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3 clés pour savoir ce que votre interlocuteur ne vous dit pas

 

Et si vous écoutiez votre interlocuteur avec les yeux ? Au-delà de ses paroles, si vous décodiez ce que disent ses postures, ses gestes, ses mimiques ? Voici quelques décryptages pour affiner vos intuitions et mieux communiquer.

 

Olga Ciesco

Clé#1 : Suivre le débat gauche-droite.

Le point d’attention :Commencez par distinguer les parties droites et gauches de votre interlocuteur. Aussi bien au niveau du visage que du reste du corps. Première observation, – mais vous vous en doutiez déjà – les deux hémisphères semblent s’animer selon des points de vue différents.

La règle de décodage :

La partie droite, rationnelle, exprime ce que votre interlocuteur souhaite vous montrer et la gauche, émotive, ce qu’il ressent (et qu’il n’a pas forcément envie de révéler spontanément).
Question : sont-elles d’accord entre elles ?

L’exercice : La femme coupable.

 

Regardez son visage. Est-elle heureuse ou malheureuse ? Plutôt sombre à droite (votre gauche) et à gauche (votre droite) plutôt souriante. Il se pourrait qu’elle fasse semblant d’être triste… Et oui, Susan Smith, cette jeune mère dont les enfants ont disparu sourit du mauvais côté et finira par avouer son crime. Les mains droite et gauche s’animent selon la même logique et vous livreront elles-aussi de précieux indices…

Clé #2 : Comprendre la mécanique du corps.

Le point d’attention :

Intéressez-vous à la posture globale de votre interlocuteur. Est-il raide ou détendu ? S’il se sent bien, son corps aura tendance à se déployer et prendre de l’ampleur comme Usain Bolt qui franchit le premier la ligne d’arrivée.

La règle de décodage :

Plus nous sommes en confiance et plus nous avons envie de prendre de la place. Nos gestes prennent de la hauteur. À l’inverse, les épaules rentrent, le dos se voûte, le corps s’étiole : le malaise gagne…

L’exercice : Les footballeurs bien dans leurs baskets.

Remarquez les postures très décontractées des footballeurs victorieux en interview et surtout les jambes bien écartées (notamment Lionel Messi). Normal : c’est une interview après une brillante victoire.

Clé #3 : Connaître la symbolique des parties du corps.

Le point d’attention :

Ils sont multiples puisque chaque partie de notre corps possède une ou plusieurs significations symboliques.

Quelques exemples de décodage :

Le dos représente ce que l’on supporte (parfois avec difficulté). De nombreuses expressions viennent étayer cette symbolique : « en avoir plein le dos », « être le dos au mur », « un enfant dans le dos (ou un couteau), etc.

Votre interlocuteur pose ses mains sur ses lombaires ou au niveau de la nuque. Il recule : quelque chose peut lui déplaire dans ce que vous lui dites, ou lui sembler pénible. Interrogez-le avec tact pour qu’il s’exprime verbalement.


Photo Olga Ciesco ©

Les oreilles lorsqu’elles sont effleurées sur les lobes ou sur l’ourlet indiquent plutôt « une bonne entente » et même un certain plaisir… Votre interlocuteur apprécie ce qu’il entend.

Attention toutefois aux interprétations abusives. Un exemple : les bras croisés ont mauvaise presse : posture fermée, réaction de défense, etc. Mais pour bon nombre d’entre nous, il ne s’agit que d’une position confortable. Votre interlocuteur s’est peut-être tout simplement installé en situation d’attente pour mieux vous écouter. Aussi, pensez à pondérer vos observations en fonction du contexte et en les recoupant avec d’autres signes non-verbaux détectés.


Photo Olga Ciesco ©

L’exercice : Un service un peu trop lourd…

Regardez la photo ci-dessus. Qu’a bien pu demander cette jeune femme à l’homme que vous voyez de dos. Est-il franchement d’accord pour lui rendre service ? Peut-être s’agit-il de déplacer encore une fois la grosse commode du salon…
Nous n’avons pu évidemment qu’effleurer un vaste sujet. Bien d’autres signes, plus ténus et subtils tels que les micro-démangeaisons du visage vous livrent de précieux renseignements sur l’état d’esprit et la cohérence de votre interlocuteur.

Avec Olga Ciesco, Synergologue / Experte en Communication non verbale, auteure de Décoder le langage du corps.

Ces signes qui montrent que vous êtes mentalement fort

La force mentale est une qualité qui peut s’identifier très rapidement. Voici quelques indices pour vous aider

La force mentale prend du temps à se développer. C’est un exercice quotidien qui vous pousse à grandir plus fort, à maintenir un niveau d’optimisme réaliste, et à fixer des barrières saines. Les personnes mentalement fortes ne perdent pas de temps à se morfondre ou à faire don de leurs facultés aux autres.

Comment savoir si nous faisons partie de ce groupe de personnes ? Nous avons posé la question à la psychothérapeute Amy Morin, auteur de l’ouvrage « 13 Things Mentally Strong People Don’t Do. »

Morin a partagé ces 21 signes qui prouvent que vous êtes mentalement plus fort que la moyenne :

Vous compensez l’émotion par la logique

Les personnes fortes mentalement comprennent que leurs émotions peuvent affecter leur pensée. Dans le but de prendre les meilleures décisions possibles, elles compensent leurs émotions avec de la logique.

Vous ne dénigrez pas les autres

Alors qu’il est tentant de faire des excuses, se plaindre à propos des autres ou éviter les situations difficiles, les personnes mentalement fortes refusent de perdre leur temps sur ce genre d’activités contre-productives.

Vous vous sentez confiant quant à vos capacités à vous adapter aux changements

Les individus qui se sentent bien dans leur tête savent que même si le changement est inconfortable, il est tolérable. Ils concentrent leur énergie à s’adapter au changement, plutôt qu’à s’y opposer.

Vous faites face aux peurs qui vous freinent

Bien que les personnes fortes mentalement n’aient pas besoin de vaincre leurs peurs pour prouver quelque chose aux autres, elles vont faire tout leur possible pour faire face aux peurs qui leur sont un frein.

Vous apprenez de vos erreurs

Les personnes solides dans leur tête ne se cachent pas ou ne s’excusent pas de leurs erreurs. Elles se servent de leurs erreurs et en tirent de précieuses leçons.

Vous trouvez un équilibre entre acceptation et amélioration de soi

Si elles éprouvent un besoin de développement personnel, les personnes solides mentalement s’acceptent telles qu’elles sont.

Vous fêtez sincèrement le succès des autres

Plutôt que de se battre avec ceux qui les entourent, les personnes mentalement fortes privilégient la coopération. Pour elles, le succès des autres ne diminue pas la valeur de leurs propres prouesses.

Vous vivez facilement en accord avec vos valeurs

Connaître vos priorités et vivre en accord avec vos valeurs permet de prendre les décisions avec aisance et d’être mentalement bien structuré.

Vous passez du temps à parfaire vos compétences

Alors que certaines personnes cherchent l’approbation des autres, d’autres sont moins soucieuses de gagner la reconnaissance de leurs pairs. Elles sont intrinsèquement motivées à devenir meilleures, avant tout pour elles.

Vous vivez une vie authentique

Les personnes fortes mentalement sont vraies envers elles-mêmes. Leurs paroles sont en accord avec leur attitude.

Vous voyez les épreuves comme des opportunités de développement

Alors que les épreuves difficiles rendent certaines personnes aigries, d’autres laissent l’adversité les rendre meilleures.

Votre estime de vous dépend de qui vous êtes, et non de ce que vous accomplissez

Les personnes fortes mentalement se sentent bien dans leur peau, qu’elles gagnent ou qu’elles perdent.

Vous êtes prêt à attendre un peu pour être satisfait

La patience caractérise la force mentale. Les personnes fortes considèrent les buts à atteindre comme un marathon, et non comme un sprint. Elles sont prêtes à tolérer une douleur sur le court terme lorsque cela peut apporter un gain sur le long terme.

Vous vous remettez vite d’un échec

Ne pas voir un échec comme une fin en soi est un élément qui caractérise les personnes mentalement fortes. Au contraire, ces dernière utilisent leurs échecs comme des opportunités d’acquérir des connaissances qui augmenteront leur chance de réussite dans le futur.

Vous êtes un optimiste réaliste

Les personnes fortes mentalement sont capables de chercher le meilleur partout et de tout voir du bon côté, mais elles ne laissent pas leurs tendances optimistes troubler la réalité.

Rappelez-vous: c’est un marathon, pas un sprint. © Monkey Business – Fotolia.com

Vous acceptez les responsabilités personnelles pour vos choix

Si les personnes dotées d’une bonne force mentale prennent toujours l’entière responsabilité de leurs actions, elles ne sont pas trop dures envers elles.

Vous exprimez votre reconnaissance

Au lieu de crier qu’elles ont besoin de plus, les personnes fortes mentalement admettent qu’elles ont plus que ce dont elles ont besoin.

Vous vous concentrez sur ce que vous pouvez contrôler

Les personnes fortes mentalement  sont efficaces et productives dans la vie car elles consacrent leurs ressources aux choses qu’elles peuvent contrôler.

Vous résolvez activement vos problèmes

Les personnes à la force mentale développée ne s’attardent pas sur le problème. Elles trouvent des solutions.

Vous êtes prêt à apprendre davantage de tout ce qui vous entoure

Les personnes fortes mentalement apprennent constamment des situations et personnes qu’elles rencontrent tous les jours.

Vous travaillez sur vos faiblesses plutôt que de les masquer.

Alors que beaucoup de personnes travaillent dur pour dissimuler leur vulnérabilité, les personnes fortes mentalement mettent à contribution leur énergie pour améliorer leurs défauts.

 

Article de Steven Benna. Traduction par Caroline Brenière, JDN

Voir l’article original : 21 signs you’re mentally stronger than average

Petit budget : 5 conseils pour se mettre quand même au Content Marketing

Le Content Marketing est à la portée de toutes les entreprises, quel que soit leur budget ! Hé non, cette stratégie n’est pas uniquement réservée aux grandes entreprises.

Différentes techniques vous permettent de réduire les coûts de production et de promotion de vos contenus. Nous allons les détailler en exclusivité dans cet article ! Vous pourrez alors partir à la conquête du marché digital en appliquant nos 5 précieux conseils. 

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Produire des contenus peu chers pour commencer

Si le terme « Content Marketing » vous fait peur, dites-vous qu’il ne s’agit pas de vous transformer en bibliothèque de ressources tout de suite. Il est possible de produire du contenu de qualité, rapidement et à moindre coût.

C’est le cas des articles de blog qui demeure le format le plus produit par les entreprises. Ces derniers peuvent s’écrire en une heure de temps et vous permettre de valoriser votre expertise. Vous offrez des conseils pertinents à vos prospects et vous pouvez vous positionner sur davantage de requêtes dans les moteurs de recherche.

C’est aussi de la matière utile à partager sur les réseaux sociaux ou dans votre newsletter.

Limiter sa présence à 3 réseaux sociaux

Les réseaux sociaux sont incontestablement un levier nécessaire pour diffuser votre stratégie Content Marketing. Cependant, vous ne pouvez pas être présent sur tous les fronts. Vous y perdrez inutilement votre énergie et votre temps. Deux denrées précieuses pour une petite entreprise !

Définissez les canaux de diffusion les plus utilisés par vos prospects et vos clients.

Analysez aussi ceux qui correspondent au type de contenu que vous pouvez produire. Si votre métier est très visuel (graphiste, agence de voyages, boutique de vêtement…), des réseaux sociaux comme Instagram ou Pinterest seront intéressants.

Si vous proposez des services aux entreprises, vos efforts devront être concentrés sur Linkedin et Twitter.

Dans tous les cas, mieux vaut avoir une présence dynamique et de qualité sur 2-3 réseaux sociaux, qu’un compte presque vide sur toutes les plateformes existantes.

Se concentrer sur la qualité plutôt que la quantité

Chaque contenu a un objectif précis : partage sur les réseaux sociaux, inscription à la newsletter, demande de devis, participation aux débats, fidélisation des lecteurs… Privilégiez alors la qualité de vos contenus pour obtenir le résultat escompté.

Certes, une publication régulière est indispensable, mais avec un ou deux articles par semaine, vous verrez déjà des résultats sur votre trafic, votre référencement et vos conversions. 

Partager des contenus déjà existants

Le Content Marketing passe aussi par la curation. Il s’agit de partager du contenu provenant d’autres médias, sur votre propre blog et sur vos réseaux sociaux. En citant toujours la source de référence, bien entendu !

Vous pouvez alors ajouter un commentaire personnalisé ou quelques paragraphes supplémentaires pour proposer un article ou une infographie complète à vos lecteurs.

Cette technique permet de créer rapidement du contenu à forte valeur ajoutée et d’attirer l’attention des personnes et entreprises dont vous partagez les articles.

Créer une section « guest-blogging »

Très courant, le guest-blogging consiste à donner la parole à d’autres auteurs sur votre blog. Le but est d’augmenter votre visibilité et votre notoriété auprès de nouveaux prospects. En effet, l’invité va certainement partager l’article auprès de sa communauté, augmentant ainsi votre audience.

Par ailleurs, puisque vous ne créez pas de contenus vous-même, vous gagnez du temps dans votre stratégie Content Marketing.

Cependant, si ce système semble très avantageux, il convient de rester vigilant dans le choix de vos guests. Contactez des personnes influentes qui peuvent contribuer à la promotion de votre image et qui officient dans le même secteur d’activité que vous. Vérifiez toujours les textes proposés et n’acceptez que des contenus de qualité.

Enfin, même si cette technique permet d’avoir du contenu gratuit, n’en abusez pas. Votre blog doit aussi valoriser votre entreprise et votre savoir-faire. Vous devez donc y participer activement !

Et mettre en place une stratégie Content Marketing n’a jamais été aussi facile ! SurRedacteur, vous trouverez de nombreux freelances prêts à vous aider dans cette démarche et à vous conseiller d’après votre budget. Postez votre annonce dès maintenant !

Les 5 erreurs que commettent les entrepreneurs français

Antoineguo1


Je suis parti pendant six mois aux États-Unis. Pour apprendre l’entrepreneuriat, et pour m’imprégner de tout ce que lesÉtats-Unis ont de mieux à nous offrir. Et on a beau parler de French Tech et critiquer les États-Unis, il faut reconnaître que les Américains ont encore une longueur d’avance sur nous lorsqu’il s’agit de l’art d’entreprendre. Je n’invente rien. Mais voici, selon moi, quelles sont les plus grosses erreurs que l’on commet en France :

Ne pas parler de son idée de peur de se la faire piquer

L’un des premiers trucs que l’on m’a dit lorsqu’on est arrivé aux US :

“Personne ne la volera votre idée, vous savez pourquoi? Parce que votre idée est probablement nulle…” Coup dur quand on entend ça… En fait il fallait savoir lire entre les lignes : l’idée n’est pas nulle, elle n’est pas encore mature. Souvent, on s’emballe quand on se dit qu’on a une idée. L’excitation fait qu’on part dans tous les sens. Le mot idée est donc un peu fort. On devrait plutôt employer le terme germe d’idée, ou intuition. Car ce germe d’idée est voué à évoluer, à se solidifier avant d’être concrétisé. Tout le monde croit que son idée est géniale. Mais une à deux semaines de recherches intensives suffisent à faire redescendre sur Terre. Demandez à n’importe quel fondateur de startup si son idée originelle a été concrétisée. La réponse est non.

“Personne de la volera votre idée, vous savez pourquoi ? Parce que si votre idée est vraiment géniale, vous pouvez être sûr que quelqu’un d’autre a eu exactement la même idée, un mois, si ce n’est un an plus tôt.” Le mythe de “l’idée du siècle” n’existe pas. Tout le monde est créatif, tout le monde a des idées tout le temps. La grosse différence entre ceux qui réussissent et ceux qui ne réussissent pas, c’est que ceux qui réussissent comprennent vite que leur idée ne vaut rien et que tout se joue lors de l’exécution (i.e. la concrétisation de cette idée).

“Idea is 1%, execution is 99%”

D’accord, la chance qu’on nous pique notre idée est faible, mais on ne sait jamais… Pourquoi prendre le risque de la partager ? C’est très simple, il faut réussir à se mettre dans cette logique (très américaine) : on bénéficiera toujours plus du retour sur notre idée que du risque de se la faire piquer. Car ce sont les remarques et critiques qui font qu’une idée avance. Et sait-on jamais, qui vous dit que votre interlocuteur n’est pas un expert du domaine?

“How do you recognize when an Entrepreneur is pitching ? When he opens his mouth!”

Cet esprit d’entraide manque beaucoup en France, et c’est vraiment dommage. Chacun fait les choses dans son coin, il y a une sorte de méfiance injustifiée et omniprésente… S’il y a une chose que j’ai retenue de Berkeley, c’est qu’il faut parler de son idée tout le temps. À tout le monde. Tous les acteurs du problème : utilisateurs, clients, experts, “compétiteurs”. Surtout ses “compétiteurs” d’ailleurs. On apprend énormément de leurs erreurs…

Parler, brainstormer, conceptualiser… et ne rien faire

Ça c’est très français. En France, on aime beaucoup discuter, analyser, conceptualiser… C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les mathématiciens français sont si réputés dans le monde. Néanmoins, pour l’entrepreneuriat, cette logique ne marche pas. Les startups sont dictées par l’urgence. L’urgence du marché (i.e. ne pas rater le créneau), l’urgence de la compétition (i.e. faire mieux et plus rapidement que les autres), l’urgence de l’utilisateur (i.e. être réactif aux attentes de l’utilisateur).

“What I look for in Entrepreneurs ? Boldness in vision and focus on execution.”

La grosse différence entre la France et les US, c’est la vitesse. Je n’invente rien, tout est expliqué dans le bouquin d’Eric Ries, The Lean Startup. Pour résumer : mieux vaut aller vite pour sortir rapidement un produit, le tester auprès de ses clients/utilisateurs, récupérer leurs avis, et réitérer, plutôt que de passer du temps à imaginer et aller dans les détails de la conception d’un produit dont les gens ne voudront peut-être pas. Le temps que nous Français sortions un produit, les Américains en seront déjà à la version 7.

Monter sa startup derrière son ordi

Pendant mon semestre à Berkeley, on nous a forcé à aller “parler à nos clients”. On savait pas trop ce que ça voulait dire… En fait, il s’agissait juste de sortir de son bureau, et de ne pas s’enfermer dans sa propre idée, sa propre logique. Toujours s’ouvrir l’esprit, rencontrer des gens, discuter. Le nombre d’opportunités qui se créent dans ce genre de démarche est incroyable.

À Berkeley, on est allé dans la rue. Pour valider des hypothèses, pour comprendre nos utilisateurs. On a rencontré des chirurgiens anesthésistes experts en hypnose, on s’est fait invité par la plus vieille communauté des motards de Californie (la SF Motorcycle Club), on a pitché notre idée devant des investisseurs chinois qui nous ont fait des offres astronomiques de cash. Tout ça en allant dans la rue, en faisant aussi bien des sondages aux sorties de métro, que des meetups divers. On nous disait souvent : “tu peux manger gratuitement chaque jour de la semaine en allant à divers meetups.” Celà n’était pas faux.

Faire un produit dont personne ne veut

Cette erreur rejoint la précédente. L’objectif d’un entrepreneur, c’est de faire un produit/service dont son client est amoureux. Une grosse erreur à ne pas commettre, c’est de faire un produit dont on est le seul à être amoureux. Et on en tombe forcément amoureux, puisque c’est nous qui le créons. L’avis est donc forcément biaisé.

Pour le voir, il suffit de parcourir tous ces outils et produits créés par des grosse entreprises françaises, ou par le gouvernement. On sent la volonté d’incorporer des fonctionnalités qui plaisent, mais très souvent, c’est raté. De A à Z.

Pour éviter cette erreur, il faut constamment aller voir l’utilisateur pour avoir son avis. Il n’y a que ça qui compte. “Créer une petite communauté d’utilisateurs qui vont adorer votre produit vaut mieux qu’une grosse communauté qui l’aime moyennement.” (Sam Altman—YCombinator).

Ne pas oser demander de l’aide

Enfin, la dernière grosse erreur que commettent les Français, c’est de ne pas oser demander de l’aide. De ne pas oser, soit pour l’égo, soit par peur de se prendre un râteau et de se faire ridiculiser. Cette peur est paralysante, et les opportunités peuvent vraiment nous filer sous le nez.

Une manifestation flagrante de cette attitude à la française : la salle de classe. En France, les élèves ne participent que rarement en cours. On a peur de poser des questions naïves et de passer pour un idiot. Aux États-Unis, l’ambiance en salle de classe est différente. Les élèves ont beaucoup moins peur : ils posent des questions, ils osent. Dès leur plus jeune âge, ils sont formés au networking. Pour nous ça nous parait très superficiel, pour eux c’est très naturel.

Un conseil que m’a donné un entrepreneur à succès de San Francisco : “French entrepreneurs need to learn to GRIND and HUSTLE. If you can master this skill, you French will be masters of the world.”

Easier said than done…

Bien sûr, appliquer ces conseils est difficile. C’est presque contre-nature pour nous Français. Néanmoins, les états d’esprit changent, et on voit d’ores et déjà apparaître de très beaux produits au label Made in France sur le marché. Pourvu que ça dure!

d’après l’expérience d’un entrepreneur parti aux US

Effectuation: Comment les entrepreneurs pensent et agissent… vraiment

Avatar de Philippe SilberzahnPhilippe Silberzahn

La théorie entrepreneuriale de l’effectuation existe depuis dix ans, mais elle commence seulement à gagner en visibilité en dehors des cercles universitaires. Et c’est tant mieux, car elle bouleverse notre manière de voir comment les entrepreneurs raisonnent et agissent dans leur démarche de création.
Le processus entrepreneurial est habituellement décrit comme suit: un entrepreneur visionnaire a une grande idée, il rédige un business plan irréprochable, lève de l’argent auprès d’un VC, crée son entreprise, rassemble une équipe et se lance, met son entreprise en bourse et se retire aux îles Maldives. La réalité est très différente: les entrepreneurs partent souvent avec une idée assez simple, voire pas d’idée du tout. Ils s’appuient sur les moyens dont ils disposent: leur personnalité, leur réseau de contact, leur savoir. Ils ne rédigent pas de business plan, mais inventent en cours de route, tirant parti des surprises. Ils n’étudient pas un marché, mais…

Voir l’article original 1 145 mots de plus

Je me prends trop la tête: que faire?

63% des jeunes adultes et 52% des quadras sont touchés par l'overthinking, selon les travaux du professeur de psychologie américain Susan Nolen-Hoeksema.

63% des jeunes adultes et 52% des quadras sont touchés par l’overthinking, selon les travaux du professeur de psychologie américain Susan Nolen-Hoeksema.

« J’aurais pu… », « Dans un sens…, mais dans l’autre… « . En cogitation permanente, vous avez l’art de vous compliquer la vie, certain(e) que le pire s’annonce ou est déjà arrivé. Les conseils du coach Brigitte Durruty, pour contrer ces pensées.

« Tu ne te rends pas compte! Moi, ce que je vis au bureau, c’est différent ! ». C’est souvent ainsi que l’individu qui se torture les méninges, apostrophe son entourage. On dit de lui qu’il « coupe les cheveux en quatre », « voit midi à 14 heures » ou se fait « des noeuds au cerveau ». Il est une victime de l’overthinking ou rumination mentale. Un mal qui toucherait 63% des jeunes adultes et 52% des quadras selon les travaux du professeur de psychologie américain Susan Nolen-Hoeksema (1). Les overthinkers se plaignent beaucoup, re-tricotent des idées éparses, brassant le passé et le présent, doutes intimes et angoisses. Jusqu’au-boutistes, crispés sur des détails, ils peinent à nuancer, à renoncer à leurs exigences. Voici quatre situations courantes et des remèdes efficaces.

1. Une surcharge de travail vous déstabilise

« Ca y est, le boss me rajoute des éléments à inclure dans mon rapport ! Où les intégrer ? Je vais être obligé de tous recommencer. Et ce dossier à avancer, j’en fais quoi ? Je vais devoir appeler la nounou… ». Votre organisation professionnelle et personnelle s’effondre. Comment tout caser, puisque les délais, eux, ne bougent pas ? Perfectionniste, vous voulez tout faire bien mais vous refusez d’accepter que tout mener de front est impossible. Vous échafaudez mille et une solutions acrobatiques pour vous en sortir – sans toutefois bouger – et bâtissez une usine à gaz pour parfaire ce fichu rapport.

Que faire? 1/ Imaginez ce que vous diriez à un ami qui vous raconterait être empêtré dans une telle situation. « Ce n’est pas réaliste, tu ne peux pas faire en une heure ce qui est en prend deux ! Ni sacrifier toutes tes soirées. » 2/ Revoyez vos priorités et demandez au patron ce qui est pour lui le plus important ET le plus urgent. 3/ Faites-vous aider.

2. Une décision difficile à prendre vous perturbe

« Jean est un très bon candidat pour cette mission, mais Zoé est bien aussi. Lui, il est malin, réactif, efficace. Elle, elle est rigoureuse, ponctuelle, douée pour les contacts. Ah, j’aimerais bien avoir toutes ces qualités en un seul ! ». Vous vous triturez l’esprit, coincé dans vos hésitations, projetant avec l’un, puis avec l’autre, tous les scenarios possibles d’intégration dans l’équipe et de façon de travailler. Du coup, vous optez pour recevoir un 3ème candidat… et c’est pire. Vous êtes en quête d’un idéal absolu, inatteignable.

Que faire? Prenez un papier et un crayon pour lister, sur 4 colonnes : 1/ Les avantages et les inconvénients à ne pas décider. Exemples, je ne prends pas de risque, je peux éplucher d’autres CV mais je serai réprimandé. 2/ Les avantages et les inconvénients à décider. Exemples, je donne sa chance à un candidat, l’équipe sera vite au complet mais je peux me tromper sur le profil, etc. Prenez 5 à 10 minutes à cet exercice, il vous apaisera. Et vous en serez d’autant plus lucide pour trancher. 3/ Interrogez un non spécialiste de votre métier, par ses questions directes, il simplifiera le sujet.

3. Vous n’osez pas assumer une envie

« J’aimerais bien animer la prochaine réunion, mais si j’interpelle mon chef, il va refuser, me dire que je suis trop jeune dans le service, que je me laisserai déborder, et puis on va se moquer, critiquer… ». Vous faites les questions et les réponses. Et vous tournez en rond, incapable de démarcher votre n+1, en toute simplicité.

Que faire? 1/ Listez, comme au point précédent, les avantages et inconvénients à demander ou à ne pas demander. 2/ Notez vos émotions sur un papier, pour laisser sortir les mots « toupie » qui circulent en boucle dans votre cerveau « Si j’avais su… il faut… ». Vous purgerez ainsi vos peurs, hontes, regrets et agacements divers.

>> LIRE AUSSI. Confiance en soi: comment contrer ces pensées qui vous freinent

4. Une demande obscure vous trouble

Vous recevez le mail d’un gros client. « Je voudrais vous voir de toute urgence demain ! ». Et c’est la boîte à interprétations qui s’ouvre. « S’il écrit ça, c’est qu’il n’est sûrement pas content. Il va nous retirer le chantier. Robert n’est pas à la hauteur. Il a dû lui forcer la main et enjoliver nos prestations. Je savais que je ne pouvais pas compter sur lui. J’aurais dû plus le contrôler. Je vais présenter de plates excuses. Et s’il ne m’écoute pas ? Je serai ridicule ». En trois minutes chrono, vous êtes devenu scénariste, acteur et réalisateur d’un film que vous êtes seul à tourner. Stop !

Que faire? 1/ Fermez le mail et partez faire un tour. Ou passez à une autre tâche, en changeant de contexte vous prendrez du recul. 2/ Relisez le message et restez-en au factuel. Le terme « urgent » ne dit rien de plus que le client est pressé. 3/ Visualisez que vous écoutez votre discours intérieur sur un disque. Les mêmes phrases reviennent « j’aurais dû », « il a encore fait ça… ». Représentez-vous un débit de voix rapide ou lent, un volume tonitruant ou faible. Peu à peu, vous dominerez ces pensées envahissantes.

Par Marie-Madeleine Sève

9 Techniques Pour Faire Bonne Impression En 10 Secondes

Faire Bonne Impression

Technique 1 : Le sourire

Sourire est l’une des 6 célèbres règles que Dale Carnegie décrivit déjà en 1936 dans son ouvrage « Comment Se Faire des Amis et Influencer les Autres». Ces règles ont été reprises depuis par pratiquement tous les gourous de la communication que ce soit dans leurs livres ou au cours de leurs séminaires.

sourire

Les personnes charismatiques travaillent leur sourire de sorte que lorsqu’elles en font usage, le monde entier sourit avec eux. Elles savent que leur sourire est l’une de leurs armes les plus puissantes et la peaufine pour lui donner un maximum d’impact.

Des chercheurs ont répertorié des dizaines de types de sourires différents — de la bande de caoutchouc serré du menteur piégé, au sourire doux et spongieux d’un enfant qu’on chatouille. Il y a des sourires chaleureux et des sourires froids. De vrais sourires et des sourires faux. Des sourires séducteurs, amusés, sociaux, amoureux, intéressés et embarrassés.

Alors, comment faire ?

Ne lancez pas immédiatement un sourire lorsque vous saluez quelqu’un, comme si chaque personne entrant dans votre ligne de mire en serait le bénéficiaire. Au lieu de cela, regardez l’autre pour une seconde, pausez et entrez ensuite en contact avec la personne. Laissez un grand et chaleureux sourire inonder votre visage jusqu’à le faire déborder au travers de vos yeux. Il engloutira son destinataire comme une vague de chaleur. La fraction de seconde que vous patienterez avant d’émettre votre sourire convaincra votre interlocuteur que votre sourire est authentique et rien que pour lui.

Technique 2 : Les yeux

Vos yeux sont comme des grenades qui ont le pouvoir de faire exploser des émotions chez les autres. Tout comme les maîtres d’arts martiaux considèrent leurs poings comme des armes, vous pouvez considérer vos yeux comme une arme psychologique lorsque vous maîtriserez cette technique.

yeux

En plus de créer des sentiments de respects et d’intérêts, maintenir un contact visuel fort vous fera paraître comme intelligent et imaginatif. Parce que les personnes qui possèdent beaucoup d’imagination intègrent les informations plus facilement que les autres, elles peuvent continuer à regarder dans les yeux même durant les moments de silences.

Alors, comment faire ?

Faites comme si vos yeux étaient collés à ceux de votre interlocuteur avec du caramel chaud et collant. Ne coupez pas le contact visuel même après que votre interlocuteur a fini de parler.Si vous devez regarder ailleurs, faites-le très lentement, à contrecœur, comme si vous étiriez le caramel gluant jusqu’à ce que le filet se rompe enfin.

Technique 3 : Le regard

Les chefs d’entreprises utilisent le regard pour évaluer leurs employés. Les enquêteurs de police l’utilisent également pour intimider de présumés criminels. Les grands séducteurs utilisent le regard pour séduire et rendre les femmes amoureuses.

regard

La technique du regard nécessite au moins trois individus — vous, votre cible, et une autre personne. Voici comment cela fonctionne : habituellement, lorsque vous parlez avec au moins deux autres personnes, vous regardez toujours la personne qui parle. La technique du regard suggère que vous vous concentrez plutôt sur l’auditeur — votre cible — plutôt que sur la personne qui parle. Ce qui désorientera légèrement votre cible. Elle se demandera pourquoi vous la regardez au lieu de regarder la personne qui parle et réalisera que vous êtes très intéressé par ses réactions.

Alors, comment faire ?

Cette technique envoi à l’autre personne des signaux qui montre votre intérêt et votre entière confiance en vous. Cette technique est extrêmement puissante, mais vous devez être prudent. Utilisez-la intelligemment ou vous pourriez apparaître comme une personne arrogante.

Regardez votre personne cible même si quelqu’un d’autre parle. Peu importe qui parle, continuez à regarder l’homme ou la femme pour qui vous voulez attirer l’attention.

Une version moins agressive, mais tout aussi efficace consiste à regarder la personne qui parle, mais laisser votre regard rebondir sur votre cible à chaque fois que l’orateur termine un point. De cette façon, M. ou Mme cible sentira toujours que vous êtes intrigué par ses réactions, mais sans créer un sentiment de mal aise.

Technique 4 : La posture

posture

Quand un énorme sentiment de bonheur vous submerge et que vous vous sentez comme un vainqueur, vos mouvements reflètent automatiquement votre état d’esprit et vous jetez vos épaules en arrière. Un sourire contourne vos lèvres et adoucit vos yeux.

C’est la posture des champions. Ils se tiennent avec assurance. Ils se déplacent avec confiance. Ils sourient chaleureusement avec fierté. Une bonne posture affirme que vous êtes un homme ou une femme déterminée et qui atteint ses objectifs. Une bonne posture est la première marque des champions.

Alors, comment faire ?

Visualisez un anneau de fer suspendu au-dessus de chaque porte que vous franchissez. Mordez fermement l’anneau de fer entre vos dents, laissez-vous tirer comme au sommet d’un chapiteau de cirque. Lorsque vous êtes suspendu par votre mâchoire, chacun de vos muscles sera étiré en position de posture parfaite. Vous serez alors prêt à pénétrer dans la pièce et à captiver la foule.

Technique 5 : Le cadeau émotionnel

Comme des avocats décidant s’ils veulent que vous jugez leur cas, toutes les personnes que vous rencontrez font un jugement subconscient pour déterminer si elles vous veulent dans leur vie. Elles fondent leur verdict en grande partie sur votre langage non corporel. Et ce sera dans les premiers instants que se décidera comment l’ensemble de la relation évoluera.

Alors, comment faire ?

Récompenser votre nouvelle connaissance à l’instant où vous serez face elle. Émettez un sourire chaleureux, tournez l’ensemble de votre corps, et portez attention à la personnecomme vous le ferriez pour un petit chien qui ramperait jusqu’à vos pieds. Pivotez en direction de l’autre et projetez un message non verbal — « Je pense que vous êtes très, très spécial ».

Technique 6 : La vieille connaissance

amis

Le secret pour faire en sorte que les gens vous apprécient, c’est de leur montrer combien vous les aimez. Votre corps est une station de radiodiffusion émettant vingt-quatre heures par jour, révélant aux autres comment vous vous sentez à un tout moment.

Chaque centimètre de votre corps, du sommet de votre crâne à la pointe de vos orteils, doit émettre un signal que votre interlocuteur doit interpréter comme une preuve que vous vous souciez de lui.

 

Alors, comment faire ?

Lorsque vous rencontrez quelqu’un, imaginez que cette personne soit un vieil ami, un ancien client, ou quelqu’un pour qui vous aviez beaucoup d’affection. Quelqu’un avec qui vous avez eu une relation merveilleuse pendant des années, mais avec qui vous avez perdu tout contact. Vous avez tenté par tous les moyens de la retrouver, mais elle ne se trouvait pas dans l’annuaire. Pas d’information à son sujet sur Internet. Et puis soudainement, quelle surprise ! Après toutes ces années, vous êtes à présent à nouveau réunis.

C’est ici que la simulation s’arrête. Car vous n’allez évidemment pas tenter de convaincre votre interlocuteur que vous êtes réellement de vieux amis.

Technique 7 : Les gestes qui trahissent

Un homme d’affaires qui par nature est plutôt à l’aise pourra perdre son calme simplement parce que la pièce dans laquelle il se trouve est trop chaude. Un politicien donnant discours à l’extérieur pourrait cligner excessivement des yeux à cause de la poussière. Même innocent,ces petits signaux émettent une sensation que quelque chose ne va pas ou que vous êtes en train de mentir. Les professionnels de la communication sont très attentifs à ce genre de petits détails.

Alors, comment faire ?

Ne vous grattez pas le nez et ne vous touchez pas le lobe de l’oreille lors d’une conversation importante. Et gardez par-dessus tout vos mains loin de votre visage. Des petits mouvements de mains trop proches de votre visage ainsi que tous ces autres micros mouvement peuvent indiquer à votre interlocuteur que quelque chose ne va pas.

Technique 8 : Analysez le comportement

Avez vous déjà tenté de regarder la télévision lorsque le téléphone se met à sonner ? Quelqu’un vous demande de couper le son de la télévision de manière à ce que cette personne puisse parler. Parce qu’il n’y a à présent plus de sons, vous regardez plus attentivement l’action qui se passe sur l’écran.

Vous percevez les acteurs sourire, renfrogner, plisser les yeux, et des dizaines d’autres expressions. Vous ne manquez pas un seul morceau de l’histoire, car, simplement par leurs expressions, vous pouvez comprendre ce qui se passe.

Alors, comment faire ?

Prenez l’habitude d’être sur deux pistes en même temps lorsque vous êtes en train de parler.Exprimez-vous, mais gardez un œil attentif sur comment votre interlocuteur réagit à vos propos. Planifiez ensuite votre comportement en conséquence. Les autres penseront de vous que vous êtes une personne attentive au moindre détail.

La plupart d’entre nous aperçoivent lorsque notre interlocuteur fait un pas en arrière ou détourne le regard — l’autre n’est pas intéressé par ce que vous dites. Lorsqu’il pense que vous êtes pénible à écouter, il se frotte le coup. Il joint les mains lorsqu’il se sent supérieur à vous.

Technique 9 : Observez la scène avant d’entrer en scène

visualiser

Avez-vous déjà observez des skieurs professionnels à la télévision ? L’athlète au sommet de la piste, tous ses muscles en éveils, attendant que le coup de pistolet le propulse vers la victoire. Regardez-le profondément dans les yeux et vous verrez qu’il est en train de vivre une expérience hors du corps.

Dans sa tête, le skieur s’imagine descendre la pente, passer entre les piquets, et glisser sur la ligne d’arrivée plus vite que ce que tout le monde pensait possible. Le champion visualise.

Alors, comment faire ?

La technique de visualisation fonctionne mieux lorsque vous êtes totalement relaxé. Dans un état d’esprit serein, vous arriverez à développer des images claires et vives. Visualisez dans le calme de votre maison ou de votre voiture avant de partir pour la fête, votre importante réunion ou tout autre évènement social. Visualisez entièrement la scène.

Imaginez la personne que vous voulez être. Visualisez vous marchant mettant en pratique les 8 autres techniques ci-dessus. Écoutez-vous parler aisément avec les autres. Ressentez le plaisir de savoir que vous êtes au sommet de votre forme et que le monde gravite autour de vous. Visualisez vous comme étant quelqu’un d’extraordinaire. Le reste se ferra tout seul.

Vous possédez maintenant les compétences nécessaires pour vous aider à démarrer de bon pied avec les nouvelles personnes qui entreront dans votre vie. Imaginez-vous à ce premier instant comme une fusée prête à décoller, la planète entière les yeux fixé sur vous, et vous serrez en bonne voie pour obtenir ce que vous voulez de pratiquement tout le monde.

Par Olivier Charles

Comment optimiser son temps de travail malgré les interruptions ?

Dans un monde où les informations et les moyens de communication sont multiples il n’est pas surprenant que l’on puisse tous être sujets à une perte de productivité. Si de notre point vue l’utilisation du papier (impression, envoi, etc.) peut limiter notre productivité au travail et nous faire perdre notre temps, il existe d’autres coupables. Un sondage réalisé par Salary.com (« Wasting Time at Work ») en 2014 rapporte d’ailleurs que plus de 50% des interviewés confessent perdre ainsi plus d’une heure par jour dans des activités sans grand intérêt qui ne sont autres que :

  • Les réseaux sociaux (Facebook en tête)
  • Le surf sur Internet
  • Les interruptions permanentes des collègues
  • Les meetings à répétition sans ordre du jour clairement défini
  • Les chaînes email sans intérêt… Et sans fin !

 

Deux ans plus tard ces chiffres ne peuvent être que d’actualité. Mais comment lutter contre toutes ces interruptions pour être plus efficace et dans bien des cas pouvoir rentrer chez soi plus tôt ?

Réduire les interruptions : une question d’organisation et de stratégie 

  • Inutile de couper tout accès aux réseaux sociaux. Près de 10% des personnes interrogées dans le sondage de Salary.com quitteraient leur job si des politiques d’accès à Internet trop restrictives sont mises en place. Certains refuseraient même une offre d’emploi qui régulerait leur accès Internet ! De plus, aujourd’hui, les smartphones, l’accès à l’Internet illimité, le free wifi… sont autant d’obstacles à une restriction de l’usage d’Internet et des réseaux sociaux. Autant laisser tout un chacun s’aérer l’esprit lorsqu’il le souhaite (et en a besoin). Les excès se voient assez rapidement.
  • Eviter les meetings improductifs. Avec l’appui des managers, il est plus simple de limiter et rendre les meetings plus productifs : définir un ordre du jour clair et précis, amenant l’établissement d’actions à venir par chacune des parties impliquées. Pour décourager les bavards, choisir un horaire de réunion réduit (ne pas dépasser 1h de réunion) ou sur un créneau stratégique (avant le déjeuner, en fin de journée). Autant de moyens qui peuvent assurer des meetings plus concis.
  • Limiter les échanges d’emails ou les mini interruptions à répétition. Après 2 ou 3 emails envoyés, après 2 questions posées dans la journée, une réelle discussion s’impose. Parler en face à face (ou à distance grâce à des outils de communication dédiés) sur un vrai laps de temps et non en plein milieu d’un dossier. Cela permet de clarifier les non-dits et évite les interruptions permanentes tout au long de la journée.

 

Optimiser le temps effectivement dédié au travail

Il semble illusoire d’espérer une disparition des interruptions « habituelles » qui ponctuent nos journées de travail. Un café à prendre ? Un commentaire sur les réseaux sociaux ? Un peu de shopping online ? Ces tentations existeront toujours… Il faut maintenant s’adapter et optimiser notre productivité. Et s’assurer que les meilleures conditions de travail sont à notre portée pour travailler de la manière la plus efficace possible. Une des solutions envisageables est l’automation.

 

Déjà prisée par des nombreuses entreprises elle fournit de bon résultats :

  • Plus de 75% des entreprises [1] ont implémenté un outil de CRM (customer relationship management)
  • Plus de 50% [2] un outil d’HRM (human ressources management)
  • Le marché de l’ERP représente désormais 10 Milliards de dollars [3].

On pourrait citer encore de nombreux autres exemples réussis d’utilisations de processus d’automation – que ce soit en Cloud ou sur site. Tout cela permet de gagner un temps précieux et d’optimiser notre journée de travail. Bien entendu il existe encore quelques activités qui ne sont pas largement concernées comme le fait de signer un contrat. En effet dans ce cas on en revient à des tâches qui font perdre énormément de temps. Imprimantes, scanners, fax, papier et crayon… Des aller-retours incessants, une perte de temps évidente qui rend la signature de contrat terriblement obsolète. 80% des managers et directeurs perdent jusqu’à 1h par jour à valider et signer des documents [4]. Intégrer de l’automation lors de l’approbation et la signature des contrats ou processus internes devient nécessaire. Car après tout, perdre du temps c’est perdre de l’argent mais c’est aussi perdre un temps que l’on pourrait consacrer à d’autres activités d’ordre personnel en quittant le bureau par exemple…

[1] DiscoverOrg Survey

[2] Forbes

[3] ReferenceforBusiness.com

[4] FreshBusinessThinking.com

  • L’auteur
pascal-colinPascal Colin est Managing Director & VP Sales chezDocuSign.

la matrice des 9 blocs d’un business model

matrice des 9 blocsAu cours de la rédaction de votre business plan, vous allez devoir démontrer la viabilité de votre modèle économique. Pour les investisseurs un business model bancal ou irréaliste est rédhibitoire. Il est donc capital pour une entreprise de posséder à la fois un modèle économique fiable et une stratégie de mise en application cohérente. Pour vous aider dans cette réflexion il existe un outil d’analyse stratégique : la matrice des 9 blocs.

Présentation

La matrice des 9 blocs a été mise au point par Alexandre Osterwalder, un chercheur Suisse spécialiste de l’entreprenariat. Elle permet de décrire et d’analyser visuellement un business model. Cet outil visuel offre un regard différent des autres techniques d’analyse des modèles économiques. En effet son système basé sur 9 cases permet de parler de son business model rapidement et facilement.matrice de Osterwalder

Les 9 cases de la matrice représentent les différents éléments que vous devrez décrire dans votre business plan :

  • Les ressources clés : brevets, ressources humaines, matières premières, etc. Tous les éléments nécessaires à la création du service ou du produit par l’entreprise.
  • Les activités clés : exposez les différentes actions qui permettront de stimuler l’offre, par exemple le marketing, la R&D, les achats, etc.
  • Les partenaires clés : indiquez les différents acteurs stratégiques qui interviennent dans l’environnement économique de l’entreprise comme les sous-traitants, les transporteurs, les institutions publiques, etc.
  • Proposition de valeur : présentez le besoin auquel l’entreprise répond et quels sont les avantages procurés à ses clients.
  • Clients : basé sur votre étude de marché, identifiez les parts et segments que vous souhaitez attaquer.
  • Canaux de distribution : exposez les axes de distribution que vous allez mettre en place pour prendre contact avec vos clients. Les plus fréquents sont les magasins, les commerciaux, les grossistes ou les sites internet.
  • Relation clients : présentez votre stratégie de gestion de la clientèle. Seront-ils suivis et rapidement entendus ou au contraire devront-ils trouver eux-mêmes les réponses à leurs questions ?
  • Les coûts : présentez les principaux postes de dépensede l’entreprise.
  • Les revenus : exposez les principales sources de recette de l’entreprise.

Pour compléter correctement cette matrice il convient d’inscire au maximum 3 points dans chacun des blocs.

Sept démons qui vous font perdre un temps fou

Chacun a bâti un rapport singulier au temps et a des démons tentateurs, à repérer d'urgence pour les chasser.

Chacun a bâti un rapport singulier au temps et a des démons tentateurs, à repérer d’urgence pour les chasser.

Le « Papillon » ou le butinage permanent, la « Cigale » ou la désorganisation insouciante… Ces animaux représentent des pensées démoniaques et néfastes qui ralentissent vos activités ou prises de décision. Eclairage et conseils pour s’en dégager.

Souvent de petites voix intérieures surgissent en période de stress. D’apparence vertueuses, mais insidieuses, elles nous mettent subtilement la pression, pour agir dans tel ou tel sens, au point de nous gâcher la vie, en nous empêchant d’être lucides, efficients et sereins. Chacun a bâti un rapport singulier au temps et a des démons tentateurs, à repérer d’urgence pour mieux leur clouer le bec. En voici sept à amadouer.

1. La « Cigale » ou la désorganisation insouciante

« Pourquoi t’inquiéter à l’avance? Les choses s’arrangent d’elles-mêmes, il sera temps de résoudre les problèmes au fil de l’eau. ». « Inutile de t’attaquer à l’ennuyeux maintenant ». La cigale n’anticipe pas, ne planifie pas. Sous son emprise, vous êtes dans la pensée magique de toute puissance : « je le veux, donc ça se fera ». Vous n’avez pas d’agenda, ou plusieurs qui sont en conflit. Et vous vous fixez des objectifs irréalistes.

Que faire? Réalisez que vous avez les capacités de vous organiser, et dites-vous « la confiance en la vie ne signifie pas insouciance ».

>> LIRE AUSSI. Dix techniques pour lutter contre la procrastination au travail

2. La « Marmotte » ou la rêvasserie indolente

« Ne t’aventure pas. Tiens-toi à l’écart de toute initiative, l’important c’est d’avoir un monde intérieur riche ». La marmotte préfère rêver les choses que les réaliser. Elle vous rend passif : votre agenda est vide. Et vous évoluez dans des occupations « obligées », ou sans but concret, par peur du risque.

Que faire? Dites-vous que vous êtes capable d’entreprendre. Et que « la vie offre de multiples possibilités gratifiantes. Je vais oser ». Lancez et terminez des petits projets pourgagner en confiance. Faites-vous aider par de plus persévérants.

3. Le « Chien fou » ou l’absence de date butoir

« Fonce, tu as tant envie de faire ceci. Inutile de mesurer le temps que ça prendra, il y a tant d’aléas. » Le chien fou brouille toute idée sur les délais, du coup, vous êtes en retard. En plus, vous piaffez d’impatience, car à vos yeux, le travail n’a de valeur que dans sa rapidité.

Que faire? Prenez le temps d’estimer le temps nécessaire ; retenez que tricher avec les deadlines, c’est vous pénaliser. Définissez vos priorités et arrêtez tout quand le sentiment d’urgence apparait, pour faire le point.

4. Le « Hibou » ou l’hésitation chronique

« Tu fais ou ceci ou cela. Réfléchis bien avant de t’engager ». « Recherche à tout prix le consensus avant de décider ». Le Hibou vous pousse à examiner toutes les options, mais vous n’arrivez pas à passer à l’action. Au final, speedé, vous vous précipitez et tombez dans l’erreur.

Que faire? Exercez-vous, sur des questions mineures, à renoncer pour mieux choisir. Sachez que mieux vaut une solution imparfaite qu’une solution idéale à l’étude. Demandez à quelqu’un de trancher. Au pire, tirez à pile ou face.

>> LIRE AUSSI. Cinq citations pour décider vite et bien

5. Le « Papillon » ou le butinage permanent

« C’est si drôle de faire mille choses à la fois ! Qu’importe le résultat. « . Le Papillon provoque dispersion et agitation, et vous dissuade de poser des contraintes temporelles. Votre bureau est encombré de dossiers passionnants, mais aucun n’est bouclé : vous vous épuisez en cours de route. Vous n’avez ni montre, ni réveil et nul ordre du jour en réunion.

Que faire ? Interrompez votre travail quand il devient pénible ; découpez le projet en sous-projets ; achetez un agenda original. Dites-vous que persévérer, réussir et s’amuser en même temps, c’est possible.

6. La « Poule couveuse » ou le dévouement pour autrui

« Sois sympa ». « Les tâches des autres sont plus importantes que les tiennes. Ecoute-les aussi longtemps qu’il faudra. C’est à toi qu’ils demandent de l’aide. » La poule couveuse pousse à la fausse charité, puisque vous abandonnez vos sujets et sacrifiez votre temps pour rendre service.

Que faire ? Négociez avec l’autre le temps dont vous disposez. Avouez qu’il est illusoire de vouloir satisfaire tout le monde. Tenez à jour vos priorités, et répondez « oui, si ».

7. Le « Hamster » ou l’excès du « toujours plus »

« Ne t’arrête jamais. Finis l’ouvrage ou les corvées domestiques avant de te détendre. ». Le hamster (qui tourne sans cesse dans sa roue) vous pousse à la rentabilité maximale. Et vous y excellez dans le respect des procédures, des plannings. Pour vous, une besogne n’est jamais achevée.

Que faire ? Paressez, vous n’en serez que plus efficace ; prévoyez des moments de prise de recul sur votre emploi du temps.

 

Par Marie-Madeleine Sève