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11 règles pour réussir votre dimanche soir

Le dimanche soir est pour vous un moment de douce mélancolie? Pourtant les succès de la semaine se construisent à ce moment là.

La plupart des gens vous affirmeront qu’un dimanche soir n’a rien d’enthousiasmant.
D’ailleurs, un sondage réalisé en 2013 par le site Monster.com a révélé que 78% des adultes souffrent régulièrement du blues du dimanche soir.

Le dimanche soir est la conclusion du court répit qui suit notre chaotique semaine de travail. A ce moment de la semaine, nous sommes nombreux à être gagnés par la mélancolie à l’idée de retourner au bureau le lundi matin. C’est le dimanche que nous nous attardons sur nos tracas et que les projets à venir deviennent une véritable source d’angoisse.

Même si vous adorez votre travail et êtes généralement heureux de retrouver votre bureau, »il est facile de se laisser intimider par les différents impératifs qui vous attendent de pied ferme le lundi matin », écrit Laura Vanderkam dans son livre « What the most successful people do on the weekend » (Ce que les personnes qui réussissent font de leur week-end, NDLR). Selon elle, voici les règles à suivre pour réussir votre dimanche soir:

Passer du temps en famille ou avec des proches

Les personnes qui réussisent savent que leur semaine sera très occupée et qu’ils ne seront probablement pas suffisamment présents. C’est  ce qu’affirme Roy Cohen, coach professionnel et auteur de « The Wall Street professional’s survival guide » (Le guide de survie du professionnel de Wall Street, NDLR). Elles se servent donc de leur dimanche soir pour passer du temps avec leurs proches.

Se consacrer à une activité ludique

« Amusez vous. C’est probablement le meilleur conseil que je puisse vous donner », conseilles Laura Vanderkam. « Cette activité prolonge le weekend et vous poussera à vous concentrer sur le bon moment présent plutôt que sur le lundi matin ».

Laura Vanderkam cite Caitlin Andrews, une bibliothécaire, dont la famille élargie se réunit pour diner ensemble chaque dimanche, dans une maison différente à chaque fois. « Ça me change les idées quand je sens le blues du dimanche soir me gagner », ajoute-t-elle.

Faites de votre morose fin de dimanche une soirée film ou une soirée spa, jouez aux bowlings, bref prenez du bon temps.

Planifier sa semaine à l’avance

« Les personnes qui réussissent sont nombreuses à regarder leur calendrier le dimanche soir et à fixer des objectifs et des deadlines jusqu’au weekend suivant » nous rapporte Marsha Egan qui officie comme coach professionnel.

Faire de l’exercice

« Sortez faire une marche, faites un match de tennis, allez à un cours de fitness », suggère Marsha Egan. Laura Vanderkam, quant à elle rapporte dans son livre qu’Aliza Rosen, productrice de télé-réalité, fait du yoga  chaque dimanche à 18h . « C’est un excellent moyen d’évacuer les toxines accumulées pendant la semaine et de me calibrer en vue du lundi », lui a-t-elle expliqué.

« C’est immuable, le lundi viendra, peu importe votre humeur. Alors positivez ou remémorez vous une expérience positive avant que votre weekend ne prenne fin »

Se nourrir sainement

Il peut être tentant de se détendre avec quelques verres de son alcool préféré. Mais, comme le signale la conseillère professionnelle agréée et PDG de Urban Balance, Joyce Marter, dans un article pour PsychCentral, l’alcool est un dépresseur qui vous privera d’une partie de votre énergie le lendemain matin.

« A la place, appréciez un bon repas sain accompagné d’une infusion ou d’eau pétillante citronnée » propose-t-elle.

S’adonner à la lecture

Lisez tous les soirs avant de vous coucher. La lecture du dimanche soir fait bien souvent partie du quotidien des personnes qui réussisent.

Honorer ses engagements

« La semaine n’offre jamais assez de temps pour tenir les promesses faites entre le lundi et le vendredi » déplore Roy Cohen. Le dimanche soir est une bonne occasion pour répondre tranquillement à des mails auxquels nous avions promis de répondre.

Se reposer

Quand vous savez que la semaine à venir sera bien remplie, une bonne nuit de sommeil est essentielle. « Une bonne nuit, c’est du carburant pour le corps et l’esprit » précise Roy Cohen.

Etre introspectif

Les derniers moments du dimanche soir sont idéaux pour prendre un peu de recul et réfléchir à ses émotions, surtout en cas de déprime du pré-lundi. Coucher ses idées sur le papier peut aider à comprendre ce qui ne va pas et permettre de relativiser.

Ce procédé vous apportera un soulagement émotionnel, comme l’a confié James Campbell Quick, professeur de comportement organisationnel à l’Université du Texas d’Arlington, au Huffington Post. « Livrer ses idées à l’écrit est une catharsis… C’est comme tirer la chasse d’eau: tout finit sur le papier, vous voilà purgé ».

Faire du bénévolat

« C’est une excellente manière de conclure son weekend », ajoute Laura Vanderkam. Rien ne vous fera plus vite oublier vos sources de stress du quotidien que d’aider des gens moins privilégiés. « Il s’agit de se rapprocher du reste de l’humanité avant que tout le monde n’aille dans des directions différentes pendant la semaine ».

Etre positif

« C’est immuable, le lundi viendra, peu importe votre humeur. Alors positivez ou remémorez vous une expérience positive avant que votre weekend ne prenne fin », rappelle Michael Woodward, psychologue organisationnel et l’auteur de « The You Plan » (Le plan Vous, NDLR).

« Notre routine du dimanche soir nous aide à anticiper la semaine à venir et ainsi nous préparer à l’inattendu », ajoute Roy Cohen. C’est par ces techniques que les gens qui réussissent sont capables de commencer leur semaine du bon pied.

A chaque pays sa façon de gérer les désaccords en entreprise

  • Les manières d’appréhender les conflits et de les résoudre sont 
aussi variées que le sont les peuples et les cultures. Témoignages.

Lorsqu’un litige survient dans la tribu somalienne des Issas, on commence par envoyer des médiateurs auprès de chacun des protagonistes. A ce stade,
l’objectif n’est pas de déterminer qui a raison, mais de faire accepter le principe d’un règlement par le droit. L’acceptation de cette médiation est marquée par l’échange de statuettes enduites de beurre. Même si les méthodes de règlement de conflit que nous proposons ci-dessous sont moins exotiques et qu’elles restent cantonnées au périmètre de l’entreprise, elles montrent une chose : les manières d’envisager les différends et de les résoudre sont aussi variées que le sont les peuples et les cultures. Rien de commun en effet entre les doléances argumentées et distanciées des salariés allemands, et la colère explosive qui laisse place ensuite à la discussion des cadres marocains. Nos témoins vous détaillent leurs pratiques et tirent des leçons dont nous aurions parfois intérêt à nous inspirer.

Etats-Unis : créer du lien et faire intervenir la hiérarchie

«Nothing personal.» L’expression n’est pas seulement un leitmotiv de films hollywoodiens, elle recouvre une réalité de la vie des entreprises américaines. «Dans un conflit, c’est rarement la personne qui est visée, mais plutôt son influence dans l’organisation», décrypte Sophie André, consultante en ressources humaines au sein du cabinet OPP. Ce qui permet aux différends de se résoudre de manière factuelle et pragmatique, toujours dans le sens le plus profitable à l’entreprise. «Les ego s’effacent devant l’intérêt général, qui est en fait un intérêt particulier : ce qui est bon pour l’entreprise est bon pour les fonds de pension, donc pour moi», reprend Sophie André. Chacun a donc à cœur de ne pas laisser les querelles s’envenimer. Un problème avec un collègue ? On l’emmène boire une bière après le boulot pour en parler. «Ce n’est possible que grâce au maillage étroit que chacun tisse autour de lui dans son entreprise», observe John Batal, chef de l’ingénierie dans l’entreprise de biotechnologie Avecia, à Boston. Une proximité entretenue pour éviter les clashs… et qui permet de les dépasser s’ils surviennent. «Au lieu de s’éloigner de la personne avec laquelle on entre en conflit, on cherche plutôt à s’en rapprocher», affirme John.

Le mot d’ordre : éviter à tout prix que les choses ne dégénèrent. Mais si cela se produit quand même, les salariés américains dégainent leur arme absolue : la hiérarchie. «On n’hésite pas à pousser la porte du bureau du patron et à lui exposer le problème, raconte John. Après tout, il est aussi là pour ça.» Une démarche qui serait considérée com-me du cafardage ou un aveu de faiblesse en France. Les Américains, eux, ne voient aucun inconvénient à impliquer le management. «Aux Etats-Unis, c’est le patron qui est au service des salariés, pas l’inverse», analyse Sophie André. John Batal se souvient ainsi d’un litige qui
 l’opposait à un collègue travaillant dans un autre département. «Non seulement j’en ai parlé à mon chef, mais je suis aussi allé voir le chef du collègue pour régler le problème directement avec lui.»

Allemagne : pas d’affect, 
seulement des faits

Début 2010, Silke D., qui souhaite rester anonyme, devient l’assistante du responsable des vitrines d’une marque de prêt-à-porter à Munich. Malheureusement, son supérieur brille par son absence et lui délègue la totalité de ses tâches. Bien que noyée sous le travail, la jeune femme fait face d’abord sans se plaindre. Mais, épuisée, elle finit par décider de s’entretenir avec son chef pour clarifier la situation. «Il m’a ri au nez. Selon lui, j’avais signé un contrat pour un poste à responsabilités. De quoi me plaignais-je ?» Elle décide donc de s’en remettre au PDG de l’entreprise. Mais se retrouve, là aussi, face à un courant d’air : toujours en déplacement, jamais joignable. En dernier recours, elle lui envoie un courrier détaillant ses doléances. Ce que le patron lui reproche. «Il aurait voulu que je vienne lui en parler avant !» raconte Silke, qui a fini par donner son préavis. Elle juge durement le management outre-Rhin : «Tu souffres en silence ou tu démissionnes.»

Experte interculturelle spécialiste de l’Allemagne chez Akteos, Michaela Brill tempère : «La faible distance hiérarchique permet la plupart du temps une confrontation directe et franche. Qui se définit toujours par sa rationalité.» Les états d’âme ne seront effectivement pas écoutés. Pour exprimer un désaccord, les employés se présentent devant leur patron munis d’une liste précise qui détaille les raisons de leur mécontentement. Sur cette base, les parties discutent et trouvent un arrangement. Si le désaccord persiste, la démission s’imposera naturellement.

Bangladesh : contournement et recherche de l’harmonie

«Au Bangladesh, les contentieux proviennent surtout de problèmes d’ego et d’un manque de transparence», explique Dipesh Nag, superviseur du département logistique de Grameen Danone Foods Limited à Dacca, la capitale. Sa tactique pour désamorcer une situation conflictuelle ? Le contournement. Il rencontre la personne impliquée dans un lieu neutre. Après avoir tourné autour du pot, il met en avant le travail positif de son interlocuteur. Son but : éviter à tout prix la confrontation directe et préserver les liens étroits entre les individus sur le lieu de travail. «Au Bangladesh comme en Inde, les désaccords ouverts se révèlent très embarrassants, confirme Ashok Pakiam, expert interculturel Inde au sein du cabinet de management
interculturel Akteos. Donc, on les évite. Les conflits se résolvent indirectement, de façon subtile.» Une stratégie à l’efficacité variable. Dipesh Nag estime en effet que ces contentieux, qui s’étendent parfois sur des périodes d’un à deux mois, retardent les projets, voire les font capoter. Alors, en dernier recours, le jeune homme s’en réfère à sa hiérarchie, autorité incontestée. Et en cas de litige avec son supérieur ? La question ne se pose pas. «Ici, le respect de la hiérarchie prévaut sur tout le reste. Quoi qu’il arrive, le patron a toujours raison. En cas de divergence, j’encaisse et je fais des compromis», plaisante à moitié Dipesh Nag.

Kenya : la raison du plus fort est en général la meilleure

«En cas de conflit, mieux vaut se trouver du côté des puissants», soupire Joe Kithyaka. Ce PDG de The Communication Link, une entreprise de relations publiques et de marketing située à Nairobi, s’en est pourtant sorti en étant du «mauvais» côté. Il y a six mois, il était le bras droit du patron, un homme désorganisé et malhonnête. «Mon supérieur mettait tout le monde dans l’embarras. Nous étions constamment en retard sur les projets.» Pour se dédouaner, il reporte la faute sur son numéro 2. Joe Kithyaka comprend vite que, s’il veut rester dans l’entreprise, il lui faudra se battre. Il se plaint auprès du comité de direction. «Je jouais quitte ou double : mon employeur possédait des relations en haut lieu.» Miracle : les puissants choisissent de ne considérer que les performances et le mérite. Le patron est renvoyé et Joe nommé à son poste. Un dénouement que ce dernier considère comme l’exception qui confirme la règle : «Au Kenya, on ne cherche pas à savoir qui a raison et qui a tort. Il suffit d’avoir le bon réseau. Le népotisme régit le management.» Professeur à la United States International University de Nairobi, James Silvester confirme : «A l’issue d’une confrontation professionnelle, c’est le plus faible qui est souvent sanctionné par un renvoi brutal.»

Maroc : Montrer les crocs d’abord, discuter ensuite

Youness Basri ne s’attendait pas à tant de véhémence. Ce responsable du département contrôle de gestion de l’entreprise agroalimentaire Sofadex à Casablanca est un jour pris à parti par le directeur de l’usine de production, qui lui reproche d’être passé au-dessus de lui. Le ton monte. «Il m’a dit qu’on ne pouvait pas court-circuiter la hiérarchie de cette façon, qu’il ne laisserait pas passer un tel affront et qu’il allait faire un courrier à la direction. Il devenait assez violent.» Youness répond au directeur sur le même ton : «Je lui ai rappelé que je lui avais envoyé un e-mail auquel il n’avait jamais répondu. Et que s’il voulait écrire son courrier, très bien, on l’écrirait à deux !»

En effet, au Maroc, pas question de se laisser marcher sur les pieds. Il faut réagir en criant plus fort que l’autre, du moins dans un premier temps. Une fois que chacun a vidé son sac, il est possible de discuter. Les deux hommes ont finalement réglé leur différend dans le calme. Les propos, même virulents, sont vite oubliés. Ce qui autorise une grande liberté de parole. Y compris vis-à-vis du patron, dont on ne craint pas les sanctions. «Chez les cadres, la peur du licenciement est peu présente, analyse Youness. On sait qu’on bénéficiera d’indemnités et qu’on retrouvera rapidement 
du travail.» Une confiance qui 
décomplexe les rapports.

Colère : ne la laissez pas brouiller votre message

Exprimée violemment, cette manifestation d’humeur décrédibilise. Maîtrisée, elle aide à fixer des limites et à faire bouger les choses.

Longtemps considérées comme des expressions légitimes de l’autorité, les manifestations de colère ne sont plus en odeur de sainteté dans l’entreprise. «La lutte contre le stress et le harcèlement moral ont radicalement mo­difié la donne», observe Anne-Marie Cariou, consultante du cabinet Stimulus.

En outre, ces accès d’humeur sont souvent contre-productifs : exprimé violem­ment, le message que l’on veut faire passer devient inaudible. Pourtant, lorsqu’elle est contrôlée, la colère, sorte de coup de pied dans la fourmilière, peut se révéler efficace pour poser des limites et provoquer des changements salutaires pour soi et les autres.

Evitez d’exploser  : cela se retournera contre vous

Voilà des mois que Perrine, responsable communication chez un éditeur de logiciels, se trouvait en conflit larvé avec sa hiérarchie pour obtenir une revalorisation de son statut. Le jour où sa su­périeure lui a lancé une pique acerbe sur ses horaires de travail, son sang n’a fait qu’un tour : «Je suis allée tempêter dans son bureau en lui expliquant qu’elle se fichait de moi et qu’on ne pouvait pas m’accuser de tirer au flanc !» La jeune femme a été soulagée sur le moment mais elle regrette aujourd’hui de s’être emportée : ses négociations sont toujours au point mort et ses relations avec sa responsable se sont encore refroidies.

«La colère éruptive ne règle rien, confirme Didier Pleux, psychologue et auteur d’ »Exprimer sa colère sans perdre le contrôle » (Odile Jacob). Si elle fait du bien sur le moment, elle risque de dégrader durablement les relations.» En agressant l’au­tre, on provoque son agressivité en retour ou on le téta­nise. Dans les deux cas, le message n’a aucune chance d’être entendu. Chef de projet dans une agence de communication, Nathalie confirme : «Quand ma responsable monte sur ses grands chevaux, je ferme les écoutilles et j’attends que ça passe.»

Essayez de vous mettre à la place de celui qui vous irrite

A moins de refouler ses émotions, il est impossible de s’empêcher de ressentir de la colère : en revanche, l’objectif est de faire retomber la pression avant de l’exprimer. «Il n’est pas question de ne jamais réagir – ce serait destructeur – mais de le faire en respectant l’autre et en sachant expliquer la cause de notre ressenti», affirme Robert Zuili, consultant du cabinet Excelia et auteur de «Découvrez votre émotion dominante» (InterEditions).

Lorsque la moutarde vous monte au nez, le mieux est d’aller boire un verre d’eau ou de sortir faire un tour… «Avant de foncer voir la personne qui m’a exaspéré, je vais fumer une cigarette, raconte Christophe, contrôleur de gestion dans une structure associative et d’un tempérament plutôt sanguin. Je prends ensuite quelques minutes pour mettre par écrit les points précis que je souhaite aborder avec elle. Cela me permet de me calmer et de relativiser.»

Se mettre à la place de celui contre lequel on est en rage, essayer de comprendre ses motivations, constitue un autre moyen pour désamorcer la bombe. «Une de mes collègues me tapait sur le système à cause de sa façon de prendre les gens de haut, confesse Nathalie, chef de projet. Plusieurs fois, j’ai failli lui voler dans les plumes. Puis j’ai compris que la façon dont elle parlait aux autres révélait un grand manque de con­fiance en elle. Depuis, son attitude peut m’irriter, mais elle ne me met plus hors de moi.» Loïc Héaulme-Laverne, le DRH de la Sade, a appris à relativiser : «Ce qui m’aide, c’est de me dire que les événe­ments qui me heurtent ne sont pas des attaques personnelles.»

Montrez votre agacement avant le trop-plein

Maîtrisée, la colère peut se révéler une formidable énergie. «C’est une impulsion qui nous donne le courage de poser les limites indispensables à notre survie dans l’en­treprise», indique Anne-Marie Cariou. Informaticien dans une société de télécoms, Sébastien a découvert, en rentrant de voyage d’affaires, que son service allait emménager dans un open space et qu’il avait hérité de la pire place. «Très remonté, j’ai filé dans le bureau de mon supérieur pour lui dire que ça ne se passerait pas comme ça !» Son chef est resté impas­sible et n’a proposé au­cune solution. Un collègue a persuadé Sébastien de retourner lui en parler une fois calmé, en y mettant les formes.

«J’ai expliqué, sereinement cette fois, que j’avais le sentiment de n’avoir pas été pris en considération, puisque tout le monde avait été consulté, sauf moi. J’ai obtenu gain de cause.» Dernier conseil : ne laissez pas la colère s’accumuler. «Il faut exprimer son irritation rapi­dement, avant que la goutte ne fasse déborder le vase», recommande Didier Pleux. Il vaut mieux dire, par exemple : «Je suis très agacé. Je te préviens : c’est la troisième et la der­nière fois que tu me rends ton rapport mensuel en retard», plutôt que de finir par envoyer le fameux rapport à la figure de la personne…

Comment bosser avec une personne qu’on déteste

Ce n’est pas drôle, mais on est bien obligé de cohabiter avec des gens qu’on ne peut souffrir. Pairs, N + 1 ou membres de son équipe, nos conseils pour s’adapter à ces êtres insupportables.

Rien à faire, ça ne passe pas. Son parfum cheap et ses multiples pauses clope, sa façon de se curer les ongles, ses photos de vacances qui tapissent le mur, ses affreux fonds d’écran et ses coups de fil perso à longueur de journée. Sans parler de son incompétence, de sa paresse, du travail supplémentaire qu’il vous impose et de ses courbettes devant le patron, qui, lui, l’a plutôt à la bonne. Ce collègue vous hérisse? Vous n’êtes pas le seul à souffrir quotidiennement ce calvaire: toutes raisons confondues, 12% des salariés disent éprouver des difficultés à supporter leurs collègues de bureau, selon une enquête l’Observatoire du travail – BVA de 2010.

Pourtant, vous êtes bien obligé de «faire avec» et de vous positionner en conséquence. En vous concentrant sur cet uni que objectif: éviter que cette antipathie ne nuise à votre propre performance. Commencez donc par vous demander si elle a un impact sur la qualité de votre travail. Si l’importun ne fait pas partie du cercle de vos interlocuteurs immédiats, il est sans doute inutile d’agir. Après tout, vous n’êtes pas payé pour aimer vos collègues! Si, en revanche, votre inimitié rejaillit sur votre job et que vous ne par venez plus à discuter avec lui d’un projet stratégique, il faut mettre les choses au clair avant que la situation n’empire.

1. IL S’AGIT DE VOTRE SUPÉRIEUR

Il convient d’agir avec prudence, en s’efforçant d’éviter le conflit. Sauf dans le cas très précis d’un N+1 violent: c’est rare, mais cela arrive, et vous devez alors immédiatement poser vos limites. «On ne doit pas accepter d’être maltraité. Face à un pervers narcissique, par exemple, il faut s’affirmer d’emblée», recommande Alexandre Dubarry, dirigeant de Quatre Epices (conseil RH, formation) et auteur de Com ment dire à un collègue qu’il sent mauvais sous les bras.

Interrogez-vous sur vos attentes. Dans une situation moins extrême, analysez ce qui se passe en vous. Si vous n’appréciez pas ce N + 1, c’est qu’il ne répond pas à vos attentes. Par exemple, il ne vous dit pas bonjour le matin, comme ce manager qui ne saluait ses collaborateurs qu’une fois par semaine. Interrogez-vous alors sur la nature de vos besoins et sur la façon de les satisfaire. Trouvez une compensation hors de l’entreprise: recentrez-vous sur vos proches et prenez votre mal en patience.

Sollicitez son avis. Si, en revanche, cette frustration concerne une question liée à vos responsabilités, n’hésitez pas à aborder le sujet. Noëmie Cicurel, directrice chez robert Half France, conseille ainsi de solliciter directement de ce chef la reconnaissance dont il vous prive: «Posez-lui des questions du type «Qu’as-tu pensé de mon rapport?», «ai-je géré ce contrat de la bonne manière?»» Evidemment, s’il vous répond que c’était nul, ne vous découragez pas: demandez-lui comment faire mieux la prochaine fois.

Jouez la complémentarité. «Si c’est votre pire ennemi qui a été nommé à votre place, il y a des raisons, insiste Anne Saüt, coach et dirigeante de Diversity Conseil. Vous avez intérêt à vous inspirer de sa façon de travailler si vous voulez sortir grandi de l’épreuve.» Expliquez-vous en tête à tête. Impossible de trouver un modus vivendi avec ce N+1 abhorré? Montez un dossier. Notez les faits et gestes que vous lui reprochez. Puis faites le tri: en quoi son attitude vous empêche-t-elle d’exécuter vos tâches quotidiennes? Vous a-t-il tenu à l’écart d’une décision cruciale? a-t-il négligé de vous transmettre une information qui aurait pu changer le sort de tel ou tel projet? «Vous devez vous fonder sur des faits précis, explique Noëmie Cicurel. Prenez rendez-vous pour lui exposer la situation, exprimez vos besoins et proposez une solution pour œuvrer ensemble.»

une fois, deux fois… Il ne réagit toujours pas? allez voir le N + 2 avec des pistes d’amélioration: «Gérard ne répond pas à mes e-mails depuis quinze jours. Je ne peux pas avancer sur ce dossier et je souhaite qu’on change le process de validation.»

Savonnez-lui la planche… ou allez voir ailleurs. Mais soyez très prudent dans le maniement de la rumeur et/ ou du sabotage, car cela pourrait se retourner contre vous: le premier cas de harcèlement moral inversé, c’est-à-dire d’un salarié envers son supérieur, a été reconnu par la Cour de cassation en 2011 .

2. IL S’AGIT D’UN COLLÈGUE

Cette fois, le problème se trouve dans votre entourage immédiat. La situation est moins compliquée qu’avec un N + 1. «Entre pairs, il n’y a pas d’obligation, confirme la coach Anne Saüt. lorsqu’un comportement vous déplaît, allez y franco, en veillant à ne pas vous montrer insultant.» Et sans attendre. Car demeurer inerte, c’est autoriser l’autre à vous marcher sur les pieds.

Trouvez des règles communes. «Les antipathies au travail sont presque toujours le signe d’une différence de fonctionnement, analyse Jean-Pierre Testa, coach et formateur chez Cegos. Lorsque, par exemple, une personne désordonnée est obligée de collaborer avec un collègue très organisé, l’un et l’autre risquent d’en souffrir et de finir par se détester.» Créatrices de stress, ces différences sont parfois ressenties sur un mode personnel et peuvent alors dégénérer en conflits ouverts. En revanche, on peut y remédier: il suffit de prendre le taureau par les cornes et de trouver une règle commune de fonctionnement.

Gérez «les bruits et les odeurs». Il mange du poisson en sauce tous les midis dans le bureau que vous partagez? Inutile d’ouvrir ostensiblement les fenêtres pour aérer. Mieux vaut lui parler en tête à tête. Ne dramatisez pas, gardez le sourire et dites-lui simplement que l’odeur vous gêne. Adoptez la même stratégie pour le bruit, le bavardage, les conversations envahissantes, les pauses à répétition, etc.

Dans le cas d’une odeur corporelle qui vous dérangerait, soyez plus prudent. «Vous vous attaquez à une question qui touche directement à la personne et à son mode de vie», rappelle alexandre Dubarry. Faites du sur-mesure. Votre collègue transpire parce qu’il fait du sport? Demandez-lui quand il s’entraîne et débrouillez-vous pour être absent ces jours-là. Il s’agit d’un problème personnel passager ou d’une incapacité à gérer son stress au travail? aidez-le en lui faisant observer avec tact que son état vous affecte: «J’ai remarqué que tu étais un peu négligé ces derniers temps… »

Il pique des colères noires? Soyez ferme: «Chaque fois que tu t’énerves, ça me stresse. Je ne peux pas travailler dans ces conditions, j’ai besoin d’un minimum de calme et de dialogue.» Si la situation ne change pas, allez voir le N + 1. C’est à lui de gérer le problème.

Sachez affronter votre propre reflet. Certaines antipathies, tout aussi tenaces, relèvent de motifs plus irrationnels en apparence. «Elles proviennent d’un effet miroir, souligne Jean-Pierre Testa. Vous n’aimez pas quelqu’un parce qu’il vous rappelle une autre personne ou vous renvoie à une relation ancienne.» En ce cas, votre détestation ne s’adresse pas directement à votre collègue. C’est en vous-même qu’il faudra faire un travail d’éclaircissement. Bérengère, une chef de projet dans l’immobilier, s’est ainsi rendu compte au cours d’un stage de gestion des confits qu’elle détestait un collègue parce qu’il lui rappelait son oncle. «Dès que j’en ai eu conscience, raconte-t-elle, je n’ai plus du tout ressenti sa présence de la même façon. J’ai cessé de le prendre pour un autre.»

Envoyez-le se faire voir ailleurs! Proposez-le pour une promotion dans un autre service. Excellente initiative, car, en plus, on dira de vous que vous êtes bon camarade et que vous savez faire grandir les autres!

3. IL S’AGIT D’UN SUBALTERNE

Dernier cas de figure: vous animez une équipe projet… au sein de laquelle sévit votre bête noire. Cette fois, il va vraiment falloir vous asseoir sur votre ressenti personnel. En tant que manager, en effet, la question de vos affinités est secondaire. Ce qui compte, c’est l’efficacité collective de votre dream team.

Enrichissez-vous de vos différences. Ce collaborateur ne fonctionne pas de la même manière que vous et ça vous rend dingue? Dites-vous qu’une bonne équipe n’est pas formée exclusivement de clones! avant de rejeter en bloc ses idées sous prétexte qu’elles ne sont pas les vôtres, donnez-lui sa chance. Si, en définitive, les résultats ne sont pas à la hauteur, c’est que vous aviez raison. Mais il se peut aussi que ses méthodes ne soient pas aussi mauvaises que vous l’avez cru ou qu’elles constituent un apport indispensable à l’équilibre de l’équipe. «La performance collective se nourrit de la diversité des styles de jeu», rappelle Jean-Pierre Testa.

En tant que manager, vous êtes garant de l’égalité de traitement entre vos collaborateurs. «Ne laissez pas votre man que de sympathie rejaillir sur votre façon de vous comporter, votre disponibilité et votre écoute, prévient Noëmie Cicurel. Il y a pour vous un risque de perte d’efficacité.» Alors, faites contre mauvaise fortune bon cœur: contrôlez-vous, gérez votre stress, faites du sport et… respirez fort quand ce collaborateur entre dans votre bureau.

Soyez à l’écoute. Enfin, adaptez-vous à votre équipe. Prenez exemple sur ce manager qui avait l’habitude de gérer de jeunes loups surdiplômés. Le jour où il s’est retrouvé dans une PME, entouré de quadragénaires avec enfants, il a eu l’impression de ne pas faire partie du même monde qu’eux et il s’est mis à les mépriser. Ce n’est que lorsqu’il a compris les besoins de ses collaborateurs et accepté leurs différences que les choses ont enfin pu s’améliorer.

Refilez le mouton noir à votre pire ennemi. Allez voir votre patron et expliquez-lui, preuves à l’appui, à quel point ce serait une bonne idée de faire travailler Gérard sur le projet de Bernard, votre rival de toujours. D’une pierre deux coups!

PLUS D’INFOS

Comment dire à un collègue qu’il sent mauvais sous les bras, d’A. Dubarry, Leduc.S Editions, 18,50 Euros.

Petit chef ou vrai patron? de R. Sutton, Pocket, 7,30 Euros.

«Comment manager quelqu’un que vous n’aimez pas», d’A. Gallo, hbrfrance.fr .

TÉMOIGNAGES

FLORENCE, 25 ANS, CONSULTANTE EN RECRUTEMENT

« J’ai failli quitter mon job quand une collègue arrivée après moi a eu la promotion que j’espérais. Je la trouvais nulle et je ne manquais pas de le dire autour de moi. Notre N + 2 nous a obligées à déjeuner ensemble… et nous avons appris à nous connaître. J’ai pris conscience de mon manque de maturité et j’ai arrêté de lui tailler une réputation. Je l’ai même invitée à mon mariage. »

ANNA, 36 ANS, DIRECTRICE COMMERCIALE

« J’en ai voulu à mon boss de m’avoir nommée à un poste dont je ne voulais pas. Et j’ai commencé à critiquer ses décisions à tout bout de champ. Un jour, il m’a prise à part et a répondu point par point à toutes mes objections. Cela a été une bonne leçon de management pour moi. Aujourd’hui encore, j’apprends beaucoup à ses côtés. Notamment à calmer mon impatience! »

JEAN-LOUIS, 50 ANS, RESPONSABLE DES DEVIS DANS L’ARMEMENT

« J’ai récupéré le mouton noir de l’entreprise dans mon équipe. Il est soupçonneux, voit des pièges partout et prend la moindre remarque comme une attaque perso. J’ai réussi à le recadrer sans le remettre en question. Avec lui, je n’utilise jamais le mot pourquoi. Je lui dis plutôt : «Qu’est-ce qui te fait dire ça ?» On parvient tant bien que mal à fonctionner. »

CAMILLE, 40 ANS, CORRECTRICE DANS LA PRESSE

« Une collègue a commencé à se prendre pour la chef du service: elle nous expliquait pourquoi on se trompait et comment il fallait faire, alors qu’elle n’avait aucune légitimité pour cela. Seule notre vraie N+1 l’a prise au sérieux et lui a donné un poste d’adjointe… avant de la rétrograder pour incompétence quelques mois plus tard. Depuis, elle ne nous embête plus!»

Gestion de conflits avec des collègues

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Gestion de conflits avec des collègues : guide de survie

Tout d’abord, vous n’étiez pas certain de la situation : l’un de vos collègues semblait plutôt froid au cours de l’heure du dîner. Ensuite, vous remarquez que ce même collègue ne rit plus à vos blagues avant de quitter le bureau pour le week-end. Vous vous rassurez en vous disant que la fin de semaine va permettre à toute l’équipe de se reposer et de retrouver sa complicité et sa bonne humeur. En début de semaine, vous vous installez dans la salle de conférence pour une rencontre d’équipe et le collègue en question vous remet un rapport en disant : « c’est rempli d’erreurs ton _ _ _ __ de rapport, à cause de toi je vais travailler tous les soirs jusqu’à 8 :00 et j’ai eu l’air d’un idiot devant le patron. Merci Beaucoup ! »

Votre rythme cardiaque augmente et vous éprouvez de la difficulté à croire ce qui se passe. Vous devez vous rendre à l’évidence : vous êtes actuellement face à un véritable conflit à résoudre. Voici quelques stratégies pour arriver à faire face à ce genre de situation qui fait malheureusement partie intégrante de la vie professionnelle.

1. L’importance de l’écoute et du calme

À cet égard, il est important de rappeler l’importance d’être bien attentif à ce que l’on nous reproche et de résister à la tentation de « vider son sac » sur un possible historique de relations conflictuelles, même si l’envie est grande. Plus concrètement, la colère et la frustration sont rarement de bonnes conseillères et risquent de provoquer une escalade d’arguments au lieu d’amener des solutions concrètes. Il est plutôt recommandé de bien écouter les reproches pour s’assurer que le ou la collègue sent qu’il ou elle est écouté(e).  De ce point de vue, il est bien sûr très difficile d’écouter des reproches qui nous semblent non-fondées ou injustes. Par contre, interrompre la personne durant ses explications risque d’ajouter de l’huile sur le feu.

2. Laisser le temps passer

Puisque l’expression de la colère amène souvent les gens à adopter des mécanismes de défense comme l’agressivité, il est vital de nous assurer que notre interlocuteur est prêt à recevoir notre version ou notre opinion. Donc, il est avantageux de laisser passer du temps avant de communiquer avec le ou la collègue qui est au cœur du conflit. Cette approche va permettre aux deux parties d’éviter un discours émotif et d’aborder la situation d’un angle rationnel.

3. Les faits, encore les faits et toujours les faits

Comme un conflit au travail risque d’avoir un impact sur le rendement d’un projet ou la performance d’une équipe, il est essentiel de vérifier les faits avant d’aller solliciter l’attention de supérieurs ou de différents collègues. En effet, le monde du travail implique une réalité qui est parfois difficile à accepter : les apparences sont importantes. Ceci veut dire qu’un supérieur(e) qui doit trancher dans une situation conflictuelle va se fier sur les preuves écrites, les courriels et les résultats tangibles et non sur les bonnes intentions ou ouï-dire. C’est pourquoi il est vital de bien vérifier les éléments qui peuvent appuyer votre perception comme des consignes écrites, des dates de courriels et des notes de dossiers.

4. En dernier recours : les consultations ou réunions d’équipe en fin de journée

Si votre jugement vous indique que le conflit implique des éléments d’éléments exigeant la prise de position d’une équipe ou d’un membre de la direction, il est conseillé de placer ce type d’intervention en fin de journée. Cette stratégie va vous permettre de vous préparer en regroupant les faits (courriels, consignes et directives) plutôt que de plonger dans une intervention trop émotive. De plus, cette approche démontre concrètement à vos collègues et supérieurs que vous ne voulez pas déranger tout le monde en raison de vos conflits et que vous demeurez professionnel malgré les difficultés.

5. Être centré sur les solutions et non les problèmes

Lorsque vient le temps d’aborder la problématique avec le, la ou les collègues au cœur du conflit, évitez d’évoquer le passé et faites passer le message que vous cherchez des solutions et non des coupables. Il peut aussi être pertinent d’offrir des choix pour régler les différends en employant une formule comme : « je peux intervenir de telle façon » ou avec cette approche : « qu’est-ce que qui serait plus facile pour toi ? » Cette démarche montre que vous êtes flexible et que vous cherchez à régler la situation.

6. Souligner les efforts de l’autre partie et cibler des actions concrètes

Dans le cadre d’un conflit d’ordre professionnel, il est important de souligner que l’on apprécie que l’autre partie fasse des efforts pour faire avancer la situation. D’autant plus que cette attitude est efficace pour  proposer des gestes concrets et non de simples excuses dont la sincérité pourrait être remise en question. Il est plutôt facile et superficiel de s’excuser, mais trouver un terrain d’entente pour identifier des gestes réels avec des impacts mesurables est une initiative qui peut rarement être réalisée sans efforts et sincérité.

Cela dit, appliquer ces approches requiert beaucoup de souplesse et de patience. En revanche, prétendre qu’un conflit n’existe pas pour éviter une confrontation peut avoir de lourdes conséquences sur l’ambiance de travail, le rendement des employés et la qualité des produits et des services rendus.

5 TRUCS POUR ACCEDER A PLUS DE LIBERTE

La solution est en vous!

Au plus profond de chacun de nous se trouve un grand désir de liberté. Le plus grand obstacle à la réalisation de ce désir est notre résistance au changement.

Changer, c’est mourir à quelque chose. Parce que c’est perçu comme un danger, ça fait lever des résistances à l’intérieur.

Il est possible d’instaurer des changements. Voici 5 trucs pour être plus fort que vos résistances et oser vivre libre!

1. Quand le changement vous est imposé de l’extérieur

Vous avez perdu votre emploi, votre partenaire de vie ou d’affaires vous quitte, les taux d’intérêt montent… peu importe la situation, lorsque le changement vient de l’extérieur, la première réaction est souvent la résistance.

Un truc: Jouez au détective. Cherchez le cadeau! Dans toute épreuve se cache une opportunité de changement salutaire pour vous.

2. Quand vous ne savez pas comment faire

C’est normal! Le nouveau, c’est de l’inconnu. C’est ce qui met du piquant dans la vie. Vous apprenez en faisant!

Un truc: Imaginez que vous êtes un entrepreneur en construction. Vous avez un projet à réaliser. Rassemblez votre matériel. Trouvez vos aides. Commencez à construire. Au début, ça ne ressemble à rien. À mesure que votre projet prend forme, vous vous réjouissez et vous êtes motivé pour continuer.

3. Quand vous vous sentez prisonnier de vos vieilles habitudes

Tout le monde aime le confort et la sécurité. On est tellement bien dans nos vieilles pantoufles !

Un truc : Faites pencher la balance du bon côté. Identifiez vos gains à changer et vos avantages à ne pas changer. Dans une balance imaginaire, empilez les gains du changement jusqu’à ce que vous sentiez qu’ils pèsent plus lourd que les avantages que vous avez à ne rien bouger.

4. Quand vous n’avez pas confiance en vous

Avez-vous tendance à laisser vos anciennes limites personnelles vous décourager? Construisez le nouveau « vous ». Là où d’autres ont réussi, vous pouvez réussir aussi.

Un truc : Visualisez le film de votre vie dans 10 ans si vous n’avez pas fait le changement que vous désirez. Qui n’avance pas recule! Prenez votre courage à deux mains et faites un premier pas. Relevez un, puis deux, puis trois défis par jour. Trouvez un partenaire et encouragez-vous mutuellement.

La confiance, c’est le résultat de l’action alignée sur une vision.

5. Quand vous manquez d’énergie, de motivation

Souvent, les causes de ce manque sont l’inaction et la tendance à l’impatience et à la négativité.

Un truc : célébrez maintenant! N’attendez pas le résultat ultime. Imaginez le meilleur résultat possible. Visez ce résultat puis détachez-vous-en. Par exemple, voyez votre sourire triomphant parce que vous êtes libre de dettes ou que vous avez démarré et rentabilisé votre petite entreprise ou que vous portez ces beaux vêtements seyants maintenant que vous avez atteint votre poids idéal.

Puis, oubliez ce résultat. Appréciez vos petits progrès. Célébrez-les. Cela vous donnera un regain d’énergie et de motivation pour continuer.

Allez-y! Vous en êtes capable!

Bon processus de changement!

Quand l’open-space change de style

Bruyants, intrusifs, froids… Les bureaux ouverts sont loin de faire l’unanimité au sein des entreprises. Un nouveau concept pourrait bien leur donner un second souffle.

g (Quadrilatère)

Bruyant, intrusif, froid… L’open-space catalyse souvent les mécontentements concernant la qualité de vie au travail. Selon une enquête Actineo/CSA de 2014 , seulement 67% des Français disposant d’un bureau « paysager » seraient ainsi satisfaits de leur espace de travail, contre 88% de ceux occupant un bureau individuel.

Pour autant, pas question pour Jérôme Malet – président de la société Quadrilatère spécialisée dans l’agencement d’espaces professionnels – de renoncer aux espaces ouverts, favorisant une meilleure circulation de l’information et un aplanissement des structures hiérarchiques.

Aux contradictions de l’open-space, l’agence répond par le concept du « multi-space »: un environnement toujours ouvert mais au sein duquel se distinguent de multiples espaces de travail.

Pas de révolution ici mais des évolutions simples et concrètes permettant de repenser l’aménagement de nos bureaux afin de donner un nouveau souffle à l’open-space.

  •          Des espaces fonctionnels pour lutter contre le bruit

En tête de la liste des doléances à l’encontre des bureaux ouverts: les nuisances sonores. Comment parvenir à se concentrer dans un espace où votre voisin de droite passe dix appels par heure, celui de gauche grignote sans cesse bruyamment et celui d’en face débat constamment à voix haute avec tous les collaborateurs ?

L’attention que portent les employés à leur travail est un enjeu majeur pour la productivité des entreprises et ce d’autant plus que la génération Y – qui représentera d’ici 10 ans 75% de la population active – semble plus sensible aux distractions du fait de sa tendance à « zapper » entre les différentes activités (selon une étude publiée en 2009 par l’Université de Stanford).

Pour mettre un terme à cette confusion, Quadrilatère préconise un aménagement plus fonctionnel. La taille du bureau individuel est légèrement réduite au profit d’une myriade d’espaces dédiés à des activités bien précises. Dans les nouveaux locaux français de la multinationale Mondelez, inaugurés par l’agence en août dernier, des activités comme se réunir, boire un café, se détendre, écouter de la musique ou encore lire un rapport au calme, se réalisent toutes dans des espaces dédiés, isolés les uns des autres. « Nos collaborateurs peuvent désormais choisir l’espace de travail qui sera le plus adapté à leur activité du moment, pour un meilleur confort de travail », se félicite Camille Bouchard, responsable de la qualité de vie au travail au siège de l’entreprise.

L’agence Quadrilatère a également fait le choix d’augmenter considérablement le nombre de « salles » de réunion. « Ces espaces ont été multipliés par trois par rapport à nos anciens locaux », explique Paul Choppin de Janvry, directeur de la communication de l’entreprise d’e-commerce Groupon, qui expérimente ce nouvel aménagement depuis juin.

  •          Une diversification des pôles d’activité pour mettre un terme à l’immobilité

« C’est simple, l’open-space traditionnel s’organise autours de deux espaces: le bureau individuel et la salle de réunion. En dehors des va-et-vient entre ces deux lieux, les employés ne se déplacent presque pas », note Jérôme Malet, pour qui le modèle actuel de l’open-space manque de dynamisme

Multiplier les espaces de travail est ainsi un moyen de rompre avec cette bipolarité, pour favoriser les interactions. « Il nous a semblé que l’évolution de nos modes de travail ne se satisfaisait plus d’un open-space traditionnel. Les activités des collaborateurs évoluent au cours de la journée et il n’était plus possible de mener à bien toutes ces activités en restant à son poste de travail », se remémore Camille Bouchard.

Second point fort, les employés ne restent plus statiques devant leur poste pendant des durées trop prolongées, ce qui agit favorablement sur leur performance.

Divers aménagements ont même été pensés afin de faire varier le plus possible la posture des employés dans les salles de réunion. Chez Groupon, on peut par exemple choisir de se retrouver dans une salle « debout », pour une réunion rapide, durant laquelle les collaborateurs pourront être amenés à se déplacer; ou dans une salle « allongé » équipée de quelques fat boy, sorte de gros coussins permettant de s’étendre pour débattre plus confortablement.

  •          Un espace rationalisé mais pas déshumanisé

Pas de jusqu’au-boutisme cependant dans cette logique de mobilité. Chaque employé peut conserver un bureau personnel et s’isoler s’il le souhaite. « Tout le monde a besoin de garder un espace familier; d’arriver le matin et de retrouver son bureau, son fauteuil, sa tâche de café déposée la veille… Il ne faut pas déshumaniser l’espace de travail », explique Jérôme Malet.

Dans les nouveaux bureaux de la jeune entreprise du net, des chaises hautes de bar ont par ailleurs été installées le long du mur, où est fixé une table pour les employés souhaitant passer un coup de fil à l’écart ou tout simplement avoir un peu plus d’intimité.

Cette personnalisation de l’espace de travail est également de mise à l’échelle de l’entreprise. L’open-space doit aujourd’hui mieux s’adapter aux valeurs de l’entreprise et à ses propres besoins. »Beaucoup de nos employés étaient très frileux à l’idée de quitter le centre de Paris pour se retrouver à la Défense. Nous avons une équipe très jeune [28 ans en moyenne] au fonctionnement assez souple et l’image du quartier d’affaires broyeur de cadre ne collait pas vraiment avec celle de Groupon », se remémore Paul Choppin de Janvry. »Nous voulions des bureaux qui s’adaptent à Groupon, pas l’inverse ».

Dès son hall d’entrée flambant neuf, au 15ème étage de la tour CB21 de la Défense, la start-up annonce la couleur: deux grands baby-foots se dévoilent au visiteur. « Nous voulions susciter une véritable adhésion chez nos collaborateurs pour les nouveaux locaux…et ça a marché ! Les employés des autres bureaux de la tour s’arrêtent même chez nous pour visiter ! »s’exclame Paul Choppin de Janvry.

Entreprendre : 10 étapes obligatoires

Créer son entreprise est stimulant. Chaque entrepreneur vous le dira : il ressent en lui une certaine adrénaline valorisante qui peut lui fournir les forces nécessaires à braver tous les problèmes. Mais créer son entreprise, c’est avoir de grandes idées, des ressources, une expertise dans un domaine, et surtout, créer son entreprise, c’est beaucoup, mais alors beaucoup de travail. Afin d’aider les entrepreneurs débutants, voici 10 étapes à mettre en pratique pour mettre toutes les chances de votre côté.

Etnreprendre est un métier. Apprenez le et devenez un entrepreneur hors pair

Etnreprendre est un métier. Apprenez le et devenez un entrepreneur hors pair

Entreprendre, c’est une forme de thérapie personnelle

Entrependre, cela permet d’évaluer ses forces et surtout ses faiblesses

Bon alors inutile de dire qu’il faut rester objectif dans cette analyse. Avant d’entreprendre tout projet, entreprenez une petite introspection autour de votre personne.

Êtes-vous fait pour devenir entrepreneur ?

Beaucoup d’entre nous aspirent à devenir chef d’entreprise, de devenir libre comme l’air – Ne plus demander l’autorisation pour poser une journée de congés par exemple – mais peu connaissent le côté moins glamour :

  • La difficulté de trouver les premiers clients
  • La débrouillardise et la persévérance au premier imprévu
  • L’engagement journalier – Une journée d’entrepreneur dure 26h…
  • La fiabilité, il faut que vos employés aient confiance en vous et votre manière de gérer…
  • Sans compter les compétences nécessaires en communication ou dans le domaine d’activité de l’entreprise.

En bref, êtes-vous prêt à devenir un LEADER ?

Entreprendre, c’est réfléchir au business plan

Le business plan est un véritable outil de management. Il représente votre planning pour les 3 années à venir. Hors une des causes d’échec est justement une mauvaise planification des différentes tâches. Un plan d’affairesbien conçu vous permettra de rectifier le tir en cas de déviances des indicateurs.

Entreprendre, c’est établir une stratégie marketing efficiente

Etablir une stratégie marketing, c’est bien. Etablir une stratégie marketing efficace, c’est mieux. Etablir unestratégie marketing efficiente, c’est encore mieux.

Etudiez donc dans tous les détails les besoins de votre cible afin de leur proposer une offre en parfaite adéquation. On le sait tous, le marketing ne convertit pas un prospect en client, mais il y contribue fortement, surtout si, derrière vous disposez d’une stratégie commerciale en béton.

Mettez-vous donc à l’analyse des 4P – Produit, Prix, Promotion, Place – voire même des 5P avec la Personne.

Entreprendre, c’est développer une image forte

L’image de votre entreprise comprend plusieurs éléments : votre nom commercial, votre slogan ou votre accroche, votre logo et votre charte graphique, vos manifestations publiques etc… Cette image doit naturellement dégager des valeurs positives sous peine de mettre la clé sous la porte rapidement.

Entreprendre, c’est déterminer la structure appropriée

SA, SARL, SNC, SAS, entreprise individuelle ? On s’y perd… choisissez bien votre type de structure juridiquepour exploiter votre business. Les chefs d’entreprises, en règle générale choisissent leur structure en comparant plusieurs éléments :

  • La publication obligatoire ou non des comptes annuels
  • Les éléments fiscaux dont l’entreprise sera redevable
  • Autres éléments laissés à l’appréciation du créateur d’entreprise.

En règle générale, les entrepreneurs débutants commencent leur aventure en SARL ou EURL, ce qui est en théorie le meilleur choix puisque ces structures limitent la responsabilité des créateurs. En pratique, c’est un peu différent car les banques demandent généralement au créateur de se porter garant sur ses deniers personnels… ce qui du coup, rend caduc la limitation de responsabilités.

Entreprendre, c’est tenir compte de la trésorerie

Ne pas tenir compte de votre besoin en fonds de roulement serait une grave erreur. Le cash en entreprise, c’est la vie. Sans trésorerie, pas de fournisseurs. Sans fournisseurs, pas de produits et sans produits, pas de clients…
Ne sous-estimez donc pas vos besoins en trésorerie mais aussi votre besoin capitalistique, afin de pouvoir financer de façon durable vos immobilisations. Les meilleurs créateurs d’entreprises se sont assurés de disposer de liquidités en cas d’imprévus. Ce doit aussi être vos cas.

Entreprendre c’est tisser un réseau

Ne négligez pas votre réseau. Etablir un réseau, c’est s’assurer un roulement de clientèle régulier. Le réseau vous amène du monde et en contrepartie, vous amenez du monde à votre réseau. C’est ça le principe. Soyez donc volontaire dans votre phase de développement et ne laissez pas la chance au hasard en restant devant votre ordinateur à coder un script dont tout le monde se fichera royalement si vous ne le commercialisez pas.

Le réseau permet entre autre de se faire une place de leader ou de challenger au sein d’une activité. Il améliore votre réputation en cas de réussite.

Cette forme de marketing est sans doute la moins chère et la plus simple d’accès.

Entreprendre, c’est fournir de la qualité

Ça parait simple comme ça, mais beaucoup d’entreprises ne jurent que par la Chine et ses bas coûts. Hors pour fournir de la qualité, il faut souvent y mettre le prix, que ce soit en France ou en Chine d’ailleurs.

Votre entreprise n’en sera que plus pérenne : un client satisfait en vaut deux.

Entreprendre, c’est former une équipe de gagnants

Seul, l’entreprenariat peut s’avérer plus difficile. Il faut être bon en marketing, en commercial, en finance, en RH, en juridique… C’est pourquoi, il est bon de former une petite équipe aux profils totalement différents. D’une part, vous couvrirez l’ensemble des besoins d’une entreprise en démarrage mais en plus, vous disposerez d’une vision différente et donc global de votre marché, de votre produit, de vos clients etc…

Entreprendre, c’est utiliser les technologies

Vous vous voyez tenir la comptabilité comme dans les années 1970 avec un crayon à papier ? non je ne pense pas… Utilisez un CRM pour gérer vos prospects, vos devis, vos clients, vos ventes, un logiciel comptable etc…

D’une part, vous gagnerez en temps (et le temps, c’est de l’argent) mais en plus, vous réduirez vos coûts…

Vous pouvez par exemple utilisez la vidéoconférence au lieu de vous déplacer, les réseaux sociaux pour réaliser une enquête plutôt que de vous déplacer dans la rue, utiliser les bases de données etc…

Bon et bien vous voilà prêt à entrer dans l’aventure ! Appliquez ces 10 étapes et tout ira pour le mieux.

LE COMPLEXE DE MOWGLI

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Manager sans déléguer : le complexe de Mowgli

Parler de son travail en terme de « métier » ne qualifie en fait qu’une compétence générique ; pour comprendre « ce que fait » quelqu’un dans une entreprise, il est indispensable de cerner son « rôle », bien au-delà de son intitulé officiel, parfois un peu creux.

Un « rôle » – bien plus qu’un emploi ou une fonction – représente l’ensemble des correspondances et des relations, des influences et des attentions qu’un professionnel doit entretenir avec les autres pour exercer et développer son métier et les responsabilités qui lui sont liées. Cela s’appuie fondamentalement sur une logique contractuelle, au sens professionnel du terme.

Halte à la culture tribale

Mais cela ne s’établit pas spontanément ou intuitivement de façon constructive ; ce serait un tort de le croire. Tout groupe humain laissé dans l’absence de règles claires et partagées a tendance à s’autoréguler sur une base parfaitement arbitraire : la loi du plus fort. Les fonctions de chacun se définissent alors, de fait, par leur degré de soumission à l’ordre tribal : c’est la domination du leadership mal compris. C’est Le livre de la jungle… en moins charmant ! Mais cette hiérarchie-là, si elle nous est commune avec le règne animal, n’amène pas l’homme à son accomplissement. Pour que chacun puisse donner sa pleine mesure, il a besoin d’un espace où il ne soit pas asservi à l’arbitraire, à la stricte dépendance, ni même à la seule subordination. En outre, les qualités de l’intelligence et de la culture ne sont jamais celles qui sont exploitées par la loi du plus fort. Or l’entreprise, dans son souci de tirer parti au maximum de la « ressource humaine », se doit de permettre à chacun de donner cette pleine mesure et de la développer. Comme le disait Théodore Roosevelt : « Le bon dirigeant est celui qui se laisse entourer par les meilleurs et se retient d’interférer dans leur travail. »

La délégation, outil majeur de la logique contractuelle

L’outil principal qui permet de susciter et d’établir ce développement est la « délégation ». Cette dernière ne répond pas seulement à la nécessité de répartir les tâches pour arriver plus efficacement et plus rapidement à une fin ; elle ouvre également une véritable gestion des potentiels individuels et collectifs de l’entreprise. Pour résumer, on pourrait décrire ses objectifs de la manière suivante :

Organiser le travail

Nulle activité complexe ne peut être assurée par une seule et même personne, ni d’ailleurs par un seul et même acteur professionnel. Ce dernier doit par conséquent diviser le travail en confiant à d’autres des responsabilités et des pouvoirs. La délégation permet alors au collaborateur de disposer d’un mandat clair auprès de tous les autres professionnels de l’entreprise.

Structurer des responsabilités

La délégation est une division du travail qui induit de la collaboration et de la solidarité. Elle structure en effet des rapports de complémentarité, en s’appuyant sur une bonne compréhension du rôle de chacun. Elle permet ainsi de diminuer sensiblement les éventuels rapports de force et d’instaurer une synergie professionnelle bénéfique à tous, où chacun donne parce que chacun reçoit.

Partager le pouvoir

Les missions et objectifs étant clairement définis et compris, la délégation ne doit pas être vécue comme une indépendance, mais comme une autonomie au sein d’une « co-responsabilité ». A cette fin, disposer de règles communes et rigoureuses est le moyen le plus sûr d’une crédibilité renforcée et d’une gestion des rapports professionnels moins arbitraire et plus motivante.

Faire émerger les potentiels

C’est à l’œuvre qu’on reconnaît les compétences, mais c’est en confiant une responsabilité qu’on discerne les capacités et le talent de quelqu’un. Cela permet d’initier une évolution et la formation d’une valeur ajoutée pour l’individu… comme pour l’entreprise.

Les règles du jeu de la délégation

Mais la délégation comporte également un certain nombre de règles du jeu qu’il importe de respecter. Celui qui délègue doit ainsi nécessairement :

Savoir, avant toute chose, si la délégation légalement possible… et si de plus elle est autorisée par sa propre hiérarchie ; certaines missions ou objectifs ne peuvent pas – ou ne doivent pas –, en effet, être délégués ou subdélégués.
Connaître le degré de responsabilité qui lui reste dans ce qu’il a transmis et sa façon de l’assumer ; une simple délégation de pouvoir, en effet, ne transfère pas au délégataire l’entière responsabilité de l’opération.
Être sûr des compétences du délégué pour les responsabilités transmises.
Expliquer en quoi consistent ces responsabilités en définissant leurs limites et éviter des abus involontaires (ou volontaires) possibles.
Fixer avec le délégué le degré de « contrôle » éventuel qui sera exercé sur son activité.
Préciser dans quelle mesure on accepte d’aider le délégué dans ses tâches.
Sanctionner au besoin par des avantages, quels qu’ils soient, le supplément possible de travail demandé (allègement ou suppression d’autres obligations, paye, etc.).

De plus, il existe entre délégant et délégué toute une gamme de sentiments personnels, au premier rang desquels la confiance réciproque est implicitement nécessaire. Le délégant doit être au fait, en lui-même, des motifs qui le poussent à donner ou partager une responsabilité qui était la sienne : s’il s’agit par exemple pour lui de se « débarrasser » simplement de quelque chose qui l’ennuie, ou qu’il n’a pas le temps de faire, il sera honnête de l’expliquer au délégataire. S’il s’agit véritablement d’un partage, ce dernier le sentira très bien et la communication entre les deux personnes s’en trouvera confortée.

En permettant de structurer un « rôle », la délégation est en définitive l’outil essentiel du management. Nous pourrions dire, pour paraphraser un dicton célèbre : « Montrez-moi comment vous déléguez, je vous dirai quel manager vous êtes ! »

Expatriation fiscale : le top 10 des meilleures destinations. Et vous ? Quel serait votre choix idéal ?

 

A l’heure où tous les français remplissent leurs déclarations d’impôts, le cabinet Bradley Hackford «leader en changement de résidence fiscale» vient de publier son classement des meilleures destinations fiscales pour 2015, c’est à dire là où il fait bon s’exiler pour voir baisser drastiquement ses impôts.
Selon le cabinet, réussir son expatriation fiscale ne suppose pas intégralement de chercher un taux d’impôt zéro mais aussi de jouer le jeu de la résidence voire du changement de nationalité.
«Ceux qui cherchent seulement à déposer leur argent pour échapper au fisc de leur pays font le mauvais choix», assure Harold Ollek.

«L’expatriation fiscale concerne entre autre les personnes aux revenus élevés qui ont la possibilité de se délocaliser. Ce sont par exemple des rentiers ou des retraités fortunés qui veulent profiter de leur argent et d’un cadre de vie agréable», ajoute l’associé.

«Il ne s’agit en aucun cas d’une logique de fraude», insiste-t-il. A cette liste, on peut encore rajouter les entrepreneurs, les activités libérales, les freelance et même un nombre croissant de jeunes diplômés fuyant le chômage français !

Ce palmarès ne se contente donc pas uniquement de sélectionner les pays avec le plus faible taux de pression fiscale.
Il prend également compte d’autres éléments comme la qualité de vie, la sécurité juridique et physique des citoyens. Il y a aussi la situation géographique ou encore la qualité du programme d’investissement économique développé par le gouvernement local. Bref, un apanage complet de différents facteurs qui nous offre une autre approche sur l’expatriation fiscale.

Expatriation fiscale : Voici le top 10 des meilleures destinations !
1) Antigua-et-Barbuda
Nouvelle entrée dans ce classement annuel, Antigua-et-Barbuda propose un programme de citoyenneté par investissement permettant d’acquérir la nationalité du pays ainsi que la résidence. « Les programmes combinant nationalité et résidence répondent à un nouveau besoin chez les expatriés compte tenu de l’évolution progressive des considérations fiscales liées à la nationalité », souligne Bradley Hackford.
L’obtention de la nationalité du pays nécessite la réalisation d’une contribution non remboursable de 250 000 dollars dans le programme de citoyenneté du gouvernement. Il est également possible d’opter pour l’acquisition d’un bien immobilier agréé par le programme de citoyenneté du gouvernement et d’une valeur minimale de 400 000 dollars.
Les personnes ayant acquis la nationalité au travers de ce programme peuvent ensuite devenir résidentes d’Antigua et bénéficier d’une exonération totale d’impôts sur les revenus de source étrangère. Seuls les revenus provenant d’activités menées à Antigua et Barbuda sont imposables.

2) Le Royaume-Uni

Le Royaume Uni offre la possibilité d’acquérir le statut de résident « non-domicilié » ou « non-dom ». Ce statut spécifique, qui s’adresse aux personnes de nationalité non britannique, permet de vivre en Angleterre sans être imposé sur ses revenus de source non locale ni sur sa fortune placée en dehors du Royaume Uni.
Les personnes ayant opté pour ce statut bénéficient de ce régime spécifique durant leurs 7 premières années de résidence dans le pays. Un forfait fiscal minimum doit ensuite être acquitté chaque année.
La position stratégique de Londres et sa qualité de vie ainsi que son dynamisme en font également une place particulièrement attractive pour les personnes disposant d’un important patrimoine. Selon les chiffres donnés par le maire de Londres Boris Johnson, 240 000 français vivent aujourd’hui dans la capitale britannique.
3) Monaco
Vivre à Monaco permet de bénéficier d’une absence totale d’imposition sur les revenus, à l’exception des personnes de nationalité française qui continuent à payer leurs impôts en France. Il leur faudra donc acquérir une seconde nationalité au préalable et renoncer ensuite à la nationalité française si elles désirent bénéficier de ce régime fiscal.
Il n’existe pas, non plus, à Monaco d’impôt sur la fortune, la succession ou les donations envers les héritiers directs (parents, conjoints, enfants). Cela concerne aussi bien le patrimoine situé à Monaco qu’à l’étranger.
Pour les expatriés, l’obtention de la résidence monégasque nécessite notamment de pouvoir démontrer une situation de fortune importante et donc de pouvoir vivre à Monaco sans avoir besoin d’y travailler (qu’il s’agisse d’une résidence louée ou achetée). Le requérant à la résidence monégasque doit par ailleurs ouvrir un compte bancaire à Monaco et y déposer un minimum de 500 000 euros.
La principauté de Monaco, avec son offre de loisirs haut de gamme et sa sécurité reconnue continue d’attirer de nombreux résidents provenant de différents pays, notamment d’Italie, de Russie et plus récemment de Suisse.
4) Andorre
Petite principauté située entre la France et l’Espagne, l’Andorre attire à la fois les français et espagnols frontaliers en raison de sa fiscalité très favorable mais également les étrangers non européens, notamment russes, qui apprécient la situation géographique du pays ainsi que son haut niveau de sécurité.
L’obtention de la résidence pour les personnes financièrement indépendantes nécessite notamment de réaliser un investissement d’un montant de 350 000 euros minimum dans le pays et d’effectuer le dépôt d’une caution de 50 000 euros. L’imposition sur les revenus des personnes physiques y est de 10 %.

5) Les Bahamas

Comme Monaco, les Bahamas offrent une exonération totale d’imposition… avec en plus le climat des Caraïbes.

6) L’Île Maurice

L’île Maurice, est très prisée des français qui apprécient l’usage de la langue française et la faible taxation du pays. L’imposition sur les revenus des personnes physiques y est de 15 %.
La procédure d’obtention de la résidence y est « simple », selon Bradley Hackford. Elle consiste notamment à acheter un bien immobilier sur l’île d’une valeur minimale de 500 000 dollars américains.
Ce programme, baptisé IRS pour « Integrated Resort Scheme », a été lancé par le gouvernement mauricien en 2002 afin d’encourager la construction et la vente de villas de luxe à des étrangers dans des emplacements particuliers. Ces acheteurs internationaux ont le statut de « résidents mauriciens » tant qu’ils sont propriétaires des villas agréées par le programme.
Un auteur d’Objectif Eco y a élu domicile, c’est Cédric Froment. Vous pouvez lire son édito traitant du sujet et voir son opinion : http://www.objectifeco.com/dans-la-vie-des-auteurs/cela-fait-20ans-que-j-en-reve-et-m-y-voila-enfin-expatrie-sur-l-ile-maurice.html

7) Malte

Devenir résident à Malte permet, sous certaines conditions, de n’être imposé que sur ses revenus de source locale. Les revenus de source étrangère, et non rapatriés à Malte, sont eux exonérés. Plusieurs statuts spécifiques destinés aux européens, aux non-européens et aux retraités permettent de bénéficier d’un régime analogue à celui de « non dom » en Angleterre.
Samuel Rondot d’Objectif Eco y réside : http://www.objectifeco.com/blog/samuel-rondot.html

8) Gibraltar

Gibraltar dispose d’un statut spécifique (dit de « catégorie 2 ») permettant aux résidents optant pour ce statut de bénéficier d’une fiscalité attractive et prévisible tout en bénéficiant des avantages liés à l’appartenance du pays à l’Europe.
L’imposition des personnes physiques à Gibraltar sous ce statut est limitée aux premières 80 000 livres gagnées par an. Les revenus supérieurs à ce montant ne sont pas fiscalisés. Le forfait maximal d’imposition est donc de 28 360 livres. A noter qu’un minimum de 22 000 livres d’impôts annuels est à acquitter.

9) Ex-æquo Emirats Arabes Unis – Dubaï

La possibilité d’implanter une société dans l’une des nombreuses zones franches de Dubaï puis d’obtenir la résidence dans le pays permet à Dubaï d’attirer de plus en plus d’expatriés. Les sociétés implantées dans les « free zones » peuvent être détenues à 100 % par des étrangers.
Le taux d’imposition pour les sociétés est de 0 %, il est en est de même pour les revenus des personnes physiques résidentes qui ne sont soumises à aucun impôt.

10) Les Caïmans

Les Caïmans sont une destination réputée avec un taux d’imposition de 0 % tant pour les sociétés que pour les personnes physiques. Les Caïmans ont mis en place une zone économique spéciale permettant aux personnes actives d’obtenir la résidence en constituant une société dans cette zone.
Il est également possible d’opter pour la résidence sans permis de travail en démontrant la possession de revenus extérieurs et en réalisant un investissement de 500 000 $ CI localement (soit 562 273 euros).

Quelques remarques

La Suisse ne fait pas partie de ce classement ! En raison notamment de la fin du secret bancaire levé par les USA.
La Belgique est sortie du palmarès, il faut dire que le climat n’y est pas étranger… outre cela, elle ne s’adresse qu’à une minorité aisée voire très aisée d’expatriés !

Et vous, d’accord ou pas avec ce classement ? Vos avis sont les bienvenus !

Pour ma part, je trouve qu’il manque 2 ou 3 ténors en matière de paradis fiscaux… je pense à Hong-Kong, Singapour… Panama, considéré comme une des places off-shore parmi les plus obscures de la planète puisqu’elle ne coopère pas avec les douaniers ou lors d’échange d’informations entre pays.
En définitif, s’exiler fiscalement est une affaire de sensibilité propre à chacun (comme le dit Charles Dereeper, il n’y a pas que le « volet financier » qui influe). Une expérience sur le terrain est souvent ce qu’il y a de plus formateur, cela permet aussi de démystifier les idéalismes et de concrétiser avant tout un réel projet de vie !