Monthly Archives: avril 2015

La vengeance

La vengeance se manifeste  pour différentes raisons, à la  suite d’exacerbations d’états émotionnels. Elle se concrétise par des actes répréhensibles à l’égard d’une ou de plusieurs personnes.

La vengeance fait suite à l’envie : l’envie de ce que l’autre possède. Ensuite vient la jalousie : jalouser ce qui est possédé par l’autre, pour le faire sien, le prendre, l’avoir à tout prix, envers et contre tout.

De ces sensations d’envie et de jalousie découlent des sentiments de frustrations portant sur ‘’ ne pas avoir, ne pas posséder’’.

Tout un stratagème est alors mis en place pour prendre et s’approprier de gré ou de force.

Durant ce parcours insidieux, des sentiments se succèdent les uns aux autres au sein de l’intéressé. La vengeance prend son ampleur et déclenche une cascade d’émotions.

L’individu se rattachera à celles-ci afin de se disculper d’avoir accompli des actes destructeurs et malveillants. Il trouvera des motifs : ‘’ce n’est pas de sa faute, c’est la conséquence des attitudes de sa famille, de la société, de ses relations qui ne le comprennent pas’’.

Bref, il invoquera une procession d’excuses afin de se dédouaner de ses comportements irresponsables.

Il lui arrivera même de penser : quelle bravoure … puisque c’est l’autre qui m’amène à me conduire en justicier !

La vengeance est un ressentiment entretenu de manière sournoise, due à des frustrations inconscientes, qui font d’énormes dégâts dans votre intériorité.

Chaque Humain est construit avec ces matières.

Et, un jour l’explosion se produit. L’entourage dit : ‘’il pète les plombs, on ne sait pas pourquoi’’ …

Avez-vous imaginé qu’à chaque brimade, qu’à chaque refus, qu’à chaque désarroi, vous avez collecté et emmagasiné dans votre intériorité des souffrances, des frustrations et des blessures d’amour propre ?

L’énoncé de ces dégâts devrait vous encourager à vous préoccuper de vous-même très vite.

Nul ne peut vivre très longtemps avec de tels abcès non révélés, non soignés, non aimés. Cela ne se peut.

L’esprit de vengeance est  de prendre la revanche sur l’autre, sur la société, sur la famille, sur les amis. La vengeance se fait aussi sur le corps. Ce dernier emmagasine les pensées et l’état d’esprit qui prennent une revanche sur vous, car  c’est bien ce que vous lui avez enseigné n’est-ce pas ?

Vous vivez des souffrances inexprimées, des ressentiments refoulés, des frustrations qui vous affectent de plus en plus. Votre corps vous sert ce que vous lui avez proposé.

Vous ne connaissez pas la puissance de la Création et de sa diversité, vous n’êtes pas encore au fait de ces connaissances.

C’est pour cette raison que nous vous les dévoilons, afin que vous puissiez concevoir cette puissance de la Création en toute conscience et arrêter cette destruction qui vous ravage.

L’ignorance maintient et entretient vos propres exterminations.

Vous pouvez y mettre un terme en connaissant le processus de cette cavalcade de maux, qui se suivent et s’imbriquent les uns dans les autres et finissent en explosion, car leur pression est trop grande.

L’Energie ne peut être ni contenue, ni réprimée, c’est impossible.

Elle se décharge et se dégage d’une manière ou d’une autre.

Lorsque viendront à vous les émotions, faites une pause en vous-même en examinant de manière sincère et profonde la construction qui se présente. Faute de cette observation, les conséquences se manifesteront en vous et à l’extérieur. Vous seul pouvez stopper les effets.

Sachez que vous manifestez à l’extérieur, ce qui est présent en vous-même.

Vous devez  réparer, résoudre ou recoudre sur les deux points de l’extérieur et de l’intérieur.

L’un ne va pas sans l’autre. Conscientisez ce fait.

Vous détruisez ou construisez sur les deux faces : extérieure et intérieure…

Ceci va vous permettre de comprendre la formulation : « ce que vous me faites, vous le faites aussi à vous-même ».

Vous souhaitez vous vengez de quoi, de qui ? Cela n’a pas lieu d’être.

De Vous, de l’autre… Pour quoi faire ?

Pour le faire souffrir ? …  C’est vous qui allez souffrir !

De plus, vous allez devoir assumer les effets découlant de vos actes.

Vous souffrirez en posant un acte destructeur et en recevant le retour de ses effets …

Pourquoi envoyer un boomerang pour le recevoir en pleine figure ?

S’automutiler soi-même, est-ce intelligent ?

Comment faire direz-vous ?

On ne peut toujours tendre l’autre joue lorsque l’on reçoit un coup de poing ou une gifle…

En effet, il n’est pas nécessaire de tendre l’autre joue pour recevoir un nouveau coup, comme il n’est pas nécessaire de répondre à l’agression. Cela est difficile pour vous, car toute souffrance vous êtes, l’un et l’autre… Ces deux souffrances s’affrontent et se jettent mutuellement à la figure et elles entrainent de nombreux conflits pour avoir le dernier mot.

Car il s’agit bien de cela : ‘’ avoir le dernier mot ’’.

Posez-vous ces questions, elles désamorceront des oppositions et  vous aideront à aborder la pacification. Désamorcez  les bombes à retardement que vous portez.

Vous êtes, à vous seul, un véritable champ de mines.

Cessez de vous détériorer vous-même et de ce fait  vous interromprez l’inévitable destruction des énergies qui vous composent, ainsi que les difficultés médicales qui en découlent, celles que vous appelez ‘’maladies, mal être’’.

Vous n’avez pas su vous dire ce qui vous était difficile à vivre, à comprendre, à recevoir, à donner…

Vous n’avez pas su vous dire toute la souffrance que vous avez endurée, vécue, emmagasinée en silence…

Vous n’avez pas su vous dire… A l’avenir, sachez-vous dire ce que vous ressentez, ce que vous vivez.

Ne jetez pas vos désarrois vers l’autre,  avec un sentiment de vengeance.

Vous devez vous parler.

C’est à vous-même que vous devez faire comprendre toute la difficulté que vous avez à vivre, à accepter, à croire : « à vous ».

Celui que vous prenez à partie n’est que l’exutoire de vos souffrances.

Recentrez-vous sur vous et non sur l’autre, qui ne doit pas être votre cible.

Si vous ne pouvez pas accepter ce nouveau regard, votre chemin de vie sera long et difficile.

Une remise en question des fonctionnements comportementaux est indispensable.

La nouvelle génération vous obligera à faire l’état de compréhension de vos acquis vengeurs.

Elle vous le montre

MARQUE-EMPLOYEUR : POURQUOI IL FAUT FAIRE CONFIANCE AUX EMPLOYÉS POUR PARLER DE LEUR ENTREPRISE

 Tout le monde parle de son entreprise, que ce soit à ses proches, ses amis, ou… sur les réseaux. Mais, par crainte, beaucoup d’entre elles choisissent de limiter la parole des employés. Et si c’était, au contraire, une opportunité à saisir ? 

« Ce qui se passe dans l’entreprise reste dans l’entreprise ». Bon nombre d’organisations rechignent à autoriser leurs employés à s’exprimer sur leur entreprise publiquement, en particulier sur les réseaux sociaux. Le risque est bien réel : une prise de parole mal-informée ou irresponsable suffit pour déclencher une crise. Et pour cause : selon le Trust Barometer d’Edelman (2014), les employés sont aujourd’hui considérés comme la source la plus digne de confiance pour parler de façon authentique de leur entreprise. La prise de parole des employés : menace ou… opportunité ?

sarah-peiker-175x185Publiée la semaine dernière, l‘étude #TRUST : The Key Ingredient To A Great Employer Brand réalisée par Sarah Peiker, RPO Practice Leader chez ManpowerGroup Solutions EMEA, défend la seconde possibilité : empêcher les employés de s’exprimer sur leur entreprise, c’est la priver d’un atout considérable dans la construction d’une marque-employeur plus authentique et sincère. Décryptage d’une stratégie de plus en plus répandue.

Les risques de la prise de parole non-contrôlée des employés

Il faut l’admettre : les risques d’une prise de parole non-contrôlée sont importants. Se retrouver au cœur d’une crise médiatique peut avoir un effet dévastateur, d’une baisse du prix de l’action à la chute des ventes. Sur le plan des ressources humaines, cela peut également se répercuter sur la capacité de l’entreprise à recruter les talents :

  • Un recrutement plus difficile : selon une étude de CR Magazine et Alexander Mannréalisée aux Etats-Unis, plus de 30% des sondés déclare refuser catégoriquement de travailler pour une entreprise ayant des problèmes de communication ou une mauvaise réputation.
  • Et plus coûteux : parmi les sondés, les hommes déclarent qu’ils demanderaient un salaire 53% plus élevé dans une telle entreprise, et 60% pour les femmes.

Cependant, le verrouillage de la prise de parole des employés pose d’autres problèmes : est-il raisonnable d’envoyer aux employés le message qu’ils ne sont vraiment pas… dignes de confiance ?

Une stratégie d’autant plus problématique que ces employés sont pourtant les sources les plus écoutés par… les futurs candidats : 78% des chercheurs d’emploi affirment que les appréciations et commentaires des employés anciens ou actuels ont une réelle influence sur leur décision de postuler pour une entreprise, selon une étude réalisée par le site Glassdoor en septembre 2014 (une plateforme spécialisée dans la notation des entreprises par leurs employés).

Se battre contre des moulins à vent ?

Il ne faut pas se faire d’illusion : aujourd’hui, il est impossible d’empêcher vos employés de parler de l’entreprise. C’est ce que tendent à montrer plusieurs études qui mettent en lumière la tendance croissante des employés à parler de leurs employeurs sur de multiples canaux : au Royaume-Uni, une le cabinet d’avocat Kemp Little note que 40% des employés ont admis avoir critiqué leur supérieurs sur les réseaux sociaux. Et cette tendance n’est pas limitée aux anciens employés, le Benchmark 2014 de la Talent Board Candidate Experience est sans appel :

  • Depuis 2012, il y est 4 fois plus probable que des employés partagent leur expérience sur les réseaux sociaux
  • 83% partageront une bonne expérience avec leur proche, 51% sur les réseaux sociaux
  • 66% partageront une mauvaise expérience avec leurs amis et collègues, 34% posteront des informations sur une expérience négative, en ligne

etude-trust

Le constat est donc clair : aujourd’hui, il est tout simplement devenu impossible d’empêcher la prise de parole des employés. Les plateformes pour le faire se multiplient, la demande est forte et la pratique se répand.

Le choix, quasi-instinctif, d’exercer un contrôle de la parole publique et des réseaux sociaux s’avère donc dans la plupart des cas contre-productif. Mais comment concilier prise de parole des employés, sécurité de l’information et excellence de l’image de marque-employeur ?

Parier sur la confiance : le cas Netflix 

Dans tous les pays qui sortent de la crise, l’exigence des candidats sur la Proposition de Valeur des entreprises aux Employés (PVE, ou Employee Value Proposition en anglais) se renforcent. Investir sur cette dernière est nécessaire pour faire d’eux les meilleurs ambassadeurs de la marque.


netflix-logo-newL’exemple de Netflix est un cas typique d’entreprise qui a su investir sur la PVE, faire confiance à ses employés et favoriser des prises de parole positives. Toute leur approche a été de prendre pour une évidence que, confrontée à des cas sensibles, la majorité de leurs employés prendront la bonne décision. Pour Netflix, il est plus important de recruter les bonnes personnes que de rédiger les règlements de politique interne. Dans la Harvard Business Review,Patty McCord, ancienne responsable de la gestion des talents chez Netflix, l’explique ainsi :

« 97% de vos employés prendront toujours la bonne décision. La plupart des entreprises passent trop de temps et d’argents à rédiger et appliquer des politiques RH censé régler des problèmes qui ne concernent que les 3% restants. Nous, chez Netflix, nous avons vraiment tout fait pour ne pas recruter ce type de personnes problématiques, et si nous nous rendions compte que nous l’avions fait, nous nous en séparions, tout simplement ».

Au lieu de l’interdire, Netflix a donc encouragé l’usage des réseaux sociaux par ses employés – par le biais de formations et de partages sur le ton et le contenu le plus appropriés – le tout dans une dynamique de liberté d’expression. Et si certaines erreurs sont toujours possibles – le risque zéro n’existant pas à la matière -, l’entreprise a considéré qu’elle avait plus à gagner par la diffusions de ces contenus authentiques, qu’à y perdre.

Comment mettre la parole des employés au service de la marque-employeur ?

Mais toutes les entreprises ne sont pas Netflix, certes. Ce qui ne doit pas empêcher les employeurs de se demander comment s’engager dans une démarche de transparence avec leurs employés, et ne pas priver ainsi l’entreprise de ses plus influents ambassadeurs.

La récente étude #TRUST : The Key Ingredient To A Great Employer Brand réalisée par ManpowerGroup Solutions propose 10 conseils pour démarrer cette réflexion:

  • Rédiger les politiques internes de prise de parole en pensant à la majorité qui a l’habitude de bien agir, pas pour la toute petite minorité qui enfreindra de toute façon les règles ;
  • Traitez vos employés comme des adultes : et vous verrez que vos employés se comporteront comme tels ;
  • Gardez votre politique interne claire et simple à comprendre : « Less is more » ;
  • Soyez transparent : identifiez les erreurs et les manières d’y remédier ;
  • Partez de l’idée que vos employés ont toujours à l’esprit l’intérêt de leur entreprise.C’est le cas la très grande majorité du temps ;
  • Répondez aux appréciations, positives ou négatives, concernant la marque-employeur ;
  • Ne donnez pas d’éléments de langages. Faites confiance à vos employés pour s’exprimer avec leur propre voix. Ils seront d’autant plus authentiques ;
  • Félicitez les employés qui parlent de l’entreprise en public (y compris lorsqu’il s’agit de critiques constructives) ;
  • Si quelqu’un vous explique que quelque chose est impossible, continuez à creuser.N’abandonnez que si le risque devient plus important que le bénéfice ;
  • Soyez courageux. Les leaders capables d’avancer vers une démarche de confiance sont des pionniers.

Comment réviser vos documents en trois étapes!

« Tu es réviseure linguistique… donc tu fais de la traduction? » Cette phrase, je l’ai entendue des millions de fois! (J’exagère à peine! 😉 ) Tout en vous expliquant en quoi consiste le travail d’un réviseur, voici quelques trucs pour réviser vous-mêmes vos propres textes!

UN RÉVISEUR?

Plusieurs croient que les réviseurs linguistiques corrigent seulement les fautes d’orthographe; détrompez-vous!

Ces minutieux détectives décortiquent plutôt les textes qu’ils ont sous les yeux afin d’y repérer – selon les besoins et les demandes des clients – les erreurs de ponctuation, de grammaire, de syntaxe et de typographie, de même que les anglicismes, les répétitions, la présentation et l’organisation du discours! Étonnant, n’est-ce pas? 😉

COMMENT FAIRE UNE RÉVISION?

Il existe plus d’une façon de réviser un texte et j’ai envie de vous partager la mienne que j’applique depuis les neuf dernières années! Si elle vous inspire, vous pourrez ainsi l’utiliser. Ma technique est assez simple : trois lectures!

Première lecture

D’abord, faites une lecture du texte à l’écran. Si vous n’êtes pas l’auteur du document, cette étape permet de prendre connaissance du sujet. Par le fait même, profitez-en pour corriger toutes les erreurs évidentes et effectuer la reformulation de certains passages, si nécessaire.

Deuxième lecture

La deuxième lecture, souvent faite sur papier, est un peu plus complexe et se déroule tout en lenteur. Décortiquez chacun des mots en syllabe afin de repérer, par exemple, des fautes d’orthographe, des lettres manquantes ou des espaces superflues.

Avez-vous un petit doute quant au sens, à l’utilisation ou à la graphie de certains mots? Il est alors important de faire les recherches nécessaires afin de trouver les impropriétés, les anglicismes, les barbarismes, les termes techniques, etc.

Est-ce que le texte nécessite des améliorations? Avez-vous trouvé des répétitions ou des passages ambigus? C’est lors de cette deuxième lecture que vous devez reformuler certaines phrases ainsi que vérifier l’efficacité et la logique du discours.

Il est également important d’uniformiser la présentation visuelle (pagination, interlignes, corps et polices de caractères), de même que la typographie (espacements, majuscules, face [italique, gras], écriture des nombres, etc.).

Troisième lecture

Finalement, à la troisième lecture, faites un dernier survol du texte pour :

  • repérer les dernières erreurs qui auraient pu être oubliées dans le texte;
  • vérifier que le discours est logique, clair et cohérent;
  • examiner la présentation visuelle du texte et vous assurer que tout est uniforme.

Il est temps de se débarrasser du «modèle du déficit»

Les citoyens sont en mesure comprendre la science et de débattre d’enjeux scientifiques qui touchent la collectivité.

En août dernier, notre article « Thinking outside the ‘knowledge deficit’ box » (Dire adieu au « modèle du déficit ») a été publié dans la section « Science et Société » de la revue spécialisée en biologie moléculaire EMBO reports. Nous sommes ravies de cette publication puisqu’elle est issue d’une collaboration atypique entre des champs de recherche très différents : les sciences dites pures, la sociologie des sciences (les sciences studies) et l’éducation.

Dans cet article, nous proposons que les champs de Public Understanding of Science (PUS) (compréhension des sciences par les citoyens) et de Science and Technology Studies (S&TS) (étude des sciences et technologies) soient mis à contribution dans la formation des scientifiques. Les PUS et les S&TS sont des lieux de recherches interdisciplinaires liés aux sciences humaines qui s’intéressent aux relations entre les sciences et la société, à la nature et aux rôles de l’expertise scientifique dans différents contextes. Le point de vue que nous défendons est le suivant : la familiarisation des scientifiques avec des résultats de recherches et des outils théoriques produits dans les champs de PUS et de S&TS offrirait ’aux scientifiques la possibilité d’avoir des vies professionnelles plus épanouies et davantage en adéquation avec les besoins sociétaux actuels. Prenons un exemple.

Il est attendu, de nos jours, que les scientifiques soient capables d’interagir avec les citoyens, les journalistes et les représentants politiques. Or, la communication entre les scientifiques et les citoyens est parfois complexe notamment parce que ces derniers sont souvent considérés comme des personnes déficitaires de connaissances et de capacités de compréhension des enjeux liés aux savoirs scientifiques. Dans une telle perspective (appelée « modèle du déficit ») on considère que les citoyens doivent être éduqués. En dépit du fait que des études en S&TS et en PUS aient mis à mal sa validité en montrant que les citoyens sont en mesure de comprendre les sciences et les incertitudes liées à la recherche, le modèle déficitaire est couramment utilisé dans le milieu scientifique.

Or, d’autres modèles d’interactions entre les citoyens et les scientifiques sont possibles (le modèle du débat et celui de la co-production de savoirs). Ces modèles supposent que les citoyens peuvent avoir une expérience pertinente des questions sociotechniques en jeu, qu’ils ont les compétences cognitives et discursives pour participer à la définition du problème mais aussi à la co-production des savoirs pertinents. C’est la démonstration qu’ont fait des citoyens de la ville de Québec engagés dans la controverse autour de la pollution au nickel.

Le modèle déficitaire de production des savoirs s’avère plus souvent qu’autrement confortable pour les chercheurs. Il valorise le scientifique (qui est à la fois producteur et détenteur de savoirs) et relègue les citoyens (journalistes, décideurs et représentants politiques) aux rangs de personnes à (in)former. Or, la perpétuation chez les scientifiques d’idées reçues à l’égard de rôles et capacités limités du public leur alourdit la vie et leur rend la tâche ardue lorsque vient le temps, pour eux, d’entrer en relations avec des journalistes, des citoyens, des décideurs ou des représentants politiques. En effet, être la personne qui sait et qui doit formuler des recommandations comporte différents défis qui peuvent être lourds à porter. Connaître des recherches et des outils théoriques du type de ceux présentés plus haut peut permettre aux scientifiques d’être plus à l’aise dans leurs interactions avec les citoyens tout en exerçant une autocritique plus éclairée.

Il est difficile de sortir du paradigme déficitaire. La difficulté est en partie structurale : la recherche scientifique s’inscrit dans un système fortement autorégulé. En effet, la majorité des interactions des chercheurs se font avec d’autres chercheurs et l’évaluation des projets de recherche est effectuée par les pairs. En ce sens, il apparait qu’une vaste part de la vie scientifique s’effectue d’une façon qui supporte – parce qu’elle ne la met pas à l’épreuve – la perpétuation du modèle du déficit. C’est pourquoi il nous apparait judicieux que ces questions soient abordées durant la formation des scientifiques. La vie professionnelle des chercheurs pourrait en bénéficier.

Mme Pouliot, professeure agrégée en éducation de science à l’Université Laval, s’intéresse aux points de vue des futurs enseignants sur la participation des acteurs sociaux à la gestion des controverses socioscientifiques actuelles. Mme Godbout, chercheure postdoctorale au Service canadien des forêts, travaille en génétique des populations et s’intéresse à l’histoire évolutive de différentes espèces forestières.

Comment créer des personnas efficaces

Le client est roi et R.O.I.  Aujourd’hui plus que jamais la connaissance du client est déterminante pour être à même de personnaliser vos messages à chaque étape du processus d’acquisition (sale funnel), depuis la notoriété jusqu’à la décision d’achat. Le chiffre est désormais connu, bien que variant selon les sources : il faudrait entre 5 et 7 points de contact avant qu’un chaland devienne un client et 60% du process repose entre les mains du marketing et des contenus produits (source Hubspot).

D’où la pertinence de la mise en place d’une stratégie d’Inbound Marketing pour capter le futur client fidèle et l’accompagner tout au long de son parcours. Un point crucial dans cette mise en oeuvre est en amont celui de la détermination du profil des clients types :les personas, soit des représentations fictives et archétypales du client idéal.

Pour créer ce client, l’entreprise s’appuiera sur des données issues de ses propres sources (crm, sgbd, analytics…) mais aussi sur des spéculations sur son éducation, ses patterns comportementaux, ses motivations et ses objectifs. Ces informations formalisées constituent une connaissance de votre client et donc ses problèmes que vous vous emploierez à résoudre avec votre proposition de produit ou de service. Et cette connaissance vous donne aussi l’opportunité d’adapter la communication et le langage à employer selon les profils visés.Autrement dit, toute votre stratégie marketing de contenus ou autre s’appuiera sur vos personas.

Selon l’infographie ci-dessous, l’importance des personas comme levier de vente est désormais reconnue par les marketeux, même si 56% d’entre eux avouent n’en avoir pas encore créés. Laquelle infographie détaille les différentes étapes pour ce faire.

A commencer par la collecte des informations internes auprès des équipes de ventes, les plus à mêmes de typer leurs clients tout comme l’équipe marketing ou du SAV. Toutes les données seront concaténées dans un simple fichier Excel. A vous ensuite de trouver des points communs par exemple dans le comportement de navigation de vos prospects. Une opération qui peut être répliquée en collectant les informations issues des réseaux sociaux. L’inconvénient pointé par l’infographie est que cette méthode n’apporterait pas d’insights supplémentaires à ceux déjà connus.

Deuxième étape : utiliser les outils online à disposition. Le premier d’entre-eux le plus simple, le formulaire. Ce peut-être un simple formulaire Google Doc, ou un sondage plus poussé avec Survey Monkey ou tout autre outil approprié. Les réseaux sociaux et études sont aussi des sources précieuses pour dresser le profil de vos clients. Ces outils ont le mérite d’être peu onéreux, de renforcer les informations à disposition, mais en contrepartie obèrent le comportement des prospects dans le monde réel. Retrouvez ici une liste d’outils pour vos enquêtes

 

Troisième étape: la plus importante : l’interview de vrais clients (les vôtres ou ceux de vos concurrents) Bien menée l’interview permettra de circonstancier et déterminer les motivations des acheteurs. Ainsi, comme le cite l’infographie, un directeur marketing a découvert que 70% de son budget marketing était dépensé en pure perte. Ces 70% étaient sans doute consacré à la promotion de la marque, ce dont tout client se moque.

C’est le contexte stupide !

Surtout comme l’indique l’extrait de l’infographie ci-dessous, l’interview vous permettra de déterminer le contexte dans lequel s’inscrit la décision de l’acheteur. Connaître précisément le contexte permet de réduire les données inutiles ou non pertinentes pour concevoir votre persona.

contexte interview

Les 5 anneaux de l’achat décrits ont le mérite d’être clairs :

– Pourquoi votre solution est-elle choisie au détriment d’une autre
– Facteur de succès : Quel changement devriez-vous faire pour améliorer le produit ou service
– Perception : pourquoi votre solution n’est-elle pas perçue comme pertinente
– Parcours client : quels sont les critères d’évaluation prévalant à une décision d’achat
– Critère de décision : Quels sont les acheteurs et quels sont les ressources sur lesquelles ils appuient leur choix.

Fort de ces données vous pouvez alors répondre aux 5W +H

Who : qui convaincre dans l’entreprise
What : quelle information devez-vous leur fournir pour les convaincre
When: quand le chaland est-il le plus réceptif à votre message
Where : où trouver le prospect avec votre marketing de contenus
Why : pourquoi vous pouvez mettre sur pied le meilleur plan d’action marketing et de vente est le meilleur plan d’action
How : comment élaborer des arguments convaincants pour vendre votre solution

A la fin vous obtiendrez une fiche type comme celle réalisée par le Buyer Persona Institute qui détaille 5 les 5 critères listés ci-dessus ajoutés aux 5W.

fiche type d'un persona

A ce stade, vos personas sont clairement définis et surtout, vous êtes alors à même de fournir ce qui intéresse réellement le futur client.

Définir des personaes efficaces

Comment créer des personas efficace

D’autres méthodes existent pour créer des personas, dont la carte d’empathie. Comme son nom l’indique elle consiste à se mettre à la place de votre persona et de répondre à des questions pour dresser son profil. Aussi efficace, elle s’appuiera pour remplir les champs sur le même type d’informations que pour créer un persona.

L’essentiel consiste dans un second temps à réellement actionner ses informations, par exemple en ciblant à l’aide publicité sur les réseaux sociaux une population correspondante à vos personas ou encore en proposant des solutions susceptibles de répondre à leurs préoccupations. Et ne croyez pas que les personas soient réservés au seul marketing. Par exemple, dans la presse, nombre de quotidiens ont défini des personas pour lesquels les journalistes écrivent ou encore, en amont d’un projet de design ou d’UX, se pencher sur les besoins et attentes d’un utilisateur permet de cadrer avec plus d’acuité les développements. En substance, toute interaction virtuelle nécessite une définition d’un ou plusieurs personas, une incarnation pour revenir à une certaine réalité, parfois indispensable dans un univers ou le conceptuel a vite fait de prendre le pas.

Les 6 types de conversation que vous avez sur Twitter

Avec 18% des internautes connectés à Internet présent sur Twitter et 500 millions de tweets échangés chaque jour, difficile de faire l’impasse sur les conversations pour s’informer, analyser une tendance ou humer l’air du temps. C’est en partant de ce postulat que le très sérieux Pew Research a mené une étude sur les différentes structures conversationnelles rencontrées sur Twitter afin d’affiner les analyses sur les discours et groupes émetteurs.

Cette étude dégage 6 structures types (cf infographie) :

– Divisée
– Unifiée
– Fragmentée
– En grappe (cluster)
– EN « HUB » externe ou interne

Pour dégager ces structures, l’institut a cartographié plusieurs milliers de conversations et en a visualisé la structure (ou la carte). Entre autres conclusions, qui viennent souvent confirmer ce que l’on constate de manière empirique, il est visible que les conversations autour de la politique sont bipolaires (polarized), avec un nombre de connections très faible entre les deux groupe. La politique est souvent le sujet constitutif de ce type de forme, mais tout autre sujet clivant crée cette structure (une étude sur la théorie du genre, la loi sur la famille) serait intéressante et aboutirait sans doute à une forme identique.

A noter, dans l’étude que chaque camp utilise des sources et #hashtag différents.
Autre structure : les « tight Crowd ». Plus resserrée, cette structure se rencontre essentiellement dans le cadre d’échanges professionnels, liveconférence, etc.

twitter et clusters

Ci dessus : une carte de structure polarisée

Les marques n’ont pas de communauté sur Twitter

Instructif, les grappes autour des marques dégagent très peu d’interactions entre les twittos, mais sont souvent bilatérales entre la marque et le twittos. La marque fédère,par exemple à l’occasion d’un lancement de produit, mais ne crée pas de groupes homogènes.Symptôme aussi de cette atomisation, les liens partagés autour d’une marque ne sont souvent pas identiques. Autrement dit, une communauté de marque n’existe pas (ou peu) sur Twitter, qui est juste un vecteur pour relayer le message de la marque sans connections entre twittos. Certains pourront arguer que les communautés existent sur les forums dédiés (voir sur facebook ?) et que Twitter n’est pas le lieu où échanger sur une marque. Ce n’est pas faux, mais les populations sont-elles identiques ? J’en doute. Tout comme je doute qu’une page de marque Facebook crée une communauté. Les interactions entre marques et fans sur Facebook sont même encore plus restreintes, car peu conversationnelles.

La notion d’engagement serait donc seulement du gré à gré entre la marque et le client/fan/prospect. Un constat assez logique : une marque n’est pas là pour susciter une communauté d’idées, mais une communauté d’acheteurs et éventuellement d’usages ou de râleries. Ce qui transparaît d’ailleurs sur les comptes de type SAV ou support,où la forme dégagée est de type sera de type « hub and spoke ».

Dans la relation marque et consommateur,une étude publié par l’AFRC (et d’aileurs introuvable sur le site) et citée par Stratégies confirme ce peu d’interactions des internautes avec les marques : « Les marques sur Internet n’en sont pas à leur coup d’essai… et pourtant, malgré une présence significative, elles n’auraient pas réussi à installer un véritable échange avec les publics qu’elles visent. C’est du moins le constat fait par l’institut Ysthad dans son étude Uxi Survey pour le compte de l’Association française de la relation client. Parmi les internautes actifs sur les réseaux sociaux, 60% n’instaurent ainsi aucune interaction avec les marques. Pour 64% des internautes, la présence des marques sur les réseaux sociaux est décevante. Bref, tout est à construire »

A lire aussi les résultats de l’étude publiés par PR ROOM

Je vous laisse découvrir les autres structures. Bien entendu ces modèles ne sont pas rigides et bien souvent plusieurs types de cartes se dessinent autour d’un même sujet.

Twitter : quels types de conversation

La motivation de cette étude repose sur l’importance prise par les médias sociaux en tant que relais de la société civile explique le PEW. L’étude des conversations est une matière précieuse pour dégager des tendances et autres « insights » en complément des focus group. Elle permet aussi d’identifierles points de focalisation, les fameux « influenceurs » et autres leaders d’opinion. Plus avant, ce type d’analyse autorise aussi une compréhension plus fine des interactions pour détecter et interpréter les tendances, sujets et humeur du temps, le fameux « zeitgeist » et « volkgeist » chers à Hegel.

Peut-être le Pew est-il passé à côté d’un type de conversation ?

Outils pour utiliser #twitter au mieux |Update |

Au fil des mois, les pour utiliser apparaissent et disparaissent. Voici une petite liste, non exhaustive, d’applications pour utiliser au mieux l’application de micro-blogging. Il y en a pour tous les goûts et pour de nombreux usages, depuis la mise en place du profil jusqu’à la quotidienne.
Pour un usage optimal, sélectionnez ceux qui avec lesquels vous serez le plus à l’aise en fonction de votre objectif.

Pour scénariser
clicktotweet

Click to tweet vous permet de sélectionner un extrait ou plusieurs extraits de votre post afin qu’ils soient twittés.

twitrcover : pour éaliser votre background twitter

Trouver et Gagner des followers

Twistools
wefollow
Twitlist vous suggère des personnes à suivre en fonction de vos centres d’intérêts

twistools

Organiser

Tweetbits

Tweetbits permet de créer une timeline personnalisée avec les tweets que vous aurez signalés comme favoris durant la journée. Cette fonction de favoris est finalement assez peu utilisée sur Twitter. À tort. Elle permet de signaler les tweets que vous considérez comme importants ou que vous souhaitez pouvoir retrouver facilement pour les lire à tête reposée.

C’est là qu’intervient TweetBits. L’outil va mémoriser tous vos tweets favoris. Vous pourrez ensuite les repasser tranquillement à tête reposée, les classer dans des catégories par simple glisser-déposer ou encore les archiver pour ne pas les perdre.

Veiller

Twxplorer est encore en phase beta mais s’avère très prometteur.

Tweetally

Tactics cloud est un nouveau moteur de recherche qui permet de trouver des listes pertinentes.

Bluenod : pour analyser les réseaux d’un compte twitter

Topsy : la référence des moteurs de recherche twitter. Racheté par Apple.

Snapbird recherche dans votre timeline au-delà de 10 jours, dans les tweets de vos followers, dans les favoris de vos followers et s’avère bien plus puissant que le moteur de twitter. A tester sans modération si vous êtes sûr d’avoir vu une info passer, mais où ?

social mention

Rechercher par photos : Twipho

tweetymail

twitterfall

Mesurer : Twopcharts Toutes les statistiques en temps réel sur Twitter.

Evidemment, ne surtout pas oublier l’excellent Docteur Tweety, qui en plus d’être efficace est le premier moteur de recherche twitter francophone.

Détecter les tendances sur twitter

whatthetrend

tame

Nuzzel pour détecter les tendances de ceux que vous suivez et qui vous suivent

trendsmap

The one millions tweet map permet de chercher par mot clé sur une carte et surtout d’embarquer le tout sur votre site.

Détecter les articles les plus partagés : like explorer

Tweetbinder

Trends24.in, tous les sujets tendances en temps réel dans le monde

Feeltiptop  offre plusieurs façons de détecter des tendances. Par mots clés, nuages de mots clés. Il détecte aussi les visuels (photos et vidéos) associées les plus pertinentes. L’interface n’est pas des plus réussie, mais elle est efficace.

Moins utile, biosischanged, comme son nom l’indique, vous alerte si un de vos abonnés change son profil.

The Latest  vous donne les tendances de la journée sur Twitter

Quelle émission est la plus commentée sur Twitter ?  Social-TV Live Battle

Veille sur hashtag

Le hashtag ou mot-dièse est le nouveau code pour le moteur de recherche. Que ce soit Twitter, et G+, ce petit dièse placé devant un mot clé augmente significativement ses capacités de référencement. Il permet aussi à de nombreux moteurs de se spécialiser et de créer des réseaux de mots clés par pertinence. Un des meilleurs exemples de ce type d’outil est sans conteste hashtagify.

Hashtagify

bundlepost

hashtracking

ritetag

keyhole

seesaw

tweetbinder

tagboard

hashtagify

Seen est lui aussi relativement performant et surtout permet de classer les résultats par format :, tweets photos et vidéos.

tweetchat

Raconter

storify
Storify, le grand classique pour raconter une histoire en utilisant plusieurs formats (vidéos, tweet, billets, photos…), livetweeter une conférence, et grâce au code embed l’insérer sur votre site.

A tester aussi Epilogger, un storifylike

Twitter stories

Twitterfeed

Gérer, trouver, nettoyer…

commun-it

Followerwonk

rite-tag

socialoomph

Manage flitter

tweriod

Tweetdeck

tweetadder

tweepi

buffer

qwitters Pour savoir qui vous quitte

Traackr : Pour détecter vos influenceurs

Tweeted times un équivalent de Flipboard dédié à Twitter. La curation appliquée à Twitter

hootsuite : l’outil ultime pour twitter, mais aussi pour gérer tous vos et applications sociales.
UN nouvel outil : Sociota, comme hootsuite vous permet de gérer de multiples comptes.

Marketmesuite permet de gérer de multiples réseaux sociaux un peu de manière similaire à Hootsuite en moins puissant.

Sproutsocial est lui aussi un outil très puissant pour gérer ses réseaux sociaux, mais il est beaucoup plus cher que Hootsuite.

A signaler un nouvel entrant Onfast.com un outil italien à l’interface un peu plus rustique. A tester.

Notons un comparatif réalisé entre Hootsuite, Tweetdeck et Seesmic (racheté par Hootsuite) afin de se faire un avis.

Je ne connaissais pas, sendsocialmedia.com un outil assez puissant d’après ce que j’ai pu lire. A tester aussi.

Plus orienté analytics, il ne faut pas passer sous silence Raven un outil intégré pour gérer ses campagnes.

Digsby s’inspire des systèmes de messagerie façon MSN ou AOLMessenger. Son avantage est de regrouper à la fois les flux des médias sociaux, mais aussi de vos principales messageries web (Gmail, Yahoomail etc.) UN produit similaire à Trillian

Si vous utilisez de multiples canaux pour faire du marketing, jetez un oeil sur LocalVox

Analyser

Tweetreach

Twiangulate Superbe outil pour analyser les connections entre twittos. Pour trouver à la fois ceux que deux personnes suivent, mais aussi les personnes en commun qu’elles suivent.

Simply Measured génère des rapports sur vos followers entre autres.

Influence, mesure, et recherches

fruji

Kred : concurrent de Klout, Kred mesure votre influence sur les réseaux sociaux et stocke vos meilleures interventions

Where does my tweets go permet de visualiser sous forme de très belle carte la portée de vos tweets. Ce qui permet de mesurer l’influence d’un message ou son taux d’impression.

Backtweets moteur de recherche de tweets

My top Tweet : retrouvez vos tweets qui ont suscité le plus d’engagement.

Klout : au fil de son évolution, Klout devient un véritable outil de partage de contenus et de gestion de vos réseaux sociaux.

twitonomy

twittercounter

twitonomy : pour connaître vos statistiques sur Twitter sur une période donnée.

Tweetarchivist : Pour archiver et analyser des timelines.

Partager

Twileshare

Il y en a beaucoup d’autres, et je suis sans doute passé à côté d’outils utiles. N’hésitez pas à me le suggérer.

Comment définir une stratégie de contenus

Stratégie est sans doute le mot le plus utilisé depuis quelques années. Tout est stratégique, de la feuille de route de l’entreprise au positionnement de la machine à café. Le contenu mérite lui aussi une approche stratégique. Certes, mais : qu’est-ce qu’une stratégie de contenu ? Qui la définit, sur quelles bases, avec quels objectifs, avec quelles mesures ? Réaliser des articles sur un blog, des infographies, diffuser le tout sur twitter et le relayer sur le RSE interne n’est pas de la stratégie. C’est au mieux de la tactique, au pire de la perte de temps.

Pourtant, cette approche de la production ponctuelle et confuse semble la plus partagée. D’après un sondage mené aux Etats-Unis, seulement 27% des entreprises B2C et 48% du B2B ont une stratégie claire dès lors qu’il s’agit de contenu. La route est longue.

Quelle route pour le stratège de contenu ?

Nous partons du principe pour la suite du post que vous souhaitez produire du contenu qui s’adresse à des utilisateurs soucieux de s’informer, d’apprendre, de résoudre un problème ou tout simplement se divertir. Votre rôle est de produire et de fournir ces informations en utilisant les différents canaux de diffusion à votre disposition. Pour ce faire, il est possible que la feuille de route soit claire. Ou pas.

Pour définir votre stratégie de contenu il vous faudra définir en quoi celui-ci vous aidera à atteindre vos objectifs ou ceux de votre entreprise ( de toutes natures) tout en étantutile aux récipiendaires, l’un ne va pas sans l’autre : aucun contenu ne doit être inutile. Dans une logique, par exemple d’inbound marketing, à chaque étape du tunnel de conversion correspondra un contenu dédié. Une fois défini vos objectifs, votre stratégie de contenus devra définir, dans le désordre, votre planning de production, de diffusion et la gouvernance globale de votre contenu.

Comment déterminer une stratégie de contenus

Pour poser les bases de votre stratégie de contenus, le site Brain trafic a créé il y a déjà 4 ans « the quad». Ce diagramme recense les 4 composants indispensables pour déployer votre stratégie de contenus. C’est aussi une grille d’analyse pour élaborer et évaluer votre contenu en fonction d’objectifs.

Ces quatre éléments se positionnent autour du cœur du réacteur:

Le noyau stratégique

Critique et prioritaire, le noyau définit la promesse, les objectifs et le contenu associé pour les atteindre. Ce noyau va aussi contribuer à élaborer la feuille de route pour une période déterminée. Votre stratégie de contenu prendra sa source sur la promesse de l’entreprise déclinée à l’envie. Cette promesse peut reposer sur une baseline, par exemple « indexer et rendre accessible toute l’information du monde ». Toutes vos productions de contenu seront sous-tendues en écho à cette promesse. Les guidelines pour élaborer votre stratégie s’appuieront sur cette promesse qui sera déclinée en suivant des cycles et messages spécifiques selon qu’il s’agisse de communication, interne ou externe, ou de supports pour le marketing.

Les autres composants du quadrant reposeront sur le noyau stratégique qui donnera naturellement naissance à la substance, autre composant du quadrant.

La substance pose la question du message qui devra être véhiculé et retenu par le récipiendaire et de la typologie de contenus nécessaire pour atteindre l’audience visée. On touche ici au cœur de la compétence de l’éditeur et du métier des producteurs de contenu.

La structure : comment le contenu est hiérarchisé, organisé, formaté et affiché.

A la structure formelle du contenu, s’ajoute la question de la technique pour délivrer le contenu à la bonne personne et de manière pertinente. Ce peut être sur un mobile, une tablette, via un sms etc. Sur ce point, il faut avoir une idée claire de l’affichage et nécessite de maitriser a minima les possibilités offertes par les CMS et technologies associées. Par exemple, quels sont les add-ons de WordPress qui me permettront de transférer ces contenus vers un mobile en push après une visite d’un internaute et autres questions du même type liées dans cet exemple au comportement du visiteur. Dans tous les cas, le CMS devra vous faciliter la vie, pas vous la pourrir en vous imposant des contraintes.

En gros, il faudra répondre à ces questions :

 » qui », « quoi », « quand », « où » et « comment »

En répondant à ces questions, vous commencez à avoir une bonne idée de déployer votre stratégie et passerez naturellement au workflow.
Le workflow comprend les process, les outils et les ressources humaines nécessaires à la production de contenus et à la qualité. Ce composant mériterait un long billet nécessaire pour évoquer le vaste sujet de la technique, des process et des ressources associés.

La gouvernance globale

La gouvernance pose la question des décisions affectant la stratégie globale, de qui provient l’information sur d’éventuels changements, comment sont-ils communiqués etc. La gouvernance est aussi importante que le reste des composants du quadrant.

Pour en juger nous pouvons prendre l’exemple des guidelines de la maison blanche sur la gouvernance digitale.

PEEPME : le selfie du consommateur

peep

« Ce que vous achetez révèle votre personnalité, alors dévoilez-vous ! » J’achète donc je suis pourrait tout autant être la baseline de PEEPME, ce réseau social dédié à la mise en scène par vous-même de votre dernier achat : le selfie publicitaire en somme. Un concept brandé par PEEPME comme le « social show-off ». D’autant plus « show-off » que l’appli indique clairement le prix de l’objet en question. Au cas-où.

Le fils naturel de Pinterest et Instagram

Annoncé comme un vrai succès avec déjà 350 000 utilisateurs aux Etats-Unis, après 11 mois d’existence, ce réseau social lancé par l’entrepreneur belge Zeki Sever en mars 2014 débarque en Europe et en France. Dubitatif devant le concept, le communiqué de lancement reçu ce jour apporte un éclairage sur la finalité de PEEPME : « Peepme vous donne l’occasion de vous présenter en révélant vos habitudes d’achat. L’ambition de Peepme est d’offrir un outil séduisant pour les annonceurs via un réseau qui a du « Punch » (ndr : ???). PeepMe est à la fois ce que Facebook tente de réaliser en terme de promotion de marques et Pinterest qui tend vers l’e-commerce. Découvrez ce que consomment les célébrités et jetez un œil sur une partie de leur vie.
Imaginez ce qu’une personnalité comme Drake, Scott Disick, Kim & Kourtney Kardashian, premiers à adopter le concept peut générer comme retour pour une marque. »
Une bonne affaire peut également se partager afin de faire profiter ses amis. Cette plateforme est donc une manière claire de pousser à l’achat et de favoriser le « social shopping ». Une bonne opportunité pour les marques. »

« Je consomme donc je suis ce que je consomme »

Voilà voilà. A ce stade, difficile de préjuger de l’adoption de ce réseau par le public. Des réseaux dédiés au social shopping existent déjà, dont Pinterest et Fancy pour les plus célèbres, avec un taux d’adoption en France assez faible, et ce malgré l’efficacité de ces plateformes comme générateur de trafic
Surfer sur la vague du Selfie pour favoriser l’exposition d’un produit est un vrai pari. Certes la recommandation par des amis et relations est ce qu’il y a de plus efficace pour la promo d’un produit, mais de là a me prendre en photo avec une nouvelle cafetière, veste, voiture ou autre… Bôf.
Devenir une vitrine de placement produit est un objectif de vie comme un autre, certes, mais à part des stars payées pour ce faire, comment consentir à devenir une vitrine publicitaire et être séduit par un réseau clairement orienté annonceur ?
Un réseau social est fondé sur la relation et l’échange entre individus, le pari que ce partage passe par la mise en avant de son dernier achat est à la fois emblématique de l’époque, mais fait preuve aussi in fine d’un certain cynisme assumé.

A suivre.

10 conseils pour bien faire une interview

Même si vous n’êtes pas journaliste, l’ permet d’étoffer considérablement un article ou ses propos. Mener une interview peut paraître simple de prime abord, et pourtant…

Aujourd’hui encore, avec quelques milliers d’interviews au compteur, je sais que si certains prérequis ne sont pas observés, l’interview ne sera pas intéressante, ni pour moi, ni pour ceux qui la liront. Parfois, malgré un vrai travail en amont, le résultat ne sera pas plus probant. Et pour cause. La communication devient un art très affûté et les entreprises dépensent beaucoup de temps et d’argent pour briefer leur porte-parole. A titre d’exemple, dans certaines entreprises il vous faut attendre plusieurs années avant d’avoir le droit de parler à des journalistes. Le temps d’acquérir les éléments de langage, d’apprendre les questions/réponses par cœur et maîtriser la novlangue de l’entreprise. Résultat : vous avez beau multiplier les interlocuteurs au sein d’une même entreprise, tous auront le même discours.

Cette maîtrise de la communication est devenue nécessaire pour les entreprises. Avec l’extrême financiarisation de l’économie, une parole malheureuse peut faire chuter un cours de bourse. Naïfs, vous croyez qu’un dirigeant ou responsable d’entreprise vous parle ? Non. Le plus souvent, en répondant aux journalistes, nombre de dirigeants parlent avant tout aux actionnaires. Ce qui peut expliquer certaines réponses de patron en total décalage avec ce que pourrait attendre l’opinion publique, par exemple lors de cas de suicides dans les entreprises ou autres problèmes de transports. Les meilleurs communicants manient d’ailleurs un double langage assez habile leur permettant de faire passer des messages à une cible donnée tout en répondant à des questions générales. Les bons politiques excellent dans cet exercice.

En face, les journalistes et interviewers sont de plus en plus démunis. Difficile pour eux d’obtenir de vraies réponses sans langue de bois. Mais en y mettant un peu du sien et en préparant le terrain, on peut obtenir quelques résultats. Voici un petit viatique pour une interview sereine.

1) Préparez, préparez, préparez…

On ne le dira jamais assez, collecter de l’information demande en aval une très bonne préparation. Idéalement un journaliste peut parler de n’importe quoi avec n’importe qui, mais à condition d’avoir préparé le sujet en amont. Selon le degré de connaissance que vous avez du sujet la préparation peut être plus ou moins légère, mais en règle générale, face à une bête de communication, mieux vaut maîtriser son sujet pour éviter d’être baladé. Cette partie laborieuse est la plus importante avant l’interview. Il y a quelques années, les journalistes avaient la chance d’avoir des documentalistes à disposition pour préparer un épais dossier sur le futur interviewé. Un dossier qui permettait d’avoir un bon background pour préparer les questions. Aujourd’hui, internet permet de pallier la disparition de cette très utile profession, renvoyant le journaliste à sa propre constitution de dossier.

2)Choisissez un angle

Il est rare d’avoir beaucoup de temps pour une interview. Selon le contexte, il vous faudra déterminer ce que vous attendez de l’interview et, quel que soit le format final (enquête, portrait, commentaire), si vous n’attendez rien, vous n’aurez pas grand-chose. L’angle choisit déterminera en grande partie le déroulé des questions et de l’interview. Attention, un angle n’est pas un parti pris. Certains conseillent de poser la question la plus importante en premier. Pas toujours facile si la question est délicate, mieux vaut créer un entonnoir.(voir ci-après)

3)Questions ouvertes/fermées

L’équilibre entre questions ouvertes et fermées est délicat, souvent dicté par le type d’interview. Les questions fermées sont utilisées pour valider une information ou éventuellement pour boucler un chapitre dans l’interview. La question semi-ouverte peut servir à relancer l’interview à l’exemple de la reformulation de type « si j’ai bien compris… ». A contrario, « vous confirmez que .. » est une question fermée.

4)Reposez la même question.

Si les réponses ne sont pas satisfaisantes, reposez plusieurs fois la même question, sous des formes différentes mais pas plus de 3 fois. Face à un mur, la pugnacité peut avoir du bon.

5) Observez votre interlocuteur.

Une bonne interview demande un minimum d’empathie. Malgré des heures de training, certaines expressions du corps trahissent le sentiment de l’interviewé. Pareil au téléphone, la respiration est un indicateur de l’état d’esprit de votre correspondant.

6) Ayez un minimum d’empathie.

Le style agressif, très prisé par les journalistes français est souvent contre-productif. L’interviewé se met en position de défense et, le plus souvent ne se laissera pas déstabiliser par ce comportement. Et cette agressivité se retrouvera rarement dans la retranscription. A contrario, l’empathie donne de biens meilleurs résultats. Tentez de comprendre votre interlocuteur. Sans aller jusqu’à la connivence, lui donner l’impression qu’on s’intéresse à ce qu’il dit (ce qui peut être réellement le cas), le relancer, dévier la conversation, permet de le mettre en confiance.

7) L’empathie bis

Cette empathie passe aussi par une forme de synchronie ou effet miroir avec votre interlocuteur. N’hésitez pas à adopter une posture, un débit similaire. S’il parle vite, faites de même, s’il est vautré dans un fauteuil, imitez-le. Cette inspirée de la PNL sent la manipulation de base, mais en fait ça fonctionne très bien… condition de ne pas singer votre interlocuteur qui s’en rendra très vite compte.

8) Créez un entonnoir.

Parfois, il est difficile d’aller directement au sujet. Classiquement, l’interview va du général au particulier. Dans le cas où une question risque d’être vraiment délicate, la technique (dite de l’hélice) consiste à tourner autour du pot en posant des questions connexes à la question centrale pour juger des réactions de votre interlocuteur.

9) Gérez les silences

Certains interlocuteurs sont très mal à l’aise face au silence. Parfois, laisser un silence après une réponse peut obliger votre vis-à-vis à meubler (et perdre une partie du contrôle de ses réponses.) Ce que l’on appelle en journalisme, « faire parler les blancs » (sans ostracisme :-)

10) Déstabilisez

Quand aucune des techniques susdites ne fonctionnent, n’hésitez pas à déstabiliser votre interlocuteur. Je me souviens d’une de mes premières interviews, en l’occurrence Andy Summers, le guitariste de Police. J’avais énormément d’admiration pour le groupe et pour lui.
Donc j’ai longuement potassé l’interview (en anglais) et attendu le moment fatidique avec angoisse. Je l’appelle et commence à lui poser mes questions. Très vite il avait l’air de s’ennuyer. Un peu dépité, je lui ai dit, « ok, je vous ennuie avec mes questions, vous avez sans doute autre chose à faire, on laisse tomber. » Il s’est raccroché aux branches et on s’est mis à parler…photo. Une autre fois, avec un ami on se trouve avec une star de l’époque. Lui aussi était visiblement ennuyé de répondre aux questions et nous le faisait sentir. L’autre journaliste a alors sorti un joint de sa poche devant le regard absolument paniqué de la star en question qui s’est mis a répondre à nos questions, trop pressé d’en finir qu’il était. N’oubliez jamais qu’une interview à pour vocation première de faire parler quelqu’un. Dans le système actuel, l’intervieweur participe de la promotion de l’entreprise ou de la personne. Et donc lui rend service.

Ces 10 points ne prétendent évidemment pas à l’exhaustivité. Les techniques d’interviews sont nombreuses et dépendent pour partie du contexte, du lieu, du support final (écrit, télé, radio, etc). La seule contrainte clairement incontournable est celle de la préparation en amont et , pour qu’elle soit réussie, que vous vous intéressiez réellement à votre interlocuteur.

Vous avez sans doute des points à ajouter ou à amender, voire des anecdotes d’interviews ?