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Management: 5 techniques pour convaincre comme Jaurès

Cet orateur hors pair, dont on fête le centenaire de la mort reste un modèle pour ceux qui sont amenés à parler en public. Voici les enseignements qu’il a laissés.

Jean Jaurès (cà Nadar via WikipediaJean Jaurès (cà Nadar via Wikipedia

Après avoir livré les clés de ce que nous apprennent Eiffel, les frères Lumière et Fouquet en management, et Churchill en négociations, les auteurs de la collection Histoire et management(Ed. Eyrolles) se sont intéressés aux qualités d’orateur de Jaurès. Le docteur en histoire Yann Harlaut, en collaboration avec Anne Vermès, fondatrice et dirigeante de Traits d’Unions, entreprise d’accompagnement, de formation et de conseils auprès de dirigeants, raconte comment l’homme politique français réussissait à galvaniser les foules et comment s’approprier sa méthode pour persuader vos propres interlocuteurs.

1. Structurer sa prise de parole

Jean Jaurès a étudié la rhétorique dès l’école. A 17 ans, il se confrontait aux plus grands orateurs de la IIIe République et allait écouter les plaidoiries des ténors du barreau pour s’inspirer de leurs effets de manche.

Il s’exerçait ensuite à les imiter pour travailler sa déclamation. Pour apprendre à moduler ses intonations, il s’entraînait à faire des vocalises dans les champs, en poussant la voix le plus possible pour gagner en puissance et en assurance.

C’est ainsi qu’il a acquis une puissance auditoire impressionnante.

Avec son physique de baryton et ces exercices, il réussissait à captiver l’Assemblée nationale, lorsqu’il s’exprimait à la tribune, sans micro ! Et ce, devant un public largement constitué de journalistes ou d’avocats, habitués à ce genre de prestations.  Malheureusement, il n’existe aucun enregistrement de ses discours.      

2. Convaincre à tout prix

Quand il s’exprime en public, Jaurès n’a qu’une idée en tête: convaincre. Et ce quel que soit son auditoire: devant les députés de l’assemblée nationale, les journalistes, des cercles d’intellectuels, mais aussi lorsqu’il part en meeting sur le terrain.

Rien à voir avec les discours des hommes politiques actuels axés sur un message de communication et qui jouent avec les petites phrases plutôt que d’exprimer leurs convictions et de traiter le fond des sujets qu’ils abordent. Même constat lors des assemblées générales d’entreprises où patrons et actionnaires emploient des phrases trop lissées.

Au contraire, Jaurès arrive à convaincre en misant sur le vrai (voir les points 3 et 4).

3. Penser ce qu’on dit, faire ce qu’on pense

Jaurès croit dur comme fer en ce qu’il dit. Et il le met en pratique. En étant d’une telle cohérence, il n’a pas de travers. Si bien qu’il est quasiment impossible de trouver un angle pour l’attaquer. Ses adversaires peuvent ne pas être d’accord avec ses opinions, mais pas le tacler sur sa droiture et son authenticité.

4. Aller au plus près du terrain

Jaurès est un socialiste qui ne croit pas à la révolution, mais au changement qui, selon lui, ne peut se faire que par l’éducation et des actions sur le terrain. Sa doctrine: expérimenter sur le terrain avant de trouver une issue plus générale, qui pourra se concrétiser par lois adoptées à l’Assemblée.

Pour Jaurès, tout ne se joue pas à Paris, il faut commencer par voir ce qui se passe sur place, c’est pourquoi il se déplace aussi en province où il considère que le changement viendra par l’éducation de ses auditeurs qu’ils soient professeur ou ouvrier, instruits ou analphabètes. Il donne ainsi à ses interventions un haut contenu culturel, intellectuel ou philosophique.

C’est notamment la méthode qu’il applique auprès des ouvriers de Carmaux, en grève, et dont beaucoup se font licencier et très peu réintégrés après des jours de combat. A ceux qui ne retrouvent pas leur emploi, il dit: « prenez votre vie en main et créez votre propre entreprise ». Ce qui va donner naissance à la verrerie d’Albi pour laquelle Jaurès fera campagne pour réunir du capital.

5. Préparer son allocution

Cela dépendra du tempérament et des aptitudes de chacun. Certains auront besoin d’un document écrit pour le lire au mot près, d’autres s’essaieront à l’improvisation, tandis que les derniers, comme Jaurès, viendront les mains dans les poches. En effet, le socialiste n’arrivait jamais avec des notes, mais comptait sur sa mémoire phénoménale pour dérouler son argumentaire. Pour l’anecdote, suite à la perte d’un édito envoyé au journal L’Humanité, il avait réussi à redicter mot pour mot, le texte qu’il avait envoyé quelques heures auparavant. Cette capacité lui permettait de ne pas être le nez sur une feuille et de vivre pleinement, tel un acteur ou un chanteur d’opéra, son discours, avec les intonations et la gestuelle adéquates.

« Ralentissez, cocher, nous sommes en retard » (éloge de la lenteur)

Alors que certains se montrent ennuyeux dès les premières secondes d’une allocution de 5 minutes, d’autres savent rester absolument captivants pendant une heure ! La différence entre les deux ? Dès le démarrage et à tout instant, les premiers sont déjà loin, toujours devant. Alors que les autres sont là. Entièrement et tout simplement là. Ils ne jouent pas du mouvement, ils jouent de la présence. Ils pensent ce qu’ils vont dire, puis ils le disent, ils prononcent chaque mot, ils y trouvent même un certain plaisir parce que, souvent, ça leur fait penser à Escargot et tortuequelque chose qu’ils ont envie de partager. Une anecdote particulièrement succulente, un exemple, un souvenir personnel qui illustre joliment leur propos. Et une fois le propos accompli, ils passent… au suivant. Il suivent leur fil. Ils avancent, avec leur auditoire, qui est d’accord.

C’est fou tout ce qu’on peut faire, imaginer, raconter, décrire, sentir, suggérer de plus si l’on va moins vite. Tenez, prenez une omelette. 10 minutes, c’est à peu près le temps qu’il faut pour la préparer. Imaginez maintenant deux cuisiniers. L’un des deux se dépêche, l’autre prend son temps. Mais les deux mettent à peu près dix minutes pour préparer l’omelette, bien-sûr. Lequel aurez-vous le plus envie de suivre ? Et surtout, laquelle des deux omelettes vous fera le plus saliver, laquelle sera la meilleure, vous en êtes sûr, avant même que vous ne la goûtiez ?

Parlez lentement, articulez, respirez, vous direz moins de choses inutiles. Le chemin sera plus lisse et vous tirerez un meilleur parti du vent dans vos voiles. Vous laisserez le temps à chaque mot de fleurir dans l’esprit de chaque auditeur (plage, omelette, rose, sirène, métal… croyez-vous que deux personnes en aient la même perception ?). Et vous vous sentirez de plus en plus capable de durer… alors que, finalement, vous ne parlerez pas plus longtemps. Vous parlerez simplement mieux et votre auditoire aura entendu plus de choses.

Et si vous faisiez taire (plus souvent) votre ego au travail…

S’inspirer du Frank Underwood de ‘House of Cards’… Photo: DR

L’ego. Ce «moi, moi, moi» qui nous pousse à jouer des coudes pour arriver le premier, à tirer aussi souvent que possible la couverture à nous-mêmes, ou encore à piétiner les autres pour fuir au plus vite dès que ça sent le roussi. Oui, cette bête immonde qui sommeille en nous et qui se réveille en hurlant à l’instant-même où elle sent qu’elle peut faire un maximum de ravages autour d’elle, croyant que c’est là le seul et unique moyen d’assurer sa survie. Ne pourrions-nous pas chercher à la faire taire plus souvent au travail ?

Cette interrogation m’est venue en feuilletant l’édition de mois de mars du magazine français Management. Je suis tombé sur une chronique intitulée Le leadership selon Frank Underwoodet signée par Yaël Gabison, coach et fondatrice du cabinet Smartside. Une chronique dont je vais partager avec vous l’essentiel.

Frank Underwood, c’est le héros de la série télévisée House of Cards, interprété par le toujours remarquable Kevin Spacey. Il n’a qu’un rôle, saison après saison : devenir président des Etats-Unis. Et pour ce faire, il n’hésite pas à recourir aux stratégies des plus, disons, audacieuses. Comme vous allez le voir…

«Grosse déconvenue pour Frank Underwood au tout début de la première saison : il se voyait déjà secrétaire d’État, il ne sera que le chef de la majorité au Parlement, écrit Mme Gabison. ‘Je sais qu’on vous en avait fait la promesse, mais les circonstances ont changé’, lui déclare Linda Vasquez, la plus proche collaboratrice du président. Lui qui a berné tant de personnes – et en bernera tant d’autres au fil des épisodes – vient de se prendre LA claque de sa carrière politique! D’un coup d’un seul, la perspective d’accéder à la fonction suprême s’éloigne de plusieurs années…

«Incrédule et sonné, il s’effondre sur sa chaise, en lâchant rageusement : ‘C’est une décision minable’. Mais après un court moment d’hésitation, il se reprend. Linda Vasquez lui demande s’ils peuvent compter sur lui. Il sourit et lance un ‘oui’ extrêmement convaincant.»

C’est là que la chronique de Mme Gabison devient vraiment intéressante…

«Tout le monde a déjà connu cette situation. On travaille dur, on s’engage et on croit que, de ce fait, on va être promu. Et puis, il n’en est rien. (…) Ici, l’attitude soumise de Frank Underwood paraît surprenante quand on connaît le personnage et son tempérament de feu. En réalité, elle est plus que sensée.

«Manifester de l’emportement n’aurait abouti qu’à l’exhibition d’un ego blessé, avec une sanction immédiate : sa mise hors jeu définitive. Même s’il n’obtient pas ce qu’il veut sur le moment, Frank Underwood comprend vite qu’il a tout intérêt à ne pas se braquer : s’il veut atteindre son objectif à long terme – devenir président des Etats-Unis –, il lui faut absolument rester dans les arcanes du pouvoir.

«Mais surtout, il saisit que son heure ne pourra venir que si les autres sont convaincus de sa loyauté. C’est que pour bien diriger, un leader digne de ce nom doit toujours garder deux objectifs bien distincts à l’esprit. Le premier est de rester en place et d’assurer sa survie à court terme, en prenant des décisions dans l’intérêt de l’organisation. Le second est de ne jamais perdre de vue son but à long terme. (…) Un vrai leader saura donc parfaitement jouer son rôle au présent sans jamais renoncer à son désir futur.»

Autrement dit, il s’agit en l’occurrence de renoncer aujourd’hui pour mieux réussir demain. C’est-à-dire d’avoir la sagesse d’accepter la défaite, sans pour autant baisser les bras.

Ce qui est plus facile à dire qu’à faire, me direz-vous. Car si l’on savait maîtriser cette bête immonde qu’est notre ego, ça se saurait déjà, non? Eh bien, si telle est votre croyance, je vais tenter de vous en détromper…

Commençons par avoir un meilleur aperçu de ce que je présente depuis le début de ce billet comme une ‘bête immonde’. Et ce, en m’appuyant sur des passages du livre intitulé Mon philosophe minute (Éd. Transcontinental, 2013) de l’écrivain britannique Gerald Benedict…

«Le modèle structurel de la psyché proposé par Sigmund Freud comprend trois éléments : le ça; le moi (ou l’ego); et le surmoi. Le ça, écrit-il, est «la partie obscure, impénétrable de notre personnalité, qui s’emplit d’énergie à partir des pulsions». Le moi représente «la raison, la prudence», tandis que le surmoi peut être considéré comme une sorte de conscience qui punit les débordements par «de pénibles sentiments d’infériorité et de culpabilité».

«C’est le moi (l’ego) qui nous intéresse – cet élément de la psyché qui, pour reprendre l’image de Freud, peut se comparer à un cavalier tirant son énergie de sa monture, le ça, un cheval fougueux parfois difficile à maîtriser. (…) La philosophie l’a associé au ‘je’ ressenti, identifié non pas au corps ou à l’esprit, mais à l’attitude que nous avons envers le corps, l’esprit ainsi que [l’écosystème dans lequel nous évoluons]. Ainsi, le ‘je’ concentre l’identité et l’individualité et, comme une boussole, nous fournit un point de repère nous permettant de nous situer tout au long de la vie – pour nous indiquer d’où nous venons, où nous sommes et où nous allons.

«L’affirmation de soi est donc une promotion consciente du ‘je’. Mais cette promotion-là peut aisément tourner à l’exagération de notre propre valeur, et par suite à l’égoïsme. Comme le disait Oscar Wilde : «L’égoïsme, ce n’est pas vivre comme on veut, c’est demander aux autres de vivre comme on veut vivre». On le voit bien, l’égoïsme revient à dévoyer la juste expression de l’affirmation de soi, de manière flagrante ou camouflée.»

Voilà. Cette ‘bête immonde’ qu’est l’ego n’est, en vérité, pas tant un monstre violent et destructeur niché au plus profond de notre être, indépendant de notre volonté, qu’une forme d’intelligence – le cavalier – peinant à contrôler sa monture – le ça – lorsque celle-ci est prise de folie, sous le coup d’une douloureuse piqure de guêpe à la croupe – l’incident qui fait que nous nous sentons piqués au vif, à l’image de la claque reçue par Frank Underwood lors de l’investiture du président Garrett Walker. Et le terme crucial, ici, est «forme d’intelligence». Je m’explique…

Lorsque notre ego prend le dessus, il nous fait réagir à ce que nous prenons pour une agression envers notre personne, plus précisément envers ce qui fait le propre de notre personnalité. Cette réaction est instantanée – Frank Underwood accuse le coup et lâche un rageur ‘C’est une décision minable’ –, mais surtout, cette réaction est, l’air de rien, raisonnée. En ce sens que nous réalisons alors que le plan que nous avions échafaudé s’est effondré, contre toute attente, ou bien que l’image que nous avions de nous-mêmes se révèle fausse, à nos yeux comme à ceux d’autrui, pour notre plus grand désarroi. Il s’agit, par conséquent, d’une réaction raisonnée visant à parer au plus pressé, à savoir assurer notre survie. Quitte à laisser parler nos plus bas instincts.

Cela dit, la bonne nouvelle, c’est que notre raison intervient dans ce processus mental. Même furtivement, elle intervient tout de même. Immanquablement. Il convient donc de saisir ce bref instant de lucidité pour empêcher, en une fraction de seconde, notre cheval fou de partir en galop.

Comment ça? En s’inspirant de Frank Underwood. Rappelez-vous ses premiers gestes : incrédule et sonné, il s’est effondré sur sa chaise. Son corps a spontanément lâché prise pour laisser son esprit s’exprimer. Oui, pour laisser toute la place à la raison – le cavalier – et pour, du même coup, serrer la bride au ça – le cheval fou.

Et là, qu’a-t-il fait? Quel raisonnement a-t-il tenu? Il a vraisemblablement fait la même réflexion que l’écrivain français Anatole France : «Tous les changements, même les plus souhaités, ont leur mélancolie. Car ce que nous quittons, c’est une partie de nous-mêmes; il faut mourir à une vie pour entrer dans une autre».

Autrement dit, il a dû saisir que sa vie – ses expériences, ses croyances, etc. – venait de se terminer là. Comme une crise cardiaque, qui met un terme à tout, sans prévenir. Il a dû comprendre que tout était fini, aussi injuste cela soit-il. Mais qu’il avait une chance extraordinaire : la chance de ressusciter, s’il le souhaitait. Oui, de renaître sous une autre forme. Et ce, au seul prix de piétiner son ego, son ancien ego, pour être plus précis. Ce qu’il a décidé de faire à l’instant-même, avec son ‘oui’ extrêmement convaincant.

Une autre source d’inspiration pour lui a peut-être été, à ce moment crucial, le philosophe chrétien d’origine berbère Augustin d’Hippone : «Si vous voulez devenir ce que vous n’êtes pas encore, restez toujours insatisfait de ce que vous êtes. Car là où vous serez satisfait de vous, là vous resterez. Continuez à progresser, continuez à marcher, continuez à avancer», disait-il. Comme quoi, j’y reviens, renoncer aujourd’hui – oui, renoncer de partir au galop sur un cheval qui a la bave aux lèvres – peut nous permettre de réussir demain.

Que retenir de tout cela? Ceci, je pense :

> Qui entend faire taire (plus souvent) son ego au travail se doit d’accepter de renoncer, pour mieux renaître. Il lui faut admettre que la mort a frappé, mettant ainsi fin à son projet, à son plan, ou encore à l’image qu’il avait de lui-même. Puis, il lui faut l’accepter. Enfin, il lui faut réfléchir aux portes que cela lui ouvre, c’est-à-dire aux opportunités qui s’ouvrent dès lors à lui, des opportunités auxquelles il n’avait jamais songé jusqu’alors. Alors, il sera en mesure de renaître. Forcément grandi.

En passant, l’écrivain français Paul Valéry a dit dans sesCahiers : «Certains opposent la Géométrie à la Poésie. Quant à moi, lorsque la poésie languit, je fais volontiers de la géométrie, et je vois assez souvent, par réaction naturelle contre un abus de géométrie de quelques jours ou heures, la poésie renaître».

Pourquoi travailler alors que l’on pourrait être heureux !

Aimer son travail est-il nécessaire pour y être heureux? Pas toujours. Voici quelques astuces pour trouver le bonheur au travail.

J’aime mon travail, alors j’y suis heureux. Pas un matin, je ne me lève en pensant que mon « boulot » est abrutissant ou ennuyant.  Toutefois, il paraîtrait qu’aimer son travail ne dépend pas que de son travail. D’autres insistent sur le fait qu’il faut aimer son travail pour arriver à être globalement heureux. Je pense plutôt que c’est un joyeux mélange des deux. Être positif et fondamentalement joyeux et enclin à savourer les petits bonheurs de la vie nous aident assurément à aimer son Job. On peut aimer certains aspects de notre travail, nos collègues, notre horaire, notre salaire, les défis proposés, etc. Mais quand on parle «boulot» souvent, on entend davantage les gens autour de nous ronchonner sur ce qui va mal plutôt que de les entendre citer tout ce qui va bien. Socialement, on dirait même que plus on chiale, mieux c’est! (à ce propos, lisez le livre Volontairement bon qui montre comment cette tendance est forte)   Pourtant, il n’est pas mal vu d’aimer son job. C’est même l’aspiration de beaucoup d’entre nous. Reste que lorsqu’on dit qu’on se plait et s’épanouit au travail, on se fait vite étiqueter deworkolic.  Bizarre!

83 jours entiers par année au boulot

Aimer son travail devrait être normal. Oh bien sûr! Il y aura toujours des pépins, des aspects qui nous font grimacer, des collègues ennuyeux voir « emmerdants », etc.  On va passer une bonne partie de notre vie au travail, souvent autour de 2000 heures par année (soit l’équivalent de 83 jours!). Il me semble primordial de ne pas négliger notre bonheur au boulot. Il est clair qu’il influence tout le reste de notre vie. Parfois, pour y arriver, on a besoin de simples entourloupettes de l’esprit, une vision nouvelle, un nouveau but à atteindre, une augmentation de salaire, etc. On est toujours à deux pas du vrai bonheur. Et puis, si notre travail ne nous convient plus, on a toujours la possibilité de changer. Et puis, il y a des gestes simples que l’on peut faire pour améliorer notre taux de bonheur au travail.

  • Trouver un but à atteindre. Votre motivation peut être travailler sur un dossier vraiment important, trouver un nouveau client, demander une promotion, etc.
  • Prendre des pauses. On profite de nos pauses pour décompresser vraiment. On s’étire, on sort prendre l’air, on découvre le quartier autour du bureau, on discute avec une collègue, etc.
  • Décorer son bureau. On personnalise notre espace de travail. On ajoute de la couleur, des fleurs, des photos, etc. Souvent ces touches personnelles nous aident à nous sentir bien!
  • Diminuer nos attentes. On voudrait que tout le monde – et surtout notre patron – nous remarque et souligne notre bon travail? Bien sûr! Mais parfois il faut apprendre à s’auto-féliciter tout simplement. On peut noter nos bons coups et ce dont on est fier. Ça compensera un peu!
  • Noter les raisons de notre choix. Pourquoi avons-nous choisi ce travail? On dresse une liste de tout ce qui fait en sorte qu’on a choisi (et qu’on aime, souvent!) ce travail. Les jours pénibles, ça nous aidera à tenir le coup.
  • Se questionner. Quand on sent qu’on est dans une phase négative et que notre travail nous semble trop lourd, on se fixe un rendez-vous avec soi-même pour réévaluer notre choix et se questionner pour savoir si notre travail nous convient toujours. Cette simple réflexion nous aide ensuite à avancer…
  • Laisser le travail… au travail. On essaie de délimiter nos heures de travail. Certains optent pour en rapporter le moins possible à la maison, d’autres s’accordent des plages horaires fixes et… les respectent!
  • Augmenter les défis. Il arrive qu’on s’ennuie dans son emploi et que la routine nous rattrape. Peut-être qu’il serait temps de se trouver un autre défi? On rencontre notre patron et on lui parle de nos aspirations. Si on ne dit rien, il est clair qu’il ne se passera rien.
  • Se perfectionner. On saute sur toutes les occasions pour «apprendre» davantage. On suit de nouvelles formations, des cours de perfectionnement, des ateliers, etc. Qui sait si de nouveaux défis en découleront au travail ensuite.
  • S’amuser.  Avoir du plaisir, c’est souvent fait de minuscules gestes. Des sourires échangés dans l’ascenseur, des discussions avec nos collègues avec qui on tisse des liens, une sortie durant le lunch, de la musique entraînante sur les oreilles en faisant nos tâches, etc.

5 conseils pour réellement décrocher le soir !

Grâce, ou plutôt à cause des smartphones & co, la frontière vie pro / vie perso est devenue de plus en plus perméable. Au point que le soir, même en rentrant chez soi, voire au cinéma ou au théâtre, on checke ses mails, on répond à des messages… Bref, on ne décroche plus vraiment. Et c’est un tort car la déconnexion est non seulement un droit mais aussi nécessaire pour respirer, se détendre et repartir de bon pied le lendemain. Nos conseils pour vraiment profiter de ses soirées privées.

  • Finissez ce que vous avez commencé avant de partir : le pire est de rentrer chez soi en laissant une tâche inachevée. Donc, pour mieux profiter de la soirée, autant finir le mail, le rapport, etc, en cours de rédaction plutôt que de partir en pensant à ce qu’il vous reste à écrire. Autre solution, ne pas s’attaquer en fin de journée à des tâches trop importantes et longues à traiter, si vous savez que vous allez manquer de temps pour les finaliser. Mieux vaut se les réserver pour le lendemain matin à la fraîche.
  • Rédigez une to do list en fin de journée : ces tâches auxquelles vous avez pensé la veille mais que vous n’avez lancé faute de temps, devront donc figurer en tête de votre « do to list » (liste des choses à faire). Le principe est simple : coucher noir sur blanc les tâches prioritaires à effectuer le lendemain afin d’éviter de ressasser ça toute la soirée. Faites-le de préférence sur votre ordi de bureau ou sur un post it qui reste au boulot. En le faisant sur votre téléphone dans la rubrique « Notes » ou sur une application dédiée, vous risquez d’être tenté d’en rajouter durant la soirée. Et donc, de ne pas vraiment décrocher.
  • Rangez votre smartphone : évidemment le plus simple est de le mettre hors de votre vue. Pas toujours facile quand ce dernier vous sert également dans la vie perso. Donc coupez la poire en deux. Déconnectez-vous de votre messagerie électronique professionnelle pour ne zieuter que votre boite perso. Coupez les sons d’alerte et passez en mode silencieux. Au pire, vous raterez quelques SMS et coups de fils amicaux. Au mieux, vous échapperez à une conversation à rallonge de votre boss qui s’ennuie sur le trajet du retour.
  • Accordez-vous un sas de décompression : faire du sport, trinquer au cours d’un « after work », visiter une expo en nocturne après le boulot, etc, sont autant de moyens de couper net avec le boulot avant de rentrer chez soi. Revigoré par un bon film ou une bonne table, vous serez moins tenté de regarder votre boite mail pro ou de penser à la réunion du lendemain 9 heures.
  • Fixer des règles à la maison : parler boulot avec votre conjoint seulement en début de repas, ou une fois les enfants couchés, voire pas du tout le soir mais plutôt le matin au petit déj’… sont autant de moyens de ne pas se laisser envahir par son boulot jusque dans son lit. Certes, c’est toujours plus facile à mettre en place quand tout se passe bien au bureau et plus compliqué quand le climat n’est pas serein et les résultats moins bons, mais tout de même, ça vaut le coup d’essayer.

Comment manager sa prise de parole en public grâce au Yoga ?

Bonjour à toutes et tous,

Comment préparer sa prise de parole en public ?

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Le management nécessite de maitriser l’art de la prise de parole, que cela soit en individuel, en réunion de service, mais aussi en convention, en séminaire devant un public connu ou inconnu.

Plus que des techniques d’élocution ou de présentation de supports, certains managers cherchent à travailler sur leur trac, leur peur.

  • La boule au ventre,
  • les mains moites,
  • la gorge serrée,
  • l’envie de ne pas y aller,
  • le débit de voix qui s’accélère….

Autant de révélateurs  sur nos émotions (peur, trac, agressivité…) à  l’approche d’un exercice de prise de parole. S’il n’est pas possible d’empêcher l’apparition de ces émotions, il est possible d’apprendre à les maitriser, à les contrôler, à les apprivoiser pour finalement, faire de ces moments de prise de parole, des moments importants, mais pas ou point de s’en faire des montagnes !!!

Et si le Yoga était une réponse pour aider à :

  • travailler sa sérénité ?
  • développer sa confiance en soi ?
  • mieux maîtriser ses émotions ?
  • s’affirmer d’avantage ?

Découvrez 6 exercices pratiques et concrets, à pratiquer chez soi, à son travail ou encore dans les transports en commun.

Pas le temps ?

Ces exercices ne vous prendront pas plus de 15 minutes par jour.

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Cliquez sur le lien suivant, pour accéder au blog de Guillaume, professeur de Yoga et téléchargez la fiche pratique des 5+1 exercices : http://guillaume-yoga.fr/2015/04/prise-de-parole-en-public-yoga. Mettez les en oeuvre, quelques jours avant une échéance et appréciez les bienfaits de ce travail très simple à mettre en oeuvre.

Bonne semaine, bon entrainement

2 astuces infaillibles pour développer votre réseau LinkedIn

2 astuces infaillibles pour développer votre réseau LinkedIn

Comme vous le savez déjà, pour trouver un emploi il ne suffit plus de postuler sur des offres parues dans le journal ou sur « Internet ». Afin de rester à l’affût des opportunités d’emploi ou d’améliorer vos chances d’en trouver un, il est impératif d’avoir un bon réseau de contacts.

Dans cet article paru sur le site internet de Forbes, rédigé par M. William Arruda, on nous propose des solutions faciles afin de développer rapidement votre réseau LinkedIn.

Voici un petit résumé :

Il y a deux approches fondamentales, les voici :

1. Faites-le vous-même

La meilleure solution pour augmenter votre nombre de connexions est de prendre les initiatives vous-même. Il faut élargir votre réseau avec les bonnes personnes – du passé, présent et futur.

Passé : Ajoutez vos anciens contacts, ceux que vous avez côtoyés lors de précédents emplois, formations, présentations, stages, activités volontaires, etc.

Présent : À partir de simples recherches, invitez des LIONS à rejoindre votre réseau. L’appellation « LIONS » désigne les gens qui sont ouverts à recevoir des demandes de connexions avec tout le monde. Ensuite, envoyez des demandes de connexions aux individus voulus ou connectez-vous avec eux à travers de groupe.

Futur : À chaque opportunité que vous avez d’ajouter un contact intéressant à votre réseau, n’attendez pas et profitez de l’occasion pour lancer l’invitation sur le champ.

2. Encourager les autres à participer

Solliciter votre entourage à participer, de cette façon vous atteindrez plus rapidement vos objectifs. Voici quelques astuces de M. Arruda :

  • Ajoutez un lien direct à votre signature d’email;
  • Demandez aux gens de se lier à vous lors de présentation;
  • Inscrivez votre profil LinkedIn sur vos cartes professionnelles, papiers à en-tête et cartes de remerciement;
  • Mettez un lien direct vers votre profil LinkedIn sur votre site web.

Pour un réseau de contacts bien établi, testez ces 2 approches fondamentales!

5 simple steps to survive managing huge projects

Huge projects are like storms in companies’ lives. They change the way organizations operate and revolutionize the way people work from the D day forward. And behind the scene there is one person leading the change. The manager. It does not really matter, how we call you: project manager, change manager, restructuring manager… This is more a subject of academic discussion. For the company there is only one rule. The CHANGE has to be successfully implemented. In order to do that the knowledge and skills of all the above mentioned managers have to be blended. Otherwise, you can have a perfect project plan and execution but fail to deliver content promised. You can also perfectly analyze, what is the level of organizational change awareness and adaptability and prepare a perfect plan, how you should lead the people to accept the change.  However, you can fail in implementing the essence of change, new products, systems, organization, changing the old ones, restructuring the business… The change of this scale has to turn the company into another direction, slowly and carefully.

How the heck do you survive the day, week, month, year(s)? You are the one who is entrusted with the task to lead the change. Do you ever feel like this?

Everyone wants something from you: advice, decision, answer, report, assurance, reassurance… And you feel the excitement. Each day brings something new, is nothing like the last one was. Nor the one ahead of today. Ist he passion inside of you moving you forward to the goal you have to reach?

Well, that surely shows that you are on top of things.  Your team follows you, the stakeholders count on you, they appreciate your opinion and you enjoy your work. With passion. This is a nice sight of the story. The situation, however, can be different, if nobody care what you have to say and do. If you feel like a fire fighter always extinguishing small fires all around the project. Just jumping from solving one issue to another, having a feeling that you do not HAVE IT UNDER CONTROL.

You might very well avoid these following the next 5 simple steps.

 1. Do not be a Cowboy or a Cowgirl….

Don’t be dragged into solving all the details and taking decisions for every problem your team might have. Empower them to do that. Expect and demand from them to take decisions. Do not let them pass the responsibilities onto your shoulders. They will be a lot more enthusiastic, careful and committed, if they are empowered with the responsibility and are seen by stakeholders as a valuable team members. As you lead them to the front line, take them to the winner’s podium with you.

By doing that, do not parent them. There is a healthy limit on how much of “issues” you can understand. You cannot understand everything and say, “Ok, well, if you cannot do it, let us not do it at all”. You have to be the example that it can be done, even if it is hard. Show them that every challenge is possible to solve.

 2. ….be a leader, act transparently!

Lead your team to the front lines. Don’t just send them there… Roll up the sleeves and work with them. You can not only give orders and wait for the team to do the job. Be present at all times. You should know what your team knows (IQ) and feels (EQ) and where is the point when it is too much for them to handle. Then talk to them and help prioritize activities to be done. Be leader, but also a teacher. However, do not do everything by yourself.

Empower the team. Show the team how valuable they are. Trust them but control the outcome, from time to time.

Build effective teams, incorporating their incentives with the overall goals. You have to act clear, transparent, with high integrity to receive their full acceptance.In order to do this, you must be honest to yourself first and then to others. It does not mean spreading out confidential information to all. You involve the project team into your steps so they can easily follow the way you walk through. You have to make it easy to them to understand what you can change and what you cannot.

Have an escalation point. This allows the project team to stay focused on project work while the escalation point tackles issues that cannot be resolved by the core project team.

Build and excel your own management practices, such as dividing tasks into smaller chunks and create short delivery cycles.

 3. Be one step ahead…..

Focus on managing strategy and stakeholders instead of concentrating on project budget and scheduling activities all the time. Think and foresee at all times. It is your job to. To think about, what can happen, what can go wrong, what can change? It means having eyes wide open for anything unusual while hands on a steering wheel. Do not focus on negative things, there are plenty of opportunities waiting around the corner to be exploited and add value to your project. Seize them.

Communicate. There are lots of things a project manager has to think of before, during and after the project. No matter which project management methodology you use, the most important issue remains the same: the communication. And no matter how much you think you communicate, it is not enough. There is never enough of communication about designing, negotiation and implementing the change. So, come to terms with it. The sooner the better. And keep communicating. Formally over setting a communication plan or informally with management by walking around. And all in between…

 4. …but live in the present moment.

Being prepared is good, but is seldom enough. It is your job to plan, anticipate and worry about.  So be on top of the current task all the time. Adapt daily if needed. But with a clear view how to reach the goals.

Be patient. It is not always easy, it can be very hard. Sometimes you lack the energy to be patient. Sometimes you are tempted to overrule the patience with your formal authorization. Everything has to be done to a certain deadline. Remember, you have to give everyone enough time to adapt, to find their own way to execute tasks. But you can accelerate this time by giving exact instruction, to put tasks into perspective, to ensure that the team understands the “why’s”, so that can more easily design and prioritize the “what’s” to be done.

5Take a break.

Take care of your body and mind by allowing it a break once in a while.  Maintain a good sleep pattern. Exercise on a regular basis. You need the strength.Eat healthy, take good deep breaths….

Mingle with the team. A coffee break with your team can do wonders. It can come at the most inappropriate time, when everybody is hurrying somewhere, but that is the time when a quick reflection can be better than doing the wrong thing or doing it wrong to the end. The rework will take longer than just a coffee break.

And above all let the passion inside you guide you on the path of change.

À chaque étape de notre évolution correspond une couleur

La spirale de Don Beck : êtes-vous bleu, rouge ou vert ?

Une synagogue, une mosquée ou une église autant qu’avec des libres penseurs, en ville comme en pleine nature, etc. Les Américains disent que c’est “l’alliance de l’iPhone et du bambou”. »
Le jaune peut intégrer :
• Le beige, en reconnaissant les besoins vitaux de tout humain ;
• Le violet, en s’ouvrant au réenchantement du monde ;
• Le rouge, en canalisant l’esprit guerrier à la façon du judoka ;
• Le bleu, en admettant la nécessité d’un cadre organisationnel et éthique ;
• L’orange, en stimulant toutes les créativités et entreprises ;
• Le vert, en liant l’intelligence collective à la solidarité.

Un outil géopolitique

« Le passage d’une couleur à l’autre demande toujours du temps, poursuit Jacques Ferber. Ceux qui l’ont le mieux compris sont les Chinois. En soi, le Parti communiste est bleu. Mais en trente ans, il a su planifier un passage progressif à l’orange sur le plan économique, ce qui va avec la nature de cette couleur. Les Occidentaux protestent contre le non-respect des droits de l’homme par Pékin, mais les Chinois répondent que ce passage au vert ne pourra se faire qu’ensuite, d’ici à dix ans. Par contre, les révolutions arabes sont coincées entre des blocs bleus (islam et armée) en régression vers le rouge, du fait de la corruption et du jihadisme. Seule la Tunisie semble pouvoir éviter cette régresion (lire l’encadré ci-dessus).

Faire dialoguer les couleurs n’est jamais facile. Sur YouTube, vous pouvez suivre une mission diplomatique de Don Beck entre Israéliens et Palestiniens : aux premiers, il sert des arguments très orange (l’intérêt, la logique causale, les bénéfices) ; aux seconds, des arguments rouges et bleus, voire violets (valeurs familiales, préceptes moraux de l’islam, magie du cœur). Pour mener pareille mission, il faut faire preuve de qualités très « jaunes » ! Les théoriciens de la Spirale dynamique se plaisent parfois à imaginer une humanité turquoise, dont les individus seraient à la fois libres et entièrement au service de la collectivité. Mais pour l’instant, passer au jaune serait déjà formidable. La toute nouvelle génération, qui a 20 ans aujourd’hui et qu’on appelle « génération Z », semble bien partie pour ça : elle est multitâche, ouverte aux autres et d’une extraordinaire adaptabilité.

Quatre arnaques en pharmacie

Quatre arnaques en pharmacie

Voici quatre médicaments vendus en pharmacie qui sont des arnaques :

Le Guronsan pour les lycéens fatigués

Selon la légende, une pastille de Guronsan contient autant de caféine que 27 tasses de café. Ce serait un produit prodigieux pour aider les adolescents fatigués à réviser et stimuler les employés démotivés !

Mais c’est une fable. Le Guronsan ne contient que 50 mg de caféine [1], bien moins qu’une tasse de café (95-200 mg) [2].

Et son prétendu pouvoir dopant ne vient certainement pas de ses autres ingrédients !

À part un peu de vitamine C, il ne contient que :

  • du sucre de table (saccharose)
  • du sel (sodium)
  • 400 mg de glucuronamide, un composé chimique qui n’a aucune propriété médicale démontrée [3]
  • de l’arôme de « Gin fizz » pour donner l’impression d’un produit « actif » (aussi parce que ça pétille), et des additifs.

Désinfectants et antiseptiques pour les bobos

Quel parent ne se sentirait pas coupable, indigne même, de ne pas avoir de « pschitts » et de bouteilles de désinfectant pour soigner les blessures, le « qui pique » étant toujours considéré comme le plus efficace contre l’infection ?

Produits phare de la vente libre en pharmacie, les désinfectants et antiseptiques sont pourtant inutiles. Aucun n’est aussi efficace, et à usage universel, que l’eau chaude du robinet (dans nos pays).

Le mercurochrome, toxique, est désormais interdit. L’alcool ne doit jamais être utilisé sur la peau, mais uniquement à la désinfection des instruments (thermomètre, aiguille). L’eau oxygénée brûle atrocement les plaies. La chlorhexidine laisse persister de nombreux germes. La teinture d’iode tache et peut provoquer des allergies.

Reste le chlorhydrate d’octenidine, qui est très efficace contre une large palette de micro-organismes infectieux (bactérie, virus, mycoses). Toutefois, il n’est réellement utile qu’en milieu hospitalier, pour les grosses plaies et brûlures à fort risque d’infection. C’est le cas également des antibiotiques à mettre sur la peau. Laissez les médecins manipuler ces produits.

Pour les blessures sans gravité, le mieux de loin est de laver abondamment la plaie avec de l’eau chaude. Il faut un peu de courage au départ mais le miracle est que ce traitement peut supprimer complètement la douleur en un temps record, et accélère considérablement la cicatrisation. Et pour les enfants qui ont surtout besoin d’être rassurés, un bon « bisou magique » de Papa ou de Maman sur le bobo fera encore mieux que les « produits ».

Pour les plaies qui saignent, appliquer ensuite un pansement gras qui n’arrachera pas la croûte quand vous l’enlèverez. (Vous pouvez aussi vous reporter à l’une de mes précédentes lettres pour savoir en détail comment traiter les petites blessures.

Médicaments contre le rhume

Si vous attrapez un rhume, c’est parce que votre système immunitaire est affaibli.

Normalement, il aurait dû éliminer le virus avant que vous ne ressentiez les symptômes (nez qui coule, oreilles bouchées, mal de tête, yeux larmoyants).

Toutefois, même s’il a été lent au démarrage, votre système immunitaire est désormais le seul maître à bord. C’est lui qui va éliminer le rhume et vous ne pouvez rien faire pour accélérer la guérison. Cela prendra entre une semaine et dix jours.

Par contre, pour la prochaine fois, prenez de la vitamine C, de la vitamine D, des probiotiques pour votre flore intestinale (centre très important de l’immunité), redoublez d’attention sur votre nourriture, en évitant toute malbouffe.

N’imaginez pas que vous obtiendrez un quelconque effet positif des médicaments contre le rhume.

Bien qu’il en existe des dizaines sur les étagères des pharmacies (Humex, Drill, Fervex, Actifed, Nurofen…), tous ont des effets indésirables qui surpassent leurs maigres avantages.

Il faut bien être conscient de leur mode d’action : en fait de vous « guérir du rhume », la plupart contiennent simplement du paracétamol ou de l’ibuprofène, des produits qui font baisser la fièvre et suppriment la douleur, ce qui n’est pas souhaitable car la fièvre est un mécanisme naturel d’élimination des virus.

Pour vous déboucher le nez ou les oreilles, ils contiennent des produits qui resserrent les vaisseaux sanguins. La conséquence est de vous exposer à des risques d’accident vasculaire cérébral, d’infarctus du myocarde ou de problèmes neurologiques sévères [4]. Ils sont donc à proscrire formellement chez les moins de 15 ans et chez les personnes souffrant de troubles cardiovasculaires ou neurologiques.

Enfin, troisième possibilité, ils contiennent des antihistaminiques, des produits qui réduisent les réactions immunitaires, supprimant les symptômes mais laissant ainsi la voie libre aux virus !

Mieux vaut prendre un bon grog bien chaud (citron, miel et une goutte de rhum), du bouillon de poule (avec les os, chargés en moelle), et faire des inhalations d’eucalyptus.

Médicaments contre l’ostéoporose

Les femmes sont incitées à prendre de plus en plus de médicaments contre l’ostéoporose (maladie des os poreux), et il est vrai que, après la ménopause, leurs os ont tendance à se fragiliser.

Toutefois, le nombre de fractures observées chez les femmes âgées ne connaît aucune diminution.

Ce n’est pas étonnant : aucune étude n’a montré que les biphosphonates (médicaments contre l’ostéoporose) renforcent la solidité des os.

Il faut savoir que les biphosphonates sont des produits qui viennent de l’industrie de la lessive, qui les utilise pour empêcher le magnésium et le calcium de se redéposer sur le linge [5].

Ils fonctionnent en bloquant la capacité de notre corps à détruire les vieilles cellules d’os.

A priori, cela peut sembler une bonne chose. Sauf que la raison pour laquelle nous avons ce mécanisme de destruction de nos vieilles cellules d’os, c’est pour leur permettre d’être remplacées par de nouvelles cellules, plus solides !

Si vous empêchez ce processus naturel d’avoir lieu, ne soyez pas surpris que vos os deviennent de plus en plus fragiles.

La solution : les os sont comme les muscles, ils se renforcent lorsque vous poussez et tirez dessus. Ils fondent quand vous ne vous en servez pas. Pour garder des os solides, il faut donc les soumettre à l’effort, en faisant de l’exercice physique. Et vous trouverez tous les sels minéraux nécessaires à leur entretien en mangeant beaucoup de légumes, surtout les légumes verts.

À votre santé,