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Le business model

Théoricien et auteur, l'Autrichien a popularisé l'approche "business model" des réflexions stratégiques

Voici la première partie d’une série d’articles consacrée au « Business Model ». La question est « peut-on innover dans le business model, et comment ? ».

Commençons par mieux définir ce mot. Un auteur, Alexander Osterwalder, a popularisé la notion de Business Model en proposant des outils simples et pratiques, à la portée (apparente) de tout le monde. Né en 1974, M. Osterwalder est un théoricien, auteur et consultant autrichien qui est connu pour avoir développé une approche collaborative et imagée de la réflexion stratégique autour d’un outil en particulier : le Business Model Canvas. Plus d’un million d’exemplaires du livre « Business Model Nouvelle Génération » a été vendu à ce jour dans le monde !

Mais c’est quoi exactement un Business Model ?

Business Model Canvas : recherches sur le moteur de recherche google

Tout d’abord il ne faut pas confondre « business model » et « business plan ». Ce dernier est un document détaillé qui inclut des projections financières et qui a généralement pour but de rassurer des banquiers ou des investisseurs. Il est très utilisé en phase de création d’entreprise et permet un échange entre les créateurs de l’entreprise et les prêteurs, sur la base des « forces et des faiblesses du dossier ». On peut trouver sur l’internet de nombreux exemples de logiciels gratuits pour élaborer des Business Plans 1.

Le Business Model a un tout autre objectif, à la fois plus fondamental et plus stratégique : il permet de décrire la façon dont une entreprise crée, délivre et capte de la valeur dans son contexte économique, social et culturel. La construction du Business Model fait donc totalement partie de la réflexion stratégique 2. A l’origine utilisé principalement par les start-up du secteur informatique en phase de création, ce terme s’est peu à peu répandu est est maintenant utilisé pour tout type d’entreprise, à tout stade de son développement.

Décrire un business model selon A. Osterwalder

La façon la plus connue de décrire un Business Model est d’utiliser la modélisation proposé par A. Osterwalder, le fameux « business model canvas » 3. La réflexion peut se faire collectivement, avec post-it et paperbards, et l’ensemble des points suivants est abordé :

  1. La proposition de valeur (biens ou services)
  2. Les segments de clients
  3. Les canaux d’accès aux clients
  4. Le type de relation que l’entreprise souhaite entretenir avec ses clients
  5. Les activités clés nécessaires à la mise en place de la proposition de valeur
  6. Les ressources-clés indispensables au fonctionnement de l’activité : ressources physiques, humaines, financières
  7. Les partenaires clés : fournisseurs, partenaires sur certains marchés
  8. La structure de coûts
  9. Les sources de revenus

L’ensemble des réflexions du groupe est reporté au fur et à mesure sur un schéma global devenu standard :

Le BMC est très vite devenu le standard de représentation des Business Models

Voici l’exemple du BMC pour Flickr la célèbre plateforme de partage de photographies personnelles :

Exemple de BMC complété pour l’entreprise Flicker

Utiliser l’approche Odyssée 3.14

L’approche de 3 auteurs / chercheurs français 4 est un peu plus « simple » dans sa présentation du business model mais redoutablement efficace. Pour ces auteurs, le business model repose sur 3 piliers :

  1. la proposition de valeur 5
    • le « quoi », ce qui est attractif pour le client dans les produits ou services proposés par l’entreprise
    • le « qui », le client (au sens large) auquel l’entreprise s’adresse
    • le prix
  2.  l’architecture de valeur : ce pilier décrit comment l’entreprise construit et délivre sa « proposition de valeur » au client (compétences, ressources, activités, …)
  3. l’équation de profit qui décrit la rentabilité supposée de l’activité envisagée (capitaux mobilisés, chiffre d’affaire, structure de coût, …)

Il s’agit donc principalement d’une présentation différentes d’éléments déjà présents dans le modèle proposé par A. Osterwalder.

Odyssee 3.14 reconstruit le modèle proposé par A. Osterwalder en proposant 3 thèmes à travailler

Les 5 clés pour motiver ses collaborateurs sans argent

Repensez à un moment de votre vie professionnelle ou vous avez été particulièrement motivé ou à l’inverse un moment ou vous avez été démotivé. Ces moments étaient-ils tous liés à votre rémunération ? Probablement pas.

Les leviers de motivation que peut utiliser un manager sont multiples, qu’ils soient liés au travail lui-même ou plutôt au contexte de travail. Voici 5 clés pour motiver vos collaborateurs sans utiliser le levier financier :

1.Communiquer

Faites des retours réguliers à votre collaborateur. Un feedback constructif est souvent la clé d’une motivation à long terme.

2.Ne pas négliger les signes de reconnaissance

Qu’ils soient conditionnels (lié à la situation) ou inconditionnels (lié à la personne), les signes de reconnaissance permettent de signifier à votre collaborateur son importance et son existence à vos yeux. Un « bon » signe de reconnaissance doit être sincère, pertinent dans le contexte, personnalisé et gratuit en termes d’échange.

3.Faites monter vos collaborateurs en compétences

La formation est un levier important de la motivation d’un collaborateur : elle le remobilise, l’implique, le valorise par l’apport de nouvelles compétences…   Au-delà de l’aspect financier direct, le collaborateur peut constater que l’entreprise investit de l’argent et du temps sur son potentiel.

4.Apporter une « preuve »

Un séminaire bien organisé, un team building ludique ou même un petit-déjeuner pour fêter les résultats de la semaine, sont autant de « preuves » pour vos collaborateurs que vous êtes satisfaits de leur travail. Ils sont l’occasion de féliciter et d’encourager dans un contexte agréable et valorisant.

5.Penser bien être au travail

Choisir un mode de travail coopératif, cultiver la cohésion, impliquer dans les prises de décisions ou tout simplement les rendre lisibles, favoriser les échanges entre salariés, permettre le télétravail… sont autant de pistes  pour favoriser l’épanouissement du collaborateur et l’implication dont découlera sa réussite mais aussi la vôtre.

« L’école 42 n’existe nulle part ailleurs. Même les Américains n’ont pas eu cette audace »

’42’ est un lieu incroyable. 900 jeunes au look identique – sweat à capuche et pantalons troués – sont rivés derrière des centaines d’iMac géants répartis sur trois salles, les fameux “clusters”.

Kwame-YamgnaneKwame Yamgnane, cofondateur de l’école 42

Street art et design pop, serviettes mouillées nonchalamment pendues aux rampes d’escaliers, jacuzzi sur le toit, tireuse à bière et food truck connectés. L’école 42, un bâtiment contemporain de 4 200 m2, implanté au fin fond du XVIIe arrondissement de Paris – en pleine “no-go zone”, pourrait s’alarmer la chaîne Fox News – est un lieu incroyable. 900 jeunes au look identique – sweat à capuche et pantalons troués – sont rivés derrière des centaines d’iMac géants répartis sur trois salles, les fameux “clusters”. Dans les coins de ces classes géantes, quelques bouteilles de coca et autres paquets de chips font office de décor. L’ambiance est bon enfant. Détendue.

Dans l’embrasure d’une porte, Kwame Yamgnane, le cofondateur de l’école, sourire aux lèvres, veille au grain.

Avec Xavier Niel, Nicolas Sadirac et Florian Bucher, c’est lui qui est à l’origine de la création de cette école hors normes. Un père togolais (ministre de l’Intégration sous Mitterrand), une mère bretonne, Kwame reconnaît devoir beaucoup à… Laurent Fabius. C’est en effet l’actuel ministre des Affaires étrangères qui, à partir de 1977, offre aux élèves d’EMT (éducation manuelle et technique), la possibilité d’utiliser des ordinateurs.

À l’époque en classe à Chateaulin, Kwame ne se fait pas prier et commence à coder. Il découvre alors que “la programmation n’est pas une science mais un art”. Quelques années plus tard, après un IUT d’informatique, Kwame prend la direction d’Epitech, la plus grosse école d’informatique de France. Lorsque Xavier Niel lui propose, en décembre 2012, de monter l’école 42, il ne réfléchit pas une seconde. Le pari est de taille mais “Xavier sait transmettre confiance et autonomie à ses équipes”. La réactivité est incroyable. L’école a ouvert ses portes le 15 juillet 2013.


Entretien mené par Capucine Graby

Il n’y a aucune comparaison possible avec 42. C’est une école à durée indéterminée, sans professeurs, sans cours théoriques, sans surveillants, sans partiels (ce sont les étudiants qui s’évaluent entre eux). 42, c’est aussi une école gratuite, à laquelle on peut accéder sans le bac, une école ouverte 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Un Ovni en France.

“C’est une école à durée indéterminée, sans professeurs, sans cours théoriques, sans surveillants, sans partiels (ce sont les étudiants qui s’évaluent entre eux)”

Dans le système français, 42 est une école étonnante car au lieu d’avoir des étudiants qui travaillent dans leur coin, ce sont eux qui s’évaluent entre eux. À 42, on “apprend en faisant”. Comment ça marche ? C’est très simple : des consignes apparaissent à l’écran et ensuite, c’est l’émulation collective qui prend le relais. Ça marche parce que le code est très créatif. Il n’y a pas qu’une voie pour arriver à coder.

Incontournable code

Nous changeons d’ère. De la même manière qu’en 1850, nous sommes passés de l’ère agricole à l’ère industrielle, nous entrons dans l’ère numérique. Aux États-Unis, 25 % de la croissance est tirée par le numérique. Prenez conscience que la capitalisation des Gafa (Google – Apple – Facebook – Amazon) est plus importante que celle du CAC 40 !

Aujourd’hui, on ne s’en rend pas compte, mais les téléphones, applications et sites Internet, c’est 99 % de code. Et ce code doit gagner en efficacité car il va progressivement toucher des domaines de plus en plus larges. Prenons un exemple : si un épileptique tombe dans la rue, les pompiers prennent automatiquement le relais. Ce n’est pas le fruit du hasard. Idem pour les agriculteurs professionnels qui travaillent avec des satellites pour calculer la surface du champ à labourer.

“Aujourd’hui, on ne s’en rend pas compte, mais les téléphones, applications et sites Internet, c’est 99 % de code”

Apprendre à coder va donc devenir essentiel. Il faut bien comprendre que le code, c’est quelque chose d’ouvert, ce n’est pas une science exacte. Soyons clairs : il ne faut pas que le code devienne une matière à l’école. Dans ce cas, c’est la catastrophe assurée. Non, il faut une vision transverse du code. Le code, c’est une manière de voir le monde. On peut par exemple utiliser le code pour approfondir une leçon d’histoire. L’utilisation de tableurs, qui est une forme de programmation ultra-accessible, étend vos capacités de compilation de quelques milliers de données historiques, par exemple de la Grande Guerre, pour mieux en comprendre les impacts.

Sélection drastique

Le premier round de sélection d’entrée chez 42 a lieu sur Internet. C’est un test plutôt ludique de logique. Il peut être fait à tout moment de l’année. 50 000 personnes ont tenté leur chance l’année dernière.

On ne conserve que 3 000 étudiants parmi eux. Entre juillet et septembre, ils sont alors 1 000 par mois à passer ce que l’on appelle l’épreuve de “la piscine”. Cela leur permet de se familiariser avec l’école et notre mode de fonctionnement : ils doivent résoudre une dizaine d’exercices par jour. Après cette épreuve, nous n’en conservons que 900 sur les 3 000. On ne tient quasiment aucune statistique, mais à 42, il y a 90 % d’hommes et 40 % d’étudiants qui n’ont pas le bac.

“A 42, il y a 90 % d’hommes et 40 % d’étudiants qui n’ont pas le bac”

Ensuite, leur scolarité dure entre 2 et 5 ans en fonction de leur progression.

Savoir que l’on réinsère des jeunes qui n’avaient pas trouvé leur voie est une source de fierté. Je suis content de voir que l’on fait de l’éducation populaire gratuite et que l’on redonne un avenir à certains jeunes exclus. Certains objectent que notre école n’est pas reconnue par l’État. Je leur réponds que des centaines d’étudiants ont déjà trouvé un emploi dans des entreprises françaises grâce à nous.

Exception française

42 n’existe nulle part ailleurs dans le monde. Même les Américains, considérés par beaucoup comme ultra-visionnaires, n’ont pas eu cette audace. Du coup, ils sont tous très intéressés par le concept. Tony Fadell, l’inventeur de l’iPhone, les fondateurs d’Airbnb, de Twitter ou de Netflix, tous sont venus voir, par curiosité, à quoi ressemblait l’école 42. Souvent de passage un dimanche soir, ils ont été surpris de voir des centaines d’étudiants en train de travailler à 23h un soir de week-end, d’autres prêts à dormir sur des matelas installés dans le couloir. Ils ont compris que nous pensions de manière différente pour être innovants. D’ailleurs, le patron de Netflix a distribué ses cartes de visite à nos étudiants !

“Les Américains, considérés par beaucoup comme ultra-visionnaires, n’ont pas eu cette audace. Du coup, ils sont tous très intéressés par le concept”

42 a coûté 70 millions d’euros. Non, ce n’est pas un coup de com’. Et on a souhaité lancer une école de grande envergure dès le départ pour avoir un impact fort. Sur les 6 000 développeurs qui sont formés chaque année dans l’Hexagone, 1 000 sortent de chez nous. Le bilan est honorable.

Management communautaire

Nous sommes une quarantaine à diriger cette école. Ce n’est pas une direction, c’est une communauté. Dès que l’on doit prendre une décision, on envoie un mail pour que chacun soit consulté. L’équipe pédagogique est réunie dans le “bocal”, une grande pièce en verre dans laquelle les étudiants sont invités à donner leur avis sur les programmes. Vous avez vu certains étudiants faire le ménage dans les immenses salles de cours ? Tout le monde participe à la vie de cette école. Je vais vous étonner, mais il n’y a pas de référence. On tâtonne. Mais en 2 ans, on se rend compte que notre méthode fonctionne, puisque les étudiants qui sortent trouvent du travail dans les plus grands groupes français ou internationaux.

Mixité inter-écoles

Nous développons énormément les partenariats. 30 étudiants de 42 travaillent actuellement avec 30 élèves d’HEC sur un programme de création de cinq start-up.
On a aussi créé des partenariats avec différentes écoles : les écoles de design Condé et Duperré, l’ESCP Europe, Centrale ou encore l’Institut Français de la Mode par exemple. Je suis convaincu qu’il faut rendre le travail inter-écoles obligatoire. Il faut davantage de transversalité entre les établissements. Oui, la France finira meilleure que la Silicon Valley, mais on a pris du retard, il faut être patient. Oui, dans ces conditions, 42 peut former le Bill Gates de demain, mais attention, il faut aussi être conscient que des réussites telles que Microsoft n’existeront plus demain. Aujourd’hui, les stars s’appellent Uber ou Airbnb. Ces start-up sont des innovations de rupture dans des secteurs qui sont influencés par l’informatique. C’est pour ces raisons qu’il faut mixer les cultures, et donc les écoles.

Gâchis français

La France est terriblement en retard. Et pourtant, notre potentiel numérique est colossal ! Note premier atout, c’est notre localisation géographique. Nous sommes idéalement positionnés au cœur de l’Europe. Or, le numérique se nourrit de l’innovation. Avoir la possibilité de monter des teams d’Africains autant que de Suisses ou de Suédois pour travailler sur des projets disruptifs devrait nous donner une longueur d’avance incroyable.

“Le numérique se nourrit de l’innovation. Avoir la possibilité de monter des teams d’Africains autant que de Suisses ou de Suédois pour travailler sur des projets disruptifs devrait nous donner une longueur d’avance incroyable”

Le deuxième point qui me semble important, c’est que nous avons, en France, une culture de l’innovation qui est exceptionnelle. Apple a par exemple recruté récemment Paul Deneve, l’ancien patron d’Yves Saint Laurent, pour fabriquer des vêtements connectés…

Malheureusement, on ne sait pas suffisamment intégrer ceux que l’on forme. Salomon Hykes, formé à Epitech Paris, est parti créer Docker à San Francisco. On a une incapacité à sortir des schémas classiques en termes d’éducation et de pression sociale.

Bombe à retardement

À 42, nous avons un effectif de seulement 10 % de filles. Je crois que c’est à la fois culturel et occidental, car ce n’est pas le cas dans certains pays d’Asie comme la Chine ou la Thaïlande. C’est un immense problème pour deux raisons : d’abord, le monde dans lequel nous vivons a besoin de gens qui pensent différemment. Avoir aussi peu de femmes dans ces métiers explique par exemple que la e-santé émerge aussi peu. Deuxième point, on fabrique une société d’exclusion pour demain. Les femmes ne pourront jamais diriger les grands groupes dans 10 ou 20 ans si elles ne savent pas coder ! C’est une bombe à retardement.

À chaque étape de notre évolution correspond une couleur

La spirale de Don Beck : êtes-vous bleu, rouge ou vert ?

Une synagogue, une mosquée ou une église autant qu’avec des libres penseurs, en ville comme en pleine nature, etc. Les Américains disent que c’est “l’alliance de l’iPhone et du bambou”. »
Le jaune peut intégrer :
• Le beige, en reconnaissant les besoins vitaux de tout humain ;
• Le violet, en s’ouvrant au réenchantement du monde ;
• Le rouge, en canalisant l’esprit guerrier à la façon du judoka ;
• Le bleu, en admettant la nécessité d’un cadre organisationnel et éthique ;
• L’orange, en stimulant toutes les créativités et entreprises ;
• Le vert, en liant l’intelligence collective à la solidarité.

Un outil géopolitique

« Le passage d’une couleur à l’autre demande toujours du temps, poursuit Jacques Ferber. Ceux qui l’ont le mieux compris sont les Chinois. En soi, le Parti communiste est bleu. Mais en trente ans, il a su planifier un passage progressif à l’orange sur le plan économique, ce qui va avec la nature de cette couleur. Les Occidentaux protestent contre le non-respect des droits de l’homme par Pékin, mais les Chinois répondent que ce passage au vert ne pourra se faire qu’ensuite, d’ici à dix ans. Par contre, les révolutions arabes sont coincées entre des blocs bleus (islam et armée) en régression vers le rouge, du fait de la corruption et du jihadisme. Seule la Tunisie semble pouvoir éviter cette régresion (lire l’encadré ci-dessus).

Faire dialoguer les couleurs n’est jamais facile. Sur YouTube, vous pouvez suivre une mission diplomatique de Don Beck entre Israéliens et Palestiniens : aux premiers, il sert des arguments très orange (l’intérêt, la logique causale, les bénéfices) ; aux seconds, des arguments rouges et bleus, voire violets (valeurs familiales, préceptes moraux de l’islam, magie du cœur). Pour mener pareille mission, il faut faire preuve de qualités très « jaunes » ! Les théoriciens de la Spirale dynamique se plaisent parfois à imaginer une humanité turquoise, dont les individus seraient à la fois libres et entièrement au service de la collectivité. Mais pour l’instant, passer au jaune serait déjà formidable. La toute nouvelle génération, qui a 20 ans aujourd’hui et qu’on appelle « génération Z », semble bien partie pour ça : elle est multitâche, ouverte aux autres et d’une extraordinaire adaptabilité.

Avez-vous envie de changer de vie?

Changer de vie

« Vous arrive-t-il d’avoir envie de changer de vie? »

Que répondez-vous à cette question?

Oui, souvent?  Oui, parfois?  Non?

Faites-vous partie des 23% des sondés qui ont répondu Oui, souvent ou des 56% qui ont répondu Oui, parfois? dans ce sondage Opinionway publié en 2009.

78% des sondés répondent oui.

Impressionnant, n’est-ce pas?  Ça mérite bien une petite réflexion sur cette envie de changer de vie qui nous anime.

Changer de vie, à chacun ses désirs


« Si vous changiez de vie, qu’aimeriez-vous faire? »

Voici la liste des désirs liés au changement de vie, exprimés dans le même sondage:

  • Aller vivre ailleurs, 55%
  • Gagner plus d’argent, 42%
  • Changer de métier, 26%
  • Pouvoir consacrer plus de temps à votre famille et à vos proches, 26%
  • Vous consacrer à votre passion, 22%
  • Pouvoir consacrer plus de temps à aider les autres, 20%
  • Travailler moins ou arrêter de travailler, 17%
  • Changer de conjoint, 11%
  • Autres, 3%.

Avez-vous retrouvé votre propre désir dans cette liste?

En fait il semble que tout le monde rêve de changer, au moins une fois, au cours de sa vie:

  • changer de travail pour évoluer ou se réorienter,
  • changer son corps pour maigrir, se muscler, se rajeunir,
  • changer sa vie privée comme quitter son conjoint ou en trouver un,
  • changer son environnement: aller vivre dans une autre ville, une autre région ou un autre pays.

Changer de vie peut donc être quelque chose de drastique comme « Aller vivre ailleurs » ou apparemment plus simple comme vouloir se rajeunir. Dans le premier cas il y a un abandon total de la situation actuelle dans le deuxième ce n’est pas une remise en cause mais une amélioration à apporter à notre vie.

Mais au fait combien de personnes parviennent vraiment à changer de vie?

Cette fois je n’ai pas de statistiques précises. Mais vous serez sûrement d’accord avec moi que la réponse est …  très peu!

Et pourquoi? Là non plus la réponse n’est pas très compliquée. Parce que changer de vie impose de passer du rêve à l’action. Et ça c’est pas facile!

Oui, changer de vie est difficile. Beaucoup de personnes restent au niveau des rêves sans jamais rien entreprendre pour les atteindre.

Vouloir changer de vie c’est entrer en guerre contre soi-même pour tenter de satisfaire certains désirs au détriment d’autres.

Pour les sociologues, changer de vie provoque en nous un conflit lié à 2 types de désirs qui nous assaillent: les désirs immédiats et les désirs à long terme.

Les désirs immédiats sont ceux qui amènent un résultat rapidement et généralement avec très peu d’effort à fournir: le coût du changement est faible.

Les désirs à long terme réclament quant à eux de la patience, une attente du résultat et surtout un effort prolongé.

La balance penche donc naturellement pour le court terme au détriment du long terme. Sauf pour ceux qui sont capables de se motiver suffisamment pour payer le coût nécessaire à l’atteinte de leurs désirs.

Un exemple bien connu: je souhaite épargner pour m’acheter une maison dans quelques années mais je craque en achetant le dernier objet high tech qui vient juste de sortir, ce qui remet en cause tout mon plan d’épargne et donc mon but.

Il existe des milliers de raisons pour ne pas réussir son changement: la faiblesse de la volonté, la peur d’affronter ses rêves, la peur de l’échec … ou  de la réussite.

Le perfectionnisme est aussi un autre frein au changement. Par exemple en se fixant des objectifs trop élevés, irréalistes on se condamne à l’échec.

Finalement, pourquoi  voulons-nous changer de vie?

La réponse qui me vient à l’esprit est bien sûr parce que notre vie actuelle n’est pas (ou n’est plus) satisfaisante. C’est à dire que nous constatons que nous ne sommes pas heureux, que nous ne nous sentons pas bien dans notre peau.

Si le malaise ressenti est très profond, si nous avons le sentiment de perdre le contrôle de la situation, notre désir de changement sera probablement plus systématique: partir, fuir! Abandonner la vie actuelle et repartir depuis zéro. Ailleurs! Le changement est ressenti comme une nécessité impérieuse, une obligation, avec une pression permanente. Il faut tout changer ou ça va « mal finir ».

S’il s’agit plutôt d’une sensation plus légère, d’un besoin de faire mieux alors le changement sera plus orienté sur une amélioration à apporter à notre vie actuelle. Cela consistera peut-être à changer des mauvaises habitudes en de nouvelles qui nous permettront d’atteindre un but, un rêve. À améliorer nos compétences pour améliorer notre situation sociale ou économique. Cette fois c’est plus du domaine du choix et de la volonté.

Personnellement lorsque j’ai décidé de quitter la France pour aller en Equateur c’est tout simplement parce que je me sentais englué par la routine, un train-train qui manquait de piment. Bien que n’ayant pas encore 30 ans, je me sentais déjà blasé. En fait j’étais en mal d’aventure et quand l’occasion est passée, je l’ai saisie au vol si j’ose dire… et je ne l’ai jamais regretté.

Alors si vous voulez vraiment changer de vie, faites-le, c’est mon conseil.

Passez outre tous les freins intérieurs (les préjugés qui vous viennent à l’esprit) et tous les freins extérieurs (l’avis des gens qui ne comprennent pas votre besoin), oubliez  toutes les peurs injustifiées. Je vous promets que vous non plus vous ne regretterez pas de changer de vie.

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Conseils pour vaincre la timidité

Conseils pour vaincre la timidité

Vous savez ce que vous voulez, vous savez ce qu’il faut faire, vous savez tout ce que vous pourriez gagner en le faisant … et vous ne faites rien! Vous êtes bloqué, incapable d’agir dès que vous devez communiquer avec une autre personne. La timidité est probablement votre ennemi.

Faites-vous parti des 40% des gens qui reconnaissent que la timidité les empêche d’avancer dans la vie, dans votre vie?

Timidité ou pas?

Face à une nouvelle rencontre il est normal d’adopter un comportement de méfiance, de se tenir un peu en retrait, de ressentir de l’appréhension. Est-ce de la timidité?

On peut distinguer plusieurs réactions possibles depuis le trac jusqu’à l’anxiété sociale. Faisons tout de suite la distinction entre ces différents comportements.

  • Le trac. Le trac est une réaction naturelle face à la nécessité de réaliser quelque chose: passer un examen, parler en public par exemple. Normalement il est ressenti avant d’entrer en action et s’arrête dès que celle-ci a commencé. Tous les artistes disent le ressentir et cela ne les empêche pas d’être brillants dans leurs spectacles.
  • L’intimidation. Être présenté à une personne importante, le premier contact avec une personne que vous admirez ou craignez, sont des situations qui intimident. Sur le moment, peut-être allez-vous rougir, transpirer, avoir envie de vous effacer et même  de fuir. Encore une fois ce sont des réactions passagères. Une fois l’étape des premiers échanges franchie, que vous vous êtes positionné par rapport à l’autre, vous vous retrouvez vous-même et la communication peut avoir lieu normalement.
  • La timidité. Lorsque les symptômes évoqués précédemment sont les traits de votre caractère, de votre comportement habituel, cette fois oui vous êtes une personne timide. Ce n’est pas une maladie mais la manifestation de la peur de l’intimidation. Vous anticipez des réactions, à priori. Vous vivez presque en permanence en état d’intimidation, seulement à l’idée de ce qui va ou pourrait se passer dans le futur, non pas immédiat mais plus lointain. Cela crée bien entendu un handicap plus ou moins lourd dans votre vie sociale.
  • La phobie sociale. Je la cite seulement pour bien faire la différence. Cette fois il s’agit bien d’une maladie qui touche près de 5% de la population et qui se manifeste par de l’anxiété, des crises de paniques. C’est vraiment la peur des autres. J’espère que vous n’en êtes pas à ce stade. La solution passe obligatoirement par la consultation d’un spécialiste.

La timidité est un frein pas une barrière infranchissable.

Savoir se positionner pour vaincre la timidité


Comme je l’ai dit à propos de l’intimidation, il est important de savoir se positionner par rapport à l’autre. Cela suppose avoir une bonne connaissance de soi, de ses capacités et aussi de savoir ce que l’autre attend de la rencontre.

Lors d’un entretien de sélection pour un poste de travail presque tous les candidats sont intimidés, c’est normal, l’enjeu est important pour eux, pour leur avenir. Soit dit en passant lorsque je rencontre quelqu’un trop sûr de lui, je suis plutôt méfiant, ça ne me semble pas naturel!

Mais ensuite combien savent se positionner? Très très peu. C’est pourtant simple: le but est de démontrer au recruteur que l’on a une bonne connaissance de l’entreprise, de son activité, du poste offert (la connaissance de l’autre) et que l’on a les qualités pour remplir les fonctions du poste (la connaissance de soi). Dans ces conditions pourquoi avoir peur de ne pas être retenu?

Vaincre la timidité, éviter cette appréhension permanente du contact avec les autres, passe donc par la prise de confiance en soi.

Et quand il s’agit de changer des habitudes, cela ne peut pas se faire d’un coup de baguette magique mais progressivement, par une remise en cause personnelle, par des petits efforts journaliers.

Quelques trucs pour oser faire le premier pas

Voici une liste de points à travailler pour diminuer les effets de la timidité sur votre comportement social. Il en existe d’autres qui vous passeront par l’esprit, n’hésitez pas à les ajouter dans un commentaire au bas de cet article.

  • Améliorez votre auto estime. Prenez un papier, un crayon et faites une liste de vos qualités et de vos points forts. C’est difficile, je le sais. Si vous manquez d’idées, pensez à des situations vécues et positives. Essayez de comprendre pourquoi ça s’est bien passé, quel a été votre comportement, vos réactions, qu’est-ce qui a plu à l’autre ou aux autres, etc.
  • Evitez de vous comparer aux autres. Ça ne sert à rien, il y aura toujours quelqu’un de meilleur que vous. Un de mes premiers chefs disait à ceux qui ne se sentaient pas à la hauteur qu’il n’y a qu’un génie par siècle et que nous avions déjà Einstein, c’était au siècle passé il est vrai… mais allez-vous être le génie de ce siècle?
  • Recherchez les contacts. En voyage, dans la rue, au restaurant, au travail, fixez-vous comme objectif de parler avec quelqu’un de nouveau chaque jour. De la pluie et du beau temps, de l’actualité (pas de politique!) , autant de motifs pour entamer une conversation, échanger quelques mots, sourire et se sentir bien.
  • Soyez naturel. Montrez vous tel que vous êtes et non pas tel que vous imaginez que vous devriez être. Être réservé, par exemple, n’empêche pas de partager des opinions plus ou moins superficielles et non plus de sourire aux gens que vous rencontrez!
  • Freinez votre anxiété. Pratiquez des exercices de relaxation. En général, quelques respirations profondes  avant d’entrer en action aident à diminuer l’appréhension.
  • Réclamez de l’aide si nécessaire. Il est bon de se montrer sincère si la situation le permet. Demandez aux gens de vous encourager. Vous n’avez rien à perdre et beaucoup à gagner. Vous serez même surpris de découvrir comment les gens réagissent positivement dans ces cas-là.
  • Acceptez les compliments. Si on vous dit que vous avez un beau sourire, ne répondez pas quelque chose qui minimise cette remarque (du genre: “il y a mieux” ou “j’ai dû supporter un appareil pour en arriver là”) mais au contraire remerciez la personne qui vous complimente.
  • Riez de vous-même. Si vous bafouillez, vous renverser quelque chose tellement vous tremblez, ne cherchez pas à le cacher, ça vous fera sentir encore pire. Reconnaître ses réactions, en faire une plaisanterie, permet aussi d’être apprécié par les autres comme quelqu’un de naturel, de sain.
  • Soyez positif. Peu de gens supportent ceux qui se plaignent tout le temps, ni ceux qui s’excusent de tout ce qu’ils font ou disent. Assumez vos difficultés et soyez convaincu que vous vous améliorez.

Un dernier conseil:  acceptez une fois pour toutes que la timidité ne mène nulle part.

Si vous n’osez pas demander à la fille ou au garçon qui vous attire de sortir avec vous, vous ne sortirez jamais ensemble! Si la réponse est non vous n’avez donc rien perdu et si la réponse est oui, comme je vous le souhaite, vous avez gagné. Tous mes vœux de bonheur

Quelques trucs pour se remonter le moral

Avoir le moral

Un sondage récent nous apprend que les français n’ont pas le moral. Ils seraient les plus pessimistes  parmi les habitants des 53 pays dans lesquels cette enquête a été menée, très largement devant des pays en guerre tels que l’Irak ou l’Afghanistan qui eux sont plutôt optimistes.

Pas besoin de chiffres pour avoir une idée des différences de niveau de vie entre ces pays. Alors pourquoi les français, comme beaucoup d’européens d’ailleurs, n’ont pas le moral face à la crise financière actuelle?

La perte de moral face aux perspectives économiques

N’ayez pas peur, je n’ai pas l’intention de faire une analyse détaillée, ni de porter des jugements, il s’agit juste de partager avec vous les réflexions qui me sont venues à l’esprit lorsque j’ai découvert cette nouvelle.

Une personne qui vit dans un pays en voie de développement rêve probablement d’améliorer sa situation et cela lui apporte de l’énergie, de l’enthousiasme, de l’optimisme.

Par contre on peut perdre le moral parce que l’on s’attache seulement à l’aspect négatif des circonstances dans lesquelles nous évoluons, qu’elles soient réelles, probables ou bien souvent imaginaires.

La personne qui possède déjà un niveau de vie très supérieur à la moyenne mondiale a peur de perdre quelque chose. De perdre son confort, son emploi, sa sécurité et tombe logiquement dans le pessimisme.

Il n’est pas facile de faire la part des choses entre le nécessaire et le superflu, entre ce qui apporte du bonheur véritable et ce qui n’apporte que du plaisir passager. Il est encore plus difficile d’accepter d’en perdre une partie même si c’est la partie superflue, celle dont on devrait pouvoir se passer finalement.

Se remettre en cause n’est pas évident pour beaucoup d’entre nous. Perdre son emploi, et se lancer dans la recherche d’un autre, demande une force morale importante. D’autant plus si l’on a une famille, des dettes à rembourser, en résumé: déjà des difficultés à assumer la vie au quotidien.

Sans en arriver là, il faut aussi considérer comme normal que de temps en temps nous ayons une baisse de moral.

Voyons comment s’en sortir et retrouver le bonheur.

Comment se remonter le moral


Comme cela dépend de la situation réelle et de la mentalité de chacun, il n’existe pas de remède miracle, que je sache. Je vous propose donc une liste de conseils, de trucs que j’applique quand le besoin se fait sentir.

  • Si vous avez perdu le moral à la suite d’un échec, le principe est de se convaincre que tout échec est une leçon que nous recevons. Il faut analyser ce qui s’est passé et trouver les aspects positifs de la situation, il y en a toujours: que dois-je changer? Que dois-je éviter de faire la prochaine fois? Quelles autres solutions sont possibles? Est-ce vraiment si grave que cela? Qu’ai-je appris? Quelle décision je prends maintenant?
  • Dites vous que ce qui vous arrive est finalement peu de chose par rapport à la gravité des situations vécues par d’autres personnes. Encore une fois trouvez du positif dans votre propre situation. D’autres s’en sont sorti, alors moi aussi je vais m’en sortir!
  • Détendez-vous. Occupez votre esprit à quelque chose de différent plutôt que de vous lamenter. Lisez ou relisez un livre que vous appréciez beaucoup, voyez un film qui vous détend, faites du sport ou tout simplement partez marcher une demi-heure sans but précis.
  • Se reposer peut aussi avoir un effet bienfaisant. Si vous pratiquez la relaxation c’est le moment d’en tirer parti.
  • Rencontrez des personnes positives. Partagez vos émotions, écoutez et ressentez celles de l’autre.
  • Faites un cadeau à quelqu’un de votre entourage ou à vous même. Jouissez des remerciements qu’il provoque. Ça réchauffe le cœur.
  • Riez. Rire aux éclats a des effets bénéfiques sur notre organisme et notre moral. C’est démontré. Cliquez sur le lien en bas de ce billet pour voir des vidéos2 qui devraient vous dérider.
  • Chantez et dansez avec la Compagnie créole3
  • Raccrochez les wagons. Agrippez-vous à un rêve concret, à un projet, à un plan à mettre en œuvre immédiatement. Se jeter dans l’action regonfle le moral.

Avoir le moral, être optimiste: un état d’esprit

Pour avoir le moral, le meilleur moyen est de ne pas le perdre!

  • Le matin, au lieu de ressasser la liste des contraintes qui risquent de vous tomber dessus au cours de la journée, pensez aux aspects positifs que vous allez certainement vivre: situations, rencontres, moments de détente, etc…
  • Le soir, avant de vous endormir, repassez le film de votre journée et relevez ce que vous avez fait de positif. Planifiez ce que vous allez faire de bien le lendemain.

J’aimerai savoir comment vous vous y prenez lorsque vous traversez des périodes de pessimisme. Dites-nous donc comment vous vous remontez le moral, ou celui des autres, en laissant un commentaire ci-dessous!

Prendre des risques pour réussir

Des risques pour réussir

“Qui ne tente rien n’a rien” nous dit l’adage, cela devrait nous motiver à prendre des risques pour atteindre nos objectifs.

Pourtant combien de fois nous n’osons pas prendre une décision ou réaliser une action ou dire les mots qui nous viennent à l’esprit?

Pourquoi avons-nous peur de prendre des risques?

Beaucoup de raisons nous empêchent d’oser dans les moments décisifs: la peur de l’échec, la peur des autres, la peur du non, le manque de confiance en soi en fait.

Il est étonnant de découvrir que les dictionnaires associent systématiquement la notion de risque à celle d’échec sans même mentionner que de la prise de risque il en résulte aussi, et même surtout, le succès.

Des preuves? En voici deux célèbres:

  • Vincent Van Gogh disait: “Que serait la vie, si nous n’avions pas la valeur d’essayer quelque chose d’autre?”. Et il savait ce qu’il disait avec ce style totalement différent de celui des autres peintres. Un style critiqué, incompris et même rejeté à son époque. Et pourtant aujourd’hui ses toiles font partie des plus célèbres et des plus chères. On le traitait de fou aux cheveux roux. Il a pris le risque de s’exprimer comme il le sentait et … il a réussi.
  • Dans le domaine de l’athlétisme, dans les années 60, un jeune étudiant américain a commencé a exécuter le saut en hauteur en se lançant de dos vers la barre. Tout le monde sautait alors en rouleau ventral ou en ciseau. En 1968, aux jeux olympiques de Mexico, il a obtenu la médaille d’or du saut en hauteur avec un bond de 2,24 mètres. Il s’agit de Dick Fosbury et cette technique porte maintenant son nom. Evidemment on l’avait traité de fou et on lui avait dit qu’en sautant ainsi il allait se tuer. Il a osé … il a réussi.

Prendre des risques pour surmonter les difficultés

Ce n’est pas que nous ne faisons pas les choses parce qu’elles sont difficiles, mais plutôt que nous les rendons difficiles parce que nous n’osons pas les faire.

Sénèque

Il faut se convaincre que les choses qui paraissent difficiles ne le sont finalement pas tant que ça si nous acceptons de prendre quelques risques et si nous avons le courage de dépasser les appréhensions et les doutes qui nous empêchent d’agir.

Si vous voulez inviter un(e) ami(e) au cinéma et que vous n’osez pas lui poser la question de peur d’une réponse négative. Je peux vous assurez que vous n’irez pas au cinéma ensemble!

D’autres idées me passent par la tête mais je vous laisse les devinerClignement d'œil

Et si nous échouons? Et bien il faut en tirer les leçons pour la prochaine fois.

L’expérience la plus connue est probablement celle de Thomas Edison qui avant d’obtenir une ampoule électrique qui fonctionne, telle que nous la connaissons aujourd’hui, a du fabriquer des milliers de prototypes qui échouaient les uns après les autres.

Avec son équipe il a déposé 1093 brevets avant de trouver la solution!

Il avait la foi, le courage, la persévérance … il a réussi.

Quand un enfant veut quelque chose, abandonne-t-il après le premier non reçu? Certainement pas, il insiste et insiste encore et obtient ce qu’il veut dans la majorité des cas, n’est-ce pas?

Alors pourquoi ne pas en faire autant quand nous sommes adultes?

N’oubliez pas: le plus grand des risques c’est de ne pas risquer!

Gérer son temps pour une vie équilibrée Mieux gérer son temps

Mieux gérer son temps

Au fil des années je suis arrivé à la conclusion que la gestion du temps est avant tout une affaire de concentration. Le Principe de Pareto («la règle des 80/20») indique que 80% du temps passé à réaliser des tâches, s’il n’est pas correctement géré n’apporte que 20% des résultats obtenus. À l’inverse 80% des résultats souhaités peuvent être obtenus en utilisant seulement 20% d’un temps bien géré. Bien que le taux 80/20 soit assez arbitraire, il permet de mettre l’accent sur les gains en efficacité qui peuvent être réalisés en appliquant une bonne gestion du temps.

Rien qu’avec ce principe vous pouvez déjà gagner beaucoup en qualité de vie.

Si vous pouvez vous concentrer uniquement sur vos activités les plus importantes (80%) vous êtes alors capable de récupérer du temps que vous pouvez utiliser pour développer vos projets ou tout simplement vous relaxer pour être encore plus efficace ensuite!

Pour certaines personnes la gestion du temps n’est que l’application d’une liste de concepts comme la gestion de l’agenda et des rendez-vous, la planification méticuleuse des tâches, la création de listes de choses à faire ou la détermination des objectifs et des priorités. Effectivement ces concepts sont les bases fondamentales de la gestion du temps et vous devez les appliquer pour développer vos propres compétences dans la gestion efficace du temps. De plus ces pratiques de base doivent être perfectionnées progressivement afin d’en saisir toutes les subtilités et surtout de les adapter à vos besoins particuliers. Elles vous procureront des moyens supplémentaires pour atteindre les résultats que vous désirez.

Mais il existe d’autres compétences impliquées dans la gestion du temps. Des compétences telles que la prise de décision, les capacités intrinsèques telles que l’intelligence émotionnelle et la pensée critique sont également essentielles à votre croissance personnelle.

La gestion personnelle du temps implique en fait tout ce que vous faites. Que cela semble important ou pas, tout compte. Chaque nouvelle connaissance acquise, chaque nouvelle compétence développée, chaque nouveau truc découvert doivent être pris en considération.

Jouir d’un style de vie équilibré doit être le principal résultat de la mise en place d’une gestion personnelle du temps. C’est un aspect que de nombreux praticiens de la gestion du temps ne parviennent pas toujours à saisir.

N’oubliez pas:

  •   Le but de la gestion du temps est d’obtenir des résultats plus facilement, pas d’être plus occupé.
  •   Concentrez-vous sur les tâches importantes, celles qui vous rapprochent de vos buts.
  •   Le principal résultat doit être une vie plus équilibré.

Dire non pour gérer son temps et son stress

Dire non pour gérer son temps

Améliorer votre gestion du temps n’est pas seulement une affaire d’organisation personnelle. Il faut aussi savoir gérer les facteurs externes qui grignotent peu à peu votre temps à longueur de journée. Pour cela il peut être utile de savoir dire non lorsque l’on vous demande de réaliser une tâche supplémentaire.

Mais comment faut-il s’y prendre pour que cela ne se retourne pas contre vous?


Le premier point à prendre en compte et que vous ne pouvez dire non que si cela est réellement justifié car vous allez devoir présenter des arguments et expliquer vos priorités actuelles.

En général vous avez déjà une charge de travail trop importante et ajouter une nouvelle tâche vous empêchera de mener à bien les travaux en cours ou de réaliser correctement cette nouvelle tâche. Vous avez des délais à respecter impérativement. Vous n’êtes pas la personne la plus compétente pour cette tâche, etc.

Puisque vous avez un motif valable, exprimez-le clairement. Restez calme et soyez sûr de vous. Utilisez un ton posé. Vous aussi vous avez des responsabilités et des droits.

Ne tournez pas autour du pot en essayant de faire comprendre au demandeur qu’il serait mieux si… Non. Annoncez clairement les arguments qui justifient votre refus.

N´hésitez pas à exprimer votre sentiment sur le refus. Que vous êtes désolé, que vous comprenez la déception de l’autre, que ce n’est pas facile pour vous de prendre une telle décision …

Soyez positif. Expliquez qu’en refusant cette nouvelle tâche, votre travail actuel sera mieux fait et que vous pourrez respecter les délais sur lesquels vous vous êtes engagé, par exemple.

Si possible, proposez une solution pour que la tâche demandée soit réalisée par quelqu’un que vous estimez compétent, donnez des pistes sur comment vous vous y prendriez, si vous aviez le temps, où trouver des informations sur le sujet, …

Un tel comportement est tout à fait professionnel. Il vous permettra de renforcer votre auto-estime, de provoquer le respect de votre hiérarchie et de vos collègues de travail. En plus il aura des effets bénéfiques sur votre niveau de stress. Tout à y gagner donc.

N’oubliez pas:

  • Vous pouvez dire non si cela est justifiable,
  • Motivez votre refus clairement et calmement,
  • Restez positif et aidez à trouver une autre solution.