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Concevoir un tableau de bord agile en 5 étapes clés

 

création d'un tableau de bord agile en 5 étapes

De nos jours, lorsqu’on dirige un service de TI, il faut souvent gérer deux types d’initiatives : les initiatives lancées par les lignes d’affaires et les initiatives TI. Ces deux types d’initiatives, bien qu’elles ne proviennent pas des mêmes services au sein de l’entreprise, se retrouvent toutes deux dans l’arrière-cour du directeur des TI. Afin de pouvoir mener à terme ces initiatives, il sera donc primordial de connaître l’étendue de ces dernières et l’engagement nécessaire pour y arriver.

Une initiative de tableau de bord, qu’importe son demandeur, ne fera pas exception à la règle. Je m’appliquerai donc, dans ce blogue, à vous présenter les différents éléments à prendre en compte au cours de la mise en place d’un projet de tableau de bord et de son intégration dans un environnement de projet agile.

Lorsqu’on doit répondre à une demande de création de tableau de bord, on pensera forcément à une phase d’analyse puis à une phase de réalisation. La phase de réalisation comporte en général deux étapes de travail : la première est d’arrière plan (back-end) et vise à récupérer et à agréger les données au niveau de détail requis par le tableau de bord, tandis que la deuxième est de premier plan (front-end) et vise à créer le visuel et le fichier de solution en tant que tel.

La durée et la complexité de ces deux étapes de réalisation seront déterminées par la phase d’analyse. L’importance de celle-ci est donc primordiale pour être capable de déterminer l’étendue du projet. Mais que comporte vraiment cette phase d’analyse et comment sera-t-elle menée?

Lorsque je pense à cette phase d’analyse, je vois ressortir trois grands éléments qui la composent :

  • L’analyse des besoins client
  • L’analyse de faisabilité de premier plan (front-end)
  • L’analyse de faisabilité d’arrière plan (back-end)

#1 – L’analyse des besoins client

L’analyse des besoins client comprendra toutes les rencontres avec le client du tableau de bord. Cette personne (ou ces personnes selon le cas) est celle qui exprime le besoin d’obtenir un tableau de bord où pour qui le tableau de bord sera fourni. Il ne s’agit pas forcément de la personne qui amorcera l’initiative, mais seulement celle qui sera consommatrice de la solution finale.

En rencontrant le client du tableau de bord, nous pourrons déterminer la portée de ce dernier. En effet, les différentes rencontres au cours de cette analyse permettront de cibler le besoin lié au tableau de bord, les utilisations qui en seront faites et les indicateurs qui devront être présents.

Après la collecte des besoins et la validation de la compréhension commune de l’utilisation du tableau de bord, l’analyste sera en mesure de créer une ébauche de maquette de tableau de bord pour présenter au client la vision de la solution à livrer.

Si je fais l’analogie avec la construction d’une maison, lorsque je décide de m’en faire construire une, avant de dessiner les plans, l’architecte vérifiera combien de chambres je souhaite avoir, à quel étage je désire la salle de bain ou encore quel type de cuisine je souhaite utiliser. La phase de rencontre avec le client pour le tableau de bord correspond à cette étape.

Je ne mettrai jamais assez l’accent sur cette partie de l’analyse, car elle constitue le fondement même de la réussite d’un projet de tableau de bord. Il est important de prendre le temps nécessaire pour effectuer cette phase, quitte à faire plusieurs allers-retours afin de rencontrer le client pour confirmer les hypothèses et les éléments d’analyse. Le client doit être engagé dans le projet pour que l’analyse soit concluante. En l’engageant dans un projet agile, il fera partie de l’équipe de réalisation et aura donc une responsabilité sur la livraison de la solution.

#2 et 3 – L’analyse de faisabilité de premier plan (front-end)et d’arrière plan (back-end)

Les deux autres phases d’analyse que j’ai mentionnées ci-dessus (analyse de premier plan [front-end] et analyse d’arrière plan [back-end]) pourront être menées en parallèle. En effet, le but commun de ces deux phases sera de vérifier la faisabilité des éléments présents dans la maquette, tant sur le plan technologique que sur le plan de la disponibilité des données nécessaires.

Dès que les premiers besoins seront mis sur papier par l’analyste et que les premières ébauches de maquettes seront réalisées, la vérification de la faisabilité prendra tout son sens. Dans un environnement de projet agile, il sera simple d’intégrer plusieurs des éléments d’analyse d’arrière plan (back-end) et de premier plan (front-end) dans une même itération. Ceci permettra un échange constant entre les deux analyses, ce qui permettra une meilleure efficacité et une meilleure rapidité de réajustement des maquettes au fur et à mesure que les itérations avanceront.

Des rencontres avec les clients auront lieu à la fin de chaque itération pour valider la maquette ébauchée et son évolution en fonction des nouveaux éléments analysés.

#4 et 5 – La phase de développement de premier plan(front-end) et d’arrière plan (back-end)

À la suite de la phase d’analyse, la phase de développement pourra elle aussi être parallélisée. En effet, dès la première itération de réalisation, une partie du développement de premier plan (front-end) ayant trait au visuel et à la mise en place de la solution pourra commencer. Par exemple, la mise en place du cadre, des codes de couleurs, des différents éléments de sélection, etc. Pendant ce temps, l’équipe d’arrière plan (back-end) s’appliquera à fournir les premiers indicateurs à intégrer.

Dans un fonctionnement complètement agile, il serait aussi possible de concevoir la livraison du tableau de bord en plusieurs itérations. Le tableau de bord, dès la fin d’une ou deux itérations, pourrait être utilisable par le client avec seulement quelques indicateurs disponibles. À chaque itération, de nouveaux indicateurs viendraient s’ajouter au visuel, et ce, jusqu’à l’achèvement du tableau de bord.

Pour résumer, la mise en place d’un projet de tableau de bord devra passer par les grandes étapes suivantes :

  • La phase d’analyse
    • Analyse des besoins client
    • Analyse de faisabilité de premier plan (front-end)
    • Analyse de faisabilité d’arrière plan (back-end)
  • La phase de développement
    • Développement d’arrière plan (back-end)
    • Développement de premier plan (front-end)

Chacune de ces phases, dans un environnement agile, sera découpées pour permettre une livraison de solution en itérations permettant ainsi une utilisation et une acceptation de la solution simplifiées pour le client.

Open Data : quand les organisations partagent leurs données pour créer de la valeur


Aux balbutiements du Big Data, dont le concept a pris forme avec l’explosion des usages digitaux et des objets connectés, toutes les organisations se sont interrogées sur la manière d’aborder cette notion et sur le parti à en tirer. Quand certains se sont vite passionnés pour ce sujet, d’autres se sont montrés méfiants vis-à-vis de ce qu’ils percevaient comme une expression à la mode, voire effrayés par sa dimension « big », certes intimidante.

Puis, au fur-et-à-mesure que les enjeux business se sont précisés, les usages et les gains potentiels se sont ébauchés. Les organisations ont désormais pris conscience de la valeur de leurs données. Elles explorent aujourd’hui une tendance très en vogue : l’Open Data (ouverture des données). Libérer ses données pour créer de la valeur, tel pourrait être l’enjeu pour un bon nombre d’organisations.

Apparu en France il y a quelques années, le mouvement Open Data ne cesse de prendre de l’ampleur. Dès lors, l’ouverture des données devient un vecteur d’innovation ou de développement de nouveaux modèles de coopérations.

L’ouverture des données est également un levier de transparence dans le secteur public par exemple où l’information est alors considérée comme un bien commun, pouvant servir l’intérêt général.

Un sujet citoyen pris en main par le secteur public

Les premières initiatives d’Open data sont nées d’élans citoyens (Wikimedia, OpenStreetMap) ou ont été portées par le secteur public. En France, le conseil de modernisation des politiques publiques a initié en 2011 la création d’un portail unique, data.gouv.fr, afin de permettre « la réutilisation libre, facile et gratuite des informations publiques […] pour favoriser la dynamique d’innovation qui sera portée par la communauté des développeurs et des entrepreneurs à partir des données mises en ligne ».

Ainsi, la politique d’ouverture et de partage des données publiques, officiellement portée par la mission Etalab, a déjà donné lieu à de nombreuses réutilisations, comme par exemple une application pour organiser des campagnes électorales plus efficaces (« 50+1 : Dis-moi où tu habites, je te dirai pour qui tu votes »), ou encore une application de vérification des mises à jour du code du Travail crée par le groupe Revue Fiduciaire (GRF+), etc.

Les initiatives menées sont encourageantes mais le potentiel de développement de l’Open Data reste encore important pour soutenir l’optimisation des missions du service public et renforcer le cadre d’une communication transparente avec le citoyen.

Open data : le secteur privé doit aussi se lancer

La transparence n’est pas le seul fait du secteur public, d’autant que les clients des entreprises sont de plus en plus regardants envers celles-ci. L’ouverture des données est donc l’une des composantes de la relation de confiance, et de la redevabilité de l’entreprise envers la société.

Les démarches d’ouverture sont en train de gagner de plus en plus d’acteurs privés, qui misent sur les données pour développer une communication transparente avec leurs clients ou pour développer de nouveaux modèles de coopération avec leurs partenaires.

Dès lors, l’Open Data devient un véritable moyen pour co-innover et mobiliser de nouveaux partenaires extérieurs. La Data serait-elle en passe de générer de nouveaux modèles économiques plus axés sur les services collaboratifs et l’innovation ? C’est ce qui semble se dessiner à travers les quelques initiatives menées par les organisations du secteur privé.

Cependant, ouvrir ses données, c’est d’une part en donner l’accès, mais aussi en permettre la réutilisation, avec différents niveaux d’ouverture possibles, que ce soit en interne ou à l’externe. Cette stratégie n’est pas toujours comprise et/ou acceptée par l’ensemble des dirigeants suscitant parfois de réels freins. Pour réussir en ce sens, il faut donc réunir volonté politique et moyens adaptés. Cette démarche participe nécessairement à la transformation des organisations, encourageant l’usage, l’exploitation et la valorisation des données. Ce faisant, la donnée participe à un mouvement plus vaste de prise de conscience sur la nécessité de décloisonner les structures et de favoriser une collaboration active.

Elon Musk a-t-il sauvé les Etats Unis (et le monde) des énergies fossiles ?

C’est au début du mois qu’Elon Musk (le PDG de Tesla, SpaceX et créateur de l’Hyperloop ) a annoncé Powerwall un nouveau système de batterie destiné à nos domiciles. D’accord, jusque-là le produit ne fait pas rêver … et pourtant il a le potentiel de bouleverser l’industrie de l’énergie.

L’objectif de Musk est simple,  mettre fin à la dépendance des Etats-Unis (et du monde à plus long terme) en transférant la technologie des batteries que Tesla utilise pour ses voitures électriques pour l’installer dans les domiciles ou entreprises. Elon Musk souhaite renverser la façon que nous avons de générer aujourd’hui l’électricité, pour constituer un réseau de millions de centrale électriques solaires.

De la Musk-le Car au Powerwall

Dans sa présentation, Musk a annoncé deux types de produits. Le premier le Powerwall est une batterie plate au design alléchant (comparé aux batteries actuelles comme celle de votre voiture), qui peut être fixée au mur à l’intérieur comme à l’extérieur de votre domicile ou de votre entreprise.

Cette dernière stocke l’énergie générée par vos panneaux solaires en journée pour vous fournir toute l’électricité qui pourrait vous être nécessaire durant la nuit.

Powerwall-ElonMusk-1

.Le deuxième modèle est une version plus grande de la batterie à destination des entreprises de tailles moyennes à grandes avec une offre allant de 100 kWh à plus de 10MkWh. Les plus larges pouvant stocker suffisamment d’énergie pour alimenter une ville standard aux Etats Unis pendant près de 1 an.

Comme d’habitude avec les nouvelles technologies on pourrait penser que le projet n’est qu’à un stade embryonnaire et qu’on est encore loin du produit fini. Pourtant, l’intégralité de la conférence annonçant ces innovations a été alimentée par ces batteries.

Les deux modèles (7kWh et 10kWh) sont déjà disponibles à la réservation et devraient être livrés dès cet été

Le Powerwall change quoi à mon quotidien de consommateur ?

La plupart des logements consomment plus d’électricité le matin et le soir qu’ils n’en consomment pendant la journée.

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Traditionnellement et sans batterie de stockage, le surplus d’énergie solaire produit pendant la journée est revendu au fournisseur d’électricité … pour être racheté le soir même.

Le problème est double, les aller-retour avec le fournisseur d’électricité sont générateurs d’émissions de carbones et ils vous coûtent plus d’argent que si vous pouviez stocker votre électricité. Pourquoi ? Simplement, car les fournisseurs d’électricité vous font payer plus cher l’électricité à certaines heures lorsque la demande est forte. En stockant l’énergie en heure creuse pour vous la restituer lors des pics de consommation et de tarifs, le Powerwall permet une réduction des coûts.

Super, je fais des économies, c’est ça ta révolution ?

Alors que le soleil offre une énergie suffisante pour l’intégralité des besoins du genre humain, l’énergie solaire ne couvre aujourd’hui que 1% des besoins mondiaux. Le problème qui en découle est dramatique pour l’environnement, l’industrie énergétique actuelle aux Etats Unis produit à elle seule 2.000 millions de tonnes de CO2.

Pourquoi l’énergie solaire n’est-elle pas plus utilisée ? Car il était jusqu’à aujourd’hui très difficile de trouver des batteries appropriées pour stocker l’énergie solaire.

Aujourd’hui, utiliser une batterie (plomb-acide) est un chemin semé d’embuches. Difficile à installer, volumineuse, hideuse et coûteuse en maintenance il n’est pas étonnant de voir la plupart des gens se tourner vers des générateurs Diesel lorsqu’ils recherchent une indépendance énergétique.

La technologie développée par Tesla résout ces problèmes. D’autant plus que l’objectif n’est pas seulement de rendre chaque domicile indépendant énergétiquement, mais de créer des réseaux de batteries domestiques assimilable à de petites centrales électriques et permettant de réduire la dépendance du monde aux énergies fossiles.

Powerwall-ElonMusk-3En théorie et grâce à la facilité de transport et d’installation du Powerwall, on pourrait voir des quartiers, des villages, des villes et peut-être des pays devenir indépendants énergétiquement d’une façon qu’il était impossible d’anticiper auparavant.

Deux milliards de batteries

C’est selon les estimations effectuées par Tesla le nombre de batteries nécessaires pour que la planète soit à 100% indépendante énergétiquement. Le chiffre parait ridiculement énorme, mais il s’agit du nombre de voitures qui circulent actuellement sur la planète ce qui laisse Musk penser qu’il s’agit d’un effort réalisable par l’humanité.

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Suis-je un incurable rêveur ?

Peut-être que le projet fera un bide complet mais si une personne peut le mettre en place c’est bien Elon F*cking Musk.

On parle de l’un des cofondateurs de PayPal, à la tête aujourd’hui de Space X la première entreprise privée à avoir envoyé une fusée en orbite, CEO de Tesla, compagnie créatrice de voitures 100% électriques aujourd’hui investie dans les voitures automatisées. Si quelqu’un peut réaliser l’irréalisable c’est bien lui.
Parier contre lui ne s’est pas avéré fructueux ces dernières années.

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Cerise sur le gâteau, Elon Musk ne souhaite pas faire cavalier seul. Comme il l’a fait pour l’Hyperloop, il autorise au quidam lambda l’utilisation de sa technologie. Tous les brevets Tesla sont disponibles gratuitement au public. Il ne s’agit pas de faire du profit, mais d’agir pour le bien de l’humanité.

En démocratisant sa technologie, il espère réduire le temps que cela devrait prendre pour révolutionner le marché de l’énergie et créer un maximum d’impact sur la planète.

TOP 12 REASONS WHY PEOPLE RESIST CHANGE

Expecting resistance to change and planning for it from the start of your change management progamme will allow you to effectively manage objections. Understanding the most common reasons people object to change gives you the opportunity to plan your change strategy to address these factors.

It’s not possible to be aware of all sources of resistance to change. Expecting that there will beresistance to change and being prepared to manage it is a proactive step. Recognizing behaviors that indicate possible resistance will raise awareness of the need to address the concerns.

Classic psychological reactions to change

Change Management - Reactions to change

At the end of the day all sources of resistance to change need to be acknowledged and people’s emotions validated.

It’s far better to anticipate objections than to spend your time putting out fires, and knowing how to overcome resistance to change is a vital part of any change management plan.

Top 12 typical reasons for resistance to change

  1. Misunderstanding about the need for change/when the reason for the change is unclear — If staff do not understand the need for change you can expect resistance. Especially from those who strongly believe the current way of doing things works well…and has done for twenty years!
  2. Fear of the unknown — One of the most common reasons for resistance is fear of the unknown. People will only take active steps toward the unknown if they genuinely believe – and perhaps more importantly, feel – that the risks of standing still are greater than those of moving forward in a new direction
  3. Lack of competence — This is a fear people will seldom admit. But sometimes, change in organizations necessitates changes in skills, and some people will feel that they won’t be able to make the transition very well
  4. Connected to the old way — If you ask people in an organization to do things in a new way, as rational as that new way may seem to you, you will be setting yourself up against all that hard wiring, all those emotional connections to those who taught your audience the old way – and that’s not trivial
  5. Low trust — When people don’t believe that they, or the company, can competently manage the change there is likely to be resistance
  6. Temporary fad — When people belief that the change initiative is a temporary fad
  7. Not being consulted — If people are allowed to be part of the change there is less resistance. People like to know what’s going on, especially if their jobs may be affected.Informed employees tend to have higher levels of job satisfaction than uninformed employees
  8. Poor communication — It’s self evident isn’t it? When it comes to change management there’s no such thing as too much communication
  9. Changes to routines — When we talk about comfort zones we’re really referring to routines. We love them. They make us secure. So there’s bound to be resistance whenever change requires us to do things differently
  10. Exhaustion/Saturation — Don’t mistake compliance for acceptance. People who are overwhelmed by continuous change resign themselves to it and go along with the flow. You have them in body, but you do not have their hearts. Motivation is low
  11. Change in the status quo — Resistance can also stem from perceptions of the change that people hold. For example, people who feel they’ll be worse off at the end of the change are unlikely to give it their full support. Similarly, if people believe the change favours another group/department/person there may be (unspoken) anger and resentment
  12. Benefits and rewards — When the benefits and rewards for making the change are not seen as adequate for the trouble involved

Expecting resistance to change and planning for it from the start of your change management progamme will allow you to effectively manage objections. Not dealing proactively is one pitfall – but there are many other common mistakes.

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Pourquoi la France ne va pas assez tirer profit de l’économie numérique d’ici 2020

Ceux qui en doutaient peuvent être rassurés : le numérique doit apporter des points de croissance supplémentaires aux économies occidentales. A l’horizon 2020, le développement des nouveaux usages du numérique ajoutera 1,36 trillion de dollars au PIB des dix principales économies du monde, soit 2,3% supérieurs aux prévisions initiales, selon une étude d’Accenture du 10 mars réalisée avec Oxford Economics.

Sans surprise, la Chine, qui voit l’explosion des usages sur mobiles sur son marché intérieur, sera la première économie à bénéficier du développement des technologies. Avec 418 milliards de dollars de plus engrangés dans son PIB en 2020, elle devance les États-Unis qui dégageront, eux, un surplus de 365 milliards (344 milliards d’euros). La France est le 7e pays de ce top 10 à profiter de l’embellie technologique, avec 57 milliards de dollars (53,8 milliards d’euros) de gains, ex-aequo avec le Royaume-Uni. L’Allemagne devrait devancer la France de près de 20 milliards de dollars.

L’étude, qui est construite autour de l’index de « la densité digitale » du pays, révèle les points forts actuels des principales économies mondiales en matière de développement numérique. On note d’ailleurs que la France tire son épingle du jeu grâce à un environnement institutionnel et socio-économique favorable et stimulant.

Mais elle se classe au dernier rang, parmi dix sept économies développées, sur l’adaptation de nouveaux processus de production au sein des entreprises, le «sourcing input». « La France pourrait augmenter sa densité digitale d’environ dix points à travers des efforts concertés dans huit domaines et booster sa productivité et sa croissance années après années », affirme l’étude.

Les entreprises françaises à la traîne

Parmi ces domaines à améliorer, l’accès à Internet. « Seuls 88% de la population active utilisait Internet en 2012, contre 94% aux Pays-Bas et en Finlande », les pays leaders sur la densité digitale. Plus inquiétant, la France est classé 55e sur la pénétration d’internet en milieu scolaire, loin derrière ces deux pays de l’Europe de Nord classés eux 5e.

image: http://frenchweb.fr/wp-content/uploads/2015/03/Capture-d%E2%80%99%C3%A9cran-2015-03-17-%C3%A0-16.00.32-419×550.png

Capture d’écran 2015-03-17 à 16.00.32Autre point noir, concernant le développement des technologies mobiles entre une entreprise française et ses clients. Cette frilosité en milieu professionnel transparaît aussi sur le critère du télétravail, source de productivité individuelle dans d’autres pays, mais particulièrement mal développé en France. Les salariés français sont aussi faiblement aguerris sur les nouvelles technologies d’information et de communication. Seuls 37% des décideurs français ont identifié l’importance des communications automatisées entre les machines pour leur entreprise, bien en-deçà de la moyenne des autres pays (46%).

L’intervention des gouvernements

Ces chiffres optimistes pour la croissance donnés par l’étude sont toutefois à tempérer. Seront en effet déterminantes les diverses interventions des gouvernements sur les questions du numérique qui pourront avoir un impact négatif sur ces estimations. « Malgré les infrastructures haut débit et les réseaux mobiles qui sont déjà présents, il est important pour la croissance de l’économie numérique que les gouvernements favorisent l’entrepreneuriat et la création d’entreprises tout en développant des liens de confiance entre les citoyens et les entreprises », écrivent les experts de l’étude.

Reste aussi que pour tous les pays étudiés, cela pourrait prendre au moins six ans pour que les premiers effets de ce regain de croissance via le numérique se fassent sentir. Les marchés émergents profiteront aussi de ce fuel dans l’économie mondiale, à l’image du Brésil, de l’Inde et de la Chine qui verront leur PIB augmenter respectivement de 97 à 418 milliards de dollars.

L’étude se base sur cinquante indicateurs, dont les volumes de transactions émises en ligne, l’usage des nouvelles technologies cloud et de communication, les nouvelles compétences créés au sein des entreprises, et les nouveaux modèles économiques créés.

En savoir plus sur http://frenchweb.fr/pourquoi-la-france-ne-va-pas-tirer-assez-profit-de-leconomie-numerique-dici-2020/187387#6VRsBYBZ8WmOoYIR.99

LA COMMUNICATION VISUELLE À L’HEURE DU DIGITAL

Michel Chanaud est le fondateur et directeur de publication du magazine étapes, le titre de référence du design et de la communication visuelle. La revue s’adresse aujourd’hui à un vaste cercle de créatifs de tous secteurs : mode, design, architecture, photographie ou gastronomie. L’équipe d’ABILWAYS DIGITAL a rencontré cet éditeur passionné et averti des dernières tendances graphiques pour échanger sur le virage numérique de l’imprimé.

Au cours de cette vidéo, Michel Chanaud aborde :

  • Les dernières tendances en matière de communication graphique
  • Les spécificités entre WebApp et site responsive
  • L’impact du digital dans l’édition

Art contemporain et business coaching : pour se transformer et changer

Accompagner les entreprises, leurs dirigeants et leurs équipes vers plus de créativité et plus d’audace, tel est l’objectif de ArtForCoaching qui propose du coaching professionnel reposant sur l’usage de l’Art Contemporain. Le fondateur, Alain PASCAIL, nous en dit plus sur cette approche plus efficace qu’originale peut-être.

Vous faites du coaching en vous appuyant sur l’art contemporain. C’est nouveau, mais qu’est-ce que cela apporte au coaché ?

L’art contemporain permet au coaché de se transformer en utilisant son imagination et ses ressources. L’art va nourrir son imaginaire et lui donner à voir d’autres possibilités. C’est ensuite au travers d’un dialogue avec le coach qu’il va remettre en question ses pratiques et façons d’être.

Dans le cadre d’un coaching collectif, le fait de mettre chaque personne de l’équipe face à des œuvres d’art contemporaines va faire naitre des émotions divergentes sur lesquelles le groupe va s’appuyer pour s’enrichir et accepter ses différences.

Quelle est votre valeur ajoutée par rapport au coaching classique ?

La visite dans le musée permet au coaché de se connecter plus vite à ses émotions et à son imaginaire. Le travail peut ainsi être réalisé plus en profondeur, les champs du possible peuvent être plus facilement accessibles et les ancrages peuvent être établis de façon plus durable. Le rationnel, le cerveau gauche et les habitudes sont laissés derrière soi plus aisément.

Pourquoi ne pas avoir choisi l’art classique ? Quelle est la plus-value de l’art contemporain ?

Les œuvres classiques véhiculent des codes, symboles et mythes qui nourrissent l’inconscient collectif, laissant de fait, moins de place à l’interprétation et à l’évolution personnelle. L’art contemporain ou moderne, éloigné des préjugés et des croyances, permet aux émotions d’émerger.

Concrètement, comment procédez-vous ? Vous allez dans les musées ?

Je pratique cette méthode de deux façons, soit en coaching court de 3 /4 séances avec le support de l’art contemporain, soit en coaching long de 7 à 10 rencontres avec 1 ou 2 séances au musée. Une séance de coaching peut durer entre 1h30 et 2h30. Nous nous retrouvons devant le musée et commençons par échanger autour du sujet que le coaché souhaite travailler. Ensuite, nous déambulons librement au milieu des œuvres. Un dialogue se crée naturellement entre le coaché et les œuvres. Je vais y prendre part en le questionnant sur ses ressentis. Grâce au dialogue, je vais l’aider à identifier ses ressources et le faire travailler sur l’objectif qu’il s’est fixé. En fin de séance, nous débriefons sur ce que le coaché a appris et ce qu’il doit expérimenter ou mettre en œuvre dès le lendemain dans son milieu professionnel.

Pour les séances en groupe, soit nous visitons par groupe de 2 ou 3 le musée avec des consignes spécifiques et nous nous retrouvons ensuite dans une salle à proximité pour échanger, soit je fais « venir » le musée auprès de mes clients à l’aide de grands posters, de projections et même d’œuvres que veulent bien me prêter de jeunes artistes.

Quels sont les enjeux RH et les problématiques que vous avez l’habitude de traiter via cette méthode ?

Nous pouvons trouver un chemin de développement sur les problématiques suivantes :

  • Comment être plus assertif avec mon équipe ou mon patron
  • Décider lorsque l’environnement est incertain
  • Être plus audacieux
  • Lever des barrières empêchant la créativité
  • Mieux s’organiser, déléguer et lâcher prise
  • Gérer une ou des personnes difficiles
  • Prendre une décision courageuse

Mais aussi sur la constitution ou l’amélioration des relations au sein d’une équipe de direction.

Tout ceci peut paraître assez abstrait. Auriez-vous un exemple concret ?

En mars, la demande d’un dirigeant concernait sa difficulté d’être trop strict avec les règles de fonctionnement de l’entreprise et son équipe se plaignait de son côté « obtus ». La rencontre avec le tableau [NDR : cf. ci-dessous] de Brice Marden au centre Pompidou par son côté très cadré et en même temps très vivant des multiples liens qui sont en mouvement, lui a permis de découvrir et de comprendre qu’une règle pouvait avoir de la souplesse et se mettre en œuvre en lien avec l’autre et ses besoins .

Un jeune responsable de développement récemment promu se demandait comment être plus à l’aise lors des entretiens avec les partenaires de son entreprise. Il eut une révélation devant une statue de Jean Arp [NDR : cf. ci-dessous]. Après un premier abord qui peut apparaître abrupt, la statue dégage une douceur et des formes beaucoup plus accessibles vues sous d’autres angles. Mon client y décela la possibilité qu’une relation professionnelle puisse se passer de la même manière.

Pourquoi un DRH ferait appel à ce type de service, pourquoi vous ?

Cette méthodologie s’adresse à toutes les entreprises, mais principalement à celles qui veulent respirer de l’air frais (quelque chose d’innovant), remuer les méninges de leurs équipes de direction et aborder les problématiques de management par d’autres angles. Les DRH font appel à moi, car, dirigeant dans des grands groupes internationaux pendant 20 ans, je sais leur apporter des résultats concrets et mesurables aussi bien en individuel qu’en équipe.

Crédits photos : © Arts for coaching

Comment se passer des banques quand on est une PME

Une nouvelle loi et la technologie actuelle fissurent largement du financement bancaire, notamment grâce au mouvement fintech.

Pendant des décennies, les dirigeants de PME n’avaient que les banques pour se financer. Des acteurs au comportement généralement uniforme et dont les offres se différenciaient par le prix, le bien connu TEG (taux effectif global). Face à cela, le jeu a consisté pendant des décennies à sélectionner la –ou les deux– banques au meilleur discours, au risque de s’enfermer dans des relations de dépendance avec un nombre limité de prêteurs, habitués à dire oui – et non – à l’unisson.

Une erreur de communication, une difficulté passagère, une mauvaise nouvelle, une ambition mal comprise et votre financement se bloquait irrémédiablement. Une expérience tellement fréquente que le taux de recommandation de sa banque par les clients (le Net Promoter Score) n’est pas fameux dans cette industrie perçue comme conservatrice.

Le banquier en tant que tel n’est pas en cause, mais la construction d’un système monolithique a irrémédiablement conduit à un écosystème faussement concurrentiel chassant les mêmes proies avec les mêmes réflexes.

Mouvement fintech

Récemment, l’univers des possibles s’est considérablement élargi avec la banalisation des solutions en quasi fonds propres (dette mezzanine) et surtout avec l’arrivée disruptive des plateformes de prêts ou des solutions d’affacturage nouvelle génération. Avec l’aide d’une nouvelle réglementation et de la technologie, le monopole du financement bancaire est désormais largement fissuré pour le plus grand bénéfice des PME. Et ce, grâce au fameux mouvement fintech qui résonne de San Francisco à Paris en passant – surtout – par Londres. Faut-il toutefois que les entreprises et leurs conseils soient conscients de la révolution qui se joue en ce moment…?

C’est pourtant bien une opportunité sans précédent qui s’ouvre aux TPE et PME. Le législateur français, prenant la mesure du bouleversement en cours, a offert, fin 2014, un cadre réglementaire clair et avant-gardiste pour toute plateforme internet souhaitant faire se rencontrer les épargnants et les entreprises en quête de prêteurs. Aujourd’hui, même les petites entreprises peuvent raisonner comme les grands groupes en allant chercher des financements auprès d’acteurs aux réflexes différents, aux conditions financières et extra-financières variées. Raisonner en logique de portefeuille et panacher leurs financements.

Le coût ne devient plus le seul critère de choix à défaut d’autres variables d’arbitrage. Les entreprises peuvent choisir une dette amortissable ou in fine, choisir en fonction de l’urgence de la demande, arbitrer entre taux et caution ou garantie, préférer des contrats standards à des contrats complexes, choisir des prêteurs avec des appétences au risque différentes… L’Expérience Utilisateur va devenir aussi un critère de choix. L’emprunteur devient – il était temps – un client. Il entre aujourd’hui dans un vrai magasin où le choix existe.

Pensez-y avant d’emprunter. Faites l’inventaire des possibles. Il est temps de changer de réflexe.

Nous n’avons pas besoin de patron

Ancien conseil en stratégie devenu coach, Frédéric Laloux affirme que l’entreprise peut tout à fait se passer de chef. Son livre-manifeste rencontre un succès mondial. Rencontre à Paris.

Image tirée du film "Comment tuer son boss", avec Kevin Spacey et Jason Bateman. (Capture d'écran)
Image tirée du film « Comment tuer son boss », avec Kevin Spacey et Jason Bateman. (Capture d’écran)
Nous avons parlé avec nos tripes. Il est extraordinaire. »

Frédéric Laloux est « coach ». Il conseille des entreprises dans le monde entier, avec un credo pour le moins inattendu : dans une entreprise, un dirigeant, ça ne sert à rien. Son livre « Reinventing Organization » (1), est disponible dans une quinzaine de langues. Jeudi 21 mai, il était l’invité très attendu du Oui Share Festival, grand messe de l’économie participative, qui avait lieu à Paris.

« Arrêtons de porter un masque ! »

Il s’avance sur la scène du Cabaret Sauvage, le chapiteau des jardins de la Villette. La mine bronzée, l’air détendu, il ne parlera que 15 minutes. Trop court, mais pas de stress. Dans le plus grand calme, il balaye d’un revers de manche tout ce que nous connaissons du monde de l’entreprise :

Nous n’avons pas besoin de patron. »

Rires gênés dans la salle. Son constat est sans appel. Un chef n’a « rien d’indispensable ». Aujourd’hui, il croit aux organisations « d’intelligence partagée », basées sur l’écoute et le respect. Derrière lui, un dessin illustre notre système actuel, où un homme, seul, tout en haut d’une pyramide, hurle ses ordres sur de petits salariés accablés. Caricatural, mais efficace.

Plus étonnant encore, Frédérique Laloux affirme :

Les chefs aiment de moins en moins leur rôle « .

Beaucoup souffrent de la pression qu’implique leur statut, et préfèrent partager l’autorité et les responsabilités. Ce ne sont pas des paroles en l’air, puisque le coach travaille à mettre en place ce système sans hiérarchie dans des entreprises. Et les résultats sont selon lui spectaculaires.

« Arrêtons de porter un masque ! », renchérit-il. Le costume et les tenues sobres exigées restreignent notre personnalité. Lorsqu’ils sont eux-mêmes, « les employés apportent une meilleure énergie ». S’habiller normalement, comme un jour de week-end, favoriserait notre créativité.

« Des personnes ont pleuré »

Aujourd’hui, Frédéric Laloux se dit « ému » par le succès que rencontre son livre « Reinventing Organizations« . « Des personnes ont pleuré en le lisant », se désole-t-il, preuve d’une immense souffrance au travail qu’il n’est plus possible d’ignorer. Un lecteur en Ukraine et un autre en Chine ont même décidé de payer de leur propre poche, un traducteur.

Sur scène comme aux journalistes, il aime rappeler que son message n’est pas utopiste. Il ironise :

Je ne suis pas un hippie qui croit que tout le monde est pote et c’est cool . »

Avant d’être coach, Frédéric a travaillé dix ans dans un cabinet de conseil stratégique international. « Soudainement », raconte-t-il, je me suis senti « terriblement fatigué ».

C’est aussi cette expérience qu’il partage avec son lecteur : s’être demandé, un jour, si ça valait le coup, si ça avait un sens, de passer sa vie à travailler. Son objectif, depuis sa reconversion en coach, est de trouver l’organisation la plus saine possible, où les employés pourraient être heureux. Un homme qui nous veut du bien, en somme.

Pia Duvigneau

Sortie en français aux éditions Diateino en octobre 2015.