pour les entreprises. Cependant, la France affiche un net retard quant à l’exploitation du big data et pour nombre d’entreprises, ce concept reste flou.

Moins d’une entreprise sur cinq utilise le big data

Le big data est depuis peu le nouvel « or noir » de l’économie mais la génération de données massives n’est pas un phénomène récent. Depuis l’essor du web dans les années 2000, les internautes produisent des données. Cette tendance s’est simplement amplifiée au cours des cinq dernières années avec la numérisation de l’économie. Aujourd’hui, pas moins de 277 000 tweets, 15 millions de SMS et 204 millions d’emails sont échangés chaque minute. Un volume de données colossal, à tel point que la quantité d’informations produites dans le monde double tous les deux ans.

Si le big data traduit naturellement l’accroissement exponentiel des données selon les « 3V » (volume, variété, vélocité), cette définition ne reflète que la partie émergée de l’iceberg. La révolution du big data c’est surtout l’ensemble des techniques, architectures et technologies d’analyse et d’exploitation des données qui sont en train de naître. En 2018, ce marché devrait atteindre 46 milliards de dollars – de quoi faire pâlir d’envie tout chef d’entreprise.

Pourtant, peu d’entreprises françaises sont capables de définir clairement le big data. Parmi les 500 dirigeants interrogés dans le cadre de l’étude, seuls 25% sont capables de donner une définition précise de cette technologie. Bien que les dirigeants soient une majorité à juger leur entreprise mature dans l’exploitation des données (77%), l’utilisation du big data reste marginale (moins d’une entreprise sur cinq). Un paradoxe étonnant qui révèle que le big data concerne, pour le moment, une minorité de grandes entreprises.

Big data 2

Des applications infinies et des bénéfices tangibles

Un secteur – parmi tant d’autres – à adopter rapidement le big data est celui du transport, comme en témoigne l’essor des villes intelligentes. Les agglomérations ont pléthore de données disponibles, telles que les conditions de circulation, la fréquentation des parkings et les signaux GPS des smartphones – autant d’outils qui peuvent être utilisés pour améliorer les services urbains.

Les entreprises spécialisées dans les télécommunications, la santé et les services publics découvrent aussi les avantages compétitifs que leur offre le big data. Plus de données signifie plus d’informations, qui peuvent à leur tour être exploitées pour créer des services mieux ciblés et plus efficaces. La grande distribution est, elle aussi, très attentive aux données qui lui permettent d’améliorer l’expérience client et d’accroître la fidélité. Quel que soit le secteur, le big data ne manque donc pas d’attraits.

« Ce que nous constatons par ailleurs, et que confirme le sondage, c’est qu’il y a peu de déçus du big data. Ceux qui « vivent » effectivement le big data enregistrent des bénéfices, aux premiers rangs desquels une meilleure rentabilité, une meilleure connaissance du marché et une meilleure réponse aux attentes du marché » confie Marc Sailly, PDG d’Axys Consultants.

Côté consommateur, les bénéfices sur nos vies quotidiennes promettent d’être également nombreux. Le big data nous permettra d’améliorer notre santé à travers un suivi personnel ; il rendra possible la personnalisation de nombreux services tels que les voyages ou le shopping; il nous aidera à réaliser des économies sur notre consommation d’énergie domestique ou l’entretien de notre véhicule ; enfin, il facilitera nos trajets en analysant le trafic et en réduisant la friction lors de nos déplacements.

Seuls 14% des entreprises prévoient d’investir dans le big data…

Mais pour transformer les données brutes et quantitatives en des données intelligibles et qualitatives, encore faut-il que les entreprises disposent des ressources adaptées. En effet, le passage au big data nécessite de transformer radicalement l’entreprise pour l’adapter au travail de la donnée : nouvelles activités, nouvelle organisation du travail, nouvelles compétences, sans oublier les infrastructures… Face à de tels investissements, les dirigeants français restent frileux. Selon l’étude Axys Consultants OpinionWay, seuls 14% des dirigeants d’entreprises indiquent prévoir des investissements dans la technologie big data à court ou moyen terme.

… sous le regard attentif de la CNIL et des consommateurs

Par ailleurs, la CNIL veille au grain en matière de données personnelles. Dès que les entreprises se lancent dans des projets big data, c’est elle qui s’occupe de vérifier que le traitement de données à caractère personnel respecte la finalité, le consentement de la personne et la limitation de durée. Toutefois, il n’appartient pas qu’aux autorités d’assurer le contrôle des données, comme l’illustre le Vendor Relationship Management (VRM). Son objectif ? Instaurer un nouveau paradigme qui replace le consommateur au centre de la relation avec les marques et lui redonne la maîtrise de ses données, et donc, de ses choix. Dans la bataille pour le contrôle de cet or noir, il semble que les consommateurs n’aient pas dit leur dernier mot.

Une réunion du conseil ennuyante ou une réunion du conseil inspirante ?

Avatar de Gouvernance des entreprises | Jacques GriséGouvernance | Jacques Grisé

Sous l’entête « What I write about », blogs in French, l’on retrouve tous ses articles en français.

L’auteure a une solide expérience d’interventions de consultation auprès de conseils d’administration de sociétés américaines et d’accompagnements auprès de hauts dirigeants de sociétés publiques.

Dans ce billet, elle donne dix (10) conseils aux présidents de CA afin de les aider à mieux exercer leurs rôles de leader et à dynamiser leurs réunions de conseil.

Je crois que vous serez intéressés à connaître les conseils qu’une intervenante expérimentée recommande aux présidents de CA, eu égard aux bons comportements à adopter lors des séance du conseil ?

Bonne lecture ! Vos commentaires sont les bienvenus.

Une réunion du conseil ennuyante ou une réunion du conseil inspirante ?

par

Johanne Bouchard

« Une réunion du conseil ennuyante » ou « une réunion du conseil inspirante » ?

À combien…

Voir l’article original 1 680 mots de plus

The Fed still focused on September

Avatar de Philippe WAECHTERPhilippe Waechter's blog

The Fed, in its press release, has let open all the options for hiking rates before the end of the year but September is still high on the agenda. The US central bank has reminded us that its decision will be data dependent and that the improvement on the labor market is the kind of data that could accelerate the decision. But on the other side, lower energy price will not hasten the convergence of inflation to the 2% target.
In other words the Fed has noticed that even growth prospects remain moderate there are stronger dynamics than in June on households and on the labor market. Imbalances are still there on the labor market but more limited than in June. Exports and investment are still a drag to a stronger expansion.

Voir l’article original 587 mots de plus

« Intelligence artificielle » militaire: pourquoi les scientifiques s’inquiètent

Par Victor GarciaLe robot du film Terminator, qui vient de fêter ses 30 ans, à l'Egyptian Theatre d'Hollywood le 15 octobre 2014

Le robot du film Terminator, qui vient de fêter ses 30 ans, à l’Egyptian Theatre d’Hollywood le 15 octobre 2014

afp.com/Frazer Harrison

Plus de 1000 experts en robotique et en intelligence artificielle ont signé une lettre qui alerte sur le développement de l’intelligence artificielle militaire et les « armes autonomes » capables d’ôter la vie.

Empêcher « le jour du Jugement dernier« . Voilà ce que plus de 1000 experts en robotique et en intelligence artificielle, mais aussi des intellectuels et philosophes, sont bien décidés à faire. Leur lettre ouverte mettant en garde contre les « armes autonomes » et « la course au développement d’une intelligence artificielle militaire » (la lettre complète ici) a rapidement fait le tour du monde, ou du moins d’Internet, et a engendré de nombreux débats.

A l’appel d’Elon Musk, entrepreneur cofondateur de SpaceX et de Tesla Motors, John Carmack, l’un des développeurs de jeux vidéo les plus connus au monde, répond: « Cela semble bien trop inéluctable. Argumenter contre serait futile ».

« Même si c’est inéluctable, nous devrions au moins tenter de retarder l’avènement de l’intelligence artificielle militaire. Le plus tôt n’est pas le mieux », lui rétorque Musk. Un débat auquel Markus Persson, le développeur du jeu Minecraft, et Marc Andreessen, le fondateur de Netscape, se sont greffés.

En guerre contre les « robots tueurs »

Ce que redoutent très précisément le physicien Stephen Hawking, l’entrepreneur Elon Musk, le philosophe Noam Chomsky et les autres grands noms qui ont signé cette lettre ouverte, c’est une « course au développement d’une I.A. militaire ». Et plus particulièrement son aboutissement: les « armes autonomes », plus communément appelées « robots tueurs ». Concrètement, il s’agirait de drones -des tanks, des avions- ou de robots humanoïdes qui pourraient décider, de manière autonome, d’ôter la vie.

La différence avec les drones actuels -pilotés par des hommes- ou les missiles téléguidés? Ce ne serait plus un humain qui « appuierait sur le bouton » pour ôter la vie, mais une machine, un programme basé sur un algorithme sophistiqué, « intelligent », capable de déterminer qui doit mourir, ou non. Cette « menace » bien réelle « compte tenu des progrès technologiques » pourrait se manifester « d’ici quelques années », estiment les chercheurs.

La réflexion n’est pas nouvelle. Cinq experts en intelligence artificielle dont Stuart Russell, professeur d’informatique à l’Université de Californie, avaient déjà publié un rapport dans la revue Nature en mai. L’ONG Human Rights Watchs avait fait de même un mois plus tôt, en s’attachant notamment aux problèmes juridiques et l’impossibilité de déterminer une responsabilité légale en cas de meurtre.

Si « une puissance militaire majeure commence à se développer sérieusement dans ce domaine, inévitablement, les autres suivront ». Il faut donc, selon les signataires de la lettre ouverte, interdire au plus vite l’utilisation de l’IA dans le domaine militaire, tout comme la course vers « la guerre des étoiles » ou encore l’utilisation d’armes chimiques et biologiques ont été bannis dans différents traités internationaux.

Où en est la recherche militaire et civile?

Autant être clair, pour le moment, nous sommes encore loin de Skynet -une véritable intelligence artificielle consciente d’elle-même- et de ses Terminators. Mais les progrès -qui permettront bientôt aux militaires de présenter une technologie « acceptable, fiable, sûre »- sont bien réels.

La preuve? L’explosion récente du « deap learning » -utilisée par Google, Facebook, Microsoft, Amazon etc.- par exemple. Cette technologie se base sur « des réseaux de neurones artificiels » capables d’apprendre à reconnaître une voix, une langue, des visages. Autre avancée technologique: les progrès mécaniques des robots leur permettent désormais se déplacer sur terre, mer, air, de plus en plus facilement.

Mark Gubrud, chercheur à l’université de Princeton et membre du comité international de contrôle des robots armés, en est persuadé: « L’armée (américaine, NDLR) ne veut pas entendre parler d’une ligne rouge (consistant à interdire aux robots de décider de tuer, NDLR) ce qui revient à dire ‘nous allons le faire' », explique-t-il sur The Verge.

La peur de perdre le contrôle sur la machine

Mais pourquoi les « robots tueurs » seraient forcément une menace? Dans leur lettre, les scientifiques abordent quelques arguments « pour ou contre ». Les « armes autonomes » pourraient remplacer les Hommes sur le champ de bataille et ainsi diminuer les pertes humaines -pour le camp qui les possède. Mais ils pourraient aussi réduire les réserves des va-t-en-guerre: sans perte humaine, moins de critiques de l’opinion publique.

« Peu coûteuses et ne nécessitant pas de matériaux rares, contrairement aux bombes nucléaires, ces armes deviendraient rapidement omniprésentes. Il ne faudrait pas attendre longtemps avant de les retrouver sur le marché noir et dans les mains de terroristes, de dictateurs souhaitant contrôler leur population, de chefs de guerre aux tendances génocidaire, etc. », imaginent encore les auteurs de la lettre.

La couverture des Marteaux de Vulcain, roman de science-fiction de Philip K. Dick. où les super-ordinateurs décident pour l'humanité

La couverture des Marteaux de Vulcain, roman de science-fiction de Philip K. Dick. où les super-ordinateurs décident pour l’humanité

Certes, les fous de guerre n’ont pas attendu les robots pour imposer leur loi et leurs folies. Sauf qu’avec des telles armes, ces opérations seraient plus faciles, moins chères et, surtout, ne se heurteraient plus jamais à la morale et la conscience humaine.

L’intelligence artificielle, oui, mais strictement encadrée

La conscience de soi, la morale et son application au domaine robotique et informatique… C’est bien là le véritable noeud du problème qui, s’il n’est pas directement évoqué, est largement sous-entendu dans la lettre ouverte. Doit-on créer une véritable « intelligence artificielle consciente » d’elle-même, une « singularité technologique« , avec toutes les problématiques qui y sont fatalement liées?

Pourra-t-on, un jour, doter cette machine surpuissante de morale? Et, même si c’est le cas, comment être sûr qu’elle ne décide pas, par raisonnement -typiquement humain- ou à cause d’un programme défectueux, d’éliminer l’humanité comme un logiciel de traitement de mails élimine vos spams?

L’existence d’une armée de robots ou d’armes autonomes dont elle pourrait prendre le contrôle lui faciliterait la tâche. C’est ce qu’imaginent très bien de très nombreuses oeuvres de science-fiction, de Terminator à Philip K. Dick sans oublier Isaac, Asimov -dont les trois (quatre) lois de la robotique sont plus que jamais d’actualité.

Sur ce point, la réponse des signataires est sans doute la partie la plus intéressante de la lettre. « La plupart des experts en I.A. n’ont aucun intérêt à travailler sur les armes intelligentes et ne veulent pas que d’autres (…) prennent le risque de créer un précédent majeur dans l’opinion publique et ainsi couper court aux futurs bénéfices qu’une I.A. pourrait nous apporter ». Car les experts en sont persuadés, « l’I.A. a un énorme potentiel pour aider l’humanité », ce qui devrait d’ailleurs « être le but principal de cette technologie ». L’Intelligence artificielle oui, mais sous contrôle. Un contre-sens par définition?