Monthly Archives: septembre 2015

Quand le BFR sert la valorisation de l’entreprise

 Virginie Auvergnas et Mickaël Piffard-Besnard

Cession d’activité ou recherche de financement, l’exercice de valorisation fait partie du cycle de vie de toute entreprise. Parmi les méthodes d’évaluation, le DCF reste, pour les auteurs, la méthode reine. En tirer le meilleur parti, c’est notamment apprécier la variation du BFR. Conseils.

Quand le BFR sert la valorisation de l'entreprise

La méthode des DCF (« discounted cash flows », ou flux de trésorerie actualisés) est classiquement mise en oeuvre afin de prendre en compte l’ensemble des spécificités de la société. Elle consiste à estimer la valeur de la société grâce aux flux futurs qu’elle générera et repose sur un plan d’affaires (des flux de trésorerie futurs de la société) réalisé par le management. Dans le cadre des discussions sur la valeur de l’activité considérée, les principales hypothèses retenues pour élaborer ce plan d’affaires seront le nerf de la guerre. Le Daf devra, dès lors, préparer un argumentaire défendant chaque point d’amélioration du chiffre d’affaires, de la marge opérationnelle ou du BFR retenu pour estimer les flux de trésorerie futurs (cf. tableau ci-dessous).

Le compte de résultat, oui, mais pas seulement

Les plans d’affaires se focalisant principalement sur les agrégats du compte de résultat ne sont pas rares. En effet, le management anticipe, généralement, l’éventualité d’être challengé sur ses hypothèses de croissance de chiffre d’affaires et de marge opérationnelle… puisque, par définition, un plan d’affaires montre toujours une amélioration de ces agrégats – si ce n’est à court terme, a minima en vision normative à long terme. Ainsi, le Daf prépare, classiquement, des analyses relativement poussées afin de corroborer ses hypothèses de croissance en termes de volumes, de prix, de parts de marché, etc.

L’amélioration de la marge est également justifiée par des tendances sectorielles, des effets matières ou ceux, favorables, d’un plan de réorganisation passé.

Ces hypothèses sont revues dans le cadre des discussions portant sur le plan d’affaires et elles sont souvent challengées, d’abord par une comparaison aux performances historiques de la société, puis une comparaison aux performances historiques et prospectives des sociétés cotées du secteur ou par des analyses sectorielles issues de bases de données publiques (Insee, sites web d’organismes sectoriels comme le CCFA…) ou sous abonnement (Datamonitor, Xerfi…).

Reste, dans la constitution du flux de trésorerie, un agrégat qui est globalement moins bien appréhendé : la variation du BFR. Elle survient dans le cadre de la méthode DCF mais aussi, parfois, en ajustement des multiples.

Savoir apprécier la variation du BFR

De manière générale, l’appréciation du BFR produit un effet significatif sur la valorisation de l’activité pour les industries portant des stocks, fonctionnant via des contrats long terme ou encore ayant une activité de facturation à l’avancement.

Dans la mise en oeuvre d’une approche DCF, l’effet du BFR se fait à plusieurs niveaux.D’abord sur la période du plan d’affaires : la maîtrise des évolutions significatives du BFR limitera les incidences à court terme. Puis, sur la valeur terminale : la détermination du flux normatif suppose l’estimation du niveau normatif du BFR.

Ce BFR normatif est calculé sur la base de :
– -l’analyse historique du BFR de la société ;
– un benchmark du niveau du BFR de sociétés du secteur ;
– une analyse sectorielle fondée sur les études de marché disponibles ;
– l’appréciation d’hypothèses de développement de l’entité sur de nouvelles zones géographiques ou de nouvelles activités ayant une influence sur la normativité du BFR.

Les retraitements classiques effectués afin d’estimer le niveau de BFR tenable sur le long terme sont, par exemple, le lissage de la saisonnalité, l’élimination d’opérations « one off » abruptes dans le cadre de la communication de clôture (opération de déstockage…), l’ajustement lié à la déconsolidation des créances, de reverse factoring, de financement sporadique de stocks, etc.

Nota bene Dès lors, tout ajustement ayant pour objet de présenter des comptes à court terme sous un meilleur jour n’aura aucun intérêt, puisque l’analyse effectuée dans le cadre de l’évaluation et, plus largement, d’une transaction (due diligence) portera sur une logique de long terme, tenable pour la société. Une action « coup de poing » ne sert donc à rien si elle n’obtient pas de résultats pérennes. Dans le cadre de la rédaction des SPA (sales & purchase agreements), des clauses précisent le retraitement des « one off » sur le BFR, au même titre que sur l’EBITDA.

Améliorer le BFR de manière pérenne : le volet opérationnel ?

Ce volet opérationnel sera pris en compte dans le cadre de la valorisation s’il est jugé tenable sur le long terme. Pour cela, le management devra détailler le plan d’action envisagé, le suivi des résultats, et démontrer une amélioration effective du BFR. Cela suppose, dès lors, la mise en place d’un plan d’amélioration du BFR en amont du processus de valorisation ou de transaction, et qui justifie un BFR normatif (retenu dans le cadre du calcul de la valeur terminale) tenable. Pour s’inscrire dans une logique de résultats durables, cette optimisation du BFR doit très souvent impliquer toutes les strates et fonctions de la société ayant une activité ou un impact possible sur les dominantes du BFR. C’est la fameuse « culture cash », déployée dans les sociétés dont l’objectif majeur est d’intégrer dans la durée une diffusion de bonnes pratiques et réflexes financiers aux fonctions RH, achats, logistique, com­mer­ciale… qui sont les meilleurs garants de la durabilité des programmes d’optimisation. Ces derniers, placés sous l’égide de la fonction finance, induisent, s’ils sont menés à leur terme, une amélioration de 5 à 15 % du ratio BFR/CA.

En fonction de la profondeur que l’on souhaite y apporter et de la taille des sociétés, ces programmes d’optimisation du BFR ont des délais d’élaboration et de mise en oeuvre allant de trois mois à un an et demi. Ainsi, en considérant en moyenne une durée d’un an, il conviendra d’anticiper entre trois et deux ans avant l’exercice de valorisation – et donc de transaction – un plan d’optimisation pour que ce dernier soit intégré pleinement dans le BFR normatif et que les résultats attendus post-valorisation puissent également être intégrés dans la méthode DCF.

Améliorer le BFR de manière stable : le volet financement ?

Ce volet financement peut être retraité s’il ne s’inscrit pas dans la durée et n’est réalisé, notamment, que pour des exercices de window dressing. Première nécessité, donc : inscrire dans le financement pérenne et si possible multi-exercice de l’exploitation ces financements du BFR afin qu’ils soient reconnus dans la méthode DCF. Toutefois, même si ces financements court terme, qui prennent les noms d’affacturage (poste clients), reverse factoring (poste fournisseurs), financement sur stock… sont organiques à l’exploitation de la société, le professionnel en charge de l’évaluation ou de la due diligence peut les retraiter au regard de son appréciation du caractère potentiellement sporadique ou risqué de ces derniers. Cette appréciation passera par sa lecture du business, les conditions des lignes de financement (et les risques de dénonciation/de diminution) ou encore de possibles comparaisons sectorielles ou géographiques de transactions équivalentes. Dans un certain nombre de pays d’Europe du Sud, l’affacturage ne sera souvent pas retraité dans la valorisation de la société car le factor est pleinement intégré dans la culture de financement des entreprises, notamment au regard des délais de paiement plus importants pratiqués dans ces pays.

Nota bene Dans une méthode DCF, il est donc plus opportun de travailler d’abord sur le BFR organique et opérationnel de la société avant d’avoir recours au levier du financement, si ce réflexe se fait uniquement en anticipation d’une valorisation. Au-delà des gains de trésorerie, l’optimisation pérenne du BFR opérationnel sera créatrice de valeur, pour la société, ce qui est moins le cas pour le financement court terme, dont l’objectif premier est tout autre, i.e. financer le montant résiduel de BFR de la société.

Comment mettre en valeur son entreprise avant de la transmettre ?

Vous avez pris la ferme décision de transmettre votre entreprise ?

Ne vous précipitez pas tête baissée dans la recherche d’un repreneur.

La transmission de votre entreprise est sans doute l’opération la plus importante de votre vie alors soignez sa présentation afin d’attirer un maximum de repreneurs.

Vous devez faire en sorte de présenter votre entreprise sous son meilleur jour afin d’attirer un maximum de repreneurs et recevoir de leur part des propositions aux meilleures conditions.

Alors comment mettre en valeur son entreprise avant de la transmettre ?

Je suis régulièrement surpris de voir des chefs d’entreprises qui se mettent en recherche de repreneurs sans bien connaître les forces et faiblesses de leur entreprise mais aussi la valeur de leur entreprise.

Parfois ils n’ont pas même préparé un dossier à remettre aux repreneurs potentiels.

C’est tout de même étonnant de constater que pour les produits ou services qu’ils ont vendu au cours de leur vie professionnelle, ils connaissaient parfaitement les qualités et défauts de ses produits ou services, savaient justifier de la valeur de ses produits et du prix de vente auprès de leurs clients à qui ils remettaient des documents commerciaux de qualité.

Mais le jour où ils vendent la chose la plus importante de leur vie, ils oublient tous ces bons principes et foncent tête baissée dans la recherche d’un acquéreur, sans se demander comment céder une société dans les meilleures conditions.

Et là les problèmes s’accumulent :

  • Ne connaissant pas les forces et faiblesses de l’entreprise, ils ne sont pas en mesure d’argumenter sur les points positifs de l’entreprise qui justifient une valeur élevée ou ils sontpris au dépourvu par les observations parfois assassines des repreneurs sur les faiblesses de l’entreprise.
  • De même ils n’ont pas réfléchi à la justification technique de la valeur de leur entreprise et devant un repreneur ils ne savent pas développer une argumentation rationnelle sur le prix qu’ils demandent.
  • Ou encore, ne disposant de dossier de présentation, ils remettent de manière désordonnée et sans explication des documents sur l’entreprise à des repreneurs qui parfois transmettent leurs documents internes à des tierces-personnes sans les en informer.

Alors pour bien présenter votre entreprise, vous devez au minimum effectuer 3 choses :

  • Tout d’abord, un diagnostic complet de votre entreprise afin d’identifier ses forces, ses opportunités de développement mais aussi ses faiblesses et ses menaces pour le futur.
  • Ensuite, une évaluation de votre entreprise prenant en compte les principales méthodes reconnues par les professionnels au niveau international afin de ne pas limiter votre zone d’investigation à un seul pays et être en mesure d’avancer aux repreneurs une argumentation technique sur le prix qui tienne la route.
  • Enfin, un dossier de présentation (memorandum) à remettre aux repreneurs reprenant l’environnement géographique de l’entreprise, son environnement économique, l’historique de l’entreprise, son marché, ses produits et/ou services, ses clients, ses fournisseurs, ses concurrents, son personnel, ses données financières, son juridique, sa propriété industrielle et intellectuelle,…

Sans disposer à minima de ces 3 éléments, vous passerez pour un amateur auprès des repreneurs et vous n’allez pas attirer de repreneurs sérieux.

Quelque soit le type d’entreprise que vous ayez, y compris si vous envisagez la cession d’un site internet, vous devez disposez de ces 3 éléments.

Alors passez le temps qu’il faut pour bien réaliser ou faire réaliser cette étape en ayant recours aux conseils d’un expert en transmission d’entreprise.

Fabrice LANGE
Manager Général ACTORIA GROUP

Actoria.eu

Conjoncture : une reprise timide qui pourrait se renforcer au second semestre

La situation financière et la rentabilité des PME s’améliorent. Ce redressement pourrait se renforcer au second semestre 2015 avec une progression du carnet de commandes et une consolidation de la trésorerie, selon l’enquête de conjoncture de Bpifrance.

Conjoncture : une reprise timide qui pourrait se renforcer au second semestre

La situation financière des entreprises s’améliore nettement au premier semestre 2015. Le jugement sur la rentabilité du dernier exercice est au plus haut depuis mai 2012 et l’étau de la trésorerie se desserre, selon la 61e enquête de conjoncture de Bpifrance publiée mercredi 05 août 2015. Le dispositif du Cice semble maintenant produire tous ses effetsconcourant au redressement de la rentabilité et à l’allègement des pressions sur les trésoreries.

En mai 2015, 21% des PME estiment bonne la rentabilité dégagée lors de l’exercice 2014. L’étude souligne toutefois que l’indicateur de rentabilité n’est positif que dans les structures de 100 à 249 salariés, et dans celles qui réalisent plus du quart de leur activité à l’international.

Les choses pourraient bouger au second semestre

Si globalement les freins à l’investissement se desserrent, deux bonnes nouvelles supplémentaires pourraient intervenir dans les six prochains mois. Tout d’abord, lescarnets de commandes devraient sensiblement progresser, avec un solde d’opinion sur les carnets futurs à +5, au plus haut depuis mai 2011. Ensuite, latrésorerie devrait continuer de s’améliorer. Et ce, dans tous les secteurs d’activités et aussi bien dans les TPE que dans les PME. Cela pourrait donc faire bouger les choses afin de passer d’un rebond d’activité à une vraie reprise économique créatrice d’emplois.

Méthodologie : La 61ème enquête semestrielle de conjoncture de Bpifrance a été réalisée par interrogation de 28 600 entreprises de 1 à 249 salariés début mai 2015. L’analyse s’appuie sur un échantillon de 4 373 réponses reçues avant le 12 juin 2015.

Le rôle des conseils d’administration lors des fusions et acquisitions

Avatar de Gouvernance des entreprises | Jacques GriséGouvernance | Jacques Grisé

Les enjeux évoqués dans cet article sont les suivants :

  1. Quel ont les tendances en matière de fusions et acquisitions dans le monde, particulièrement aux É.U. ?
  2. Quel est le rôle du conseil dans les activités de F&A ?
  3. Le CA doit-il être proactif dans les situations de F&A; quelles questions les administrateurs…

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Experts-comptables et commissaires aux comptes : regards sur la réalité et l’avenir de ces professions

Experts-comptables et commissaires aux comptes font partie du cercle intime des conseillers du Daf. La structure de ce secteur, miroir de sa clientèle, repose sur un fossé entre grosses et petites structures. Mais il existe quelques acteurs atypiques et surtout une concentration s’amorce.

Experts-comptables et commissaires aux comptes : regards sur la réalité et l'avenir de ces professions

Qui sont-ils, ces 20 000 professionnels inscrits à l’Ordre des experts-comptableset à la Compagnie nationale des commissaires aux comptes ? S’ils sont soumis aux mêmes règles de déontologie et sortent à peu près du même moule pédagogique, leur manière de pratiquer le métier diffère considérablement. Le gap culturel est immense, à l’image de celui qui sépare « l’épicier du coin » de la grande surface Auchan, même si la métaphore avec le secteur de la grande distribution ne sera certainement pas du goût de ces professionnels, passés par la sélection de longues années d’étude sanctionnées par un stage de trois ans minimum dans un cabinet avant d’obtenir le titre suprême. Un cursus qui se rapproche de celui des études en médecine pour ces praticiens au chevet des entreprises, de leur naissance aux soins palliatifs. Mais l’analogie s’arrête là, car la profession des experts-comptables et commissaires aux comptes est bien moins homogène que la corporation des soignants.

En ce sens, le secteur des professionnels du chiffre se rapproche plus de la configuration de sa clientèle. D’un côté, les très grands cabinets, qui réalisent plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploient plus de 1000 collaborateurs,engrangent plus de 30 % des revenus alors qu’ils représentent moins de 1 % du nombre de cabinets hexagonaux. De l’autre, les structures de moins de 10 salariés représentent plus de 80 % du nombre de cabinets pour moins du tiers du chiffre d’affaires du secteur.

Stéphane Raynaud, directeur de la publication La Profession Comptable et dirigeant du cabinet BBA, conseil stratégique des experts-comptables

« On peut considérer que les sept premiers du classement trustent la plus importante part de marché auprès des ETI et grosses PME et qu’en dessous du top 25, on trouve plus rarement des cabinets qui arrivent vraiment à capter cette cible. »

Une bipolarisation du secteur

Le classement annuel, en fonction des éléments déclaratifs, réalisé depuis une trentaine d’années par La Profession Comptable* de revenus reflète bien cette dichotomie. Indétrônables de la tête du classement, les Big Four : KPMG, Deloitte, EY et PWC, qui ont perdu leur Big Five en 2003 après la dissolution d’Arthur Andersen, absorbé par son confrère EY, à la suite du scandale d’Enron aux États-Unis (un choc assimilable à la faillite de Lehmann Brothers pour le secteur bancaire en 2008 !). À l’exception de KPMG, qui a su grandir tout en gardant son ADN locale, le top 5 du classement (avec Mazars) réalise la grande majorité de son activité en commissariat aux comptes, laissant l’expertise-­comptable à ses confrères plus petits et plus provinciaux.  » Le classement illustre la bipolarisation du secteur entre les grands cabinets qui réalisent la plus grande part de leurs revenus en commissariat aux comptes et les réseaux moins importants qui se concentrent sur l’expertise comptable. Cette répartition reflète aussi la typologie de leur clientèle : aux grandes signatures internationales les grandes entreprises, aux petits réseaux les PME, TPE et autres professions artisanales et commerciales « , décrypte Stéphane Raynaud, directeur de la publication La Profession Comptable et dirigeant du cabinet BBA, conseil stratégique des experts-comptables.  » On peut considérer que les sept premiers du classement trustent la plus importante part de marché auprès des ETI et grosses PME et qu’en dessous du top 25, on trouve plus rarement des cabinets qui arrivent vraiment à capter cette cible ; à l’exception desstructures hyperspécialisées offrant des prestations haut de gamme qui n’ont plus rien à voir avec la révision des comptes ou le commissariat aux comptes « , poursuit l’expert.

Quelques acteurs atypiques

Qu’elles se spécialisent dans les due diligences d’acquisition, le conseil en restructuring ou d’autres services financiers haut de gamme, ces structures, souvent composées de « spin-off » des Big Four (comme 8Advisory ou Accuracy dont le noyau dur est composé d’anciens d’Arthur Andersen), ne font d’ailleurs pas partie du classement et, parfois, dédaignent même de s’inscrire à l’Ordre. Autre absent – de taille ! – de ce classement : Fiducial. Cet acteur atypique dans le monde policé du chiffre est devenu, à coup de diversifications, une espèce d’animal hybride regroupant des métiers éloignés de son ADN d’origine. Avec près d’un milliard d’euros de revenus en Europe et 1,7 milliard de dollars au niveau mondial, l’entreprise, créée en 1970 par l’expert-comptable Christian Latouche, s’est diversifiée, dès les années 1990, en rachetant le spécialiste de fournitures de bureau Saci, et fait partie des rares acteurs de la comptabilité hexagonale à avoir franchi l’Atlantique dès la fin de cette même décennie. En parallèle à une stratégie de croissance externe soutenue dans son métier d’origine – l’expertise comptable -, Fiducial n’aura de cesse d’élargir sa gamme de prestations de services aux entreprises : après les fournitures de bureau donc, ce sera l’informatique, puis la sécurité, et enfin le métier de la banque dédiée aux TPE… Cette stratégie ambitieuse d’offre globale n’a toutefois que peu d’émules dans le milieu plutôt conservateur de l’expertise du chiffre.

La croissance s’y envisage essentiellement dans le sens vertical et plutôt via l’absorption des petits cabinets par les grandes structures.  » La concentration s’accélère pour les acteurs de l’audit, souligne Stéphane Raynaud. Avec quelque 200 cabinets d’audit hexagonaux adressant les ETI, la France fait encore figure d’exception au niveau européen où le nombre d’acteurs est plus réduit. La tendance au regroupement est en cours et devrait certainement se stabiliser autour d’une quarantaine de cabinets d’audit.  » Il est donc fort à parier que le top 10 du classement restera encore immuable pendant quelques années.

Ma chronique macro du 7 septembre

Avatar de Philippe WAECHTERLe Blog de Philippe Waechter

Plusieurs éléments à relever cette semaine

Le premier est la révision à la baisse des projections de croissance et d’inflation par la BCE pour les années 2015, 2016 et 2017.
Trois remarques
1 – La prévision de croissance est stable autour de 1.5% en 2015 et 1.8% en 2016. Ce qui est frappant est qu’en dépit d’une politique monétaire très accommodante il n’y a pas d’accélération dans le profil des prévisions. Le rythme pas très élevé s’essouffle malgré tout.
bce-prev-croissance2 – Les prévisions d’inflation sont nettement revues à la baisse pour 2016 à 1.1%.

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Le futur du retail passera-t-il par l’abonnement ? L’exemple d’Habitat

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Rares sont encore les secteurs à résister à la disruption. Ce terme publicitaire éculé, devenu grand mot de la décennie , verbalise aujourd’hui tout ce qui bouleverse et transforme le marché. Côté retail, certains acteurs traditionnels se penchent sur de nouvelles manières d’entretenir le dialogue avec le consommateur. Comme chez Habitat, qui se lance dans l’abonnement… de café !


Cet été, entre les tables et les tapis, Habitat offrait une tasse de café une tasse de café à ses visiteurs. Opération promotionnelle ? Ventes privées et traitement privilégié ? Rien de tout ça, ce n’était que la manière de faire découvrir leur nouvelle offre : l’abonnement de café. Une offre qui rompt avec leurs habitudes mais qui est tout à fait cohérente avec leur univers.

La marque s’est associée au torréfacteur italien Lui et propose ses propres machines à café ainsi que des capsules sur abonnement.  « Le café est le premier plaisir du matin, avec cette offre, on fait pénétrer Habitat encore un peu plus dans l’intimité du consommateur. » , estime Rémy Poirson, directeur marketing de la chaîne de magasins de décoration créée à Londres en 1964.

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Trois abonnements mensuels sont proposés aux consommateurs qui se voient également offrir leur machine à café, design évidemment : 17,99 euros, 33,90 euros, ou 47,90 euros par mois. Trois forfaits pour trois degrés de consommation qui permettent de recevoir son café directement chez soi (excepté pour l’offre à 17,99)  ou d’aller le chercher en magasin. Comme un aiguillon drive-to-store, 120 ou 180 capsules sont offertes tous les mois à ceux qui effectuent leur retrait en magasin.  Avec une période d’engagement de 24 mois, ce modèle est la solution trouvée par Habitat pour s’assurer un revenu prévisible et pour tisser un lien plus pérenne et plus intime avec son consommateur.

« Le modèle par abonnement est une chose à laquelle nous nous intéressons beaucoup. Comme tous les retailers, nous nous demandons tous les jours quel chiffre d’affaires on va faire. L’abonnement permet de lisser ce chiffre » , pense Rémy Poirson.

L’offre est disponible depuis début septembre, après une phase de test pendant les soldes. « C’est une offre clés en mains, avec un service après-vente, nous visons 10 000 abonnements la première année » , poursuit le directeur marketing. Pour gérer les paiements, dont la logique diffère des habitudes des retailers, Habitat a fait le choix de GoCardless, une startup spécialisée dans les fintech basée à Londres, pour gérer ses prélèvements.

Pour Rémy Poirson, « l’abonnement est le futur du retail » , d’autres offres devraient donc arriver dans ces prochains mois. Notamment « la maison parfumée », une offre mensuelle de bougies et autres objets, ainsi que le passage en abonnement trimestriel de la carte de fidélité. Et pourquoi pas imaginer un abonnement pour les plus maladroits, comme une offre bi-annuelle de verres à vins ? « Ca pourrait être une idée, à partir du moment où vous accompagnez le client sur toute l’année, la condition est d’offrir du consommable et du régulier » , conclut Rémy Poirson.

Première mondiale : cette voiture fonctionnant à l’énergie solaire a été conçue pour rouler indéfiniment !

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C’est certainement la voiture du futur ! L’Immortus, un véhicule sportif avant-gardiste, pourrait bien révolutionner les déplacements humains grâce à la combinaison d’une batterie et de panneaux solaires.

Associée à l’Université de technologie de Swinburne, à Melbourne, c’est la start-up EVX qui développe actuellement ce projet futuriste. Et même si le bolide n’existe pas encore, l’entreprise a déjà achevé son cahier des charges et espère bientôt rendre sa technologie opérationnelle. Elle exposera d’ailleurs un modèle à échelle réduite de sa voiture de sport au SEMA 2015, un salon automobile spécialisé qui se tiendra au Las Vegas Convention en novembre prochain.

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Le véhicule deux places, voiture de sport oblige, fonctionne grâce au rechargement via une prise murale, comme les voitures électriques déjà existantes. Mais la vraie révolution vient de l’énergie solaire qu’elle produit par le biais des panneaux photovoltaïques dont elle est équipée. Cette avancée technologique, au-delà des bénéfices énergétiques et écologiques qui en découlent, pourrait même permettre à cette automobile nouvelle génération de fonctionner en autonomie totale. Car tout le bolide est pensé de manière à économiser l’énergie : les roues et pneus ont été conçus pour réduire les frictions avec la route et le design aérodynamique du véhicule lui permet de fendre l’air. Conséquence : l’Immortus peut fonctionner avec une très faible consommation d’énergie. Mieux, l’entreprise EVX estime qu’en fonction des conditions solaires, sa voiture pourrait fonctionner uniquement grâce à l’énergie qu’elle produit, à condition de ne pas dépasser les 60 km/h.

Seul bémol à cette superbe innovation, EVX ne produira qu’une centaine d’exemplaires de sa voiture futuriste, la faute à des coûts de production encore trop élevés, et chaque voiture sera commercialisée au prix de 370 000 € environ. Mais avant de vendre son bolide, l’entreprise prévoit de réunir suffisamment de fonds pour pouvoir construire un prototype fonctionnel avant la fin de l’année 2016.

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Même si l’Immortus n’existe pas encore réellement, son invention et les technologies qu’elle utilise laissent entrevoir une révolution dans le monde du transport et dans celui de l’énergie. Croyez-vous que ce genre de technologie se développera rapidement ou pensez-vous qu’une telle voiture sera inaccessible au plus grand nombre ?

HOW 20 MINUTES EACH MORNING CAN TRANSFORM YOUR DAY AS A MANAGER

Stopwatch showing 20 minutes

Before you can be an inspirational leader and effective manager of your dynamic and energised team, you need to get your own game in shape first. Improving your personal time management skills is a lot easier said than done however, and the difference between being busy and being constantly stressed can sometimes feel paper thin.

Like most of us you probably start each morning by speed-showering, stuffing toast into your mouth and running out the door at 1,000mph. If every morning is starting to feel like a Monday, it may be time to consider doing things a bit differently.

See how setting your alarm just 20 minutes earlier could transform your day.

Don’t Start Your Day by Worrying About Yesterday

A good start begins the night before and going to bed in the right frame of mind. It is crucial to getting a great night’s sleep. When people get stressed at work, proper sleep is often the first thing that suffers, either because you can’t switch your buzzing mind off or because you take your work home at nights. Make sure you get the recommended hours but also make sure you go to bed without a brain that’s heavily laden with worries. Don’t take your work home, stop preparing for that client meeting and actually take charge of your overflowing emails once and for all.

Try: Make sure you clear your diary at the end of each day.

Time to Make Some Plans

This 20 minutes is for you. It’s like winning a time lottery so don’t waste it by starting your day checking through yesterday’s emails and scanning news websites. Once you’ve cancelled your alarm on your mobile leave it alone. Instead use your newly found time to establish daily goals. Map out a simple task list that feeds into completing your short and long-term goals. Maybe you want to work toward a promotion: if so, now is the time to plan how you can take one step closer to achieving it.

Try: Consider a diary or planner to document your progress toward a specific goal.

Don’t Skip Breakfast

Okay, so you’ve heard it a thousand times but you still end up skipping breakfast anyway because you don’t have the time. Find the time! Even if you need to go to bed a bit earlier to make it happen, it’s worth making sure you fuel yourself properly. Breakfast improves your metabolism, regulates weight better, improves your mood and fuels your ability to manage your team effectively. Speaker and writer James Clear says: Manage your energy, not your time and encourages you to understand your best creative or analytical times of the day.

Try: If you absolutely cannot fit in a sit-down breakfast, consider instead a low-fat, high protein breakfast smoothie.

Adopt a Mini Workout

It’s true that even a 10-minute exercise routine can have an amazing impact on your day. Use some of your new time to get your body up and running with a quick workout or a simple stretching routine. A quick workout can help you feel more focused, more creative, less tired through the week and much less stressed.

Try: Ever heard of Tabata training? It’s a 20-minute high-intensity workout that is designed for time-poor people.

Give Your Brain a Break

It’s probably not something you have ever even considered but meditation isn’t only for tree-hugging hippies and ass-kicking Kung Fu masters. Forget what you think you know about meditation, it’s just project management but for your life. It’s an exercise in stepping back from your day and viewing it objectively. You evaluate what’s working for you and what’s not. As Andy Puddicombe, founder of Headspace, says: The very act of meditation or mindfulness is honesty itself, seeing the mind exactly as it is, without judgement or criticism, not chasing one thing or resisting another.

Try: 10 minutes of quiet reflection, no phone, no TV, no radio, no newspaper. Just you and your brain.

For more inspiration on managing your time better check out the blog of Time Management Ninja. Lifehack also has some great advice on increasing productivity one small step at a time to help you achieve a lasting and positive impact

I’d love to hear your time management tips. How do you deal with stress and the pressures of work? Please share in the comments!