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Six façons de préserver sa vie personnelle

  • Marion Forest Divonne, coach professionnelle certifiée, praticienne programmation neuro-linguistique (PNL)

    Marion de la Forest Divonne, coach professionnelle certifiée, praticienne en programmation neuro-linguistique (PNL) – D.R

Lorsqu’on est entrepreneur, il faut savoir aussi réserver du temps pour soi. Voici les conseils de la coach Marion de la Forest Divonne pour y arriver …

 

Comme tout entrepreneur, vous souhaitez par dessus tout que votre société prospère, et vous avez tendance à ne pas vous imposer de limites. Vous travaillez le soir, le week-end… Vous menez une vie passionnante, certes, mais qui laisse peu de place à la sphère privée. Pourtant, savoir préserver celle-ci est tout aussi essentiel que de faire prospérer son business – c’est même un facteur de réussite essentiel dans ce domaine. Comment s’autoriser à déconnecter ? Voici quelques conseils de Marion de la Forest Divonne, coach professionnelle certifiée, praticienne en programmation neuro-linguistique (PNL), qui devraient vous permettre de mettre enfin de l’ordre dans votre planning hebdomadaire.

#1 Définissez précisément le temps à consacrer à chaque tâche

Imposez-vous des horaires de travail en les notant dans votre agenda. « Il est important de formaliser cette démarche par écrit. Cela donne un cadre », suggère Marion de la Forest Divonne. L’astuce : pour tenir le temps fixé, utilisez un minuteur. En procédant ainsi, vous rationalisez votre temps, vous êtes plus efficace et vous définissez vos priorités.

#2 Préservez votre vie sociale

En vous enfermant dans votre vie d’entrepreneur, vous ne voyez pas votre vie sociale s’étioler. Il est temps de lever le nez du guidon et de vous aérer la tête en consacrant du temps à vos proches … « Transformez ces moments en habitude et notez-les clairement dans vote agenda », poursuit la coach. Faites-en un rituel ! Par exemple, chaque semaine, réservez le même soir pour une sortie avec votre conjoint (cinéma, théâtre, dîner…), passer des moments avec vos amis en proposant des soirées thématiques (pizza, jeux…) où vous parlerez d’autre chose que de travail. « Soyez à l’origine des initiatives. Il vous sera plus difficile de revenir dessus alors que vous avez convié tout le monde », conseille notre professionnelle. C’est là encore une question d’engagement … comme le business !

#3 Faites une pause sans Internet

Comme tous les entrepreneurs, avec votre ordinateur et votre smartphone, vous êtes branché en permanence sur Internet : mails, réseaux sociaux …  Ce qui sollicite sans cesse votre cerveau et finit par le fatiguer. Mettez de temps en temps votre mental au repos. « Fixez-vous des règles en vous “débranchant” à des horaires précis », conseille Marion de la Forest Divonne. Par exemple, interdisez-vous de consulter vos mails entre 21 heures et 8 heures du matin. Si c’est trop dur, faites-le par étape : planifiez une heure puis augmentez petit à petit votre temps de déconnexion. « Cette politique du pas à pas permet de ne pas changer son mode de fonctionnement du jour au lendemain et d’ancrer cette nouvelle pratique dans le temps. Jusqu’à ce que cela devienne une habitude », ajoute-t-elle.

#4 Autorisez-vous à vous reposer

Il est indispensable de prendre du temps pour vous, pour vous faire plaisir et … vous reposer. C’est pour mieux repartir ! Tout est envisageable : un après-midi pour vous promener ou visiter une exposition, un week-end prolongé, quelques vacances…. En votre absence, déléguez à votre équipe. « Et si vous devez vraiment travailler, imposez-vous des règles, comme de regarder votre boîte mail pas plus d’une heure par jour », insiste la coach.

#5 Apprenez à dire « non, mais … »

Lorsque vous travaillez à votre compte, vous voulez que tout soit parfait. Toutes les raisons sont valables : satisfaire les clients, se montrer à 100 % disponible… « En acceptant tout, vous vous épuisez ! » prévient Marion de la Forest Divonne. Apprenez à négocier votre “non”, en proposant systématiquement une alternative à vos interlocuteurs : une heure précise pour les contacter, une date pour boucler un dossier… « Cette posture est gage de crédibilité. Cela prouve que vous savez filtrer et gérer vos priorités », affirme la coach. Et vos clients vous en sauront gré : vous prendrez le temps nécessaire pour eux… simplement, à un autre moment !

#6 Faites du sport !

Oui, sa pratique sera hautement profitable à votre business ! L’activité sportive produit de l’endorphine et génère du bien-être. Vous pourrez ainsi vous vider la tête et vous ressourcer.« C’est même parfois dans ces moments-là que surgissent les solutions aux problèmes et qu’arrivent de nouvelles idées », assure Marion de la Forest Divonne. A chacun son sport ! Prenez le temps d’identifier le vôtre, en fonction de vos besoins et de votre tempérament. Avez-vous besoin de vous détendre, avec du yoga, ou de vous défouler, dans une discipline plus dynamique ? « Ensuite, faites-en un événement récurrent en l’inscrivant dans votre agenda, histoire de le transformer en bonne habitude », précise Marion de la Forest Divonne. Allez, c’est parti !

MARINA AL RUBAEE

 

Sept exercices simples pour retrouver un mental de gagnant

  • Profitez l‘instant présent. Ces petits moments plaisir bénéfiques mental.

    Profitez de l‘instant présent. Ces petits moments de plaisir sont très bénéfiques pour le mental. –

Dirigeants de start-up ou patrons de PME, votre mental d’acier est votre meilleure arme. Voici quelques astuces inspirées des sportifs de haut niveau pour le retrouver.

 

La vie d’entrepreneur n’est pas un long fleuve tranquille. Dans les périodes difficiles, le mental a tendance à se fissurer. Pour garder le moral, quelles que soient les circonstances, Nicolas Dugay (*), directeur associé de Booster Academy (formation à la vente), a développé une méthode inspirée des pratiques de sportifs de haut niveau. En sept chapitres, il propose quelques exercices simples à mettre en œuvre pour avoir un mental performant.

# Plaisir

Décidez quelles sont les trois actions plaisir que vous avez prévues de faire dans les 4 prochains jours. Il s’agit d’activités très courtes réalisées en dehors de votre sphère professionnelle à mettre au programme sur votre agenda : la visite d’un musée, une séance de ciné, un trajet en vélo … A chaque fois, profitez de l‘instant présent. Cumulés sur la semaine, ces petits moments de plaisir seront bénéfiques pour le mental. Quand vous y repenserez, les images reviendront très vite et vous feront du bien. Le fait même de visualiser ce qui vous a fait plaisir libère des endorphines qui ont pour effet de baisser le stress.

# Raison d’être

Notez les trois ou quatre centres d’intérêt qui vous tiennent à cœur en les résumant chacun en une phrase : « je veux que mes enfants soient heureux » ou « je veux développer mon entreprise pour la revendre dans trois ans », par exemple. Pour chaque centre d’intérêt, évaluez vos chances de succès de 1 à 10 et construisez un plan d’action progressif, par étapes, à court, à moyen et à long terme.

# Exigence

Votre cerveau a besoin de se fixer des exigences. Sans exigences, aucune raison de faire ce qu’il faut pour retrouver un mental de gagnant. Votre plan de route consistera à atteindre tous vos objectifs, à 5 ans, 1 an et 1 mois sur la partie professionnelle et la partie personnelle.

# Forme

La forme physique repose sur une alimentation équilibrée, de l’exercice régulier mais aussi un sommeil suffisant. Pour ceux qui ont des difficultés à s’endormir, ménagez-vous plusieurs petites pauses dans la journée. Six mini breaks de moins d’une minute par jour (méditation, exercice sur le souffle ….) suffisent pour récupérer. Ainsi, vous résisterez mieux à la fatigue et serez moins tendu en rentrant chez vous. Autre astuce facile à mettre en œuvre pour faire baisser les tensions qui s’accumulent : trois fois par jour, assis sur une chaise, contractez tous les muscles pendant quelques secondes puis relâchez complétement.

# Echange

Evitez les personnalités toxiques de votre entourage. A l’inverse, organisez-vous pour échanger régulièrement avec des personnes que vous appréciez. Mieux encore, via les réseaux sociaux, reprenez contact avec d’anciens amis ou ex collègues perdus de vue mais dont vous aimeriez avoir des nouvelles. Des contacts qui font plaisir, toujours bons pour le moral.

# Réussite

Quel élément essentiel vous semble-t-il idéal pour réussir ? Quand vous avez réussi quelque chose, dans quel état émotionnel étiez-vous ? Par exemple, le jour où vous avez le mieux négocié, c’était un lundi et la veille vous étiez allé faire un jogging dans la forêt. Le but de la démarche est de repérer les actions qui ont agi positivement sur votre mental et de les répéter dans le temps.

# Amour de soi

Demandez à vos proches et à vos amis, cinq personnes différentes, de vous donner vos trois principales qualités. Ces croyances positives peuvent devenir des slogans qui vous motivent, vous encouragent, vous donnent confiance. Ensuite, pensez à ce que vous détesteriez qu’on dise de vous. Imaginez alors quelques bonnes actions à déclencher pour faire en sorte qu’on ne vous le dise plus.

* Auteur de « La préparation mentale – se mettre en posture de gagnant », Editions Jouvence

BRUNO ASKENAZI

 

La satisfaction au travail dépend des compétences du chef

satisfaction au travail

Les compétences du patron constituent l’indicateur le plus révélateur de la satisfaction au travail, dit une étude. Les meilleurs dirigeants sont ceux qui possèdent des connaissances approfondies sur le cœur de métier de l’entreprise

Les patrons s’intéressent depuis de nombreuses années aux facteurs responsables de l’insatisfaction professionnelle. Et pour cause: de nombreuses études ont établi que les employés heureux sont plus productifs, s’absentent moins au travail et risquent moins de démissionner. À cet égard, chaque départ occasionne des coûts de recrutement, de sélection et de formation importants pour les entreprises ainsi qu’une rupture de la continuité du travail. S’ils ne peuvent retenir tous leurs employés, les dirigeants cherchent naturellement à limiter le nombre de démissions et d’absences, notamment parmi les collaborateurs les plus productifs. Comment s’y prennent-ils?

Il existe autant de théories et d’études relatives aux causes d’insatisfaction au travail que d’employeurs. Pour les uns, la clé réside dans la création d’emplois intéressants et stimulants qui confèrent aux employés une grande autonomie. Pour les autres, il s’agit avant tout de mettre en place des systèmes de rémunération équitables et de créer un environnement de travail stable et collégial dans lequel l’individu se sent soutenu.

Un chef compétent, une source de satisfaction au travail

Pour Amanda Goodall, co-auteure d’une étude intitulée «Boss Competence and Worker Well-being», si tous ces éléments revêtent certes une importance déterminante, aucun ne constitue cependant l’indicateur le plus révélateur de la satisfaction au travail. «Les compétences d’un chef ont un impact beaucoup plus important sur votre satisfaction au travail que le salaire, le travail en lui-même ou le secteur dans lequel vous exercez», assure-t-elle.

Dans son étude, cette professeure associée à la Cass Business School de Londres a suivi 35 000 employés au Royaume-Uni et aux Etats-Unis sur plusieurs années à l’aide de données longitudinales. «Nous avons observé l’effet d’autosélection, c’est-à-dire les employés qui changent d’emploi lorsqu’ils ne sont pas satisfaits de leur patron. Et nous avons pris en compte la personnalité des employés en vérifiant si les plus enjoués étaient plus susceptibles d’attribuer une note supérieure pour évaluer leur satisfaction au travail ou les compétences de leur supérieur, ce qui aurait faussé les données.»

Trois facteurs ont été identifiés comme déterminants pour le bien-être des employés et leur productivité: chez les 1600 Britanniques sondés, le niveau de satisfaction était plus élevé lorsqu’ils étaient dirigés par un supérieur hiérarchique capable de faire son travail. L’analyse de 6 000 employés américains a quant à elle permis d’établir que la satisfaction au travail était plus grande lorsque le patron avait gravi les échelons de l’entreprise ou l’avait fondée. Enfin, pour 27 000 employés américains, le niveau de compétences techniques d’un supérieur (tel qu’évalué par ses employés) avait un impact considérable sur le bien-être au travail. «Cet aspect prévaut sur tous les autres facteurs plus conventionnels qui influencent la satisfaction au travail, notamment la formation, le salaire, l’ancienneté, la distance entre le domicile et le lieu de travail, et le fait de travailler dans le secteur privé ou public», analyse Amanda Goodall.

Les attentes varient selon l’âge de l’individu

Nicolas Nervi, directeur Marketing du Groupe BeMore spécialisé dans les ressources humaines, invite cependant à prendre une certaine distance avec ce type d’études qui énumèrent, par ordre d’importance, les indicateurs de satisfaction. Il rappelle que les facteurs responsables du bien-être et de la motivation au travail varient selon la personnalité, les besoins et l’âge des individus. «Les attentes des employés vis-à-vis de leur chef évoluent au fil des ans. Une personne âgée de 25 ans sera à la recherche d’un mentor, d’une figure de référence, d’un expert qui lui offrira des outils de travail mais aussi un soutien. À l’inverse, l’employé de 50 ans recherchera davantage de reconnaissance grâce à une meilleure rétribution salariale et une stabilité de l’emploi.»

Le supérieur doit faire autorité dans le travail ou l’activité avant d’avoir de l’autorité sur son employé.

Toujours est-il que s’ils peuvent susciter un certain scepticisme, les résultats de l’étude «Boss Competence and Worker Well-being» s’expliquent facilement. En effet, de nombreux individus, toutes catégories d’âges confondues, passent la majeure partie de leur temps au travail. La personne pour laquelle ils s’échinent à longueur d’année est à l’évidence importante. En outre, les compétences d’un chef, lorsqu’elles sont le fruit d’une évolution au sein d’une organisation, indiquent généralement que le patron comprend la nature du travail et qu’il est à même de l’apprécier et de le rétribuer à sa juste valeur.

À cet égard, Yves Clot, professeur et titulaire de la chaire de psychologie du travail au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM), relève que «le supérieur doit faire autorité dans le travail ou l’activité avant d’avoir de l’autorité sur son employé.» Autrement dit, l’expérience est l’autorité suprême, étant précisé que dans un monde qui évolue très vite, les plus âgés ne sont pas toujours les plus expérimentés. Ainsi, dans une start-up, un informaticien de 25 ans sera parfois plus crédible en tant que chef qu’un patron de 50 ans mal à l’aise avec les nouvelles technologies.

«Apprendre à s’adapter»

Un patron qui ne connaît pas son métier est en outre rarement écouté et respecté. Lisa*, 35 ans, assistante marketing et communications, se souvient du malaise provoqué par les lacunes de sa supérieure. «Ma cheffe se reposait entièrement sur ses collaborateurs et ne maîtrisait aucun dossier. Lors des présentations, elle faisait beaucoup d’erreurs qui décrédibilisaient toute l’équipe.» Marc*, opérateur électricien, a longtemps travaillé pour une entreprise hydroélectrique. «Mon chef était menuisier de formation. Il n’avait aucune notion d’électricité et ne s’intéressait pas au métier d’opérateur. Il était pourtant chargé d’évaluer et de superviser le personnel.» Caroline* travaille enfin dans l’éducation. «Notre DRH est un ancien aide-soignant qui est arrivé là un peu par hasard. Il n’a suivi aucune formation et n’a jamais eu le Brevet fédéral de spécialiste en ressources humaines. Lorsqu’il conduit des entretiens, son manque de professionnalisme met ses adjointes dans l’embarras.»

Mon chef était menuisier de formation. Il n’avait aucune notion d’électricité et ne s’intéressait pas au métier d’opérateur.

Que faire face à un chef incompétent? Amanda Goodall conseille «vivement aux employés de se tourner vers des supérieurs qui disposent de connaissances approfondies sur le cœur de métier de leur entreprise». Nicolas Nervi est d’un avis plus nuancé. «De nombreuses personnes éprouvent des difficultés à trouver un emploi stable à cause de facteurs macroéconomiques, rappelle-t-il. Choisir son patron est un luxe rare que seul un petit nombre peut s’offrir. Pour la majorité de la population, il faut apprendre à s’adapter».

*prénom d’emprunt


«Slow Business»: la tendance qui permet de «travailler mieux, pas moins»

 

Avez-vous entendu parler du «slow business» ? Cette tendance qui permet de réapprendre à aimer son travail, de prendre le temps de se concentrer sur ses projets et de profiter des relations humaines que l’on noue avec les clients, les fournisseurs et ses collaborateurs. Cette tendance «Slow Business» souhaite amener de la qualité dans le travail et une expérience de vie professionnelle moins stressante, plus vivante et qualitative.

Le slow business fait beaucoup de bruit outre-Atlantique et ne cesse de rassembler de nouveaux adeptes. Pour certains, le burn-out étant devenu le nouveau mal du siècle, le slow business peut changer la donne. De plus en plus de cadres et d’employés se plaignent de leurs rythmes excessifs de travail, du stress et de la fatigue que cela implique.

D’autres revendiquent le slow business comme étant la révolution qui ralentira l’explosion de la prochaine bulle Internet. Et pour cause, beaucoup trop de start-up n’ont qu’un mot d’ordre : «Growth» (croissance). Elles lèvent généralement d’énormes sommes d’argent et embauchent à tour de bras pour être les plus rapides ou les premières sans même avoir réalisé un centime de chiffre d’affaires.

En France, cette tendance est moins répandue mais les investisseurs deviennent petit à petit friands de la philosophie «Slow Business». Elle les rassure et donne au bout du compte plus de chances de réussite aux porteurs de projets, et surtout une chance de durabilité.

Le but du slow business n’est pas de travailler moins, mais plutôt d’apprendre à aimer davantage son travail, de prendre du plaisir en travaillant et donc d’être redoutablement productif. La démarche «Slow Business» s’oppose à l’alternative que nous connaissons tous, celle de faire du travail une course effrénée : des heures supplémentaires, un rythme continu, des déjeuners souvent devant l’écran, sur le pouce. Finalement, à force de passer son temps à courir, on perd la satisfaction qu’apporte le travail bien fait. A cause des heures qui s’enchaînent, sans pause, le manque de concentration et la fatigue surviennent et rendent ainsi la productivité souhaitée inexistante.

Saviez-vous qu’en travaillant neuf heures par jour sans coupure, notre esprit n’est en fait réellement concentré que 5h30 environ ?

Découvrez en quoi consiste le slow business et comment il compte révolutionner notre façon de vivre notre travail.

Les caractéristiques principales du slow business 

  • L’être humain est davantage considéré et se retrouve au centre des entreprises. En «slow business», les salariés sont des individus à part entière avant tout. Ainsi, le titre et la description de poste des salariés reflète les compétences spécifiques, parfois uniques, des collaborateurs et pas systématiquement une norme standardisée, une étiquette souvent incompréhensible.
  • La vie personnelle, le confort et le repos sont favorisés pour offrir plus de tranquillité d’esprit, de sérénité et de bien-être, et ainsi rapidement regagner un élan d’énergie permettant une concentration accrue sur le lieu de travail. Certaines entreprises ont créé des espaces de repos ou de sieste et les bienfaits sur la productivité des équipes ont été rapidement multipliés.
  • Les relations humaines sont moins impersonnelles et plus civilisées. Faire du «business» ne doit plus signifier être inhumain sous prétexte que «les affaires sont les affaires».
  • L’optimisme et la joie sont primordiaux et il faut les cultiver. Pourquoi devrions-nous passer la plupart de notre temps sans profiter, à subir les heures qui passent et à attendre la fin de la journée, et ceci durant toute notre vie ?

 

Toutefois, attention aux idées reçues.

Ce que n’est pas le «slow business»

  • Le slow business ne doit pas être littéralement traduit dans le sens «lent». Rapidité, efficacité et spontanéité sont tout à fait applicables avec la philosophie «Slow Business». Ce n’est pas la rapidité qui est combattue par ce mouvement, c’est la course effrénée qui relègue souvent la qualité au dernier plan : la qualité de vie mais également la qualité de travail.
  • Le slow business n’est absolument pas une excuse pour fournir des services de faible qualité au client.
  • Ce n’est pas une simple évolution. C’est un changement culturel massif à mettre en place.
  • Ce n’est pas un refuge pour ceux qui n’aiment pas leur travail. C’est une possibilité d’appliquer plus d’humanité à toutes nos actions du quotidien.

 

Conclusion

Une des premières entreprises aux Etats-Unis à avoir mis en place le slow business est sans aucun doute Basecamp. Son fondateur, Jason Fried, résume sa stratégie en une phrase : «Slow grow, stay small.» Fondée en 1999, la société est volontairement restée à taille humaine. 43 employés au total et ils réalisent cependant plusieurs centaines de millions de chiffre d’affaires chaque année.

Une autre entreprise américaine est connue pour son usage du slow business : Steals.com, un concurrent de Groupon qui s’est auto-financé depuis sa création. Les fondateurs ont volontairement refusé tout prêt bancaire et tout investissement, s’agrandissant à leur rythme. Ils sont aujourd’hui 82 collaborateurs.

En France, le slow business reste très peu répandu mais on entend plus régulièrement parler de bien-être et de «Happiness at work». De plus en plus de sociétés revendiquent fièrement leur classement au «Great Place to Work». Certains grands groupes ont même récemment embauché leur premier CHO (Chief Happiness Officer).

Les entreprises françaises prennent ainsi progressivement conscience que l’état d’esprit et le bien-être de leurs employés sont un facteur clé et déterminant pour l’amélioration de leur productivité. Le bien-être favorisant la créativité, les salariés épanouis finissent par être plus autonomes, forces de proposition, et exploitent leurs compétences cachées au profit de leurs entreprises. Ils sont également moins malades, moins absents et plus loyaux envers leurs employeurs.

En attendant un déploiement massif du slow business dans l’Hexagone, commençons par savourer les opportunités que nous avons de rencontrer professionnellement d’autres personnes et sourions davantage, nous nous porterons mieux et la pénibilité de certaines tâches sera réduite.

  • A propos
Thomas ThelliezThomas Thelliez est co-fondateur et directeur technique de Jooxter.com. Auparavant fondateur et CEO d’Eenox, il a été précédemment architecte logiciel et professeur en intelligence artificielle (IA) avant de démarrer sa carrière comme ingénieur sur Bruxelles, Paris et Lille.Il partage ses expériences en création de produits digitaux sur son blog Rocket Bootstrapper et sur les réseaux sociaux, notamment Twitter et LinkedIn.

Par Thomas Thelliez, directeur technique de Jooxter

 

Cinq rituels pour démarrer sa journée du bon pied

  • Faire sport, rire coup, faire listes... rituel démarrer journée travail.

Maitriser son emploi du temps, ne pas avoir de compte à rendre, quel bonheur ! Pour autant, les entrepreneurs le savent bien : Chaque matin, il faut se lever avec l’envie de décrocher la lune. Comment démarrer la journée avec la niaque ? Des entrepreneurs révèlent leur petits secrets…

 

Du saut du lit au premier coup de fil, que faites-vous pour vous mettre en train ? Les entrepreneurs ont tous leurs rituels pour se mettre en condition avant d’attaquer leur journée de travail.

#1 Ranger ses affaires, faire place nette

Aux débuts de la vie de son entreprise, on installe souvent son bureau chez soi, entre la bibliothèque et al table du salon. Amélie Baghdiguian, co-fondatrice des éditions La Belle Idée, travaille encore chez elle. Alors, chaque matin, elle s’astreint au rangement : « Comme mon appartement n’est pas grand, il est impératif que tout soit bien ordonné. Je dois avoir l’impression d’être devant un vrai bureau et non pas chez moi. Avant d’allumer l’ordinateur, je fais donc place nette. »

Le conseil
Afin de ne pas mélanger ses papiers personnels avec ceux de son activité, il est bon de faire régulièrement le tri, de jeter à la poubelle les fournitures consommées, tout cela pour maintenir en ordre son bureau au quotidien. Et dans l’idéal, le faire à la fin de chaque journée de travail ! Ce que l’on ne fait jamais.

#2 Faire du sport, bouger son corps

Et si pour tenir le rythme, vous faisiez un peu de sport avant votre journée de travail ? Courir 5 kilomètres, s’octroyer une séance de méditation, nager plusieurs longueurs, jouer avec des ballons de toutes tailles… Réussir des performances sportives permet de renforcer votre détermination de chef d’entreprise.« En tant que coach, je suis indépendante et j’ai les mêmes problématiques que mes clients quant à l’organisation de mes journées », raconte Marie Guyot, qui aide les entrepreneurs à développer leurs activités. « Je suis résolument du matin : en semaine, je me lève à 5 h 30, explique-t-elle. Cela me permet d’être efficace et de dégager du temps pour ma routine quotidienne, dont une marche à pied de 45 mn et quelques exercices de yoga… Ces rituels me rendent de meilleure humeur, m’aident à trouver de nouvelles idées et à mieux traverser les moments difficiles ».

Le conseil
Pratiquez une activité physique pendant au moins 30 minutes pour atteindre un pic d’endorphines 30 minutes plus tard. L’endorphine est une hormone anti-douleur et qui procure une sensation d’euphorie. Lors d’un entrainement sportif, nous secrétons aussi de la dopamine qui augmente la sensation de plaisir et de l’adrénaline pour nous stimuler.

#3 Se détendre au moins 5 minutes

Se faire plaisir avant de travailler, c’est l’une des astuces choisies par Amélie Baghdiguian pour débuter sa journée du bon pied. Car elle le confesse : elle a besoin d’un peu de temps libre avant de parcourir sa boîte e-mail. « Je bois mon café du matin en consultant un site d’actualités divertissantes. Je préfère me détendre 5 minutes avant de me plonger dans ma journée de travail ».

Lorsqu’on est entrepreneur, tout repose sur ses propres épaules. Si vous n’avez pas le temps de faire du sport ou de méditer tous les jours, prendre 5 minutes pour vous divertir avant de travailler permet de préserver votre énergie pour le reste de votre journée.

Le conseil
Riez ! Rire est un excellent déstressant, il réduit la tension artérielle et augmente l’oxygénation. Rien de mieux pour démarrer une journée de travail d’excellente humeur.

#4 Commencer par un dossier difficile

Avaler une grenouille chaque matin, c’est l’un des principaux conseils qu’a retenu Julien Desarnauts, président co-fondateur de Hellocasa, une start-up créée à l’automne 2014, quand il a lu l’ouvrage de Brian Tracy, son auteur fétiche dans le domaine du développement personnel. Tous les jours, il se rend ainsi le plus tôt possible dans les locaux de son entreprise, qui compte aujourd’hui 16 salariés. « C’est basique, mais être matinal est très important », explique-t-il.« Cela me permet d’avoir du temps avant que ça ne tire dans tous les sens et de faire directement les choses ennuyantes pour éviter qu’elles ne me suivent ensuite toute la journée. »

Le conseil
Profitez du début de journée calme pour réfléchir. Notre pic de concentration est atteint le matin… mais ne vous laissez pas distraire. n’ouvrez pas votre boîte e-mail avant !

#5 Établir une to-do list

Entretenir la bonne humeur du matin, c’est aussi et surtout le plaisir de rayer progressivement les tâches accomplies. Julien Desarnauts a beau avoir créé un service web innovant mettant en relation des particuliers avec des entrepreneurs dans le domaine du bricolage, il utilise toujours une liste de priorités. « J’ai testé beaucoup d’outils de gestion du temps, je me suis documenté sur tout ce qui existait et finalement, rien ne vaut la bonne vieille to-do list qu’on amende au fur et à mesure ».

Trello, Todoist à Any.do… Il existe de nombreuses applications informatiques, simples et gratuites, pour vous aider à vous organiser. Mais leurs principes peuvent aussi faire perdre du temps. Comme Julien Desarnauts, Marie Guyot est revenue à un système papier. « J’utilise un Bullet Journal. C’est un cahier dans lequel je reporte mes actions annuelles dans un calendrier mensuel. C’est bien plus pratique et concret qu’un site internet », affirme-t-elle.

Le conseil
Evitez les listes à la Prévert interminables ! L’objectif d’une liste, c’est aussi de formaliser les progrès accomplis et pour cela, il faut se fixer des objectifs atteignables.
XAVIER DIZAMBOURG

 

 

5 clés émotionnelles pour obtenir plus de recommandations.

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Pourquoi l’un de vos contacts engagerait-il sa crédibilité pour vous recommander à quelqu’un ? Découvrez comment générer des émotions positives qui permettent de favoriser cette dynamique du bouche-à-oreille essentielle pour votre activité.

La recommandation est essentielle pour un entrepreneur à qui elle permet de tirer bénéfice d’un écosystème relationnel trop souvent sous-exploité. Mais ce bouche-à-oreille positif est loin d’être automatique… Comme la majorité des comportements humains, il est le fruit de mécanismes inconscients, étroitement corrélés à nos états émotionnels : confiance, désir, sentiment de sécurité, gratitude, estime… mais aussi : regret, peur, doute, méfiance… Découvrez les 5 clés émotionnelles qui vous aideront à obtenir plus de recommandations et à enclencher une dynamique vertueuse créatrice de business.

Clé n°1 : alimentez le sentiment de sécurité.

Le sentiment de sécurité est la nappe phréatique d’où jaillit le sentiment de confiance. Inutile d’escompter que l’on vous recommande si vous n’inspirez pas confiance ! Veillez donc à alimenter chez les autres un fort sentiment de sécurité, cela aura pour conséquence de faire tomber les barrières qui empêchent votre entourage de propager la bonne parole. Pour cela, mettez en avant vos références ! Glanez des témoignages clients ! Travaillez également votre congruence (adéquation entre vos paroles, vos gestes et vos actes). Montrez-vous fiable ! Tenir vos engagements adresse un message fort à votre écosystème relationnel : c’est une preuve de fiabilité.Enfin, utilisez pleinement ce que l’on nomme la validation sociale : si A, B, C et D vous ont déjà fait confiance, eh bien, faite le savoir à E et F ! Cela instillera dans leur cerveau limbique (siège des émotions) un surplus de sentiment de sécurité propre à alimenter la confiance ressentie à votre égard.

 

Clé n°2 : cultivez le sentiment d’appartenance.

Le sentiment d’appartenance exerce un formidable levier sur les comportements d’autrui. Il tire sa source de l’instinct tribal, des réflexes grégaires et communautaires ancestraux, ceux-là même qui font les nations et construisent les grandes épopées entrepreneuriales ! L’homme, animal social, se comporte favorablement envers les autres s’il lui est donné departager quelque chose avec le groupe. C’est cette notion de partage que vous devez impérativement chercher à cultiver au sein même de vos relations. C’est cela qui noue les liens les plus solides ! Que pouvez-vous mettre en commun avec vos relations ? Eh bien, des valeurs par exemple ! Une passion, une histoire, une origine, des expériences, une école…vous avez forcément quelque chose à partager ! Dans cette optique, déterminer un objectif commun est également très pertinent, notamment en matière de management.

 

Clé n°3 : marquez les mémoires grâce à vos singularités.

Le cerveau humain est ainsi fait qu’il retient plus aisément ce qui se distingue de la masse, ce qui présente une singularité. De cette différence née une émotion et c’est précisément ce phénomène émotionnel qui vaengramer la mémoire. Pour favoriser les comportements de recommandation à votre égard, mieux vaut donc laisser une trace dans l’esprit des personnes que vous croisez.
Dans cette optique et selon les latitudes permises par votre secteur, misez par exemple sur un nom de marque décalé (ex : misterbell.com), un logo original, un dress-code anticonformiste ou bien encore un packaging surprenant. La société Zappos.com a érigé la relation client au rang de religion : ses téléconseillers s’évertuent constamment à surprendre les clients, ceci afin de créer un marqueur émotionnel et mnésique propice au bouche-à-oreille !

 

Clé n°4 : devenez une borne énergétique !

Certaines personnes puisent dans l’énergie du groupe : ce sont des profils dits énergivores qui n’amènent que stress, colère, jalousie et méfiance. À l’inverse, il existe des individus qui alimentent le groupe : tels de véritablesbornes énergétiques, ils instillent de la joie, du plaisir, de l’optimisme et de la confiance dans leur écosystème relationnel. Faites partie de ceux-ci ! Devenir une borne énergétique vous rendra naturellement magnétique et charismatique. Gardez à l’esprit que l’être humain agit comme une sorte d’éponge affective : la contagion émotionnelle, positive ou négative, est un phénomène puissant. Prenez-en conscience dans le cadre de votre démarche réseau. Notre conseil : lors de chaque situation d’interaction (famille, amis, business etc.) demandez-vous si vous êtes plutôt énergivore, neutre, ou bien énergisant pour le groupe ?

 

Clé n°5 : start with why.

Peut-être avez-vous eu l’occasion de visionner sur Ted.com la conférence de Simon Sinek Comment les grands leaders inspirent l’action ? Si ce n’est pas le cas, allez-y sans plus tarder !!! Vous comprendrez, en tout juste 18 minutes, sur quels schémas sont construits les messages inspirants et comment les grands leaders sont capables de fédérer des millions de personnes derrière eux. La bonne nouvelle est que ce mode de communication est réplicable dans le cadre de la recommandation d’affaires.Start with why (commencez par le « pourquoi » des choses) : dire « pourquoi » vous faites ce que vous faites plutôt que de se focaliser uniquement sur « ce que » vous faites est un renversement de paradigme qui possède une vertu miraculeuse ! Le « pourquoi » dévoile le SENS de votre activité et c’est précisément ce sens qui va entrer en résonance avec votre entourage.Vous connaissez cette métaphore sur la vente: au ski, mieux vaut vendre le plaisir des descentes que des forfaits de remonte-pentes ! Pourquoi ? Eh bien, parce que l’information simple est traitée par le néocortex, siège de la raison, alors que le sens met simultanément en œuvre le néocortex ET lecerveau limbique, siège des émotions. Rappelez-vous bien de ceci : en matière de comportements, l’être humain obéit bien plus souvent à ses émotions qu’à sa raison !

 

Par Sean Luzi. Conférencier, co-auteur de Mobilisez vos ressources émotionnelles chez Dunod, créateur d’Emosapiens.com, magazine en ligne qui a pour mission de propager le virus entrepreneurial

 

Ces signes qui montrent que vous êtes mentalement fort

La force mentale est une qualité qui peut s’identifier très rapidement. Voici quelques indices pour vous aider

La force mentale prend du temps à se développer. C’est un exercice quotidien qui vous pousse à grandir plus fort, à maintenir un niveau d’optimisme réaliste, et à fixer des barrières saines. Les personnes mentalement fortes ne perdent pas de temps à se morfondre ou à faire don de leurs facultés aux autres.

Comment savoir si nous faisons partie de ce groupe de personnes ? Nous avons posé la question à la psychothérapeute Amy Morin, auteur de l’ouvrage « 13 Things Mentally Strong People Don’t Do. »

Morin a partagé ces 21 signes qui prouvent que vous êtes mentalement plus fort que la moyenne :

Vous compensez l’émotion par la logique

Les personnes fortes mentalement comprennent que leurs émotions peuvent affecter leur pensée. Dans le but de prendre les meilleures décisions possibles, elles compensent leurs émotions avec de la logique.

Vous ne dénigrez pas les autres

Alors qu’il est tentant de faire des excuses, se plaindre à propos des autres ou éviter les situations difficiles, les personnes mentalement fortes refusent de perdre leur temps sur ce genre d’activités contre-productives.

Vous vous sentez confiant quant à vos capacités à vous adapter aux changements

Les individus qui se sentent bien dans leur tête savent que même si le changement est inconfortable, il est tolérable. Ils concentrent leur énergie à s’adapter au changement, plutôt qu’à s’y opposer.

Vous faites face aux peurs qui vous freinent

Bien que les personnes fortes mentalement n’aient pas besoin de vaincre leurs peurs pour prouver quelque chose aux autres, elles vont faire tout leur possible pour faire face aux peurs qui leur sont un frein.

Vous apprenez de vos erreurs

Les personnes solides dans leur tête ne se cachent pas ou ne s’excusent pas de leurs erreurs. Elles se servent de leurs erreurs et en tirent de précieuses leçons.

Vous trouvez un équilibre entre acceptation et amélioration de soi

Si elles éprouvent un besoin de développement personnel, les personnes solides mentalement s’acceptent telles qu’elles sont.

Vous fêtez sincèrement le succès des autres

Plutôt que de se battre avec ceux qui les entourent, les personnes mentalement fortes privilégient la coopération. Pour elles, le succès des autres ne diminue pas la valeur de leurs propres prouesses.

Vous vivez facilement en accord avec vos valeurs

Connaître vos priorités et vivre en accord avec vos valeurs permet de prendre les décisions avec aisance et d’être mentalement bien structuré.

Vous passez du temps à parfaire vos compétences

Alors que certaines personnes cherchent l’approbation des autres, d’autres sont moins soucieuses de gagner la reconnaissance de leurs pairs. Elles sont intrinsèquement motivées à devenir meilleures, avant tout pour elles.

Vous vivez une vie authentique

Les personnes fortes mentalement sont vraies envers elles-mêmes. Leurs paroles sont en accord avec leur attitude.

Vous voyez les épreuves comme des opportunités de développement

Alors que les épreuves difficiles rendent certaines personnes aigries, d’autres laissent l’adversité les rendre meilleures.

Votre estime de vous dépend de qui vous êtes, et non de ce que vous accomplissez

Les personnes fortes mentalement se sentent bien dans leur peau, qu’elles gagnent ou qu’elles perdent.

Vous êtes prêt à attendre un peu pour être satisfait

La patience caractérise la force mentale. Les personnes fortes considèrent les buts à atteindre comme un marathon, et non comme un sprint. Elles sont prêtes à tolérer une douleur sur le court terme lorsque cela peut apporter un gain sur le long terme.

Vous vous remettez vite d’un échec

Ne pas voir un échec comme une fin en soi est un élément qui caractérise les personnes mentalement fortes. Au contraire, ces dernière utilisent leurs échecs comme des opportunités d’acquérir des connaissances qui augmenteront leur chance de réussite dans le futur.

Vous êtes un optimiste réaliste

Les personnes fortes mentalement sont capables de chercher le meilleur partout et de tout voir du bon côté, mais elles ne laissent pas leurs tendances optimistes troubler la réalité.

Rappelez-vous: c’est un marathon, pas un sprint. © Monkey Business – Fotolia.com

Vous acceptez les responsabilités personnelles pour vos choix

Si les personnes dotées d’une bonne force mentale prennent toujours l’entière responsabilité de leurs actions, elles ne sont pas trop dures envers elles.

Vous exprimez votre reconnaissance

Au lieu de crier qu’elles ont besoin de plus, les personnes fortes mentalement admettent qu’elles ont plus que ce dont elles ont besoin.

Vous vous concentrez sur ce que vous pouvez contrôler

Les personnes fortes mentalement  sont efficaces et productives dans la vie car elles consacrent leurs ressources aux choses qu’elles peuvent contrôler.

Vous résolvez activement vos problèmes

Les personnes à la force mentale développée ne s’attardent pas sur le problème. Elles trouvent des solutions.

Vous êtes prêt à apprendre davantage de tout ce qui vous entoure

Les personnes fortes mentalement apprennent constamment des situations et personnes qu’elles rencontrent tous les jours.

Vous travaillez sur vos faiblesses plutôt que de les masquer.

Alors que beaucoup de personnes travaillent dur pour dissimuler leur vulnérabilité, les personnes fortes mentalement mettent à contribution leur énergie pour améliorer leurs défauts.

 

Article de Steven Benna. Traduction par Caroline Brenière, JDN

Voir l’article original : 21 signs you’re mentally stronger than average

Les 6 règles de l’honnêteté intellectuelle

L’honnêteté intellectuelle est comme toute vertu : la plupart des gens la saluent, mais peu la pratiquent. Et ce, parce que peu de gens en sont capables. En effet, être intellectuellement honnête est difficile car cela requiert d’aller à l’encontre de tendances psychologiques instinctives, et donc un effort mental.

Il est certaines professions où l’honnêteté intellectuelle joue un rôle particulièrement crucial : le magistrat devant juger objectivement une personne qui pourtant incarne tout ce qu’il déteste à titre personnel, ou encore le scientifique devant remettre en question sa propre théorie face à des résultats expérimentaux défavorables. Cette droiture intellectuelle témoigne indéniablement d’une immense grandeur d’esprit, dont peu de personnes, encore une fois, sont capables.

Voici selon moi les 6 traits principaux de l’honnêteté intellectuelle.

#1 Ne pas mentir, ni aux autres ni à soi-même

“Ne pas se raconter d’histoires, ne pas s’abuser soi-même, étant entendu qu’on est soi-même la personne qu’il est le plus facile d’abuser.Richard Feynman (1918-1988)

Le mensonge a une fonction de préservation de l’intégrité psychique, aussi est-il très difficile de ne pas mentir. J’ai tendance à penser que pour éviter de duper les autres, il faut d’abord apprendre à ne pas se duper soi-même. Cette auto-duperie consiste à se détourner de la vérité en se racontant des histoires. Ne pas se duper soi-même implique donc de ne pas se chercher d’excuses, de reconnaître ses erreurs et ses échecs, et de réfléchir sur les motivations réelles de ses comportements.

#2 Se défaire de son égocentrisme

“Il y a des gens tellement égocentriques que, fermant les yeux, ils croient que le monde s’est éteint.Grégoire Lacroix (1933-)

L’égocentrisme est la tendance à tout ramener à soi et à surpondérer son propre point de vue. Le psychologue Jean Piaget avait montré que le développement psychologique de l’enfant se caractérise par une réduction progressive de l’égocentrisme. Lorsqu’il constate que la lune bouge dans le ciel, l’enfant pense d’abord que c’est la lune qui le suit avant de progressivement se décentrer de son point de vue.

On constate la même évolution dans l’histoire des idées, celle d’une réduction de l’égocentrisme de l’Homme. Copernic tout d’abord, montre que c’est le Soleil et non la Terre qui est au centre de l’Univers. Darwin ensuite montre que l’Homme n’est pas une création divine mais le produit d’un processus strictement matériel, l’évolution biologique. Freud enfin suggère que l’Homme n’a même pas le contrôle total de ses actes (Le moi n’est pas maître dans sa propre maison).

L’honnêteté intellectuelle passe par une réduction de son égocentrisme. Cela implique de savoir relativiser son propre point de vue et de faire l’effort d’envisager les choses d’un point de vue différent du sien. Dans son propre référentiel, on a raison et l’autre a tort. Mais les choses peuvent se révéler différemment si l’on s’efforce de s’extraire de son propre point de vue.

Réduire son égocentrisme consiste aussi à ne pas croire que son expérience personnelle est représentative. En effet, même sans être animé d’une volonté de se donner une importance particulière, parler de soi et évoquer son expérience personnelle est toujours agréable. Ainsi, lorsqu’une personne parle d’un événement qui lui arrive, nous avons tendance à nous référer à la façon dont nous avons vécu nous-mêmes cet événement en sous-entendant que notre expérience personnelle est prototypique. Or cela est faux bien entendu : chaque personne a sa propre histoire et aucune n’est plus représentative qu’une autre. Il faut là encore se défaire de son égocentrisme en n’accordant pas à sa propre histoire plus de typicalité qu’elle n’en a.

#3 S’efforcer d’être objectif

L’objectivité est la “surveillance intellectuelle de soi écrivait Gaston Bachelard (1884-1962).

A mon sens, l’objectivité est la caractéristique la plus importante de l’honnêteté intellectuelle. Être objectif dans une situation donnée, c’est prendre en compte tous les éléments en jeu (pas seulement ceux qui nous arrangent) et les considérer de façon rationnelle (non biaisée).

Autrement dit, une attitude objective consiste à mettre tous les éléments sur la table et à faire la colonne des « + » et la colonne des « – » pour toutes les alternatives. Il faut donc s’efforcer de faire la colonne des « + » même pour les alternatives que l’on n’aime pas, et faire la colonne des « – » même pour les alternatives que l’on aime bien. De façon prosaïque, est objectif celui qui sait reconnaître les qualités de ses ennemis et les défauts de ses amis, celui qui accepte l’idée qu’il y a des gens bien qui font des mauvaises choses et des gens mauvais qui font de bonnes choses.

Être objectif consiste donc à être capable de nuancer son jugement et à ne pas voir les choses de façon manichéenne ou clivée.

#4 Considérer les faits avant tout

“In God we trust; all others must bring data. Edwards Deming (1900-1993)
Les débats sont souvent stériles car ils reviennent à une opposition d’idées et d’opinions sans considération pour les faits. A cet égard, la plupart des gens sont victimes du biais de confiance subjective. Ils pensent qu’une idée est vraie parce qu’ils trouvent le raisonnement qui la sous-tend convaincant. Ils pensent que l’on peut prouver une idée sur la seule base d’un raisonnement théorique.

Mais ils se trompent, car le degré de véracité d’une idée se juge avant tout au regard des faits, des éléments tangibles qui l’étayent. Si vous pensez que la catégorie socio-professionnelle des parents a peu d’influence sur la réussite scolaire des enfants, ou si vous pensez que le système éducatif français est moins performant que le système éducatif allemand, vous devez mettre des faits (en l’occurrence des chiffres) sur la table.

Si appuyer sa démarche intellectuelle sur des faits est une bonne chose, encore faut-il le faire correctement. A ce propos, une erreur très répandue consiste à ne considérer qu’un seul fait, qu’un seul exemple pour appuyer une idée. Or un exemple isolé ne prouve rien. Et multiplier les exemples n’est guère mieux (“The plural of anecdote is not data). Ainsi, invoquer le cas de son grand-père qui a fumé jusqu’à 80 ans sans cancer n’invalide pas le lien statistique entre tabagisme et cancer. Les esprits simples raisonnent sur des cas particuliers alors que les esprits réfléchis raisonnent à un niveau général à l’aide de statistiques.

#5 Ne pas confondre la réalité et la réalité telle qu’on voudrait qu’elle soit

When we can’t fit a square peg into a round hole, we’ll usually blame the peg—when sometimes it’s the rigidity of our thinking that accounts for our failure to accommodate it.” Nate Silver (1978-)

Chacun d’entre nous souscrit à une certaine idéologie et une certaine vision du monde, ce qui se traduit par l’utilisation de certaines catégories mentales. En général, lorsque l’on n’arrive pas à faire rentrer la réalité dans nos propres catégories mentales, on blâme la réalité. On lui en veut de ne pas correspondre à ce qu’on voudrait qu’elle soit. Ici, l’honnêteté intellectuelle consiste à se défaire de cette tendance, c’est-à-dire à ne pas confondre notre vision particulière du monde et le monde tel qu’il est réellement.

Que fait-on quand l’une de nos croyances ne concorde pas avec la réalité ? Les personnes rationnelles abandonnent leur croyance, les personnes irrationnelles abandonnent la réalité. Pourquoi ces dernières agissent-elles ainsi ? Tout simplement parce ce que ce qui compte pour elles au fond, c’est de préserver leur idéologie et leurs valeurs personnelles. Elles sont enclines à rejeter un élément factuel si celui-ci n’est pas en conformité avec le monde tel qu’elles voudraient qu’il soit. Avoir cette attitude, c’est prendre ses désirs pour des réalités.

Par exemple, sur la question de l’inné et de l’acquis, la posture idéologique socialement valorisée consiste à affirmer que l’environnement façonne davantage une personne que ses gènes. Cette posture est bien résumée par Franck Ramus, directeur de recherches au CNRS [3] : “Si le comportement était génétiquement déterminé, cela signifierait que nous ne disposons d’aucun libre-arbitre, que nous ne sommes pas maîtres de nos actes, et par conséquent que l’on ne peut nous imputer la responsabilité de nos actes. Comme c’est inconcevable, il est impossible que le comportement soit déterminé génétiquement.

On n’oublie qu’il s’agit avant tout d’une problématique empirique et non idéologique. Ainsi, toute personne qui jetterait le discrédit sur un résultat scientifique sous prétexte qu’il ne va pas dans le sens de son idéologie personnelle ferait preuve d’une malhonnêteté intellectuelle patente.

#6 Accepter le doute

“Tout le problème de ce monde, c’est que les idiots et les fanatiques sont toujours si sûrs d’eux, tandis que les sages sont tellement pleins de doutes. Bertrand Russell (1872-1970)

“On mesure l’intelligence d’un individu à la quantité d’incertitudes qu’il est capable de supporter. Emmanuel Kant (1724-1804)

Accepter le doute est contre naturel car notre cerveau est biologiquement programmé pour réduire l’incertitude. Dans la perception visuelle par exemple, celui-ci résout en permanence un problème… insoluble : déterminer l’objet réel (en 3 dimensions) à partir de l’image rétinienne (qui elle est en 2 dimensions). Ce problème est insoluble car à une même image rétinienne peuvent correspondre plusieurs objets différents : il y a une incertitude fondamentale (ce que les physiciens appellent un problème d’optique inverse). Pour trancher cette incertitude, le système visuel utilise des hypothèses, des connaissances sur la structure du monde extérieur.

“Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie écrivait Blaise Pascal dans ses célèbres Pensées. L’esprit humain déteste l’incertitude. Il cherche par conséquent à la réduire autant que possible. Et pour combler le vide, il utilise des hypothèses, des supputations. En fait, celles-ci lui permettent moins d’atteindre la connaissance qu’un sentiment de certitude. Comme le notait très justement le philosophe Bertrand Russell, « Ce que les hommes veulent en fait, ce n’est pas la connaissance, c’est la certitude. »

Mais la plupart du temps, les hypothèses que nous formulons pour réduire le doute et l’incertitude sont au mieux hasardeuses, au pire, totalement erronées. L’honnêteté intellectuelle consiste ici à se défaire de ces hypothèses hasardeuses au profit du doute. Bref, être tout simplement capable de dire « Je ne sais pas ».

Notre refus instinctif du doute se manifeste très explicitement au travers de la façon dont nous appréhendons la présomption d’innocence. Comme le souligne l’avocat pénaliste Éric Dupond-Moretti, lorsqu’une personne fait l’objet d’une mise en accusation, notre premier réflexe est de demander « Qu’est-ce qu’elle a fait ? » plutôt que « Que lui reproche-t-on ? ». Et ce, car il est psychologiquement plus confortable de croire qu’un accusé est coupable que d’accepter le doute sur sa culpabilité.

Conclusion

Au final, l’honnêteté intellectuelle est la capacité à se défier de soi-même, à être conscient de ses biais, et à prendre du recul pour considérer les choses de façon sereine et rationnelle. Ainsi, une personne intellectuellement honnête est pondérée, formule des jugements nuancés, remet toujours en cause sa première impression/intuition, et accepte le doute.

Les règles de l’honnêteté intellectuelle sont aussi simples à énoncer que difficiles à respecter dans les différentes situations personnelles et professionnelles que nous rencontrons. Personnellement, je ne suis pas capable de suivre ces règles de façon systématique. Mais je crois que c’est être honnête que de le reconnaître.

 

par Vincent Berthet

 

Comment optimiser son temps de travail malgré les interruptions ?

Dans un monde où les informations et les moyens de communication sont multiples il n’est pas surprenant que l’on puisse tous être sujets à une perte de productivité. Si de notre point vue l’utilisation du papier (impression, envoi, etc.) peut limiter notre productivité au travail et nous faire perdre notre temps, il existe d’autres coupables. Un sondage réalisé par Salary.com (« Wasting Time at Work ») en 2014 rapporte d’ailleurs que plus de 50% des interviewés confessent perdre ainsi plus d’une heure par jour dans des activités sans grand intérêt qui ne sont autres que :

  • Les réseaux sociaux (Facebook en tête)
  • Le surf sur Internet
  • Les interruptions permanentes des collègues
  • Les meetings à répétition sans ordre du jour clairement défini
  • Les chaînes email sans intérêt… Et sans fin !

 

Deux ans plus tard ces chiffres ne peuvent être que d’actualité. Mais comment lutter contre toutes ces interruptions pour être plus efficace et dans bien des cas pouvoir rentrer chez soi plus tôt ?

Réduire les interruptions : une question d’organisation et de stratégie 

  • Inutile de couper tout accès aux réseaux sociaux. Près de 10% des personnes interrogées dans le sondage de Salary.com quitteraient leur job si des politiques d’accès à Internet trop restrictives sont mises en place. Certains refuseraient même une offre d’emploi qui régulerait leur accès Internet ! De plus, aujourd’hui, les smartphones, l’accès à l’Internet illimité, le free wifi… sont autant d’obstacles à une restriction de l’usage d’Internet et des réseaux sociaux. Autant laisser tout un chacun s’aérer l’esprit lorsqu’il le souhaite (et en a besoin). Les excès se voient assez rapidement.
  • Eviter les meetings improductifs. Avec l’appui des managers, il est plus simple de limiter et rendre les meetings plus productifs : définir un ordre du jour clair et précis, amenant l’établissement d’actions à venir par chacune des parties impliquées. Pour décourager les bavards, choisir un horaire de réunion réduit (ne pas dépasser 1h de réunion) ou sur un créneau stratégique (avant le déjeuner, en fin de journée). Autant de moyens qui peuvent assurer des meetings plus concis.
  • Limiter les échanges d’emails ou les mini interruptions à répétition. Après 2 ou 3 emails envoyés, après 2 questions posées dans la journée, une réelle discussion s’impose. Parler en face à face (ou à distance grâce à des outils de communication dédiés) sur un vrai laps de temps et non en plein milieu d’un dossier. Cela permet de clarifier les non-dits et évite les interruptions permanentes tout au long de la journée.

 

Optimiser le temps effectivement dédié au travail

Il semble illusoire d’espérer une disparition des interruptions « habituelles » qui ponctuent nos journées de travail. Un café à prendre ? Un commentaire sur les réseaux sociaux ? Un peu de shopping online ? Ces tentations existeront toujours… Il faut maintenant s’adapter et optimiser notre productivité. Et s’assurer que les meilleures conditions de travail sont à notre portée pour travailler de la manière la plus efficace possible. Une des solutions envisageables est l’automation.

 

Déjà prisée par des nombreuses entreprises elle fournit de bon résultats :

  • Plus de 75% des entreprises [1] ont implémenté un outil de CRM (customer relationship management)
  • Plus de 50% [2] un outil d’HRM (human ressources management)
  • Le marché de l’ERP représente désormais 10 Milliards de dollars [3].

On pourrait citer encore de nombreux autres exemples réussis d’utilisations de processus d’automation – que ce soit en Cloud ou sur site. Tout cela permet de gagner un temps précieux et d’optimiser notre journée de travail. Bien entendu il existe encore quelques activités qui ne sont pas largement concernées comme le fait de signer un contrat. En effet dans ce cas on en revient à des tâches qui font perdre énormément de temps. Imprimantes, scanners, fax, papier et crayon… Des aller-retours incessants, une perte de temps évidente qui rend la signature de contrat terriblement obsolète. 80% des managers et directeurs perdent jusqu’à 1h par jour à valider et signer des documents [4]. Intégrer de l’automation lors de l’approbation et la signature des contrats ou processus internes devient nécessaire. Car après tout, perdre du temps c’est perdre de l’argent mais c’est aussi perdre un temps que l’on pourrait consacrer à d’autres activités d’ordre personnel en quittant le bureau par exemple…

[1] DiscoverOrg Survey

[2] Forbes

[3] ReferenceforBusiness.com

[4] FreshBusinessThinking.com

  • L’auteur
pascal-colinPascal Colin est Managing Director & VP Sales chezDocuSign.

Sept démons qui vous font perdre un temps fou

Chacun a bâti un rapport singulier au temps et a des démons tentateurs, à repérer d'urgence pour les chasser.

Chacun a bâti un rapport singulier au temps et a des démons tentateurs, à repérer d’urgence pour les chasser.

Le « Papillon » ou le butinage permanent, la « Cigale » ou la désorganisation insouciante… Ces animaux représentent des pensées démoniaques et néfastes qui ralentissent vos activités ou prises de décision. Eclairage et conseils pour s’en dégager.

Souvent de petites voix intérieures surgissent en période de stress. D’apparence vertueuses, mais insidieuses, elles nous mettent subtilement la pression, pour agir dans tel ou tel sens, au point de nous gâcher la vie, en nous empêchant d’être lucides, efficients et sereins. Chacun a bâti un rapport singulier au temps et a des démons tentateurs, à repérer d’urgence pour mieux leur clouer le bec. En voici sept à amadouer.

1. La « Cigale » ou la désorganisation insouciante

« Pourquoi t’inquiéter à l’avance? Les choses s’arrangent d’elles-mêmes, il sera temps de résoudre les problèmes au fil de l’eau. ». « Inutile de t’attaquer à l’ennuyeux maintenant ». La cigale n’anticipe pas, ne planifie pas. Sous son emprise, vous êtes dans la pensée magique de toute puissance : « je le veux, donc ça se fera ». Vous n’avez pas d’agenda, ou plusieurs qui sont en conflit. Et vous vous fixez des objectifs irréalistes.

Que faire? Réalisez que vous avez les capacités de vous organiser, et dites-vous « la confiance en la vie ne signifie pas insouciance ».

>> LIRE AUSSI. Dix techniques pour lutter contre la procrastination au travail

2. La « Marmotte » ou la rêvasserie indolente

« Ne t’aventure pas. Tiens-toi à l’écart de toute initiative, l’important c’est d’avoir un monde intérieur riche ». La marmotte préfère rêver les choses que les réaliser. Elle vous rend passif : votre agenda est vide. Et vous évoluez dans des occupations « obligées », ou sans but concret, par peur du risque.

Que faire? Dites-vous que vous êtes capable d’entreprendre. Et que « la vie offre de multiples possibilités gratifiantes. Je vais oser ». Lancez et terminez des petits projets pourgagner en confiance. Faites-vous aider par de plus persévérants.

3. Le « Chien fou » ou l’absence de date butoir

« Fonce, tu as tant envie de faire ceci. Inutile de mesurer le temps que ça prendra, il y a tant d’aléas. » Le chien fou brouille toute idée sur les délais, du coup, vous êtes en retard. En plus, vous piaffez d’impatience, car à vos yeux, le travail n’a de valeur que dans sa rapidité.

Que faire? Prenez le temps d’estimer le temps nécessaire ; retenez que tricher avec les deadlines, c’est vous pénaliser. Définissez vos priorités et arrêtez tout quand le sentiment d’urgence apparait, pour faire le point.

4. Le « Hibou » ou l’hésitation chronique

« Tu fais ou ceci ou cela. Réfléchis bien avant de t’engager ». « Recherche à tout prix le consensus avant de décider ». Le Hibou vous pousse à examiner toutes les options, mais vous n’arrivez pas à passer à l’action. Au final, speedé, vous vous précipitez et tombez dans l’erreur.

Que faire? Exercez-vous, sur des questions mineures, à renoncer pour mieux choisir. Sachez que mieux vaut une solution imparfaite qu’une solution idéale à l’étude. Demandez à quelqu’un de trancher. Au pire, tirez à pile ou face.

>> LIRE AUSSI. Cinq citations pour décider vite et bien

5. Le « Papillon » ou le butinage permanent

« C’est si drôle de faire mille choses à la fois ! Qu’importe le résultat. « . Le Papillon provoque dispersion et agitation, et vous dissuade de poser des contraintes temporelles. Votre bureau est encombré de dossiers passionnants, mais aucun n’est bouclé : vous vous épuisez en cours de route. Vous n’avez ni montre, ni réveil et nul ordre du jour en réunion.

Que faire ? Interrompez votre travail quand il devient pénible ; découpez le projet en sous-projets ; achetez un agenda original. Dites-vous que persévérer, réussir et s’amuser en même temps, c’est possible.

6. La « Poule couveuse » ou le dévouement pour autrui

« Sois sympa ». « Les tâches des autres sont plus importantes que les tiennes. Ecoute-les aussi longtemps qu’il faudra. C’est à toi qu’ils demandent de l’aide. » La poule couveuse pousse à la fausse charité, puisque vous abandonnez vos sujets et sacrifiez votre temps pour rendre service.

Que faire ? Négociez avec l’autre le temps dont vous disposez. Avouez qu’il est illusoire de vouloir satisfaire tout le monde. Tenez à jour vos priorités, et répondez « oui, si ».

7. Le « Hamster » ou l’excès du « toujours plus »

« Ne t’arrête jamais. Finis l’ouvrage ou les corvées domestiques avant de te détendre. ». Le hamster (qui tourne sans cesse dans sa roue) vous pousse à la rentabilité maximale. Et vous y excellez dans le respect des procédures, des plannings. Pour vous, une besogne n’est jamais achevée.

Que faire ? Paressez, vous n’en serez que plus efficace ; prévoyez des moments de prise de recul sur votre emploi du temps.

 

Par Marie-Madeleine Sève