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Nager pour mieux manager

  • Nager mieux manager

    Nager pour mieux manager

Le manager est une articulation indispensable dans l’entreprise. Mais n’est pas manager qui veut. Un nageur dispose d’aptitudes certaines. Encore faut-il qu’il en ait conscience, qu’il les mette en avant et qu’il les exploite.

La natation est un sport qui parle à tout le monde. Quelle est la première idée qui vous vient à l’esprit quand on vous interroge sur la natation ? Vos vacances d’été ? Les difficultés pour respirer dans l’eau ? La monotonie des longueurs de bassin avalées quotidiennement ? Les coups de gueule d’entraîneurs médiatiques ? L’émotion des champions à l’arrivée des courses ou sur les podiums ? Vous vous dites sûrement que ce sport n’est pas fait pour vous parce que pas assez varié ou pas assez ludique ou tout simplement pas le temps de le pratiquer.

Ses spécificités en font bien un sport à part. Leur transposition dans le monde de l’entreprise donnerait de sérieux atouts à ceux qui y parviendraient. Quand on y regarde de plus près, la pratique régulière de la natation mériterait même l’équivalence d’un troisième cycle de management.

1. Son adaptabilité et son humilité : le nageur est habitué à évoluer dans un environnement qui bouge sans cesse et qui est encore inconnu. Il sait aussi qu’il faut (se) bouger pour avancer.

L’eau se dérobe à chaque mouvement. Les appuis ne sont pas fixes. Rien n’est figé. Tout bouge. Comme dans l’entreprise. Parler en nageant ne sert à rien. La vue et, à un degré moindre, l’ouïe sont plus précieuses. Si vous restez immobile dans l’eau, il y a de grandes chances que vous couliez. Dans l’entreprise, vous risquez de sombrer.

La natation est loin d’avoir dévoilé tous ses secrets. Vous devez admettre que tout n’a pas une explication ou ne peut se mettre en équation. Par exemple, il est impossible de calculer la force que vous exercez dans l’eau. Dans l’entreprise, c’est la même chose. Sait-on vraiment ce qui fait que des entreprises réussissent et que d’autres déclinent ? Connaît-on vraiment les facteurs qui influencent la performance d’une activité ou d’une équipe, et à quelle hauteur y contribuent-ils ? Finalement, l’humilité vient en nageant ou en manageant.

2. Sa tempérance : le nageur sait que ce qui compte n’est pas visible.

En natation, le plus important se passe sous l’eau, c’est-à-dire hors du champ de vision du grand public. La technique de nage la plus esthétique ne vous fera pas gagner. Il vaut mieux être efficace sous l’eau qu’être beau à voir nager. C’est la même chose en entreprise. Le savoir-faire, la base Client ou la R&D sont protégés des concurrents. Le nageur connaît également l’importance des temps morts et de la récupération souvent qualifiés (à tort) de non productifs dans l’entreprise.

3. Son pragmatisme : le nageur sait que la précision est supérieure à la perfection.

Chaque nageur a sa nage. Sans de bons appuis dans l’eau, impossible d’avancer vite. Si la technique de nage parfaite existait, il y a longtemps qu’elle aurait été trouvée. La quête de la perfection vous épuise à la longue. Quand une qualification ou un podium se joue au centième de seconde, mieux vaut se focaliser sur la précision. Sa recherche continue a en plus un côté ludique, beaucoup plus mobilisateur au final. Le parallèle avec le monde de l’entreprise est immédiat.

4. Sa détermination et sa discipline : le nageur a le goût de l’effort. L’ennui lui est étranger.

La natation est très souvent qualifiée de sport ingrat. Qui peut penser que ce soit agréable de plonger dans l’eau à six heures du matin ? Ou passionnant de compter les carreaux au fond du bassin plusieurs heures par jour ? Personne. Il faut savoir pourquoi l’on nage et faire preuve d’une sacrée détermination. Ce trait de personnalité est bien utile en entreprise.

Le travail dans la durée finit par payer. Sur ce point, le nageur sait qu’il doit d’abord compter sur lui-même. Cela étant, la natation n’est pas seulement un sport individuel. Il n’y a pas de champions sans un groupe d’entraînement derrière lui : c’est d’ailleurs ce qui le fait se lever aux aurores pour nager dans un bassin quand, autour de lui, tout le monde dort.

5. Sa générosité dans l’effort : faire un peu plus que ce qui est demandé est gagnant.

L’arrivée du 100 mètres papillon de la finale des Jeux olympiques de Pékin en 2008 illustre parfaitement ce point. Le Serbe Milorad Cavic finit deuxième à un centième de seconde de Michael Phelps. Pourtant, la photo-finish donne l’impression que le résultat devrait être inversé. Pour arrêter le chronomètre électronique, vous devez exercer une pression suffisante sur les plaques posées sur le mur d’arrivée. L’Américain a nagé 100 mètres et un centimètre, tandis que le Serbe a fait la course parfaite, c’est-à-dire 100 mètres exactement…

L’essayer c’est l’adopter…

Pour mieux vous rendre compte des bénéfices de la natation, faites quelques longueurs de bassin régulièrement. Cela va redonner du souffle à votre style de management au sens propre comme au sens figuré. Nul besoin d’être un nageur ou une nageuse de haut niveau.

Dernier point. La natation développe une aptitude fondamentale pour un dirigeant d’entreprise : le souci permanent de protéger les articulations. Les épaules, les coudes, les genoux et les chevilles sont très sollicités et soumis à des pressions peu habituelles… tout comme le manager. À vingt ans, un nageur peut être unvieillard sur le plan sportif s’il n’a pas pris soin de ses articulations. C’est irréversible. Ce phénomène existe en entreprise. Et vous, prenez-vous soin de vos articulations ?

Les raisons qui font de vous un «workaholic»…

Flickr @ tash lampard.

(SUR)VIE DE BUREAU – Au Québec, les réunions informelles pour les Workaholic Anonymes ont beaucoup de succès. Chaque semaine, Quentin Périnel, journaliste au Figaro, décrypte votre quotidien au bureau.

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Votre dernier geste en vous couchant et/ou premier geste en vous levant est de checker votre iPhone pro. Vous scrollez frénétiquement votre boîte mail dans la rue, y compris quand vous rentrez chez vous à 21h30 et que vous êtes en retard pour dîner. (Vous le faites d’ailleurs aussi pendant le dîner, et quand quelqu’un vous parle). Vous restez plus tard que prévu le soir alors que personne ne vous impose rien et que cela pourrait – vous le savez – très bien attendre demain. Vous poussez le vice jusqu’à checker vos e-mails quand vous vous réveillez la nuit et que vous vous levez pour aller aux toilettes. Vous êtes comme moi. Ce dernier exemple m’a d’ailleurs valu de me retrouver au bureau dès 4h30 du matin en découvrant une alerte info annonçant la tragique mort de Christophe de Margerie. Comment se rendormir après sachant que l’on est journaliste économique et que l’on est censé commencer sa matinale à peine 2 heures plus tard?

Si vous vous sentez accro – un peu, beaucoup, passionnément, à la folie – au boulot pour telle ou telle raison, rassurez-vous. Il y a très vraisemblablement pire que vous. Au Québec, on essaie de soigner cette maladie qu’est le «workaholism» en organisant des rencontres associatives où les travailleurs parlent de leurs problèmes respectifs en toute liberté. Si aux alcooliques anonymes, quelqu’un vous dira comment et pourquoi il en est venu à boire une bouteille de gin par jour, aux Workaholics Anonymous (WA), quelqu’un vous dira pourquoi il préfère tout faire tout seul de A à Z plutôt que de déléguer à n’importe quel collaborateur. Qualifié ou pas. Résultat: les gens qui se rendent aux réunions viennent de professions et de secteurs complètement différents. Communication, enseignement, management, ingénierie… Le workaholism ne se limite pas à un métier.

«Tout le monde veut faire plus d’argent, avoir plus de succès au travail, avoir une meilleure éducation. Les demandes sont infinies. Le message entre prendre soin de soi-même et la productivité ne se chevauchent pas toujours très bien. Les gens les plus prompts à faire des burn-out sont ceux que les employeurs veulent embaucher. Ils disent oui à tout, consacrent beaucoup d’énergie au travail. Mais à quel prix?», explique le psychologue Camillo Zacchia au journal Metro.

Seul point commun des workaholics: leur vie professionnelle prend le dessus sur tout le reste. Amis, famille, bonheur. Exemple significatif: selon une étude de Régus, quasiment 50% des cadres Français estiment que le travail fait partie de leurs vacances. Pourquoi? Parce que déconnecter complètement est bien plus facile à dire qu’à faire. Dans un article intitulé «Comment manager depuis la plage?», Le Figaro vous expliquait pourquoi, plutôt que de chercher à déconnecter à tout prix pendant les vacances – et donc vous stresser encore davantage – il faut mieux trouver des petites astuces pour garder un orteil au travail… Déconnecter intelligemment est donc encore plus complexe. Mais c’est pourtant ce vers quoi chaque travailleur doit tendre, via des initiatives comme les Workaholics Anonymes… C’est comme partir à la quête du Graal. Le Graal professionnel, s’il existe. L’appaisement. Le contrôle.

Le community manager du futur est prêt !

Que nous réserve le community management de demain ? Si on regarde de plus près les actuelles tendances qui gravitent autour de la mobilité entre autre, les community managers d’aujourd’hui pourraient soit tendre vers la spécialisation en se formant, voir poursuivre sur les standards existants sans prendre part aux évolutions des formats… à moins qu’un CM d’un nouveau genre se prépare à être créer dans les couloirs des grandes écoles.

Dans un futur proche vivra une nouvelle race d’internaute aux supers pouvoirs !

Un être capable de capter l’essentiel de l’information disséminée sur le web, un surdoué en matière de création de contenu et un profil qui ne quittera plus sa trousse à outils du CM… le tout parfaitement rôdé pour l’année 2015 ! Le community manager du futur est prêt à faire son entrée fracassante dans le monde du web mobile.

Un univers miniature qui place les frontières de l’écran jusqu’à en perdre la rétine entre le monde réel et le virtuel, et où la part belle sera faite aux contenus optimisés, découpés de toutes superficialités, et dénués de toute tirade dantesque pour remplir les vides !  En 2015 le community manager sera un profil incontournable pour démarrer sa présence mobile là où beaucoup ont déjà investi le terrain. Il devra faire preuve d’ingéniosité, de créativité débordante avec un surplus de bagage en marketing mobile ! et ce sera loin d’être tout pour lui assurer à nouveau un trop plein de compétences.

Le community manager finira par devenir le véritable factotum du net ! la caricature d’un homme à tout-faire, sans être spécialisé pour autant dans un domaine précis. C’est bien entendu une image  à prendre au second degré !

Les nouvelles technologies !

A cela n’oublions pas les nouvelles technologies comme les beacon et les i-beacon qui vont équipés la planète toute entière de tout lieu au potentiel « commercialement rentable » ! Bien évidemment ces petits émetteurs trouveront des domaines d’application détournés de leur but premier à n’en pas douter. Imaginons tout simplement une gigantesque chasse au trésor basée sur cette technologie. Il y a de quoi innover pour les marques et revoir ainsi un concept de jeux-concours grandeur nature, à l’effet de buzz percutant pour les premiers arrivants.

Le community manager verra ici une véritable opportunité d’organiser des évènements, avec une dimension d’une rare richesse d’originalité, et en dehors de ce qu’on a connu jusqu’ici.

Le community manager du futur devra faire ses armes au travers de toute cette dimension technologique et s’activer sur la recherche… non plus de fans, mais de potentiels clients ! car c’est plus parlant de le dire ainsi sans se voiler la face. Alors ça veut dire que le CM ayant une dimension commerciale dans son parcours, sera de toute évidence plus intéressante pour les recruteurs. Of course ! Mais il ne s’agit pas uniquement de dimension commerciale, ajoutons-y le marketing et la communication avec un boulet au pied inscrivant 5 années d’expériences minimum à la pesée ! et là vous aurez votre super CM.

Quelle direction prendra réellement le community management de demain ?

A mon humble avis, il devra se focaliser en grande partie sur le contenu court, le « snacking-content » pour reprendre les termes à la mode.

Voir ces articles pour en savoir plus :

1. Bien rédiger pour le web : Le snacking content

2. Bien rédiger pour le web : Community manager et snacking content

Allez à l’essentiel en 200/300 mots ! Pour cela il faudra frapper les points clés et souligner le point central du post. Place à un sujet bien maitrisé et un écrit sans fioritures et sans vides. Le tout devra bien évidemment capter le lectorat rapidement en visant le partage et la viralité. N’oublions pas le fameux visuel qui placera le lecteur en position de « prêt-à-cliquer » pour la suite.

Le snacking-content ! n’est-ce pas déjà la cible des sites fun / buzz au contenu copié/collé de l’univers Youtube ?

Pour le reste le sait-on réellement au final ! on spécule sur un univers qui peut créer la surprise à la dernière minute, voir dévier du tout au tout et redéfinir sans plus attendre le community management. Ainsi on  pourrait attribuer au community manager d’aujourd’hui un nouveau terme anglophone réchauffé pour l’occasion. Difficile à dire ! le seul facteur qui nous place dans une certitude de marché et d’évolution en matière de communication, ou devrais-je dire de contenu, c’est bien la mobilité avec ses nombreux écrans qui tendent peu à peu à se rapprocher du full HD pour la plupart d’entre eux.

Nous possédons au sein de nos poches, ou au fond d’un sac à main pour les dames… un véritable ordinateur capable de produire à peu près tout ce dont on a besoin en temps réel !

une aubaine plus que valable pour les acteurs du business mobile mais aussi pour tous les acteurs de la vente en ligne… et j’en passe. Le community manager du futur verra t’il le jour, ou verrons-nous encore des nouveaux standards se dessiner prochainement.

Alors ! comment voyez-vous ce community manager ?

Le manager du futur

Faut-il imaginer, à l’horizon 2030, un nouveau leadership? Même épaulés par les technologies de Big Data, managers et dirigeants vont devoir affronter une complexité et une incertitude croissantes. L’idée d’un one best way, unique et salvateur, appartient au passé. L’autorité ne viendra plus du savoir. Quelles seront les qualités et les compétences des managers de demain?

Cet article est le quatrième d’une série dont la publication s’étalera sur plusieurs mois.

ParisTech Review – Dans l’entreprise du futur, qui sera immergée dans une économie encore beaucoup plus numérisée qu’aujourd’hui, la taille des entités pertinentes va sans doute baisser. On pourra y être responsable d’une équipe de deux personnes et pourtant être très influent dans l’entreprise. À votre avis, quelles seront les compétences nouvelles que devra avoir acquises un manager pour être performant dans l’entreprise de 2030?

Bernard Ramanantsoa – En dépit de – ou avec l’aide – de la numérisation, il restera toujours de grands groupes et en leur sein des gens ayant plus de responsabilités que d’autres. Le cadre en charge d’entités employant plusieurs milliers de personnes continuera d’exercer une responsabilité assez proche de ce qu’elle est aujourd’hui, même si la vie quotidienne et les conditions de travail de ces personnes seront, elles, très différentes à cause du numérique. La vraie différence demeura toujours la même : être simplement un manager qui administre ou devenir un leader qui entraîne. Et je crains qu’il n’y ait pas de « théorème universel » pour devenir ou pour former un leader. Par ailleurs, s’il existe des leaders au sein de petites entreprises, dans les startups par exemple, conduire de grands ensembles demande une qualité en plus : un « sens politique » au bon sens du terme.

Personnellement, j’ai été très marqué par les analyses du sociologue Michel Crozier. Pour lui, les relations de pouvoir sont le principal élément structurant des grandes organisations. Mais, loin d’être une simple reproduction de l’organigramme, ces rapports de pouvoir reposent sur des données implicites, notamment la maîtrise des « zones d’incertitude ». Crozier montrait également comment la centralisation et la multiplication des règles favorisent la création de « cercles vicieux bureaucratiques » qui rigidifient l’organisation.
Cela ne changera pas. Il y aura toujours ces tendances, car tout en fustigeant la bureaucratie l’individu cherchera longtemps encore à maîtriser ses « zones d’incertitude ».

Quelles sont les qualités de ce manager qui gouvernera de grands ensemblescorporate à l’horizon 2030?

Commençons par le plus simple. Pour accéder à ces responsabilités dans un contexte forcément très difficile, il devra être un leader doté évidemment de grandes compétences managériales, au sens technique du terme (optimiser la performance, définir des stratégies), mais de bien plus aussi. Il sera en particulier très sensible à la dimension multiculturelle des organisations, c’est-à-dire qu’il mesurera les retombées opérationnelles de la mixité culturelle et le levier de performance que celle-ci représente. Il sera capable d’appréhender la complexité de son environnement, de la simplifier sans la caricaturer et de transmettre cette simplification aux collaborateurs qui l’entourent. La communication sera un aspect central de son action. Car le monde de l’entreprise ne sera pas d’une nature si différente, seule sa complexité sera augmentée. Voilà ce qui se profile, à moins, mais je n’y crois pas, qu’une révolution, au lieu de le complexifier, détruise le cadre établi.

À quel genre de révolution pensez-vous?

Une révolution, c’est un événement systémique après lequel il est impossible de faire comme avant. La crise de la dette grecque, de ce point de vue, est une révolution, qui heureusement n’est pas allée jusqu’à son paroxysme. Si la communauté financière internationale n’avait pas agi pour éteindre l’incendie, les règles mêmes de la finance auraient disparu. Quand Free est intervenu sur le marché français des Télécoms, c’est une révolution car il sera désormais impossible de faire machine arrière. Le jeu et ses règles ont changé.

Cette complexité nouvelle, comment se manifeste-t-elle?

D’abord par un accroissement de l’incertitude, et dans certains cas par l’émergence d’un chaos. Il y aura de moins en moins ce qu’on appelle une meilleure pratique, un « one best way » unique et salvateur. Or beaucoup de managers croient l’avoir trouvée – certainesbusiness schools continuent à enseigner cette boîte à outils – et s’efforcent de l’appliquer et de la diffuser au sein de l’entreprise. C’est un leurre de croire que l’on va pouvoir tout rationaliser, tout homogénéiser. Certains pensent que la mondialisation signifie la fin des différences culturelles, l’apparition de comportements uniformisés. Sauf pour quelques dirigeants capables d’être réellement « globaux », je pense que les réalités locales continueront à dominer, pour les consommateurs comme pour les collaborateurs des entreprises, d’où l’importance du multiculturel. Et puis, faut-il croire au mythe du patron vraiment global ? La prégnance de sa culture de base reste le plus souvent très forte, d’où une « permutabilité » assez limitée. Bref, la complexité va empêcher l’homogénéisation. Je ne parle pas de la complication, mais bien de la complexité : comment penser en même temps marché et réglementations, comment intégrer réactivité et pensée à long terme, comment satisfaire simultanément les attentes des actionnaires, des clients et des collaborateurs partout?

multicultural

Les Big Data vont très probablement changer la façon dont les dirigeants géreront cette complexité. Le Directeur des systèmes d’information (DSI) va-t-il prendre le pouvoir?

Il y a pour moi, dans chaque grande entreprise, deux fonctions mystérieuses : DSI et DRH. Tout le monde connaît leur importance dans l’organisation et pourtant personne ne sait comment les former. Il n’y a pas de filière royale pour ces fonctions. Aucune grande institution n’émerge pour ces deux domaines, à l’image d’un Wharton pour la finance. Et pourtant, il est manifeste que l’entreprise du futur reposera avant tout sur la capacité à attirer les talents et sur le numérique. Les recruteurs me demandent toujours de sensibiliser les étudiants à ces deux fonctions mais c’est souvent difficile en l’absence d’un corpus théorique très construit. Et puis en général, les entreprises n’aiment pas embaucher des débutants pour ces fonctions. C’est dommage : les jeunes étudiants sont de remarquables anticipateurs du marché. C’est souvent eux qui me demandent de rajouter des enseignements correspondant à des besoins qu’ils voient poindre.

La complexité va faire émerger de nouveaux profils, comme par exemple les « data scientists », les ingénieurs des données, mais leur patron n’aura pas besoin d’en savoir autant qu’eux. Après tout, un trader, si génial matheux qu’il puisse être, est bien dirigé par un banquier. De même, ceux qui seront capables de sentir les tendances et les goûts vaudront une fortune, comme les grands créatifs, mais le pouvoir est ailleurs, dans les mains d’un leader.

Comment voyez-vous les grands patrons de 2030?

Les règles du jeu comportemental, imposées par un environnement complexe et incertain, changent de plus en plus vite. Le dirigeant type a longtemps été l’homme qui savait peut-être « tout sur tout », la plus haute autorité intellectuelle dans son secteur d’activité. Cela sera de plus en plus rare. L’autorité ne viendra plus du savoir, mais du savoir-être, de la personnalité, du charisme, de la capacité à faire adhérer les hommes à des idées, et surtout de la capacité à les faire travailler ensemble. Ce sera un patron passeur, mobilisateur, facilitateur. Cela ne vous surprend pas et est même banal. Non, la question cruciale est de savoir si nous aurons assez de leaders pour conduire cette mutation. La « fabrique » du leadership demande du temps, et nous sommes de plus en plus pressés, de plus en plus impatients. Alors trop souvent, on choisit le soi-disant leader à la va-vite, sans le préparer : cela conduit alors à des « catastrophes » assurées !

En somme, les technologies et les stratégies peuvent changer mais le leadership reste un concept stable.

Il est vrai que le numérique impose des formes nouvelles de concurrence, de risque et de temporalité, mais le leader d’une grande entreprise concentrera toujours sur ses épaules deux responsabilités vitales : la stratégie et la réduction des coûts. Ce type de responsabilité ne retombera que sur quelques « happy few », comme avant. Même si en bas de la hiérarchie, certains agents de l’entreprise peuvent gagner en influence, décider d’investir en Afrique ou pas, décider de se diversifier, bref faire ce type de choix difficilement réversibles, c’est l’apanage du leader. Le « Big Data » peut l’aider, mais pas le remplacer. À un moment, un homme décide en fonction du besoin de se différencier des concurrents. Il faut des systèmes divergents en stratégie. Même chose pour le « cost killing ». Si on admet que le pouvoir restera aux actionnaires, il faudra toujours leur montrer qu’on prend des mesures pour valoriser leur capital. Et ces décisions ne se partagent pas. Quand on investit, quand on désinvestit, quand on réduit les coûts, cela ne se fait pas démocratiquement et cela ne s’optimise pas, même avec l’aide du numérique.

Charles Handy, un philosophe et un spécialiste du comportement des organisations, décrit l’entreprise du futur comme un « trèfle à trois feuilles » : la première feuille constitue le cœur avec un petit nombre de permanents très qualifiés et très bien rémunérés pilotant les deux autres feuilles : d’une part un personnel flexible intérimaire à temps partiel et des cercles concentriques de sous-traitants. En somme, une entreprise sans personnel qui ne conserve que les administrateurs et la Direction générale. Ce modèle, socialement inquiétant, vous semble-t-il se profiler?

Pour filer cette métaphore, l’entreprise aura certainement besoin d’une part de gens très articulés au niveau cérébral et de quelques artistes en petit nombre. En travaillant sur leur interaction. Cela étant, il y a déjà eu des tentatives pour concevoir et faire vivre des entreprises « réduites » à un « nœud de contrats » : plus d’existence physique, plus de bureau, les collaborateurs n’ayant que des clients mais pas de collègues. C’est d’ailleurs le présupposé de certaines théoriques économiques : l’entreprise est un point sans aucune épaisseur humaine, un point où se croisent des produits, des services et des gens, une simple infrastructure. Peut-être séduisant au plan théorique mais ça ne marche jamais. C’est oublier la dimension sociale de toute réalisation humaine… quand cela n’est pas le produit de « fous furieux » qui veulent simplifier la réalité et sa complexité en gommant la dimension humaine de tout projet collectif, ce qu’est une entreprise. Ce type d’approche fait froid dans le dos, comme par certains aspects la théorie de Handy. Il faut être très vigilant : on entend de plus en plus souvent dire que seuls 20% des travailleurs sont « utiles » et 80% « inutiles ». Ceux qui ont une telle vision du monde considèrent que ces 80% ne travaillent pas vraiment, ils s’occupent, ou plutôt qu’il faut qu’ « on les occupe » : c’est accepter le principe de l’aliénation. C’est moralement inacceptable.

Revenons à la formation. N’est-ce pas un challenge nouveau, pour les écoles en particulier, de former des managers capable d’appréhender toute cette complexité et en particulier la montée en puissance des systèmes experts et du Big Data?

Les leaders de demain devront être très « articulés », d’une intelligence analytique extraordinaire, c’est-à-dire capables de raisonner de manière hypothético-déductive mais aussi de raisonner de manière analogique. Comme je vous le disais cet apprentissage prend du temps. La formation coûtera encore plus cher qu’aujourd’hui et la question se pose déjà de savoir qui paiera. Le discours sur la diminution des coûts apportée par le numérique est un leurre : pour les formations d’excellence, le numérique sera une composante supplémentaire mais pas une substitution. Et puis, il faudra si on veut rester dans la course, produire du savoir et non pas se contenter de le reproduire. Cette « production » sera chère et pour la formation, il faudra réinventer le compagnonnage et faire voyager ces « happy few » managers d’élite, pour qu’ils intègrent en profondeur la dimension multiculturelle. Se pose déjà la question du choix de ces « happy few ». J’espère que ce ne sera pas réservé à une élite économique, mais personne ne veut répondre activement à la question centrale : alors, qui paiera ?

Entre l’entreprise, les établissements et la collectivité publique, comment se repartira l’effort de formation de managers du futur?

Le grand enjeu, je le répète, c’est d’enseigner l’articulation entre la technique de court terme et la vision de long terme. D’autant que les entreprises ne sont pas forcément demandeuses de ce type de profils exceptionnels. Elles veulent surtout des gens qui soient techniquement opérationnels le jour de leur embauche. Il y a trente ans, elles se chargeaient de les former après leur embauche et les étudiants qui faisaient des stages en entreprise étaient plutôt des profils à revenus modestes. Aujourd’hui, sans une expérience cumulée d’au moins un an en entreprise, il est très ardu de décrocher un emploi. Dans l’intervalle, l’entreprise, qui est naturellement futée, a massivement délégué la charge de former les cadres au système académique. Elle offre des stages, ce qui est une solution bon marché pour se constituer une force de travail. Au passage, c’est un bel exemple de « cost killing » ! À terme espérons que les entreprises ne se contenteront pas, au niveau mondial, de participer à la formation des seuls 20% soi-disant « utiles ».

ESPRIT D’ÉQUIPE ET SOLIDARITÉ

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Rendre performante une équipe de travail suppose évidemment un ensemble de facteurs techniques et organisationnels adaptés à son activité. Mais sa première ressource étant les hommes et les femmes qui la composent, le facteur managérial et relationnel y tient incontestablement un rôle décisif.

Les paradoxes de la subordination

En effet, plusieurs paradoxes se font jour, qui ne sont pas toujours aisés à surmonter : où se trouve la limite entre un alignement passif aux décisions prises par le manager… et le sens de l’initiative et de l’autonomie demandé à chacun ? Où se trouve la démarcation entre la symétrie des rapports professionnels et hiérarchiques… et une complémentarité des compétences, des rôles et des responsabilités ? Comment trouver la juste place de la réflexion et de la concertation dans un contexte où l’urgence est souvent devenue le maître mot de tout mode de fonctionnement ?

Ces ambiguïtés constituent des sources de tension – voire de conflit – qui peuvent devenir tout à fait néfastes à l’esprit d’équipe. Sans compter qu’une équipe est un système dans lequel les relations et interactions entre les membres qui la composent sont tout aussi importantes que les aptitudes de chacun d’eux, pris individuellement. Une équipe n’est pas une somme d’individus indépendants, elle constitue un tout cohérent et indivisible. Dans cette perspective, on ne peut espérer résoudre un problème en isolant un élément de l’ensemble du système. Dit autrement, on ne peut pas avoir « l’esprit d’équipe » tout seul ; c’est ensemble, dans une unité et une confiance mutuelle qu’il peut se développer chez chacun. Le groupe et ses caractéristiques modifient toujours, en plus ou en moins, les qualités de l’individu.

Qu’est-ce que l’esprit d’équipe ?

Il est peut-être possible de définir quatre critères caractérisant « l’esprit d’équipe » :

La capacité à subordonner les préférences, opinions ou options individuelles au bien commun du tout.
La capacité à rechercher la « synergie » des compétences et des qualités avant la valorisation individuelle.
Cela suppose la reconnaissance d’un but commun, une motivation liée à la collaboration de tous les membres, l’acceptation d’une répartition des rôles, d’une mise en commun des fonctions, d’une coordination des tâches.
La manière de poser la confiance mutuelle comme un respect des règles communes et non comme une sympathie de nature purement affective.

Vive la solidarité !

L’esprit d’équipe se fonde ainsi sur une solidarité profonde, très éloignée des tendances mercenaires que nos organisations ont souvent développées en leur sein à force de vouloir diviser pour mieux régner. On ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre ! Il faut choisir !

Par Patrick Bouvard, le 03/05/2015

Organisation intelligente et mentalité de succursale

L’organisation intelligente N’A PAS une mentalité de succursale !

Un sage a un jour dit que le plus important n’est pas de trouver des réponses, mais de poser les bonnes questions.

Qu’est-ce qu’une organisation intelligente ?

Qu’est-ce qu’une mentalité de succursale ?

Le concept d’organisation intelligente n’est pas nouveau, mais a évolué depuis quelques années. Peter Senge parlait des cinq disciplines en 1990. Joel de Rosnay parlait déjà de vision systémique dans les années 70. Juran et Deming mentionnaient l’aspect humain dans leur vision de système qualité. Margaret Wheatley a abordé le concept également en 1992. Weisbrod, Zara, Laloux, Pflaeging et combien d’autres ? La définition d’organisation intelligente a évolué rapidement depuis l’avènement de l’Internet 2.0 et des réseaux sociaux.

L’organisaton intelligente est une organisation connectée ! De l’intérieur avec les Intranets et les LMS (ou learning management systems) et les KMS (Knowledge management systems) mais aussi avec l’externe grâce à….oh, je ne vous embêterai pas avec les nombreux réseaux sociaux, mais sachez seulement qu’l y en a beaucoup et que ça augmente ! Les plus importants ne sont PAS ceux auxquels vous pensez… ah bien sûr Facebook, mais aussi QQ, Q Zone et We chat….utilisés par plus de deux milliards de personnes.

L’organisation intelligente est une organisation qui saura utiliser l’intelligence collective. Cette dernière ne cesse d’évoluer à un rythme fou à cause des partages spontanés qui surviennent à chaque seconde sur la vaste toile de l’Internet.

Comment les utilisateurs de cet immense réseau de connaissances pourront-ils continuer à accepter un environnement de travail qui ne leur permettra pas de mettre à contribution leur cerveau, leurs connaissances, leurs expériences ? Comment supporteraient-ils un environnement fermé, presque cloîtré dans certains cas, qui leur interdit de consulter leurs sources d’information et leur interdit formellement de partager leur expérience avec le monde ? Comment les dirigeants des organisations actuelles pourront-ils endiguer le flot constant et croissant d’information disponible s’ils n’utilisent pas les immenses ressources que leurs employés peuvent mettre à leur disposition ? L’intelligence collective n’est pas un mythe, c’est une force, un capital fonctionnel et opérationnel qui gronde comme un volcan prêt à vomir son magma. Une force qui jaillira d’une façon ou d’une autre. Pourquoi ne pas en prendre conscience dès maintenant et favoriser cette émergence d’une manière… intelligente ?

« Ah, mais, nous attendons des directives du siège social. »

« Oui, bien sûr, mais les budgets de cette année ne permettent pas la mise en place de tels processus »

« Super ! Faites-nous une proposition et nous évaluerons cela en comité pour le soumettre à nos patrons. »

« Très bien. Mais, nous avons un trimestre très chargé dans une année très chargée. Ce sera un excellent projet… pour l’an prochain. »

« À considérer sérieusement lors de notre prochaine planification stratégique…. dans deux ans. »

« Nous avons les mains liées par la stratégique corporative… mais on aime beaucoup l’idée. »

Dois-je continuer ?

À entendre les arguments et les excuses autour de moi, je me surprends à évoquer ma première expérience de travail en 1981 (oui, oui, ça date !) chez Canadian Tire.

Un simple commis avec des idées entouré de collègues d’expérience qui exécutaient avec diligence les ordres du gérant. Les spéciaux de la semaine étaient dictés par le siège social. Nous nous efforcions d’étiqueter manuellement toutes les canettes d’huile avec le nouveau prix (bien avant l’avènement des «codes à barres») et de retirer toutes les étiquettes rouges une fois le spécial terminé. Et on recommençait chaque semaine. Pfffft.

Et un jour, la promotion ! On avait besoin de moi dans l’entrepôt au deuxième. Autre environnement, autres collègues, autre expérience, même travail bête.

Bien que je ne comprenais pas tous les rouages de cette importante entreprise, je compris rapidement le concept de la hiérarchie. Le boss décide et nous, on exécute. Et si le boss du boss décide autre chose, on exécute autre chose. Et si le spécial du « siège social » change, on change les étiquettes ! Vite !

Pas question de laisser les restants du spécial sur les tablettes deux jours de plus pour éviter d’étiqueter de nouveau… oh non !!

Pas question de faire un spécial surprise local… oh non !

Pas question de faire autre chose que ce que le boss ou le boss du boss ou le grand, grand boss dicte.

On exécute.

Tout cela a peut-être du sens dans un commerce de détails. Peut-être.

Mais quand un gestionnaire d’usine adopte le même comportement de gérant de succursale, nous avons un sérieux problème. Quand des gestionnaires voient leur pouvoir de signature, leur marge de manœuvre de budget descendre sous la barre des 1 000 $, nous avons un gros problème.

Quand une opportunité incroyable se présente, une occasion qui change la donne et qui est là, mais que la réaction est « pas dans les plans de cette année »….

ON

EST

DANS

LE

TROUBLE !

Lorsque le bon sens est subjugué par la bureaucratie…

Lorsque l’initiative est étouffée par les plans stratégiques (deux choses qui ne vont pas ensemble selon Mintzberg… et je suis bien d’accord)…

Lorsque le pouvoir décisionnel est intimement lié au budget et non aux objectifs…

Lorsque les indicateurs sont la principale préoccupation d’un gestionnaire plutôt que le respect de la mission…

Lorsqu’on engage encore des gens pour leurs bras sans utiliser leur tête…

Lorsque le « group think » envahit nos réunions et tue la saine controverse…

ON

EST

DANS

LE

TROUBLE !

La mentalité de succursale a malheureusement envahi trop d’organisations. Le rôle des gestionnaires a tellement changé que plusieurs se réfugient derrière leur description de poste pour justifier leur inaction. J’ai déjà traité du coût de l’inaction vs le coût d’une décision.

L’impact de cette mentalité de succursale est énorme.

  • Sur la ligne du bas des organisations.
  • Sur la motivation des employés.
  • Sur l’Avenir des organisations.

La gestion de l’intelligence collective sera salvatrice.

Déjà plusieurs organisations ont pris le virage et réussissent à exploiter à sa juste valeur l’immense potentiel de leurs employés. La gestion de l’intelligence collective n’est pas une recette étatiste cependant, mais bien une philosophie de gestion.

Cette absence de recette miracle fait peur !

Entre autre parce qu’elle nécessite l’abandon de la notion de « Command & Control » si chère aux gestionnaires depuis la publication d’un petit manuel sur les principes scientifiques de la gestion en 1911 par un certain Frederick Taylor….

Entre autre parce que la génération montante est prête à accepter des responsabilités et adopte une tendance naturelle à questionner… après tout, ce sont des « Why ».

Ces jeunes n’attendent pas : ils agissent. Ils sont la fondation de l’organisation intelligente de l’avenir.

Ils ne demandent pas la permission : ils apprendront à demander pardon… éventuellement.

L’autorité ne se demande pas : elle se prend !

La gestion de l’intelligence collective demande une nouvelle définition de partenariat entre les employés et les dirigeants/gestionnaires.

À plus grande échelle, la gestion de l’intelligence collective exige un meilleur partage de l’information et de la prise de décision.

La mentalité de succursale n’a plus sa place dans une organisation intelligente.

J’ai la chance de rencontrer des gestionnaires qui ont tenté l’expérience. De telles rencontres sont exaltantes et laissent entrevoir un avenir meilleur. Un avenir stimulant.

J’ai aussi la chance d’inviter ces gestionnaires à des rencontres de communauté de pratique pour qu’ils partagent leur expérience.

Aurez-vous la chance d’y assister et de changer VOTRE organisation pour la transformer en une organisation intelligente ?

Prendrez-vous cette décision seul, maintenant en sachant que votre toute organisation en profitera ?

Ou attendrez-vous la permission de votre gérant de succursale, qui en parlera à son « boss » qui lui vérifiera si cela fait partie des plans de l’année et qui vous reviendra avec une décision… le lendemain de la date limite ?

Je sais, je brasse la cage….

Je souhaite ouvrir la porte de cette cage….

Je souhaite surtout vous faire réaliser qu’il n’y a pas de cage !

Matériel sous copyright © Aliter Concept 2015. S.V.P. ne pas imprimer ou copier sans la permission de l’auteur.

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Mais qu’est-ce qui se passe dans nos têtes ?

Le directeur de l’Institut Pasteur de Lille publie l’histoire inédite des 100 milliards de neurones que constituent notre cerveau et de ses dysfonctionnements.

Il a le poids moyen d’une bouteille de 1,5 l d’eau (pour une baleine, il faudrait compter un pack de 6). Il ne représente que quelques pour cent de l’organisme complet mais «dévore» 20 % de son énergie. Ses cellules sont dotées d’une activité électrique intense. Il peut être victime de «sortilèges», entraînant «d’étranges maladies». Qui est-il? Pour le Pr Patrick Berche, auteur de Les Sortilèges du cerveau, directeur de l’Institut Pasteur de Lille, passionné d’histoire de la médecine, «toute notre humanité gît en son sein». Les, à la louche, 100 milliards de neurones au travail dans lecerveau constituent bien plus qu’une «mécanique». Le «tout» est bien différent du fonctionnement individuel de chaque cellule. La complexité de leurs relations fait qu’il reste en grande partie une énigme. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayer de le comprendre aussi bien que nos autres organes. Et c’est d’ailleurs là comme pour les autres et aujourd’hui comme hier, que l’étude de ces maladies cérébrales va faire avancer les connaissances. Mais à quel prix.

Cette histoire «illustre la versatilité de la pensée médicale, influencée par les contraintes sociales, religieuses et culturelles. Les maladies changent de visage au cours du temps, selon les croyances, les préjugés ou les interdits», estime Patrick Berche.

Il est instructif de se remémorer les vives controverses et débats qui, de tout temps, ont entouré la «tête». À commencer par la pensée et l’âme. Où se situent-elles? Cœur, cerveau ou dans l’immatériel? Des premières descriptions anatomiques du cerveau à la découverte, même rudimentaire, de son fonctionnement, des neurones, des neuroleptiques, plusieurs siècles vont s’écouler. Au cours desquels tout et son contraire du plus fou au plus rationnel (on sait maintenant quels étaient les plus justes) seront affirmés, débattus parfois dans des ambiances explosives…

L‘épilepsie en est un exemple. Le «grand mal» ou «mal sacré» est attribué aux démons et sorcières. Puis à la masturbation. D’où la recommandation d’un médecin anglais, vers 1880, d’utiliser la castration pour le combattre. Mais parallèlement, les études cliniques avancent. Même si certains médecins croient que la maladie est contagieuse. Au début du XIXe siècle apparaîtront les premiers traitements.

De son côté, la dépression a longtemps été appelée mélancolie, terme forgé à partir de la bile (cholé) noire (melan), produite par la rate (spleen) puisqu’un excès de cette substance est parfois signalé. Elle est décrite depuis l’Antiquité. Les remèdes proposés pour la combattre vont des saignées, des bains, des massages, de la musique, du lait d’ânesse aux régimes ou… au mariage. À l’émergence du christianisme, la mélancolie est associée au péché. On soigne donc les personnes atteintes par l’exorcisme, l’immersion ou l’épreuve du feu… Mais au XIXe siècle, on est pratiquement revenu aux traitements de l’Antiquité. Au début du XXe siècle, on utilise des traitements très agressifs, drogues, électrochocs ou lobotomie jusque dans les années 1970. Parallèlement, de nouvelles molécules apparaissent jusqu’à ce que le Prozac ne devienne la drogue miracle de la dépression.

Les Sortilèges du cerveau, Pr Patrick Berche, Éd. Flammarion, 448 pages, 22 €.

Parlez-en avec Confiance: Comment Discuter de Votre Politique de Prix comme un PRO

Avez-vous les mains moites et la bouche sèche lorsque vous parlez de votre politique de prix et de vos tarifs? Craignez-vous ce moment de la conversation où votre prospect dit: “alors, quels sont vos tarifs”?

Si c’est le cas, sachez que vous n’êtes pas seul… La plupart des professionnels des métiers du conseil – coachs, consultants, formateurs, thérapeutes – ont de la difficulté à parler politique de prix et, plus particulièrement, d’argent. Ceci se produit très souvent lorsqu’il s’agit d’évaluer la valeur de votre propre travail. Mais si vous voulez faire de vos talents un business à succès, vous devez ABSOLUMENT résoudre vos problèmes de tarification.

Voici comment vous pourriez vous y prendre.

  • Pratiquez, pratiquez et pratiquez encore!

La 1ère règle être à l’aise avec votre politique de prix et pour annoncer vos tarifs en toute confiance, consiste simplement à PRATIQUER.

Entrainez-vous en prenant votre douche ou en parlant de vos tarifs à votre chien (vous verrez qu’il vous fera la fête 😉 ). Exercez-vous devant un miroir et dites: ‘je facture XXX,00€ par heure– ou mieux – par mois‘. Le top du top étant, bien entendu, de vous entrainer avec un(e) partenaire à deux pattes.

Plus vous parlerez de vos tarifs à voix haute (et pas simplement en les ruminant dans votre tête), plus annoncer votre politique de prix deviendra naturel pour vous.

  • Souriez, souriez et souriez encore!

Que vous soyez au téléphone ou en train de rédiger un email, souriez lorsque vous abordez votre politique de vente et annoncez vos tarifs: le ton de votre voix change lorsque vous souriez (ainsi que ‘le ton’ de votre email) et – sans même parler de professionnalisme – ce même ton peut transmettre de la confiance et de l’autorité plutôt que de l’hésitation et du manque de confiance

  • Évitez d’être insipide et de manquer de personnalité!

Enregistrez-vous avec un dictaphone lorsque vous vous adressez à des prospects et que vous parlez de votre « politique de prix ». Puis écoutez-vous attentivement… et écoutez encore toutes ces choses qui parlent de la façon dont vous percevez votre propre stratégie de prix.

Dites-vous des choses du style:

  • ‘Euuuuh, normalement… je facture…’
  • ou ‘en ce moment… euuuh… mes tarifs sont euuuh…’
  • ou encore (presque dit en s’excusant): ‘pensez-vous queuuuuh… ça va aller pour vous XXX,00€?… Euuuhhh…’
  • Etc.

Toutes ces façons hésitantes de présenter votre politique de prix et vos tarifs (et d’autres dans ce style) sont des manières ‘fades’ (sans personnalité) de parler. Elles n’inspirent PAS la crédibilité qui devrait produit la confiance indispensable pour que vos prospects passent à l’action.

Pire (!), cela donne inévitablement l’impression que VOUS NE CROYEZ PAS EN VOUS-MÊME.

Plutôt que de vous racler la gorge et de bafouiller un timide:‘hum, je factureuuuh… à peu près euuuuh… 1000€/mois’, redressez-vous! Souriez et dites: ‘l’investissement pour obtenir mon accompagnement VIP est de 1000€/mois. Où dois-je vous faire parvenir la facture?’

… Puis ensuite…

  • Utilisez le silence comme un allié!

Vous savez, lorsque un professionnel est nerveux ou intimidé, il a tendance à parler pour meubler le ‘vide’… Il cherche à ‘faire la conversation’. Il veut remplir le silence avec quelque chose – n’importe quoi en fait (aaargh – pense-t-il – si je ne dis mot, je vais défaillir) – tout ça juste pour éviter de rester assis là, inconfortablement, à se demander ce qui peut bien se passer dans la tête de son prospect.

Eh bien, devinez quoi?!

Votre prospect est tout juste aussi inconfortable que vous dans le silence et, psychologiquement parlant, le premier qui parle perd l’avantage.

Donc, lorsque vous abordez votre politique de vente et que vous annoncez vos tarifs, évitez À TOUT PRIX de chercher à combler les silences (en particulier parce que vous essaierez, sans doute, de justifier vos tarifs :( )…

Une des clés consiste à offrir du temps de réflexion à votre prospect pendant l’entretien. Laissez-lui l’espace pour vous répondre et exprimer ses éventuelles objections. Le silence est votre allié et c’est, d’ailleurs, une des dimensions principales de l’écoute active.

Vous me direz: ‘OK, mais est-ce que le fait de parler avec confiance me garanti que je convaincrais 100% de mes prospects?’ Et la réponse est… ‘NON’, bien entendu!

Cependant, le fait d’être capable de parler de votre politique de prix et de vos tarifs d’une voix CLAIRE et ASSURÉE communiquera inconsciemment à vos prospects le sentiment que vous avez confiance dans vos compétences et, par conséquent, vous êtes le bon professionnel au bon moment. :)

Cela ne suffit-il pas à vous convaincre que le jeu en vaut la chandelle?

Des mots contre les maux

mots maux

Des mots contre les maux

Il y a les mots/maux du cœur et les mots/maux de tête, les mots/maux viscéraux et les mots/maux de l’âme, les mots/maux de l’enfance et les mots/maux des adultes.
Nos mots portent en eux l’empreinte de nos maux. Tout comme nos maux portent l’empreinte de nos mots.
Il y a les mots qui guérissent et les mots qui blessent, les mots qui apaisent et les mots qui attisent, les mots qui dévoilent et les mots qui cachent, les mots qui embellissent et les mots qui enlaidissent.

Ce que je sais des mots pour les avoir utilisés sans conscience d’abord puis en conscience ensuite, c’est qu’ils sont le reflet de notre âme, de nos états d’âme, de nos perceptions, de nos croyances.
Les mots de notre enfance, de notre famille, de nos professeurs, de nos patrons, de nos proches nous influencent directement. Les mots de nos politiques, de nos administrations, des organisations internationales, des journalistes, des présentateurs, des bloggeurs nous influencent indirectement.
Nos propres mots nous influencent encore plus. Dans un cheminement personnel, nous passons tous par l’étape « J’accepte que ce soit ainsi » mais nous pouvons encore aller plus loin avec « J’accueille ce qui est là et ce qui vient ». Accepter et accueillir n’ont pas la même ouverture. Accepter de faire entrer un inconnu est bien différent de l’accueillir.
Accepter, c’est consentir volontairement, admettre, recevoir. Accueillir, c’est donner l’hospitalité. Là où Accepter admet l’existence d’une chose, Accueillir va jusqu’à lui donner l’hospitalité, lui faire de la place et adapter son espace de vie. Accepter une émotion comme la colère ou la tristesse n’est pas aussi puissant que de les accueillir comme une mère accueille son enfant au sein de son foyer. Comme je l’écris dans le livre Le bonheur d’avoir tort :
Accueillir, c’est laisser entrer ce qui émerge, ne pas repousser ni voiler.
Accueillir la vie comme terrain d’amour
Accueillir nos pensées pour mieux nous connaître
Accueillir le vide comme lieu pour grandir
Accueillir le plein pour mieux agir
Accueillir les émotions comme miroir de nous-même
Accueillir les doutes pour mieux comprendre
Accueillir la peur comme source de courage
Accueillir la mort pour mieux renaître
Accueillir la vieillesse comme marque d’impermanence
Accueillir la peine pour mieux se détacher
Accueillir les erreurs comme stigmate de notre ignorance
Accueillir la maladie pour mieux lâcher prise
Accueillir les réussites comme sceau de notre potentiel

Nos mots nous portent vers plus grand où nous contraignent à demeurer leur otage.
Prendre conscience des mots que nous employons, du sens que nous mettons et du sens perçu par autrui est une porte d’entrée dans la compréhension de notre monde.
Décider de changer nos mots va réorienter notre esprit et nos actes. La parole peut être source de bonheur comme de souffrance.

Choisissons nos mots avec soin pour créer l’harmonie nécessaire à notre belle croissance.

Accountants: Start Living in the Future

Accountants: Start Living in the Future

As the pace of change in today’s world continues to increase, CPAs and accountants need to focus their organizations on anticipating change, rather than merely responding to it, according to futurist and technology educator Dan Burrus — and that will mean developing both a new skillset and a new mindset.

Speaking on Monday at an event called “The Anticipatory CPA” sponsored by the Maryland Association of CPAs and the Business Learning Institute, Burrus highlighted the intense disruption going on in industry after industry — from Amazon in bookselling to Uber in transportation services — and warned that the accounting profession is not immune.

“If it can be done, it will be done, and if you don’t do it, someone else will,” he explained. “If you don’t shape your future, someone else will. You should be the ones shaping the future of the profession.”

To take control of that future, however, accountants will need to start thinking differently about their businesses in a number of different ways. “Right now, every company is a technology company,” Burrus said, and that means understanding the trends in technology that will affect your organization, from mobility and virtualization to interactivity and convergence, and much more.

More important, though, is the need to shift to a mindset that welcomes — or at least proactively pursues — forward-looking transformations. “Are you changing as fast as your customers?” Burrus asked. “Are you too busy to increase your relevance to your current customers?”

When it comes to embracing change, however, “Your biggest problem right now is that you’re really busy,” Burrus acknowledged. “Well, lots of companies were really busy just before they went bankrupt.”

“You need to anticipate problems,” he advised. “You could see most of next year’s problems if you weren’t so busy.”

A NEW TOOL

The event was held to announce the impending rollout of a new educational tool co-developed by Burrus, MACPA and the BLI called The Anticipatory Organization: Accounting and Finance Edition,” which is designed to teach CPAs the skills they need to be “anticipatory” — to identify important trends and act upon them.

“The change we don’t like is the change we didn’t see coming — but we can see more change coming than we think,” Burrus noted, and the Anticipatory Organization learning modules are designed to give CPAs the tools and language to know what will happen in the future and position themselves and their clients accordingly.

The future is much easier to predict than most people think, Burrus explained: The sun will rise tomorrow, for instance, summer will follow spring, and computing power will increase in accordance with Moore’s Law. Many future events follow predictable cycles; still others are based on currently known facts — the aging of the Baby Boomers (and everyone else, for that matter) is inescapable.

Burrus wants accountants to learn how to identify these “hard” trends that will happen and how to differentiate them from “soft” trends that might happen. (He gave the example of Bitcoin: Its individual success is a soft trend that cannot be guaranteed with any certainty; the future proliferation of virtual currencies, however, is a hard trend because others are highly likely to pick up on the new model.)

Once you learn how to identify hard trends, “It’s amazing how much we can predict in a world of unpredictability,” Burrus said.

The AO modules are short videos, 3-5 minutes long, that introduce a single concept and then lead the user through “rapid application activities” to help them apply what they’ve learned in such a way that it sticks with them better. They will qualify for CPE credits, and the BLI expected to roll them out within a week.

LANGUAGE CLASSES

Perhaps most important, the program aims to teach CPAs a new language.

“Stop giving your opinion,” Burrus suggested. “Start talking in future facts. This is not, ‘Here’s what I think will happen’ — it’s ‘Here’s what will happen.’”

That may mean communicating differently with clients, he warned, and may require what he called a “time travel audit,” where you check to find out what where they are in terms of technology and their attitudes toward the future. If they’re not into digital information, for instance, then you should present them information on paper. “Be in your customer’s time zone, not yours,” Burrus said. “Give them paper, but then ask if you can show them even more on your tablet. Walk them into the future.”

To be ready for that future, though, CPAs will need to start thinking about it themselves, dedicating time to taking the long view and identifying those forward-looking hard trends, rather than being caught up in the ever-present crush of current business.

“Take an hour a week to unplug from the present and plug into the future,” Burrus counseled. “You’re going to spend the rest of your life there.”