Monthly Archives: mars 2015

Obtenir un crédit professionnel auprès des organismes de crédit

En premier lieu, se pose la question de savoir vers qui se tourner pour faire une demande de crédit d’entreprise. Le réflexe consistera à s’adresser à sa banque. C’est une bonne démarche, mais il ne faut pas s’arrêter là, il est nécessaire de s’adresser à d’autres établissements de crédit pour rechercher un prêt. En effet, vous pouvez faire appel aux courtiers en crédit qui ont l’habitude de proposer, aux entrepreneurs, des offres de prêt et de financements pour la création ou le développement de leur entreprise. Pour faire votre choix, pensez à demander les honoraires du courtier et les taux d’intérêts appliqués aux prêts. Vous pouvez faire vos recherches de courtier en ligne, ou sur les annuaires professionnels. Lorsque vous aurez des propositions de prêt, faites le choix le plus avantageux pour votre portefeuille. Les prêts professionnels ne sont, généralement, accordés que pour une durée de 7 à 10 ans et ne nécessitent pas forcément d’apport personnel, comme pour les crédits immobiliers.

Les conseils pour constituer un bon dossier de demande de crédit

Afin de faire sa demande de crédit et d’avoir une chance de l’obtenir, il est essentiel de constituer un bon dossier. Ce dossier devra comporter de nombreuses pièces à fournir. En effet, le dossier sera composé de :

– La carte d’identité du dirigeant.

– Du formulaire Kbis de constitution de l’entreprise.

– Des 3 derniers bilans comptables de l’entreprise.

– D’un justificatif de domicile.

– Des relevés de compte bancaire du dirigeant.

– Des justificatifs de la situation patrimoniale du dirigeant. Ensuite, selon les banques, il est possible que d’autres documents soient demandés. Les banques demanderont, également, des garanties, avant de décider de vous prêter de l’argent. Prenez alors le temps de bien constituer votre dossier de demande de crédit et, surtout, faites jouer la concurrence. Prenez garde, également, de n’accepter une offre de crédit que si vous vous sentez capable de la rembourser, il en va de l’avenir de votre entreprise.

Les médias outil d’influence ?

Dire que les médias sont des outils d’influence est un truisme : après tout, ils sont faits pour agir sur notre psychisme et là réside leur pouvoir.

Pour parler en termes du fameux « temps de cerveau humain », rappelons que la consommation de médias est en passe de devenir sa première activité lorsqu’il est éveillé. Selon une étude rendue publique par Médiamétrie en février 2008, la fréquentation moyenne des médias par jour chez les Français de plus de treize ans augmente de 6% par an depuis plusieurs années, au point d’occuper six heures de leur quotidien. Par semaine, cela fait plus que les trente-cinq heures réglementaires. Pour prendre les chiffres à la louche, nous regardons la télévision trois heures par jour en moyenne, les trois autres étant consacrées à la radio et à la presse. Pour le dire autrement neuf Français sur dix regardent la télévision tous les jours, 8 sur 10 écoutent la radio et lisent la presse et un peu plus d’un tiers surfe. Même si Internet progresse comme prévisible en temps de vie des jeunes générations et favorise un usage hyperindividualisé des médias, il est encore loin d’avoir remplacé les vieux médias de masses. Et même si certains prédisent la fin de la télévision ou des journaux, reste ce fait incontournable : notre contact avec la réalité passe de plus en plus par l’intermédiaire de spectacles ou représentations produits industriellement. Ce que nous savons du monde, et même ce que nous en rêvons, a été fabriqué délibérément par autrui. Ne serait-ce que par leur façon de structurer notre vie et notre contact avec la réalité, les médias ont déjà gagné la bataille de l’influence .

Cela dit, en quoi consiste-t-elle ?

La réponse la plus évidente est qu’ils font penser et faire. Personne ne niera qu’il y a des publicités qui font vendre et des campagnes politiques qui réussissent. Mais cette action se révèle plus hasardeuse dès que l’on cherche à en mesurer les composantes et à en prédire les effets. Près de huit décennies de recherches sur la question ont montré que toute tentative médiatique de persuasion se heurte à de sérieux obstacles. Certains tiennent à la résistance passive du cerveau qui ne se laisse par impressionner à tous les coups, aux interactions du spectateur avec son milieu social, à son attitude qui peut être ironique ou distanciée : elle ne l’incite à ne pas forcément interpréter les messages comme l’entendait leur émetteur.

C’est plutôt une bonne nouvelle : il n’est pas possible de prédire la réussite d’une campagne sur l’opinion publique, ni de la garantir avec les bonnes techniques et les bons professionnels. Même là où les médias penchent majoritairement d’un côté, ils ne procurent pas le contrôle paisible de l’opinion, d’autant plus qu’il n’y a plus guère de monopole qui tienne. Sinon les Allemands de l’Est seraient restés marxistes, les Italiens n’auraient pas chassé Berlusconi deux fois (avant, il est vrai, de le faire revenir une troisième), les Français auraient voté aux deux tiers oui au référendum sur la constitution européenne.

L’autre grande approche de l’influence des médias (et l’autre grand reproche) concerne leur action sur nos sentiments par incitation ou fascination Là encore, d’innombrables études ont tenté de mesurer si les médias nous poussent à la violence ou aux excès sexuels. Même si aucun chercheur de bonne foi n’adorerait voir ses enfants regarder des films gore ou du X toute la journée, aucune automaticité là non plus. Pas de relation mécanique entre certains spectacles et certains comportements. Nous n’imitons pas forcément ce que nous avons vu et nos passions ne se déclenchent ainsi. Les recherches tendent à distinguer plus finement ce qui tient à un effet de stimulation de l’appétence pour la violence et le sexe d’une part et d’autre part un effet plus général, d’habitude : les comportements brutaux ou une vision mécanique de la sexualité apparaîtraient comme « naturels » aux spectateurs. La répulsion envers la violence ou la tendance à considérer nos partenaires sexuels comme des êtres humains seraient finalement les vraies victimes de la déferlante d’images.

Accusation complémentaire et quelque peu contradictoire : les médias sont des soporifiques. Ils incitent à la passivité (donc à l’acceptation du monde tel qu’il est) en proposant une vie par substitution, des rêves bon marché fabriqués industriellement, des objets de désir artificiels… Tel est le thème que reprendra inlassablement l’école de Francfort, par exemple, considérant le statut de spectateur comme la forme suprême de l’aliénation, celle qui touche jusqu’à l’inconscient.

Plus pragmatique, peut-être, la vision de l’influence des médias en terme de sélection. Parmi des milliards d’événements, certains seront censés concerner ou intéresser des millions de gens. Parmi des millions d’œuvres ou de projets, certains seront portés à l’attention du public. Parmi des milliers d’aspirants à la gloire ou à une forme quelconque de reconnaissance par le public, quelques uns seront précisément « médiatisés ». Les mécanismes d’élimination et de mise en lumière de ce qui est important, significatif, bouleversant, remarquable… ne sont pas si faciles à analyser, sauf pour les partisans de la théorie du complot. Pour ces derniers une poignée d’hommes (quelques capitalistes pour Chomsky ) décident avec leur serviteurs journalistes de ce qui sera ou non connu des masses. Même s’il est facile de pointer des inégalités de traitement ou de singulière myopies (par exemple des traitements très inégaux des horreurs du monde selon leurs auteurs ou leurs attitudes), on se doute que l’affaire n’est pas si simple.

Il y a bien d’autres filtres qui s’instaurent entre la réalité et nous et s’ajoutent pour la construire sous une forme « médiatisable ». Certains sont du côté du « produit brut ». L’événement qui souffre d’un déficit d’images, qui ne se prête pas à une lecture simple, qui n’est pas incarné par une figure frappante part avec un gros handicap. Mais d’autres critères interviennent pour faire que ceci « intéressera le public » et non cela : habitudes culturelles journalistiques, conformisme des milieux qui sélectionnent l’information, tendance des médias à parler de ce dont parlent les médias, tabous, mais aussi critères « formels » de choix de l’évènement ou du thèmes spectaculaires, attractifs…., Et il y a bien sûr les efforts des groupes d’influence pour pousser tel ou tel sujet sous les feux de l’actualité.

Une très grande partie du contenu des médias est formaté pour les médias. D’une conférence de presse à un attentat (qui est après tout un spectacle scénarisé), d’une manifestation qui cherche plus à attirer l’attention des caméras que des passants au « look » et au discours d’un homme politique conseillé par ses spécialistes du marketing politique. Ce que nous voyons et entendons a été pour une très large part pensé en vue d’un effet sur le public. Les producteurs d’événements deviennent des producteurs de spectacles. Ils tentent d’imposer un impact et une interprétation de leurs actes et des leurs déclarations. À cette intentionnalité s’en ajoute une seconde, celle du journaliste qui construit l’événement par un découpage, un commentaire, un contexte, une hiérarchie. Un troisième filtre, celui du récepteur avec ses propres attentes, préjugés, stéréotypes, mais aussi avec son esprit critique et une certaine imprévisibilité parachèvera le processus.

Tout ce qui précède s’applique à plus forte raison aux contenus distractifs ou semi-distractifs (comme la téléréalité).

Tout cela pose à l‘évidence la question « qui exerce le pouvoir sur les médias ? », au sens de qui décide de leur contenu. Les réponses les plus fréquentes mettent en cause les forces de l’argent et les maléfices de l’Audimat (ou les taux de diffusion et les publicitaires qui financent le système et exigent en retour un public bien ciblé).

En une heureuse formule Daniel Bougnoux a désigné les trois risques pour l’information: « l’argent, l’urgent, les gens ». Si le premier est assez évident, les deux autres ne sont pas moins importants.

Le facteur temps (ce qui est d’actualité, ce qui est dépassé donc ringard, ce dont il faut parler immédiatement quitte à ne prendre aucun recul, mais aussi la façon de découper la vision de la réalité en unités de temps ou de longueur standardisée) est une pression constante. Qui a jamais fréquenté les coulisses d’un journal télévisé sait bien que la rédaction ne passe pas son temps à répondre obséquieusement à des coups de téléphone de ministres ou de gros capitalistes, mais plutôt à surveiller le chronomètre pour bien calibrer le temps consacré à chaque sujet en fonction des bonnes images disponibles.

Quant aux gens, cette vaste désignation recouvre à la fois ceux que rencontrent les journalistes et le milieu social qu’ils forment et celui dont ils dépendent. Le « milieu médiatique » est exactement comme celui des marins pêcheurs ou ou des enseignants auteurs en sciences humaines: spécifique. Il a ses codes, ses hiérarchies et réseaux internes, ses valeurs, son jargon, ses intérêts, ses solidarités, ses lois du silence… Il présente un certain taux de déformation par rapport à l’opinion moyenne. Un sondage sur les journalistes réalisé en 2002 avait démontré combien ils avaient des goûts culinaires, culturels ou politiques décalés par rapport au reste de la population. Si tous les Français avaient été comme eux « Astérix conte Cléopatre » aurait eu bien moins de succès que « In the mood for love » et l’élection de 2002 aurait largement placé Lionel Jospin en tête au premier tour, le Pen n’ayant qu’une poignée de voix. Mais cela ne veut pas dire que les médias reflètent automatiquement les choix des journalistes. Ainsi le fait indéniable que le milieu journalistique soit plus progressiste que la moyenne n’implique pas forcément que les médias écrits ou audiovisuels soient forcément de gauche. D’autant que la notion d’influence des médias serait à préciser selon que l’on parle de celle des Échos ou de celle du JT de 13h sur TF1.

Reste que le contrôle des médias par la propriété ou l’autorité n’est pas la plus mauvaise façon d’exercer de l’influence et de ce point de vue on peut trouver plus à plaindre qu’un Maxwell ou un Poutine.

Questionnement sur le temps libre

En France, le temps libre tend à augmenter.  

Le temps libre représente ce qu’il reste après le sommeil, le travail, les études et les activités d’entretien du foyer. La réduction séculaire du temps de travail, avec la mise en place des congés payés, des RTT, des 35 heures, laissait présager une augmentation de ce temps libre. Toutefois de grandes disparités persistent encore. En effet, les salariés disposent de quarante-cinq minutes de  temps libre en moins par jour que la moyenne des Français. Malgré l’évolution des mentalités, les femmes demeurent défavorisées, principalement à cause de l’inégalité du  partage des tâches ménagères. Néanmoins, ce sont l’appartenance à une catégorie sociale et le niveau d’instruction qui demeurent les plus grands critères de disparité. On constate donc que les catégories socio-professionnelles les plus aisées sont celles qui ont le plus d’activité de loisirs.

L’engagement bénévole, un loisir ?

Le bénévolat a pendant longtemps été perçu comme un simple « loisir ». Cependant, aujourd’hui il existe en France une tendance à la valorisation de l’engagement bénévole, qui ne serait donc plus uniquement un loisir, mais une activité formatrice, mobilisant de réelles compétences. C’est ce message que souhaite faire passer France Bénévolat en mettant en place le « Passeport Bénévole ». Le partage de compétences est une notion clef de la nouvelle vision du bénévolat. Elle doit pourtant s’adapter au manque de temps inhérent à notre société, qui vit et bat au rythme de la mondialisation, des nouvelles technologies et de la recherche effrénée de l’optimisation du temps. De plus, tout comme les activités de loisir,  « il existe une corrélation entre le niveau de formation et le taux d’engagement »1. Selon l’enquête de l’Insee “vie associative et bénévolat en 2002“, 57% des personnes ayant un niveau d’étude supérieur sont engagées dans une association, contre 28% pour celles qui n’ont pas de diplôme. Parallèlement, ce sont également les personnes très diplômées qui ont le moins de temps à consacrer au bénévolat. Il s’agit donc de leur apporter des solutions adaptées à ce nouveau mode de vie.

Le pro bono : concilier son engagement pour le bien public avec sa vie de tous les jours

Face à cette diminution du temps libre des français, le secteur associatif a du aménager son fonctionnement, en proposant des missions calquées sur un tout autre modèle.

  • Des solutions flexibles

La flexibilité permet de réduire les réticences à l’engagement du volontaire. Les associations offrent aujourd’hui des missions de plus en plus courtes et laissent la possibilité au volontaire de choisir la durée pour laquelle il souhaite s’engager. Par exemple, Pro Bono Lab a choisi de proposer des missions limitées dans le temps, mais qui nécessitent un véritable engagement personnel. Le consulting pro bono permet à une équipe de cinq volontaires experts, formée et animée par Pro Bono Lab, de réaliser une mission de conseil de 3 mois pour une association d’intérêt général.  A raison de 4 heures par semaine, le volontaire partage ses compétences avec la structure.  La durée choisie permet de limiter l’engagement tout en ayant un véritable suivi du projet associatif. Le Marathon quant à lui se déroule sur une unique journée. Il s’agit d’un engagement ponctuel, qui a néanmoins un impact  positif pour l’association. Le concept est de réaliser une mission pour une association d’intérêt général en un temps très limité. Ces missions courtes permettent au volontaire d’avoir un avant-goût de l’engagement pro bono et d’être utile à une association, pour un temps investi minimum.

  • L’intégration des nouvelles technologies

Selon l’enquête « le Bénévolat à distance » réalisée par France Bénévolat, 31% des personnes interrogées pensent que l’on peut être utile à distance (par internet ou par téléphone). Les nouvelles technologies de l’information et de la communication gagnent divers secteurs d’activités de notre société (le commerce, l’éducation, l’information, la littérature….). Ces technologies modifient non seulement notre rapport au temps et à l’espace mais nous apportent aussi de nouvelles opportunités de communication et d’échange.  Pourquoi le secteur associatif  en serait-il tenu à l’écart ? Le défi est de s’adapter à l’évolution des modes de fonctionnement des hommes, tout en conservant le côté « humain » des associations. Grâce à l’utilisation des réseaux sociaux, Makesense met en relation des entrepreneurs sociaux et des volontaires en un temps record. Ces outils accélèrent le processus de rencontre, tout en limitant les coûts. Mais il s’agit surtout d’un moyen de rendre le bénévolat plus attractif et d’attirer une population jeune, et souvent très occupée.

Les nouvelles technologies ont donc un véritable rôle à jouer au sein des associations, d’autant plus que leur potentiel est encore largement inexploité. De ce fait, un seul mot d’ordre : volontaires, à vos claviers !

Et si vous désirez employer votre temps libre :

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Les 8 atouts de la médiation en entreprise

La médiation comme mode alternatif de résolution des conflits entre personnes

Largement présente dans les pays anglo-saxons, la pratique de la médiation progresse plutôt doucement dans nos entreprises : il n’est pourtant plus à démontrer que les conflits mal gérés entraînent des coûts humains et financiers. La médiation est un mode alternatif de résolution des conflits entre personnes, en voici les principaux atouts. Si la Direction a connaissance d’un conflit interpersonnel et si ses premières tentatives de résolution du conflit ont échoué, elle peut opter pour un médiateur professionnel extérieur à l’entreprise (seules quelques grandes entreprises commencent à former des salariés à la médiation).

1-Faciliter la mise en œuvre d’une résolution d’un conflit

La médiation est une méthodologie d’accompagnement personnalisé qui permet d’aboutir à un accord en seulement deux ou trois réunions.

2-Maîtriser les coûts

La durée de la médiation est maîtrisée, ce qui évite des mois de blocage avec des coûts financiers importants lorsque les procédures judiciaires s’éternisent, en particulier avec des recours. Incontestablement, une médiation sera moins onéreuse qu’un procès. En 2014, le coût d’une médiation se situe dans une fourchette de 2 000 à 10 000 euros, précise Sophie Henry du Centre de Médiation et d’Arbitrage de Paris.

3-Etre acteur de la solution

Si le rôle du médiateur est entre autres de faciliter le dialogue entre les parties, il n’est pas là pour trouver la solution à la place des acteurs ni pour les conseiller : l’un des principes fondamentaux de la médiation est que seules les personnes concernées sont susceptibles de trouver la meilleure solution pour elles-mêmes. Si le médiateur « fait faire« , il s’assure que les débats ont lieu d’égal à égal en veillant à ce que les décisions retenues soient consensuelles. Dans le cas, où le conflit oppose un salarié et sa hiérarchie, le médiateur devra s’assurer que les acteurs sont sur un pied d’égalité ou du moins qu’il recueille bien les propositions de chacun afin d’éviter tout accord forcé.

4-Posture du médiateur

Comme nous venons de le préciser le médiateur n’imposera pas sa solution. Sa posture est clairement définie : neutralité, impartialité et indépendance. Il n’est ni un arbitre, ni un conciliateur, ni un négociateur. Aguerri aux techniques de communication (écoute active, reformulation…) et de gestion des conflits, le médiateur adoptera un comportement propice aux discussions en proposant un cadre de bienveillance et de respect.

5-Confidentialité

La confidentialité des débats et de l’accord doit être respectée par les parties et par le médiateur lui-même. Il s’engage formellement sur ce point : le médiateur ne produira aucun compte rendu ou information à la Direction de l’entreprise, les réunions se dérouleront dans un endroit neutre et à l’abri des regards indiscrets.

6-Participer et/ou interrompre la médiation

Si le médiateur n’a pas le pouvoir de trancher un différend il a en revanche le pouvoir d’arrêter une médiation s’il considère que les conditions et règles citées précédemment ne sont pas et/ou plus réunies et il en est de même pour les parties prenantes. Chacune étant libre d’arrêter la médiation à tout moment. Dans le cas où la médiation est interrompue ou si aucun accord consensuel n’a été trouvé les parties peuvent alors soumettre leur conflit aux juridictions compétentes.

7-Restaurer le dialogue

Si la médiation aboutit et que des solutions acceptables pour les deux parties sont trouvées, l’une des premières conséquences sera la restauration du dialogue entre les salariés ce qui facilitera grandement les futurs relations interpersonnelles. Le but étant que les personnes puissent travailler ensemble et que leur différend n’impacte pas leur collègues et/ou l’organisation de leur travail. La philosophie des rapports change : il n’y aura pas de gagnant ou de perdant, de fort ou de faible, il y aura uniquement des personnes adultes qui ont trouvé une solution à leur conflit.

8-Envisager le futur

Aujourd’hui, les entreprises qui décident de faire appel à un médiateur pour accompagner leurs collaborateurs dans la résolution d’un conflit prouvent que le dialogue social fait réellement partie de leur priorité et que la qualité de vie au travail à bien toute sa place. Il y a fort à parier que les risques psychosociaux y diminueront et chacun, quelle que soit sa place dans la hiérarchie, pourra envisager un avenir plus serein et motivant.

Le futur est perçu comme plus proche que le passé

De nouvelles données sur l’expérience subjective du temps

Si le temps passe, il se passe de manière subjective selon les individus et les circonstances.Le temps se mesure avec de l’espace, que ce soit avec le déplacement du sable dans un sablier, la combustion lente d’un bâton d’encens dans la chine ancienne, le déplacement de l’ombre sur le cadran solaire ou celui des aiguilles d’une montre.

Espace et temps sont donc indissociables dans nos esprits et dans notre corps. L’espace- temps à une architecture incarnée. L’étude de 2009 de Lynden K. Miles et Coll (1) montre que le temps peut être représenté dans le système sensitivo-sensoriel qui régule le mouvement humain. Les personnes à qui on demandait d’évoquer des événements du passé (Visuel et Auditif remémoré) se penchaient inconsciemment vers l’arrière, tandis que celles à qui on demandait d’évoquer le futur (Visuel et Auditif  construit) se penchaient vers l’avant ! Puis les travaux d’Eugene M. Caruso et Coll  (2)  publiés en 2010 ont cherché à explorer l’analogie temps-espace en vérifiant si le biais cognitif de l’évaluation des distances se retrouvait dans l’évaluation des durées. A distance égale, les objets vers lesquels on se déplace semblent plus proches que ceux dont on s’éloigne. Puisque l’homme s’avance inéluctablement vers le futur en s’éloignant de son passé qu’il laisse derrière lui, la question était de savoir si le futur est perçu comme plus proche que le passé?

La première expérience a consisté à demander à plusieurs groupes d’évaluer  sur une échèle de 1 à 10 (1 pour le temps court et 10 pour le temps long) la même longueur de temps (un mois et une année), soit dans le passé pour le premier groupe, soit dans le futur pour un second groupe. Avec en moyenne plus d’un échelon d’écart entre les deux groupes, les résultats montrent qu’à durée équivalente, le passé semblait nettement plus lointain que le futur.

La seconde expérience  a cherché à confirmer les résultats avec une expérience basée sur un événement précis. Une semaine avant puis après la Saint-Valentin, on a demandé à deux groupes d’internautes de noter ce qu’ils comptaient faire pour célébrer l’événement puis de préciser si la date leur semblait proche ou lointaine. A nouveau, le futur est apparu significativement plus proche que le passé dans l’esprit des personnes interrogées.

Peut-on contracter le passé comme le futur ?

La troisième expérience a cherché à savoir si en retournant vers le passé le phénomène s’inversait comme on pouvait le penser. Les chercheurs ont fait porter aux volontaires un casque de réalité virtuelle qui les transportaient sur une route bordée d’arbres ou d’immeubles et qui, soit les rapprochaient d’une fontaine (plus on s’en rapprochait, plus la fontaine devenait grande et le bruit de l’eau devenait fort), soit les éloignaient en marche arrière (la fontaine devenant de plus en plus petite et de moins en moins bruyante). Pour le groupe « marche en avant « , le futur a semblé plus proche que le passé, confirmant l’asymétrie temporelle. Pour le groupe « marche en arrière », l’asymétrie temporelle a complètement disparu, le passé paraissant même (résultats statistiquement non significatifs) un peu plus proche que l’avenir. Ces travaux confirment qu’il y a bien dans nos esprits une intrication entre la perception des écarts temporels et la perception des écarts spatiaux.

Cherchant à éviter des biais possibles, par exemple ceux en lien avec une asymétrie causée par la différence existant entre un des souvenirs réellement vécus et un futur imaginé, les chercheurs ont réalisé des évaluations sur la perception spatiale de deux événements fictifs du passé (un mois avant) ou du futur (dans un mois). Avec des bornes temporelles de nature fictive on retrouve la même asymétrie.

Comment expliquer que le futur soit perçu comme plus proche que le passé ?

Peut-être par le fait que les intervalles de temps du passé ou futurs ne sont pas occupés de la même manière. L’intervalle entre le passé et le présent pouvant être « rempli » par de nombreux détails des souvenirs, tandis que l’intervalle entre le présent et le futur est sensé être plus vide ou plein de points d’interrogation. Pour vérifier cette hypothèse on a demandé aux participants de « remplir » leur futur en dressant une liste détaillée de ce qu’ils allaient faire au cours des trois semaines suivantes. Les résultats montrent que le futur ne s’est pas du tout éloigné. Au contraire, la distance  entre le présent et la réalisation de l’événement du futur s’est réduite. Comme si l’anticipation d’un agenda très occupé avait pour effet de contracter le temps.

Commentaires

Les PNListes ne seront pas trop surpris par les données de ces recherches mais y trouveront plutôt une belle confirmation de leur expérience. La notion d’un futur plus proche que du passé explique certainement le sentiment qu’il est plus difficile d’impacter ce passé. Et le fait de faire comme si on pouvait séquencer finement  le temps entre l’état présent et l’état désiré, renforce bien son attractivité.  Détailler les étapes d’un futur redouté ne  doit que rapprocher ce futur et accroître l’anxiété. je suis également curieux de connaître les limites culturelles de ce couple espace-temps.

Retrouver une qualité de sommeil

Si vous souffrez d’insomnies, quelle qu’en soit l’origine, l’application de certaines règles peuvent minimiser, voire faire disparaître complètement ce symptôme. Globalement :

Respectez vos heures de coucher et de lever, gardez le même rythme le week-end et pendant les vacances.

Limitez votre temps passé au lit aux nombres d’heures de sommeil qui vous étaient nécessaires avant l’apparition de l’insomnie.

Evitez toute sieste.

Une activité physique régulière favorise un bon sommeil. L’activité sportive devrait être terminée environ 3 heures avant le coucher et ne pas être exténuante.

Organisez vos journées pour vous réserver suffisamment de temps de libre le soir.

Ayez un poids adapté à votre taille et une nourriture équilibrée.

Demandez à votre médecin si les médicaments qui vous sont prescrits n’interfèrent pas avec la qualité de votre sommeil.

Avant d’aller au lit :

Limitez ou évitez les repas copieux, le repas devrait être fini 2 heures avant le coucher. Ne buvez pas des quantités trop importantes afin d’éviter les réveils nocturnes pour aller uriner. Evitez les boissons alcoolisées ou contenant de la caféine (café, thé, coca).

Diminuez ou abstenez-vous de fumer le soir.

Si vous avez l’habitude de ressasser les problèmes de la journée quand vous êtes au lit, accordez-vous une « période de préoccupation » d’environ 20 minutes. Pendant ce temps, notez les problèmes ou les solutions de la journée écoulée ou du lendemain. A la fin de cette période, vous ne devez plus vous autoriser à ressasser.

Adoptez un rite agréable avant d’aller au lit (douche chaude, lecture agréable, détente, musique apaisante, etc…).

Renoncez à toutes les activités stimulant l’éveil (lecture professionnelle, livres à suspens, discussions animées, etc…).

Votre chambre à coucher :

Il s’agit d’un lieu principalement réservé au sommeil.

Eloignez tout ce qui éveille l’attention ou rappelle le travail (bureau, ordinateur, téléphone, télévision, etc…).

Enlevez ou éloignez les réveils, montres et pendules, renoncez ainsi à contrôler l’heure pendant la nuit.

Votre lit doit être confortable (changement tous les 10 ans) et l’oreiller de bonne qualité.

Idéalement la température de la chambre devrait se situer entre 15° et 24°.

Si vous souffrez des nuisances sonores, n’hésitez pas à mettre des tampons auriculaires.

En été, la lumière du matin peut provoquer un réveil précoce, tirer les rideaux ou ayez des caches yeux.

Pendant la nuit :

Le sommeil ne se commande pas, laissez-vous aller en pensant à une situation agréable.

Si le sommeil ne vient pas après 20 minutes, sortez de votre chambre, ayez une activité calme, avec un éclairage de faible intensité.

Retournez au lit seulement si vous sentez le sommeil revenir. Renoncez à regarder l’heure. Quelle qu’ait été la qualité de votre nuit, levez-vous à la même heure (semaine comme samedi-dimanche).

Si vous vous réveillez en cours de nuit et que vous ne retrouvez pas votre sommeil, les consignes mentionnées ci-dessus s’appliquent également.

et pour éviter les ronflements :

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Apprenez à reconnaître un pervers narcissique dans votre équipe !

Un pervers narcissique, ou manipulateur, est un sculpteur confirmé de burn-out chez autrui. S’il est dans votre équipe, il pourra s’attaquer, au choix, à l’un de vos collaborateurs ou à vous-même. A moins qu’il n’utilise son 6ème sens, celui qui lui permet de répondre instinctivement aux besoins enfouis de chacun avant de dégainer l’arme suprême de la culpabilité, pour anéantir l’une après l’autre toutes les personnes un tant soit peu fragiles. Il faut agir avant de lui laisser le champ trop libre, agir avant d’assister aux démissions de vos collaborateurs les plus efficaces et investis, agir avant de ressentir vous-même un malaise trop fort, qui risque fort de vous rendre… moins fort. Apprenez à reconnaître un pervers narcissique dans votre équipe ! Et évitez-vous un burn-out.

 Du paradis au burn-out, il n’y a qu’une personnalité…

Un nouvel arrivant dans votre équipe. Il a l’air très bien, ce Monsieur. Très compétente et humainement investie, cette Dame. Vous vous sentez reconnu, compris. Presque fasciné. Il/elle vous valorise et vous encourage à la confidence… que vous ne lui refusez pas, tant le courant passe entre vous. Un courant tout doux, d’abord, qui sans que vous ne compreniez comment, devient progressivement du 220 V bien trempé et finit par vous électrocuter. Le climat, peu à peu, s’éloigne de l’idéal et se fait cauchemardesque. Monsieur, Madame, était ce que l’on appelle un(e) pervers(e) narcissique. Mais vous ne l’aviez pas démasqué(e). Attention risque de burn-out ou de harcèlement  en vue !

Le nombre de ces manipulateurs serait en nette progression ces dernières années. Leur piège est sans pitié : ils se présentent tels que leurs proies souhaitent les voir, résolvant leurs problèmes les plus intimes, avant d’utiliser l’ascendant pris sur leurs victimes pour mieux les dévaloriser, usant et abusant de petites phrases aussi anodines qu’assassines, s’appropriant leurs idées tout en les dénigrant. Cela prend des mois, parfois des années. Le fait est que la personne vous dévore littéralement de l’intérieur. Elle vampirise votre énergie vitale, comme pour y trouver son propre carburant. Les manipulateurs sont des maîtres es burn-out.

Et si vous-même ne succombez pas, c’est peut-être que le pervers manipulateur a choisi une autre victime de son processus destructif. Un collaborateur qui risque sa santé (et c’est toute votre équipe qui en fera les frais !), perdant confiance en lui, devenant irritable, se renfermant sur lui… Un collaborateur très, très proche du burn-out.

Et si les identifier permettait de contrer à temps ces artisans d’épuisement professionnel ?

Un pervers narcissique, pervers ou narcissique ? Ou comment  démasquer  et contrer un manipulateur façonneur de burn-out.

Votre nouvelle recrue vous semble trop parfaite pour être honnête ? Voici, au cas où elles vous parleraient, quelques caractéristiques récurrentes chez les manipulateurs/trices… et des conseils pour parer chacune d’elles.

  1. Il répond très souvent de façon floue :demandez-lui de préciser sa pensée, en rapportant systématiquement vos échanges aux objectifs et plans d’action. Avec un manipulateur, parlez concret. Et, surtout, restez dans un cadre strictement professionnel. Ne vous aventurez surtout pas sur le plan de l’émotionnel ou de l’affectif qui vous mènerait tout droit à la case burn-out (vous ne passeriez même pas par la case départ).
  2.  Son comportement, ses opinions, ses sentiments changent en fonction des situations et des personnes qu’il côtoie :mettez-le face à ses contradictions, quitte à vous servir de mails et autres pièces à conviction comme preuves de son caméléonisme. Dévoilé, son petit jeu se retournera contre lui… il le délaissera vraisemblablement.
  3. Sans en avoir l’air, il critique, dévalorise et juge, mettant en doute les qualités et compétences de ses collaborateurs, attaquant leur personnalité :ne gardez en tête que votre propre opinion au sujet des membres de votre équipe. Vous connaissez chacun d’eux, son niveau de performance et sa capacité à traiter tel ou tel dossier. Vos objectifs ne sont pas ceux du manipulateur… qui voudrait pourtant vous faire croire le contraire. Il vous parle (en bien ou en mal) d’un membre de l’équipe ? Demandez-vous ce qu’il a à gagner, lui, en vous donnant cette « information ».
  4. Il est passé maître dans l’art du « diviser et apeurer pour mieux régner » : si votre suspect part en vacances et que l’ambiance devient mystérieusement plus sereine… c’est qu’il n’y a, justement, pas de mystère. Seulement l’absence du colporteur de rumeurs et de méchancetés. L’absence de celui qui sème zizanie et suspicion, stresset angoisses. Plus personne pour dire que le licenciement se prépare et que la boîte est sur le point de couler. Profitez-en pour faire des points réguliers avec l’ensemble de votre équipe, à qui vous pourrez enfin fournir de vraies informations, désamorçant les inquiétudes, sans vous faire contrer aussitôt la réunion terminée. En revenant, il sera malaisé pour le manipulateur de replonger tout le monde, désormais correctement renseigné,  dans ce climat de crainte propice au burn-out.
  5. Il évite les entretiens, s’échappe de réunion, prétextant toujours un rendez-vous de dernière minute chez un client ou des tonnes de travail urgent :souvenez-vous que le manager, c’est vous !!! Rappelez-lui ses obligations par mail et conservez les preuves. Un manipulateur est loin d’être bête : il comprendra assez vite qu’il lui est impossible de se faufiler ainsi, telle une anguille, sans que cela ne lui porte préjudice d’une manière ou d’une autre. Surtout, ne le laissez pas prendre l’ascendant sur vous ! VOUS dirigez. IL doit se plier à cette hiérarchisation des décisions.
  6. Mettant en avant l’ignorance (même imaginaire) des autres, il fait croire à sa supériorité :soyez attentif à la manière qu’il a de charger de boulot ses collègues pour en récolter, lui, les fruits. Dévalorisant publiquement un collaborateur qu’il aura mis sous sa coupe, il utilise son travail (qu’il critique par ailleurs) pour se mettre en lumière. En tant que manager, vous devez repérer ce genre de comportement pour éviter que soit harcelé moralement l’un des membres de votre équipe ou qu’il fasse un burn-out!


D’autres pistes pour démasquer et contrer un collaborateur manipulateur et source de burn-out? Une expérience en la matière ? Notre blog est ouvert à vos récits et suggestions.

L’économie de partage

L’économie du partage ou économie modeste va bien au delà du secteur des transports. Elle trouve des applications jusqu’à la high-tech. Au risque de remettre en cause le modèle économique des grandes entreprises. Par Navi Radjou conseiller pour l’innovation et le leadership au sein de la Silicon Valley et Jaideep Prabhu professeur à Cambridge Judge Business School, Université de Cambridge et directeur du Center for India & Global Business

Dans son célèbre essai de 1937, l’économiste Ronald Coase a soutenu que l’organisation pyramidale des économies occidentales, avec quelques rares producteurs importants au sommet et des millions de consommateurs passifs en bas, était due à l’existence des coûts de transaction : les investissements incorporels liés à la recherche, à la négociation, à la prise de décision et à l’application. Mais depuis Internet, les technologies mobiles et tous les médias sociaux qui ont pratiquement éliminé ces coûts dans de nombreux secteurs, cette structure économique va devoir évoluer.

En effet, aux États-Unis et en Europe, les chaînes de valeur intégrées verticalement et contrôlées par les grandes entreprises sont déjà contestées par les nouveaux écosystèmes de valeur orchestrés par le consommateur. Ces derniers permettent aux consommateurs de concevoir, de construire, de commercialiser et de distribuer les échanges de marchandises et de services entre eux en éliminant le besoin d’intermédiaires. Cette approche ascendante de la création de valeur est activée par les réseaux horizontaux (ou peer-to-peer) et les plates-formes de bricolage (DIY) qui constituent la base de l’économie « modeste ».

Un pouvoir d’achat affaibli

Deux facteurs clés alimentent la croissance de l’économie modeste : d’une part, une crise financière prolongée, qui a affaibli le pouvoir d’achat des consommateurs de la classe moyenne en Occident. Et, d’autre part, le sentiment grandissant de responsabilité environnementale chez ces consommateurs. Désireux d’économiser et de minimiser leur impact sur l’environnement, les consommateurs occidentaux rejettent de plus en plus la propriété individuelle en faveur de l’accès partagé aux produits et aux services.

Aujourd’hui, près de 50% des Européens estiment que dans dix ans les automobiles seront utilisées sous forme de bien « commun » plutôt que comme bien de propriété privée et 73% prédisent l’essor des services de covoiturage. BlaBlaCar, le service de covoiturage leader en Europe, transporte à présent plus de passagers par mois qu’Eurostar, le TGV qui relie Londres à Paris et à Bruxelles. Et le service plus populaire Uber provoque la panique dans les compagnies de taxis du monde entier. Malgré larécente controverse, cette entreprise fondée en 2009 est estimée à plus de 40 milliards de dollars.

Bien au delà du secteur des transports

Ce changement d’attitude des consommateurs s’étend bien au-delà du secteur des transports. Le service de partage de maison peer-to-peer Airbnb loue aujourd’hui plus de chambres par nuit chaque année que l’ensemble de la chaîne Hilton. Et le marché du prêt peer-to-peer, qui permet de contourner les banques et leurs frais cachés très lourds, a passé le cap du milliard de dollars au début de l’année 2012.

Le marché mondial des produits et services partagés devrait croître considérablement de 15 milliards de dollars aujourd’hui à 335 milliards de dollars d’ici 2025, sans nécessiter aucun investissement majeur. La Commission européenne prévoit que le partage peer-to-peer, qui représente un stimulant pour le marché du travail en stagnation, va se transformer en élément perturbateur de l’économie.

La nature des réseaux horizontaux conforte cette prédiction. Ces réseaux commencent à fonctionner bien avant de réduire les investissements incorporels. En permettant aux gens ordinaires de faire chez eux ce qu’il y a seulement dix ans n’était réalisable que par des scientifiques dans leurs grands laboratoires, l’économie d’Internet diminue les coûts de recherche et développement, de conception et de production de nouvelles marchandises et de nouveaux services dans de nombreux secteurs.

Des ateliers partagés de haute technologie

Grâce à des kits de matériel peu coûteux comme le kit Arduino à 25 dollars ou le kitRaspberry Pi à 35 dollars, les consommateurs construisent de plus en plus leurs propres dispositifs. En outre, les consommateurs peuvent désormais concevoir et fabriquer des produits de calibre industriel en utilisant des ateliers partagés de haute technologie (appelés « fab labs ») et équipés de fraiseuses numériques, de découpeuses à laser et d’imprimantes 3D.

Ces changements sont à l’origine du « maker movement » (ou mouvement du fabricant) : une légion de bricoleurs qui peuvent créer collectivement des produits plus vite, mieux et moins cher que les grandes entreprises. Les plates-formes de maker movement et de peer-to-peer donnent le pouvoir à des consommateurs autrefois passifs, devenus depuis des « prosommateurs », à l’origine d’une économie modeste capable de créer de la valeur de manière plus efficace, rentable, socialement inclusive et respectueuse de l’environnement.

Conscientes de ces avantages, certaines communautés soutiennent activement lemaker movement et accélèrent le développement de l’économie modeste. Par exemple, les maires des grandes villes (New York, Tokyo, Rome, Santiago, et Oslo) cherchent à accueillir des Maker Faires (foires de fabricants), où des citoyens ordinaires montrent leur ingéniosité et s’engagent auprès d’autres fabricants.

Le bricolage d’aujourd’hui est le « Made in America » de demain, dit Obama

En juin dernier, le Président américain Barack Obama a accueilli la première White House Maker Faire et a déclaré que le bricolage d’aujourd’hui est le « Made in America » de demain. Il a nommé un conseiller spécial pour déterminer comment transformer lemaker movement en moteur de croissance économique aux États-Unis. Le maire de New York, Bill de Blasio, qui a inauguré du 15 au 21 septembre 2014 la Maker Week, ainsi que le maire de Barcelone Xavier Trias, qui veut construire une « Fab City, » tentent de placer leurs villes à l’avant-garde du maker movement mondial.

Pendant ce temps à Vauban (un quartier de la ville allemande de Fribourg), 65% de l’électricité est produite par des panneaux solaires et par une centrale de cogénération fondée et exploitée par les citoyens de la ville. Et Helsinki construit un système de « mobilité à la demande » qui combine harmonieusement plusieurs de transports publics en partage dans un réseau de paiement unique, avec l’objectif d’éliminer la propriété privée d’automobiles d’ici 2025.

Une économie modeste auto-organisée pourrait générer des milliards de dollars de profit et créer des millions d’emplois à moyen terme. Mais, bien sûr, il y aura des perdants : les grandes entreprises occidentales au modèle économique « plus pour plus », soutenues par d’énormes budgets de R&D et par des structures organisationnelles fermées, ne sont pas conçues pour répondre aux besoins des consommateurs soucieux du coût et de l’environnement, qui cherchent plus et mieux pour moins cher. Pour survivre, ces entreprises établies devront se réinventer comme autant d’entreprises modestes, qui intègrent des « prosommateurs » dans leurs chaînes de valeur et s’efforcent de répondre aux besoins du marché de façon plus éco-efficace et plus rentable.

La transition vers une économie modeste est en cours. Les entreprises traditionnelles doivent prendre ce train en marche ou risquer de devenir obsolètes.

Bonnes Nouvelles des Conspirateurs du futur

La France d’en haut ferait bien de s’inspirer de la France d’en bas et de mutualiser les bonnes pratiques en organisant la contagion des initiatives. Elle ferait bien aussi de cesser de regarder la France à la jumelle en prenant, au nom de l’exception française, des mesures sur le temps de travail, la fiscalité ou l’environnement que nos voisins ne suivent pas, et qui diminuent d’autant notre attractivité. Pour l’activité et l’emploi, il faut aussi cesser de chercher des solutions imposées d’en haut et qui ne marchent pas et regarder ce qui réussit dans la France des entreprises et des territoires qui entreprend et innove. Bref on a tout essayé d’en haut sauf ce qui marche en bas. Le mal français, c’est bien le jacobinisme de nos élites

Si chacun d’entre nous bouge là où il se trouve, c’est l’ensemble de la société française qui va se remettre en marche avant !

L’Appel de Loches : six idées pour l’action

La France jacobine qui gouverne d’en haut va mal, et son manque de courage politique nous a fait tomber bien bas en laissant filer la dette depuis plus de 30 ans. Celle des petites entreprises qui vivifient nos territoires va souvent bien et irait encore mieux si celle d’en haut lui fichait la paix. C’est ainsi que nous avons lancé le 9 avril 2012 l’appel de Loches.

Il y a des « justes » partout, à droite, à gauche, au centre et ailleurs, qui construisent des ponts et pas des murs, font avancer les roues des initiatives, enlèvent les bâtons qui pourraient les freiner, et servent l’intérêt général avant de se servir.

  • Pour que la compétence l’emporte sur l’appartenance
  • Pour que l’on cesse de mettre les gens dans des cases
  • Pour que la France d’en haut s’inspire de la France d’en bas qui entreprend et innove
  • Pour que cessent les exceptions françaises
  • Pour mutualiser les bonnes pratiques et organiser la contagion des initiatives
  • Pour que le courage et le bon sens l’emportent sur le clientélisme

Réussir son business plan : la présentation du projet

Comme la première impression est toujours la bonne, les financeurs se font une idée de vous dès la lecture de cette première partie. Présenter votre projet, vos expériences et vos motivations devient un véritable exercice de style. Pour faire bonne impression, rien de tel que la sincérité ! N’hésitez pas à raconter l’histoire de votre projet, à sortir des sentiers battus du traditionnel CV.

L’astuce : pour définir votre projet, évitez les jargons techniques ! Tout un chacun doit instantanément comprendre votre offre et vos avantages concurrentiels.

Réussir son business plan : instaurez une vision

Tout comme Steve Jobs, changez le monde ! Au-delà des aspects stratégiques, expliquez au lecteur la vision globale de votre projet et vos ambitions profondes.

Réussir son business plan : l’executive summary

La bande-annonce donne envie de voir le film. L’executive summary suscite l’envie de vous

L’executive summary est un résumé de votre business plan (2 pages maximum). Il est savamment placé en première page et aborde de manière synthétique les éléments clés. Rares sont les lecteurs assidus d’un business plan. Nombreux sont ceux qui se contentent d’une lecture en diagonale. L’executive summary tombe alors à point nommé.

Remarque : lors d’échanges par e-mail, l’executive summary sert de première pièce jointe. L’investisseur intrigué peut alors vous recontacter pour obtenir le business plan complet.

Réussir son business plan : l’étude de marché 

Une étude de marché réussie est une étude sur le terrain ! Combien d’entrepreneurs sous-traitent la réalisation de leur étude de marché auprès d’un cabinet spécialisé ou d’une junior entreprise sans s’être impliqué un minimum sur le terrain pour connaître l’avis de ses futurs prospects? Pour faire la différence, à vous de montrer votre réelle connaissance du secteur.

Rien de tel qu’une étude, peut-être imparfaite mais réalisée maison ! Vous pourrez toujours compléter cette dernière par une étude plus poussée fait par un professionnel.

Remarque : L’administration d’un questionnaire est une démarche très appréciée des financeurs.

Réussir son business plan : le SWOT

Le SWOT pour Strengths (forces), Weaknesses (faiblesses), Opportunities (opportunités), Threats (menaces), est un outil qui contribue à l’élaboration de la stratégie de positionnement de l’entreprise sur son future marché. Le SWOT se présente sous la forme d’une matrice qui récapitule les forces et faiblesses du projet porté par l’entrepreneur,ainsi que les opportunités et les menaces de son secteur. Négliger les aspects négatifs du projet serait une grave erreur, c’est une tendance que l’on retrouve chez de nombreux créateurs d’entreprise qui se laissent emporter par leur enthousiasme et par les perspectives de leur projet. Mais cette démarche les pénalise souvent car les financeurs ne sont pas dupes.

Soyez réaliste, énumérez vos points faibles et vos menaces ! Le business plan ne doit rien cacher. Au contraire, il sert à anticiper les solutions.

Réussir son étude de marché : les prévisions financières

Le plan de financement

Le plan de financement budgète vos besoins au démarrage ainsi que les ressources mobilisées. Pour être convaincant, le tableau doit répondre aux exigences des différents établissements de crédit sollicités. Il existe des leviers au financement de votre entreprise ! Renseignez-vous, connaissez les montants maximums et les critères d’attribution sur le bout des doigts.

Le compte de résultat prévisionnel

Le compte de résultat prévisionnel récapitule votre chiffre d’affaires et vos charges annuelles, sur 3 ans.

  • Un « bon » chiffre d’affaires est un chiffre d’affaires justifié par vos moyens mis en œuvre et votre stratégie.
  • Un compte de résultat prévisionnel complet inclut les soldes intermédiaires de gestion.
  • Un compte de résultat prévisionnel rentable montre une capacité d’autofinancement nette annuelle au moins égale à la moitié du capital de l’emprunt à rembourser dans l’année.

Remarque : la capacité d’autofinancement est un solde de gestion qui montre la richesse annuelle créée par l’entreprise et sa capacité à réinvestir par elle-même, soyez-y attentif car les investisseurs y sont sensible.

Le bilan prévisionnel

Le bilan est un état des ressources et des dettes d’une entreprise à une date donnée. Le bilan prévisionnel permet au financier de se projeter dans l’avenir et d’évaluer le patrimoine de l’entreprise dans 1, 2 ou 3 ans. L’actif recensera l’ensemble des ressources de l’entreprise (ce qu’elle possédera) et le passif synthétisera les dettes de l’entreprise). En outre, le bilan prévisionnel permet de se faire une idée sur les cycles de financement de l’activité de l’entreprise ainsi que sur l’évolution de sa trésorerie.

Les indicateurs financiers comme le Fonds de Roulement (FR), le Besoin en Fonds de Roulement (BFR), la trésorerie, le taux d’endettement, le retour sur investissement (ROI), … sont des éléments importants qui sont tirés du bilan et qui seront étudié par les investisseurs éventuels.

La trésorerie au démarrage

Un business plan séduit lorsqu’il prouve la rentabilité d’une affaire de manière réaliste. Aucune entreprise ne peut croître sans trésorerie. Ne négligez pas le compte de trésorerie mensuel ni l’évaluation de votre besoin en fonds de roulement.

N’oubliez pas la conclusion !

Comme tout bon livre, votre business plan doit finir sur les chapeaux de roues. Rappelez les objectifs de votre document (recherche de fonds, d’un associé, d’un partenaire commercial, etc.). Enfin, une vision à long terme de votre projet ajoute la touche finale.