Monthly Archives: Mai 2015

Réussir une séance de brainstorming

Réussir un brainstorming

Trouver la solution à un problème en stimulant la créativité d’un groupe de collaborateurs : c’est ce que permet un brainstorming. A condition de respecter certaines consignes.

1. Un brainstorming : pourquoi, pour qui ?

Réaliser un brainstorming, c’est réunir un groupe de collaborateurs afin qu’ils produisent collectivement un maximum d’idées nouvelles sur un thème donné. « D’une manière générale, un brainstorming peut être organisé à chaque fois qu’on n’a pas de solution toute faite et satisfaisante à un problème », analyse Isabelle Jacob, dirigeante du cabinet Iris Consultants et du centre Iris de formation à la créativité.

 Quatre cas où le brainstorming est utile

« La taille optimale du groupe va de 8 à 10 personnes »

Les problèmes que l’on peut résoudre par ces méthodes sont variés. Il peut s’agir d’une démarche d’innovation : nouveau produit, nouveau concept, nouvelle campagne publicitaire… On met la créativité de chacun à contribution. Il peut également être question de lancer un projet. Avant de l’entreprendre concrètement, se réunir permet de cerner les différentes manières de s’y prendre. On peut également s’interroger sur l’avenir en général : où va l’entreprise et quelles nouvelles orientations devra-t-elle prendre pour répondre aux différents enjeux technologiques, sociétaux, économiques ? « Le brainstorming permet aussi de résoudre des problèmes de management au quotidien, ajoute Isabelle Jacob. Le manager examine avec son équipe comment améliorer tel processus, tel produit ou telle pratique. »

 Des petits groupes très motivés

Les séances de brainstorming demandent beaucoup d’énergie aux participants. « Ils doivent s’engager sur le plan cognitif mais aussi corporel et émotionnel. » Privilégier les collaborateurs volontaires est ainsi conseillé car, pour être efficace, le brainstorming doit être mené par des personnes qui ont à cœur de résoudre le problème. La démarche peut néanmoins être imposée lorsqu’il s’agit d’une séance interne à l’équipe, menée par le manager. « La taille optimale du groupe pour une séance de ce type est 8 à 10 personnes, note Isabelle Jacob. On peut également reprendre certaines techniques utilisées en brainstorming lorsque le groupe est plus petit, mais il s’agit alors plus d’une discussion ‘en coin de table’. »

2. Créer les conditions de la créativité

Qui dit séance de créativité ne dit pas rassemblement où tout est permis. Bien au contraire. « Une réunion où tout le monde sort son fusil dès qu’une idée est avancée tue toute l’énergie des participants. Dans un brainstorming, le principe de base est au contraire la règle du jugement différé », explique Isabelle Jacob.

 Les règles du jugement différé et de la critique constructive

Pour ne pas brider la créativité, il faut préserver des phases où l’on produit sans chercher à s’évaluer. Mettez alors provisoirement de côté les critères de sélection des solutions que l’on s’est plus ou moins consciemment fixés. « Plus on met en avant ces critères, plus on devient sec », témoigne la consultante.

« On privilégie le ‘oui et’ et on bannit le ‘oui mais' »

Les idées de tous doivent pouvoir dans un premier temps cohabiter sans jugement de valeur. « On privilégie le ‘oui et’ et on bannit le ‘oui mais’, résume Isabelle Jacob. Dans un second temps, la pensée critique des participants devra bien entendu être utilisée. Toutefois, « elle devra être transformée en une critique constructive et proactive, prévient la consultant. On ne dira pas ‘Je ne suis pas d’accord’ mais plutôt ‘Cette solution présente tels avantages mais j’ai aussi telles craintes’. »

 Bien aborder la phase de créativité

La première étape d’une séance de brainstorming se situe en amont de la production d’idées proprement dite. Il faut commencer par bien expliquer pourquoi les personnes présentes sont réunies et ce que l’on attend d’elles. « Elles doivent s’approprier l’enjeu, avoir envie de résoudre le problème posé. Lors de cette phase préparatoire, elles doivent également formuler plusieurs façons de poser le problème. L’objectif est d’ouvrir la représentation qu’elles s’en font. » C’est à l’animateur que revient ce rôle d’accoucheur : par ses questions, il doit aider les participants à changer de référentiel. Pour stimuler l’innovation produit, il pourrait ainsi poser la question sous cette forme : « si on n’avait plus le droit de commercialiser telle chose, comment se poserait le problème ? ». Enfin, quelques exercices d’échauffement pour réveiller la créativité peuvent être menés : trouver un intrus parmi des mots aléatoires, raconter une histoire à partir de termes tirés au hasard…

3. Faire produire des idées

Dans un deuxième temps, l’animateur va stimuler la production d’idées des participants. L’objectif : en réunir un maximum.

 Quelques exemples de techniques de créativité

« On peut alterner l’oral avec de l’écrit, voire du dessin, du mime, du collage de photos… »

De nombreuses techniques permettent de mobiliser la pensée créative. Il s’agit toujours de chercher des stimuli liés au problème et qui vont déclencher des solutions. On peut procéder par analogie : le problème est transposé dans un autre univers. Par exemple, s’il est en lien avec le concept d’ouverture, on peut explorer ce que l’ouverture nous inspire dans le domaine du végétal, de l’économie, du cinéma, de l’histoire… Il est aussi possible de recourir au rêve éveillé : les participants laissent vagabonder leur imagination dans une histoire en lien avec le problème. On peut également procéder par combinaison : on décompose l’objet de la recherche en deux, par exemple pour un produit de cosmétique, le packaging et son utilisation. On liste les différents formats et usages possibles puis on croise les uns avec les autres pour trouver un produit d’un type nouveau… Plusieurs techniques peuvent évidemment être successivement utilisées lors d’un même brainstorming.

 Alterner les modes d’expression de la pensée créative

Pour maximiser les résultats de ce travail, il faut varier les différents modes de production d’idées. « On peut alterner l’oral avec de l’écrit, voire du dessin, du mime, du collage de photos… On peut faire se succéder travail tous ensemble et travail individuel ou par petits groupes de deux ou trois. On peut enchaîner des phases de production où l’on prend son temps et celles où les idées sont bombardées », énumère Isabelle Jacob. Les différentes personnalités présentes auront ainsi plus de chances de se sentir à l’aise et de s’exprimer. « Ne s’en tenir qu’à des exercices en grand groupe peut conduire à ce que seuls les extravertis s’expriment », met en garde la consultante. Une fois toutes ces idées accouchées, il s’agit de les regrouper et de dégager des concepts pour organiser cette pensée créative.

4. Tirer le meilleur parti des idées émises

Une réunion d’où sortirait une kyrielle d’idées pas toujours réalistes ni compréhensibles du quidam ne serait en rien un brainstorming constructif. Pour qu’il se traduise par des actions concrètes, il doit s’achever par une troisième phase dite de « créativité d’anticipation ».

 Confronter les idées à la réalité

Lors de cette étape, les participants sont invités à projeter leur idée comme si elle devenait réalité. Quelles sont les forces et les faiblesses  ? Quelles résistances au changement seraient susceptibles d’apparaître ? Quelles compétences faudrait-il acquérir ? « Lors de cette phase, qui relève toujours de la créativité, les critères de sélection mis de côté au début sont récupérés et chaque idée est soupesée par rapport aux autres », précise Isabelle Jacob. C’est à ce moment que la pensée critique des participants doit être sollicitée, afin non pas de s’opposer à l’idée mais d’examiner ce qu’elle comporte comme points positifs et comme points négatifs.

 Assurer un suivi

Après avoir sélectionné les idées à conserver, on peut rédiger des fiches synthétiques à destination des décisionnaires qui n’ont pas assisté à la réunion. « Ces fiches doivent expliquer en quoi l’idée est bonne, en quoi elle offre des opportunités et ce qu’il y a à faire pour la rendre possible. » Ce travail de synthèse peut éventuellement revenir à l’animateur du brainstorming seul.

« Des fiches expliquent en quoi une idée est bonne et comment la rendre possible »

Pour être efficace, les résultats du brainstorming ne doivent pas rester lettre morte. « A terme, plus personne n’aurait envie de participer car ils auraient l’impression de donner leur énergie pour rien. » Assurer un suivi, ne serait-ce que pour expliquer pourquoi aucune des idées ne sera traduite en acte est donc essentiel. De même, il faut donner des signes de reconnaissance du travail effectué. Et en aucun cas, ne laisser un supérieur hiérarchique s’attribuer à lui seul le résultat de ce travail collectif.

7 activités et comportements qui vous rendront plus heureux

Réaliser ses objectifs, donner du sens à son travail mais aussi manger des aliments frais ou entretenir une relation longue sont propices au bonheur.

Le bonheur est bon pour vous.

Une recherche menée par des psychologues montre que les gens heureux gagnent plus d’argent, qu’ils sont plus performants au travail, qu’ils vivent plus longtemps et que leur mariage dure plus longtemps.

Mais les causes du bonheur sont difficiles à cerner – les philosophes essayent de les comprendre depuis des milliers d’années.

Au cours des dernières décennies, la science psychologique a trouvé quelques pistes tangibles sur ce qui rend les gens heureux. Comme l’explique le blog Gym Lion, le bonheur est moins une question de ce que l’on a et plus une question de ce que l’on fait.

Voici certains comportements qui nous rendent heureux :

Accomplir des objectifs

Comme le chocolat et le beurre de cacahuètes, les objectifs et le bonheur sont complémentaires. Le processus est assez simple : les gens heureux ont beaucoup d’énergie, et cette énergie peut être investie dans leur objectif.
Les psychologues affirment que plus nous considérons un objectif comme une partie de nous-même, plus ces deux éléments – le but et nous-même – seront auto-concordants ; ou, en d’autres termes, plus nous serons enclin à y investir de l’énergie. Bettina Wiese, psychologue de l’Université de Zurich, précise que « des recherches empiriques auraient démontré que le fait de se fixer des objectifs auto-concordants renforce le lien entre la progression de l’accomplissement de cet objectif et le bien-être. »

Trouver un sens à son travail

En 1997, Amy Wrzesniewski – psychologue de Yale – et ses collègues ont publié un article, cité régulièrement, sur la manière dont les gens s’identifient à leur travail. L’article relatait 3 perceptions différentes du travail :

  • Un travail : « Centré sur la nécessité financière et les gains d’argent plus que le plaisir à accomplir ce travail ; ce n’est pas un aspect très positif de la vie ».
  • Une carrière : « Centré sur l’évolution ».
  • Une vocation : « Centré sur le plaisir à accomplir des choses, un travail utile socialement ».

Leur découverte : les gens qui ont trouvé un sens à leur travail sont les plus heureux.

Passer du temps avec des gens qui comptent pour nous

Bien que cela puisse ressembler à un cliché de carte de vœux, la recherche confirme que passer du temps avec des gens que vous aimez (ou du moins, que vous tolérez) vous rendra plus heureux. Etre au « centre » d’un réseau social est un bon indicateur de bien-être.

Entretenir une relation à long terme

Un article du New York Times a récemment expliqué qu' »être marié rend les gens plus heureux et bien dans leurs baskets que de rester célibataire – particulièrement durant les périodes difficiles de la vie comme la crise de la quarantaine ».
Pourquoi ? Quand deux personnes sont ensemble, elles sont plus fortes.

Manger des aliments frais

Une étude de 2013, intitulée « Manger beaucoup de pommes chaque jour garde le blues à distance« , a trouvé une corrélation entre le fait de manger beaucoup de fruits et légumes frais et le bonheur.

Plus spécifiquement, les jeunes gens qui mangeaient sept à huit portions de fruits ou légumes seraient, d’après l’étude, plus heureux que les autres.

Faire du sport

Une étude néerlandaise menée auprès de 8 000 personnes entre 16 et 65 ans a démontré les grandes vertus du sport. « Ceux qui font du sport sont plus satisfaits de leur vie et plus heureux que les gens qui n’en font pas, peu importe l’âge ». Si vous voulez faire plus d’exercice mais que vous ne trouvez pas le temps, Walter Mischel, psychologue réputé, recommande un planning du « si-alors ».

Acheter des « expériences »

D’après Daniel Gilbert, psychologue d’Harvard, si l’argent n’achète pas le bonheur, c’est que vous ne le dépensez pas correctement. Son principe clé de la dépense est d’acheter non-pas des objets mais plutôt des « expériences ».

Dans un sondage auprès de 1 000 américains, 57% des personnes interrogées ont affirmé tirer plus de bonheur de l’achat d’une expérience, comme un voyage, un concert ou un autre évènement de vie, que de l’achat d’un bien matériel comme une voiture, un appareil ou autre. Les recherches sur le sujet affirment que nous préférons les expériences parce que nous pouvons les imaginer, nous en souvenir et donc les apprécier plus longtemps.

« Après avoir passé des jours à choisir le parquet parfait pour le nouvel appartement, les acheteur finissent par ne même plus remarquer leurs sols brésiliens couleur cerise, jadis-adorés, sur lesquels ils trainent désormais les pieds » rapportent Daniel Gilbert et ses collègues. « En revanche, le souvenir du bébé guépard qu’ils ont vu lors d’un safari en Afrique continue de leur procurer du bonheur ».

4 Tips to boost your network

Networking has become a key element in our professional life. Making the right connections and finding ways to maintain them can be crucial to our career and business plans.

What can you do to add more value to your networking activity?

  • Engage

Don’t be afraid to talk to people and engage in conversation, even if you are alone and they are strangers. Be a good listener and be curious: ask questions and show your interest in your interlocutor. People do like it when others are interested in them, and they usually respond with a reciprocal interest.

Try to understand people, their style, their passions and their beliefs and try to make a connection in the conversation by focusing on the mutual elements that may create a link between you two. That could be anything: you both supporting the same football team, your shared passion for dogs or your interest in big data. Similarities attract, and people like people who are similar to them because it makes them feel stronger and on a safe ground.

Mutual interests are also a great way to stand out and make the others remember you, because by calling somebody’s passions you are appealing to their emotions. And even if it is believed that we are rational beings, it is proven that more than 50% of our decisions are subconsciously based on emotional grounds.

Don’t forget to smile! Positivity is contagious and if others feel you are positive and happy they are likely to feel a bit in that way, too!

  • Connect & organize

Once you have created a « physical » link, make sure it doesn’t get lost by connecting with your interlocutor in the right way. Depending on their personality and style, there are several ways to keep in touch and organize the information you are getting from them.

They may vary from the traditional business card collection, e-mails and telephone numbers to electronic business cards and social media (mainly LinkedIn, Twitter and sometimes Facebook, if the connection you have made is quite informal): sometimes you may use all of them!

Be organized: scan your connection’s business card and create a virtual database – there are several ways to do that, from a simple Excel file to more sophisticated softwares and mobile apps that are available online for free. Define and make a to-do-list: why should a certain connection be important for you? when? what is your final goal?

Even if you may be unsure at this early stage, try to make an initial sketch to keep your ideas clear and avoid wasting time. Write your answers into the database, along with the information you received from that person during your meeting: that may be useful at a later stage in order to recall your conversation’s key elements, especially if you are planning to contact them after some time. If you recall the key elements, they will easily remember who you are even after a long time.

  • Be active on social networks

Social networks are a great way to increase your visibility, keep in touch and share your interests (especially LinkedIn and Twitter for professional purposes).

Look for quality information, like, comment, share and create your own content. Update your status regularly at least two or three times a day and spread out your posts rather than posting them all at once.

Join and participate in groups that are relevant to your business and target market, discuss, ask questions and answer to comments and ask your connections what they think about a given topic. Give recommendations and endorse them.

If you are active on social networks you will not be forgotten and people will learn a lot about your interests and your personality.

  • Keep in touch and re-engage

Check your database regularly. Make the point and be critical about your connections: we often develop overdependence to our network and we tend to keep in touch with the people we talk more or who are in similar roles to ourselves. Ask yourself: does your networking activity really add value to your professional plans? Check out regularly if your strategy and connections are still aligned with your professional goals. If not, you can choose to keep in touch for personal reasons: but keep it clear.

However, if you find that your connections are still relevant to your professional plans, be perseverant and consistent. Re-engage with them by finding a link to the former conversation you had: recall the key points and your mutual interests. Whether you choose to do it by phone, e-mail or on social networks, you may have to wait for an answer: keep positive and do not give up! Sometimes people don’t get back to you because they are busy, they have other priorities, they need more time to think or… they have simply forgotten!

Forget about your ego, do not get disappointed easily and stay focused on your ultimate goal only. Your motivation and your persistence can be crucial to accelerate the decision process, your enthusiasm can be contagious and influence the other person’s final decision. Do you know that as much as 80% of commercial sales are successful only after the twelfth contact? Do you think you can sell your dreams with less effort?

Keep believing. Keep dreaming. Keep persisting. Unless you get a clear and definitive “NO!” it means there is still a chance. And you have nothing to lose!

Sécuriser son schéma de rémunération et de protection sociale de dirigeant suite à la publication de la liste des montages fiscaux par Bercy

Depuis un certain temps désormais, le législateur réfléchit à un moyen d’alerter les dirigeants sur des montages fiscaux « ambigus » visant à éluder l’impôt, ainsi, les schémas de rémunération et de protection sociale du dirigeant sont « sous observation ».

A titre d’exemple, un schéma d’épargne salariale ne doit pas seulement bénéficier au seul dirigeant dans le cadre de sarémunération et de sa protection sociale de dirigeant, la réglementation impose la présence d’au moins un salarié « autre » que le dirigeant principal.

Ainsi, les dirigeants ne sont pas toujours bien « conseillés » en la matière surtout dans les TPE/PME ne bénéficiant pas de conseils appropriés.  Bien des institutions financières commercialisant ces dispositifs n’assurent pas de suivi réglementaire après la mise en place, et ce, à cause d’un turn over conséquent des conseillers commerciaux notamment.

Avez-vous bien vérifié la conformité de vos dispositifs (retraite, prévoyance, épargne…)? 

Autre exemple, le contrat de retraite supplémentaire Art 83 bénéficie d’avantages fiscaux et sociaux sous réserve de respecter la notion de « catégorie objective de personnel», hors, les dernières évolutions réglementaires modifient l’éligibilité de certaines catégories.

Cette réglementation « assidue » renforce logiquement le besoin de « sécurisation » des schémas d’optimisation de la rémunération et de la protection sociale élaborés afin de tenir compte des souhaits du dirigeant (préparation de la retraite, diminution du coût entreprise…). Toutefois, il convient de rappeler que l’utilisation de dispotifs légaux ayant un « objectif patrimonial » ( retraite, prévoyance, épargne, transmission d’entreprise) tout en minimisant le frottement fiscal et social n’est pas interdite dès lors que les dispositifs respectent la réglementation fiscale et sociale. Dans le cas inverse, tous les dispositifs visant à doper l’économie se verraient requalifiés (exemple, un investissement locatif de type « Pinel » destiné aux ascendants ou descendants).

Cette recrudescence de conformité exige désormais des conseils de très haut niveau en matière d’optimisation de la rémunération et de la protection sociale du dirigeant (avocat, expert rémunération, expert comptable, assureur, banquier, conseiller en gestion de patrimoine) bien loin des seules préoccupations « commerciales».

Etes-vous sûr à 100 % d’avoir des dispositifs de rémunération et de protection sociale conformes à la réglementation ? 

Innovation : l’imprimante 3D, la machine à vapeur du XXIe siècle ?

A partir d’un fichier, l’imprimante 3D permet à (presque) n’importe qui de créer un objet. Une innovation qui peut tout bouleverser. Voici 7 questions incontournables.

Une locomotive à vapeur en Australie, en 1962 (State Records NSW/Flickr/CC)

Avec quelle technologie peut-on à la fois facilement fabriquer, dans n’importe quel coin du monde et pour une somme modique, des armes et des prothèsesorthopédiques pour enfants ?

OÙ ACHETER UNE IMPRIMANTE 3D ?

Des modèles sont vendus dans le commerce pour un millier d’euros(Makerbot, ou Up font figure de leaders). La Reprap, imprimante « open source », peut être montée soi-même et coûte quelques centaines d’euros.

Des imprimantes 3D sont parfois disponibles dans les « fablabs » (sortes de laboratoires ouverts et collaboratifs). En France, c’est le cas de ceux de Toulouse, Rennes etGennevilliers notamment.

Réponse : l’impression 3D.

Imaginez une imprimante traditionnelle, qui additionne le plastique couche par couche jusqu’à former un vrai objet, en trois dimensions. Elle est commandée par un ordinateur qui « lit » un simple fichier contenant le modèle d’un objet en 3D.

Initialement très coûteuse, cette technologie vieille de trente ans était jusqu’à présent utilisée dans l’industrie, pour réaliser rapidement des prototypes.

Depuis quelques temps, les imprimantes 3D sont devenues accessibles : les prix démarrent à 400 euros et, pour un bon millier d’euros, vous pouvez vous offrir une machine de bonne qualité.

Mélangez ça au numérique, qui permet de s’échanger et de créer facilement des plans d’objets, et vous obtenez ce qui ressemble à une petite révolution.

Une révolution qui n’est pas sans soulever de nombreuses questions.

Est-ce que c’est vraiment si important ?

De l’avis de tous, cette technologie est dite « disruptive » : une avancée qui va bouleverser un ou plusieurs marchés en remplaçant des technologies existantes. Les comparaisons fleurissent.

Pour The Economist, les imprimantes 3D sont les PC du XXIe siècle :

« Les bidouilleurs de machines qui transforment le code en molécules de plastique explorent une toute nouvelle manière de faire des choses, qui pourrait réécrire les règles de la fabrication, comme le PC a envoyé aux oubliettes le monde de l’informatique traditionnel. »

Fortement ancrée dans le monde universitaire, animée par des hackers un brin idéalistes qui développent une technologie de pointe venue du monde industriel : pour Michael Weinberg, juriste pour l’organisation américaine Public Knowledge, « de bien des manières, la communauté de l’impression 3D ressemble à la communauté informatique du début des années 90 ».

The Economist, dans un autre article, compare carrément l’impression 3D à la machine à vapeur, à l’imprimerie ou au transistor :

« L’impression 3D rend la création d’objets uniques aussi bon marché que la production en grande série, sapant les économies d’échelle. Elle pourrait avoir un impact sur le monde aussi profond que l’apparition de l’usine. […] Il est impossible d’anticiper l’impact à long terme de l’impression 3D. Mais la technologie arrive, et va probablement bouleverser tous les marchés qu’elle touche. »

2

Est-ce que cela va rapporter beaucoup ?

L’impression 3D va-t-elle sortir des universités et des « fablabs » et rapporter de l’argent ?

Oui, et même beaucoup. 2,3 milliards d’euros d’ici 2016 selon un rapport, 4 milliards d’euros en 2020.

« L’impression 3D est très à la mode en ce moment », note le site spécialiséBusiness Insider, « mais nous pensons qu’elle devrait l’être encore plus » :

« Même si l’impression 3D n’atteint pas les prévisions, ce sera quand même une énorme industrie qui aura un très grand impact sur la manière dont nous achetons, vendons et produisons les choses. »

3

Va-t-elle déclencher la « troisième guerre mondiale du copyright » ?

Cory Doctorow (auteur et activiste numérique), dans une nouvelle de science-fiction de 2006, imagine un futur où les autorités font la guerre à ceux qui possèdent des imprimantes 3D.

En effet, la grande crainte des défenseurs de cette nouvelle technologie, c’est le choc annoncé avec les grandes industries manufacturières. L’arrivée des MP3 – et de leur copie – il y a une dizaine d’années a déclenché une guerre entre Internet et les industries du divertissement dont les secousses se ressentent encore aujourd’hui. L’impression 3D rendant théoriquement possible la copie de n’importe quel objet, on ne peut qu’anticiper un choc encore plus important.

« L’impression 3D aura des conséquences plus importantes que le MP3 ou la numérisation des fichiers », pour Benjamin Jean, juriste et fondateur de Inno Cube :

« On peut rematérialiser ce qui est dématérialisé. Si cela aboutit, on pourra tout retrouver sur Internet et le reproduire, qu’on soit bidouilleur ou simple consommateur. Les individus rentreront en concurrence avec les industries, le risque étant que les premiers subissent la propriété industrielle de plein fouet. »

Le scénario de ce choc est difficile à prédire :

  • selon The Economist, les fabricants se tourneront surtout vers le copyright (qui court 70 ans après la mort de leur auteur) plutôt que vers les brevets (qui sont valides pendant 20 ans) ;
  • on peut également imaginer un équivalent de la LCEN (en France) ou duDMCA (aux Etats-Unis), qui permettent de demander à un site qui héberge un contenu présumé illégal de le retirer.

Déjà, les premières échauffourées éclatent. Un brevet, qui décrit un système permettant de contrôler qui imprime quoi (et comment) et de s’assurer que l’utilisateur dispose bien des droits de le faire a été déposé. En février 2011, un site qui héberge des fichiers recevait sa première demande de retrait, en vertu, justement, du DMCA.

Pour le moment, les promesses de l’impression 3D sont trop vagues pour inquiéter les industriels. Jusqu’à quand ?

4

Mettra-t-elle un terme à notre ère du gâchis ?

Pour certains, l’impression 3D pourrait même mettre un terme au gaspillage et au consumérisme. Rien de moins. D’abord parce que l’impression d’un objet quelconque ne gaspille qu’un dixième du matériau (il n’y a donc que 10% de déchet), significativement moins que la fabrication traditionnelle.

Mieux. Alice Taylor, fondatrice de MakieLab, une entreprise britannique de fabrication de jouets qui utilise l’impression 3D, estime que l’utilisation de cette technologie annule le risque de la production à grande échelle, et minimise donc les stocks et le gaspillage :

« Avec les jouets traditionnels, l’entreprise fait un prototype, puis l’envoie en Chine pour une production à grande échelle. Les fabricants parient sur le fait que le consommateur final aimera le produit. En utilisant l’impression 3D, il n’y a pas besoin de faire quoique ce soit avant que le client ne clique sur “acheter”. »

Sans compter que si l’impression 3D se répand dans les foyers, cela leur permettra une bien plus grande autonomie vis-à-vis des grosses industries :

  • on peut penser qu’il sera possible de recycler ses propres déchets de plastique pour fabriquer de nouveaux objets, comme un jardin dont on replanterait les graines ;
  • on pourra arrêter de jeter des objets sous prétexte qu’une petite pièce de rien du tout est manquante ou cassée.
5

Peut-on vraiment tout fabriquer ?

Des prothèses jusqu’aux armes faites chez soi en passant par des pièces de remplacement ou des coques pour iPhone (des os de synthèse, mais aussi desguitares), il semble possible de tout faire avec une imprimante 3D.

Mieux et moins cher en plus.

Une imprimante 3D réalise un logo Rue89

Scott Summit est le cofondateur de Bespoke, une entreprise qui propose des prothèses imprimées en 3D avec un scanner préalable de la jambe pour en assurer la compatibilité parfaite, ainsi que de nombreuses possibilités de personnalisation. Au New York Times, il explique :

« Cela coûte entre 3 800 et 4 500 euros d’imprimer ces prothèses, et elles ont des fonctionnalités qu’on ne trouve même pas dans les prothèses à 45 000 euros. »

Bon, on n’est pas non plus à la veille de manger de la viande imprimée en 3D ou de produire son propre téléphone. Pour le moment, on ne peut imprimer qu’en plastique et les objets produits restent très basiques. Impossible d’imprimer du métal ou du tissu par exemple.

DES PROTHÈSES RÉALISÉES PAR UNE IMPRIMANTE 3D

Les prothèses pour enfants sont complexes : souvent lourdes, elles doivent être changées régulièrement tout au long de la croissance de l’enfant. Des chercheurs ont donc conçu un exosquelette avec une imprimante 3D, léger et peu cher.

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Va-t-elle changer la manière dont nous produisons ?

La perspective la plus excitante ouverte par les imprimantes 3D est économique. Un article du New York Times explique par exemple que si l’impression 3D se démocratise et s’étend (dans les usines et dans les foyers), si tout est automatisé, cela nous permettra de passer d’une économie intensive en travail, où le coût de ce dernier est central, à une économie intensive en « créativité et en ingéniosité ».

Relocalisant au passage les emplois manufacturiers à proximité de la demande, pas là où ils sont les moins coûteux.

C’est le sens d’un article de Forbes :

« Cela n’aura plus de sens d’envoyer des matériaux bruts jusqu’en Chine pour qu’ils soit assemblés en produits finis puis renvoyés aux Etats-Unis. L’industrie manufacturière redeviendra une industrie locale, où les produits seront fabriqués à proximité de la demande ou des matériaux bruts. »

C’est aussi l’avis distillé dans le rapport récemment publié d’une société d’analyse spécialisée dans les questions de transport.

Tout aussi intéressant : l’impression 3D permettrait de donner aux citoyens un pouvoir de création sans précédent. N’importe qui pourra produire son objet,nous explique encore The Economist. S’il a du succès, on pourra en produire davantage, le vendre, en se basant sur les retours des premiers usagers :

« Cela sera une aide précieuse pour les inventeurs et les start-ups, parce que lancer de nouveaux produits deviendra moins cher et moins risqué. »

Le PDG d’Alibre, une entreprise qui permet de concevoir ses modèles en ligne, qui les imprime puis les envoie, est sur la même ligne :

« Nous allons donner la possibilité à toute une catégorie de gens ordinaires de transformer leurs idées en produits réels. »

7

Est-ce qu’on va se mettre à imprimer tous nos objets ?

A ceux qui rétorqueront aux six points précédents que l’impression 3D a tout l’air d’une hallucination collective de geeks idéalistes, on répondra qu’ils n’ont pas tout à fait tort. Pour le moment.

Selon la société d’analyse Gartner :

« Il faudra plus de cinq ans pour sortir du marché de niche. Le coût, la vitesse et les matériaux imprimables sont les trois principaux facteurs freinant l’adoption massive de l’impression 3D par les consommateurs. »

Il faut dire que les matériaux sont extrêmement chers et peu variés (différentes sortes de plastique).

La même société Gartner met l’impression 3D au sommet de la « hype » et promet une période plus ou moins longue de grande déception avant que cette technologie atteigne « un plateau » et soit réellement utilisée.

Mettre autant d’attente dans une technologie n’est pas seulement « prématuré », écrit Christopher Mims dans un article très acide de la Technology Review, c’est également « absurde » :

« Croire que l’impression 3D va être capable de reproduire tous les objets que nous utilisons, c’est complètement nier la complexité de l’industrie moderne.

Imprimer une coque d’iPhone personnalisée, ce n’est pas la même chose que manipuler des fours, du métal en fusion ou du sable et de la chaux pour produire du verre.

Le désir de voir l’impression 3D prendre le pas sur l’industrie traditionnelle doit être pris pour ce qu’il est : une idéologie. »

Rappelons qu’il y a trente ans, l’idée même de gens s’envoyant images, sons et textes en temps réel d’un bout à l’autre de la planète ressemblait, comme l’impression 3D aujourd’hui, à de la science-fiction.

Et si cela vous inquiète, sachez que l’étudiant qui voulait produire sa propre arme à feu (qui aurait fondu après le premier coup) a vu le bail de location de l’imprimante 3D rompu.

Le travail un non sens ?

Le contexte socio économique contribue fortement à une nouvelle donne du non-sens du travail qui du coup est devenu anxiogène.

Je ne peux qu’adhérer avec force à l’article que vous pourrez lire plus loin rédigé il y a déjà trois ans par Pierre-Eric Sutter.

De toutes parts, et de plus en plus fréquemment, les mêmes constats reviennent :

1. « Le travail est devenu toxique. »

2. « Comment continuer à tenir ? »

nous disent les salariés mais aussi les managers et les dirigeants.

L’hyper concurrence mondialisée et la frénésie des marchés ont fait que l’économie s’est détournée de son objectif premier, à savoir, garantir au travers d’une contractualisation du travail un bien-être relatif à tous.
L’économie ultra capitalistique s’est emballée et est aujourd’hui devenue la reine corrompue d’un bal où la quasi totalité des danseurs, impuissants, gesticulent tels des pantins sans trouver leur propre harmonie. Ici, le sens du travail, encore présent heureusement chez beaucoup, mais qui tend à se muer en son contraire.

Les études sur ce sujet sont en fait sans cesse plus nombreuses, statistiques à l’appui.

L’ère salariale n’existe que depuis très peu de temps au regard du temps de l’Humanité et ses dérives sont du coup multiples.

Le travail et le monde de l’entreprise ne sont évidemment pas, à mes yeux en tout cas, « des ennemis à abattre » mais des réalités à optimiser et fluidifier.

Et les alternatives ne manquent pas. De nombreuses prises de conscience ont eu lieu et ont accouché de superbes chantiers innovants et efficients, que ce soit le Positive Economy Forum ou l’économie sociale.

« Le Positive Economy Forum est le réseau international de ceux qui placent l’intérêt des générations futures au cœur de leurs réflexions et de leurs actions.

Alors que le règne de l’urgence domine l’économie et la société dans son ensemble, le Positive Economy Forum, initié par le groupe PlaNet Finance en 2012, est né d’une conviction : la nécessité de restaurer la priorité du long-terme dans nos décisions et actions. Pourquoi ? Parce que c’est l’unique moyen de relever les défis économiques, écologiques, technologiques, sociaux et politiques qui attendent le monde d’ici 2030.

Ce mouvement est une passerelle, un outil de mise en relation d’acteurs à différentes échelles : du PDG de grande entreprise à l’entrepreneur social, de l’économiste à l’artiste.

Le point commun de tous ces acteurs : la volonté d’entreprendre pour mettre en place de nouveaux modèles, dans le champ économique mais également dans d’autres secteurs de la société, des modèles soucieux de leur impact à long terme et prenant en compte l’intérêt des générations futures.

La conviction du Positive Economy Forum : c’est de l’échange et du dialogue entre ces acteurs différents mais poursuivant un même objectif, chacun à leur façon, que naîtront des réponses viables et positives aux enjeux et défis d’aujourd’hui et de demain.

Le coeur de son action et réflexion : les pratiques économiques, financières et entrepreneuriales qui prennent en compte l’intérêt des générations suivantes. Dans ce sens, ces pratiques ont un impact qui va au delà de l’économie. Elles répondent à de véritables enjeux de société.

Pour mettre en place une société positive, qui réoriente l’économie vers la prise en compte de l’intérêt des générations suivantes, le Positive Economy Forum fédère, sensibilise et pense le monde d’aujourd’hui et les solutions de demain. »

Que peut-on faire encore ? Comment inverser la tendance de l’ultra court-termisme économique sans cesse plus accru, des flux toujours plus tendus, du désengagement devenu majeur des salariés du coup improductifs ?
Pour mieux comprendre de l’intérieur ce qui se passe dans nos entreprises, je vous invite à lire ci-après l’excellent article de Pierre-Eric Sutter intitulé « la France qui bosse au bord du burnout ? »
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« Les objectifs ont encore été revu à la hausse, on ne voit pas comment on pourra les tenir ; c’est complètement dingue…

Ils ne se rendent pas compte, là-haut, de tout ce qu’ils nous demandent !

Quand je regarde mon budget, je m’aperçois qu’on nous a encore réduit les moyens mais pas les objectifs, je ne sais pas comment je vais annoncer ça à mon équipe.

Le problème, c’est qu’on attend de plus en plus de nous ; et nous, on n’y est pas préparés. Y en marre !

On nous a collé une réunion de deux heures toutes les semaines où on perd notre temps alors qu’on est déjà débordé. En plus, ils nous demandent de remplir des tableaux de bord complètement inutiles et qui nous font perdre notre temps ; on se demande d’ailleurs s’ils ont le temps de les lire ces tableaux de bord….

Ils nous ont changé les horaires, sans nous demander notre avis. Comment je vais faire pour aller chercher mes gosses à la crèche ?

J’ai de plus en plus mal au dos ; je ne sais pas comment je vais m’en tirer ; le soir je suis crevée, je ne suis plus bonne à rien ; j’ai tellement de soucis du boulot dans la tête que je n’arrive pas à m’endormir.

Ici on bosse comme des fous, jusqu’à des 14 heures par jour. On n’en peut plus. »

Tous ceux qui s’expriment ici dans ce florilège sont de sacrés bosseurs. Ils ne comptent pas leurs heures, ils aiment leur travail et même leur employeur et leurs collègues, même si ce sont aussi de sacrés râleurs.

Ils travaillent aussi bien dans les services publics que dans les entreprises du secteur concurrentiel. Leurs mots traduisent un ras-le-bol vis-à-vis de l’injonction du « toujours plus ».
Leurs mots n’ont rien d’anecdotique, ils correspondent à une situation qui se généralise. C’est la France entière qui, aujourd’hui, se rapproche dangereusement du syndrome d’épuisement professionnel, plus prosaïquement appelé burnout.
Deux statistiques résument à elles seules la situation : la France figure dans le peloton de tête de la course à la productivité individuelle et par le même temps, elle est la première consommatrice de psychotropes. Pas de quoi être fier, finalement.

Les employeurs font cher payer l’amour que les français portent à leur travail. La valeur travail étant forte en France, les français s’y investissent à bras le corps car ils sentent bien qu’il est l’un des moyens de leur réalisation personnelle, bref qu’il peut donner un sens à leur vie.

Le travail, c’est comme l’argent qu’il procure : il ne fait pas le bonheur, mais il y contribue, fortement… Encore faut-il qu’il puisse y trouver du sens, ce serait plutôt le non-sens qui est au rendez-vous dans le quotidien professionnel des salariés français.

L’histoire étant un éternel recommencement, il est fort à craindre que comme au 19° siècle, les employés se tuent littéralement à la tâche. Le récent suicide d’un salarié de France Télécom-Orange, particulièrement tragique, est venu nous rappeler la fragilité humaine, mais elle doit par delà, nous faire prendre conscience de celle des organisations.

Quand tous les salariés se seront tués à la tâche, qui fera tourner les boutiques ? Et comment seront rémunérés les actionnaires ?

Comment en est-on arrivé à cette situation-là ?

D’abord, on n’a rien voulu voir, on n’a rien voulu savoir. On a continué à faire comme avant, comme si le monde n’avait pas changé, comme si la croissance serait suffisante pour continuer à financer nos exigences de toujours plus de consommation.
Comme tout de même, la concurrence était de plus en plus difficile avec les pays asiatiques et que la croissance n’est plus trop au rendez-vous, il a fallu ramer davantage. Dans les entreprises, on a parlé de la nécessité de s’adapter. Mais les actionnaires continuent de réclamer des taux de rentabilité toujours plus élevés. Du côté des services publics, on a parlé de « réforme de l’Etat », de la nécessité de réduire le nombre des fonctionnaires.
Bref, faire plus avec moins.

Bien entendu, tout cela est pensé d’en haut et mené de main de maître par des gens brillants, très intelligents, formés dans les plus grandes écoles, bien éclairés par une vision stratégique et mondialiste.

Ceux-ci ont voulu promouvoir le changement pour résister à la nouvelle donne concurrentielle. Mais ils se sont heurtés aux « habitudes » de ceux qui rament en bas. Il a fallu leur faire comprendre que leurs exigences d’acquis sociaux ne pouvaient plus être les mêmes ; il fallait désormais être flexibles.
D’en haut, ont été mises en œuvre des techniques de management éprouvées. On s’est attaché à réduire les coûts ; les « cost killers » se sont mis au travail sur leurs tableurs excel. Ils ont appliqué sans état d’âme les recettes apprises en école de management : pour générer du profit, je réduis les coûts en augmentant la productivité par un contrôle accru sur les process et en baissant les effectifs par downsizing et restructurations réguliers. Et j’en demande toujours plus aux collaborateurs. Ca tombe bien, il paraît qu’ils aiment bien le travail.

Le problème, c’est que les arbres ne poussent pas jusqu’au ciel. Même si le travail des cost killers a probablement du sens dans des organisations qui se sont bureaucratisées et ont fait un peu de gras, on ne peut pas les amaigrir jusqu’à l’os : sans chair ni muscle, un squelette ne se tient pas debout.

A force d’en demander toujours plus, on en arrive à des aberrations. Les reportings que remplissent les managers de proximité consomment de plus en plus de temps alors qu’il leur faudrait être de plus en plus sur le terrain. Les procédures brident la créativité des collaborateurs et les empêchent de s’adapter aux conditions concrètes de l’efficacité du travail. Et les survivants, ceux qui n’ont pas été fusillés par les cost killers, y croient de moins en moins. Les aberrations conduisant au non-sens, le travail amènent de plus en plus les salariés français à une réaction de burnout.

Le burnout ne se guérit pas avec des pilules. Le burnout est une maladie du non-sens. Le non-sens du travail alors qu’il est sensé donner du sens.

Le non-sens dans le travail c’est : plus je travaille moins j’y arrive alors que je suis compétent et investi, plus je m’investis dans mon travail, plus mon travail se désinvestit de moi.
Jusqu’à en perdre la foi – et non la tête : attention à la méchante tentation de faire passer pour fous les salariés atteints de burnout -, la foi en soi et en son travail, c’est-à-dire l’estime de soi professionnelle.
Le burnout pose ainsi une question essentielle : pourquoi le travail me fait-il mal alors que je l’aime ?
Pour guérir les salariés atteints du burnout, il faut les accompagner pour leur faire arriver à trouver la réponse appropriée à cette question fondamentale, afin qu’ils comprennent comment ils en sont arrivés là, qu’ils parviennent à se sauver par eux-mêmes pour éviter de replonger à nouveau dans les affres de l’épuisement professionnel, quitte à ce qu’ils quittent leur employeur.

Mais par delà la dimension individuelle, pour circonvenir ce burnout généralisé qui gronde, il faudrait que les organisations se demandent, entreprise par entreprise, service public par service public, comment elles ont contribué à ce que leurs salariés en arrivent à ce point.

Même si certains dirigeants courageux commencent à montrer des signes de remise en cause; comme chez France Télécom-Orange, il est à craindre que les intelligents d’en haut, les éclairés des grandes écoles et les stratèges de la mondialisation en soient encore très loin. »

Pierre-Eric SUTTER
Président de m@rs-lab

Pour en savoir plus sur m@rs-lab, cliquez ici http://blog.mars-lab.com/

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Comment donc faire enfin comprendre à l’ensemble des acteurs impactés qu’il s’agit ici de la survie de nos sociétés tant civiles qu’économiques ? Comment susciter leur sursaut et leur décillement salvateurs ? Toutes les parties étant en effet concernées.

Peut-être en cessant enfin de faire semblant de ne pas savoir, de ne pas voir.

Peut-être en commençant à se poser les bonnes questions, à savoir les questions qui permettront de trouver des réponses durables.

Peut-être en décidant de réunir tous les acteurs qui agissent sur scène comme dans les coulisses des organisations et faire en sorte que tous leurs champs les traversant soient gagnants-gagnants.

Cela semble une utopie vaine. Et pourtant, il y a urgence.

Une chose est sûre. En n’osant pas ces peut-être, le bolide qu’est devenue notre économie telle un amas de tôle sans pilote va se fracasser droit contre le mur.
Le mur non pas que du non-sens ou du burnout généralisé mais celui de la disparition même de sa matière première, dit autrement son essence, ici l’essence humaine, et par là-même la disparition même de l’économie, et nous tous avec.

Osons ces peut-être.

6 tactiques gagnantes pour ceux qui n’arrivent pas à en placer une…

En situation de networking, certains interlocuteurs ne se rendent pas toujours compte qu’ils monopolisent la parole. Ce qu’ils disent a, certes, son intérêt, mais comment redonner la priorité aux échanges ? Signes non-verbaux, formules de rhétorique et autres diversions, voici quelques moyens simples d’interrompre sans vexer.

La question accélératrice.

Si votre interlocuteur est intéressant mais s’écoute un peu trop parler ou s’il se perd en digressions, vous pouvez tenter de le recentrer sur ce que vous avez envie de savoir et de le faire avancer plus vite.
Commencez par un compliment. Vous mettez ainsi tout le monde à l’aise et pouvez enchaîner plus facilement. Après tout, même s’il parle un peu trop, votre contact contribue de façon méritante à l’animation de la rencontre.

EXEMPLE :

Ce que vous dites est très intéressant. On a tout de suite envie de savoir : comment vous y êtes-vous pris pour…. ?

La question confort.

S’il y en a bien un qui ne fâche personne dans une soirée réseau, c’est celui qui prend soin de ses interlocuteurs et leur propose de les ravitailler. Cela crée une interruption franche dont vous ou quelqu’un d’autre pourra profiter pour prendre la parole à son tour.

EXEMPLE :

Tout ça est passionnant ! Est-ce que nous ne serions pas mieux avec un petit verre dans les mains. Que souhaitez-vous boire ? Il sera temps pour vous de rebondir sur une remarque personnelle ou même de prendre congé une fois votre service rendu en prétextant d’avoir croisé une personne avec qui vous aviez rendez-vous.

La question relais.

C’est simple. Marquez votre accord par un compliment puis prenez les auditeurs à témoins. Ainsi vous interrompez votre interlocuteur mais sans prendre vous-même la parole. Cet altruisme tournera en votre faveur.

EXEMPLE :

« C’est très intéressant. Et je me demande si de telles choses arrivent aussi dans d’autres domaines d’activité. Qu’en pensez-vous Madame ? »

L’accueil du nouvel arrivant.

Un nouvel arrivant veut rejoindre le cercle de discussion sans trop oser. Excellente opportunité à saisir pour donner un tour nouveau à la discussion. Vous interrompez habilement votre interlocuteur pour la bonne cause : en accueillant le retardataire, vous faire grandir son public et en plus vous résumez ce qui vient d’être dit !

EXEMPLE :

Venez avec nous. Monsieur untel nous expliquait comment il est arrivé à développer son business en… etc. Qu’en pensez-vous ?
Il y a des chances qu’après les présentations et votre résumé, la conversation parte sur un autre sujet…

Le Oui à la grecque.

Nous rentrons avec cette solution dans les tactiques d’interruptions non-verbales, lesquelles, bien que discrètes peuvent se révéler d’une efficacité redoutable.

Celle-ci consiste à changer un détail dans votre comportement. Vous écoutez attentivement votre interlocuteur et vous souriez tout en hochant la tête comme pour dire non. Le fameux « Oui grec ».
Cela crée une petite dissonance de comportement que votre interlocuteur ne va pas tarder à relever. Il se peut qu’il vous pose une question à laquelle vous vous empressez de répondre.

EXEMPLE :

Vous semblez ne pas être d’accord.
Si, et d’ailleurs je me demandais comment vous aviez pu faire cela (Cf.astuce 1).

Le geste d’interruption.

Les Anglo-Saxons ont un signe particulier pour exprimer en silence qu’ils souhaitent intervenir. C’est le « Time out ». En France, ce geste est peu répandu, mais vous pouvez en essayer un autre. Pourquoi ne pas lever le doigt comme à l’école. Cela réveille des souvenirs chez tout-le-monde. Avec humour, cela peut recadrer l’échange et votre interlocuteur peut vous céder la parole.

Apple veut mettre fin à l’écoute gratuite de la musique

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Apple ferait actuellement pression auprès des labels musicaux pour mettre fin à l’écoute gratuite.

Il prépare activement son arrivée sur le marché du streaming musical, sauf qu’il a la ferme l’intention de bouleverser ce marché, en imposant aux labels musicaux de cesser de proposer des formules d’écoute gratuite aux principaux acteurs du marché. Ces négociations auraient d’ailleurs mis la puce à l’oreille du Département de la Justice américaine viendrait d’ouvrir une enquête à ce sujet, rapporte le site The Verge.

Rappelons qu’Apple a déboursé l’an dernier plus de trois milliards de dollars pour racheter Beats, la société fabriquant les écouteurs et disposant d’un site d’écoute de musique en ligne.

Depuis mars dernier, la Commission européenne mène aussi une enquête sur les rapports qu’Apple entretient avec les maisons de disques pour vérifier que le groupe américain ne cherche pas à limiter illégalement les services gratuits d’écoute musicale financés par la publicité. Selon le Financial Times, la Commission s’inquiète de voir Apple utiliser son poids, son influence et ses relations pour inciter les labels musicaux à abandonner des concurrents comme Spotify, qui s’appuient sur les licences obtenues auprès des maisons de disques pour élaborer leur catalogue de titres,

L’exécutif européen a demandé à plusieurs labels musicaux et des sociétés de diffusion de musique en “streaming” (flux continu) des détails sur leurs accords avec Apple, alors que le fabricant de l’iPhone prépare son propre service d’écoute musicale pour cet été. Si la Commission européenne trouve un quelconque acte répréhensible, elle pourra exiger des changements dans les pratiques commerciales et imposer de lourdes amendes.

Maintenant je vous pose deux questions simples:

  1. Allons nous dans un monde où écouter de la musique sera un luxe pour lequel nous devrons payer?
  2. Croyez vous vraiment que tout cela sera pour le bénéfice de la culture et des artistes?

D’après Luc LAPORTE

Nager pour mieux manager

  • Nager mieux manager

    Nager pour mieux manager

Le manager est une articulation indispensable dans l’entreprise. Mais n’est pas manager qui veut. Un nageur dispose d’aptitudes certaines. Encore faut-il qu’il en ait conscience, qu’il les mette en avant et qu’il les exploite.

La natation est un sport qui parle à tout le monde. Quelle est la première idée qui vous vient à l’esprit quand on vous interroge sur la natation ? Vos vacances d’été ? Les difficultés pour respirer dans l’eau ? La monotonie des longueurs de bassin avalées quotidiennement ? Les coups de gueule d’entraîneurs médiatiques ? L’émotion des champions à l’arrivée des courses ou sur les podiums ? Vous vous dites sûrement que ce sport n’est pas fait pour vous parce que pas assez varié ou pas assez ludique ou tout simplement pas le temps de le pratiquer.

Ses spécificités en font bien un sport à part. Leur transposition dans le monde de l’entreprise donnerait de sérieux atouts à ceux qui y parviendraient. Quand on y regarde de plus près, la pratique régulière de la natation mériterait même l’équivalence d’un troisième cycle de management.

1. Son adaptabilité et son humilité : le nageur est habitué à évoluer dans un environnement qui bouge sans cesse et qui est encore inconnu. Il sait aussi qu’il faut (se) bouger pour avancer.

L’eau se dérobe à chaque mouvement. Les appuis ne sont pas fixes. Rien n’est figé. Tout bouge. Comme dans l’entreprise. Parler en nageant ne sert à rien. La vue et, à un degré moindre, l’ouïe sont plus précieuses. Si vous restez immobile dans l’eau, il y a de grandes chances que vous couliez. Dans l’entreprise, vous risquez de sombrer.

La natation est loin d’avoir dévoilé tous ses secrets. Vous devez admettre que tout n’a pas une explication ou ne peut se mettre en équation. Par exemple, il est impossible de calculer la force que vous exercez dans l’eau. Dans l’entreprise, c’est la même chose. Sait-on vraiment ce qui fait que des entreprises réussissent et que d’autres déclinent ? Connaît-on vraiment les facteurs qui influencent la performance d’une activité ou d’une équipe, et à quelle hauteur y contribuent-ils ? Finalement, l’humilité vient en nageant ou en manageant.

2. Sa tempérance : le nageur sait que ce qui compte n’est pas visible.

En natation, le plus important se passe sous l’eau, c’est-à-dire hors du champ de vision du grand public. La technique de nage la plus esthétique ne vous fera pas gagner. Il vaut mieux être efficace sous l’eau qu’être beau à voir nager. C’est la même chose en entreprise. Le savoir-faire, la base Client ou la R&D sont protégés des concurrents. Le nageur connaît également l’importance des temps morts et de la récupération souvent qualifiés (à tort) de non productifs dans l’entreprise.

3. Son pragmatisme : le nageur sait que la précision est supérieure à la perfection.

Chaque nageur a sa nage. Sans de bons appuis dans l’eau, impossible d’avancer vite. Si la technique de nage parfaite existait, il y a longtemps qu’elle aurait été trouvée. La quête de la perfection vous épuise à la longue. Quand une qualification ou un podium se joue au centième de seconde, mieux vaut se focaliser sur la précision. Sa recherche continue a en plus un côté ludique, beaucoup plus mobilisateur au final. Le parallèle avec le monde de l’entreprise est immédiat.

4. Sa détermination et sa discipline : le nageur a le goût de l’effort. L’ennui lui est étranger.

La natation est très souvent qualifiée de sport ingrat. Qui peut penser que ce soit agréable de plonger dans l’eau à six heures du matin ? Ou passionnant de compter les carreaux au fond du bassin plusieurs heures par jour ? Personne. Il faut savoir pourquoi l’on nage et faire preuve d’une sacrée détermination. Ce trait de personnalité est bien utile en entreprise.

Le travail dans la durée finit par payer. Sur ce point, le nageur sait qu’il doit d’abord compter sur lui-même. Cela étant, la natation n’est pas seulement un sport individuel. Il n’y a pas de champions sans un groupe d’entraînement derrière lui : c’est d’ailleurs ce qui le fait se lever aux aurores pour nager dans un bassin quand, autour de lui, tout le monde dort.

5. Sa générosité dans l’effort : faire un peu plus que ce qui est demandé est gagnant.

L’arrivée du 100 mètres papillon de la finale des Jeux olympiques de Pékin en 2008 illustre parfaitement ce point. Le Serbe Milorad Cavic finit deuxième à un centième de seconde de Michael Phelps. Pourtant, la photo-finish donne l’impression que le résultat devrait être inversé. Pour arrêter le chronomètre électronique, vous devez exercer une pression suffisante sur les plaques posées sur le mur d’arrivée. L’Américain a nagé 100 mètres et un centimètre, tandis que le Serbe a fait la course parfaite, c’est-à-dire 100 mètres exactement…

L’essayer c’est l’adopter…

Pour mieux vous rendre compte des bénéfices de la natation, faites quelques longueurs de bassin régulièrement. Cela va redonner du souffle à votre style de management au sens propre comme au sens figuré. Nul besoin d’être un nageur ou une nageuse de haut niveau.

Dernier point. La natation développe une aptitude fondamentale pour un dirigeant d’entreprise : le souci permanent de protéger les articulations. Les épaules, les coudes, les genoux et les chevilles sont très sollicités et soumis à des pressions peu habituelles… tout comme le manager. À vingt ans, un nageur peut être unvieillard sur le plan sportif s’il n’a pas pris soin de ses articulations. C’est irréversible. Ce phénomène existe en entreprise. Et vous, prenez-vous soin de vos articulations ?