Les décideurs et stratèges des grandes et moins grandes villes du monde s’animent désormais autour du nouveau Graal de la modernité urbaine. Ainsi, le concept extensible de la ville intelligente, c’est-à-dire branchée et davantage efficace dans la gestion de données nécessaires aux métiers de l’intendance urbaine et à sa trésorerie, fait-il désormais partie du langage technocratique. Osons croire que les politiques d’affectation de ressources humaines compétentes soient incluses dans les délibérations des décideurs.
Les régions intelligentes : repenser le territoire
Toutes les communautés humaines ne vivent pas forcément dans les pôles urbains. Distantes ou périphériques, leur personnalité diffère, leur dynamisme et leurs leviers de développement aussi.
Leur intelligence se structure aussi différemment. Le concept de territorialité prend alors ici toute son importance.
Cette pensée stratégique trouve, depuis quelques années, un écho dans plusieurs régions du monde. L’Europe communautaire a sans doute été la plus porteuse de réflexions et d’initiatives. Crise de l’emploi oblige! Ainsi, le Projet EUROPE 2020 se distingue-t-il par une trilogie de préoccupations qui vont de l’innovation sous toutes ses formes, à l’inclusion sociale et à la croissance verte. La déclinaison économique :
• une économie intelligente centrée sur la connaissance et l’innovation;
• une économie durable, soucieuse d’une optimisation dans l’exploitation et l’utilisation des ressources et la protection de l’environnement;
• une économie inclusive porteuse d’une croissance et d’un maintien de l’emploi.
La territorialité devient le champ opérationnel pour l’élaboration et l’implantation de ce nouveau modèle de croissance. La table est ainsi mise pour la promotion des régions intelligentes. L’attribution des pouvoirs et des rôles se régionalise, fils conducteurs de la mobilisation et de la cohésion des parties prenantes.
Les groupes stratégiques de spécialisation, assimilables partiellement aux grappes industrielles, assurent la formulation des diagnostics et le bilan des forces et des faiblesses. S’ajoutent à l’effort concerté les propositions relatives aux périmètres d’activités et de potentiel de développement.
Les axes de support :
• les réseaux d’acteurs de l’innovation;
• le coffre d’outils pour la mise en œuvre des activités :
• la promotion de la culture d’innovation au sein des organisations;
• les collaborations entre partenaires industriels, scientifiques et académiques;
• la formation du capital humain à la gestion de l’innovation et à la créativité;
• la diffusion de l’information et la sensibilisation publique.
Ainsi, une région à fort potentiel agro-alimentaire pourrait bénéficier d’un effet de proximité accrue ou d’une mise en réseau davantage efficace et concurrentielle avec des centres de recherche, de transformation et d’exportation hors-région. En suivraient des allocations de ressources appropriées pour l’aménagement de réseaux routiers, l’accès à l’information stratégique et la préparation des compétences technologiques, managériales et opérationnelles requises.
Au Québec, à parier que la prime de la Région intelligente qui sera décernée pour la première fois ira… à Chaudière-Appalaches pour son audace, sa rigueur et l’esprit de concertation qui la distingue si avantageusement à plusieurs niveaux. De plus, cette région si dynamique regroupe tous les ingrédients de la réussite. Quelle sera la deuxième? Les paris sont ouverts!!
L’écosystème stratégique régional
Les porteurs de développement des régions intelligentes auront le souci de faciliter l’incubation de projets innovants dans des domaines d’activités stratégiques (DAS) innovants.
Les dispositifs appropriés privilégieront ainsi les projets innovants, l’accompagnement des PME innovantes, l’encadrement des transferts technologiques et la cohésion sociale interne et communautaire.
Le bon fonctionnement de l’horloge sera tributaire d’une saine gouvernance (règles du jeu claires) et d’un leadership capable de piloter et d’animer les choix, de renforcer les partenariats et de veiller intelligemment…
En un mot, le pouvoir aux régions, lieux de proximité, d’action concertée et d’intelligence stratégique.



« Vous avez rarement l’occasion de faire deux fois une bonne impression. La période d’intégration est vitale pour se construire une image positive qui va au-delà de la réalisation des tâches. Bien sûr, vous devrez réaliser un travail impeccable durant les premières semaines en entreprise, mais la compréhension de la société et de la manière dont vos collègues travaillent est nécessaire. Ces derniers vous percevront très probablement à votre arrivée comme un concurrent éventuel. Pour ne pas les brusquer, évitez de paraître trop zélé. Ayez une attitude humble et proposez-leur de déjeuner avec vous. Ces occasions permettent de vite briser la glace et de vous présenter à eux de la manière la plus simple possible. Réfléchissez aussi durant votre intégration à identifier un sponsor qui saura mettre en avant vos qualités ».
« Lorsqu’une entreprise recrute une personne déjà expérimentée, c’est dans le but de profiter de ses connaissances. Toutefois, même si vous pouvez être étonné du fonctionnement de la nouvelle société, évitez de tout comparer avec votre ancienne entreprise. Apporter son expérience, ne signifie pas l’imposer. Évitez les formules du type : «Avant je faisais comme ça ou comme ça». Pour rapidement comprendre ce que l’on attend de vous, notez toutes les questions qui vous viennent à l’esprit et faites le point avec votre hiérarchie au bout d’une semaine, un mois. Vous pouvez également demander l’aide d’un référent pour toutes les choses pratiques que vous ne connaissez pas encore : lieu de l’imprimante, salle de pause, salle de réunion, etc. C’est une bonne façon de vous déplacer dans l’entreprise et de commencer à vous faire une idée de l’organigramme ».
« A vouloir trop plaire, certaines nouvelles recrues n’osent pas poser de questions sur l’entreprise. C’est pourtant la meilleure façon d’apporter un regard neuf. En questionnant les salariés déjà en poste, vous les incitez à réfléchir à leur manière d’organiser le travail. Il ne faut donc pas hésiter à demander pourquoi les choses se déroulent de telle ou telle manière. Parfois, cela tient uniquement à la force de l’habitude, sans réelle justification. Vos interrogations permettent de faire bouger les lignes. Bien entendu s’intégrer dans une nouvelle entreprise, c’est aussi adhérer à ses valeurs et à ses méthodes de travail mais aucunement devenir un clone. Pour reprendre un célèbre slogan : «Venez comme vous êtes»« .
« L’apparence est le premier vecteur de communication : précisément 80% des informations visuelles que vous dégagez passent par l’image. Il faut donc bien connaître les codes de l’entreprise pour ne pas faire de faux pas. Bien entendu, la tenue adéquate diffère selon que l’on intègre le milieu de la banque par exemple, encore assez traditionnel, ou celui de la communication. Pourtant, une règle prévaut : la sobriété. Préférez le premier jour au travail un pantalon en toile à un jean. De la même façon, que ce soit pour votre coiffure ou vos habits, évitez de suivre trop les tendances : les dernières baskets à la mode ou la coupe de cheveux mèche dans les yeux ne sont pas appropriés. Si vous devez choisir une couleur, misez plutôt sur le bleu, la couleur préférée des Français. Le rouge peut donner une impression d’agressivité, donc on l’utilise par petites touches. Une fois la première journée passée à étudier vos collègues, vous verrez ce qu’il vous sera possible de porter de moins conventionnel ».
La performance des forces de vente est une préoccupation majeure des directions commerciales et davantage en temps de crise où la concurrence est de plus en plus accrue et où l’offre seule n’est plus l’unique critère de la décision d’achat.




