Monthly Archives: Mai 2015

LA RÉACTIVITÉ, UNE COMPÉTENCE ?

La réactivité : une exigence de professionnalisation

Parmi les vertus qui caractérisent le degré de performance d’un individu dans l’entreprise, la « réactivité » trouve une place de choix, même s’il n’est pas toujours aisé d’en discerner des révélateurs fiables, ni de faire état des comportements observables qui la manifestent sans ambiguïté.

La réactivité, par exemple, ne saurait se ramener à une gestion au coup par coup des urgences qui se présentent, au fur et à mesure où elles se présentent. Elle ne peut même pas se circonscrire à une rapidité de réaction ; même si c’en est une certaine partie, c’est loin d’être la plus importante.

La véritable réactivité suppose d’intégrer rapidement du nouveau à l’existant, certes, mais cela suppose – par définition – une certaine vision du futur et des plans d’actions ayant prévu des solutions de repli et de développement. Il s’agit, en fait, de « voir » rapidement comment une nouvelle demande s’inscrit dans la cohérence d’ensemble – ce qui suppose qu’elle existe et qu’on en garde une conscience très vive –, puis d’être capable de mettre une réponse en œuvre dans un délai performant.

En ceci, la réactivité ne saurait non plus s’apparenter à la pure improvisation. Loin de la soi-disant « créativité instantanée » ou de « l’innovation en temps réel » – qui n’ont d’existence que dans l’imaginaire ou dans le discours verbeux –, elle suppose de s’appuyer sur un champ de possibles qui ont déjà été pesés dans le cadre d’une élaboration stratégique. En ceci, la réactivité s’oppose totalement à la précipitation désordonnée de celui qui croit pallier son incompétence par de l’agitation visible.

Ainsi, par exemple, ne parlera-t-on pas de réactivité pour faire face à une demande de produit radicalement nouveau, réclamant un développement complet à partir de rien d’existant ! On n’en parlera pas plus pour désigner la simple capacité à produire plein d’idées générales tout en passant à l’acte d’une manière improvisée et approximative.

En effet, il faut avoir envisagé rationnellement de multiples solutions ou orientations pour être capable de mettre en œuvre la plus adéquate en un temps réduit. Avoir adopté un choix parmi de véritables possibles ne supprime pas l’opportunité des autres choix étudiés : ils peuvent être activés à leur tour – en totalité ou en partie – si le besoin s’en fait sentir ou si l’évolution significative d’un environnement le rend nécessaire.

Nous ne pouvons changer quelque chose à une orientation que nous avons prise que pour autant que nous avons la conviction préalable qu’un tel changement est possible et que sa probabilité est non nulle. Aussi la réactivité est-t-elle une adaptation optimale d’un système déjà pensé, en vertu de pistes préparées à l’avance, de potentialités envisagées dans leur essentiel. Il ne reste plus alors qu’à en transcrire les modalités concrètes en un temps performant.

En définitive, la créativité est à la mesure de la qualité de la vision que l’on a et de sa déclinaison en plans d’actions rigoureux, mais à géométrie variable, en recomposant des « modules » pensés et préparés comme tels.

A ce titre, il est possible de dire que la réactivité est une vraie compétence et qu’elle repose sur un professionnalisme avéré.

ALTERNANCE ET RESPONSABILITÉS COMMUNES

La formation en alternance face à ses responsabilités

La formation en alternance, où un étudiant voit son temps partagé entre l’école et l’entreprise, est un dispositif où les avantages semblent évidents. Apprendre un métier sur le terrain en étant accompagné et rémunéré pour l’étudiant, investir dans la formation en intégrant un futur collaborateur à l’entreprise pour les employeurs. On ne compte plus les présentations positives de l’alternance, qui fleurissent massivement dans les communications étudiantes. Même les gouvernements successifs encouragent clairement le développement des différents dispositifs d’alternance.

Seulement, l’évidence universelle qui prône l’alternance comme étant forcément une situation de gagnant-gagnant est-elle une réalité des retours d’expérience ? Hélas, loin de là !

Tout commence lorsque l’on regarde la raison principale qui pousse les employeurs à embaucher des étudiants en alternance. Pour la majorité d’entre eux, ils font cela pour « aider les jeunes à s’intégrer au monde du travail » ! En n’oubliant déjà que les alternants ne concernent pas QUE des jeunes, mais aussi des salariés aguerris en situation de reconversion professionnelle, embaucher un alternant presque par charité démontre l’énorme travail qui doit être fait par rapport aux mentalités !

Il suffit en fait qu’un employeur ait eu une mauvaise expérience, ou même qu’il en ait entendu parler, pour qu’ils n’embauchent plus d’alternants pendant quelques années. Au-delà même du cliché où on dit aux alternants : « on voue paie, on vous forme, et en plus vous ne serez pas là tout le temps ?! », certains n’apprécient pas la façon d’agir des nouvelles générations Y et Z au sein de leur entreprise. Le problème, c’est qu’elles représentent tout simplement les nouvelles mentalités des salariés de demain, et que la créativité et l’innovation sont les clés pour la productivité future des organisations !

Non, vraiment, pour que la formation en alternance débouche sur une situation de gagnant-gagnant pour l’employeur et l’alternant, quelques bonnes pratiques élémentaires doivent être respectées :

  • Déjà, tout dépend de ce que l’employeur attend de son alternant. Dur réalité quand on sait que certains demandent d’écrire les mails ou proposent des tâches complétement annexes. Montrer tout de suite à l’alternant qu’on lui confie des tâches à valeur ajoutée permettra une véritable responsabilisation de ce dernier. La responsabilisation pousse à l’engagement, et permettra en plus à l’alternant d’appliquer ce qu’il a appris à l’école au sein de la réalité du monde du travail.
  • L’alternant ainsi responsabilisé n’aura d’autre choix que d’assumer ce qu’on lui confie : il devra se tenir aux résultats attendus par son tuteur, mais également supporter le surplus de travail évident engendré par ce type de formation ainsi que le nouveau rythme de travail auquel il faut se soustraire.
  • Si l’alternant parvient à assumer cela, et qu’il sent que son manager lui confie des tâches qui comptent et qui l’intéressent, alors l’engagement ne sera que plus important. L’étudiant développera ses compétences et donc de la valeur ajoutée pour l’entreprise.

C’est donc une responsabilisation de l’étudiant, d’abord par l’employeur, qui entrainera la formation en alternance vers une situation gagnant-gagnant pour l’alternant et pour l’entreprise.

Expatriation fiscale : le top 10 des meilleures destinations. Et vous ? Quel serait votre choix idéal ?

 

A l’heure où tous les français remplissent leurs déclarations d’impôts, le cabinet Bradley Hackford «leader en changement de résidence fiscale» vient de publier son classement des meilleures destinations fiscales pour 2015, c’est à dire là où il fait bon s’exiler pour voir baisser drastiquement ses impôts.
Selon le cabinet, réussir son expatriation fiscale ne suppose pas intégralement de chercher un taux d’impôt zéro mais aussi de jouer le jeu de la résidence voire du changement de nationalité.
«Ceux qui cherchent seulement à déposer leur argent pour échapper au fisc de leur pays font le mauvais choix», assure Harold Ollek.

«L’expatriation fiscale concerne entre autre les personnes aux revenus élevés qui ont la possibilité de se délocaliser. Ce sont par exemple des rentiers ou des retraités fortunés qui veulent profiter de leur argent et d’un cadre de vie agréable», ajoute l’associé.

«Il ne s’agit en aucun cas d’une logique de fraude», insiste-t-il. A cette liste, on peut encore rajouter les entrepreneurs, les activités libérales, les freelance et même un nombre croissant de jeunes diplômés fuyant le chômage français !

Ce palmarès ne se contente donc pas uniquement de sélectionner les pays avec le plus faible taux de pression fiscale.
Il prend également compte d’autres éléments comme la qualité de vie, la sécurité juridique et physique des citoyens. Il y a aussi la situation géographique ou encore la qualité du programme d’investissement économique développé par le gouvernement local. Bref, un apanage complet de différents facteurs qui nous offre une autre approche sur l’expatriation fiscale.

Expatriation fiscale : Voici le top 10 des meilleures destinations !
1) Antigua-et-Barbuda
Nouvelle entrée dans ce classement annuel, Antigua-et-Barbuda propose un programme de citoyenneté par investissement permettant d’acquérir la nationalité du pays ainsi que la résidence. « Les programmes combinant nationalité et résidence répondent à un nouveau besoin chez les expatriés compte tenu de l’évolution progressive des considérations fiscales liées à la nationalité », souligne Bradley Hackford.
L’obtention de la nationalité du pays nécessite la réalisation d’une contribution non remboursable de 250 000 dollars dans le programme de citoyenneté du gouvernement. Il est également possible d’opter pour l’acquisition d’un bien immobilier agréé par le programme de citoyenneté du gouvernement et d’une valeur minimale de 400 000 dollars.
Les personnes ayant acquis la nationalité au travers de ce programme peuvent ensuite devenir résidentes d’Antigua et bénéficier d’une exonération totale d’impôts sur les revenus de source étrangère. Seuls les revenus provenant d’activités menées à Antigua et Barbuda sont imposables.

2) Le Royaume-Uni

Le Royaume Uni offre la possibilité d’acquérir le statut de résident « non-domicilié » ou « non-dom ». Ce statut spécifique, qui s’adresse aux personnes de nationalité non britannique, permet de vivre en Angleterre sans être imposé sur ses revenus de source non locale ni sur sa fortune placée en dehors du Royaume Uni.
Les personnes ayant opté pour ce statut bénéficient de ce régime spécifique durant leurs 7 premières années de résidence dans le pays. Un forfait fiscal minimum doit ensuite être acquitté chaque année.
La position stratégique de Londres et sa qualité de vie ainsi que son dynamisme en font également une place particulièrement attractive pour les personnes disposant d’un important patrimoine. Selon les chiffres donnés par le maire de Londres Boris Johnson, 240 000 français vivent aujourd’hui dans la capitale britannique.
3) Monaco
Vivre à Monaco permet de bénéficier d’une absence totale d’imposition sur les revenus, à l’exception des personnes de nationalité française qui continuent à payer leurs impôts en France. Il leur faudra donc acquérir une seconde nationalité au préalable et renoncer ensuite à la nationalité française si elles désirent bénéficier de ce régime fiscal.
Il n’existe pas, non plus, à Monaco d’impôt sur la fortune, la succession ou les donations envers les héritiers directs (parents, conjoints, enfants). Cela concerne aussi bien le patrimoine situé à Monaco qu’à l’étranger.
Pour les expatriés, l’obtention de la résidence monégasque nécessite notamment de pouvoir démontrer une situation de fortune importante et donc de pouvoir vivre à Monaco sans avoir besoin d’y travailler (qu’il s’agisse d’une résidence louée ou achetée). Le requérant à la résidence monégasque doit par ailleurs ouvrir un compte bancaire à Monaco et y déposer un minimum de 500 000 euros.
La principauté de Monaco, avec son offre de loisirs haut de gamme et sa sécurité reconnue continue d’attirer de nombreux résidents provenant de différents pays, notamment d’Italie, de Russie et plus récemment de Suisse.
4) Andorre
Petite principauté située entre la France et l’Espagne, l’Andorre attire à la fois les français et espagnols frontaliers en raison de sa fiscalité très favorable mais également les étrangers non européens, notamment russes, qui apprécient la situation géographique du pays ainsi que son haut niveau de sécurité.
L’obtention de la résidence pour les personnes financièrement indépendantes nécessite notamment de réaliser un investissement d’un montant de 350 000 euros minimum dans le pays et d’effectuer le dépôt d’une caution de 50 000 euros. L’imposition sur les revenus des personnes physiques y est de 10 %.

5) Les Bahamas

Comme Monaco, les Bahamas offrent une exonération totale d’imposition… avec en plus le climat des Caraïbes.

6) L’Île Maurice

L’île Maurice, est très prisée des français qui apprécient l’usage de la langue française et la faible taxation du pays. L’imposition sur les revenus des personnes physiques y est de 15 %.
La procédure d’obtention de la résidence y est « simple », selon Bradley Hackford. Elle consiste notamment à acheter un bien immobilier sur l’île d’une valeur minimale de 500 000 dollars américains.
Ce programme, baptisé IRS pour « Integrated Resort Scheme », a été lancé par le gouvernement mauricien en 2002 afin d’encourager la construction et la vente de villas de luxe à des étrangers dans des emplacements particuliers. Ces acheteurs internationaux ont le statut de « résidents mauriciens » tant qu’ils sont propriétaires des villas agréées par le programme.
Un auteur d’Objectif Eco y a élu domicile, c’est Cédric Froment. Vous pouvez lire son édito traitant du sujet et voir son opinion : http://www.objectifeco.com/dans-la-vie-des-auteurs/cela-fait-20ans-que-j-en-reve-et-m-y-voila-enfin-expatrie-sur-l-ile-maurice.html

7) Malte

Devenir résident à Malte permet, sous certaines conditions, de n’être imposé que sur ses revenus de source locale. Les revenus de source étrangère, et non rapatriés à Malte, sont eux exonérés. Plusieurs statuts spécifiques destinés aux européens, aux non-européens et aux retraités permettent de bénéficier d’un régime analogue à celui de « non dom » en Angleterre.
Samuel Rondot d’Objectif Eco y réside : http://www.objectifeco.com/blog/samuel-rondot.html

8) Gibraltar

Gibraltar dispose d’un statut spécifique (dit de « catégorie 2 ») permettant aux résidents optant pour ce statut de bénéficier d’une fiscalité attractive et prévisible tout en bénéficiant des avantages liés à l’appartenance du pays à l’Europe.
L’imposition des personnes physiques à Gibraltar sous ce statut est limitée aux premières 80 000 livres gagnées par an. Les revenus supérieurs à ce montant ne sont pas fiscalisés. Le forfait maximal d’imposition est donc de 28 360 livres. A noter qu’un minimum de 22 000 livres d’impôts annuels est à acquitter.

9) Ex-æquo Emirats Arabes Unis – Dubaï

La possibilité d’implanter une société dans l’une des nombreuses zones franches de Dubaï puis d’obtenir la résidence dans le pays permet à Dubaï d’attirer de plus en plus d’expatriés. Les sociétés implantées dans les « free zones » peuvent être détenues à 100 % par des étrangers.
Le taux d’imposition pour les sociétés est de 0 %, il est en est de même pour les revenus des personnes physiques résidentes qui ne sont soumises à aucun impôt.

10) Les Caïmans

Les Caïmans sont une destination réputée avec un taux d’imposition de 0 % tant pour les sociétés que pour les personnes physiques. Les Caïmans ont mis en place une zone économique spéciale permettant aux personnes actives d’obtenir la résidence en constituant une société dans cette zone.
Il est également possible d’opter pour la résidence sans permis de travail en démontrant la possession de revenus extérieurs et en réalisant un investissement de 500 000 $ CI localement (soit 562 273 euros).

Quelques remarques

La Suisse ne fait pas partie de ce classement ! En raison notamment de la fin du secret bancaire levé par les USA.
La Belgique est sortie du palmarès, il faut dire que le climat n’y est pas étranger… outre cela, elle ne s’adresse qu’à une minorité aisée voire très aisée d’expatriés !

Et vous, d’accord ou pas avec ce classement ? Vos avis sont les bienvenus !

Pour ma part, je trouve qu’il manque 2 ou 3 ténors en matière de paradis fiscaux… je pense à Hong-Kong, Singapour… Panama, considéré comme une des places off-shore parmi les plus obscures de la planète puisqu’elle ne coopère pas avec les douaniers ou lors d’échange d’informations entre pays.
En définitif, s’exiler fiscalement est une affaire de sensibilité propre à chacun (comme le dit Charles Dereeper, il n’y a pas que le « volet financier » qui influe). Une expérience sur le terrain est souvent ce qu’il y a de plus formateur, cela permet aussi de démystifier les idéalismes et de concrétiser avant tout un réel projet de vie !

Bourse : investir dans les entreprises où les employés sont heureux rapporte plus d’après une étude Glassdoor

OFFICE HAPPY
  Le moindre PDG de la plus petite boîte à demi progressiste vous le dira, main sur le coeur et larme à l’oeil: les employés sont l’actif le plus précieux d’une entreprise. Mais dans les faits, il est toujours difficile de vérifier s’ils disent vrais – et s’ils le pensent réellement.

Pour en avoir le coeur net, le site américain Glassdoor, une sorte de TripAdvisor de l’entreprise, sur lequel les employés peuvent noter leur employeur, s’est livré à un jeu de comparaison très instructif. D’abord, il a pris les 50 entreprises les mieux notées sur son site dans la catégorie « Best place to work », la liste Fortune des 100 « Best companies to work for » et a vérifié si elles affichaient de meilleures performances que la Bourse en général.

Ensuite, il a vérifié si le fait d’être nommé dans la liste annuelle de Glassdoor améliore leur cours de bourse à court terme, et si le fait d’être mal noté l’affecte dans le sens inverse.

« En nous basant sur une analyse de plusieurs années, nous trouvons un lien économique significatif entre des actifs intangibles comme la satisfaction des employés et la performance boursière des entreprises cotées, assure Andrew Chamberlain, économiste en chef chez Glassdoor. Comme n’importe quel actif financier, une main d’oeuvre satisfaite et motivée est très précieuse. Puisque les entreprises dévoilent rarement ce genre de données aux investisseurs, les sources d’informations publiques comme les études d’entreprises et les listes « best of » se révèlent être des outils de prédiction financière performants. »

Pour en arriver à cette conclusion, Glassdoor a simulé plusieurs scénarios d’investissement sur la période 2009-2014. Le plus intéressant consiste à placer 1000 dollars en actions dans les 36 entreprises cotées de la liste Glassboord « Best place to work » de 2009, et de les conserver jusqu’à aujourd’hui.

Résultat? En cinq ans, ce portefeuille d’actions passe de 1000 à 3470 dollars. Sur la même période, 1000 dollars placés dans le S&P 500, un indice phare de la bourse américaine qui réuni 500 entreprises, n’ont rapporté « que » 2210 dollars.

glassdoor
Un portefeuille d’actions investi en 2009 dans les 36 entreprises de la liste « Best place to work » de Glassdoor affiche des performances 57% supérieures au S&P 500 en 2014.

Bien sûr, ce n’est pas une preuve scientifique de la relation entre satisfaction des employés et performances économiques. Mais le parallèle est saisissant.

A l’opposé, les 30 entreprises les moins bien notées sur Glassdoor à fin janvier font encore moins bien que le S&P 500. Entre 2009 et 2014, l’indice a augmenté de 121%, contre 91,5% pour ces mal aimés.

Conclusion? N’oubliez pas d’imprimer cet article avant d’aller négocier votre prochaine augmentation de salaire.

ADOPTE UN MANAGER (.com)

Insatisfait de votre manager actuel ? Les autres sont tellement meilleurs ? Vous aimeriez avoir la possibilité de faire un retour à l’envoyeur ? Et si vous testiez ce nouveau service : adopteunmanager.com.

shopping-cart-297750_640UN PANIER GARNI

Ici, pas de faux-semblants. Les managers sont à tous les rayons. Vous êtes à la recherche de votre nouveau manager ? Alors nous en avons certainement en stock. Choisissez, par rubrique, le supermarché est ouvert !

C’est vous le patron ! Dans ces rayons virtuels, vous oserez enfin ajouter dans votre menu de choix tout ce que vous avez généralement retenu contre lui :

  • Motivant,
  • Acteur du changement,
  • Sachant résoudre plutôt qu’imposer,
  • Sachant déléguer plus qu’ordonner,
  • Communicant,
  • Au service des clients (vous compris),
  • Négociateur hors pair,
  • Organisant humainement,
  • Objectivant, mais sans robotiser,
  • Stratège compréhensible,
  • Acteur de votre relation interpersonnelle,
  • Facilitant et limitant l’impact du stress dans votre quotidien

Bref, un manager, efficace, pertinent et compréhensif. Ah, oui, je rajoute dans mon panier : connaissances techniques éprouvées, ubiquité et humour (si possible à son encontre).

J’ai validé ma recherche : Zéro produit. 

Zut, un bug dans le site peut-être, parce que tout de même, le manager parfait c’est comme le barbu parfait, ça doit bien exister ?

siri-684881_640UN PANIER DE CRABES

A bien y réfléchir, le problème est que le manager est comme le loup blanc. Attendu et craint. D’abord parce que ce n’est pas le collaborateur qui réalise l’achat. Vous pouvez vous connecter au site, faire les recherches, trouver la perle rare. Le manager qui vous sera livré au final a été validé, recruté (acheté) par sa hiérarchie. Très rarement par son équipe. Et le voilà dans un vrai panier de crabes. A peine nommé (au sens littéral), il est observé, traqué, sur les réseaux (c’est qui ? il a fait quoi ? Ah, il vient de là !), comparé (il a l’air plus grand que… il n’a pas l’expérience de… lui au moins il vient de notre métier…), le colis n’est pas encore arrivé à destination que chacun croit déjà savoir ce qu’il va y trouver. A l’ouverture, attention, ça peut pincer !

panier3pointsUN PANIER A 3 POINTS

Adopter un manager cela pourrait déjà être ouvert au changement, et lui faciliter la période d’intégration. Challenge, challenge, car, individuellement, en tant que collaborateur, nous sommes tous en attente et avons des idées, des envies, des revendications. Légitimes, sans doute, humaines certainement. Quelle aubaine de pouvoir profiter de la nouveauté pour avancer nos pions. Il faut alors savoir penser collectif.

Pour cela, il faut que l’environnement (l’équipe) soit :

  • Motivante,
  • Actrice du changement,
  • Sachant résoudre plutôt qu’imposer,
  • Sachant prendre la délégation  plus qu’en attente d’ordre,
  • Communicante, Au service des clients (manager compris),
  • Négociatrice hors pair,
  • S’organisant humainement,
  • Objectivant, mais sans robotiser,
  • Compréhensible,
  • Actrice de cette nouvelle relation interpersonnelle,
  • Facilitant et limitant l’impact du stress dans le quotidien

Bref, une équipe, efficace, pertinente et compréhensive. Ah, oui, je rajoute dans mon panier : Avec des connaissances techniques éprouvées, ubiquité et humour (si possible à notre encontre)

L’équipe parfaite n’existe pas ? Le manager idéal non plus. J’ai laissé mon site innovant de côté pour aller prendre un café avec mon nouveau manager. Il l’aime avec du sucre, pas moi, et pourtant malgré cette vision différente du monde, au quotidien, nous bossons efficacement ensemble… Je suppose qu’il en est de même pour vous, non ?

Allez demain je crée adopteunchefdeprojet.com : des idées ?

9 cadres créent un site pour retrouver un emploi

Alors qu’ils suivaient une formation Pôle emploi, 9 cadres montpelliérains ont eu l’idée de créer un site pour booster leur recherche d’emploi. Ils font déjà le buzz.

Anne, Sandrine, Christophe, Jean-Marc et les autres se sont rencontrés il y a à peine quelques semaines. Lors d’une formation CV et lettre de motivation organisée par Pôle emploi, ils ont appris que de nombreuses offres d’emploi ne sont pas visibles. Ils ont compris qu’ils faisaient maintenant partie des seniors sur le marché du travail et que ça n’allait pas être facile. « On s’est dit que faire des CV et les lettres de motivation ne suffirait pas et qu’il fallait faire autre chose, raconte Anne de Longueval. Alors on s’est demandé comment intéresser. On nous a parlé de CV Street [collectif qui colle des affiches de demandeurs d’emploi dans la rue, lancé en 2012, dont a été tiré un film, ndlr] et on a voulu faire plus osé, plus intriguant. »

Des portraits et des CV

Après un brainstorming est né un site : Esprit9.net, mis en ligne le 7 mai 2015. Le concept ? Un portrait de chacun des 9 chercheurs d’emploi avec une phrase originale les présentant. « Chef comptable pétillante » pour Christine. « Je DAF pour vous », clame Jean-Marc. « Ingénieur d’affaires tenace », pour Carole, etc. Et bien sûr, des liens vers leur CV et profil sur les réseaux sociaux professionnels.

Un projet peu coûteux

« Chacun a utilisé ses compétences pour ce projet », explique Anne, elle-même en train d’utiliser ses talents de communicante pour répondre à nos questions. Ce projet a aussi été un bon prétexte pour activer leur réseau. Tout ça, pour 13 euros par personne, le coût de l’hébergement et du référencement du site.

« On veut faire le buzz »

« Notre but, c’est que les gens aillent voir le site. On voudrait faire le buzz. » Pour l’heure, ils font parler d’eux dans les médias. Après France 3 Languedoc-Roussillon, France Bleu Hérault et Midi Libre, ils espèrent toucher les médias nationaux.

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2e volet : la campagne d’affichage à Montpellier

S’ils n’ont pas encore eu de sollicitations de la part de recruteurs, ils n’ont pas dit leur dernier mot. Anne, Jean-Marc et les autres vont lancer, à partir du 18 mai, une campagne d’affichage dans Montpellier. Ils ont déjà sollicité deux annonceurs qui leurs ont proposé gratuitement des espaces publicitaires. Mieux : « l’hôtel où se déroule la formation Pôle emploi, qui se termine lundi 18 mai, nous a proposé de rester 2 semaines de plus, ce qui va nous permettre de continuer à s’aider », se réjouit Anne. Que leur initiative « fasse le buzz » ou pas, ils auront trouvé l’essentiel : un groupe de soutien à qui faire relire CV, lettres de motivation et avec qui s’entraîner pour passer des entretiens d’embauche. Un exercice pas forcément facile pour « une génération qui n’a pas appris à se mettre en avant », comme le confie Anne.

L’affiche qui sera placardée dans les rues de Montpellier © esprit9.net

Les 10 erreurs managériales les plus fréquentes

Le charisme est une qualité innée que tous les managers ne possèdent, malheureusement, pas. A défaut, la plupart tentent de développer leur leadership, que l’on peut traduire comme « l’art de mener son équipe ».
En effet, un manager qui sait motiver ses troupes, faciliter l’intégration des nouveaux éléments et initier ses collaborateurs aux principes de base du travail collectif n’a pas besoin d’être charismatique pour diriger son équipe.
Pour y arriver, il est certain que chacun a sa façon de faire. Il n’empêche qu’à l’observation, une dizaine d’erreurs récurrentes ont été relevées :
Diviser pour mieux régner : souvent enclin à se rapprocher davantage des collaborateurs qui partagent ses opinions ou ne contestent pas son autorité, le manager oublie qu’en agissant ainsi, il crée des clans dans son équipe et détruit toute cohésion au sein du groupe. Or, les rivalités peuvent saboter le travail de l’équipe et compromettre la réalisation des objectifs fixés.
Accroître le stress de ses collaborateurs : en maintenant une pression constante sur son équipe, le manager augmente le stress de ses collaborateurs et limite leur progression. Eviter de leur imposer une pression continuelle (en fixant des objectifs réalisables, à court et moyen terme) et de leur transmettre son propre stress permet aux membres de l’équipe de trouver leurs repères et d’adopter le rythme de travail adéquat.
Omnibulé par la réalisation des objectifs fixés, le manager tombe souvent dans des pièges qui lui font commettre des erreurs d’appréciation ou de décision qu’il est, pourtant, tout à fait possible d’éviter.
A cet égard, la division de l’équipe et la pression continue imposée aux collaborateurs, prônent en tête de liste mais elles sont loin d’être les seules défaillances que l’on peut reprocher à un manager.
En effet, on peut en dénombrer plusieurs, dont l’importance varie selon les tempéraments des dirigeants :
Ne pas reconnaître ses limites : loin d’être infaillible, le manager peut rencontrer des difficultés en accomplissant un projet ou avoir des lacunes dans un domaine en particulier. Cela n’est pas répréhensible en soi dans la mesure où ces faiblesses redonnent au dirigeant une dimension humaine qui le rapproche, paradoxalement, de ses collaborateurs. En revanche, prétendre la perfection et l’exiger de son équipe ne peut que nuire au travail collectif, à la performance individuelle, à la motivation des troupes et enfin, à la crédibilité du manager. Celui-ci essaie, souvent, de cacher ses faiblesses derrière une attitude revêche et un autoritarisme poussé qui dissuadent ses collaborateurs de contester ses décisions.Les petits défauts d’organisation qu’un salarié peut avoir deviennent grands, dès lors qu’il s’agit d’un dirigeant qui doit organiser et gérer toute une équipe.
A ce niveau, une bonne gestion du temps est primordiale, voire capitale, car son impact se ressent sur le travail de l’équipe toute entière :
Etre mal organisé : cela peut paraître aberrant pour un manager et pourtant, une mauvaise gestion du temps, associée à une mauvaise organisation de l’équipe, est le fléau numéro un des dirigeants. En effet, lorsque les collaborateurs bouclent toujours leurs projets en retard, qu’ils consultent leurs dirigeants mille fois par jour mais ne lui parlent d’un problème ou d’une difficulté qu’à la dernière minute, cela traduit une mauvaise gestion de la part du manager qui doit se reprendre en main. A la fin, il se rend compte que c’est lui qui fait tout le travail alors que ses collaborateurs n’en font pas assez. Responsabiliser ses collaborateurs en leur accordant des tâches précises et en leur fixant des objectifs réalisables est le meilleur moyen pour lutter contre ce phénomène de « délégation inversée » qui revient à tout mettre sur le dos du manager, censé travailler en équipe avec ses collaborateurs.Le style de management et l’attitude du dirigeant ou plutôt, sa conception de son rôle de manager, influencent son travail et sa manière de gérer son équipe :
Etre peu proactif : un manager qui se contente d’appliquer à la lettre les décisions de sa hiérarchie, sans savoir lui-même où il va, manque de conviction et cela déteint sur son équipe. Peu motivés, la productivité des collaborateurs est en berne et la qualité de leur travail aussi s’en ressent. Pour y remédier, le manager doit très vite construire sa propre vision des objectifs à réaliser et concevoir les moyens à déployer pour y arriver dans les délais fixés. En donnant à chacun de ses collaborateurs un ou plusieurs projets à mener à moyen ou long terme, le dirigeant réactive leur motivation et ravive leur intérêt pour le travail qu’ils font.
Adopter un style de management trop directif : un dirigeant trop autoritaire tue, sans le savoir, le sens de l’initiative chez ses collaborateurs, frustre leur créativité et les empêche de s’épanouir. Ne pas accorder à son équipe la latitude d’innover en imposant sa propre vision des choses nuit à l’évolution du travail de l’équipe qui stagne, fait du sur-place et finit, à force, par reculer. Le manager doit être attentif à ses collaborateurs et surtout, demeurer accessible à leurs réflexions, suggestions et idées tant il est vrai que les remontées contribuent à faire progresser l’entreprise en l’aidant à dépasser ses lacunes.Les nombreuses fonctions du manager incluent, également, la transmission de son savoir-faire aux collaborateurs qui en ont besoin, ainsi que la disponibilité envers son équipe :
Ne pas transmettre son savoir-faire : avec le temps, tout manager finit par connaître par cœur les points forts et les points faibles de son équipe, pour ne pas dire de chacun de ses collaborateurs. Alors, lorsque les résultats de l’équipe sont toujours médiocres et qu’aucune amélioration n’est enregistrée au fil des mois, voire des années, cela signifie que le manager ne veille pas à l’évolution des compétences au sein de son équipe, ce qui est fort préjudiciable pour l’entreprise. A cet effet, le dirigeant doit suivre de près ses collaborateurs, leur proposer des formations qui améliorent leurs connaissances ou augmentent leurs compétences afin de les aider à progresser.
Ne pas être à l’écoute de ses collaborateurs : refuser toute initiative ou suggestion de la part de l’un des membres de l’équipe, se cantonner dans son rôle de dirigeant sans accepter de feedbacks, sont autant d’attitudes qui isolent le manager et le désavouent aux yeux de ses collaborateurs qui, ne pouvant pas communiquer avec lui, s’adresseront directement à la hiérarchie, ce qui est susceptible de le désavouer auprès de ses supérieurs, également.La présence et la communication sont les deux axes principaux du management de proximité qui implique beaucoup d’attention et d’écoute envers les collaborateurs :
Manquer de présence auprès de son équipe : un manager qui gère les projets à confier et l’organisation du travail au sein de l’équipe mais n’a pas de contact direct avec ses collaborateurs, et partant, n’écoute pas leurs observations et leurs réflexions, et ne connaît pas son équipe. Du moment que le travail est fait, le manager n’intervient pas et ne cherche pas à connaître les difficultés que rencontrent ses collaborateurs et encore moins, à les surmonter. Malgré la présence physique du dirigeant, cette attitude équivaut à une absence effective ressentie par les collaborateurs qui peuvent réagir en refusant toute autorité de sa part.
Mal communiquer avec ses collaborateurs : même si le manager croit communiquer suffisamment avec son équipe, les conversations téléphoniques et les e-mails ne le dispensent pas des réunions en tête-à-tête avec chacun de ses collaborateurs, sans parler des réunions collectives dont le but premier est de transmettre l’information à l’ensemble de l’effectif. Les entretiens particuliers permettent au manager de faire le point avec chaque collaborateur sur les progrès réalisés et ceux qui restent à faire, tout en maintenant le contact humain, si précieux en entreprise.

« Pour les transhumanistes, l’Homme va devenir Dieu »

Alors que 700 scientifiques ont signé une pétition contre les dangers de l’intelligence artificielle, Laurent Alexandre, chirurgien, explique les enjeux du transhumanisme, qui vise à augmenter les capacités physiques et mentales de l’être humain.

Laurent Alexandre, chirurgien et fondateur de DNAVision (C) Laurent AlexandreLaurent Alexandre, chirurgien et fondateur de DNAVision (C) Laurent Alexandre

Qu’est-ce que le transhumanisme ?

Il s’agit d’une idéologie démiurgique, qui veut d’une part rendre l’Homme immortel, d’autre part, augmenter autant que faire se peut ses capacités et défenses physiques et enfin de « brancher » de l’intelligence artificielle directement sur le cerveau humain.

L’entreprise qui est le plus en pointe dans ce mouvement très populaire dans la Silicon Valley est Google, qui via sa filiale Calico veut « tuer la mort », comme l’a récemment titré le magazine Time. Et Google Ventures, leur filiale de capital-risque dirigée par Bill Maris est elle aussi très impliquée dans le transhumanisme. Car c’est Google qui est vraiment en pointe sur ce thème : ils évoquent par exemple la notion « d’uploading », qui permettrait de transférer un esprit ou une âme humaine dans un ordinateur, pour la sauvegarder en attendant de la transférer dans un corps humain…

L’opération inverse, le « downloading », consiste à intégrer au corps et au cerveau humain des éléments d’intelligence artificielle, comme une mémoire étendue ou un « moteur de recherche » intégré, par exemple. Ils sont tellement en pointe qu’ils ont d’ailleurs racheté la quasi-totalité des entreprises de robotique, par exemple. On peut voir un exemple de ces réalisations avec Spot, leur « chien-robot » créé par leur filiale Boston Dynamics. Et ils financent aussi la Singularity University, qui consacre ses travaux au transhumanisme.

D’autres sociétés sont-elles aussi impliquées dans ce mouvement?

Oui, bien sûr, par exemple tous les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) sont impliqués, ils ont tous investi massivement dans l’intelligence artificielle, par exemple. Toujours dans la Silicon Valley, le scientifique et entrepreneur Peter Diamantis, cofondateur de la Singularity University, travaille aussi sur ce sujet. Et le débat sur le transhumanisme commence même à gagner le grand public, grâce à des débats publics et des articles de presse.

Est-ce que ce mouvement suscite des débats ?

Oui, bien sûr, et certains dirigeants d’entreprises ou ex-dirigeants high-tech américains commencent à s’inquiéter de ce phénomène, comme Bill Gates, l’ex-PDG de Microsoft, qui estiment que l’intelligence artificielle peut être à terme dangereuse pour l’Homme. D’autres estiment que ce mouvement est légitime, car qui ne voudrait pas échapper aux maladies? Qui ne voudrait pas vivre 1.000 ans?

Hum, on peut ne pas vouloir vivre 1.000 ans…

Ah, ça, ce sont les dépressifs qui disent ça, mais si vous êtes en pleine santé, heureux de vivre, content d’être sur Terre, n’auriez-vous pas envie de vivre 1.000 ans? Si vous leur posez la question, la majorité des gens répondront « oui » ! Qui veut d’une humanité fragile ? Qui préfère être malade et chétif au lieu d’augmenter ses capacités ?

En fait, on peut dire qu’il existe un « transhumanisme défensif », qui vise à protéger l’espèce humaine des maladies et des atteintes dues au vieillissement, et un » transhumanisme offensif », qui s’emploie à augmenter les capacités de l’être humain?

Oui, c’est un peu ça. Et c’est bien sûr le deuxième qui fait débat, la plupart des gens acceptant les progrès de la médecine. D’ailleurs, à ce titre, on peut considérer que le transhumanisme existe déjà, avec toutes les prothèses artificielles très sophistiquées qui existent actuellement. J’en avais fait la remarque lors d’un débat à Jean-Michel BESNIER, un opposant au transhumanisme, en lui disant que du fait de l’existence de ces prothèses, nous étions tous aujourd’hui, sans le savoir, partisans de ce mouvement.

Ce mouvement -ou cette idéologie- comporte-il des risques?

Tout mouvement démiurgique comporte des risques, bien sûr. Même Elon Musk, par exemple, le fondateur de Tesla, a déclaré en 2014 que les robots pouvaient être plus dangereux que le nucléaire. Il a aussi récemment co-signé un appel récemment avec Stephen Hawking et plusieurs centaines de scientifiques et d’universitaires pour lancer une alerte sur les dangers potentiels de l’intelligence artificielle.

Justement, que pensez-vous de l’expérience de Gabriel Licina, qui s’est fait injecter dans les yeux une substance devait lui permettre de bénéficier de la vision nocturne des chats?

Disons qu’il est clair que les effets secondaires n’ont pas encore été évalués à ce stade.

Peut-on parler de « folie des grandeurs » chez les tenants du transhumanisme ?

Ils défendent une idéologie démiurgique… Par définition, celle ci- ressortit à une volonté paranoïaque de rendre l’Homme tout puissant et maître de l’univers. C’est une vision qui se trouve aux antipodes de la pensée religieuse, et les défenseurs du transhumanisme  pensent que « l’Homme 2.0 » dont ils souhaitent l’avènement n’est ni plus ni moins qu’une sorte de Dieu…

Les Etats envisagent-ils de légiférer sur le sujet, pour éviter les abus, par exemple?

Cela semble difficile, car si des lois trop contraignantes existent, les gens iront bénéficier de ces avancées dans les pays où elles seront légales.

SALE TEMPS AU MOIS DE MARS POUR LE COMMERCE SPÉCIALISÉ

Le recul s’établit à – 5,3% pour le mois

Selon les derniers chiffres publiés par Procos, le commerce spécialisé au mois de mars accuse un fort recul avec -5,3%.

Le commerce spécialisé qui recouvre les secteurs d’activités comme l’alimentaire spécialisé, la restauration, l’équipement de la personne, l’équipement de la maison, l’hygiène et santé, les loisirs, l’automobile, les services… est à la peine. C’est ce qu’attestent les chiffres récemment publiés par Procos, la fédération pour l’urbanisme et le développement du commerce spécialisé qui représente 260 enseignes du commerce spécialisé – près de 60.000 points de vente 735.000 emplois -93,5 milliards d’euros de chiffres d’affaires. «L’activité du commerce de détail spécialisé finit le mois de mars 2015 en forte baisse à –5,3%, par rapport à mars 2014, à périmètre comparable». Pourquoi un tel recul ? Selon l’enquête de panel mensuel de Procos (50 enseignes interrogées sur leurs performances dans 50 pôles de référence, situés dans 15 agglomérations), l’activité a pâti des décalages calendaires : mars 2015 comptait le même nombre de jours ouvrables que mars 2014, mais avec un samedi en moins. «Le décalage d’environ 15 jours des vacances d’hiver a pu également modifier certains comportements d’achat des Français. En revanche, les conditions climatiques, très proches des normales saisonnières, se sont révélés neutres.»

Ce recul est d’autant plus important qu’il se réfère à un historique favorable : le mois de mars 2014 avait fi ni à +1,6%. Dans le détail, la chute d’activité touche tous les lieux de commerce. «Le commerce de centre-ville finit le mois à -6,3% (-5,7% pour les boutiques de rez-de-chaussée et -7,1% pour les boutiques en galerie marchande)». Le commerce de périphérie fait à peine mieux à -4,8% (-5% pour les formats de moyennes surfaces et -4,6% pour les boutiques en galerie marchande). De même, aucun secteur d’activités n’est épargné par le reflux. «L’hygiène beauté santé et la culture loisirs résistent mieux, mais finissent malgré tout le moins en négatif, respectivement à -1% et à -3 %.»

En cumul, l’activité du commerce spécialisé finit le premier trimestre 2015 à -2,1%.