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Microsoft et Adobe s’allient pour proposer une solution marketing CRM intégrée

Connecter les expériences client à tous les points de contact : telle est l’ambition du partenariat entre Adobe et Microsoft. Le point sur les avantages annoncés pour la fonction marketing.

Microsoft et Adobe s'allient pour proposer une solution marketing CRM intégrée

Adobe et Microsoft Corporation s’associent… pour transformer le marketing, les ventes et le service client. L’alliance fait partie des grandes annonces de l’Adobe Summit, la conférence européenne annuelle d’Adobe sur le marketing digital. Objectif du partenariat : aider les services marketing et ventes des entreprises à améliorer les interactions avec les clients à tous les points de contact, en désilotant les activités.

En pratique, l’intégration d’Adobe Marketing Cloud avec Dynamics CRM, le logiciel de gestion de la relation client de Microsoft, donne aux marques la possibilité de « créer des expériences prenant en compte toutes les interactions avec les clients – du ciblage à la fidélisation, en passant par l’acquisition », promet Adobe. « Ensemble, nous allons rendre possible le concept d’entreprise résolument centrée clientgrâce à l’analyse des données », assure Brad Rencher, senior vice president et general manager, Digital Marketing Business, chez Adobe.

Quels avantages ?

Quels sont les avantages concrets pour les professionnels du marketing de cette solution marketing CRM intégrée ? D’une part, identifier les segments de clientèle importants, avec des offres en temps réel sur le site Web ou des publicités display ciblées. Et, d’autre part, d’associer les données Web comportementales aux données d’achat – historique des commandes et des retours, niveau de fidélité, etc. -, afin de fournir le bon contenu au bon moment, sur le bon canal.

Alliance avec IBM pour analyser votre vie sur Facebook

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Le groupe informatique américain IBM et le réseau social Facebook ont annoncé mercredi un partenariat destiné à améliorer le ciblage à grande échelle des publicités en ligne pour qu’elles touchent des consommateurs spécifiques.

D’après le communiqué, Facebook veut combiner les capacités d’analyse de données d’IBM avec ses technologies publicitaires ainsi que ses données collectées sur l’audience du réseau social.

Blake Chandlee, vice-président des partenariats pour Facebook, mentionne que:

« Nous allons travailler en étroite collaboration avec IBM  pour aider à livrer le marketing publicitaire basé sur les gens et qui sera optimisé pour atteindre les objectifs d’affaires de chaque marque »

Par exemple, un vendeur d’accessoires de sport pourra utiliser des données de Facebook pour trouver des gens intéressés dans la course à pied, et les recouper avec des informations sur les produits préférés de ce type de public et des données géographiques afin de leur proposer des promotions personnalisées.

Facebook a maintenant un allié de taille afin de fournir aux annonceurs probablement le meilleurs outil de ciblage publicitaire pour une clientèle de plus en plus captive sur le plus grand réseau social au monde.

Sans surprise, Ibm nous annonce aussi que Facebook sera la première entreprise à rejoindre un nouveau groupe de recherche réunissant IBM et des annonceurs publicitaires, le IBM Commerce ThinkLab.

Quelques informations et conseils si vous songez à vous expatrier en Europe

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A l’occasion d’une semaine consacrée au travail en Europe, il m’a été suggéré de rédiger un billet sur ce thème. Vaste sujet sur lequel je dois avouer que, de prime abord, je sèche un peu. Quel angle puis-je bien choisir pour traiter cette question qui, a priori, ne m’inspire guère plus que l’histoire du curling ? Google étant mon ami, j’ai donc choisi de partir en quête d’informations intéressantes à partager avec vous, non sans avoir découvert au passage que le curling a été inventé en Ecosse (qui l’eut cru ?) et qu’il est à nouveau une discipline olympique depuis 1998. J’ai fait quelques découvertes intéressantes, dont certaines bousculent nos idées reçues.

Une fuite des cerveaux ?

L’expatriation au sein de l’Union Européenne est grandement facilitée par les dispositions communautaires sur la liberté de circulation. Il semble, à écouter le discours ambiant, que le goût de l’expatriation est en vogue en France. Outre les « 47 % des étudiants en école de commerce et 40 % des élèves en école d’ingénieurs (qui) souhaitent commencer leur carrière à l’étranger », comme le rapporte l’enquête Universum*, on redoute maintenant une fuite des cerveaux. Le recul du nombre de recrutements des jeunes cadres observé par l’Apec ces deux dernières années créé en effet un contexte favorable. D’ailleurs, selon une étude du Cabinet Deloitte publiée en 2014, « 27 % des jeunes diplômés en ¬recherche d’emploi envisagent l’expatriation pour toute la durée de leur carrière ! ».Pourtant, les véritables motivations ne semblent pas liées à la morosité du marché. Selon cette même étude, ces jeunes diplômés sont avant tout attirés par un univers culturel différent, mais aussi plus positif.

Alors, l’herbe est-elle vraiment plus verte ailleurs ? Première information intéressante, ce goût de l’expatriation ne concerne pas que les jeunes cadres français. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que les jeunes grecs, avec un taux de chômage des moins de 25 ans à plus de 60%, sont dans une dynamique de départ nettement plus prononcée. Ils sont talonnés par les espagnols et les italiens. A l’opposé, ce sont les anglais et les allemands qui aspirent le moins à l’exode.

Quoi qu’il en soit, la qualité de l’emploi ne semble pas s’être détériorée qu’en France, comme le rappelait déjà l’enquête menée par l’institut allemand IAB en 2011, rapportée dans cet article du monde : « la probabilité pour une personne en recherche d’emploi en Europe de trouver un contrat à durée indéterminée (CDI) a chuté de 7,7 % en dix ans ».

Malgré cela, la demande semble bien réelle dans un contexte mondial où les grandes entreprises offrent des opportunités d’expatriation plus ou moins définitives. En Europe, ce sont l’Allemagne, l’Irlande, le Portugal et l’Espagne qui semblent être les pays qui ont ou auront le plus de besoins de renforts extérieurs. Ce qui est d’ailleurs en décalage avec les attentes des jeunes Français qui rêvent prioritairement de pays anglo-saxons, comme les Etats-Unis, le Canada ou le Royaume-Uni.

Partir, mais pour trouver quoi ?

Si beaucoup veulent partir, ce n’est pas pour autant qu’ils sont prêts à tout sacrifier. Une expérience internationale constitue évidemment un atout professionnel mais qui s’accompagne de certaines conditions. L’étude menée fin 2014 par l’Observatoire de la qualité de vie au travail et le CSA pose la question de la qualité de vie au travail dans différents pays d’Europe. Il en ressort que c’est aux Pays-Bas que les salariés sont les plus satisfaits de leur environnement de travail. La France arrive bonne dernière, même si 78% des sondés se déclarent globalement satisfaits.

On y apprend que les préoccupations des salariés diffèrent selon les pays. Quand la qualité de la vie au travail préoccupe prioritairement les Anglais et les Espagnols, les Allemands  privilégient l’intérêt de la tâche et le salaire. Les Français, quant à eux, mettent en première place l’intérêt du travail, avant la qualité de vie et la localisation. On y découvre également que 51% des salariés suédois placent l’absence de bruit dans le trio de tête des conditions d’une bonne qualité de vie au travail. Pas sûr que de nombreux Français que je connais puissent facilement s’intégrer en Suède ! Enfin, parmi les éléments qui favorisent une bonne qualité de vie au travail, le fait de bénéficier d’un bureau fermé, plutôt que d’évoluer en open-space, ou bien le développement du télétravail sont déterminants.

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Des palmarès qui n’aident guère à faire un choix

A ce jeu des études et des palmarès, nombreux sont les instituts qui nous infligent tous les ans leurs classements des entreprises où il fait bon travailler. Mais que valent réellement ces enquêtes dont la méthodologie pose souvent question ? Ainsi, pour pouvoir participer, les entreprises doivent parfois contribuer financièrement jusqu’à plusieurs milliers d’euros. On imagine assez aisément que tous les décideurs de PME n’ont pas nécessairement envie d’investir un tel budget. Notez tout de même que c’est une entreprise française (avec un nom très anglo-saxon) qui remporte l’édition 2014 du palmarès européen de l’institut Great Place to Work : Davidson Consulting.

S’il est un classement qui mérite qu’on s’y arrête, c’est celui  de l’Office statistique de l’UE (Eurostat), publié fin 2014. Cette étude mesure le rapport entre la richesse créée et le nombre d’heures travaillées (c’est-à-dire la productivité horaire). Elle nous apprend que la France se place au 4ème rang européen de la productivité au travail, derrière le Luxembourg, l’Irlande et la Belgique, mais loin devant le Royaume-Uni et l’Allemagne (respectivement 10ème et 12ème de ce classement). Ce n’est d’ailleurs pas un épiphénomène puisque cette bonne place de la France est une constante. Notre pays la doit en grande partie au niveau de qualification de sa main-d’œuvre, à la bonne qualité de la recherche et à l’efficience de l’organisation du travail. Voilà une information qui va bien à l’encontre de certaines idées trop rapidement assénées sur le déclin de notre beau pays.

Il en est de même concernant les croyances, très discutées en ce mois de mai, sur la prétendue générosité de la France en termes de jours fériés et de congés payés. Cet article du Figaro nous rappelle que les Français ne sont pas les mieux lotis, ni les plus privilégiés : « Si l’Hexagone se situe dans le top 10 des jours chômés, il n’arrive qu’en 34e position pour les jours fériés » (classement de l’institut Mercer). Partir travailler en Allemagne, c’est aussi faire le deuil de 2 jours fériés et 5 jours de congés payés.

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Des portails très complets pour vous aider

Au-delà de toutes ces tendances et statistiques, décider de partir reste un choix qui ne se fait pas à la légère. Il implique également d’avoir des ressources (pas seulement financières) pour faire efficacement ce grand saut. Alors si vos souhaits d’expatriation sont forts, vous pouvez commencer par visiter le site de l’EURES, le portail européen sur la mobilité de l’emploi. Pour les jeunes, le kit de la mobilité en Europe, proposé par l’Onisep sera également un bon point de départ à votre réflexion. Pour la recherche d’offres d’emploi ou d’informations sur l’emploi à l’étranger, consultez le site Pôle emploi International. Pour toutes les statistiques sur les différents pays membres de l’UE et leur situation économique, le site Eurostat et celui de l’ECDE. Le Centre d’information sur l’Europe vous sera utile pour mieux appréhender les questions européennes : revues des presses, actualités, droits et démarches, dossiers thématiques, brochures, fiches d’information.

Ces portails, renforcés par les conseils que vous pourrez trouver auprès des professionnels de la mobilité, vous permettront de passer de l’idée au projet. Identifier vos motivations, réfléchir sur vos compétences et analyser votre marché européen constituent les clefs de la réussite pour concrétiser votre projet d’expatriation. Enfin, bien mesurer sa capacité personnelle d’adaptation, ainsi que celle de ses proches, reste le meilleur moyen de prévenir l’impression de décalage avec le pays d’origine.

– See more at: http://blog-experts.cadres.apec.fr/2015/05/05/quelques-informations-et-conseils-si-vous-songez-a-vous-expatrier-en-europe/#sthash.xnUNmqtA.dpuf

Complexité, économie et entreprises

Qu’est-ce que la complexité? Le monde se complexifie-t-il?

La complexité mesure la capacité d’un processus ou d’un système à devenir plus que la somme de ses parties. Elle s’appuie sur la quantité, l’intensité et la fréquence des interactions entre les constituants. La complexité engendre ce que nous appelons des propriétés émergentes, c’est-à-dire des propriétés qui surgissent du fait de ces interactions entre les constituants sans appartenir en propre à aucun d’eux. Un être vivant est plus que la somme de ses cellules. Une pensée intelligente est plus que la somme de ses neurones. Une entreprise est plus que la somme de ses postes de travail ou de ses comptes analytiques. Ce sont tous des systèmes et des processus complexes. Et plus cette complexité est élevée, plus la différence entre le tout et la somme de ses parties est grande, donc plus la production de survaleur est élevée.

Notre monde se complexifie évidemment puisque le nombre de ses acteurs (les hommes les entreprises, les marchés) a considérablement augmenté en quelques décennies, et parce que, surtout, la quantité, l’intensité et la fréquence des interactions entre ces acteurs a cru exponentiellement avec la globalisation, la mondialisation et l’émergence d’Internet.

C’est d’ailleurs l’explication profonde des turbulences que nous connaissons aujourd’hui et dont les crises passées et, surtout, à venir, ne sont que les manifestations superficielles. Avec la globalisation, la mondialisation et l’internetisation, la complexité globale du système « économie mondiale » a connu un saut quantitatif et qualitatif énorme. Ce saut, inéluctable et irréversible, je l’ai appelé la révolution noétique, la révolution économique et culturelle liée à la prolifération inouïe de la connaissance (noûs en grec) et de l’intelligence globales. Nos « sciences » économiques classiques, parce qu’elles sont analytiques et mécanistes, n’ont rien vu venir et sont incapables d’expliquer et d’anticiper ces immenses convulsions systémiques actuelles, alors que tout cela avait été abondamment prévus et décrits depuis plus de 10 ans par les prospectivistes systémiciens. Mais l’homme est ainsi fait qu’il n’accepte de changer son regard que lorsqu’il commence à souffrir …

Comment prendre en compte la complexité pour une entreprise?

Au contraire de la complication qui consomme des ressources pour ne produire aucune – ou très peu de – valeur ajoutée, la complexité est la seule vraie productrice de valeur dans l’entreprise puisque, grâce à elle, le tout vaut plus que la somme de ses parties. La valeur de l’entreprise comme la valeur de ses produits et services croit proportionnellement au nombre de ses constituants, mais comme le carré du nombre des interactions entre eux. Autrement dit, par exemple, la valeur d’un collaborateur pour l’entreprise est proportionnelle à ses compétences intrinsèques, bien sûr, mais, surtout, croît comme le carré de sa capacité à interagir avec les autres. C’est pourquoi l’on peut dire que le management est l’art de faire faire des choses extraordinaires à une équipe de gens ordinaires. Ce point est crucial.

La complexité du monde économique et social environnant ayant drastiquement augmenté en quelques décennies, l’entreprise doit impérativement se mettre au diapason de cette évolution. C’est un principe de base de la cybernétique systémique : la régulation d’un système n’est possible que si la vitesse de réaction et le niveau de complexité de ses constituants sont comparables. Ceux qui ne suivront pas, seront éliminés. Le mot grec krisis a d’ailleurs ce sens de « jugement » et de « tri » : c’est ce que nous vivons.

Une entreprise est un système ouvert, en prise permanente avec son milieu. Elle doit être en phase avec lui. Or, le milieu économique global connait une transformation profonde que nous appelons un bifurcation systémique, semblable à la métamorphose d’une chenille en papillon : c’est le même animal, mais ses deux structures anatomiques et ses deux logiques de vie sont radicalement différentes. Le passage de l’une à l’autre est douloureux et délicat, souvent dangereux même. C’est encore ce que nous vivons : le passage d’une logique économique (industrialisation, financiarisation, standardisation) à une tout autre logique économique (qualité, durabilité, créativité).

Que faut-il faire pour que l’entreprise résiste/prenne avantage face à la complexité?

Le premier grand problème posé par la complexité est d’ordre méthodologique. Nous avons tous appris à être cartésien c’est-à-dire analytique et mécaniste, à croire que tout, y compris l’économie ou l’entreprise, pouvait se ramener à un assemblage mécanique de composants. Or cela est faux dès lors que la complexité montre son nez puisque la complexité – et donc la valeur – nait des interactions entre ces composants. Si, comme le veut Descartes, on découpe le système pour le démonter, on coupe du même coup les interactions et, donc, on tue la complexité qui fait valeur.

Les systèmes très complexes ont quatre caractéristiques qui chamboulent toutes les méthodes classiques de management :

  1. ils sont au service de leur finalité et non de leurs modalités ; le temps des procéduralisations et des standardisations est révolu et il faut considérer le profit comme une conséquence et non comme un but : la finalité de l’entreprise est bien plus dans la maîtrise et l’excellence de ses métiers que dans ses objectifs financiers ;
  2. ils sont non déterministes c’est-à-dire imprévisibles ; le temps des plans est révolu et il faut apprendre à penser en termes de synchronisation et non de planification ;
  3. ils sont holistiques c’est-à-dire non réductibles à leurs constituants ; le temps des performances analytiques est révolu et il faut vouloir diversifier les critères d’évaluation et y intégrer de nombreuses dimensions qualitatives et globales ;
  4. ils sont mnésiques c’est-à-dire doués d’une mémoire forte et résistante : le temps des restructurations à la hussarde est révolu et il faut comprendre que chaque entreprise est une histoire qui se raconte et se construit chaque jour en accumulant un trésor de savoir-faire et de savoir-être qui n’apparaitront jamais dans les comptes financiers.

Concrètement, chaque entreprise doit apprendre à élever son niveau de complexité afin de se mettre au diapason de la réalité systémique du monde réel. Pour ce faire, elle doit au moins réfléchir à deux axes cruciaux de progrès.

  1. Augmenter sa vitesse d’action et de réaction en misant sur les valeurs immatérielles de l’intelligence et de la connaissance qui se créent, se transforment et circulent infiniment plus vite que les flux matériels.
  2. Passer à des modèles organisationnels en réseau où tout interagit avec tout, tout le temps, et abandonner ou marginaliser les structures hiérarchiques et procédurales qui minimisent le nombre des interactions et sont, de ce fait, trop lourdes et trop lentes : toute entreprise est un réseau de talents au centre de nombreux réseaux de parties prenantes et apprenantes.

Marc Halévy,

Voir le livre : « Un univers complexe. L’autre regard sur le monde »

La France, cinquième pays européen où le coût du travail est le plus élevé

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Non, ce n’est pas en France que le coût du travail est le plus élevé, mais au Danemark, suivi par la Belgique, la Suède et le Luxembourg. En infographie, voici le classement du coût horaire de la main d’oeuvre dans les pays de l’Union européenne.

En Europe, une même entreprise peut engager 12 Bulgares pour le coût d’un Danois, 9 pour le prix d’un Français. C’est dire les écarts importants qui existent entre les pays européens en matière de coût du travail, à en croire le classement réalisé en partenariat avec  Statista.com .

En 2014, le coût horaire du travail moyen au sein de l’Union européenne s’élevait à 24,60 euros, d’après les dernières données publiées par  Eurostat, dont vous pouvez retrouver les statistiques actualisées en temps réel sur Capital.fr .  Au Danemark, il a augmenté de 0,9% en 2014, atteignant un montant de 40.30 euros. À titre de comparaison, il n’est que de 3,80 euros en Bulgarie, un fossé énorme même s’il ne faut pas oublier que le coût de la vie n’est pas le même dans les deux pays.

Notons que la France se situe à la cinquième place de ce classement,  avec un coût du travail par heure supérieur de dix euros à la moyenne européenne.

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Coût Main d'Oeuvre en Europe

Catastrophique pénurie d’eau en Californie

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Les réserves permettront à peine de combler les besoins en eau de la Californie pour un an, du jamais vu depuis 1895. Une catastrophe pour l’état le plus peuplé des États-Unis.

L’hydrologue Jay Famiglietti, chercheur au laboratoire Jet Propulsion (JPL) de la NASA, a lancé un cri d’alarme dans une lettre ouverte publiée dans le Los Angeles Times.

« L’eau emmagasinée dans les réservoirs de l’État permettra à peine de répondre aux besoins durant un an, et les eaux souterraines disparaissent rapidement. »

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Cédric David, spécialiste de la modélisation hydrologique au JPL, constate qu’à la surface, les signes de l’épuisement des aquifères sont déjà visibles.

« Dans les secteurs de la vallée centrale, des routes commencent tout doucement à s’effondrer. Elles perdent jusqu’à 30 cm d’altitude par année à cause du pompage des eaux souterraines. Le satellite GRACE, de la NASA, a pu mesurer des variations dans la gravité terrestre liées à ces prélèvements. »

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Pour faire face à la crise de l’eau, le gouverneur de l’État, Jerry Brown, a ordonné une diminution de 25 % de la consommation d’eau par les villes et les municipalités.

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L’agriculture californienne, qui subvient en grande partie aux besoins de la population américaine, est également très impactée par cette sécheresse. Il devient de plus en plus nécessaire de recourir à l’irrigation artificielle, ce qui continue à aggraver la situation et à faire baisser le niveau des eaux souterraines.

Actuellement, il faudrait près de 42 000 milliards de litres d’eau (42 km3) pour résorber temporairement la sécheresse de la Californie,  environ 1,5 fois le volume maximum du plus grand réservoir des Etats-Unis.

Au cours des derniers mois, on a relevé plusieurs cas de personnes qui ont détourné de l’eau de manière illégale. Les autorités californiennes ne connaissent peut-être qu’un avant-goût de ce que d’autres pays industrialisés pourraient vivre de façon imminente en raison du changement climatique.

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Les résultats de ces pratiques démontrent l’aberration que représente l’agriculture intensive californienne. Même si elle est actuellement le grenier du pays pour ce qui est des fruits et légumes, la région ne peut pas continuer à produire de la sorte. Il est fortement possible que cela conduise à une relocalisation de la production agricole vers le centre des Etats-Unis dans les années à venir.

La prospérité est accessible… mais avec de l’effort et de la discipline!

Les médias accentuent les nouvelles qui affectent le taux d’épargne des québécois : le prix de l’essence; les impôts; les frais de garde; la retraite repoussée; l’élimination des fonds de pension… En se limitant à une analyse au premier degré, il est surprenant qu’il soit possible d’améliorer ce taux d’épargne qui, bien entendu, a un impact dramatique sur les finances personnelles. D’ailleurs, il serait, selon le Centre de recherche Cirano, de seulement 3,1%.

Qui donc peut se permettre, avec toutes les responsabilités financières que nous avons, de mettre suffisamment d’argent de côté pour avoir l’esprit tranquille et régler une fois pour toutes ses préoccupations financières?

Si vous êtes jeune et prêt à vous engager dans un plan qui demande non seulement de la discipline mais aussi des efforts, vous pouvez réussir à bâtir un patrimoine qui vous aidera à tendre vers l’autonomie financière. Voici sept conseils qui pourront vous aider, à la condition d’avoir une vision à long terme :

  • Démarrer un plan d’épargne systématique

Vous êtes payés aux deux semaines? Démarrez un plan d’investissement automatique le jour de paie. Après un certain temps, vous ne remarquerez plus rien et vous n’aurez pas l’impression que votre budget est amputé. Un jeune travailleur de 25 ans qui dépose $100 aux deux semaines à un taux de 5% récupérera la modique somme de $321,566 à l’âge de 65 ans.

  • Diversifiez et n’acceptez pas le premier conseil

Votre institution financière vous offre un compte d’épargne systématique à un taux de 0,8%? Sachez que vous n’irez pas loin même si on vous affirme avec fermeté que c’est « garanti ». En tenant compte d’une inflation à 2%, un taux de 0,8% correspond à un taux réel négatif de 1,2%. Mine de rien, vous vous appauvrissez.  Un planificateur financier indépendant vous expliquera que la diversification des classes d’actifs peut vous aider à obtenir des rendements des plus intéressants. L’histoire démontre qu’un portefeuille bien diversifié peut générer plus de 5% à long terme. D’ailleurs l’Institut québécois de planification financière publie à chaque année des hypothèses de projection qui prévoient ceci :

Actions canadiennes                                     6,5%

Revenu fixe                                                     4%

  • Ne laissez pas les émotions dicter vos actions

Les marchés peuvent monter mais aussi baisser. Malheureusement, il arrive que bon nombre d’investisseurs deviennent pessimistes et vendent leurs actions alors que bien souvent, c’est justement dans les moments de dépression qu’il faut rester discipliné et garder le cap. Votre planificateur financer pourra vous aider en vous présentant des tableaux qui expliquent les dernières crises et ce qui s’est passé au cours des années subséquentes.

  •  Adoptez une approche stratégique plutôt que tactique

Une approche tactique est d’essayer de saisir les opportunités d’investissement au jour le jour. Cette approche s’avère pratiquement impossible.

Une approche stratégique consiste à choisir une bonne diversification par secteurs de l’économie et à laisser un gestionnaire chevronné le soin de faire les choix de titres. Plus de 6,000 fonds de placement sont disponibles au Canada.

  • Tenez compte de la fiscalité

En date de ce jour, les canadiens peuvent investir $40,500 en CELI. Un couple peut donc investir  $81,000 à l’abri de l’impôt. Trop souvent je rencontre des gens qui investissent dans un compte dont les revenus sont imposables. À long terme, l’impact sera significatif. La fiscalité doit absolument faire partie des sujets à discuter avec votre planificateur financier.

  • Révisez votre plan à tous les ans

Une révision annuelle vous aidera à ajuster votre plan si votre situation personnelle ou professionnelle change. Vos objectifs, votre tolérance au risque ainsi que votre horizon de placement peuvent changer et donc, méritent une révision. De plus, votre planificateur financier risque de vous mettre au défi d’augmenter vos contributions systématiques… et vous en serez le plus grand bénéficiaire!

  • Informez-vous!

Grâce aux médias, vous avez accès à une multitude d’articles et présentations pour vous aider à mieux comprendre le monde des finances personnelles. Simplementbrillant.ca, MSN finances, Les affaires sont des sources d’information de qualité.

Il en coûte 83,70 $ pour la fabrication de l’Apple Watch

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L’Apple Watch est présentée comme un petit bijou de technologie, pourtant, ses composantes et sa fabrication ne représentent qu’une part très mineure de son prix de vente. C’est la conclusion à laquelle est arrivé le cabinet d’analyse IHS.

s38si-sbbl-sel_GEO_XFSelon les calculs, les composantes du modèle sport de la montre ne coûteraient que 81,20 dollars, soit 20,50 $ pour l’écran, 10,20 $ pour le processeur, 7,20 $ pour la mémoire, 3 $ pour les capteurs, 0,80 $ pour la batterie, 9 $ pour les accessoires, 5,5 $ pour l’iOS, et 25 $ pour les autres composants.

Le coût de la main d’oeuvre requise pour l’assemblage des divers éléments, ne serait pas plus de 2,50 dollars.

Donc, au total, la fabrication d’un Apple Watch s’élèverait donc à 83,70 dollars.

Par rapport au prix de vente du produit, 349$ américain,  le chiffre ne manque pas de surprendre puisque cela  fait ressortir un ratio de coût de production de 24%. IHS précise d’ailleurs qu’il s’agit là du meilleur ratio de l’entreprise, le reste des produits fluctuant entre 29% et 38%.

Selon Kevin Keller, analyste chez IHS:

« il est assez classique pour le lancement d’un produit de nouvelle génération d’avoir un prix de vente bien supérieur à celui des composants ».

La montre connectée d’Apple devrait constituer une très bonne affaire pour l’entreprise avec cette marge bénéficiaire brute de 76%. À titre de comparaison avec le iPhone 6, Apple réalisait la plus faible marge de son histoire, avec seulement 41,5% de profit.

Cf: Luc LAPORTE

Plus de 20 millions d’Apple Watch devraient ce vendre dans les prochains mois.

Ces start-up qui veulent faire la révolution numérique du secteur agricole

Des drones survolant vos parcelles, des puces sous la peau des vaches, une plateforme numérique d’achat de tout ce dont vous avez besoin, un site web de financement participatif de projets d’installation… : des start-up de plus en plus nombreuses cherchent à faire la révolution numérique du secteur agricole, avec des exploitations bientôt ultra-connectées.

RobotLa révolution numérique du secteur agricole est en marche ! (©Terre-net Média)

Big data, drones, plateforme numérique, animaux connectés… : la révolution numérique de l’agriculture est en marche ! De plus en plus de jeunes ingénieurs fraîchement sortis de l’école lancent leur start-up pour tenter de développer leurs innovations numériques, convaincus que l’agriculture sera « ultra-connectée », pour mieux rendre service et faciliter le travail des agriculteurs.

Parmi ces start-up, Airinov est devenue en moins de quatre ans le leader en matière de cartographie agronomique par drone. La jeune société propose un service de préconisations d’apports d’azote à la parcelle. Les drones d’Airinov ont d’ores-et-déjà survolé 500.000 ha chez 3.000 agriculteurs, commeAlexandre Vilain, agriculteur en Charente-Maritime, devenu lui-même pilote de drone pour la jeune entreprise.

D’autres jeunes sociétés se positionnent aussi sur l’aide numérique à la décision. Weenat propose ainsi des conseils agronomiques, pour la préparation du sol, l’optimisation des dates de semis ou de l’irrigation. Son fondateur Jérôme Leroy veut développer la vente de capteurs plantés dans les parcelles mesurant notamment la température et l’humidité. Les informations sont transmises via un réseau bas débit sans fil, permettant de gérer aussi des parcelles éloignées. Via un abonnement, l’agriculteur peut consulter ces données ultra-locales et recevoir des « alertes intelligentes ».

DES PUCES CONNECTÉES IMPLANTÉES SOUS LA PEAU

Parmi ces jeunes entrepreneurs, Frédéric Rouiller se définit comme un physicien-agriculteur. Diplômé en physique quantique et en microscopie acoustique, cet éleveur d’une vingtaine de Charolaises dans le Calvados a développé une puce à implanter sous la peau des vaches. La puce mesure et transmet de nombreux paramètres physiologiques de l’animal. Grâce à Biopic, le nom du service développé par l’ingénieur, l’éleveur peut suivre l’état de santé de ses animaux directement par internet en temps réel, et recevoir des alertes téléphoniques en cas de vêlage, de chaleurs ou de troubles de la santé.

Pour simplifier l’achat des intrants, Paolin Pascot a, quant à lui, créé le site http://www.agriconomie.com, un site de e-commerce permettant aux agriculteurs de « trouver tout ce dont ils ont besoin pour leur exploitation, au même endroit et au meilleur prix » : phytos, semences, pièces détachées et équipements d’élevage. Autre site, autre service : Miimosa, créé par Florian Breton, est la première plateforme de financement participatif exclusivement consacrée aux projets d’installation agricole. Soutenu par l’Apca, la Fnsea et JA, Miimosa ambitionne de contribuer au financement de 1.000 projets agricoles d’ici 2017. Sur le site, les citoyens peuvent soutenir financièrement une trentaine de projets.

Pitchs du Jeudigital au ministère de l'AgricultureAu ministère de l’Agriculture mardi 28 avril 2015, Romain Faroux, Jérôme Leroy, Paolin Pascot et Frédéric Rouiller ont présenté leur solution numérique devant Stéphane Le Foll, Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat au Numérique, et des dizaines d’investisseurs. (©Pascal Xicluna/Min.Agri.Fr)

DES CONCOURS POUR FAIRE ÉMERGER DES PROJETS INNOVANTS

Tous les fondateurs de ces start-up sont rompus aux « pitchs », des courtes présentations de leur projet entreprenarial face à des investisseurs et autres représentants de fonds d’investissements. Objectif : séduire ses apporteurs de capitaux et les convaincre d’investir dans leur entreprise pour la développer. Huit représentants de ces start-up agricoles, dont Miimosa, Weenat, Biopic, Agriconomie ou Airinov, ont eu l’occasion de « pitcher », mardi 28 avril 2015, au ministère de l’Agriculture, devant Stéphane Le Foll et Axelle Lemaire. La secrétaire d’Etat au numérique veut promouvoir cette «  agriculture 4.0  », en référence au concept allemand « d’industrie 4.0 » visant à mettre en place des usines intelligentes, via notamment les objets connectés. Le ministre de l’Agriculture, lui, voit dans ces start-up « le maillon essentiel de la transition de notre agriculture vers l’agro-écologie ».

Pour faire émerger les projets, des concours se développent. Féru d’innovations et de réseaux sociaux, Hervé Pillaud, éleveur vendéen et président du salon Tech élevage  a ainsi développé le concours « Agreen start-up », qui permet de réunir, pendant 48 heures, des étudiants et des professionnels afin de développer des projets en lien avec l’agriculture.

Même principe pour « La start-up est dans le pré », dont l’objectif est de faire émerger des entreprises innovantes en milieu rural.

Fin février, les initiateurs de ces concours sont passés à la vitesse supérieure, en proposant un concours commun de deux jours en plein cœur du salon international de l’Agriculture, faisant ainsi « maturer » 11 projets innovants à vitesse accélérée. A la clé, de nouvelles solutions numériques pour les agriculteurs.

le Numérique rend les Mégapoles plus Intelligentes

Les villes représentent aujourd’hui un défi environnemental majeur. Les chiffres sont sans appel : sur à peine 1% des terres émergées, elles concentrent 50% de l’humanité, consomment 75% de l’énergie mondiale et génèrent à elles seules 80% des émissions de CO2 de la planète.

Une situation d’autant moins soutenable que d’ici 2050, selon l’ONU, la population mondiale atteindra les 10 milliards d’individus dont 70% vivront dans les villes. Les études scientifiques montrent par exemple à l’horizon 2030 un cordon littoral chinois totalement urbanisé de 1 800 km de long alors qu’en Afrique, la pression démographique provoquera une augmentation de l’urbanisation de 590%.

Des projections qui rendent primordiale la mise en place de solutions innovantes capables de rendre les villes plus intelligentes au plan environnemental.

A contrepied d’Alphonse Allais qui conseillait de construire les villes à la campagne, le numérique permet d’imaginer des réponses pertinentes à de nombreuses problématiques urbaines. Visite guidée de solutions Orange pour des cities plus smart.

Orange - COP21 - Smart city - Infographie