Monthly Archives: août 2015
Start-ups et implication sociale: soutenir les causes chères à ses employés
S’impliquer, donner, même en période de démarrage d’entreprise, n’est pas chose simple. Cependant, force est d’admettre que les jeunes entrepreneurs sont beaucoup plus engagés qu’on puisse l’imaginer. J’aborde la question cette semaine avec Frédéric René, co-fondateur d’une startup en commerce électronique.
Des desseins plus grands que soi
De la santé à la coopération internationale, en passant par le soutien à la Fondation Montréal Inc. envers qui il est redevable d’avoir appuyé son projet d’affaires il y a 3 ans déjà, plusieurs raisons motivent Frédéric René, co-fondateur de la startup Liki, à s’engager sur une base personnelle. Plusieurs causes lui tiennent à coeur et profitent de son implication. Malgré son horaire hyper chargé, il prend même régulièrement le temps de donner du sang à la Croix Rouge. Pour cet entrepreneur, papa de 4 enfants, donner du temps devient d’autant plus engageant que de donner de l’argent.
Dans sa précédente
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Pigeon : ce que l’on sait sur l’algorithme impactant les résultats locaux
Mise à jour majeure, Google Pigeon a impacté le SEO Local dans les pays où elle a été déployée. Rappel de ce qu’en a dit Google, et de ce qui a pu être observé.
Google a confirmé que Google Pigeon avait bien été déployé en France.
Pigeon est le nom d’une mise à jour importante de l’algorithme de Google qui a modifié ce qu’on appelle le référencement local, c’est-à-dire les résultats que remonte le moteur pour les requêtes associées à un lieu (même implicitement).
Google Pigeon a été déployé aux Etats-Unis le 24 juillet 2014, et dans les autres pays anglophones fin 2014 (le 22 décembre). Le moteur de Mountain View n’a pas précisé, comme il peut le faire parfois, le pourcentage de requêtes impactées par cette mise à jour, mais la secousse ressentie a été très sérieuse. Selon un sondage réalisé outre-Atlantique quelques mois après le déploiement, sur 600 SEO et responsables de site interrogés, plus de la moitié estiment que Google Pigeon a eu un impact négatif sur les entreprises. Et près de 6 sur 10 ont déjà changé, ou vont changer leur stratégie à cause de Pigeon. C’est dire l’importance de cette mise à jour.
Google n’a publié aucune annonce officielle concernant cette mise à jour. Mais le moteur l’a bien confirmée. Pour l’anecdote, il se trouve que ce nom de Pigeon n’a pas été choisi par Google, contrairement à Penguin ou Panda. Le nom Pigeon a été donné par un spécialiste américain bien connu des SEO, Barry Schwartz, en clin d’œil aux pigeons qui ont la faculté de pouvoir retrouver certains lieux, a-t-il expliqué.
Caractéristiques officielles : ce que Google a dit sur Pigeon

Si rien n’a été publié sur les blogs officiels, Google a toutefois pudonner à Barry Schwartz quelques détails sur cette mise à jour. On sait ainsi qu’elle impacte les résultats remontés sur Google Maps, mais aussi ceux qui remontent dans les résultats classiques. Et notamment ceux qui sont listés au sein des « packs » dédiés, qui regroupent de 2 à 7 lieux épinglés sur la carte qui apparaît après une recherche locale (voir exemple ci-contre).
Google a aussi expliqué que le « nouvel algorithme dédié à la recherche locale était désormais mieux lié à la recherche classique ». Plus précisément, les critères qui font remonter un résultat dans Google Maps et dans les « packs » sont désormais plus proches de ceux employés pour classer les résultats classiques. D’après Google, Pigeon est donc censé mieux inclure les centaines de critères utilisés dans le cadre de la recherche classique, mais aussi le Knowledge Graph, l’orthographe, les synonymes et « bien d’autres choses ». Le moteur a aussi précisé avoir amélioré « les paramètres de classement lié à la géolocalisation et à la distance ».
Les conséquences de Pigeon observées par les spécialistes
Outre ces explications venant de Google, viennent aussi les observations des référenceurs. Ces derniers sont à peu près d’accord sur ces trois tendances fortes de Google Pigeon :
1- D’après l’outil, fiable, de Moz qui suit les mouvements dans les pages de résultat sur un grand nombre de mots clés outre-Atlantique, la mise à jour Pigeon a considérablement fait baisser le nombre de requêtes faisant remonter un pack. Une baisse conséquente, de l’ordre de 25%, a même étéobservée. Quant au nombre de résultats contenus dans ses packs, après le déploiement de Google Pigeon, Moz a remarqué que « les packs de 4, 5, ou 6 résultats sont toujours aussi rares. Mais le nombre de packs de 3 résultats a augmenté considérablement, alors que le nombre de packs de 7 résultats a baissé de presque autant. »
2- La carte sur laquelle se trouvent les résultats qui remontent après une requête localisée s’est rétrécie. « Google a souvent, mais pas toujours réduit ce périmètre de recherche », a ainsi fait pu remarquer le spécialiste américain Mike Blumenthal.
Google Pigeon a pu faire perdre beaucoup de visibilité à des commerces
Conséquence évidente de ces deux tendances : les sites listés à l’intérieur des packs ont pu changer. Certains commerces qui apparaissaient après une recherche locale ont donc pu sortir de la liste des résultats les plus visibles…
3- Les annuaires qui listent des entreprises et leur adresse ont gagné en visibilité sur les résultats remontés par Google. C’est ce qu’a notamment pu noter Matt McGee, rédacteur en chef du site spécialisé Search Engine Land. Selon lui, la mise à jour Pigeon a par exemple pu profiter à des sites comme Yelp, ou TripAdvisor, voire même Hotels.com sur certaines requêtes. Il s’étonne d’ailleurs de ne pas voir de site dédié à un seul hôtel, ou un restaurant en particulier avant la deuxième, voire la troisième page de résultats pour certaines requêtes.
Bref, là encore, comme pour chaque mise à jour, la nouvelle visibilité de certains sites peut donc se faire au détriment de celles d’autres sites. Attention, donc, à ne pas faire partie du mauvais groupe…
Les facteurs qui ont gagné en importance après Pigeon
Par ailleurs, chaque année, aux Etats-Unis, un sondage interroge des dizaines de spécialistes du SEO Local pour comprendre les facteurs utilisés par Google pour classer les résultats d’une recherche locale. Or, cette année, ils étaient sollicités pour voter sur les facteurs qui avaient le plus été impactés par Pigeon… Parmi les facteurs qui ont vu leur importance croître, les trois plus souvent cités étaient l’autorité du domaine du site, puis la proximité de l’endroit de la recherche avec l’adresse de l’entreprise et, enfin, la qualité ainsi que l’autorité des liens pointant vers le domaine.
Les conseils d’un spécialiste

Le JDN a demandé à un spécialiste du SEO, Aurélien Delefosse, auteur d’un ouvrage sur le référencement local, ce qu’allait changer cette mise à jour. Et surtout, comment y faire face.
Selon lui, « ce déploiement ne changera pas fondamentalement ce que nous connaissions auparavant en France, avec une présence déjà très forte de Tripadvisor, PagesJaune, ou Yelp », estime-t-il.
Pour faire face au mieux à cette mise à jour, ce spécialiste recommande de privilégier les leviers suivants :
S’inscrire sur les sites et les annuaires déjà positionnés, « afin d’avoir du trafic venant de ces sites, mais aussi des liens sur des sites thématiques de confiance ».
Mettre en place un annuaire de ses boutiques via une page de type « store finders », « surtout quand les boutiques physiques disposent de leur propre site, car cela permet de maximiser les chances de se positionner ».
Obtenir des citations et des liens entrants de qualité.
En résumé, de manière plus générale, Aurélien Delefosse observe que « la tendance de Google est de favoriser les sites d’envergure et les marques bien en place, mais également ses services. Il faut donc s’imposer comme un site de référence, tout en exploitant les annuaires des sites qui ressortent dans les résultats de recherche. »
La culture d’entreprise, un outil de recrutement et de communication à ne pas négliger

La culture d’entreprise est aujourd’hui un formidable outil de communication pour attirer les talents, mais surtout pour les conserver, en rassemblant tous les collaborateurs autour d’une même philosophie. S’il est de bon ton d’afficher ses valeurs sur les murs de sa société, comment mettre en place une véritable culture d’entreprise, qui ne soit pas qu’un simple gimmick pour l’externe ? Fin juin, l’accélérateur 50 Partners répondait à ces interrogations avec une conférence sur le thème « Culture d’entreprise & startups : don’t panic ». Retour sur l’événement.
Devant une nuée de startupers tout ouïe, Laure Wagner de Blablacar, Xavier Zeitoun de 1001menus,Nicolas Ferrary d’Airbnb et Carl Azoury de Zenika, ont échangé à propos de leur vision de la culture d’entreprise et ont dispensé quelques conseils sur sa mise en place à l’aune de leurs propres histoires. En tant que société américaine, Airbnb a ainsi dû adapter sa culture d’entreprise pour la filiale française. Blablacar a elle su transmettre sa passion du covoiturage auprès de ses salariés grâce à son histoire. Xavier Zeitoun, fondateur de 1001menus, a du faire face à une crise de culture au sein de sa société, et Carl Azoury, CEO de Zenika a crée la société dont il rêvait et a porté ce rêve avec ses collaborateurs.
La culture d’entreprise permet de conserver un « esprit de tribu »
Les quatre intervenants ont été unanimes : la culture d’entreprise existe de manière informelle, elle est véhiculée par des valeurs et portée par le CEO / fondateur de la société en lien avec la mission de la société. Il arrive pourtant un moment où la startup connait un élément déclencheur qui pousse son(a) fondateur(rice) à formaliser et à coucher sur le papier cette culture d’entreprise. Les différents cas de figure ont été illustrés par les société présentes.

Xavier Zeitoun, fondateur de 1001menus, est ainsi revenu sur son expérience en expliquant qu’au sein de sa société s’était petit à petit cristallisé une crise de culture lorsque le recrutement s’est effectué de manière trop rapide et que les profils ne collaient pas à l’esprit de la société.
De son côté, Laure Wagner, première employée de Blablacar, devenue depuis porte-parole et « culture captain » de la société, a évoqué l’inévitable moment où la croissance rend presque obligatoire la formalisation de cette culture d’entreprise.
Un « esprit de tribu » qu’évoque également Carl Azoury, qui a souhaité que ses collaborateurs s’impliquent à 100% dans la définition de leur culture d’entreprise.
Comment formaliser sa culture d’entreprise ?
La culture d’entreprise est donc informelle jusqu’a ce que la startup soit obligée d’en poser les bases. Au coeur du réacteur : les valeurs et la mission de la société sont deux éléments à prendre en compte lors de ce processus.
Chez Blablacar, les valeurs sont là pour aiguiller les employés dans leur développement personnel au sein de l’entreprise. « Les dix valeurs de Blablacar ne sont pas des principes mais des actions fortes appliquées au quotidien, ajoute Laure Wagner. Les valeurs clés de la culture d’entreprise donnent des directions aux collaborateurs, et non des interdictions. »

C’est autour de valeurs communes que Xavier Zeitoun, qui expliquait dans un billet pourquoi il était si difficile de créer une culture startup, a rassemblé des profils très différents :
Instillée et portée par les fondateurs, la culture d’entreprise est donc à la fois un outil interne utile pour le management des équipes et un outil de communication pour attirer les talents. Et gare à qui ne collerait pas avec cette culture, « nous faisons deux entretiens de recrutement pour tester les candidats sur les core values. 50 personnes sont formées en interne », explique par exemple Nicolas Ferrary. Core values, culture d’entreprise, moto… peu importe le nom pourvu que les collaborateurs connaissent les lignes directrices de leur entreprise et que les profils intéressés sachent en un coup d’oeil si la société pourrait leur convenir.
#BigData : Les entreprises françaises à la traîne

A l’occasion de la publication d’une étude Opinion Way pour Axys Consultants sur « Les entreprises et le Big Data », Maddyness s’est penché sur cette « big tendance » pour en identifier les enjeux.
L’explosion du volume de données impacte tous les secteurs de l’économie avec la promesse de services toujours plus personnalisés pour les clients – et d’une rentabilité toujours plus élevée pour les entreprises. Cependant, la France affiche un net retard quant à l’exploitation du big data et pour nombre d’entreprises, ce concept reste flou.
Moins d’une entreprise sur cinq utilise le big data
Le big data est depuis peu le nouvel « or noir » de l’économie mais la génération de données massives n’est pas un phénomène récent. Depuis l’essor du web dans les années 2000, les internautes produisent des données. Cette tendance s’est simplement amplifiée au cours des cinq dernières années avec la numérisation de l’économie. Aujourd’hui, pas moins de 277 000 tweets, 15 millions de SMS et 204 millions d’emails sont échangés chaque minute. Un volume de données colossal, à tel point que la quantité d’informations produites dans le monde double tous les deux ans.
Si le big data traduit naturellement l’accroissement exponentiel des données selon les « 3V » (volume, variété, vélocité), cette définition ne reflète que la partie émergée de l’iceberg. La révolution du big data c’est surtout l’ensemble des techniques, architectures et technologies d’analyse et d’exploitation des données qui sont en train de naître. En 2018, ce marché devrait atteindre 46 milliards de dollars – de quoi faire pâlir d’envie tout chef d’entreprise.
Pourtant, peu d’entreprises françaises sont capables de définir clairement le big data. Parmi les 500 dirigeants interrogés dans le cadre de l’étude, seuls 25% sont capables de donner une définition précise de cette technologie. Bien que les dirigeants soient une majorité à juger leur entreprise mature dans l’exploitation des données (77%), l’utilisation du big data reste marginale (moins d’une entreprise sur cinq). Un paradoxe étonnant qui révèle que le big data concerne, pour le moment, une minorité de grandes entreprises.
Des applications infinies et des bénéfices tangibles
Un secteur – parmi tant d’autres – à adopter rapidement le big data est celui du transport, comme en témoigne l’essor des villes intelligentes. Les agglomérations ont pléthore de données disponibles, telles que les conditions de circulation, la fréquentation des parkings et les signaux GPS des smartphones – autant d’outils qui peuvent être utilisés pour améliorer les services urbains.
Les entreprises spécialisées dans les télécommunications, la santé et les services publics découvrent aussi les avantages compétitifs que leur offre le big data. Plus de données signifie plus d’informations, qui peuvent à leur tour être exploitées pour créer des services mieux ciblés et plus efficaces. La grande distribution est, elle aussi, très attentive aux données qui lui permettent d’améliorer l’expérience client et d’accroître la fidélité. Quel que soit le secteur, le big data ne manque donc pas d’attraits.
« Ce que nous constatons par ailleurs, et que confirme le sondage, c’est qu’il y a peu de déçus du big data. Ceux qui « vivent » effectivement le big data enregistrent des bénéfices, aux premiers rangs desquels une meilleure rentabilité, une meilleure connaissance du marché et une meilleure réponse aux attentes du marché » confie Marc Sailly, PDG d’Axys Consultants.
Côté consommateur, les bénéfices sur nos vies quotidiennes promettent d’être également nombreux. Le big data nous permettra d’améliorer notre santé à travers un suivi personnel ; il rendra possible la personnalisation de nombreux services tels que les voyages ou le shopping; il nous aidera à réaliser des économies sur notre consommation d’énergie domestique ou l’entretien de notre véhicule ; enfin, il facilitera nos trajets en analysant le trafic et en réduisant la friction lors de nos déplacements.
Seuls 14% des entreprises prévoient d’investir dans le big data…
Mais pour transformer les données brutes et quantitatives en des données intelligibles et qualitatives, encore faut-il que les entreprises disposent des ressources adaptées. En effet, le passage au big data nécessite de transformer radicalement l’entreprise pour l’adapter au travail de la donnée : nouvelles activités, nouvelle organisation du travail, nouvelles compétences, sans oublier les infrastructures… Face à de tels investissements, les dirigeants français restent frileux. Selon l’étude Axys Consultants OpinionWay, seuls 14% des dirigeants d’entreprises indiquent prévoir des investissements dans la technologie big data à court ou moyen terme.
… sous le regard attentif de la CNIL et des consommateurs
Par ailleurs, la CNIL veille au grain en matière de données personnelles. Dès que les entreprises se lancent dans des projets big data, c’est elle qui s’occupe de vérifier que le traitement de données à caractère personnel respecte la finalité, le consentement de la personne et la limitation de durée. Toutefois, il n’appartient pas qu’aux autorités d’assurer le contrôle des données, comme l’illustre le Vendor Relationship Management (VRM). Son objectif ? Instaurer un nouveau paradigme qui replace le consommateur au centre de la relation avec les marques et lui redonne la maîtrise de ses données, et donc, de ses choix. Dans la bataille pour le contrôle de cet or noir, il semble que les consommateurs n’aient pas dit leur dernier mot.
Appliquez le modèle d’analyse culturelle à 7 dimensions à votre entreprise et votre projet
Les effets destructeurs du management à la cool
On parle beaucoup d’humaniser les rapports dans l’entreprise. Est-ce une bonne nouvelle ?

Pour comprendre la souffrance qui infuse dans les open spaces fleuris d’aujourd’hui, alors que jamais on ne s’est tant soucié de bien-être au travail, le nouveau livre de Danièle Linhart, « la Comédie humaine au travail» (sous-titré : «De la déshumanisation taylorienne à la sur-humanisation managériale»), est d’un recours précieux. Voilà une chercheuse du CNRS qui depuis trente ans observe les mutations sociales au travail. Pour mieux comprendre ses lois non écrites, ses faux semblants, elle se faufile dans les congrès de managers, avec le risque de s’y faire insulter. (C’est arrivé, nous le verrons plus loin.) La sociologie comme sport de combat est diversement appréciée.
Danièle Linhart pourrait comme bien d’autres, sociologues ou journalistes qui font profession de décrire le réel, se retrancher derrière une prudente impartialité. Mais non. Le pouvoir d’écrire et d’être lu a chez elle l’ambition d’être mis au service d’un progrès humain, ce qui rend son livre d’autant plus captivant. A tous, petit fonctionnaire ou cadre, ouvrier ou travailleur intellectuel, elle tend un décodeur pour décrypter le malaise diffus qui se propage en milieu professionnel sans que ceux qui en souffrent se l’expliquent toujours bien. Elle leur offre de comprendre ce que l’on vit, à l’heure du burn out pour tous.
Notre siècle croit dépassée l’image d’un Chaplin à califourchon sur la machine, aux heures féroces du taylorisme ? Bien à tort, nous dit la chercheuse. Elle explique en détail comment le management contemporain peut être vu comme la poursuite du taylorisme par d’autres moyens :
Taylor apparait à bien des aspects comme le précurseur de la posture managériale qui domine la période actuelle: se positionner au nom du bonheur des salariés, prétendre à un système équitable, juste et orienté vers le bien commun, mettre en avant les difficultés d’organisation, et de management du travail, invoquer la science, l’objectivité, la neutralité, ces attitudes ne sont pas sans rappeler bien des allégations et argumentations accompagnant les discours modernes.
A ce stade, un retour vers le passé s’impose pour rappeler qui fut ce Taylor qui divise la postérité. Un bienfaiteur de l’humanité pour certains, car soucieux d’accroitre le bien-être en allégeant la tâche, en la réduisant à un geste unique et simple, à la portée de tous. Un diable pour bien d’autres, coupable d’avoir transformé l’homme en machine et inventé les «cadences infernales», perfectionnées ensuite par Ford et ses chaines de montage.
Frederick W.Taylor (1856-1915) est l’inventeur de ce qu’on a appelé avec grandiloquence «l’organisation scientifique du travail» (OST). Il cherchait une solution pour mettre un terme à l’«irréductible conflictualité» entre les patrons fâchés par la «flânerie systématique des ouvriers» et ces derniers, peu pressés d’en faire plus, compte tenu du ridicule de la paye. Le travail, on le sait, fut décomposé et la tâche de chacun réduite à un automatisme. De cette fracture dans l’histoire ouvrière, on a retenu la parcellisation. Mais la logique taylorienne, explique Danièle Linhart, c’est avant tout la domination, «la prise en main des ouvriers par l’organisation», et l’affaiblissement de leur savoir-faire.
Taylor s’évertue à nier la dimension politique du travail pour n’en retentir que la dimension technologique, économique, ergonomique ou morale afin de créer les conditions d’un consensus, écrit-elle. Il va chercher la science qu’il présente comme neutre et objective.
Mais évidemment, il passe sous silence ce fait que la science sera mise en œuvre par le patron pour servir ses propres objectifs. Car il a décidé de que ce sera au patron de mobiliser cette science, ce qui suppose de déposséder les ouvriers de leur métier. Or il ne faut jamais perdre de vue que détenir un métier permet d’imposer des tarifs et de faire obstacle à la volonté du patron. Ne connaissant pas le métier de ses ouvriers, le patron peine à dicter sa loi (…)
La question est d’importance et reste d’actualité : celui qui connait le travail dispose d’un atout de taille, et l’organisation scientifique est là est là pour donner cet atout au patron.
Taylor voulait associer progrès économique et progrès social. Ce faisant, il aura transformé des ouvriers de métiers, porteur d’un savoir-faire autonome, en «simples» exécutants puis en consommateurs, cette révolution s’accompagnant d’une forte hausse des salaires.
Ancien ouvrier modeleur (à Philadelphie), devenu ingénieur à l’issu d’années de cours du soir, mais ouvrier tout de même, Taylor était bien placé pour étudier ses pairs et leur façon de faire. Dans le cadre de son organisation scientifique, il voulait que fussent pris en compte les besoins et qualités individuelles. «On ne doit pas s’occuper d’un groupe d’hommes mais on doit essayer d’aider chaque ouvrier pour lui permettre d’atteindre son plus haut niveau d’efficacité et de prospérité», disait-il.
Taylor trouvait efficace de stimuler les ambitions personnelles ; lorsque les gens travaillent en équipe, prétendait-il, l’efficacité individuelle de chacun tombe au-dessous du niveau de celle d’un ouvrier moins bon. Sans doute avait-il en tête l’inavouable: le groupe facilite l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies de protestation et de défense, lesquelles s’affaiblissent lorsqu’un employé se trouve confronté seul à sa hiérarchie. On voit que loin d’être une calamité récente, l’individualisme, est inclue dans le plan taylorien.
Travail à la chaine ou vie de bureau contemporaine, la logique à l’œuvre est la même: affaiblir ce qui fait la force du salarié et sa ressource essentielle, c’est à dire ce que la sociologue appelle tout au long de son livre laprofessionnalité. «‘’L’organisation’’ veut des gens qui n’oeuvrent pas en fonction de ce qu’ils estiment juste ou noble, écrit-t-elle, mais en fonction des appétits du capitalisme.»
Comment, dès lors, mettre au pas le salarié français, lequel met du cœur à l’ouvrage, cherche du sens dans ses heures ouvrables et ne renonce pas si facilement aux règles de l’art et de la solidarité ? Comment le soumettre, au Pays de la lutte des classes et du CDI majoritaire, qui plus est quand le Code du travail est d’une si belle étoffe ? «En s’adressant à des ressources humaines plutôt que professionnelles», répond la sociologue. Depuis les années 80, l’idée est là qu’il faut «gérer» affects, émotions, subjectivité.
Plus on insiste sur l’humanité des salariés, et moins on les prend au sérieux comme expert de leur travail, ayant leur mot à dire dans les choix organisationnels et stratégiques de leur entreprise. Ce sont toujours d’hommes et de femmes qu’il s’agit, et non de professionnels qui peuvent avoir un point de vue argumenté sur le changement proposé.
La contradiction est flagrante. Les directions affichent un slogan de velours – l’humain au cœur de l’entreprise – mais la prévalence des burn out signale que quelque chose cloche au royaume des bons sentiments:
Le drame du travail contemporain ne vient pas, paradoxalement, de ce qu’il est déshumanisant mais au contraire du fait qu’il joue sur les aspects les plus profondément humains des individus. Au lieu de s’adresser aux registres professionnels qui permettent d’établir une délimitation entre ce que ces individus engagent au travail et ce qu’ils sont, le management moderne joue sur le registre personnel des salariés.
Fini le temps du bonjour compassé du directeur à son subalterne. Toujours cool, le «n+1» tend patte blanche à son salarié sur le mode l’entreprise-est-à-nous-tous-et-ton-avis-nous-intéresse. En réalité, ce mélange des genres fragilise les gens. Sous son blanc manteau, l’orientation humanisante est dangereuse ; si l’affaire tourne mal, ce n’est plus un professionnel qui sera jugé par ses chefs mais la personne toute entière, livrée à une évaluation critique parfois fatale. Or rappelle la chercheuse, «chaque personne au travail a ses propres intérêts sur lesquels elle doit veiller, intérêts financiers mais aussi de gestion de sa santé, à savoir s’économiser physiquement et psychiquement pour ne pas s’épuiser au travail et pouvoir durer.»
Accélération du temps
Toutes ces observations, Danièle Linhart les a exposées plus d’une fois, parfois à ses risques et périls. Elle se souvient d’un symposium, il y a quelques années, réunissant deux cents responsables du service public et d’entreprises privées dans un pavillon chic, non loin des Champs Elysées. Un thème, ce jour-là: le pacte de confiance. Pacte entre le client et son vendeur, pacte entre le client et son prestataire mais pacte surtout entre le salarié et sa hiérarchie. La chercheuse avait pris place sur la tribune entre deux gradés, succédant à un représentant d’Orange venu disserter sur la nécessité de «réhumaniser le travail». Parler davantage avec le personnel, être plus proche, appeler les gens par leur prénom, ne pas oublier de serrer la main – c’était à l’époque des suicidés en série.
Danièle Lihnart avait protesté contre cette comédie. Sans être hostile, bien sûr, à une certaine chaleur autour de la Nespresso (qui le serait ?), elle est soucieuse de rappeler que c’est sa professionnalité, justement, que le salarié veut voir respecter, laquelle constitue sa force et lui donne sa légitimité. Bien plus que sa dimension d’être humain, qui n’est pas remise en cause. (D’ailleurs, pourquoi le serait-elle ?)
Ce jour-là, des ricanements se sont fait entendre dans l’assistance. Du parterre de DRH se sont élevées des voix pour dire que oui, on assume parfaitement d‘attendre du recruté un maximum d’implication, qu’un employé qui n’est pas prêt à faire allégeance n’a pas sa place dans l’entreprise. Danièle Linhart est apparue comme une sociologue marxisante au discours ringard. Souvenir vertigineux pour elle, ce jour-là prise d’un mal qu’elle s’évertue à décrire: le syndrome du has been. Le sentiment d’être dépassé fait des ravages en entreprise et ce n’est pas non plus fortuit:
Cet argument de l’accélération infinie du temps devient une arme de guerre. Non seulement, il conduit à déstabiliser sans cesse les salariés, à brouiller leurs repères et à défaire leurs ancrages, mais il désamorce toute tentative d’analyse critique.
Le voilà, l’inavoué: le changement perpétuel est utilisé comme une stratégie de prise de contrôle. «Le mal qui nous guette les unes et les autres, et qui suscite une antique terreur comme la lèpre, a pour nom l’archaïsme, il est à l’image de la dévalorisation dont souffrent chroniquement les personnes âgées dans la société, les seniors dans les entreprises, considérés comme des boulets dont il faut se débarrasser au plus vite.»
L’entreprise n’est pas toujours tendre avec le salarié de soixante, voire de cinquante ans, chassé par les plans sociaux – cette triste valse aux adieux. Un salarié de soixante ans qui se sent «vieux con» dans le regard de son patron quadragénaire est attaqué dans son autre ressource fondamentale: l’expérience, laquelle autorise le point de vue, la liberté d’esprit, la critique, possiblement la contestation. Un vieux salarié cassé est une bombe désamorcée.
Et tant pis si le départ des anciens risque de vider l’entreprise d’une partie de sa mémoire. Ou plutôt tant mieux, devrait-on dire, car c’est précisément le but recherché. L’une des ruses modernes du management consiste à produire de l’amnésie. Les temps changent, entend-on comme un refrain, il faut sortir de l’archaïsme. D’où le changement perpétuel et sa kyrielle de recompositions, réformes, refontes, réorganisation des espaces de travail, déménagements, sous prétexte de ne laisser personne «s’enkyster». Ce qui alimente l’amnésie, poursuit Danièle Linhart, c’est que les représentations mentales antérieures disparaissent. Où êtes-vous conflits sociaux et rapports de force ? Où sont-elles, les banderoles portant haut le refus de l’exploitation et la lutte des classes ?
Distiller le doute est devenu la technique moderne d’affaiblissement de la professionnalité. A l’ère du management nappé d’humanisme et de cool, chacun est prié de donner le meilleur de lui-même, dans un cadre professionnel présenté comme bienveillant.
Le cadre, d’ailleurs, est pensé pour : en échange d’une production de chartes éthiques et de codes déontologiques, la direction demande toujours plus de loyauté, flexibilité, mobilité, investissement, engagement, attachement à la marque. Les anciens se cabrent. Les nouveaux arrivés, pour la plupart, jouent le jeu et ferment les yeux sur les misères faites à leurs aînés, jusqu’au jour où le milieu festif se transforme en jungle. Le débutant, devenu parent à son tour, se trouve dans l’impossibilité d’établir la frontière mentale nécessaire entre une vie professionnelle chronophage et sa maison, où il voudrait bien rentrer avant l’heure du bain et des aventures de Motordu, et si possible pas trop exsangue.
On assiste à un paradoxe dérangeant, qui veut qu’au moment où on en demande de plus en plus aux salariés, excellence engagement total et prise de risque, face à un travail de plus en plus complexe, on les plonge artificiellement dans un état de fébrilité, un sentiment de peur et d’impuissance qui tend a paralyser leur activité.
Danièle Linhart décrit fort bien le grand malaise diffus contemporain, qu’elle appelle «précarisation subjective du salarié» :
L’instabilité fait partie du paysage habituel des entreprises modernes qui se veulent adaptées à un monde plus fluctuant et exigeant. Mais derrière cette image d’Epinal se cache une réalité bien plus aride : celle de l’inconfort, voire d’un certain degré de souffrance comme levier pour obliger le salarié à rendre les armes et à se transformer en relais efficace des méthodes et de la qualité de travail voulues par leur direction.
Avec ce livre, on comprend l’importance de bien nommer les choses aussi au travail. Dans les open spaces fleuris d’aujourd’hui, le malaise ne doit rien au hasard. C’est une politique.
Anne Crignon
La comédie humaine du travail. De la déshumanisation taylorienne à la sur-humanisation managériale
par Danièle Linhart
Editions Erès
152 pages, 19 euros.
Le nouveau jargon de la distribution à retenir
Beacon, webrooming, narrative retailing… Le jargon de la distribution a bien évolué, les nouvelles technologies prennent d’assaut le secteur qui s’enrichit de nouveaux termes. Présentation du top 9 des nouveaux mots de la distribution.

Comme dans tous les domaines, la distribution évolue, et avec le temps le jargon change et bien sûr, les anglicismes se multiplient au passage. Perdu au milieu des beacons, webrooming et autres mots barbares ? Petit tour d’horizon des 9 nouveaux mots de la distribution à retenir.
1. Le webrooming
Il s’agit de l’activité de recherche des informations sur un produit à partir d’un site internet, avant d’aller l’acheter dans une enseigne physique. Cette pratique est l’exact contraire du showrooming qui consiste à aller s’informer dans un magasin physique avant de commander le produit en ligne. Si le showrooming inquiète particulièrement les détaillants, le webrooming devrait les rassurer. Une étude de 2014 de Merchant Warehouse, menée aux Etats-Unis, révèle que 69% des détenteurs de smartphones âgés de 18 à 36 ans s’étaient livrés au webrooming, contre 50% au showrooming. Le webrooming profite surtout des avantages que procure un achat en magasin, avec le service après-vente et la facilité de remboursement.
2. Le showrooming
Une pratique bien connue des détaillants : le client va s’informer et découvrir le produit dans une enseigne physique avant de le commander en ligne immédiatement, car il y est moins cher qu’en magasin. Le showrooming inquiète particulièrement les distributeurs, d’autant plus qu’une des seules techniques pour lutter contre le phénomène consiste à aligner les prix en magasin sur ceux des sites d’e-commerce. Pourtant, le webrooming et le showrooming sont des pratiques plutôt complémentaires : suivant le produit recherché, le consommateur choisira l’une des deux techniques.
3. Le f-commerce
Le mot tient son abréviation d’un célèbre réseau social : f-commerce pour Facebook. Il s’agit de l’activité de vente réalisée directement sur une page ou une application Facebook. Il désigne aussi l’utilisation des fonctions de partage du réseau social sur un site marchand ou en point de vente. Le f-commerce peut être rattaché au s-commerce pour social-commerce. Si on prend la notion au sens strict il s’agit réellement de l’utilisation du réseau social pour réaliser directement des transactions. Dans une définition plus marketing, le s-commerce pourrait englober aussi les partages et recommandations sociales.
4. Le m-commerce
M-commerce s’entend du mobile commerce, c’est-à-dire l’achat via un smartphone ou une tablette, à l’aide notamment d’une application ou d’un site web dédié. On peut lui relier le l-commerce, c’est-à-dire le located based commerce : une application mobile qui reçoit en temps réel les bons plans, des coupons, et des informations sur les lieux à proximité. Dans la même veine le t-commerce, comme télévision commerce, permet de réaliser des achats depuis sa télévision grâce à la télécommande.Ikea avait lancé une télévision intégrant cette fonctionnalité en 2012. Visiblement cette technologie n’a pas eu le succès escompté.
5. Le B to R et le B to I
Après le B2B, le B2C, et autres acronymes, le B2R. Il désigne les relations entre une entreprise et ses différents clients. On peut parler de relation entre le producteur et ses détaillants. Le terme recouvre l’ensemble des actions marketing et commerciales à destination de la distribution externe. Dans la même veine, le B2I désigne la relation entre professionnels et actionnaires. Encore un anglicisme, I désignant les « investors ». Il concentre l’ensemble des activités et actions de communications des entreprises à destination des actionnaires actuels et potentiels.
6. L’e-couponing
Cette technique de marketing consiste en la distribution de coupons imprimables en ligne : ils donnent lieu à des réductions dans les points de vente physiques. L’e-couponing vient dépasser l’ancienne technique du coupon donné à la sortie de caisse. A l’heure du ciblage et du digital, les initiatives personnalisées se multiplient. Aujourd’hui grâce à l’application française de Catalina, c-Wallet, le consommateur n’a même plus à sortir ses coupons ou son smartphone en magasin, il peut choisir ses produits du quotidien et ses réductions.
7. Le beacon
Le beacon est un mini capteur Bluetooth placé au sein d’un point de vente, qui dispose d’un faible rayon d’émission. Il envoie des offres personnalisées, avec des informations, des promotions et enregistre les visites pour créditer des points de fidélité par exemple. Seul bémol du beacon : le consommateur doit disposer d’une application spécifique à l’enseigne et avoir accepté de recevoir des notifications. Certains capteurs beacon ne fonctionnent pas par Bluetooth, mais à ultrasons. Le beacon prend de l’ampleur de jour en jour, Carrefour l’utilise dans ses magasins en Roumanie, Next One dans ses panneaux publicitaires, et le centre commercial des Terrasses du Port à Marseille y recourt aussi. ABI Research table sur 60 millions de Beacon dissimulés aux Etats-Unis à l’horizon 2019. Une technologie particulièrement intéressante quand on sait qu’elle permet aussi de récolter des informations précises sur le comportement du consommateur.
8. Le géofencing
Le géofencing ou « localisation à faible échelle », est une technique de marketing utilisant la géolocalisation : dès que le consommateur pénètre dans une certaine zone, il reçoit des messages, et alertes personnalisées sur son smartphone, s’il a téléchargé l’appli mobile de la marque, de l’enseigne, ou du centre commercial. Cette technique de marketing peut fonctionner à partir de beacon, de puce NFC, ou de balises à ultrasons. Le but est de toucher le client au bon moment et au bon endroit, en le poussant à rentrer dans un point de vente ou un rayon. Le géofencing est particulièrement utile pour la liquidation de stock, malgré son aspect intrusif. L’appli mobile Bonial recourt depuis mai 2015 à cette technologie qui ne nécessite aucune collecte de données personnelles.
9.Le narrative retailing
En Français théâtralisation du point de vente. Le but est simple : mettre en scène un produit unique et exclusif, en racontant une histoire. Le magasin gagne une approche plus conceptuelle, il est expérimental, a un côté musée, mais surtout c’est un lieu d’expérience sensorielle et de divertissement. En tête des narrative retailing peuvent se placer les boutiques Apple. On crée finalement une connexion émotionnelle entre la marque et le consommateur.
Une réunion du conseil ennuyante ou une réunion du conseil inspirante ?
Sous l’entête « What I write about », blogs in French, l’on retrouve tous ses articles en français.
L’auteure a une solide expérience d’interventions de consultation auprès de conseils d’administration de sociétés américaines et d’accompagnements auprès de hauts dirigeants de sociétés publiques.
Dans ce billet, elle donne dix (10) conseils aux présidents de CA afin de les aider à mieux exercer leurs rôles de leader et à dynamiser leurs réunions de conseil.
Je crois que vous serez intéressés à connaître les conseils qu’une intervenante expérimentée recommande aux présidents de CA, eu égard aux bons comportements à adopter lors des séance du conseil ?
Bonne lecture ! Vos commentaires sont les bienvenus.
Une réunion du conseil ennuyante ou une réunion du conseil inspirante ?
par
Johanne Bouchard

À combien…
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