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Pourquoi créer sa start-up en France ?

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La France n’est pas toujours perçue comme un pays propice à l’entrepreneuriat. Pourtant la réalité est différente. L’écosystème Français est un formidable terreau pour la personne qui souhaite lancer sa start-up.

Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, une rhétorique anti-française s’est développée au sein de certains milieux conservateurs autour de l’idée de déclin économique et d’un modèle de société obsolète.

La réalité est, selon nous, bien différente. Le volontarisme français en matière de création d’entreprises et, singulièrement de soutien au secteur numérique, est de plus en plus marqué et de nombreux dispositifs d’aide ont été mis en place.

Aujourd’hui, la France est d’ailleurs en passe de rattraper l’Allemagne en matière d’investissements dans les start-up. Si en 2015 Paris se classe toujours à la 3e place du palmarès européen en matière de levées de fonds, selon le baromètre EY, les investissements, tirés par le secteur de l’Internet (représentant 1/3 du montant investi), ont quasiment doublé pour atteindre près d’1,8 milliards d’euros.

Quels sont les atouts français en matière d’entrepreneuriat et quelles sont les principales étapes de la création et du financement des start-ups françaises ?

Création de start-ups : un environnement socio-économique favorable

La France constitue tout d’abord un vivier de talents exceptionnels pour les projets à forte coloration technologique. Des ingénieurs formés par plusieurs centaines d’écoles d’ingénieurs, parmi les meilleures au monde peuvent être associés aux projets. Même si le marché est désormais global, les coûts salariaux des ingénieurs développeurs sont globalement moins importants que dans des zones telles que la Silicon Valley.

Les structures françaises d’accompagnement des start-up (incubateurs, accélérateurs, etc.) se multiplient et proposent des conditions très favorables. Par exemple, l’incubateur parisien AGORANOV est particulièrement réputé pour la qualité de ses soutiens aux projets innovants. La future Halle Freyssinet, ayant vocation à devenir le 1er incubateur numérique dans le monde, est également emblématique de l’ambition française.

Au-delà de l’attractivité de ses centres urbains et de ses infrastructures, la France présente aussi l’avantage d’avoir opté pour une organisation de son vaste réseau d’entrepreneurs. C’est ainsi notamment que, sous la bannière French Tech, sont coordonnées de multiples actions en faveur des start-ups à travers le monde.

Sur le plan juridique et administratif, les choses ne sont pas si kafkaïennes que parfois présentées. Par exemple, EY estimait déjà en 2013 que 7 jours suffisaient pour créer son entreprise en France. Ceci est d’autant plus vrai aujourd’hui avec l’essor très rapide de plateformes de création d’entreprises en ligne telles que Legalstart.fr.

Le financement des start-ups françaises : un amorçage facilité

Au stade de l’amorçage, la France se caractérise par une multitude de dispositifs d’aides permettant de limiter le recours à une dilution capitalistique.

Avant tout, il est possible de cumuler des aides en parallèle de la création de votre start-up :- Exonération partielle de charges sociales en début d’activité via l’aide au chômeur créant ou reprenant une entreprise (ACCRE) ;- Cumul indemnisation chômage Pôle Emploi et rémunération de votre activité avec l’aide au retour à l’emploi (ARE).- Incubateurs vous permettant d’être hébergé dans des locaux à loyers modérés avec une mutualisation des services de base (accueil, secrétariat, etc.) ;

– Aides de la part d’UBI France pour la réduction des coûts à l’export.

L’éligibilité à de multiples concours (tant privés que publics), fonction de l’activité, permet d’envisager sérieusement des compléments de financement. Certains, comme celui de l’innovation numérique (CIN) organisé par Bpifrance, permettent d’obtenir des subventions jusqu’à 500.000 euros.

Des prêts d’honneur octroyés par des structures associatives (comme Scientipôle Initiative ou le Réseau Entreprendre) constituent une autre modalité de financement spécifique tout comme les financements bancaires à conditions préférentielles proposés par Bpifrance.

Enfin, des dispositifs fiscaux et sociaux incitatifs : Jeune entreprise innovante(JEI), Crédit d’impôt recherche (CIR), etc. ont été déployés pour faciliter l’amorçage et le développement des projets innovants. Par exemple, sous condition d’un investissement suffisant en R&D, le statut de jeune entreprise innovante (JEI) permettra à votre entreprise nouvellement créée de bénéficier de déductions fiscales et de charges sociales.

Enfin, en ce qui concerne les premières levées de fonds, le marché français compte de très nombreux capitaux-risqueurs spécialisés dans l’amorçage et le « early stage ». Les solutions initiales de financement sont donc nombreuses et assez facilement accessibles.

Un recours au capital-risque plus compliqué mais en forte progression

Lorsque les start-up françaises se tournent vers des modes de financement à plus grande échelle comme le capital-risque (défini par des montants investis compris entre 2 et 10 millions d’euros) voire le capital-développement (pour des montants supérieurs à 10 millions d’euros), les choses sont en revanche parfois moins favorables. Si un certain nombre de dispositifs incitatifs ont été mis en place (ex : les Fonds communs de placement dans l’innovation – FCPI), l’impact reste limité et le bât blesse quelque peu sur ce point. En comparaison de certains hubs comme la Silicon Valley, il est beaucoup plus difficile de se financer en France pour des investissements très significatifs. Par exemple, c’est bien auprès de fonds américains que BlaBlaCar a levé 200 millions de dollars l’année passée. Plus largement, deux-tiers des levées de fonds supérieures à 10 millions d’euros sur le Vieux Continent font intervenir des fonds basés Outre-Atlantique. Encore faut-il être suffisamment visible et attractif pour susciter l’intérêt de fonds étrangers.

Les pouvoirs publics tentent de réorienter les activités de financement des fonds français vers des montants plus importants. L’une d’entre elle a consisté en la mise en place du fonds « Large Venture » (doté de 600 millions d’euros) par lequel Bpifrance co-investit avec des investisseurs privés dans des tickets supérieurs à 10 millions d’euros. Il est d’ailleurs fort probable que le paysage du capital-risque français va évoluer significativement dans les cinq prochaines années et voir émerger des acteurs capables d’accompagner les futurs champions français en « late stage « ou en « capital-croissance »Selon Bpifrance, il suffirait d’une demi-douzaine de fonds de capital-risque de 300 millions d’euros pour offrir aux start-ups françaises une véritable capacité de croissance.

Chronique de Pierre Aïdan

Êtes-vous prêt à dupliquer votre concept en franchise ?

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Entre modélisation du concept, étude de potentiel, choix de la forme juridique ou encore communication, le commerçant indépendant qui souhaite créer son réseau doit relever de nombreux défis. Examen approfondi. Les plus belles histoires du commerce sont celles qui démarrent le plus modestement. D’Alain Afflelou, opticien bordelais, à Franck Provost, coiffeur sarthois, en passant par la Rochelaise Geneviève Lethu, tous ces patrons du commerce ont commencé un jour avec une boutique en propre… et beaucoup de volonté. La franchise offre la possibilité aux commerçants indépendants de se développer rapidement, en France comme à l’international, sans supporter les contraintes (financières et managériales) de l’ouverture de succursales.  » Certains créateurs créent leur concept avec, dès l’origine, la volonté de se lancer en franchise, explique Franck Berthouloux, consultant du cabinet-conseil Adventi Franchise. D’autres trouvent dans la franchise un moyen d’écouler leur production, comme les boulangers.  » Le point commun de tous ces entrepreneurs est d’avoir un concept original, qu’ils estiment bon et reproductible.  » Mais il y a une nuance entre le succès local d’un point de vente, qui peut être dû à la personnalité du commerçant, à l’ancienneté de l’enseigne ou aux clients, et le fait de pouvoir reproduire cette réussite à grande échelle « , prévient Rose-Marie Moins, responsable formation et promotion à la Fédération française de la franchise. Formaliser le concept Mettre toutes les chances de son côté consiste d’abord à posséder soi-même un magasin performant, qui dégage de la rentabilité d’année en année et qui procure au commerçant un salaire décent.  » Le magasin historique sert d’exemple et de laboratoire pour le reste du réseau  » , confirme Franck Berthouloux. D’autant que les futurs franchisés devront pouvoir examiner les comptes. Il faut donc faire preuve d’une bonne santé financière et de bonnes perspectives de développement. Pour maximiser les chances des futurs franchisés, il est indispensable de modéliser son concept.  » Cela oblige à réfléchir aux facteurs de succès du magasin et à les formaliser « , explique Rose-Marie Moins. Consignez précisément : les caractéristiques physiques de la boutique (emplacement, surface, aménagement), celles de l’offre (quels fournisseurs, quels prix d’achat, quel stock, le merchandising des produits), la politique commerciale (positionnement, actions commerciales sur l’année, argumentaire des vendeurs), la communication, le management de la boutique (nombre de vendeurs nécessaires, avec quelle fonction). Tout ceci afin d’établir le portrait-robot du magasin… et de l’améliorer :  » La franchise peut remettre en cause le concept existant. Par exemple, s’il faut abandonner telle présentation des produits, moderniser son logo ou faire le tri parmi ses fournisseurs « , observe Rose-Marie Moins. Avant de se lancer, il faut souvent investir pour se moderniser, créer une identité et les outils qui vont avec (site web, plaquette…).  » Il faut aussi protéger ses marques auprès de l’Institut national de la propriété intellectuelle « , souligne Michel Kahn, président de l’IREF, Fédération des réseaux européens de partenariat et de franchise. Le bon choix juridique Point crucial de la création d’un réseau : le potentiel de développement de l’enseigne dépend de facteurs macroéconomiques (l’état du marché, la consommation des ménages, les perspectives de croissance…), mais aussi microéconomiques (les concurrents, les surfaces commerciales disponibles et leur coût, etc.).  » Il faut surfer sur une tendance, proposer un produit différent, éprouvé, auprès d’un public qui y porte de l’intérêt « , souligne Michel Kahn, citant l’exemple de la chaîne de pizzerias « La pizza de Nico », qui compte une vingtaine de boutiques en Alsace, et dont le propriétaire, Nico Palea, a imaginé une pizza de 40 cm de diamètre (contre 30 habituellement). Autre étape nécessaire : la formalisation juridique du concept.  » Entre franchise pure, licence de marque, commission-affiliation et autres, il existe différentes formes de partenariat à étudier avec un conseil « , explique Franck Berthouloux.

 

L’avocat permet d’opter pour la meilleure solution en fonction de l’activité (dans l’habillement, la commission-affiliation est la forme la plus courante) et de bien rédiger les documents nécessaires. Tel le DIP (dossier d’information préalable). Enfin, il faut prévoir le fonctionnement des futurs franchisés et se poser les bonnes questions : quelles perspectives de développement, quelles conditions d’accès à la franchise, comment former les recrues, animer le réseau et communiquer grâce à l’informatique ? De commerçant à franchiseur, il s’agit d’appréhender un nouveau métier. Un réseau basé sur le savoir-faire artisanal Cordonnier de père en fils depuis 1833, François Blondelle possède deux boutiques en propre dans la région lilloise. Tenté par le développement mais réticent face aux difficultés d’ouvrir en propre, François Blondelle a opté pour la franchise en 2014.  » Il y a peu d’enseignes de cordonnerie en réseau, et nous sommes seuls sur notre créneau moyen / haut de gamme, reposant sur le savoir-faire artisanal et l’authenticité.  » Des boutiques qui fleurent bon le cuir, avec un emplacement de proximité et des partenaires de grandes marques : voilà un concept prêt à être dupliqué. Pour s’assurer l’expertise et l’assise financière indispensables à la création d’un réseau, François Blondelle s’entoure de deux associés aux profils complémentaires : Sylvain Stride, juriste, et Amaury Derville, ancien développeur et consultant.  » Nous avons aussi fait appel à des professionnels pour peaufiner le design des magasins, créer un nouveau logo et un site web.  » La franchise naissante se fait connaître localement dans les milieux économiques et les réseaux d’entrepreneurs, et c’est par ce biais du bouche-à-oreille qu’arrive un premier franchisé (issu de la grande distribution), qui ouvre sa boutique en juin 2015 à Cysoing, dans le Nord. Ses atouts ? Une forte motivation et un esprit commerçant. Trois à quatre nouvelles ouvertures de boutiques sont ainsi prévues en 2016.
par Olga Stancevic

100 citations pour vos discours

Voici un florilège de citations adaptées à toutes les situations. Du pain béni pour vos prises de parole professionnelles.

Pour bien s’exprimer en public, plusieurs qualités sont nécessaires. En plus de bien maîtriser son sujet, tout interlocuteur se doit d’adopter une

gestuelle adéquate qui ne laisse transparaître ni stress ni arrogance. Le débit de la voix est également à prendre en compte. Si le bégaiement est à proscrire, il est toutefois mal vu de parler très vite. Malgré les micros, mieux vaut éviter de chuchoter pour ne pas sembler manquer d’assurance, mais inutile de crier.
Au-delà de ces aspects, un élément peut donner du corps à vos prises de parole : les citations.

Invoquer Sénèque, Jean Anouilh ou Winston Churchill en public peut vous permettre de prendre de la hauteur et de la distance face à un sujet complexe. Elles ont également pour but de s’éloigner d’un jargon professionnel parfois technique et ennuyeux. Enfin, elles permettent de détendre l’atmosphère.
Pour marquer les esprits, voici quelques citations à utiliser lors d’un séminaire, d’un pot de départ ou d’une présentation face à un client. Les citations de cet article sont adaptées à toutes les situations. Vous en trouverez surement une qui sera adaptée à votre besoin.

 

Citations pour un échec

Après une période difficile, il est parfois utile de s’adresser à ses collaborateurs. En les réunissant pour leur remonter le moral, vous pouvez relancer l’équipe. Encore faut-il trouver les mots qui permettent de relever la tête après un échec marquant.

  • « Le succès est un mauvais professeur. Il pousse les gens intelligents à croire qu’ils sont infaillibles. » (Jules Renard, écrivain)
  • « La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute. »(Confucius, philosophe)
  • « L’échec provient plus souvent d’un manque d’énergie que d’un manque d’argent. » (Daniel Webster, homme politique)
  • « Il est moins grave de perdre que de se perdre. » (Romain Gary, écrivain)
  • « Il n’y a qu’une réponse à la défaite, et c’est la victoire. » (Winston Churchill, chef d’Etat)

Citations pour féliciter

Les réjouissances s’accompagnent généralement de discours. Et, bien souvent, elles donnent lieu à toute une série de félicitations qui se ressemblent. Voici quelques idées pour glisser un peu d’originalité dans vos bravos.

  • « L’expression de la gratitude a trois stations : l’amour dans le cœur, la louange sur la langue et la récompense par l’action. » (Albert Schweitzer, écrivain)
  • « La flatterie est infâme, elle ment et elle mendie. La louange est auguste, elle dit vrai. » (Henri Boucher, écrivain)
  • « Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur. » (Pierre de Beaumarchais, écrivain)
  • « La bonté fait du bien à celui qui donne et à celui qui reçoit. » (William Shakespeare, dramaturge)
  • « Il y a des moments où tout réussit. Il ne faut pas s’effrayer. Ça passe. » (Jules Renard, écrivain)

Citations pour un départ

Suite à une démission, une fin de contrat de travail, une rupture conventionnelle, voire unlicenciement, la tradition veut qu’une petite cérémonie soit organisée autour du salarié qui s’apprête à quitter l’entreprise. A l’occasion de ce pot de départ, les discours font, à l’instar des cadeaux et des bouteilles débouchées, partie des passages obligés. Voici des citations pour réussir votre prise de parole.

  • « Les rêves sont toujours des départs. » (Jacqueline Mabit, écrivain)
  • « Le voyageur connaît l’éternel retour des départs. » (Sylvain Tesson, écrivain et voyageur)
  • « Ce qu’on trouve ne vaut pas toujours ce qu’on quitte. » (Colette, écrivain)
  • « L’imagination est l’amie de l’avenir. » (Antoine de Rivarol, écrivain)
  • « Dès l’arrivée, le départ se profile. » (Ylipe, écrivain)

Citations pour motiver

Au lancement d’un projet ou face à un challenge, un manager doit motiver ses troupes pour les mettre en ordre de marche. En prononçant quelques mots devant ses collaborateurs, il entend leur redonner l’énergie nécessaire. Avec quelques citations, c’est encore mieux.

  • « La stratégie c’est l’art de faire face à son destin. » (Peter Drucker, théoricien du management)
  • « On ne peut agir efficacement qu’en travaillant de concert. » (Edmund Burke, homme politique)
  • « Jamais, on n’a vu marcher ensemble la gloire et le repos. » (Sébastien Roch-Nicolas de Chamfort, journaliste)
  • « Ceux qui ne font rien ne se trompent jamais. » (Théodore de Banville, poète)
  • « Les faibles ont des problèmes. Les forts ont des solutions. » (Louis Pauwels, écrivain et journaliste)

Citations pour annoncer une mauvaise nouvelle

Des résultats catastrophiques, un contrat qui vous échappe ou un projet qui tombe à l’eau… Dans la vie professionnelle, il faut parfois jouer les oiseaux de mauvais augure. Une situation généralement très désagréable, mais une petite citation pleine de sagesse peut aider à relativiser et à faire plus ou moins passer la pilule.

  • « Chaque difficulté rencontrée doit être l’occasion d’un nouveau progrès. » (Pierre de Coubertin, rénovateur des Jeux olympiques)
  • « Il y a deux façons de gérer les difficultés : les modifier ou s’adapter à elles. » (Phyllis Bottome, écrivain)
  • « Il ne faut jamais s’excuser, c’est un signe de faiblesse. » (Kevin Spacey, acteur)
  • « C’est grand malheur que d’annoncer le premier les malheurs » (Eschyle, dramaturge)
  • « On croit difficilement aux fléaux lorsqu’ils vous tombent sur la tête. » (Albert Camus, écrivain)

Citations pour souder une équipe

Dans bien des situations, le rôle d’un manager consiste à cultiver l’esprit d’équipe et limiter les égoïsmes personnels de ses collaborateurs pour les faire travailler ensemble. Si le team building passe avant tout par des actes, il ne faut pas négliger le choix des mots.

  • « Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite. »(Henry Ford, industriel)
  • « La vraie réussite d’une équipe, c’est d’assurer la compétitivité dans la pérennité. » (Alain Prost, pilote automobile)
  • « Pour qu’un château de cartes s’écroule, il suffit d’en retirer une seule. » (Dominique Muller, écrivain)
  • « Ne compter que sur soi c’est risquer de se tromper. » (Pierre Gravel, prêtre)
  • « Aucun de nous ne sait ce que nous savons tous, ensemble. » (Euripide, dramaturge)

Citations pour remercier

Dans le monde de l’entreprise comme ailleurs, les personnes qui prennent la parole doivent régulièrement exprimer leur gratitude envers certains de leurs auditeurs, qu’ils soient subalternes ou chefs. Pour éviter de limiter son discours à un banal « merci », voici quelques citations.

  • « La beauté est dans les yeux de celui qui regarde. » (Oscar Wilde, écrivain)
  • « Quand on m’attaque, je peux me défendre, mais devant les louanges, je suis sans défense. »(Sigmund Freud, médecin)
  • « Il n’y a guère au monde un plus bel excès que celui de la reconnaissance. » (Jean de La Bruyère, moraliste)
  • « La gratitude est non seulement la plus grande des vertus, mais c’est également la mère de tous les autres. » (Emil Cioran, philosophe et écrivain)
  • « La reconnaissance est la mémoire du cœur. » (Henri Lacordaire, religieux)

Citations pour critiquer

Dans la vie professionnelle, il faut parfois se montrer critique, voire sévère, envers ses collègues, ses subalternes ou ses prestataires. Un exercice pas forcément agréable et qu’une citation peut faire plus facilement passer.

  • « Toute peine mérite salaire, mais le manque de professionnalisme doit être sanctionné. » (Cizia Zyke, écrivain)
  • « On doit punir, non pour punir, mais pour prévenir. » (Sénèque, philosophe)
  • « Il y a des reproches qui louent, et des louanges qui médisent. » (François de La Rochefoucauld, écrivain)
  • « Le plus grave défaut est de ne pas connaître ses défauts. » (Henri Béraud, écrivain)
  • « La vraie faute est celle qu’on ne corrige pas. » (Confucius, philosophe)

Citations pour accueillir

Il est de bon ton d’accueillir un nouvel arrivant dans son équipe ou dans son entreprise par un petit mot. Lui souhaiter la bienvenue, l’intégrer à l’équipe, le mettre dans le bain… Autant de thèmes abordés par les citations ci-dessous.

  • « Celui qui quitte votre parti pour aller dans un autre est un traître. Celui qui vient d’un autre parti pour rejoindre le vôtre est un converti. » (Georges Clemenceau, homme politique)
  • « Beaucoup de gens ont du talent, mais seul le travail permet de faire carrière. » (Alice Parizeau, écrivain)
  • « Entrer dans la carrière veut dire s’avancer dans le chemin de la vie. » (Jules Vallès, journaliste)
  • « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. » (Pierre Corneille, dramaturge)
  • « Ce qui unit les hommes, c’est l’amour du métier. » (Antoine de Saint-Exupéry, écrivain)

Citations pour prendre des risques

Les affaires et la carrière sourient souvent aux audacieux. Mais, avant de relever des challenges, il faut parfois se sentir encouragé à sortir des sentiers battus. Avec ces quelques phrases, vous instillerez le goût du risque dans vos équipes.

  • « Seuls ceux qui prennent le risque d’échouer spectaculairement réussiront brillamment. » (Robert Kennedy, homme politique)
  • « Pour gagner, il faut risquer de perdre. » (Jean-Claude Killy, skieur)
  • « Si vous ne risquez rien, vous risquez encore plus. » (Faouzi Skali, écrivain)
  • « Celui qui meurt cette année en est quitte pour l’an prochain. » (William Shakespeare, dramaturge)
  • « Ce qu’on risque révèle ce qu’on vaut. » (Jeanette Winterson, écrivain)

Citations pour sortir de la routine

Trop souvent, notre propension au statu quo nous empêche d’avancer. Pour débloquer une équipe rouillée par ses habitudes, quelques mots peuvent se montrer efficaces. Voici cinq citations qui invitent au changement.

  • « Les dangers visibles nous causent moins d’effroi que les dangers imaginaires. » (William Shakespeare, dramaturge)
  • « Si vous n’essayez jamais, vous ne réussirez jamais, mais si vous essayez, vous risquez de vous étonner vous-même. » (Charles-Augustin Sainte-Beuve, écrivain)
  • « Il n’y a qu’un seul luxe dans la vie, c’est de pouvoir se tromper… Ce qui m’irrite le plus, c’est la prudence, l’immobilisme. » (Jacques Brel, chanteur)
  • « Les conséquences de ce qu’on ne fait pas sont les plus graves. » (Marcel Mariën, écrivain)
  • « La joie est dans le risque à faire du neuf. » (Denis Diderot, encyclopédiste)

Citations pour demander des efforts

La sagesse populaire le sait bien : on n’a rien sans rien. Mais lorsqu’il s’agit de demander à ses équipes un coup de collier supplémentaire, mieux vaut y mettre les formes, en recourant, par exemple, à quelques citations. Le sacrifice est mieux accepté s’il est reconnu comme tel.

  • « La difficulté attire l’homme de caractère, car c’est en l’étreignant qu’il se réalise lui-même. »(Charles de Gaulle, chef d’Etat)
  • « Un grand sacrifice est aisé, mais ce sont les petits sacrifices continuels qui sont durs. » (Johan Wolfgang von Goethe, écrivain)
  • « Les sacrifices sont le prix de l’indépendance. » (Pierre Billon, écrivain)
  • « La chance : plus je travaille, plus elle me sourit. » (Stephen Leacock, humoriste)
  • « C’est une grande servitude qu’une grande carrière. » (Sénèque, philosophe)

Citations pour préparer aux difficultés

Lorsque l’horizon s’assombrit, il est parfois dangereux de le nier. Au contraire, il vaut mieux être averti des tempêtes afin de les traverser sans galères. Ces quelques citations appuient vos discours destinés à préparer aux périodes difficiles.

  • « On peut aussi bâtir quelque chose de beau avec les pierres qui entravent le chemin. » (Johan Wolfgang von Goethe, écrivain)
  • « Un pessimiste fait de ses occasions des difficultés, et un optimiste fait de ses difficultés des occasions. » (Antoine de Saint-Exupéry, écrivain)
  • « Survivre aux épreuves est la meilleure façon de faire ses preuves. » (Daniel Desbiens, écrivain)
  • « Quand on se trouve en face d’une difficulté, on en tire le meilleur parti possible. » (Harry Bernard, écrivain)
  • « Les difficultés ne sont pas faites pour abattre mais pour être abattues. » (Charles de Montalembert, écrivain)

Citations pour une retraite

Les départs en retraite apposent un point final à de longues vies professionnelles. A la fois libérations et sauts dans l’inconnu, ils donnent immanquablement lieu à des petites cérémonies au cours desquels est encensée l’expérience du salarié qui s’en va couler des jours paisibles.

  • « Pour la retraite, la plume est moins utile que la tondeuse à gazon. » (Daniel Pennac, écrivain)
  • « Le talent se développe dans la retraite ; le caractère se forme dans le tumulte du monde. » (Johan Wolfgang von Goethe, écrivain)
  • « Plus je vieillis, plus j’ai d’avenir. » (Léon Bloy, écrivain)
  • « C’est merveilleux la vieillesse…dommage que ça finisse si mal ! » (François Mauriac, écrivain)
  • « On n’est vieux que le jour où on le décide. » (Jean Anouilh, dramaturge)

Citations pour lancer un projet

La vie professionnelle est constituée d’étapes qu’il faut enchaîner. Avant de se lancer dans un nouveau projet, il est important de se situer dans une dynamique positive. Pour cela, un petit discours doté d’une citation adaptée peut donner le rythme.

  • « Tout le monde savait que c’était impossible à faire. Puis un jour quelqu’un est arrivé qui ne le savait pas, et il l’a fait. » (Winston Churchill, chef d’Etat)
  • « Le projet est le brouillon de l’avenir. Parfois, il faut à l’avenir des centaines de brouillons. » (Jules Renard, écrivain)
  • « L’imagination est plus importante que le savoir. » (Albert Einstein, physicien)
  • « Nous ne pouvons agir que sur l’avenir. » (Bertrand de Jouvenel, écrivain)
  • « On ne subit pas l’avenir, on le fait. » (Georges Bernanos, écrivain)

Citations pour la nouvelle année

Les vœux de bonne année font partie des exercices de politesse incontournables  dans la vie privée comme dans la vie professionnelle. Pour éviter de répéter année après année les mêmes phrases et pour se distinguer des multiples vœux entendus ici ou là, voici quelques citations.

  • « Il vaut mieux avoir de l’avenir que du passé. » (Victor Cousin, philosophe)
  • « Qui était riche l’année dernière peut être pauvre cette année. » (Ani DiFranco, chanteuse)
  • « Il ne faut pas chercher à rajouter des années à sa vie, mais plutôt essayer de rajouter de la vie à ses années. » (Oscar Wilde, écrivain)
  • « Chaque année, le rossignol revêt des plumes neuves, mais il garde sa chanson. » (Frédéric Mistral, écrivain)
  • « Il faut remettre une fois par an son avenir en jeu. » (Arthur Cravan, écrivain)

Citations pour un séminaire

Dans de nombreuses entreprises, le séminaire constitue un moment particulier de l’année. Les collègues qui ne se côtoient pas se rencontrent, l’esprit d’équipe est mis en avant et les pistes à suivre sont partagées. Ces quelques citations témoignent de cette dynamique.

  • « Les entreprises qui réussissent sont celles qui ont une âme. » (Jean-Louis Brault, dirigeant d’entreprise)
  • « La raison d’être d’une entreprise est de créer et de garder un client. » (Théodore Levitt, économiste)
  • « L’entreprise ne peut exiger la loyauté de ses salariés : elle doit la mériter. » (Charles Handy, écrivain)
  • « De l’audace, encore de l’audace, et toujours de l’audace ! » (Georges Jacques Danton)
  • « Le doute est l’ennemi des grandes entreprises. » (William Shakespeare, dramaturge)

Citations pour son patron

Certes, l’exercice du discours revient souvent à la hiérarchie. Mais il arrive parfois que des subalternes doivent s’exprimer au sujet de leur responsable, patron ou manager. Parce qu’il s’en va ou parce qu’il est distingué, ils doivent alors trouver les mots justes tout en évitant la flatterie.

  • « On admet rarement qu’un patron ait eu une vision avant que celle-ci ne soit réalisée. » (Walter Kiechel , écrivain)
  • « Aucune entreprise ne prospère sans l’impulsion d’un homme qui a pour vocation de la conduire. » (Jacques Chardonne, écrivain)
  • « Le patron n’est autre que le personnage qui est en retard quand vous êtes en avance et qui arrive avant si vous êtes en retard. » (Charles Fourier, philosophe)
  • « L’art de diriger consiste à savoir abandonner la baguette pour ne pas gêner l’orchestre. » (Alfred Hitchcock, cinéaste)
  • « On reconnaît un homme à la façon dont il gère son entreprise. » (Ambrose Bierce, écrivain)

Citations pour une inauguration

Les inaugurations de nouveaux locaux donnent systématiquement lieu à un enchaînement de discours. Pour ne pas que votre prise de parole se retrouve noyée dans la litanie des félicitations et des remerciements, une citation bien sentie peut vous distinguer des autres orateurs.

  • « Pour un homme bâtir sa maison, c’est naître une deuxième fois. » (Roch Carrier, écrivain)
  • « Si on ne construit rien sur des regrets, par contre on bâtit sur des résolutions. » (Anne Bernard, écrivain)
  • « Etre un homme, c’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde. » (Antoine de Saint-Exupéry, écrivain)
  • « Sans aucun souci du lendemain, dans un bureau clair et moderne, je passe mes jours. » (Francis Ponge, poète)
  • « Les maisons sont bâties pour être habitées et non point regardées. » (Francis Bacon, philosophe)

Citations pour plaisanter

Elles ne sont pas évidentes à placer, mais ces citations peuvent pimenter un discours. Décalées, iconoclastes voire irrévérencieuses, elles se moquent allègrement du monde du travail. Encore faut-il être certain de son effet et que votre auditoire ait un peu d’humour…

  • « Payez votre personnel le moins possible et c’est ce que vous obtiendrez d’eux. » (Malcolm Forbes, patron de presse)
  • « Plus mon cigare raccourcit, plus je dois tendre le bras vers le cendrier. Un patron aussi a ses soucis. » (Jean Anouilh, dramaturge)
  • « Vie de famille ou de bureau, on se hait mais on ne se quitte pas. »(Monique Bosco, écrivain)
  • « Le travail, ça ne mène à rien, ça tue plus vite ! » (Robert Sabatier, écrivain)
  • « J’aime le travail : il me fascine. Je peux rester des heures à le regarder. » (Jérôme K. Jérôme, écrivain)

ET AUSSI

Les franchiseurs revoient leurs emplacements pour s’adapter aux nouveaux modes de consommation

Se développe désormais une vision multi-format, avec des choix d’emplacements mixés. Essayons de comprendre ce phénomène.

Localisation de votre fanchise

 

 

 

 

 

 

 

Face à des comportements de consommation qui évoluent sans cesse, avec la poussée du numérique mais aussi des changements plus profonds dans l’organisation de nos villes, ou encore des prix de l’immobilier qui connaissent des fluctuations fortes selon les régions, les commerces doivent s’adapter en conséquence pour choisir leurs emplacements. En matière de franchise, l’approche classique voulant privilégier une implantation exclusive en centre-ville ou au contraire en périphérie tend à s’effacer. Se développe désormais une vision multi-format, avec des choix d’emplacements mixés. Essayons de comprendre ce phénomène.

Les emplacements n°1 en perte de vitesse ?

Les emplacements n°1, c’est-à-dire situés sur un axe commercial dit incontournable et bénéficiant de flux importants, sont-ils en train de perdre de leur superbe ? Oui, les emplacements n°1 ou encore les rues n°1 ne peuvent plus justifier du même attrait que par le passé. La faute à un chiffre d’affaires qui doit toujours être en hausse pour rentabiliser un emplacement dont le prix grimpe. Dans des villes qui mènent des politiques d’amélioration du centre-ville, les prix du foncier grimpent logiquement, et le coût des commerces avec. Alors, pour les enseignes, le ratio entre investissement et rentabilité est parfois difficile à atteindre. D’autant que des études montrent que l’effet du réaménagement des centres-villes a tendance à créer un phénomène de rétractation. Des emplacements naguère « en or » subissent parfois le passage en zone piétonne, l’ajout d’un tramway, ou la transformation en bureaux de lots voisins…
Cela ne signifie pas que les emplacements n°1 soient totalement morts ! Désormais, l’implantation optimale pour une entreprise ne se détermine pas forcément selon la qualité de l’emplacement seul, mais bien selon le potentiel de l’emplacement au regard de l’activité de la franchise. Certains commerces s’épanouiront bien plus en périphérie qu’en centre-ville, et les experts qui accompagnent les professionnels dans le choix de leur local intègrent cette vision pour conseiller les futurs franchisés. Un fleuriste, une enseigne de fast-food ou un cabinet de conseil ont tous un emplacement optimal. Et celui-ci est parfois loin d’un centre-ville !

La périphérie, cette zone au potentiel si longtemps oublié

Les valeurs locatives en périphérie n’ont rien de comparable avec celles des centres-villes. Des exemples ? A Bordeaux, comptez entre 120 et 220 € HT HC/m²/an en périphérie contre 1 000 à 1 800€ pour un emplacement n°1 cours de l’Intendance ou rue Voltaire. Même phénomène à Marseille, avec un prix de 1 200 à 1 700 € HT HC/m²/an rue St Ferréol ou rue Paradis, contre 200  à 300€ en périphérie (Plan de Campagne) voire entre 600 et 900€ (Avant Cap). « La typologie des formats commerciaux en périphérie est hétérogène (boîtes commerciales regroupées en entrée de ville, boîtes isolées, parcs d’activités commerciales architecturés) et ce marché connaît actuellement des évolutions structurelles fortes » peut-on lire dans l’étude « les commerces en France » CBRE datée de 2014.
La périphérie, et les communes environnantes des grandes agglomérations, un nouveau terrain de jeu pour des enseignes en franchise ? « Un restaurant Subway peut très bien s’implanter dans une ville de moins de 10 000 habitants » confiait, Patrick Rety, agent de développement de l’enseigne américaine de restauration rapide Subway fin décembre 2015 sur le site de l’Observatoire de la franchise. L’enseigne pourtant associée à l’hyper-centre-ville, avec une image de commerce de proximité qui s’adresse à un mode de vie « citadin », veut sortir de ce cliché. A termes, l’ambition officieuse est de lancer 2 000 restaurants dans l’hexagone, contre un peu plus de 500 aujourd’hui. Ce développement passera inévitablement par des implantations en dehors des grandes villes, via des emplacements périphériques choisis stratégiquement.

Les villes toujours attirantes pour de nouvelles franchises !

Tous les centres-villes de France ne souffrent pas d’un phénomène de désamour et de fuite des commerces. Certaines franchises l’affirment sans détour, elles ne jurent que par ces emplacements. C’est le cas de certaines marques dont l’image est très associée à la vie en ville, et à une certaine image du commerce. S’installer en périphérie pour des enseignes comme L’Occitane en Provence,  Côté Sushi ou encore Repetto, serait un élément qui pourrait diluer le positionnement de la marque.
Mais les villes n’attirent pas uniquement des marques qui y sont implantées historiquement. Ainsi, Georges Sampeur, Président du directoire de BB Hôtelsi, confiait que la chaîne d’hôtels s’invitait désormais à des emplacements jusqu’ici inédits. « La crise, quelquefois, a du bon, dans le sens où le prix de l’immobilier a été réajusté, ce qui nous permet de revenir vers des implantations en centre-ville, qui étaient inaccessibles pour nous dans des périodes fastes. Nous offrons ensuite une prestation qui est adaptée à l’endroit » expliquait le dirigeant au micro de Stéphane Soumier sur BFM Business en février 2016. La clé se trouve ici : désormais, les formats des points de vente s’adaptent aux lieux. Toutes les enseignes s’y mettent, suivant McDonald’s, pionnier dans le domaine. L’enseigne propose des restaurants adaptés à leurs emplacements : dans une gare ou un aéroport, un service rapide pour une clientèle pressée. Mais en périphérie, une aire de jeu pour les enfants, afin de séduire les familles… mais à chaque fois avec la même promesse sur les produits et le service.

Internet influe sur le choix des emplacements des franchises

La poussée du commerce en ligne influence directement la stratégie des enseignes en matière d’implantations. En effet, puisque la tendance est à la consommation en points de vente et sur la toile (omnicanal), il faut présenter aux clients des parcours connectés et complémentaires. Une enseigne qui propose par exemple de commander un produit en ligne et de le retirer en point de vente par la suite ne peut pas réaliser son maillage sans avoir en tête un objectif de présence « stratégique ».
Alors, parfois, un emplacement semblera étrange voire carrément décalé avec les habitudes de l’enseigne, mais sera en réalité pensé pour accompagner ce maillage du territoire au regard des besoins exprimés en ligne. Une franchise en pleine croissance ne peut pas se permettre de présenter une carte de France à trous si elle prétend être une enseigne nationale.
Le choix du local est primordial dans la réussite de l’entreprise. Il doit toujours être réalisé avec l’implication du franchisé si celui-ci est présent à l’origine du projet. Il arrive parfois qu’une période allant de 6 mois à 1 an se déroule entre la signature d’un contrat de franchise et l’ouverture effective du point de vente. Pendant ce long chemin de croix, le franchisé doit être au cœur de la réflexion et participer au choix de l’emplacement. Dans le cas de franchises qui ont un projet d’implantation clairement défini, avec des emplacements cibles, et recherchent ensuite les bons candidats pour ouvrir le point de vente, ne négligez pas les retours des « locaux », et donc de ces candidats. Un emplacement dans une zone commerciale séduisant sur le papier pourra vite apparaitre comme obsolète si les témoignages collectés en local sont mauvais. Le choix du bon emplacement, nerf de la guerre en franchise, passe donc plus que jamais par une bonne étude de coûts, et une enquête terrain solide.
Geoffrey Barre

Levée de fonds : le bon timing selon Bird Office

  • Plusieurs indicateurs précis (nombre produits vendus, nombre d’inscrits site …) prouver offre attire public significatif particuliers d’entreprises.

    Plusieurs indicateurs précis (nombre de produits vendus, nombre d’inscrits sur un site …) doivent prouver que votre offre attire un public significatif de particuliers ou d’entreprises. – Bird Office

  • Arnaud Katz Michael Zribi, cofondateurs Bird Office

    Arnaud Katz et Michael Zribi, cofondateurs de Bird Office – D.R.

A quel moment doit-on effectuer sa première levée de fonds ? Retour d’expérience avec Arnaud Katz, co-fondateur de Bird Office.

 

L’AirBnB des salles de réunion a levé 1,2 millions d’euros fin 2015. Comment la start-up, qui met en relation les entreprises prêtes à partager leurs espaces vacants et les professionnels en quête de salles, a-t-elle procédé, deux ans après sa création ? Arnaud Katz, co-fondateur de Bird Office, expose les quatre principes qui ont mené à la réussite de l’opération.

#1 Avoir déjà des clients et des contrats en poche

Avant de penser à une opération de capital risque, soyez certain que votre activité commence à séduire le marché. Il faut déjà réaliser du chiffre d’affaires ou au moins avoir signé plusieurs contrats ou partenariats qui auront très vite un impact. Plusieurs indicateurs précis (nombre de produits vendus, nombre d’inscrits sur un site …) doivent prouver que votre offre attire un public significatif de particuliers ou d’entreprises. Bref, que la start-up ait pris son envol. Meilleurs seront vos chiffres et plus votre capacité à mobiliser du capital sera forte. Au moment de sa levée de fonds de 1,2 million d’euros fin 2015, Bird Office avait déjà fait la preuve du concept. « La croissance était de 30 à 40% par mois et la récurrence de la clientèle très forte», témoigne Arnaud Katz, co-fondateur en décembre 2013 de cette plateforme de réservation d’espaces professionnels à l’heure ou à la journée.

#2 Ne pas se précipiter sur le premier investisseur

Les bons projets sont souvent très tôt repérés par les investisseurs. Surtout s’ils ont été distingués par des concours de start-up. « Aux sollicitations d’un fonds, n’hésitez pas à lui répondre : revenez me voir dans un mois, si vous ne vous sentez pas encore suffisamment solide pour présenter votre projet», recommande Arnaud Katz.
Ne vous focalisez pas uniquement sur le montant à lever, la capacité du fonds à vous accompagner sera aussi importante.« Entre plusieurs investisseurs, choisissez celui avec lequel vous avez envie de bosser, poursuit l’entrepreneur. Le fonds News Invest qui nous a financés est aussi là pour nous aider à développer l’activité. Leur management est très opérationnel, réactif avec un réseau qui peut répondre à nos besoins ».

#3 Anticiper la durée de l’opération

En moyenne, une opération de levée de fonds prend facilement six mois. Si vos résultats sont encore fragiles, la durée peut encore s’allonger. Sollicitations restées sans réponse, rendez-vous sans suite … le marathon va vous épuiser. Si vous ne réussissez pas à faire rêver l’investisseur, il sera difficile d’avoir une seconde chance. C’est pour cela qu’il ne faut pas partir trop tôt. « En revanche, si votre traction est réelle et mesurable, la levée de fonds peut se boucler assez rapidement, affirme Arnaud Katz. Il a suffi de quelques entretiens et au bout de trois semaines notre investisseur a donné le feu vert. Un mois de plus a été ensuite nécessaire pour concrétiser le deal avec les avocats ».

#4 Avoir une réserve de trésorerie

N’attendez pas non plus d’être en panne de trésorerie pour solliciter des investisseurs. En étudiant vos comptes, ces derniers s’apercevront vite de votre situation et en profiteront pour vous imposer des conditions défavorables. Par exemple une valorisation très inférieure à celle que vous espériez. Le couteau sous la gorge, vous serez tenté d’accepter n’importe quoi. « Pour notre part, nous avons toujours au moins six mois d’avance dans les caisses, assure Arnaud Katz. Nous étions donc très sereins au moment de négocier. L’idéal est d’inverser le rapport de force en donnant à l’investisseur le sentiment qu’il a besoin de vous ». 

 

Par BRUNO ASKENAZ

 

Ces signes qui montrent que vous êtes mentalement fort

La force mentale est une qualité qui peut s’identifier très rapidement. Voici quelques indices pour vous aider

La force mentale prend du temps à se développer. C’est un exercice quotidien qui vous pousse à grandir plus fort, à maintenir un niveau d’optimisme réaliste, et à fixer des barrières saines. Les personnes mentalement fortes ne perdent pas de temps à se morfondre ou à faire don de leurs facultés aux autres.

Comment savoir si nous faisons partie de ce groupe de personnes ? Nous avons posé la question à la psychothérapeute Amy Morin, auteur de l’ouvrage « 13 Things Mentally Strong People Don’t Do. »

Morin a partagé ces 21 signes qui prouvent que vous êtes mentalement plus fort que la moyenne :

Vous compensez l’émotion par la logique

Les personnes fortes mentalement comprennent que leurs émotions peuvent affecter leur pensée. Dans le but de prendre les meilleures décisions possibles, elles compensent leurs émotions avec de la logique.

Vous ne dénigrez pas les autres

Alors qu’il est tentant de faire des excuses, se plaindre à propos des autres ou éviter les situations difficiles, les personnes mentalement fortes refusent de perdre leur temps sur ce genre d’activités contre-productives.

Vous vous sentez confiant quant à vos capacités à vous adapter aux changements

Les individus qui se sentent bien dans leur tête savent que même si le changement est inconfortable, il est tolérable. Ils concentrent leur énergie à s’adapter au changement, plutôt qu’à s’y opposer.

Vous faites face aux peurs qui vous freinent

Bien que les personnes fortes mentalement n’aient pas besoin de vaincre leurs peurs pour prouver quelque chose aux autres, elles vont faire tout leur possible pour faire face aux peurs qui leur sont un frein.

Vous apprenez de vos erreurs

Les personnes solides dans leur tête ne se cachent pas ou ne s’excusent pas de leurs erreurs. Elles se servent de leurs erreurs et en tirent de précieuses leçons.

Vous trouvez un équilibre entre acceptation et amélioration de soi

Si elles éprouvent un besoin de développement personnel, les personnes solides mentalement s’acceptent telles qu’elles sont.

Vous fêtez sincèrement le succès des autres

Plutôt que de se battre avec ceux qui les entourent, les personnes mentalement fortes privilégient la coopération. Pour elles, le succès des autres ne diminue pas la valeur de leurs propres prouesses.

Vous vivez facilement en accord avec vos valeurs

Connaître vos priorités et vivre en accord avec vos valeurs permet de prendre les décisions avec aisance et d’être mentalement bien structuré.

Vous passez du temps à parfaire vos compétences

Alors que certaines personnes cherchent l’approbation des autres, d’autres sont moins soucieuses de gagner la reconnaissance de leurs pairs. Elles sont intrinsèquement motivées à devenir meilleures, avant tout pour elles.

Vous vivez une vie authentique

Les personnes fortes mentalement sont vraies envers elles-mêmes. Leurs paroles sont en accord avec leur attitude.

Vous voyez les épreuves comme des opportunités de développement

Alors que les épreuves difficiles rendent certaines personnes aigries, d’autres laissent l’adversité les rendre meilleures.

Votre estime de vous dépend de qui vous êtes, et non de ce que vous accomplissez

Les personnes fortes mentalement se sentent bien dans leur peau, qu’elles gagnent ou qu’elles perdent.

Vous êtes prêt à attendre un peu pour être satisfait

La patience caractérise la force mentale. Les personnes fortes considèrent les buts à atteindre comme un marathon, et non comme un sprint. Elles sont prêtes à tolérer une douleur sur le court terme lorsque cela peut apporter un gain sur le long terme.

Vous vous remettez vite d’un échec

Ne pas voir un échec comme une fin en soi est un élément qui caractérise les personnes mentalement fortes. Au contraire, ces dernière utilisent leurs échecs comme des opportunités d’acquérir des connaissances qui augmenteront leur chance de réussite dans le futur.

Vous êtes un optimiste réaliste

Les personnes fortes mentalement sont capables de chercher le meilleur partout et de tout voir du bon côté, mais elles ne laissent pas leurs tendances optimistes troubler la réalité.

Rappelez-vous: c’est un marathon, pas un sprint. © Monkey Business – Fotolia.com

Vous acceptez les responsabilités personnelles pour vos choix

Si les personnes dotées d’une bonne force mentale prennent toujours l’entière responsabilité de leurs actions, elles ne sont pas trop dures envers elles.

Vous exprimez votre reconnaissance

Au lieu de crier qu’elles ont besoin de plus, les personnes fortes mentalement admettent qu’elles ont plus que ce dont elles ont besoin.

Vous vous concentrez sur ce que vous pouvez contrôler

Les personnes fortes mentalement  sont efficaces et productives dans la vie car elles consacrent leurs ressources aux choses qu’elles peuvent contrôler.

Vous résolvez activement vos problèmes

Les personnes à la force mentale développée ne s’attardent pas sur le problème. Elles trouvent des solutions.

Vous êtes prêt à apprendre davantage de tout ce qui vous entoure

Les personnes fortes mentalement apprennent constamment des situations et personnes qu’elles rencontrent tous les jours.

Vous travaillez sur vos faiblesses plutôt que de les masquer.

Alors que beaucoup de personnes travaillent dur pour dissimuler leur vulnérabilité, les personnes fortes mentalement mettent à contribution leur énergie pour améliorer leurs défauts.

 

Article de Steven Benna. Traduction par Caroline Brenière, JDN

Voir l’article original : 21 signs you’re mentally stronger than average

5 astuces pour espionner la stratégie web de vos concurrents

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Créer un flux RSS avec les blogs des concurrents

Pour commencer, listez tous les concurrents qui ont un blog et relevez leur flux RSS. Ensuite, à l’aide d’un outil comme Netvibes ou Feedly, vous pouvez regrouper tous ces flux.

Chaque matin ou chaque soir, il vous suffit de les consulter pour connaître les derniers articles publiés.

Créer un flux RSS avec les médias spécialisés de votre secteur

De la même manière que vous avez relevé les blogs de vos concurrents, listez les médias spécialisés dans votre domaine d’activité. Ils publient généralement des informations sur vos concurrents et révèlent aussi les nouveaux acteurs du marché.

C’est aussi un excellent moyen de veiller sur les évolutions de votre secteur et les nouvelles attentes des consommateurs.

Créer des alertes sur les raisons sociales des concurrents

Pour que la veille sur vos concurrents soit complète, créez des alertes sur leur raison sociale. Vous pouvez utiliser un outil gratuit d’e-rupation comme Google Alertes ou payant, mais plus complet, comme Alerti ou Mention. Les résultats de ces alertes font remonter tous les articles et contenus des réseaux sociaux parlant des entreprises concurrentes.

Vous pouvez ainsi analyser les retombées de leur stratégie digitale et les feedbacks concernant leurs prestations. Ces données vous aideront à optimiser vos offres commerciales et à affiner votre communication.

Ajouter les comptes Twitter de concurrents dans une liste privée

Vos concurrents ont-ils un compte Twitter ? Si c’est le cas, profitez-en aussi pour veiller sur leurs posts sur le réseau de microblogging. Pour les espionner en toute discrétion, créer une liste privée, nommée « Concurrents » par exemple, et ajoutez-les. Attention, ne les suivez pas !

Il vous suffira de faire régulièrement un tour sur cette liste pour visualiser et analyser leurs dernières publications et leur stratégie.

S’abonner à leur newsletter

Une autre méthode pour garder vos concurrents en ligne de mire est de vous abonner à leur newsletter. Pour cela, évitez de choisir votre adresse professionnelle pour ne pas vous trahir. Prenez une adresse neutre en gmail ou outlook, qui vous servira seulement à effectuer votre veille.

Vous recevrez en direct les dernières actualités de l’entreprise, ainsi que ses offres commerciales. Idéal pour faire une contre-proposition aux consommateurs ou trouver comment être plus performant !

Faire appel à un freelance sur Codeur

Oui, il est vrai qu’une veille concurrentielle est chronophage, mais cela en vaut la peine ! C’est une technique performante qui vous permettra d’ajuster votre stratégie ou de trouver des idées pour la faire évoluer.

Si vous n’avez pas le temps de vous en occuper, nous disposons de freelances prêts à vous aider ! Ils pourront mettre en œuvre toutes les bonnes pratiques répertoriées dans cet article et vous transmettre un reporting mensuel des retombées concurrentielles, ainsi que des actions à retenir.

Postez dès aujourd’hui votre annonce gratuite pour trouver un freelance spécialisé dans la veille.

Et vous, comment veillez-vous sur vos concurrents ? N’hésitez pas à partager vos bonnes pratiques en commentaires.

Les 6 règles de l’honnêteté intellectuelle

L’honnêteté intellectuelle est comme toute vertu : la plupart des gens la saluent, mais peu la pratiquent. Et ce, parce que peu de gens en sont capables. En effet, être intellectuellement honnête est difficile car cela requiert d’aller à l’encontre de tendances psychologiques instinctives, et donc un effort mental.

Il est certaines professions où l’honnêteté intellectuelle joue un rôle particulièrement crucial : le magistrat devant juger objectivement une personne qui pourtant incarne tout ce qu’il déteste à titre personnel, ou encore le scientifique devant remettre en question sa propre théorie face à des résultats expérimentaux défavorables. Cette droiture intellectuelle témoigne indéniablement d’une immense grandeur d’esprit, dont peu de personnes, encore une fois, sont capables.

Voici selon moi les 6 traits principaux de l’honnêteté intellectuelle.

#1 Ne pas mentir, ni aux autres ni à soi-même

“Ne pas se raconter d’histoires, ne pas s’abuser soi-même, étant entendu qu’on est soi-même la personne qu’il est le plus facile d’abuser.Richard Feynman (1918-1988)

Le mensonge a une fonction de préservation de l’intégrité psychique, aussi est-il très difficile de ne pas mentir. J’ai tendance à penser que pour éviter de duper les autres, il faut d’abord apprendre à ne pas se duper soi-même. Cette auto-duperie consiste à se détourner de la vérité en se racontant des histoires. Ne pas se duper soi-même implique donc de ne pas se chercher d’excuses, de reconnaître ses erreurs et ses échecs, et de réfléchir sur les motivations réelles de ses comportements.

#2 Se défaire de son égocentrisme

“Il y a des gens tellement égocentriques que, fermant les yeux, ils croient que le monde s’est éteint.Grégoire Lacroix (1933-)

L’égocentrisme est la tendance à tout ramener à soi et à surpondérer son propre point de vue. Le psychologue Jean Piaget avait montré que le développement psychologique de l’enfant se caractérise par une réduction progressive de l’égocentrisme. Lorsqu’il constate que la lune bouge dans le ciel, l’enfant pense d’abord que c’est la lune qui le suit avant de progressivement se décentrer de son point de vue.

On constate la même évolution dans l’histoire des idées, celle d’une réduction de l’égocentrisme de l’Homme. Copernic tout d’abord, montre que c’est le Soleil et non la Terre qui est au centre de l’Univers. Darwin ensuite montre que l’Homme n’est pas une création divine mais le produit d’un processus strictement matériel, l’évolution biologique. Freud enfin suggère que l’Homme n’a même pas le contrôle total de ses actes (Le moi n’est pas maître dans sa propre maison).

L’honnêteté intellectuelle passe par une réduction de son égocentrisme. Cela implique de savoir relativiser son propre point de vue et de faire l’effort d’envisager les choses d’un point de vue différent du sien. Dans son propre référentiel, on a raison et l’autre a tort. Mais les choses peuvent se révéler différemment si l’on s’efforce de s’extraire de son propre point de vue.

Réduire son égocentrisme consiste aussi à ne pas croire que son expérience personnelle est représentative. En effet, même sans être animé d’une volonté de se donner une importance particulière, parler de soi et évoquer son expérience personnelle est toujours agréable. Ainsi, lorsqu’une personne parle d’un événement qui lui arrive, nous avons tendance à nous référer à la façon dont nous avons vécu nous-mêmes cet événement en sous-entendant que notre expérience personnelle est prototypique. Or cela est faux bien entendu : chaque personne a sa propre histoire et aucune n’est plus représentative qu’une autre. Il faut là encore se défaire de son égocentrisme en n’accordant pas à sa propre histoire plus de typicalité qu’elle n’en a.

#3 S’efforcer d’être objectif

L’objectivité est la “surveillance intellectuelle de soi écrivait Gaston Bachelard (1884-1962).

A mon sens, l’objectivité est la caractéristique la plus importante de l’honnêteté intellectuelle. Être objectif dans une situation donnée, c’est prendre en compte tous les éléments en jeu (pas seulement ceux qui nous arrangent) et les considérer de façon rationnelle (non biaisée).

Autrement dit, une attitude objective consiste à mettre tous les éléments sur la table et à faire la colonne des « + » et la colonne des « – » pour toutes les alternatives. Il faut donc s’efforcer de faire la colonne des « + » même pour les alternatives que l’on n’aime pas, et faire la colonne des « – » même pour les alternatives que l’on aime bien. De façon prosaïque, est objectif celui qui sait reconnaître les qualités de ses ennemis et les défauts de ses amis, celui qui accepte l’idée qu’il y a des gens bien qui font des mauvaises choses et des gens mauvais qui font de bonnes choses.

Être objectif consiste donc à être capable de nuancer son jugement et à ne pas voir les choses de façon manichéenne ou clivée.

#4 Considérer les faits avant tout

“In God we trust; all others must bring data. Edwards Deming (1900-1993)
Les débats sont souvent stériles car ils reviennent à une opposition d’idées et d’opinions sans considération pour les faits. A cet égard, la plupart des gens sont victimes du biais de confiance subjective. Ils pensent qu’une idée est vraie parce qu’ils trouvent le raisonnement qui la sous-tend convaincant. Ils pensent que l’on peut prouver une idée sur la seule base d’un raisonnement théorique.

Mais ils se trompent, car le degré de véracité d’une idée se juge avant tout au regard des faits, des éléments tangibles qui l’étayent. Si vous pensez que la catégorie socio-professionnelle des parents a peu d’influence sur la réussite scolaire des enfants, ou si vous pensez que le système éducatif français est moins performant que le système éducatif allemand, vous devez mettre des faits (en l’occurrence des chiffres) sur la table.

Si appuyer sa démarche intellectuelle sur des faits est une bonne chose, encore faut-il le faire correctement. A ce propos, une erreur très répandue consiste à ne considérer qu’un seul fait, qu’un seul exemple pour appuyer une idée. Or un exemple isolé ne prouve rien. Et multiplier les exemples n’est guère mieux (“The plural of anecdote is not data). Ainsi, invoquer le cas de son grand-père qui a fumé jusqu’à 80 ans sans cancer n’invalide pas le lien statistique entre tabagisme et cancer. Les esprits simples raisonnent sur des cas particuliers alors que les esprits réfléchis raisonnent à un niveau général à l’aide de statistiques.

#5 Ne pas confondre la réalité et la réalité telle qu’on voudrait qu’elle soit

When we can’t fit a square peg into a round hole, we’ll usually blame the peg—when sometimes it’s the rigidity of our thinking that accounts for our failure to accommodate it.” Nate Silver (1978-)

Chacun d’entre nous souscrit à une certaine idéologie et une certaine vision du monde, ce qui se traduit par l’utilisation de certaines catégories mentales. En général, lorsque l’on n’arrive pas à faire rentrer la réalité dans nos propres catégories mentales, on blâme la réalité. On lui en veut de ne pas correspondre à ce qu’on voudrait qu’elle soit. Ici, l’honnêteté intellectuelle consiste à se défaire de cette tendance, c’est-à-dire à ne pas confondre notre vision particulière du monde et le monde tel qu’il est réellement.

Que fait-on quand l’une de nos croyances ne concorde pas avec la réalité ? Les personnes rationnelles abandonnent leur croyance, les personnes irrationnelles abandonnent la réalité. Pourquoi ces dernières agissent-elles ainsi ? Tout simplement parce ce que ce qui compte pour elles au fond, c’est de préserver leur idéologie et leurs valeurs personnelles. Elles sont enclines à rejeter un élément factuel si celui-ci n’est pas en conformité avec le monde tel qu’elles voudraient qu’il soit. Avoir cette attitude, c’est prendre ses désirs pour des réalités.

Par exemple, sur la question de l’inné et de l’acquis, la posture idéologique socialement valorisée consiste à affirmer que l’environnement façonne davantage une personne que ses gènes. Cette posture est bien résumée par Franck Ramus, directeur de recherches au CNRS [3] : “Si le comportement était génétiquement déterminé, cela signifierait que nous ne disposons d’aucun libre-arbitre, que nous ne sommes pas maîtres de nos actes, et par conséquent que l’on ne peut nous imputer la responsabilité de nos actes. Comme c’est inconcevable, il est impossible que le comportement soit déterminé génétiquement.

On n’oublie qu’il s’agit avant tout d’une problématique empirique et non idéologique. Ainsi, toute personne qui jetterait le discrédit sur un résultat scientifique sous prétexte qu’il ne va pas dans le sens de son idéologie personnelle ferait preuve d’une malhonnêteté intellectuelle patente.

#6 Accepter le doute

“Tout le problème de ce monde, c’est que les idiots et les fanatiques sont toujours si sûrs d’eux, tandis que les sages sont tellement pleins de doutes. Bertrand Russell (1872-1970)

“On mesure l’intelligence d’un individu à la quantité d’incertitudes qu’il est capable de supporter. Emmanuel Kant (1724-1804)

Accepter le doute est contre naturel car notre cerveau est biologiquement programmé pour réduire l’incertitude. Dans la perception visuelle par exemple, celui-ci résout en permanence un problème… insoluble : déterminer l’objet réel (en 3 dimensions) à partir de l’image rétinienne (qui elle est en 2 dimensions). Ce problème est insoluble car à une même image rétinienne peuvent correspondre plusieurs objets différents : il y a une incertitude fondamentale (ce que les physiciens appellent un problème d’optique inverse). Pour trancher cette incertitude, le système visuel utilise des hypothèses, des connaissances sur la structure du monde extérieur.

“Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie écrivait Blaise Pascal dans ses célèbres Pensées. L’esprit humain déteste l’incertitude. Il cherche par conséquent à la réduire autant que possible. Et pour combler le vide, il utilise des hypothèses, des supputations. En fait, celles-ci lui permettent moins d’atteindre la connaissance qu’un sentiment de certitude. Comme le notait très justement le philosophe Bertrand Russell, « Ce que les hommes veulent en fait, ce n’est pas la connaissance, c’est la certitude. »

Mais la plupart du temps, les hypothèses que nous formulons pour réduire le doute et l’incertitude sont au mieux hasardeuses, au pire, totalement erronées. L’honnêteté intellectuelle consiste ici à se défaire de ces hypothèses hasardeuses au profit du doute. Bref, être tout simplement capable de dire « Je ne sais pas ».

Notre refus instinctif du doute se manifeste très explicitement au travers de la façon dont nous appréhendons la présomption d’innocence. Comme le souligne l’avocat pénaliste Éric Dupond-Moretti, lorsqu’une personne fait l’objet d’une mise en accusation, notre premier réflexe est de demander « Qu’est-ce qu’elle a fait ? » plutôt que « Que lui reproche-t-on ? ». Et ce, car il est psychologiquement plus confortable de croire qu’un accusé est coupable que d’accepter le doute sur sa culpabilité.

Conclusion

Au final, l’honnêteté intellectuelle est la capacité à se défier de soi-même, à être conscient de ses biais, et à prendre du recul pour considérer les choses de façon sereine et rationnelle. Ainsi, une personne intellectuellement honnête est pondérée, formule des jugements nuancés, remet toujours en cause sa première impression/intuition, et accepte le doute.

Les règles de l’honnêteté intellectuelle sont aussi simples à énoncer que difficiles à respecter dans les différentes situations personnelles et professionnelles que nous rencontrons. Personnellement, je ne suis pas capable de suivre ces règles de façon systématique. Mais je crois que c’est être honnête que de le reconnaître.

 

par Vincent Berthet

 

Donnez un coup de TRUMP à votre inbound marketing

inbound

 

Que vous l’aimiez ou pas, il faut admettre que d’un point de vu inbound marketing, Donald Trump a plutôt bien réussi son coup. Il se hisse tout en haut de la campagne des primaires américaines malgré des dépenses relativement basses comparées à celles de ses concurrents.

Définition et méthode de mise en place de l’inbound marketing

  1 – Connaître son audience

Qu’est ce qui fait de la campagne de Donald Trump un tel succès ? Hey bien le gars connaît son audience, tout simplement. C’est une étape primordiale pour vous assurez de la réussite de votre stratégie d’inbound marketing.

Déterminez le profil de vos acheteurs. Qui sont-ils ? qu’est ce qui est important pour eux ? Comment vous pouvez les aider à résoudre leurs problèmes ?  Toutes ces questions pour mettre en phase votre offre et leurs besoins.

Source : http://www.lizhidalgo.com/

2 – Parler le même langage que son audience

Donald Trump est le fils d’un multi-millionnaire. On ne peut pas vraiment dire qu’il est parti de rien pour faire sa fortune. Il a reçu la meilleure éducation scolaire et 1 million de dollars de son papounet pour démarrer son business.

On ne peut pas dire qu’il ait beaucoup de point commun avec sa base d’électeurs mais il sait comment leur parler.

Si vous connaissez votre audience (comme vu dans le point 1) vous saurez comment attirer leur attention. L’homme à la mèche blonde sait que sa base électorale s’inquiète de l’afflux d’immigrants, a peur que quelqu’un (les démocrates) prennent leurs armes, qu’ont viennent voler leurs boulots et colonniser leurs quartiers. C’est donc exactement de ces problèmes qu’ils leurs parlent avec leurs propres mots et en retour il obtient leur adhésion.

La plupart des entreprises font l’erreur de parler à leurs clients en utilisant le jargon métier plutôt que d’employer les termes et le ton de leurs interlocuteurs. Résultat, le message est brouillé et la connexion ne se fait pas.

3 – Ne pas être fade

Source : campagne #DrivenByStyle

Que se passe t-il lorsque Donald fait une déclaration controversée ? Toute la presse en parle (en bien ou en mal mais plus en mal qu’en bien) et c’est exactement ce dont il a besoin pour réussir dans son business actuel, « which is » devenir président.

L’important pour une entreprise est de raconter une histoire dans laquelle son futur client pourra se reconnaitre et qui suscitera une émotion. Il va s’en dire qu’en tant qu’entreprise vous n’irez pas aussi loin que Trump en affirmant tout et n’importe quoi pour être en phase avec votre public (Vous pensez vraiment qu’il va construire ce fameux mur entre le Mexique et les Etats-Unis ?!).

Je trouve que cet exemple de Philips est plutôt pas mal en terme de story telling : http://www.philips.fr/a-w/innovationandyou/article/extended-story/chorale-a-couper-le-souffle.html

 4 – Etre différent de ces concurrents

Pensez-vous qu’il y a une réelle différence de fond entre Mister T. et ses comparses du parti républicain ? Non pas vraiment, l’idéologie est la même, c’est celle du parti finalement. Mais il arrive à se détacher du lot par la « forme », son style, son attitude en bref sa marque.

Dans un marché ultra-concurrentiel, une entreprise doit aussi se différencier (« poke » Michael Porter). L’exemple des taxis contre les uber-like est typique d’une entreprise qui n’a pas su appliquer ce principe. Outre les problématiques legislatives, elle s’est retrouvée avec une proposition de valeur inférieure à ces concurrents pour un prix souvent supérieur. Pour sortir du lot elle devra non-seulement obtenir (à minima) l’alignement des prix mais aussi augmenter la valeur perçue du service pour se différencier.

Dans cette course aux primaires américaines, « The Trump », a bel et bien su imposer sa marque grâce à des principes d’inbound marketing :

  • Créer un contenu à valeur ajouté à tendance virale pour sa cible
  • Mettre en place un mix paid-earned-owned media très efficace
  • Transformé son audience en prospect (dans son cas des supporters)
  • Transformé ses prospects en acheteurs (votant) mais rien est encore fait.

Un exemple qui devrait inspirer pas mal d’entrepreneurs qui souhaitent eux aussi développer l’engagement avec leur cible et infine booster leur business.

Chronique de Gilles Gumbs

Cessez de chercher le business model digital disruptif

Comme j’ai pu l’écrire un certain nombre de fois depuis le début de l’année, la transformation digitale est en route, on a lancé la fusée mais on a du mal de la faire atterrir. Pour mémoire Arthur D. Little nous dit que l’essentiel des entreprises est « quelque part sur son chemin » et Cap Gemini Consulting que 7% seulement des entreprises sont expertes en digital et que 56% des entreprises ont commencé à travailler leurs compétences digitales sans pour autant percevoir de retour sur investissement. Les dirigeants eux-même, ont décidés de faire avancer les choses. Armés de bonne volonté, ils semblent dans de nombreux cas «au milieu de quelque» part sans savoir trop où aller. Avec de vagues certitudes sur ce qu’ils cherchent et un gros point d’interrogation quant à comment et où le trouver.

«La transformation digitale c’est des business nouveaux reposant sur de nouvelles expériences». C’est la définition de la transformation digitale qui fait foi aujourd’hui et si comme toute définition synthétique d’un domaine aussi large elle est forcément un peu réductrice, elle ne donne pas moins une idée assez claire des enjeux. Et pourtant elle fait beaucoup de mal à qui ne sait pas la manier et la prend au pied de la lettre.

La transformation digitale ne commence pas par le business model

C’est ainsi qu’on voit des entreprises se mettre en quête de trouver le fameux business model qui les sauvera. Prenez deux minutes pour imaginer la situation. Des personnes (souvent dirigeants et managers) plongées dans un environnement nouveau qu’elles ne connaissent le plus souvent que depuis peu et de manière conceptuelle faute de pratique personnelle, et qui se mettent à réfléchir à un business model nouveau le business model étant aussi quelque chose de conceptuel et théorique tant qu’on a pas essayé de le mettre en œuvre.

Vous imaginez le résultat : ça plane, ça phosphore, on a des réflexions de haut niveau mais au final rien n’atterrit. Et tout le monde reste perdu, comme en apesanteur au milieu de nulle part, en se disant qu’on est pas loin d’avoir mis le doigt sur quelque chose mais sans jamais le toucher. Donc on accouche d’une vague vision dont on confie l’exécution à d’autres qui eux même cascadent…en espérant qu’à un moment dans la chaine quelqu’un va avoir un éclair de génie et raccrocher tout ça à quelque chose de tangible.

Laissez moi vous dire quelque chose. Personne (ou presque) n’a inventé de business model nouveau ex-nihilo. Jamais. Pas plus à l’ère digitale qu’avant. C’est une approche trop lointaine et théorique.

Ce que les gens ont inventé c’est des offres, des produits, et surtout des services qui, ils le pensaient, répondaient à un besoin et, ils l’espéraient, aller rencontrer leur marché. Et parmi toutes ces idées certaines ont effectivement fonctionné et a posteriori ont créé un business model nouveau. On construit une offre, un service, de la nature de ce service découle une manière nouvelle ou non d’organiser la production et la chaire de valeur et, dans l’affirmative, on tient un business model.

Le business model est un produit dérivé de l’offre

Le business model se construit inconsciemment et simultanément avec l’offre et n’est post-rationalisé pour être industrialisé que si l’offre rencontre un marché. Sinon on jette tout (et parfois un business model prometteur accolé à une offre mal ficelée…c’est ce qu’on appelle jeter le bébé avec l’eau du bain). Par contre une fois qu’on a trouvé quelque chose qui fonctionne, on peut décliner le business model à l’envi sur de nouvelles offres.

Puisque tout le monde a les yeux braqués sur Uber, pensez vous une seule seconde que ses fondateurs aient voulu créer un business model nouveau et inventer l’«uberisation»? Aussi talentueux soient ils, ce serait aller vite en besogne. Il sont d’abord voulu résoudre un besoin, un problème client. Ce faisant ils ont imaginé de mettre en relation une offre et une demande qui n’avaient pas les moyens de se rencontrer et, en passant, ont réglé un problème d’expérience par l’application, le parcours client et le choix de prestataires plus haut de gamme que ceux qu’ils remplaçaient. Le modèle nouveau a été le résultat, pas le départ. Ils n’ont pas démarré en se disant « tient on va se positionner différemment dans la chaîne de valeur». Uber n’a cherché à Uberiser personne. Ils l’ont fait mais c’était le résultat, pas le but

Partant de là j’en vois beaucoup obnubilés par le fait de se déplacer dans la chaîne de valeur sans aucune considération de besoin client ou de chaîne d’expérience. On invente ainsi des modèles qu’on a du mal de faire atterrir et opérationnaliser car ils ne correspondent à aucune demande. Ce sont des concepts à la recherche d’un problème alors que nous avons déjà assez de problèmes à la recherche d’une solution sans essayer de s’occuper de ceux qui n’existent pas.

Je reviens sur cette fantastique tribune de Thomas Guyon à laquelle je souscris dans une très large mesure. Tous les outils, canevas méthodologique et baguettes magiques utilisés aujourd’hui pour aider les entrepreneurs à accoucher de business models sont faits pour expliquer et analyser des business existants, pas pour en créer de nouveaux.

Des expériences digitales ne supposent pas toujours un business model nouveau

«Nouveaux business models reposant sur de nouvelles expériences». Si on lit la phrase avec attention on en comprend le sens. L’expérience vient avant le business model. C’est le business model qui découle de l’expérience et pas l’inverse.

Donc rien ne sert de chercher des business models et de commencer par cette partie. C’est du client que tout part.

Mais ça n’est pas tout, la transformation digitale peut se traduire par de nouvelles expériences sans changement de business model.

Prenons le domaine de l’aérien et sa digitalisation depuis 10 ans.

  • on a pu acheter ses billets sur le web
  • on a pu s’enregistrer sur le web
  • on a dématérialisé la carte d’embarquement
  • on a dématérialisé la totalité du parcours client
  • on a apporté de nouveaux canaux de servicing
  • on a créé de nouvelles expériences sur la partie «inspiration» du parcours d’achat
  • on a délivré par des canaux digitaux des services autrefois physiques sans pour autant en changer le modèle économique (presse en ligne, streaming de vidéos en wifi dans l’avion sur tablettes..)
  • on a équipé les agents en vol et sol d’applications sur tablette permettant de mieux servir le client, d’anticiper ses besoins en le connaissant mieux et de pouvoir régler ses problèmes in situ.

 

Aucune transformation du business model et pourtant en 10 ans on ne peut pas dire que l’expérience digitale n’a pas fait un grand bond en avant. Comme quoi on peut se digitaliser par l’expérience sans pour autant transformer son business model (en tout cas pas pour des motifs digitaux).

Moralité, il vaut mieux commencer par s’occuper de l’expérience client (et employé), partir de vrais besoins au lieu de perdre dans la jungle de la réflexion sur les business model. Quand on a une idée qui fonctionne, le business model suit.

 

bertrand-duperrinBertrand Duperrin est Digital Transformation Practice Leader chez Emakina. Il a été précédemment directeur conseil chez Nextmodernity, un cabinet dans le domaine de la transformation des entreprises et du management au travers du social business et de l’utilisation des technologies sociales.

Par Bertrand Duperrin