Google lance son premier service de téléphonie mobile, Project Fi, accessible uniquement sur invitation pour le moment. Il permet aux utilisateurs de se connecter au réseau le plus rapide.
Lors d’une conférence chez Google à New York (Mark Lennihan/AP/SIPA)
« Project Fi vise à vous mettre sur le meilleur réseau quel que soit l’endroit où vous allez », explique Google sur son blog officiel.
Le service repose sur une technologie capable de déterminer le réseau le plus rapide à l’endroit où se trouve l’utilisateur. Il pourra alors se connecter automatiquement à un réseau wifi gratuit jugé fiable par Google, ou à un réseau de téléphoniemobile en 4G. Google s’est associé aux opérateurs mobile Sprint et T-Mobile USA, respectivement troisième et quatrième opérateur sur le marché américain.
« Une fois que vous êtes connectés, nous vous aidons à sécuriser vos données en les cryptant. Quand vous n’êtes pas en wifi, nous vous déplaçons entre les réseaux de nos partenaires qui assurent le débit le plus rapide », détaille-t-il.
Un prix de base à 20 dollars par mois
Le service est proposé pour un prix fixe de 20 dollars par mois pour le service de base (appels vocaux, SMS, connexion wifi, et couverture internationale dans plus de 120 pays), plus 10 dollars par tranche d’un gigaoctet de données utilisées.
Le service fonctionnera seulement dans un premier temps avec le smartphone Nexus 6, fabriqué par Motorola. Les personnes intéressées pour le tester aux Etats-Unis peuvent demander une invitation sur le site fi.google.com.
Plusieurs outils gratuits peuvent aider à bénéficier du label « mobile-friendly » qui sera privilégié dans les résultats sur mobile à partir du 21 avril.
Les SEO ne sont plus les seuls, tous les acteurs du Web commencent à le savoir : le 21 avril prochain, Google va changer les résultats qui remontent sur smartphones. A partir de cette date, le moteur de recherche va privilégier les pages optimisées pour mobile, et plus précisément celles qui bénéficient du label « site mobile » (ou « mobile-friendly » en anglais). Des salariés du moteur l’ont clairement annoncé : une page ayant ce label sera favorisée dans les résultats après ce 21 avril. Il reste donc 8 jours avant le déploiement de cette mise à jour majeure.
Pour les sites qui n’ont pas de pages bénéficiant du label « site mobile », il n’est pas trop tard.
Un label attribué en temps réel
Pour les sites qui n’ont pas de pages bénéficiant de ce label, il n’est pas trop tard. Certes, ils pourront difficilement obtenir le label avant cette date, mais ils pourront toujours effectuer le travail nécessaire pour en bénéficier plus tard : Google l’a bien dit, le label sera attribué presque en temps réel. Plus exactement, dès que les robots de Google auront parcouru et indexé une page récemment optimisée, et apprécié sa compatibilité mobile, cette page pourra bénéficier juste après du label « site mobile ».
Plusieurs ressources peuvent aider à mener à bien le travail d’optimisation qui vise à être récompensé par le label. Le moteur a en effet mis en place de la documentation, des outils de test, et de nouveaux rapports dédiés dans Google Webmaster Tools
1- La documentation. Ce n’est pas franchement la partie la plus ludique ou excitante du travail d’optimisation, mais cette documentation a le mérite d’exister en français, de s’adresser à tous les niveaux, et d’employer des termes clairs, parfaitement compréhensibles par des non techniciens. Google explique par exemple de manière assez pédagogique comment migrer un site WordPress vers un site mobile-friendly toujours basé sur ce CMS. Des ressources plus techniques et tout aussi claires existent également.
Des outils de tests et de nouveaux rapports dédiés dans Google Webmaster Tools
2- Mis en place par Google, un outil de testpermet de vérifier si une URL est jugée optimisée pour les mobiles par le moteur. N’importe quelle URL peut être analysée. Attention, certaines pages peuvent passer ce test avec succès, mais sans remonter dans les pages de résultat avec le label… Il est donc préférable de bien vérifier et de se fier aux résultats remontés réellement par le moteur sur smartphone, finalement plus exigeants. L’outil de test donne toutefois de précieuses indications, et peut expliquer pourquoi une page ne bénéficie pas du label – autant de points qu’il restera donc à améliorer.
Des ressources très utiles ont aussi été ajoutées à Google Webmaster Tools ces derniers mois.
3- Baptisé « Compatibilité mobile« , un nouveau rapport relève notamment les problèmes d’ergonomie que Google n’apprécie pas. Accessible en bas du menu « Trafic de recherche », il est pensé pour résoudre les problèmes d’ergonomie et de SEO mobile d’un site. Parmi les erreurs qu’il peut relever et lister : « éléments tactiles trop proches », « utilisation de contenu Flash », « fenêtre d’affichage non configurée », « petite taille de police », « taille du contenu non adaptée à la fenêtre d’affichage » ou encore « fenêtre d’affichage non configurée ». Cliquer sur les erreurs permet de voir sur quelles pages du site Google les a rencontrées, et la date de leur dernière détection. Là aussi des pages d’explication peuvent aider à résoudre des problèmes bloquant l’obtention du label « site mobile ». Pas de panique toutefois : un site peut avoir de nombreux problèmes relevés dans ce rapport « d’ergonomie mobile » et bien bénéficier du label dans les pages de résultats.
4- Une autre nouveauté a fait son apparition dans Google Webmaster Tools en 2014 : de nouveaux indicateurs concernant les déclinaisons mobiles des sites web (type m.monsite.fr). Quand une déclinaison mobile est étudiée par l’outil, ces indicateurs apparaissent lorsque le filtre « mobile » (à la place de « web ») est activé. Ils révèlent notamment les mots-clés qui ont fait remonter la déclinaison mobile du site. Très intéressant également, ils incluent aussi les requêtes faisant remonter des URL desktop mais qui redirigent vers la déclinaison mobile.
5- Des tests réalisés sur le service PageSpeed Insightspeuvent aussi révéler des points à améliorer.Travailler la rapidité d’affichage des sites et plus globalement leur « performance web » est souvent conseillé par les SEO qui ont pu observer des bénéfices en termes de crawl comme d’expérience utilisateur. Pour l’heure, Google ne prend pas en compte la rapidité d’affichage sur mobile, et a admis se limiter à celle sur desktop. Mais un salarié du moteur a aussi bien dit que Google envisageait de changer cela… Google a pu d’ailleurs déjàeffectuer des tests dans ses pages de résultats sur mobile qui affichaient en rouge « sites lents » à côté de certaines pages, comme si le moteur voulait les pénaliser….
Autre intérêt de réaliser des tests sur PageSpeed Insights : une étude réalisée par Synodiance a révélé que les pages obtenant via cet outil un score finale d’UX mobile de moins de 75% ne pouvaient pas obtenir le label mobile-friendly. Et rares sont ceux qui ont plus de ce score et qui ne l’obtenaient pas… PageSpeed Insights aidera les pages qui écopent d’un mauvais score en listant clairement tous les points à améliorer.
La puissance publicitaire de Google mélangée au positionnement de Twitter pourrait faire de cette opération un mariage de rêve.
Les rumeurs le martèlent : Google serait plus que jamais enclin à racheter Twitter. Et la bourse y croit. Le titre Twitter a gagné 4% mardi à Wall Street suite à l’annonce d’une nouvelle rumeur de rachat du réseau social américain de microblogging par Google. Twitter aurait en effet fait appel à Goldman Sachs pour contrer les OPA de deux entreprises, dont un certain Google.
La rumeur d’un rachat de Twitter par Google est un véritable serpent de mer. Et pour une raison simple : chacun aurait à y gagner. Pour Google d’abord. Le géant américain n’aurait aucun problème d’un point de vue financier à racheter Twitter. Le réseau social américain de microblogging est aujourd’hui valorisé 34 milliards de dollars. Les liquidités de Google elles, sont de 64 milliards de dollars, selon les chiffres du dernier trimestre 2014. Largement assez pour financer une opération évaluée entre 40 et 50 milliards aujourd’hui, à condition évidemment de le faire rapidement.
une appli de second écran pour Google
De plus, Google doit rassurer les marchés. Le géant de l’internet n’a en effet effectué aucun rachat majeur ces 12 derniers mois, ce qui déplait aux analystes. Ce rachat enverrait donc un signal fort aux marchés financiers.
Une telle opération permettrait également à Google d’enrichir ses propres services avec ceux de Twitter. Ce dernier est aujourd’hui privilégié pour les résultats sportifs, le social TV, les évènements et les news avec notamment les fameux Live Tweets. Twitter possède donc une information en temps réel et souvent géolocalisée. Google lui possède cette même information, mais plus tard, car son robot ne peut pas explorer, indexer et classer les mises à jour faites sur le Web aussi vite. On peut donc imaginer une véritable intégration de Twitter dans les services de Google afin d’attirer les annonceurs qui ciblent l’information en temps réel et les utilisateurs de second écran.
Les possibilités sont alors infinis, imaginez plutôt. La possibilité d’insérer des tweets en temps réel dans Google Actualités afin d’obtenir une actualisation du sujet au millième de secondes, introduire des tweets à l’intérieur de Google Maps pour avoir un accès aux dernières informations sur le lieu recherché, les tweets en langues étrangères qui se traduisent automatiquement via Google Traduction… En somme, une vraie panoplie de nouveaux services pour l’utilisateur. En outre, Google pourrait aussi profiter des data que détient Twitter sur ses utilisateurs, une vraie mine d’or pour sa plateforme publicitaire.
N’oublions pas également ce que Twitter apporterait à Google : son réseau social. Ce dernier possède plus de 500 millions d’utilisateurs à travers le monde, ce qui en fait le 2ème réseau social au monde. Qui plus est, Google + n’a jamais vraiment convaincu et ne se positionne plus aujourd’hui comme un réseau social à part entière mais plutôt comme le centre névralgique de la galaxie de services Google. Une immense plateforme donc, où l’intégration de Twitter serait parfaitement adaptée à la stratégie de Google.
Relancer le modèle économique de Twitter
Twitter y trouverait également son intérêt. Ce serait pour le réseau social une énorme opportunité de donner à son modèle économique un second souffle, en lui permettant d’être beaucoup plus visible sur le web et donc de se monétiser plus vite en combinant les Twitter Ads à Youtube, par exemple. Ce rachat permettrait également de redynamiser l’acquisition de nouveaux utilisateurs, qui croit de moins en moins vite. Bref, tout ce que Dick Costolo n’arrive pas à faire.
En intégrant l’univers Google, Twitter pourrait enfin démontrer tout son potentiel, accélérer la monétisation de sa plateforme et devenir un réseau social qui touche un public plus large. De quoi le relancer face au applications de messageries telles que WhatsApp ou Snapchat, évaluées toutes deux à 22 milliards de dollars, qui ont les faveurs des jeunes.