Category Archives: Economie

Les régions intelligentes : nouveaux modèles de croissance

Les décideurs et stratèges des grandes et moins grandes villes du monde s’animent désormais autour du nouveau Graal de la modernité urbaine. Ainsi, le concept extensible de la ville intelligente, c’est-à-dire branchée et davantage efficace dans la gestion de données nécessaires aux métiers de l’intendance urbaine et à sa trésorerie, fait-il désormais partie du langage technocratique. Osons croire que les politiques d’affectation de ressources humaines compétentes soient incluses dans les délibérations des décideurs.
Les régions intelligentes : repenser le territoire
Toutes les communautés humaines ne vivent pas forcément dans les pôles urbains. Distantes ou périphériques, leur personnalité diffère, leur dynamisme et leurs leviers de développement aussi.
Leur intelligence se structure aussi différemment. Le concept de territorialité prend alors ici toute son importance.
Cette pensée stratégique trouve, depuis quelques années, un écho dans plusieurs régions du monde. L’Europe communautaire a sans doute été la plus porteuse de réflexions et d’initiatives. Crise de l’emploi oblige! Ainsi, le Projet EUROPE 2020 se distingue-t-il par une trilogie de préoccupations qui vont de l’innovation sous toutes ses formes, à l’inclusion sociale et à la croissance verte. La déclinaison économique :
• une économie intelligente centrée sur la connaissance et l’innovation;
• une économie durable, soucieuse d’une optimisation dans l’exploitation et l’utilisation des ressources et la protection de l’environnement;
• une économie inclusive porteuse d’une croissance et d’un maintien de l’emploi.
La territorialité devient le champ opérationnel pour l’élaboration et l’implantation de ce nouveau modèle de croissance. La table est ainsi mise pour la promotion des régions intelligentes. L’attribution des pouvoirs et des rôles se régionalise, fils conducteurs de la mobilisation et de la cohésion des parties prenantes.
Les groupes stratégiques de spécialisation, assimilables partiellement aux grappes industrielles, assurent la formulation des diagnostics et le bilan des forces et des faiblesses. S’ajoutent à l’effort concerté les propositions relatives aux périmètres d’activités et de potentiel de développement.
Les axes de support :
• les réseaux d’acteurs de l’innovation;
• le coffre d’outils pour la mise en œuvre des activités :
• la promotion de la culture d’innovation au sein des organisations;
• les collaborations entre partenaires industriels, scientifiques et académiques;
• la formation du capital humain à la gestion de l’innovation et à la créativité;
• la diffusion de l’information et la sensibilisation publique.
Ainsi, une région à fort potentiel agro-alimentaire pourrait bénéficier d’un effet de proximité accrue ou d’une mise en réseau davantage efficace et concurrentielle avec des centres de recherche, de transformation et d’exportation hors-région. En suivraient des allocations de ressources appropriées pour l’aménagement de réseaux routiers, l’accès à l’information stratégique et la préparation des compétences technologiques, managériales et opérationnelles requises.
Au Québec, à parier que la prime de la Région intelligente qui sera décernée pour la première fois ira… à Chaudière-Appalaches pour son audace, sa rigueur et l’esprit de concertation qui la distingue si avantageusement à plusieurs niveaux. De plus, cette région si dynamique regroupe tous les ingrédients de la réussite. Quelle sera la deuxième? Les paris sont ouverts!!
L’écosystème stratégique régional
Les porteurs de développement des régions intelligentes auront le souci de faciliter l’incubation de projets innovants dans des domaines d’activités stratégiques (DAS) innovants.
Les dispositifs appropriés privilégieront ainsi les projets innovants, l’accompagnement des PME innovantes, l’encadrement des transferts technologiques et la cohésion sociale interne et communautaire.
Le bon fonctionnement de l’horloge sera tributaire d’une saine gouvernance (règles du jeu claires) et d’un leadership capable de piloter et d’animer les choix, de renforcer les partenariats et de veiller intelligemment…
En un mot, le pouvoir aux régions, lieux de proximité, d’action concertée et d’intelligence stratégique.

Avis aux publicitaires: les femmes ont changé !

les 12 archétypes de la féminité à l’usage des publicitaires (c) Kantar Mediales 12 archétypes de la féminité à l’usage des publicitaires (c) Kantar Media

Il y avait urgence : mieux éduquées, disposant d’une espérance de vie plus longue et d’un fort pouvoir d’achat – évalué à 18 milliards de dollars en 2018 selon l’étude – les femmes sont aujourd’hui à la tête d’une start-up sur trois dans le monde, contre une sur 25 en 1972.  Cependant, malgré « l’évolution en cours de la vision de la féminité, on constate une déconnection entre le ressenti et le discours des marques »,  a expliqué Céline Gorgeon, directrice d’Addedvalue France, lors d’une présentation des résultats en avant-première, le 26 mars. De quoi renvoyer aux oubliettes les bons vieux stéréotypes – après, il est vrai, de longues années de bons et loyaux services rendus à la cause de la mode, de la beauté et…des produits ménagers, bien sûr.

Des femmes âgées célébrées

La perception du vieillissement, donc, est le premier des grands changements sociétaux signalée par l’étude. « Finie, la recherche de la jeunesse éternelle, on célèbre désormais les femmes âgées », souligne Camilla Guimard, spécialiste de l’analyse culturelle à Addedvalue. Et voilà Charlotte Rampling, Inès de la Fressange (57 ans), Jane Fonda (77 ans), ou Joan Didion, la nouvelle égérie de Céline – 80 ans au compteur –  redevenues « des modèles inspirants » à la faveur du vieillissement de la population, sans doute, mais aussi d’une société perçue comme plus « intergénérationnelle ». Sans oublier cette nouvelle tendance à considérer « l’âge comme source de libération », dixit l’experte, en invoquant l’existence « de nombreux blogs » utilisant ce thème. Deuxième axe de transformation : la relation hommes-femmes, aujourd’hui marquée par un plus grand sentiment « d’indépendance et de liberté » des femmes, voire de « goût pour l’éphémère », illustrés à merveille par le slogan que les trentenaires adorent, « adopte un mec ». Et dans notre monde global, la femme occidentale est loin d’être la seule à vivre cette révolution : en Chine, le « solo living » ne cesse de progresser, tandis qu’au Japon, les geishas seraient progressivement remplacées par les « femmes carnivores ». A vérifier tout de même, dans un pays  fort peu porté à la parité et au travail des femmes.

Trois pistes prometteuses

Dans l’escarcelle de nos exploratrices de tendances, trois autres pistes prometteuses. Une nouvelle « relation au corps » : ce dernier n’a plus à être parfait, et peut même servir de « message politique » (comme dans le cas des Femen). La maternité : finie, « l’image de la supermaman », elles se mettent en réseau sur internet pour échanger au sein d’une même « communauté ». Quant aux papas, les voilà désormais plus engagés…puisque 10% d’entre eux restent à la maison : pas encore un raz-de-marée, donc ! Enfin, une « nouvelle étape du féminisme, mieux intégré à la société » dont les égéries pourraient être la chanteuse Beyoncé, symbole de puissance et de réussite, et l’actrice Emma Watson (Harry Potter), ambassadrice de bonne volonté d’ONU Femmes. En 2015, être féministe n’empêche plus d’être féminine, plaident les auteurs de l’étude. Certaines marques surfent d’ailleurs déjà sur cette mouvance, comme Pantene (P&G), qui fait campagne sur le thème « Don’t be sorry ». Ne vous excusez pas en permanence : un grand classique du coaching au féminin.

Conclusion ?  « Etre féminine en 2015 n’a pas d’âge et pas de frontière », résume Isabelle Guégan, directrice commerciale à Kantar Media. Pour elle, une douzaine d’archétypes se combinent pour dessiner la féminité d’aujourd’hui. A l’éternelle femme fatale représentée dans les publicités pour les marques de luxe, et à la classique amazone – plus connue aujourd’hui sous les traits de la femme de pouvoir – s’ajoutent désormais des femmes libres et un brin provocatrices (mind shakers), des gaffeuses rigolotes (goofs), des oiseaux sur la branche, énergiques et créatives (humming birds), mais aussi des adeptes de la « zen attitude » – très prisées des marques de cosmétique et des voyagistes – de traditionnelles idéalistes, et des « Girls only » auxquelles on vendra sans scrupule des cartes de crédit rose Barbie. Ou encore des aventurières (Ralph Lauren, Vuitton), des jongleuses (nouvelle version de la Working girl des années 90), des femmes « nature », des alternatives, tendance intello. Et même des femmes…. « qui transgressent les codes de la féminité », comme la britannique Tilda Swinton, blonde égérie de l’ambiguïté. Et maintenant ? Les marques vont devoir se positionner par rapport à ces nouveaux modèles. Et se confronter à cette multiplicité des nouvelles formes de la féminité. Bon courage : c’est nettement moins facile que de parler à la ménagère de moins de 50 ans !

Comment bien s’intégrer dans une nouvelle entreprise ?

La première impression est toujours la bonne. Un adage qui se vérifie lors d’un nouveau travail où la hiérarchie comme les collègues vont très vite vous juger. Pour réussir votre arrivée, suivez les conseils de 4 spécialistes de l’emploi.
Avis d’experts : comment bien s’intégrer dans une nouvelle entreprise ?

Comme en politique, ce sont les 100 premiers jours qui comptent en entreprise. Ce laps de temps, qui correspond plus ou moins à une période d’essai, doit être mis à profit pour séduire collègues et managers. Ces derniers ne seront pas toujours tendres avec vous. C’est pourquoi il faut respecter certaines règles pour être très vite « bien vu ».

« Ayez une attitude humble » – Laurence Bourgeois spécialiste de la fonction RH, auteur de « 13 trucs infaillibles pour être bien vu en entreprise – souriez, vous êtes évalué ! » :

laurence-bourgeois1-895x1024« Vous avez rarement l’occasion de faire deux fois une bonne impression. La période d’intégration est vitale pour se construire une image positive qui va au-delà de la réalisation des tâches. Bien sûr, vous devrez réaliser un travail impeccable durant les premières semaines en entreprise, mais la compréhension de la société et de la manière dont vos collègues travaillent est nécessaire. Ces derniers vous percevront très probablement à votre arrivée comme un concurrent éventuel. Pour ne pas les brusquer, évitez de paraître trop zélé. Ayez une attitude humble et proposez-leur de déjeuner avec vous. Ces occasions permettent de vite briser la glace et de vous présenter à eux de la manière la plus simple possible. Réfléchissez aussi durant votre intégration à identifier un sponsor qui saura mettre en avant vos qualités ».

« Ne comparez pas sans cesse votre nouvelle entreprise avec la précédente » – Valérie Sablé, Associate Director de Robert Half Finance et Comptabilité.

ValérieSableRobertHalf« Lorsqu’une entreprise recrute une personne déjà expérimentée, c’est dans le but de profiter de ses connaissances. Toutefois, même si vous pouvez être étonné du fonctionnement de la nouvelle société, évitez de tout comparer avec votre ancienne entreprise. Apporter son expérience, ne signifie pas l’imposer. Évitez les formules du type : «Avant je faisais comme ça ou comme ça». Pour rapidement comprendre ce que l’on attend de vous, notez toutes les questions qui vous viennent à l’esprit et faites le point avec votre hiérarchie au bout d’une semaine, un mois. Vous pouvez également demander l’aide d’un référent pour toutes les choses pratiques que vous ne connaissez pas encore : lieu de l’imprimante, salle de pause, salle de réunion, etc. C’est une bonne façon de vous déplacer dans l’entreprise et de commencer à vous faire une idée de l’organigramme ».

« Bien s’intégrer ne signifie pas rentrer dans le moule » – Liselotte Huguenin-Bergenat, Responsable ressources humaines de RegionsJob.

LISE« A vouloir trop plaire, certaines nouvelles recrues n’osent pas poser de questions sur l’entreprise. C’est pourtant la meilleure façon d’apporter un regard neuf. En questionnant les salariés déjà en poste, vous les incitez à réfléchir à leur manière d’organiser le travail. Il ne faut donc pas hésiter à demander pourquoi les choses se déroulent de telle ou telle manière. Parfois, cela tient uniquement à la force de l’habitude, sans réelle justification. Vos interrogations permettent de faire bouger les lignes. Bien entendu s’intégrer dans une nouvelle entreprise, c’est aussi adhérer à ses valeurs et à ses méthodes de travail mais aucunement devenir un clone. Pour reprendre un célèbre slogan : «Venez comme vous êtes»« .

« 80% des informations sont visuelles »– Virginie Le Cozic, directrice d’une agence de conseil en image.

img-virginie-le-cozic« L’apparence est le premier vecteur de communication : précisément 80% des informations visuelles que vous dégagez passent par l’image. Il faut donc bien connaître les codes de l’entreprise pour ne pas faire de faux pas. Bien entendu, la tenue adéquate diffère selon que l’on intègre le milieu de la banque par exemple, encore assez traditionnel, ou celui de la communication. Pourtant, une règle prévaut : la sobriété. Préférez le premier jour au travail un pantalon en toile à un jean. De la même façon, que ce soit pour votre coiffure ou vos habits, évitez de suivre trop les tendances : les dernières baskets à la mode ou la coupe de cheveux mèche dans les yeux ne sont pas appropriés. Si vous devez choisir une couleur, misez plutôt sur le bleu, la couleur préférée des Français. Le rouge peut donner une impression d’agressivité, donc on l’utilise par petites touches. Une fois la première journée passée à étudier vos collègues, vous verrez ce qu’il vous sera possible de porter de moins conventionnel ».

Développer les compétences et manager son équipe commerciale

evoLa performance des forces de vente est une préoccupation majeure des directions commerciales et davantage en temps de crise où la concurrence est de plus en plus accrue et où l’offre seule n’est plus l’unique critère de la décision d’achat.

L’évaluation constante des résultats de votre équipe est essentielle pour déterminer vos axes d’améliorations prioritaires, vérifier la pertinence de votre stratégie commerciale ainsi que celle de vos offres.

Ceci ne s’adresse par ailleurs pas uniquement aux directions commerciales mais également aux chefs d’entreprises, responsables de points de vente … toute personne devant manager à proprement parlé une équipe commerciale.

Plusieurs moyens d’évaluation s’offrent à vous : enquête de satisfaction, enquête mystère, suivi des indicateurs….  sur l’ensemble des missions et étapes de vente : présentation, identification des besoins, closing, suivi client, conseil, livraison

Les  compétences sont souvent remises en cause, alors que ce sont généralement les techniques qui ne sont pas appropriés !

Le manager a pour principale mission d’accompagner et de guider son équipe au quotidien autant sur le plan individuel que de manière plus généraliste. Intégrer des objectifs en fonction des compétences, de l’ancienneté, de la personnalité … mais aussi prévoir des plans de formations et du coaching personnalisé. Ceci dans l’objectif d’améliorer connaissances et compétences pour  doper les performances, car des salariés qui se sentent écoutés, épauler et considérer obtiennent de meilleurs résultats de par leur plus grande détermination et motivation.

C’est pour cette raison que le management collaboratif et de proximité est de plus en plus appliqué.

Le constat est là :

Plus de 25% des commerciaux n’ont pas de formation et sont envoyés directement sur le terrain !

Un accompagnement ainsi qu’un suivi particulier doit être réalisé pour chaque nouveau collaborateur, l’idéal étant de leur faire découvrir l’ensemble des services de l’entreprise au rythme de deux jours / service (sav, production, R&D, vente, facturation…..) car l’on vend mieux ce que l’on maitrise parfaitement, il n’y a pas de secret, les bons commerciaux sont ceux qui connaissent l’entreprise de A à Z.

La communication interne, les challenges, les réunions et autres évènements sont nécessaires pour souder les équipes et entretenir leur motivation. Votre personnel n’attend pas que des récompenses financière malgré tout ce que l’on pourrait croire, mais ils attendent reconnaissance et considération, évolution professionnelle, cadeaux avantages …… L’argent n’est pas le seul accélérateur !

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Ne jamais relâcher ses encouragements même lorsque les résultats ne sont pas atteints !

Une force de vente formé et motivé apporte des résultats concrets à l’entreprise !

10 conseils pour révolutionner son secteur

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10 conseils si vous voulez révolutionner votre secteur

  • Prenez le temps de connaître votre marché et vos concurrents. Une prérogative si vous souhaitez bousculer les codes.
  • Misez sur la recherche et le développement. Pour créer une solution innovante, vos idées seules ne suffiront pas. Elles doivent se fonder sur un travail collégial qui ouvrira vos perspectives.
  • Analysez les retours terrain de vos expérimentations. Vous cernerez très tôt ce que vous devez modifier ou non.
  • Levez des fonds auprès d’investisseurs qui vous font confiance. Choisissez-les également en fonction de leur expérience.
  • Appuyez-vous sur une communauté. Fédérez autour de votre projet des fans et des influenceurs dans votre domaine d’activité.
  •  N’ayez pas peur des défis,  surtout si vous êtes face à un « Goliath ». Les petits doivent réaliser qu’ils ont un très fort potentiel !
  • Soyez prêt à modifier votre offre suivant les opportunités. Le parcours de votre boîte ne vous appartient pas tout à fait.
  • Pensez à remanier votre business model afin de vous adapter aux tendances du marché et d’optimiser votre retour sur investissement.
  • Ne perdez pas de vue ce qui fait votre popularité. C’est indispensable pour conserver votre identité.
  • Faites de la technologie votre atout et non votre détracteur en innovant de manière judicieuse.

Les actions prioritaires à engager après avoir repris une entreprise

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Après avoir réalisé toutes les démarches ainsi que les formalités administratives et juridiques pour la reprise d’une entreprise, le repreneur n’a fait que la moitié du chemin. Il reste à mettre en marche le plan de reprise pour que l’entreprise puisse redémarrer sur le bon axe. Le repreneur doit rassurer les équipes, conforter sa connaissance de l’entreprise et prendre les premières mesures qui démontreront son aptitude à diriger.

Les démarches de premier plan

Suite à une reprise, quelles que soient les circonstances de l’opération et le type d’entreprise, une période dite de « flottement » est souvent constatée. Pour que l’opération soit une réussite, le repreneur doit tout d’abord jouer le rôle de l’ancien dirigeant et prendre sa place. En cas de période de cohabitation, il doit la mettre à profit et prendre certaines précautions pour assurer son leadership tant à l’égard des salariés que des parties prenantes.

Rassurer les salariés

Puisqu’une entreprise comporte parfois des salariés, ces derniers peuvent être perturbés par les différents changements et actions en cours : opérations d’évaluation, investissements, tractations qui viennent se démultiplier au sein de l’entreprise. L’incertitude sur leur avenir peut causer des inquiétudes. Pour rassurer les salariés, convoquez-les tous à une réunion rapide et formelle. Vous pourrez ainsi saisir leurs préoccupations et leur montrer qu’elles constituent votre priorité. Identifiez alors les personnes clés de l’entreprise afin de mieux comprendre l’entreprise et de voir les facteurs influents sur les salariés de l’entreprise.

Reprendre les liens avec la clientèle

Il vous est indispensable de vous rapprocher de vos clients ainsi que des acteurs externes pour que l’entreprise puisse prospérer et se développer. Les banquiers, les fournisseurs et les prospects sont des éléments clés qui assurent le bon fonctionnement de l’entreprise. Un cocktail annonçant votre nomination peut être fait. Contact téléphonique, mailing personnalisé et note circulaire ou affichage en vitrine sont indispensable pour informer les diverses parties prenantes.

Des mesures de premier ordre

Il existe bien trois grands domaines prioritaires à la bonne marche d’une reprise. Concernant la gestion et les finance, vous devez rapidement vous informer des prix de revient, analyser les comptes clients, maitriser la gestion des stocks et gérer le besoin en fonds de roulement. Concernant le commercial, mettez-vous au courant des actions de marketing direct, révisez les argumentaires de vente, vérifiez la présence sur le terrain des vendeurs, recrutez des commerciaux si nécessaires ou encore n’hésitez pas à réadapter les modes de rétribution de l’équipe de vente. Concernant la résistance au changement, vous devez comprendre et écarter les facteurs de blocage, et ne pas oublier de comprendre les leviers de la motivation de vos équipes.

Impliquer ses proches dans le financement de son projet : une bonne idée ?

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Le lancement d’un projet entrepreneurial et la création d’une entreprise nécessitent obligatoirement un apport de fonds important. Ceux-ci peuvent provenir de l’épargne personnelle du créateur d’entreprise, de prêteurs (banques et/ou investisseurs) ou bien de l’entourage proche de l’initiateur du projet. Impliquer ses proches dans le financement de son projet entrepreneurial, est-ce une bonne idée ou bien une prise de risque inutile ?

Pourquoi faire appel à ses proches pour la création d’une entreprise ?

Faire appel à ses proches pour financer le lancement de son entreprise reste une solution basée sur la confiance et sur l’entraide réciproque. Là où l’investisseur potentiel étudierait scrupuleusement les garanties financières de votre projet, un proche n’hésitera pas à vous prêter l’argent s’il vous sent motivé dans la réalisation d’un projet. Toutefois, il est vivement recommandé de se prendre un temps de réflexion et de se poser les bonnes questions.

Une décision à risque

Malgré cette confiance, il existe un risque manifeste : celui de ne pas pouvoir rembourser la somme prêtée par les personnes de notre entourage. Même si votre entreprise propose des garanties financières solides qui ont pour objectif de rassurer le prêteur, ce risque peut, à long terme, abîmer la relation de confiance. Cela peut représenter un frein à votre demande de fonds auprès de personnes issues de votre cercle social.

Trouver une réponse à ce risque

Une solution claire existe : plutôt que de lever des fonds auprès des personnes de votre entourage par le biais de simples prêts financiers, il peut être plus judicieux de les faire entrer au capital de votre entreprise. Bien plus officiel qu’un simple prêt, l’entrée au capital permet aux personnes concernées un retour sur investissement à long terme. Le bénéfice étant proportionnel aux résultats de l’entreprise, cela les incitera davantage à tout mettre en œuvre pour que votre entreprise ait une bonne santé financière et économique.

Et si on remettait en cause la vie au bureau !

9 choses que j’ai apprises en travaillant depuis une île paradisiaque

 VIE DE BUREAU – J’ai la chance d’avoir un métier que je peux exercer partout, à condition d’avoir Internet. C’est sans doute pour cela que la décision de démissionner de mon confortable poste salarié, d’entasser l’intégralité de mes possessions terrestres dans un grenier et de partir faire un tour du monde, mon copain sous le bras, n’aura pas été si difficile à prendre. Ce que je n’avais toutefois pas prévu, c’était que pendant ces 16 mois passés à bourlinguer, je me retrouverai finalement à travailler régulièrement… et que j’aimerai ça.

Petit récapitulatif de ce que j’ai appris en bossant les doigts de pieds en éventail dans le sable:

  1. Aux yeux des autres, je suis une grosse feignasse… et ce n’est pas totalement faux. Mais au moins, je suis une feignasse qui a trouvé le bon filon. Il y a pire, je m’en remettrai.
  2. Il n’y pas que le travail dans la vie. C’est vrai. Mais le travail, c’est aussi ce qui te permet d’apprécier les moments de farniente et de garder contact avec la vraie vie (juste au cas où les déclarations d’impôts, demandes de cotisation retraite et autres factures d’assurances-maladie ne suffiraient pas comme rappel).
  3. Quand tu as le malheur de séjourner dans un pays où il fait (presque) toujours beau, tu perds automatiquement le droit de râler. Sachant que je suis française, de gauche de surcroît, vous imaginez bien mon désarroi… Mais j’ai dû me rendre à la triste évidence : personne ne s’apitoiera jamais sur ton sort si tu habites sur une île au soleil (c’est ce que j’appelle l' »effet palmier »). T’es fatiguée ? Oui bon ben tu peux toujours aller faire une sieste à la plage. T’as pas le moral ? De quoi tu te plains, tu vis sous les cocotiers. Tu t’es fait mordre par un baliste enragé en allant plonger ? Ouais mais bon, au moins, toi, t’as la mer pas loin. Im-pa-rable, je vous dis.
  4. Je suis une privilégiée : pouvoir voyager tout en gagnant sa vie, c’est le pied, je ne vais pas le nier. Mais je ne vais pas passer ma vie à m’excuser non plus… On oublie souvent le revers de la médaille : les destinations paradisiaques le sont généralement uniquement sur la carte postale – entre les coupures d’électricité, la mousson, les moustiques, l’absence d’eau chaude, d’ADSL, de bacon, de gruyère et de cinéma, je me suis plus d’une fois retrouvée à envier mes copains restés au bled, ces salauds.
  5. Je suis certes indépendante professionnellement parlant, mais aussi plus dépendante que jamais du dieu Internet. J’ai toujours un œil sur mon iPhone, que je glisse chaque soir religieusement sous mon oreiller, juste au cas où on m’enverrait du travail. Et quand soudain, je rencontre un problème de connexion, c’est le drame. C’est comme ça que je me suis retrouvée plus d’une fois à devoir me taper 45 minutes de bateau, mon ordinateur serré sur mon giron pour le protéger des vagues et mon œil hagard fixé sur ma montre, espérant arriver à la civilisation juste à temps pour tenir le délai fixé.
  6. J’ai définitivement abandonné l’idée d’être prise au sérieux par mes clients. Au cours de ce voyage, j’ai accumulé le pire best-of des excuses pourries (mais vraies) justifiant un retard par rapport au délai convenu : « un singe a grignoté le cordon de mon disque dur » (la version exotique du chien qui a mangé les devoirs de math), « j’ai (encore) la dengue et ai trop de perfusions dans les mains pour pouvoir taper sur mon clavier », « on doit passer deux jours barricadés dans la cave, le temps que le typhon passe » et le bon vieux classique indémodable « Internet déconne », une phrase qui résume à elle seule le mois terrible passé à Bornéo. Pas toujours facile de communiquer une image de pro, donc. Ma parade ? Ajouter en bas de mes e-mails : « Cordiales salutations de Charleville-Mézières ».
  7. Travailler à son rythme, c’est génial. Alors c’est vrai que question productivité, c’est pas forcément ça mais quel plaisir de pouvoir enfin profiter du moment de la journée où l’on est le plus alerte pour bosser (pour moi, entre 17h et 2h du matin, des horaires qui font tirer la gueule à la plupart des employeurs). Seul effet pervers : ta capacité d’attention se réduit rapidement à celle d’un poisson rouge sous bêta-bloquants – si je n’ai pas 57 onglets ouverts en même temps, c’est bien simple, je m’ennuie. Le risque sous-jacent : être perdue à jamais pour la vie en entreprise. « Comment ça, je ne peux pas bosser en culotte ? »
  8. L’isolement, ça rend parfois un peu tristoune (ou un peu dingo, par exemple quand on se surprend à parler avec son ordi) : plus de pauses café entre collègues, de séances potins sur cette grosse pétasse de Maryline du service compta et personne à qui demander comment ça marche déjà, la conjugaison des verbes pronominaux réfléchis (ou à qui raconter son week-end, bien sûr)…
  9. J’ai dû apprendre à vivre avec une mauvaise conscience permanente : quand tu rencontres des routards (les vrais, ceux qui ont une guitare, les pieds sales et ne mangent que des pâtes pour pouvoir s’acheter de la bière le soir), quand tu parles à tes parents (« No pressure mais tu comptes rentrer quand ? ») ou à tes potes qui sont restés au pays (« Bon ben super, vous allez rater notre mariage / le baptême du p’tit / l’exorcisme de la voisine ») mais aussi quand tu travailles (« Allez, lâche ton portable, t’es en vacances ! »). Le bon côté de la mauvaise conscience, cependant, c’est que ça te pousse à faire du bon boulot et à donner régulièrement des nouvelles, pour qu’on t’aime à nouveau…

Ce que j’espère retirer de cette expérience une fois que j’aurai réintégré le droit chemin, celui des tailleurs-pantalons et des réveils qui sonnent à 6h30 ? Sans doute une meilleure résistance au stress (et accessoirement, au bruit, aux interruptions et au pire mobilier de bureau existant), davantage de tolérance face aux caprices de la technologie (« Donc vous me dites qu’Internet marchera à nouveau dans 2h ? Ou demain ? Ou en 2017 au plus tard ? Bien bien… »), une capacité accrue à apprécier les petits conforts de la vie en Europe (douche chaude, j’écris ton nom…) et puis, qui sait, peut-être l’envie de repartir un jour ?

Les groupements d’employeurs en 5 questions clés

Quels sont les avantages des groupements d’employeurs pour une PME ? Quel est le coût de ces dispositifs ? A quoi faut-il faire attention ? Le point en 5 questions-clés

1 : Les groupements d’employeurs quèsaco?

Les premiers groupements d’employeurs (GE) sont nés au milieu des années 80 dans le secteur agricole. A l’époque, exploitants et industriels ont commencé à se regrouper pour « partager » des travailleurs saisonniers. Depuis, la formule s’est étendue à d’autres activités dans l’industrie ou les services. Il s’agit d’une relation triangulaire : un groupement qui met à disposition ses salariés au bénéfice exclusif de ses adhérents, entreprises utilisatrices. Les GE sont obligatoirement des associations à but non lucratif ou des coopératives. Selon l’UGEF (Union des groupements d’employeurs de France), on en compte environ 5.100 employant 35.500 salariés.

2 : A quoi servent-ils ?

Le premier intérêt est de permettre aux adhérents du GE de se « partager » des salariés. Ces derniers seront recrutés et rémunérés par le groupement auquel ils sont liés par un contrat de travail (CDI). Puis ils sont affectés généralement à deux entreprises utilisatrices de la même région, rarement plus de trois. Par exemple, un comptable va travailler trois jours par semaine dans une société A et les deux jours restant dans une société B. Ce partage peut aussi être saisonnier : un technicien va effectuer sa mission de septembre à février dans une entreprise A puis il sera à pied d’œuvre le reste de l’année dans une entreprise B. Les GE peuvent également servir de structure d’insertion et de qualification pour former des compétences que leurs adhérents peinent à trouver sur le marché du travail.

3 : Quels sont les avantages ?

Une modeste PME n’a pas forcément besoin d’un webmaster en permanence. Faire parti d’un groupement permettra donc de le «partager » avec une autre entreprise. Même principe pour un comptable, un « community manager » ou un responsable qualité: une PME s’offre une fonction qu’elle n’aurait pas eu les moyens de se payer toute seule. « Souvent, les entreprises qui adhèrent à ce système ont franchi un palier en termes d’effectifs ou de marchés : elles recherchent par exemple un responsable RH pour formaliser davantage la gestion du personnel ou un responsable qualité pour répondre aux cahiers des charges de clients grands comptes», explique Caroline Thieffry, directrice du groupement d’employeurs Helys qui rassemblent 80 entreprises dans la région de Rennes.
Rares sont les candidats très qualifiés attirés par des jobs à temps partiel. Mieux vaut donc se regrouper pour proposer à ces techniciens ou cadres très recherchés des postes à temps plein ou en 4/5ème répartis sur deux ou trois entreprises. « En signant des salariés en CDI à temps plein, nous avons en outre plus de chance de les fidéliser, considère Caroline Thieffry (Helys). Ils finissent par bien connaitre leurs employeurs et les méthodes internes. Ils sont donc plus efficaces que des intérimaires». D’autant que les salariés de groupement doivent en principe être traités comme les collaborateurs des entreprises utilisatrices. L’une d’elles propose par exemple un 13ème mois ? Le salarié du groupement en bénéficiera au prorata de son temps de travail.

4 : Combien ça coûte ?

Qui dit groupement d’employeurs dit un « léger surcoût » par rapport à un emploi à temps partiel que l’on aurait recruté en direct. C’est normal, il faut payer l’infrastructure du GE et son personnel qui va recruter, établir les fiches de paie, assurer la planification des mises à disposition, organiser des formations etc… « Si on a un raisonnement purement comptable, oui, le GE implique de payer plus, admet Cédric Ruellan à la tête de C2A, un groupement orienté agriculture de 210 employeurs dans le Sud-ouest. Mais si on regarde tous les coûts masqués liés à l’embauche en direct et le suivi d’un salarié à temps partiel classique, la formule est au final assez rentable».

5 : Et les inconvénients ?

Si les emplois partagés ne sont pas si nombreux en France, c’est que le dispositif n’est pas simple à mettre en œuvre. Pour constituer un poste à temps plein, le groupement doit trouver au moins deux entreprises proches l’une de l’autre géographiquement (mais non concurrentes) et qui acceptent de tomber d’accord sur les modalités du temps de partage. « Surtout, elles doivent dès le départ accepter d’échanger entre elles autour de leur collaborateur commun, souligne Isabelle Delaune Minard, co-dirigeante d’A2Com, une société de services informatiques de 50 personnes qui « partage » actuellement une chargée de communication et une webmaster. Ce travail de partage d’informations et de coordination va prendre du temps. Un prérequis pour que le système fonctionne». La confiance entre les entreprises utilisatrices est donc fondamentale. Mais rien n’empêche l’une d’elles d’embaucher un collaborateur partagé qui lui donne satisfaction. Pour ses ex partenaires, il faudra tout recommencer à zéro.