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3 tendances qui vont transformer l’industrie agroalimentaire d’ici 2020

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Capteurs, objets connectés, imprimantes 3D, ces trois tendances lourdes marqueront à coup sur l’industrie agroalimentaire dans les années à venir. Analyse avec Christophe Breuillet, Directeur du pôle de compétitivité Vitagora.


Les nouvelles technologies ont des atouts indéniables pour les secteurs industriels. Elles permettent une meilleure performance, des systèmes de production plus intelligents, des contrôles qualité optimisés, une traçabilité améliorée, des services personnalisés aux clients mais aussi et elles apportent surtout des réponses aux nouveaux usages.

Face à ces constats, l’agroalimentaire doit prendre en marche ce train de l’innovation. C’est une évolution inéluctable, qui transforme nos sociétés à grande échelle, dans les comportements individuels mais aussi dans les activités industrielles. La raison principale, est simple, à savoir que le « food » a toujours fait avec la « tech ». Si l’une progresse, l’autre suit.

Si l’on parle de tendances purement technologiques, trois d’entre-elles tirent particulièrement leur épingle du jeu. Elles devraient avoir un poids grandissant dans les années à venir.

#1 Les capteurs

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Ils jouent un rôle essentiel dans le développement de ce que l’on appelle « industrie 4.0 » ou « usines intelligentes » – une industrie qui pèse déjà 23 600 milliards d’euros, soit 46% de l’économie mondiale. Automates, robots, et équipements de production dotés de capteurs sont désormais capables de communiquer à la fois entre eux et avec des dispositifs d’organisation et de contrôle de l’activité.

Les capteurs sont également indispensables pour concevoir la « cuisine intelligente », cette cuisine connectée qui permettra bientôt aux consommateurs d’adapter leurs recettes, leurs repas, leurs achats alimentaires, selon leurs envies, leurs contraintes nutritionnelles, leurs budgets, leurs compétences, etc.

« Au sein de Vitagora®, c’est une tendance que l’on remarque très nettement. En plus de l’emblématique projet Open Food System, coordonné par le groupe SEB et qui vise justement à développer la cuisine intelligente du futur, trois nouveaux projets intégrant la technologie des capteurs ont été admis au FUI (Fonds Unique Interministériel) en 2014 » , explique Christophe Breuillet, directeur du pôle de compétitivité Vitagora

#2 L’internet des objets

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L’internet des objets est ce réseau composé de quelques dizaines de milliards d’appareils connectés dans le monde. Les résultats de l’étude prospective sur les tendances alimentaires en 2020 réalisé par l’institut IPSOS en 2014 ont confirmé l’essor phénoménal de cette tendance . On y estime que plus de 80 milliards d’objets connectés existeront en 2020. Dans l’alimentaire, cet internet des objets s’exprime à toutes les étapes de la filière : au champs, en usine, mais également dans l’assiette au plus proche des consommateurs.

#3 L’imprimante 3D

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L’impression 3D est une technologie en plein essor. L’impression 3D de nourriture permet la personnalisation à l’infini des plats, une liberté dans le design des produits, l’augmentation de l’acceptabilité de certains aliments (insectes, algues..), etc.

Très récemment, une startup allemande a dévoilé son imprimante 3D (la « Bocusini ») destinée au secteur culinaire. Elle fonctionne avec des cartouches de produits alimentaires : des sauces, des colorants, mais également de la purée de pommes de terre ou de la viande.

Au-delà d’une curiosité anecdotique, l’impression 3D de nourriture a de réelles cartes à jouer : dans la production agroalimentaire (moins de déchets, prototypage moins coûteux, …), dans l’alimentation des seniors ou des personnes malades (texturation de produits mixés), ou dans la réalisation automatisée à domicile de plats préparés (lasagnes, pâtisserie), par exemple.

Experts-comptables et commissaires aux comptes : regards sur la réalité et l’avenir de ces professions

Experts-comptables et commissaires aux comptes font partie du cercle intime des conseillers du Daf. La structure de ce secteur, miroir de sa clientèle, repose sur un fossé entre grosses et petites structures. Mais il existe quelques acteurs atypiques et surtout une concentration s’amorce.

Experts-comptables et commissaires aux comptes : regards sur la réalité et l'avenir de ces professions

Qui sont-ils, ces 20 000 professionnels inscrits à l’Ordre des experts-comptableset à la Compagnie nationale des commissaires aux comptes ? S’ils sont soumis aux mêmes règles de déontologie et sortent à peu près du même moule pédagogique, leur manière de pratiquer le métier diffère considérablement. Le gap culturel est immense, à l’image de celui qui sépare « l’épicier du coin » de la grande surface Auchan, même si la métaphore avec le secteur de la grande distribution ne sera certainement pas du goût de ces professionnels, passés par la sélection de longues années d’étude sanctionnées par un stage de trois ans minimum dans un cabinet avant d’obtenir le titre suprême. Un cursus qui se rapproche de celui des études en médecine pour ces praticiens au chevet des entreprises, de leur naissance aux soins palliatifs. Mais l’analogie s’arrête là, car la profession des experts-comptables et commissaires aux comptes est bien moins homogène que la corporation des soignants.

En ce sens, le secteur des professionnels du chiffre se rapproche plus de la configuration de sa clientèle. D’un côté, les très grands cabinets, qui réalisent plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploient plus de 1000 collaborateurs,engrangent plus de 30 % des revenus alors qu’ils représentent moins de 1 % du nombre de cabinets hexagonaux. De l’autre, les structures de moins de 10 salariés représentent plus de 80 % du nombre de cabinets pour moins du tiers du chiffre d’affaires du secteur.

Stéphane Raynaud, directeur de la publication La Profession Comptable et dirigeant du cabinet BBA, conseil stratégique des experts-comptables

« On peut considérer que les sept premiers du classement trustent la plus importante part de marché auprès des ETI et grosses PME et qu’en dessous du top 25, on trouve plus rarement des cabinets qui arrivent vraiment à capter cette cible. »

Une bipolarisation du secteur

Le classement annuel, en fonction des éléments déclaratifs, réalisé depuis une trentaine d’années par La Profession Comptable* de revenus reflète bien cette dichotomie. Indétrônables de la tête du classement, les Big Four : KPMG, Deloitte, EY et PWC, qui ont perdu leur Big Five en 2003 après la dissolution d’Arthur Andersen, absorbé par son confrère EY, à la suite du scandale d’Enron aux États-Unis (un choc assimilable à la faillite de Lehmann Brothers pour le secteur bancaire en 2008 !). À l’exception de KPMG, qui a su grandir tout en gardant son ADN locale, le top 5 du classement (avec Mazars) réalise la grande majorité de son activité en commissariat aux comptes, laissant l’expertise-­comptable à ses confrères plus petits et plus provinciaux.  » Le classement illustre la bipolarisation du secteur entre les grands cabinets qui réalisent la plus grande part de leurs revenus en commissariat aux comptes et les réseaux moins importants qui se concentrent sur l’expertise comptable. Cette répartition reflète aussi la typologie de leur clientèle : aux grandes signatures internationales les grandes entreprises, aux petits réseaux les PME, TPE et autres professions artisanales et commerciales « , décrypte Stéphane Raynaud, directeur de la publication La Profession Comptable et dirigeant du cabinet BBA, conseil stratégique des experts-comptables.  » On peut considérer que les sept premiers du classement trustent la plus importante part de marché auprès des ETI et grosses PME et qu’en dessous du top 25, on trouve plus rarement des cabinets qui arrivent vraiment à capter cette cible ; à l’exception desstructures hyperspécialisées offrant des prestations haut de gamme qui n’ont plus rien à voir avec la révision des comptes ou le commissariat aux comptes « , poursuit l’expert.

Quelques acteurs atypiques

Qu’elles se spécialisent dans les due diligences d’acquisition, le conseil en restructuring ou d’autres services financiers haut de gamme, ces structures, souvent composées de « spin-off » des Big Four (comme 8Advisory ou Accuracy dont le noyau dur est composé d’anciens d’Arthur Andersen), ne font d’ailleurs pas partie du classement et, parfois, dédaignent même de s’inscrire à l’Ordre. Autre absent – de taille ! – de ce classement : Fiducial. Cet acteur atypique dans le monde policé du chiffre est devenu, à coup de diversifications, une espèce d’animal hybride regroupant des métiers éloignés de son ADN d’origine. Avec près d’un milliard d’euros de revenus en Europe et 1,7 milliard de dollars au niveau mondial, l’entreprise, créée en 1970 par l’expert-comptable Christian Latouche, s’est diversifiée, dès les années 1990, en rachetant le spécialiste de fournitures de bureau Saci, et fait partie des rares acteurs de la comptabilité hexagonale à avoir franchi l’Atlantique dès la fin de cette même décennie. En parallèle à une stratégie de croissance externe soutenue dans son métier d’origine – l’expertise comptable -, Fiducial n’aura de cesse d’élargir sa gamme de prestations de services aux entreprises : après les fournitures de bureau donc, ce sera l’informatique, puis la sécurité, et enfin le métier de la banque dédiée aux TPE… Cette stratégie ambitieuse d’offre globale n’a toutefois que peu d’émules dans le milieu plutôt conservateur de l’expertise du chiffre.

La croissance s’y envisage essentiellement dans le sens vertical et plutôt via l’absorption des petits cabinets par les grandes structures.  » La concentration s’accélère pour les acteurs de l’audit, souligne Stéphane Raynaud. Avec quelque 200 cabinets d’audit hexagonaux adressant les ETI, la France fait encore figure d’exception au niveau européen où le nombre d’acteurs est plus réduit. La tendance au regroupement est en cours et devrait certainement se stabiliser autour d’une quarantaine de cabinets d’audit.  » Il est donc fort à parier que le top 10 du classement restera encore immuable pendant quelques années.

Le futur du retail passera-t-il par l’abonnement ? L’exemple d’Habitat

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Rares sont encore les secteurs à résister à la disruption. Ce terme publicitaire éculé, devenu grand mot de la décennie , verbalise aujourd’hui tout ce qui bouleverse et transforme le marché. Côté retail, certains acteurs traditionnels se penchent sur de nouvelles manières d’entretenir le dialogue avec le consommateur. Comme chez Habitat, qui se lance dans l’abonnement… de café !


Cet été, entre les tables et les tapis, Habitat offrait une tasse de café une tasse de café à ses visiteurs. Opération promotionnelle ? Ventes privées et traitement privilégié ? Rien de tout ça, ce n’était que la manière de faire découvrir leur nouvelle offre : l’abonnement de café. Une offre qui rompt avec leurs habitudes mais qui est tout à fait cohérente avec leur univers.

La marque s’est associée au torréfacteur italien Lui et propose ses propres machines à café ainsi que des capsules sur abonnement.  « Le café est le premier plaisir du matin, avec cette offre, on fait pénétrer Habitat encore un peu plus dans l’intimité du consommateur. » , estime Rémy Poirson, directeur marketing de la chaîne de magasins de décoration créée à Londres en 1964.

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Trois abonnements mensuels sont proposés aux consommateurs qui se voient également offrir leur machine à café, design évidemment : 17,99 euros, 33,90 euros, ou 47,90 euros par mois. Trois forfaits pour trois degrés de consommation qui permettent de recevoir son café directement chez soi (excepté pour l’offre à 17,99)  ou d’aller le chercher en magasin. Comme un aiguillon drive-to-store, 120 ou 180 capsules sont offertes tous les mois à ceux qui effectuent leur retrait en magasin.  Avec une période d’engagement de 24 mois, ce modèle est la solution trouvée par Habitat pour s’assurer un revenu prévisible et pour tisser un lien plus pérenne et plus intime avec son consommateur.

« Le modèle par abonnement est une chose à laquelle nous nous intéressons beaucoup. Comme tous les retailers, nous nous demandons tous les jours quel chiffre d’affaires on va faire. L’abonnement permet de lisser ce chiffre » , pense Rémy Poirson.

L’offre est disponible depuis début septembre, après une phase de test pendant les soldes. « C’est une offre clés en mains, avec un service après-vente, nous visons 10 000 abonnements la première année » , poursuit le directeur marketing. Pour gérer les paiements, dont la logique diffère des habitudes des retailers, Habitat a fait le choix de GoCardless, une startup spécialisée dans les fintech basée à Londres, pour gérer ses prélèvements.

Pour Rémy Poirson, « l’abonnement est le futur du retail » , d’autres offres devraient donc arriver dans ces prochains mois. Notamment « la maison parfumée », une offre mensuelle de bougies et autres objets, ainsi que le passage en abonnement trimestriel de la carte de fidélité. Et pourquoi pas imaginer un abonnement pour les plus maladroits, comme une offre bi-annuelle de verres à vins ? « Ca pourrait être une idée, à partir du moment où vous accompagnez le client sur toute l’année, la condition est d’offrir du consommable et du régulier » , conclut Rémy Poirson.

HOW 20 MINUTES EACH MORNING CAN TRANSFORM YOUR DAY AS A MANAGER

Stopwatch showing 20 minutes

Before you can be an inspirational leader and effective manager of your dynamic and energised team, you need to get your own game in shape first. Improving your personal time management skills is a lot easier said than done however, and the difference between being busy and being constantly stressed can sometimes feel paper thin.

Like most of us you probably start each morning by speed-showering, stuffing toast into your mouth and running out the door at 1,000mph. If every morning is starting to feel like a Monday, it may be time to consider doing things a bit differently.

See how setting your alarm just 20 minutes earlier could transform your day.

Don’t Start Your Day by Worrying About Yesterday

A good start begins the night before and going to bed in the right frame of mind. It is crucial to getting a great night’s sleep. When people get stressed at work, proper sleep is often the first thing that suffers, either because you can’t switch your buzzing mind off or because you take your work home at nights. Make sure you get the recommended hours but also make sure you go to bed without a brain that’s heavily laden with worries. Don’t take your work home, stop preparing for that client meeting and actually take charge of your overflowing emails once and for all.

Try: Make sure you clear your diary at the end of each day.

Time to Make Some Plans

This 20 minutes is for you. It’s like winning a time lottery so don’t waste it by starting your day checking through yesterday’s emails and scanning news websites. Once you’ve cancelled your alarm on your mobile leave it alone. Instead use your newly found time to establish daily goals. Map out a simple task list that feeds into completing your short and long-term goals. Maybe you want to work toward a promotion: if so, now is the time to plan how you can take one step closer to achieving it.

Try: Consider a diary or planner to document your progress toward a specific goal.

Don’t Skip Breakfast

Okay, so you’ve heard it a thousand times but you still end up skipping breakfast anyway because you don’t have the time. Find the time! Even if you need to go to bed a bit earlier to make it happen, it’s worth making sure you fuel yourself properly. Breakfast improves your metabolism, regulates weight better, improves your mood and fuels your ability to manage your team effectively. Speaker and writer James Clear says: Manage your energy, not your time and encourages you to understand your best creative or analytical times of the day.

Try: If you absolutely cannot fit in a sit-down breakfast, consider instead a low-fat, high protein breakfast smoothie.

Adopt a Mini Workout

It’s true that even a 10-minute exercise routine can have an amazing impact on your day. Use some of your new time to get your body up and running with a quick workout or a simple stretching routine. A quick workout can help you feel more focused, more creative, less tired through the week and much less stressed.

Try: Ever heard of Tabata training? It’s a 20-minute high-intensity workout that is designed for time-poor people.

Give Your Brain a Break

It’s probably not something you have ever even considered but meditation isn’t only for tree-hugging hippies and ass-kicking Kung Fu masters. Forget what you think you know about meditation, it’s just project management but for your life. It’s an exercise in stepping back from your day and viewing it objectively. You evaluate what’s working for you and what’s not. As Andy Puddicombe, founder of Headspace, says: The very act of meditation or mindfulness is honesty itself, seeing the mind exactly as it is, without judgement or criticism, not chasing one thing or resisting another.

Try: 10 minutes of quiet reflection, no phone, no TV, no radio, no newspaper. Just you and your brain.

For more inspiration on managing your time better check out the blog of Time Management Ninja. Lifehack also has some great advice on increasing productivity one small step at a time to help you achieve a lasting and positive impact

I’d love to hear your time management tips. How do you deal with stress and the pressures of work? Please share in the comments!


Pourquoi la France doit absolument s’attaquer à son allergie à l’échec

La vie du chef d’entreprise n’est pas un long fleuve tranquille. Les pièges le guettent à tous les tournants. La concurrence prévue et imprévue, les règles déraisonnables d’un code du travail complètement désuet, les impôts et taxes de toutes sortes dès qu’on gagne trois sous et même quand on les perd…le minent. Et tout cela peut mener au tribunal de commerce si on n’y prend pas garde.

Pourquoi la France doit absolument s’attaquer à son allergie à l’échec

Mohed Altrad, le roi des échafaudages et des brouettes, élu au début de cet été entrepreneur mondial de l’année, sait de quoi il parle quand il évoque le manque de confiance des banques qui hésitaient à lui prêter. Il a rebondi face à ce mur en changeant son fusil d’épaule et a réussi à augmenter sa capacité de fonds propres pour racheter peu à peu ses concurrents. Un vrai sursaut !

A ce stade, tout est une question de verre à moitié plein ou à moitié vide. Aux Etats-Unis, celui qui a connu un échec est qualifié de rassurant. En France les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets, le même est considéré comme tamponné avec une croix rouge.

Les récents déboires d’Uber en France, même s’il y a un sujet à traiter, montrent comment la filiale française a réagi face à ce tollé des taxis et du gouvernement. Au lieu de baisser les armes, les initiatives ont reprises de plus belles : nouvelles offres pour le festival de Cannes, livraisons de glaces etc.  Ils ont plus d’un tour dans leur sac. Et ils ont beaucoup de sacs…Comme le dit Maurice Lévy Président de Publicis « les Américains sont prêts à prendre des risques, car ça gagne tellement lorsque cela fonctionne ! Pour eux, se planter fait partie du jeu ».

Or, c’est bien là ce qui doit changer en profondeur. Que celui qui n’a pas péché jette la première pierre à celui qui a fait faillite… Créer, recruter c’est prendre un risque : celui de se tromper. Même si la chute est rude et aux conséquences qui peuvent être terribles à la fois sur le plan économique et sur le plan personnel. Mais l’échec est pédagogique, une fois le stress apaisé et la confiance retrouvée. D’ailleurs celui qui dit n’en avoir connu aucun est suspect pour un recruteur, un banquier, un fournisseur, un client et même des collaborateurs. Alors comment faire ?

D’abord parler de l’échec sans tabou, mais pas seulement, il faut lui adjoindre le rebond, c’est-à-dire l’espoir de repartir à frais nouveaux et en meilleure forme. Et pour cela la bonne potion est celle de l’exemple de ceux qui ont rebondi et peuvent être contagieux pour ceux qui sont au tapis. De multiples initiatives fleurissent en France pour aider l’entrepreneur à se reconstruire. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Par exemple l’association 60 000 Rebonds (équivalent aux dépôts de bilan annuel) est en train de créer un réseau sur toute la France pour venir en aide aux chefs d’entreprise qui sont passé par les affres de la liquidation et de toutes ses conséquences qui peuvent même pousser au suicide.

Dans un autre registre Pierre Botton, qui est passé d’un statut d’homme d’affaires à celui de détenu a voué désormais sa vie à la lutte contre la récidive. Il explique sans relâche que la prison est la meilleure école d’apprentissage de la grande délinquance. Avec une énergie hors du commun, il pousse les portes de tous les patrons du CAC 40 pour les sensibiliser à cette cause nationale. Avec de belles réussites comme celle d’avoir fait financer un premier centre de réinsertion près de Lyon aussi bien par Schneider Electric que par Total. De l’échec au rebond, il sait de quoi il parle.

Il n’y a pas de fatalité et si on veut, on peut, comme dit l’adage. Alors remontons nos manches pour être des acteurs du rebond, mais en collectif, car comme le dit le beau proverbe africain « Tout seul on va vite, mais ensemble on va loin ».

Et n’oublions pas que Walt Disney a été licencié pour manque d’imagination. Ou que Steve Job a été viré d’Apple avant d’y revenir avec succès. « Ne pas subir » disait aussi le maréchal de Lattre de Tassigny.

Ne cédons pas à la fatalité et à la désespérance ! Pour un sursaut collectif !

Les Entretiens de Valpré se dérouleront le 29 septembre au collège des Bernardins à Paris en soirée et le 6 octobre à Ecully / Lyon. Cette manifestation annuelle, centrée pour cette 14 eme édition sur le thème de l’échec et du rebond, s’adresse aux cadres et aux dirigeants. L’objectif est de leur apporter des solutions concrètes et du recul dans un environnement économique particulièrement difficile. 

Devenir compétent en matière numérique : un devoir pour le citoyen du 21e siècle

Picture: Jesus Sanz / Shutterstock.com

Le travail, l’employabilité, l’enseignement, les loisirs, l’intégration et la participation dans la société… Tous ces sujets et d’autres domaines de notre société sont de plus en plus « numérisés », c’est-à-dire que les informations et les services sont de plus en plus accessibles via l’internet. Par conséquent, la compétence numérique est essentielle pour pouvoir participer dans la société et l’économie d’aujourd’hui. Étant une compétence transversale, la compétence numérique aide également à maîtriser d’autres compétences clés, telles que la communication, les langues ou des compétences de base en mathématiques et en sciences.

Être compétent en matière numérique dans le monde d’aujourd’hui exige non seulement un accès et une utilisation des TIC, mais aussi une connaissance appropriée, des compétences et des attitudes envers elles. Selon une enquête de 2014 sur l’insertion et les compétences numériques dans l’UE, jusqu’à 47 % de la population européenne n’a pas suffisamment de compétences numériques, dont 23 % qui n’en a pas du tout.

La compétence numérique va au-delà de savoir comment naviguer sur Internet, mais elle peut être décomposée en une série d’éléments plus petits. Le Référentiel européen pour les compétences numériques des citoyens, aussi appelé DIGCOMP, identifie cinq domaines qui décrivent ce qui signifie d’être « calé » en matière numérique : le traitement de l’information, la communication, la création de contenu, la sécurité et la résolution de problèmes. Les citoyens européens pourraient bientôt bénéficier d’un outil d’évaluation en ligne qui leur permettra d’avoir accès rapidement et facilement à leurs compétences numériques. À partir de l’été 2015, les demandeurs d’emploi pourront déjà utiliser un outil d’évaluation de leurs compétences numériques dans le cadre du Curriculum Vitae Europass afin d’inclure leurs niveaux de compétences numériques directement sur leur CV. Cet outil, fondé sur le Référentiel DIGCOMP, sera disponible dans toutes les langues de l’UE.

DIGCOMP est aussi utilisé pour soutenir les décideurs politiques ainsi que les autorités en charge de l’éducation. Par exemple, le très récent indice relatif à l’économie et à la société numériques élaboré à l’échelle européenne se sert du Référentiel DIGCOMP pour construire un indicateur et fournir des informations spécifiques par pays sur la situation des citoyens en termes de compétences numériques. Le Référentiel est également utilisé pour planifier et concevoir des programmes d’éducation et de formation, par exemple pour passer en revue les programmes d’études ou pour développer des cours pour adultes, et mettre au point des programmes de développement professionnel pour les enseignants. Il permet également de mieux définir le niveau de compétences numériques requis pour les différents secteurs, par exemple dans celui des soins de santé.

En ce qui concerne les compétences numériques des enseignants, des études sur le terrain ne cessent de signaler un manque de programmes de développement professionnel, en particulier pour l’utilisation des TIC à des fins pédagogiques. De même, les possibilités pour les enseignants de perfectionner leurs propres compétences en TIC sont relativement rares et les possibilités d’apprentissage informel peuvent dès lors être bénéfiques pour les enseignants. Par exemple, eTwinning fournit un réseau d’enseignants pour une collaboration professionnelle qui peut mener à l’adoption de nouvelles pratiques en classe vis-à-vis des TIC et même à un meilleur sentiment d’efficacité personnelle en tant qu’enseignant (TALIS 2013, p. 209). La publication Teacher Networks Teacher Networks propose des points de vue et des interprétations sur les défis et les opportunités pour la profession d’enseignant. Par ailleurs, eTwinning peut également être utilisé pour développer les compétences des élèves, y compris les compétences numériques.

À la fin de l’année 2015, le centre de recherche commun de la Commission européenne (JRC-IPTS) commencera à travailler sur le Référentiel des compétences numériques pour le corps enseignant. De même, des travaux sont en cours pour créer un référentiel de compétences numériques pour les consommateurs sur le marché unique numérique.


DIGCOMP, le Référentiel pour développer et comprendre les compétences numériques en Europe a été réalisé par le centre de recherche JRC-IPTS en 2013 sous l’égide d’un projet scientifique étalé sur plusieurs années lancé par la direction générale de l’éducation et de la culture et mis en oeuvre par la direction générale de l’emploi, des affaires sociales et de l’égalité des changes. Le projet a identifié les éléments clés des compétences numériques en termes de connaissances, de compétences et d’attitudes, et a élaboré des descripteurs sur trois niveaux de qualification. Des représentants des États membres de l’UE ont soutenu le Référentiel DIGCOMP lors du groupe de travail thématique ET 2020 sur les TIC et l’enseignement, et du groupe de travail sur les compétences transversales. Par ailleurs, plusieurs États membres testent déjà le Référentiel.

Le Dr. Riina Vuorikari travaille au centre JRC-IPT, contribue à la recherche et fournit un soutien stratégique dans le domaine des « TIC pour l’apprentissage et les qualifications ». Son travail est axé sur les compétences numériques pour les citoyens et sur un projet d’exploration sur la science ouverte 2.0.

Notre propre intelligence se transforme

C’EST DEMAIN – Il n’y a pas que l’intelligence artificielle (IA) qui s’améliore au contact du numérique, nos propres fonctions cognitives évoluent par le biais des interactions homme-machine. Il a ainsi été montré que la pratique des jeux augmente notre capacité à traiter des informations en parallèle, à analyser des scènes et à y être réactif, à élaborer et à vérifier des hypothèses quand il est nécessaire de construire une théorie du jeu dans lequel même les règles sont à découvrir, et que cela produit en outre un entraînement musculaire car l’aire corticale frontale – qui gère et anticipe le mouvement – est constamment sollicitée. La génération dite Z développe un cerveau qui est différent de celui de ses parents, et acquiert de nouvelles compétences cognitives. Demander à cette génération de participer à la création des AGI (intelligence artificielle générale) par le biais de jeux sérieux comme EyeWire au MIT (une plateforme pour repérer tous les neurones sur des images cérébrales) et la co-éduquer avec les AGI naissantes serait une voie prometteuse pour l’émergence d’une ASI (super-intelligence artificielle) utile à l’humanité. Car, au lieu de créer une intelligence imitant ce que nous sommes aujourd’hui, il serait plus… intelligent de la pousser sur ce qu’elle sait faire de mieux, l’aide à la décision, et co-évoluer avec elle. Cette ASI, que l’on craint aujourd’hui, sera, qui sait, ni totalement artificielle ni totalement naturelle.

La morphologie computationnelle ou l’intelligence incarnée

À Mines Nantes, Frédéric Boyer est un roboticien qui travaille selon une approche bio-inspirée. Il développe des robots qui ne nécessitent pas le recours au calcul informatique pour acquérir leur autonomie et explorent leur environnement grâce aux particularités de leurs corps, selon des principes dits de morphologie computationnelle. Cette robotique bioinspirée reconsidère l’intelligence comme une propriété émergeant des interactions du corps de la machine-animal avec le monde qui l’entoure : c’est l’intelligence incarnée. Elle ouvre la voie au développement de nouveaux sens, tant pour les artefacts que pour les humains. Parmi ceux-ci, le sens électrique, présent chez certains poissons, qui leur permet de naviguer dans des eaux sombres ou turpides. Un tel sens offre une représentation spatiale de son environnement complémentaire, qu’il peut être utile de posséder quand on évolue dans un milieu hostile.

La vie telle que nous la connaissons ?

Qu’y a-t-il en commun entre deux des sessions scientifiques que l’on retrouve depuis la première édition à Megève des Augmented Human International Conferences : Haptics and Exoskeletons et Augmenting Realities ? Dans les deux cas, la proposition est de faire des expériences de vie nouvelles, soit à l’aide d’extensions mécaniques, soit par l’ajout ou la simulation d’informations, ou bien une combinaison des deux.

Ce texte est un extrait du Cahier de veille de la Fondation Télécom, intitulé « L’Homme augmenté : Notre Humanité en quête de sens », rédigé par Aymeric Poulain Maubant avec la contribution des chercheurs des écoles de l’Institut Mines-Télécom. La première partie de ce texte est disponible en cliquant ici. La seconde partie disponible ici.