Les 500 Français qui bloquent la France

Michel Vauzelle (PS), patron de la région Paca, ne sait pas quoi faire de La Villa Méditerranée, qu’il a fait construire à Marseille pour 60 millions d’euros (© Maxppp)

Elus gaspilleurs, syndicalistes zélés, lobbyistes rusés, riverains réacs, ils nous font perdre du temps et de l’argent alors que le pays tout entier a besoin d’accélérer.

Nom de code : ONP (opérateur national de paie). Mission : régler la paie de 2,7 millions d’agents rattachés à 15 ministères. Résultats attendus : un meilleur suivi de la masse salariale de l’Etat et une économie de 3.800 postes. Facture : 346 millions d’euros. En pure perte ! Le 4 mars 2014, après sept ans d’atermoiements, le projet informatique le plus ambitieux et le plus coûteux de l’histoire de l’administration a été définitivement enterré.

Pour tout vous dire, des dérapages de cet acabit, nous ne pensions pas en trouver autant. D’abord, parce que ça fait longtemps que Capital s’attelle à débusquer les gaspilleurs et les lobbyistes de tout bord qui, au nom d’intérêts corporatistes, par clientélisme ou par pure mégalomanie, plombent les finances publiques. Ensuite, les rappels à l’ordre réguliers de la Cour des comptes, des inspecteurs des ministères et associations de contribuables auraient dû, eux aussi, empêcher ce vivier de bloqueurs de se régénérer. Enfin, en pleine disette budgétaire, ne pouvait-on pas s’attendre à des gestions plus économes, des projets mieux ficelés et davantage d’initiatives pour dégripper notre économie ?

Eh bien, non. La gabegie et l’immobilisme restent la spécialité de trop d’acteurs. Ainsi, les dépenses de personnel des collectivités locales, qui par ailleurs crient famine, ont encore gonflé de 4% en 2014, pour atteindre 56,6 milliards d’euros, contre 40 milliards en 2006. Bien sûr, il y a aussi beaucoup d’élus et de fonctionnaires audacieux, de chefs d’entreprise clairvoyants et de syndicalistes responsables qui, au final, arrivent à faire bouger les lignes et à voter les réformes. Mais, dans l’intervalle, que d’occasions ratées, que de temps et d’argent perdus ! Prenez le projet de loi Macron, actuellement débattu au Sénat. Certes, le ministre de l’Economie a tenu bon sur l’essentiel. Mais, pour y arriver, combien de redditions face aux lobbys et à la gauche du PS ? Au niveau local, les bloqueurs sont tout aussi actifs. Comme à Aix-en-Provence. Reliée à Paris en moins de trois heures depuis 2001, sa gare TGV est un vrai succès. Sauf que pour les habitants de la région, son accès est un cauchemar : le parking est trois fois trop petit et la D9, qui la dessert, saturée. Et alors ? Alors rien. Voilà quatorze ans que la ville d’Aix, l’agglo, le département et la région s’étripent sur ce dossier.

Un exemple parmi des centaines d’autres qui accuse un seul coupable : notre invraisemblable millefeuille territorial, responsable de tant de doublons et de gaspillages. Le réformer en profondeur ferait sauter un des principaux freins à la croissance. Le gouvernement Valls a beau avoir promis de s’y atteler, son projet de loi en cours de discussion est d’une désespérante timidité. Dommage.

Pour en savoir plus :

http://www.capital.fr/enquetes/dossiers/les-500-francais-qui-bloquent-la-france-1040163

A chaque pays sa façon de gérer les désaccords en entreprise

  • Les manières d’appréhender les conflits et de les résoudre sont 
aussi variées que le sont les peuples et les cultures. Témoignages.

Lorsqu’un litige survient dans la tribu somalienne des Issas, on commence par envoyer des médiateurs auprès de chacun des protagonistes. A ce stade,
l’objectif n’est pas de déterminer qui a raison, mais de faire accepter le principe d’un règlement par le droit. L’acceptation de cette médiation est marquée par l’échange de statuettes enduites de beurre. Même si les méthodes de règlement de conflit que nous proposons ci-dessous sont moins exotiques et qu’elles restent cantonnées au périmètre de l’entreprise, elles montrent une chose : les manières d’envisager les différends et de les résoudre sont aussi variées que le sont les peuples et les cultures. Rien de commun en effet entre les doléances argumentées et distanciées des salariés allemands, et la colère explosive qui laisse place ensuite à la discussion des cadres marocains. Nos témoins vous détaillent leurs pratiques et tirent des leçons dont nous aurions parfois intérêt à nous inspirer.

Etats-Unis : créer du lien et faire intervenir la hiérarchie

«Nothing personal.» L’expression n’est pas seulement un leitmotiv de films hollywoodiens, elle recouvre une réalité de la vie des entreprises américaines. «Dans un conflit, c’est rarement la personne qui est visée, mais plutôt son influence dans l’organisation», décrypte Sophie André, consultante en ressources humaines au sein du cabinet OPP. Ce qui permet aux différends de se résoudre de manière factuelle et pragmatique, toujours dans le sens le plus profitable à l’entreprise. «Les ego s’effacent devant l’intérêt général, qui est en fait un intérêt particulier : ce qui est bon pour l’entreprise est bon pour les fonds de pension, donc pour moi», reprend Sophie André. Chacun a donc à cœur de ne pas laisser les querelles s’envenimer. Un problème avec un collègue ? On l’emmène boire une bière après le boulot pour en parler. «Ce n’est possible que grâce au maillage étroit que chacun tisse autour de lui dans son entreprise», observe John Batal, chef de l’ingénierie dans l’entreprise de biotechnologie Avecia, à Boston. Une proximité entretenue pour éviter les clashs… et qui permet de les dépasser s’ils surviennent. «Au lieu de s’éloigner de la personne avec laquelle on entre en conflit, on cherche plutôt à s’en rapprocher», affirme John.

Le mot d’ordre : éviter à tout prix que les choses ne dégénèrent. Mais si cela se produit quand même, les salariés américains dégainent leur arme absolue : la hiérarchie. «On n’hésite pas à pousser la porte du bureau du patron et à lui exposer le problème, raconte John. Après tout, il est aussi là pour ça.» Une démarche qui serait considérée com-me du cafardage ou un aveu de faiblesse en France. Les Américains, eux, ne voient aucun inconvénient à impliquer le management. «Aux Etats-Unis, c’est le patron qui est au service des salariés, pas l’inverse», analyse Sophie André. John Batal se souvient ainsi d’un litige qui
 l’opposait à un collègue travaillant dans un autre département. «Non seulement j’en ai parlé à mon chef, mais je suis aussi allé voir le chef du collègue pour régler le problème directement avec lui.»

Allemagne : pas d’affect, 
seulement des faits

Début 2010, Silke D., qui souhaite rester anonyme, devient l’assistante du responsable des vitrines d’une marque de prêt-à-porter à Munich. Malheureusement, son supérieur brille par son absence et lui délègue la totalité de ses tâches. Bien que noyée sous le travail, la jeune femme fait face d’abord sans se plaindre. Mais, épuisée, elle finit par décider de s’entretenir avec son chef pour clarifier la situation. «Il m’a ri au nez. Selon lui, j’avais signé un contrat pour un poste à responsabilités. De quoi me plaignais-je ?» Elle décide donc de s’en remettre au PDG de l’entreprise. Mais se retrouve, là aussi, face à un courant d’air : toujours en déplacement, jamais joignable. En dernier recours, elle lui envoie un courrier détaillant ses doléances. Ce que le patron lui reproche. «Il aurait voulu que je vienne lui en parler avant !» raconte Silke, qui a fini par donner son préavis. Elle juge durement le management outre-Rhin : «Tu souffres en silence ou tu démissionnes.»

Experte interculturelle spécialiste de l’Allemagne chez Akteos, Michaela Brill tempère : «La faible distance hiérarchique permet la plupart du temps une confrontation directe et franche. Qui se définit toujours par sa rationalité.» Les états d’âme ne seront effectivement pas écoutés. Pour exprimer un désaccord, les employés se présentent devant leur patron munis d’une liste précise qui détaille les raisons de leur mécontentement. Sur cette base, les parties discutent et trouvent un arrangement. Si le désaccord persiste, la démission s’imposera naturellement.

Bangladesh : contournement et recherche de l’harmonie

«Au Bangladesh, les contentieux proviennent surtout de problèmes d’ego et d’un manque de transparence», explique Dipesh Nag, superviseur du département logistique de Grameen Danone Foods Limited à Dacca, la capitale. Sa tactique pour désamorcer une situation conflictuelle ? Le contournement. Il rencontre la personne impliquée dans un lieu neutre. Après avoir tourné autour du pot, il met en avant le travail positif de son interlocuteur. Son but : éviter à tout prix la confrontation directe et préserver les liens étroits entre les individus sur le lieu de travail. «Au Bangladesh comme en Inde, les désaccords ouverts se révèlent très embarrassants, confirme Ashok Pakiam, expert interculturel Inde au sein du cabinet de management
interculturel Akteos. Donc, on les évite. Les conflits se résolvent indirectement, de façon subtile.» Une stratégie à l’efficacité variable. Dipesh Nag estime en effet que ces contentieux, qui s’étendent parfois sur des périodes d’un à deux mois, retardent les projets, voire les font capoter. Alors, en dernier recours, le jeune homme s’en réfère à sa hiérarchie, autorité incontestée. Et en cas de litige avec son supérieur ? La question ne se pose pas. «Ici, le respect de la hiérarchie prévaut sur tout le reste. Quoi qu’il arrive, le patron a toujours raison. En cas de divergence, j’encaisse et je fais des compromis», plaisante à moitié Dipesh Nag.

Kenya : la raison du plus fort est en général la meilleure

«En cas de conflit, mieux vaut se trouver du côté des puissants», soupire Joe Kithyaka. Ce PDG de The Communication Link, une entreprise de relations publiques et de marketing située à Nairobi, s’en est pourtant sorti en étant du «mauvais» côté. Il y a six mois, il était le bras droit du patron, un homme désorganisé et malhonnête. «Mon supérieur mettait tout le monde dans l’embarras. Nous étions constamment en retard sur les projets.» Pour se dédouaner, il reporte la faute sur son numéro 2. Joe Kithyaka comprend vite que, s’il veut rester dans l’entreprise, il lui faudra se battre. Il se plaint auprès du comité de direction. «Je jouais quitte ou double : mon employeur possédait des relations en haut lieu.» Miracle : les puissants choisissent de ne considérer que les performances et le mérite. Le patron est renvoyé et Joe nommé à son poste. Un dénouement que ce dernier considère comme l’exception qui confirme la règle : «Au Kenya, on ne cherche pas à savoir qui a raison et qui a tort. Il suffit d’avoir le bon réseau. Le népotisme régit le management.» Professeur à la United States International University de Nairobi, James Silvester confirme : «A l’issue d’une confrontation professionnelle, c’est le plus faible qui est souvent sanctionné par un renvoi brutal.»

Maroc : Montrer les crocs d’abord, discuter ensuite

Youness Basri ne s’attendait pas à tant de véhémence. Ce responsable du département contrôle de gestion de l’entreprise agroalimentaire Sofadex à Casablanca est un jour pris à parti par le directeur de l’usine de production, qui lui reproche d’être passé au-dessus de lui. Le ton monte. «Il m’a dit qu’on ne pouvait pas court-circuiter la hiérarchie de cette façon, qu’il ne laisserait pas passer un tel affront et qu’il allait faire un courrier à la direction. Il devenait assez violent.» Youness répond au directeur sur le même ton : «Je lui ai rappelé que je lui avais envoyé un e-mail auquel il n’avait jamais répondu. Et que s’il voulait écrire son courrier, très bien, on l’écrirait à deux !»

En effet, au Maroc, pas question de se laisser marcher sur les pieds. Il faut réagir en criant plus fort que l’autre, du moins dans un premier temps. Une fois que chacun a vidé son sac, il est possible de discuter. Les deux hommes ont finalement réglé leur différend dans le calme. Les propos, même virulents, sont vite oubliés. Ce qui autorise une grande liberté de parole. Y compris vis-à-vis du patron, dont on ne craint pas les sanctions. «Chez les cadres, la peur du licenciement est peu présente, analyse Youness. On sait qu’on bénéficiera d’indemnités et qu’on retrouvera rapidement 
du travail.» Une confiance qui 
décomplexe les rapports.

Colère : ne la laissez pas brouiller votre message

Exprimée violemment, cette manifestation d’humeur décrédibilise. Maîtrisée, elle aide à fixer des limites et à faire bouger les choses.

Longtemps considérées comme des expressions légitimes de l’autorité, les manifestations de colère ne sont plus en odeur de sainteté dans l’entreprise. «La lutte contre le stress et le harcèlement moral ont radicalement mo­difié la donne», observe Anne-Marie Cariou, consultante du cabinet Stimulus.

En outre, ces accès d’humeur sont souvent contre-productifs : exprimé violem­ment, le message que l’on veut faire passer devient inaudible. Pourtant, lorsqu’elle est contrôlée, la colère, sorte de coup de pied dans la fourmilière, peut se révéler efficace pour poser des limites et provoquer des changements salutaires pour soi et les autres.

Evitez d’exploser  : cela se retournera contre vous

Voilà des mois que Perrine, responsable communication chez un éditeur de logiciels, se trouvait en conflit larvé avec sa hiérarchie pour obtenir une revalorisation de son statut. Le jour où sa su­périeure lui a lancé une pique acerbe sur ses horaires de travail, son sang n’a fait qu’un tour : «Je suis allée tempêter dans son bureau en lui expliquant qu’elle se fichait de moi et qu’on ne pouvait pas m’accuser de tirer au flanc !» La jeune femme a été soulagée sur le moment mais elle regrette aujourd’hui de s’être emportée : ses négociations sont toujours au point mort et ses relations avec sa responsable se sont encore refroidies.

«La colère éruptive ne règle rien, confirme Didier Pleux, psychologue et auteur d’ »Exprimer sa colère sans perdre le contrôle » (Odile Jacob). Si elle fait du bien sur le moment, elle risque de dégrader durablement les relations.» En agressant l’au­tre, on provoque son agressivité en retour ou on le téta­nise. Dans les deux cas, le message n’a aucune chance d’être entendu. Chef de projet dans une agence de communication, Nathalie confirme : «Quand ma responsable monte sur ses grands chevaux, je ferme les écoutilles et j’attends que ça passe.»

Essayez de vous mettre à la place de celui qui vous irrite

A moins de refouler ses émotions, il est impossible de s’empêcher de ressentir de la colère : en revanche, l’objectif est de faire retomber la pression avant de l’exprimer. «Il n’est pas question de ne jamais réagir – ce serait destructeur – mais de le faire en respectant l’autre et en sachant expliquer la cause de notre ressenti», affirme Robert Zuili, consultant du cabinet Excelia et auteur de «Découvrez votre émotion dominante» (InterEditions).

Lorsque la moutarde vous monte au nez, le mieux est d’aller boire un verre d’eau ou de sortir faire un tour… «Avant de foncer voir la personne qui m’a exaspéré, je vais fumer une cigarette, raconte Christophe, contrôleur de gestion dans une structure associative et d’un tempérament plutôt sanguin. Je prends ensuite quelques minutes pour mettre par écrit les points précis que je souhaite aborder avec elle. Cela me permet de me calmer et de relativiser.»

Se mettre à la place de celui contre lequel on est en rage, essayer de comprendre ses motivations, constitue un autre moyen pour désamorcer la bombe. «Une de mes collègues me tapait sur le système à cause de sa façon de prendre les gens de haut, confesse Nathalie, chef de projet. Plusieurs fois, j’ai failli lui voler dans les plumes. Puis j’ai compris que la façon dont elle parlait aux autres révélait un grand manque de con­fiance en elle. Depuis, son attitude peut m’irriter, mais elle ne me met plus hors de moi.» Loïc Héaulme-Laverne, le DRH de la Sade, a appris à relativiser : «Ce qui m’aide, c’est de me dire que les événe­ments qui me heurtent ne sont pas des attaques personnelles.»

Montrez votre agacement avant le trop-plein

Maîtrisée, la colère peut se révéler une formidable énergie. «C’est une impulsion qui nous donne le courage de poser les limites indispensables à notre survie dans l’en­treprise», indique Anne-Marie Cariou. Informaticien dans une société de télécoms, Sébastien a découvert, en rentrant de voyage d’affaires, que son service allait emménager dans un open space et qu’il avait hérité de la pire place. «Très remonté, j’ai filé dans le bureau de mon supérieur pour lui dire que ça ne se passerait pas comme ça !» Son chef est resté impas­sible et n’a proposé au­cune solution. Un collègue a persuadé Sébastien de retourner lui en parler une fois calmé, en y mettant les formes.

«J’ai expliqué, sereinement cette fois, que j’avais le sentiment de n’avoir pas été pris en considération, puisque tout le monde avait été consulté, sauf moi. J’ai obtenu gain de cause.» Dernier conseil : ne laissez pas la colère s’accumuler. «Il faut exprimer son irritation rapi­dement, avant que la goutte ne fasse déborder le vase», recommande Didier Pleux. Il vaut mieux dire, par exemple : «Je suis très agacé. Je te préviens : c’est la troisième et la der­nière fois que tu me rends ton rapport mensuel en retard», plutôt que de finir par envoyer le fameux rapport à la figure de la personne…

Comment bosser avec une personne qu’on déteste

Ce n’est pas drôle, mais on est bien obligé de cohabiter avec des gens qu’on ne peut souffrir. Pairs, N + 1 ou membres de son équipe, nos conseils pour s’adapter à ces êtres insupportables.

Rien à faire, ça ne passe pas. Son parfum cheap et ses multiples pauses clope, sa façon de se curer les ongles, ses photos de vacances qui tapissent le mur, ses affreux fonds d’écran et ses coups de fil perso à longueur de journée. Sans parler de son incompétence, de sa paresse, du travail supplémentaire qu’il vous impose et de ses courbettes devant le patron, qui, lui, l’a plutôt à la bonne. Ce collègue vous hérisse? Vous n’êtes pas le seul à souffrir quotidiennement ce calvaire: toutes raisons confondues, 12% des salariés disent éprouver des difficultés à supporter leurs collègues de bureau, selon une enquête l’Observatoire du travail – BVA de 2010.

Pourtant, vous êtes bien obligé de «faire avec» et de vous positionner en conséquence. En vous concentrant sur cet uni que objectif: éviter que cette antipathie ne nuise à votre propre performance. Commencez donc par vous demander si elle a un impact sur la qualité de votre travail. Si l’importun ne fait pas partie du cercle de vos interlocuteurs immédiats, il est sans doute inutile d’agir. Après tout, vous n’êtes pas payé pour aimer vos collègues! Si, en revanche, votre inimitié rejaillit sur votre job et que vous ne par venez plus à discuter avec lui d’un projet stratégique, il faut mettre les choses au clair avant que la situation n’empire.

1. IL S’AGIT DE VOTRE SUPÉRIEUR

Il convient d’agir avec prudence, en s’efforçant d’éviter le conflit. Sauf dans le cas très précis d’un N+1 violent: c’est rare, mais cela arrive, et vous devez alors immédiatement poser vos limites. «On ne doit pas accepter d’être maltraité. Face à un pervers narcissique, par exemple, il faut s’affirmer d’emblée», recommande Alexandre Dubarry, dirigeant de Quatre Epices (conseil RH, formation) et auteur de Com ment dire à un collègue qu’il sent mauvais sous les bras.

Interrogez-vous sur vos attentes. Dans une situation moins extrême, analysez ce qui se passe en vous. Si vous n’appréciez pas ce N + 1, c’est qu’il ne répond pas à vos attentes. Par exemple, il ne vous dit pas bonjour le matin, comme ce manager qui ne saluait ses collaborateurs qu’une fois par semaine. Interrogez-vous alors sur la nature de vos besoins et sur la façon de les satisfaire. Trouvez une compensation hors de l’entreprise: recentrez-vous sur vos proches et prenez votre mal en patience.

Sollicitez son avis. Si, en revanche, cette frustration concerne une question liée à vos responsabilités, n’hésitez pas à aborder le sujet. Noëmie Cicurel, directrice chez robert Half France, conseille ainsi de solliciter directement de ce chef la reconnaissance dont il vous prive: «Posez-lui des questions du type «Qu’as-tu pensé de mon rapport?», «ai-je géré ce contrat de la bonne manière?»» Evidemment, s’il vous répond que c’était nul, ne vous découragez pas: demandez-lui comment faire mieux la prochaine fois.

Jouez la complémentarité. «Si c’est votre pire ennemi qui a été nommé à votre place, il y a des raisons, insiste Anne Saüt, coach et dirigeante de Diversity Conseil. Vous avez intérêt à vous inspirer de sa façon de travailler si vous voulez sortir grandi de l’épreuve.» Expliquez-vous en tête à tête. Impossible de trouver un modus vivendi avec ce N+1 abhorré? Montez un dossier. Notez les faits et gestes que vous lui reprochez. Puis faites le tri: en quoi son attitude vous empêche-t-elle d’exécuter vos tâches quotidiennes? Vous a-t-il tenu à l’écart d’une décision cruciale? a-t-il négligé de vous transmettre une information qui aurait pu changer le sort de tel ou tel projet? «Vous devez vous fonder sur des faits précis, explique Noëmie Cicurel. Prenez rendez-vous pour lui exposer la situation, exprimez vos besoins et proposez une solution pour œuvrer ensemble.»

une fois, deux fois… Il ne réagit toujours pas? allez voir le N + 2 avec des pistes d’amélioration: «Gérard ne répond pas à mes e-mails depuis quinze jours. Je ne peux pas avancer sur ce dossier et je souhaite qu’on change le process de validation.»

Savonnez-lui la planche… ou allez voir ailleurs. Mais soyez très prudent dans le maniement de la rumeur et/ ou du sabotage, car cela pourrait se retourner contre vous: le premier cas de harcèlement moral inversé, c’est-à-dire d’un salarié envers son supérieur, a été reconnu par la Cour de cassation en 2011 .

2. IL S’AGIT D’UN COLLÈGUE

Cette fois, le problème se trouve dans votre entourage immédiat. La situation est moins compliquée qu’avec un N + 1. «Entre pairs, il n’y a pas d’obligation, confirme la coach Anne Saüt. lorsqu’un comportement vous déplaît, allez y franco, en veillant à ne pas vous montrer insultant.» Et sans attendre. Car demeurer inerte, c’est autoriser l’autre à vous marcher sur les pieds.

Trouvez des règles communes. «Les antipathies au travail sont presque toujours le signe d’une différence de fonctionnement, analyse Jean-Pierre Testa, coach et formateur chez Cegos. Lorsque, par exemple, une personne désordonnée est obligée de collaborer avec un collègue très organisé, l’un et l’autre risquent d’en souffrir et de finir par se détester.» Créatrices de stress, ces différences sont parfois ressenties sur un mode personnel et peuvent alors dégénérer en conflits ouverts. En revanche, on peut y remédier: il suffit de prendre le taureau par les cornes et de trouver une règle commune de fonctionnement.

Gérez «les bruits et les odeurs». Il mange du poisson en sauce tous les midis dans le bureau que vous partagez? Inutile d’ouvrir ostensiblement les fenêtres pour aérer. Mieux vaut lui parler en tête à tête. Ne dramatisez pas, gardez le sourire et dites-lui simplement que l’odeur vous gêne. Adoptez la même stratégie pour le bruit, le bavardage, les conversations envahissantes, les pauses à répétition, etc.

Dans le cas d’une odeur corporelle qui vous dérangerait, soyez plus prudent. «Vous vous attaquez à une question qui touche directement à la personne et à son mode de vie», rappelle alexandre Dubarry. Faites du sur-mesure. Votre collègue transpire parce qu’il fait du sport? Demandez-lui quand il s’entraîne et débrouillez-vous pour être absent ces jours-là. Il s’agit d’un problème personnel passager ou d’une incapacité à gérer son stress au travail? aidez-le en lui faisant observer avec tact que son état vous affecte: «J’ai remarqué que tu étais un peu négligé ces derniers temps… »

Il pique des colères noires? Soyez ferme: «Chaque fois que tu t’énerves, ça me stresse. Je ne peux pas travailler dans ces conditions, j’ai besoin d’un minimum de calme et de dialogue.» Si la situation ne change pas, allez voir le N + 1. C’est à lui de gérer le problème.

Sachez affronter votre propre reflet. Certaines antipathies, tout aussi tenaces, relèvent de motifs plus irrationnels en apparence. «Elles proviennent d’un effet miroir, souligne Jean-Pierre Testa. Vous n’aimez pas quelqu’un parce qu’il vous rappelle une autre personne ou vous renvoie à une relation ancienne.» En ce cas, votre détestation ne s’adresse pas directement à votre collègue. C’est en vous-même qu’il faudra faire un travail d’éclaircissement. Bérengère, une chef de projet dans l’immobilier, s’est ainsi rendu compte au cours d’un stage de gestion des confits qu’elle détestait un collègue parce qu’il lui rappelait son oncle. «Dès que j’en ai eu conscience, raconte-t-elle, je n’ai plus du tout ressenti sa présence de la même façon. J’ai cessé de le prendre pour un autre.»

Envoyez-le se faire voir ailleurs! Proposez-le pour une promotion dans un autre service. Excellente initiative, car, en plus, on dira de vous que vous êtes bon camarade et que vous savez faire grandir les autres!

3. IL S’AGIT D’UN SUBALTERNE

Dernier cas de figure: vous animez une équipe projet… au sein de laquelle sévit votre bête noire. Cette fois, il va vraiment falloir vous asseoir sur votre ressenti personnel. En tant que manager, en effet, la question de vos affinités est secondaire. Ce qui compte, c’est l’efficacité collective de votre dream team.

Enrichissez-vous de vos différences. Ce collaborateur ne fonctionne pas de la même manière que vous et ça vous rend dingue? Dites-vous qu’une bonne équipe n’est pas formée exclusivement de clones! avant de rejeter en bloc ses idées sous prétexte qu’elles ne sont pas les vôtres, donnez-lui sa chance. Si, en définitive, les résultats ne sont pas à la hauteur, c’est que vous aviez raison. Mais il se peut aussi que ses méthodes ne soient pas aussi mauvaises que vous l’avez cru ou qu’elles constituent un apport indispensable à l’équilibre de l’équipe. «La performance collective se nourrit de la diversité des styles de jeu», rappelle Jean-Pierre Testa.

En tant que manager, vous êtes garant de l’égalité de traitement entre vos collaborateurs. «Ne laissez pas votre man que de sympathie rejaillir sur votre façon de vous comporter, votre disponibilité et votre écoute, prévient Noëmie Cicurel. Il y a pour vous un risque de perte d’efficacité.» Alors, faites contre mauvaise fortune bon cœur: contrôlez-vous, gérez votre stress, faites du sport et… respirez fort quand ce collaborateur entre dans votre bureau.

Soyez à l’écoute. Enfin, adaptez-vous à votre équipe. Prenez exemple sur ce manager qui avait l’habitude de gérer de jeunes loups surdiplômés. Le jour où il s’est retrouvé dans une PME, entouré de quadragénaires avec enfants, il a eu l’impression de ne pas faire partie du même monde qu’eux et il s’est mis à les mépriser. Ce n’est que lorsqu’il a compris les besoins de ses collaborateurs et accepté leurs différences que les choses ont enfin pu s’améliorer.

Refilez le mouton noir à votre pire ennemi. Allez voir votre patron et expliquez-lui, preuves à l’appui, à quel point ce serait une bonne idée de faire travailler Gérard sur le projet de Bernard, votre rival de toujours. D’une pierre deux coups!

PLUS D’INFOS

Comment dire à un collègue qu’il sent mauvais sous les bras, d’A. Dubarry, Leduc.S Editions, 18,50 Euros.

Petit chef ou vrai patron? de R. Sutton, Pocket, 7,30 Euros.

«Comment manager quelqu’un que vous n’aimez pas», d’A. Gallo, hbrfrance.fr .

TÉMOIGNAGES

FLORENCE, 25 ANS, CONSULTANTE EN RECRUTEMENT

« J’ai failli quitter mon job quand une collègue arrivée après moi a eu la promotion que j’espérais. Je la trouvais nulle et je ne manquais pas de le dire autour de moi. Notre N + 2 nous a obligées à déjeuner ensemble… et nous avons appris à nous connaître. J’ai pris conscience de mon manque de maturité et j’ai arrêté de lui tailler une réputation. Je l’ai même invitée à mon mariage. »

ANNA, 36 ANS, DIRECTRICE COMMERCIALE

« J’en ai voulu à mon boss de m’avoir nommée à un poste dont je ne voulais pas. Et j’ai commencé à critiquer ses décisions à tout bout de champ. Un jour, il m’a prise à part et a répondu point par point à toutes mes objections. Cela a été une bonne leçon de management pour moi. Aujourd’hui encore, j’apprends beaucoup à ses côtés. Notamment à calmer mon impatience! »

JEAN-LOUIS, 50 ANS, RESPONSABLE DES DEVIS DANS L’ARMEMENT

« J’ai récupéré le mouton noir de l’entreprise dans mon équipe. Il est soupçonneux, voit des pièges partout et prend la moindre remarque comme une attaque perso. J’ai réussi à le recadrer sans le remettre en question. Avec lui, je n’utilise jamais le mot pourquoi. Je lui dis plutôt : «Qu’est-ce qui te fait dire ça ?» On parvient tant bien que mal à fonctionner. »

CAMILLE, 40 ANS, CORRECTRICE DANS LA PRESSE

« Une collègue a commencé à se prendre pour la chef du service: elle nous expliquait pourquoi on se trompait et comment il fallait faire, alors qu’elle n’avait aucune légitimité pour cela. Seule notre vraie N+1 l’a prise au sérieux et lui a donné un poste d’adjointe… avant de la rétrograder pour incompétence quelques mois plus tard. Depuis, elle ne nous embête plus!»

La recette infaillible pour rater votre présence sur un salon de recrutement

Que de monde sur les salons professionnels ! En particulier sur ceux consacrés à l’emploi et au recrutement. Quiconque y a mis les pieds une fois dans sa vie vous rapportera qu’ils peuvent devenir une véritable jungle dans laquelle il est difficile de s’orienter et d’agir. Entre les représentants des entreprises, les candidats qui encombrent les allées ou les différents ateliers proposés par les organisateurs, il est souvent compliqué de savoir quoi prioriser et surtout comment procéder. Résultat : les participants qui rentrent chez eux avec le désagréable sentiment que la journée a été inutile sont nombreux. Heureusement, les conseils ne manquent pas, à commencer par ceux prodigués sur ce blog. La lecture de ces trois billets vous permettra d’être plus au clair sur les chances que vous pouvez saisir sur un salon de recrutement, les principales erreurs à éviter ou encore mieux cerner les attentes des recruteurs. Alors, que dire de plus ? Plutôt que de répéter ce qui a déjà été dit, j’ai choisi de retourner le processus pour vous livrer la méthode infaillible pour passer à côté et manquer ce rendez-vous avec les entreprises ! 

Repartir d’un salon avec la conviction que vous y avez perdu votre temps est un jeu d’enfant. Alors, si vous aussi, vous voulez rater votre expérience événementielle, voici dévoilés les secrets de ceux qui auraient mieux fait de rester chez eux ! Bon, évidemment, si vos objectifs sont inverses, il vous suffit de faire tout le contraire.

1 – Ne prenez aucune information sur les entreprises en amont de l’événement

Mettez de votre côté toutes les chances de vous éparpiller et de finir la journée sans un seul bon contact. Evitez pour cela toute prise d’information avant de vous rendre sur le salon. Et puis franchement, si c’est pour lire les mêmes présentations, consulter les mêmes sites corporate qui racontent tous la même chose, vous n’apprendrez pas grand-chose. Ce sera surtout le meilleur moyen d’éviter de consacrer votre énergie à seulement quelques candidatures importantes le jour J. Enfin, pour optimiser vos chances de ratage complet, ne perdez pas non plus votre temps à étudier le livret au dernier moment, au risque de trouver des infos pertinentes à la dernière minute !

Missing the target

2  – Ne ciblez pas les entreprises

Se rendre sur un événement sans, au préalable, vous être renseigné sur la typologie des entreprises participantes et leurs besoins spécifiques, reste évidemment le meilleur moyen de tomber à côté de la plaque ! Vous ne serez jamais autant en décalage que lorsque vous vous présenterez avec un profil de contrôleur de gestion ou de responsable qualité face à une entreprise qui recherche à recruter des profils commerciaux.

Petit bonus : venir mal préparé vous permettra aussi de démontrer tout votre manque de sérieux.

3 – Ne planifiez rien, n’anticipez rien

Errer au hasard des allées, sans objectif précis, constitue certainement la meilleure stratégie pour perdre votre temps mais aussi votre moral. Ainsi, vous pourrez aisément vous présenter face à un recruteur sans avoir préparé votre rencontre. Ignorant totalement ses valeurs, ses activités ou son actualité, vous réussirez à ne pas le convaincre dès la première minute. De même, sans avoir aucune idée de ce que les entreprises recherchent, vous pourrez aisément évoluer en free-style, maximisant ainsi vos chances de ne pas vous démarquer.

Certes, vous ne serez jamais totalement à l’abri d’une coïncidence malheureuse qui ferait que vous êtes le candidat idéal pour répondre à un besoin particulier de l’entreprise, mais, statistiquement, ce risque est faible.

4 – N’effectuez aucun travail préalable sur votre projet ou vos attentes professionnelles

Si vous ne souhaitez pas que l’entreprise conclue trop hâtivement que vous savez ce que vous voulez, démontrez-lui que vous n’avez aucune idée précise des postes que vous voulez occuper demain. Idéalement, faites-le en insistant sur le fait qu’il n’existe aucune cohérence dans vos choix de carrière. Vous êtes dans le flou ? Montrez-le ! Car si jamais le recruteur ressent un désir de travailler pour lui, un projet professionnel savamment mûri, un intérêt pour son secteur d’activités ou une cohérence entre son besoin et votre parcours, vous êtes cuit !

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5 – Ne prenez pas la peine de soigner votre tenue ni votre attitude

N’écoutez pas ceux qui vous disent que, dans la course à la première impression, la tenue et l’attitude ont aussi leur importance. Franchement, pourquoi perdre son temps à porter une tenue professionnelle alors qu’il fait si beau dehors ? Un t-shirt et un jean feront parfaitement l’affaire. Ils montreront surtout à l’entreprise tout le décalage qui existe entre vous, maximisant vos chances de ne pas être pris au sérieux dans les premiers instants de la rencontre.

Vous venez de passer plus de 20 minutes de queue avant de vous retrouver face au recruteur et cela vous agace ? Faites-le savoir sans ménagement : tapez du pied, soupirez et montrer votre mécontentement.

Ce recruteur qui rencontre des candidats depuis quatre heures ne vous témoigne pas un intérêt particulier ? Pourquoi devriez-vous, seul, faire les efforts ? S’il n’est pas avenant, soyez-le encore moins ! Il peine à trouver un intérêt à votre profil ? Confortez-le dans cette idée, il ne vaut pas la peine que vous vous intéressiez à lui non plus.

6 – Ne vous démarquez pas des autres

Inutile de vous faire remarquer. « Pour vivre heureux, vivons cachés ».  Pourquoi préparer plusieurs types de CV en fonction des postes recherchés ? N’écoutez surtout pas ceux qui vous recommandent d’adopter une communication différente (ou plus facile d’accès, type mini-CV ou carte de visite) ; ce serait le meilleur moyen de marquer les esprits durablement. Et vous ne voulez surtout pas ça ! Eliminez aussi la moindre marque d’intérêt pour les entreprises. Si vous devez parler de vous, faites-le sans vous soucier à aucun moment d’une quelconque adéquation avec les attentes de votre interlocuteur.

7 – A l’issue du salon, faites le mort

Si, malgré toutes ces précautions pour rendre votre présence totalement inutile, vous n’avez pas pu échapper à un échange intéressant avec un recruteur, ne prenez surtout pas le risque de le voir se concrétiser. Dans ce cas, une seule solution : ne le relancez pas. Evitez par exemple ces petits mails pour vous rappeler à son bon souvenir et demander si votre candidature a bien été prise en compte. Imaginez qu’il vous réponde par l’affirmative, c’est toute votre action qui tomberait à l’eau au dernier moment.

Gestion de conflits avec des collègues

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Gestion de conflits avec des collègues : guide de survie

Tout d’abord, vous n’étiez pas certain de la situation : l’un de vos collègues semblait plutôt froid au cours de l’heure du dîner. Ensuite, vous remarquez que ce même collègue ne rit plus à vos blagues avant de quitter le bureau pour le week-end. Vous vous rassurez en vous disant que la fin de semaine va permettre à toute l’équipe de se reposer et de retrouver sa complicité et sa bonne humeur. En début de semaine, vous vous installez dans la salle de conférence pour une rencontre d’équipe et le collègue en question vous remet un rapport en disant : « c’est rempli d’erreurs ton _ _ _ __ de rapport, à cause de toi je vais travailler tous les soirs jusqu’à 8 :00 et j’ai eu l’air d’un idiot devant le patron. Merci Beaucoup ! »

Votre rythme cardiaque augmente et vous éprouvez de la difficulté à croire ce qui se passe. Vous devez vous rendre à l’évidence : vous êtes actuellement face à un véritable conflit à résoudre. Voici quelques stratégies pour arriver à faire face à ce genre de situation qui fait malheureusement partie intégrante de la vie professionnelle.

1. L’importance de l’écoute et du calme

À cet égard, il est important de rappeler l’importance d’être bien attentif à ce que l’on nous reproche et de résister à la tentation de « vider son sac » sur un possible historique de relations conflictuelles, même si l’envie est grande. Plus concrètement, la colère et la frustration sont rarement de bonnes conseillères et risquent de provoquer une escalade d’arguments au lieu d’amener des solutions concrètes. Il est plutôt recommandé de bien écouter les reproches pour s’assurer que le ou la collègue sent qu’il ou elle est écouté(e).  De ce point de vue, il est bien sûr très difficile d’écouter des reproches qui nous semblent non-fondées ou injustes. Par contre, interrompre la personne durant ses explications risque d’ajouter de l’huile sur le feu.

2. Laisser le temps passer

Puisque l’expression de la colère amène souvent les gens à adopter des mécanismes de défense comme l’agressivité, il est vital de nous assurer que notre interlocuteur est prêt à recevoir notre version ou notre opinion. Donc, il est avantageux de laisser passer du temps avant de communiquer avec le ou la collègue qui est au cœur du conflit. Cette approche va permettre aux deux parties d’éviter un discours émotif et d’aborder la situation d’un angle rationnel.

3. Les faits, encore les faits et toujours les faits

Comme un conflit au travail risque d’avoir un impact sur le rendement d’un projet ou la performance d’une équipe, il est essentiel de vérifier les faits avant d’aller solliciter l’attention de supérieurs ou de différents collègues. En effet, le monde du travail implique une réalité qui est parfois difficile à accepter : les apparences sont importantes. Ceci veut dire qu’un supérieur(e) qui doit trancher dans une situation conflictuelle va se fier sur les preuves écrites, les courriels et les résultats tangibles et non sur les bonnes intentions ou ouï-dire. C’est pourquoi il est vital de bien vérifier les éléments qui peuvent appuyer votre perception comme des consignes écrites, des dates de courriels et des notes de dossiers.

4. En dernier recours : les consultations ou réunions d’équipe en fin de journée

Si votre jugement vous indique que le conflit implique des éléments d’éléments exigeant la prise de position d’une équipe ou d’un membre de la direction, il est conseillé de placer ce type d’intervention en fin de journée. Cette stratégie va vous permettre de vous préparer en regroupant les faits (courriels, consignes et directives) plutôt que de plonger dans une intervention trop émotive. De plus, cette approche démontre concrètement à vos collègues et supérieurs que vous ne voulez pas déranger tout le monde en raison de vos conflits et que vous demeurez professionnel malgré les difficultés.

5. Être centré sur les solutions et non les problèmes

Lorsque vient le temps d’aborder la problématique avec le, la ou les collègues au cœur du conflit, évitez d’évoquer le passé et faites passer le message que vous cherchez des solutions et non des coupables. Il peut aussi être pertinent d’offrir des choix pour régler les différends en employant une formule comme : « je peux intervenir de telle façon » ou avec cette approche : « qu’est-ce que qui serait plus facile pour toi ? » Cette démarche montre que vous êtes flexible et que vous cherchez à régler la situation.

6. Souligner les efforts de l’autre partie et cibler des actions concrètes

Dans le cadre d’un conflit d’ordre professionnel, il est important de souligner que l’on apprécie que l’autre partie fasse des efforts pour faire avancer la situation. D’autant plus que cette attitude est efficace pour  proposer des gestes concrets et non de simples excuses dont la sincérité pourrait être remise en question. Il est plutôt facile et superficiel de s’excuser, mais trouver un terrain d’entente pour identifier des gestes réels avec des impacts mesurables est une initiative qui peut rarement être réalisée sans efforts et sincérité.

Cela dit, appliquer ces approches requiert beaucoup de souplesse et de patience. En revanche, prétendre qu’un conflit n’existe pas pour éviter une confrontation peut avoir de lourdes conséquences sur l’ambiance de travail, le rendement des employés et la qualité des produits et des services rendus.

5 TRUCS POUR ACCEDER A PLUS DE LIBERTE

La solution est en vous!

Au plus profond de chacun de nous se trouve un grand désir de liberté. Le plus grand obstacle à la réalisation de ce désir est notre résistance au changement.

Changer, c’est mourir à quelque chose. Parce que c’est perçu comme un danger, ça fait lever des résistances à l’intérieur.

Il est possible d’instaurer des changements. Voici 5 trucs pour être plus fort que vos résistances et oser vivre libre!

1. Quand le changement vous est imposé de l’extérieur

Vous avez perdu votre emploi, votre partenaire de vie ou d’affaires vous quitte, les taux d’intérêt montent… peu importe la situation, lorsque le changement vient de l’extérieur, la première réaction est souvent la résistance.

Un truc: Jouez au détective. Cherchez le cadeau! Dans toute épreuve se cache une opportunité de changement salutaire pour vous.

2. Quand vous ne savez pas comment faire

C’est normal! Le nouveau, c’est de l’inconnu. C’est ce qui met du piquant dans la vie. Vous apprenez en faisant!

Un truc: Imaginez que vous êtes un entrepreneur en construction. Vous avez un projet à réaliser. Rassemblez votre matériel. Trouvez vos aides. Commencez à construire. Au début, ça ne ressemble à rien. À mesure que votre projet prend forme, vous vous réjouissez et vous êtes motivé pour continuer.

3. Quand vous vous sentez prisonnier de vos vieilles habitudes

Tout le monde aime le confort et la sécurité. On est tellement bien dans nos vieilles pantoufles !

Un truc : Faites pencher la balance du bon côté. Identifiez vos gains à changer et vos avantages à ne pas changer. Dans une balance imaginaire, empilez les gains du changement jusqu’à ce que vous sentiez qu’ils pèsent plus lourd que les avantages que vous avez à ne rien bouger.

4. Quand vous n’avez pas confiance en vous

Avez-vous tendance à laisser vos anciennes limites personnelles vous décourager? Construisez le nouveau « vous ». Là où d’autres ont réussi, vous pouvez réussir aussi.

Un truc : Visualisez le film de votre vie dans 10 ans si vous n’avez pas fait le changement que vous désirez. Qui n’avance pas recule! Prenez votre courage à deux mains et faites un premier pas. Relevez un, puis deux, puis trois défis par jour. Trouvez un partenaire et encouragez-vous mutuellement.

La confiance, c’est le résultat de l’action alignée sur une vision.

5. Quand vous manquez d’énergie, de motivation

Souvent, les causes de ce manque sont l’inaction et la tendance à l’impatience et à la négativité.

Un truc : célébrez maintenant! N’attendez pas le résultat ultime. Imaginez le meilleur résultat possible. Visez ce résultat puis détachez-vous-en. Par exemple, voyez votre sourire triomphant parce que vous êtes libre de dettes ou que vous avez démarré et rentabilisé votre petite entreprise ou que vous portez ces beaux vêtements seyants maintenant que vous avez atteint votre poids idéal.

Puis, oubliez ce résultat. Appréciez vos petits progrès. Célébrez-les. Cela vous donnera un regain d’énergie et de motivation pour continuer.

Allez-y! Vous en êtes capable!

Bon processus de changement!

Quand l’open-space change de style

Bruyants, intrusifs, froids… Les bureaux ouverts sont loin de faire l’unanimité au sein des entreprises. Un nouveau concept pourrait bien leur donner un second souffle.

g (Quadrilatère)

Bruyant, intrusif, froid… L’open-space catalyse souvent les mécontentements concernant la qualité de vie au travail. Selon une enquête Actineo/CSA de 2014 , seulement 67% des Français disposant d’un bureau « paysager » seraient ainsi satisfaits de leur espace de travail, contre 88% de ceux occupant un bureau individuel.

Pour autant, pas question pour Jérôme Malet – président de la société Quadrilatère spécialisée dans l’agencement d’espaces professionnels – de renoncer aux espaces ouverts, favorisant une meilleure circulation de l’information et un aplanissement des structures hiérarchiques.

Aux contradictions de l’open-space, l’agence répond par le concept du « multi-space »: un environnement toujours ouvert mais au sein duquel se distinguent de multiples espaces de travail.

Pas de révolution ici mais des évolutions simples et concrètes permettant de repenser l’aménagement de nos bureaux afin de donner un nouveau souffle à l’open-space.

  •          Des espaces fonctionnels pour lutter contre le bruit

En tête de la liste des doléances à l’encontre des bureaux ouverts: les nuisances sonores. Comment parvenir à se concentrer dans un espace où votre voisin de droite passe dix appels par heure, celui de gauche grignote sans cesse bruyamment et celui d’en face débat constamment à voix haute avec tous les collaborateurs ?

L’attention que portent les employés à leur travail est un enjeu majeur pour la productivité des entreprises et ce d’autant plus que la génération Y – qui représentera d’ici 10 ans 75% de la population active – semble plus sensible aux distractions du fait de sa tendance à « zapper » entre les différentes activités (selon une étude publiée en 2009 par l’Université de Stanford).

Pour mettre un terme à cette confusion, Quadrilatère préconise un aménagement plus fonctionnel. La taille du bureau individuel est légèrement réduite au profit d’une myriade d’espaces dédiés à des activités bien précises. Dans les nouveaux locaux français de la multinationale Mondelez, inaugurés par l’agence en août dernier, des activités comme se réunir, boire un café, se détendre, écouter de la musique ou encore lire un rapport au calme, se réalisent toutes dans des espaces dédiés, isolés les uns des autres. « Nos collaborateurs peuvent désormais choisir l’espace de travail qui sera le plus adapté à leur activité du moment, pour un meilleur confort de travail », se félicite Camille Bouchard, responsable de la qualité de vie au travail au siège de l’entreprise.

L’agence Quadrilatère a également fait le choix d’augmenter considérablement le nombre de « salles » de réunion. « Ces espaces ont été multipliés par trois par rapport à nos anciens locaux », explique Paul Choppin de Janvry, directeur de la communication de l’entreprise d’e-commerce Groupon, qui expérimente ce nouvel aménagement depuis juin.

  •          Une diversification des pôles d’activité pour mettre un terme à l’immobilité

« C’est simple, l’open-space traditionnel s’organise autours de deux espaces: le bureau individuel et la salle de réunion. En dehors des va-et-vient entre ces deux lieux, les employés ne se déplacent presque pas », note Jérôme Malet, pour qui le modèle actuel de l’open-space manque de dynamisme

Multiplier les espaces de travail est ainsi un moyen de rompre avec cette bipolarité, pour favoriser les interactions. « Il nous a semblé que l’évolution de nos modes de travail ne se satisfaisait plus d’un open-space traditionnel. Les activités des collaborateurs évoluent au cours de la journée et il n’était plus possible de mener à bien toutes ces activités en restant à son poste de travail », se remémore Camille Bouchard.

Second point fort, les employés ne restent plus statiques devant leur poste pendant des durées trop prolongées, ce qui agit favorablement sur leur performance.

Divers aménagements ont même été pensés afin de faire varier le plus possible la posture des employés dans les salles de réunion. Chez Groupon, on peut par exemple choisir de se retrouver dans une salle « debout », pour une réunion rapide, durant laquelle les collaborateurs pourront être amenés à se déplacer; ou dans une salle « allongé » équipée de quelques fat boy, sorte de gros coussins permettant de s’étendre pour débattre plus confortablement.

  •          Un espace rationalisé mais pas déshumanisé

Pas de jusqu’au-boutisme cependant dans cette logique de mobilité. Chaque employé peut conserver un bureau personnel et s’isoler s’il le souhaite. « Tout le monde a besoin de garder un espace familier; d’arriver le matin et de retrouver son bureau, son fauteuil, sa tâche de café déposée la veille… Il ne faut pas déshumaniser l’espace de travail », explique Jérôme Malet.

Dans les nouveaux bureaux de la jeune entreprise du net, des chaises hautes de bar ont par ailleurs été installées le long du mur, où est fixé une table pour les employés souhaitant passer un coup de fil à l’écart ou tout simplement avoir un peu plus d’intimité.

Cette personnalisation de l’espace de travail est également de mise à l’échelle de l’entreprise. L’open-space doit aujourd’hui mieux s’adapter aux valeurs de l’entreprise et à ses propres besoins. »Beaucoup de nos employés étaient très frileux à l’idée de quitter le centre de Paris pour se retrouver à la Défense. Nous avons une équipe très jeune [28 ans en moyenne] au fonctionnement assez souple et l’image du quartier d’affaires broyeur de cadre ne collait pas vraiment avec celle de Groupon », se remémore Paul Choppin de Janvry. »Nous voulions des bureaux qui s’adaptent à Groupon, pas l’inverse ».

Dès son hall d’entrée flambant neuf, au 15ème étage de la tour CB21 de la Défense, la start-up annonce la couleur: deux grands baby-foots se dévoilent au visiteur. « Nous voulions susciter une véritable adhésion chez nos collaborateurs pour les nouveaux locaux…et ça a marché ! Les employés des autres bureaux de la tour s’arrêtent même chez nous pour visiter ! »s’exclame Paul Choppin de Janvry.

Plan d’actions des professionnels pour réussir la transmission d’une entreprise

Plan d'actions des professionnels pour réussir la transmission d'une entreprise

Lorsqu’on crée une entreprise si on veut que ca marche on ne fonce pas tête baissée : on étudie son marché et notamment on analyse le comportement des clients potentiels, on définit de manière rationnelle une politique de prix, le mode de commercialisation, le mode de communication, bref on a un plan d’action pour prendre une part de marché.

Lorsque l’on développe ensuite son entreprise, on met en place une stratégie pour développer de nouveaux produits de nouveaux services, on structure son entreprise pour l’adapter à son marché et pour prendre de nouvelles parts de marché, on a des plans d’actions pour mettre en application ses stratégies.

Curieusement pour transmettre une entreprise, les chefs d’entreprise souvent se relâchent et considèrent qu’un plan d’actions pour réussir la transmission de son entreprise n’est pas nécessaire.

Il m’a fallu plus de 20 ans d’expérience pour arriver à mettre en place une méthode simple, prouvée et efficace qui permette d’avoir un excellent taux de réussite sur un projet de transmission d’entreprises.

Ce n’est pas une méthode compliquée si on la connait et on l’applique.

La méthode que j’ai mise au point pour pour réussir la transmission de son entreprise, je l’ai appelé la méthode des 7P.

Il s’agit d’un véritable canevas à suivre en 7 étapes.

Nous allons voir dans un instant qu’en suivant de manière rigoureuse cette méthode, vous allez transmettre rapidement et aux meilleures conditions votre entreprise.

J’ai affiné cette méthode des 7P pour la rendre la plus simple possible au fil de mes réussites mais surtout de mes échecs qui m’ont permis de comprendre ce que marche et ce qui ne marche pas.

Au fil de mes expériences, j’ai créé un véritable canevas, un plan d’action en 7 étapes pour réussir la transmission d’une PME.

Suivez-les et votre transmission se passera sans soucis.

Allez on y va, c’est parti voyons ensemble qu’elles sont ces 7 étapes que vous devez suivre.

1°) La Prise de décision

Avant de vous lancer dans le processus de transmission, il est nécessaire de vous arrêter un moment pour vous poser les bonnes questions.

Au fil des années, j’ai remarqué les transmissions qui se passaient le mieux étaient des transmissions pour lesquelles le chef d’entreprise avait clairement défini la motivation de son projet ainsi que lesobjectifs à atteindre.

C’est donc la question du Pourquoi. Avant de savoir Comment on va transmettre, encore faut-il savoir pourquoi !

Cela peut paraitre étonnant mais je suis surpris du nombre de mes clients qui me demandent de les accompagner sans avoir décidé ce qu’ils vont faire après leur départ de l’entreprise.

Ne pas avoir de motivation précise pour son projet et ne pas avoir d’objectifs après l’opération sont des causes d’échecs majeurs : les repreneurs d’une part ne comprennent pas les cédants qui vendent sans savoir ce qu’ils vont faire ensuite et surtout vous risquez de changer d’avis avant d’arriver au closing en vous disant finalement que vous n’êtes pas prêt et que vous préférer garder votre entreprise et pour transmettre plus tard.

Mais comment répondre à cette question du pourquoi ?

Pour y répondre, vous devez avoir une réflexion double :

  • D’une part sur votre entreprise
  • Et d’autre part sur vous-même !!

L’un ne va pas sans l’autre dans une transmission d’entreprise. Votre vie et celle de votre PME sont interdépendantes et si vous touchez à l’une de ces vies vous touchez à l’autre.

Les 2 questions prioritaires que vous devez vous poser sont :

  • Suis-je prêt à quitter définitivement mon entreprise ?
  • Mon entreprise est-elle prête à ce que je la quitte pour passer le relais ?

Si la réponse est Non pour l’une de ces questions vous ne pouvez pas passer à l’étape 2.

La première question concerne votre motivation.

Si vous n’avez pas un objectif précis et donc une motivation profonde, n’enclenchez pas le processus.

Vous devez savoir pourquoi vous voulez quitter définitivement votre entreprise et surtout pour faire quoi.

Pour bien répondre à cette question vous devez analyser l’impact de votre décision sur votre vie personnelle, vie familiale, vie sociale mais aussi vos revenus actuels et futurs.

La deuxième question concerne votre PME : sa structure, son organisation, son management, sa gestion sont-ils bien adaptés à une transmission d’entreprise ?

J’ai toujours pensé que pour vendre une entreprise sous son meilleur jour, il y a des fenêtres de tir à respecter.

Idéalement votre entreprise doit être transmise peu avant que vos produits aient atteint leur stade de maturité. Avant c’est trop tôt et après c’est trop tard, le repreneur ne voudra pas surpayer une entreprise qui distribue des produits en perte de vitesse.

Mais la maturité d’un produit n’est pas suffisante pour connaitre la fenêtre de tir.

D’autres indicateurs rentrent en ligne de compte comme :

  • Le management : avez-vous organisé des délégations de responsabilité auprès de vos collaborateurs ? Si non faites le afin que le repreneur n’ai pas l’impression que lorsque vous partez le château s’écroule comme un jeu de carte.
  • Un autre indicateur : La gestion : je sais bien que l’informatique n’est pas la tasse de thé de tous les chefs d’entreprise. Mais en matière de transmission d’entreprise, c’est un mal nécessaire ! Vous allez gagner un temps précieux dans la préparation de l’opération mais aussi dans la période de transition avec le repreneur si vous disposez d’un bon outil informatique pour gérer vos clients, vos fournisseurs, vos produits, vos employés. C’est souvent un argument dans les négociations et un bonus sur la valeur de votre entreprise
  • Je vois un 3e indicateur : la structure de l’entreprise : si vous êtes en raison individuelle passez en société d’autant que la facture fiscale en sera allégée, si vous avez de l’immobilier sur l’entreprise étudiez la possibilité de le sortir surtout si vous envisagez de le garder.

Bon nous venons de voir dans cette 1ère partie du plan d’actions que la Prise de décision de transmission n’est pas une question anodine et que biffer cette étape est un facteur d’échec de l’opération.

Alors, s’il vous plait, ne sous estimez pas l’importance de cette première étape si vous ne voulez pas louper la seconde étape, la Présentation que nous allons voir maintenant.

2°) La Présentation

Nous venons de voir Oh combien il est important de savoir prendre la décision de transmettre.

Dans un instant je vais vous expliquer comment présenter votre entreprise à des repreneurs.

Une fois que vous avez pris votre décision, il n’est pas encore temps de rechercher un repreneur.

A ce stade vous devez travailler la présentation de votre produit, sans doute le produit le plus important que vous n’ayez jamais vendu dans toute votre vie, votre entreprise.

Vous devez faire en sorte de présenter votre entreprise sous son meilleur jour afin d’attirer un maximum de repreneurs et recevoir de leur part des propositions aux meilleures conditions.

Alors comment présenter votre société sous son meilleur jour ?

Je suis régulièrement surpris de voir des chefs d’entreprise qui se mettent en recherche de repreneurs sans bien connaître les forces et faiblesses de leur entreprise mais aussi la valeur de leur entreprise.

Parfois ils n’ont pas même préparé un dossier à remettre aux repreneurs potentiels.

C’est tout de même étonnant de constater que pour les produits ou services qu’ils ont vendu au cours de leur vie professionnelle, ils connaissaient parfaitement les qualités et défauts de ses produits ou services, savaient justifier de la valeur de ses produits et du prix de vente auprès de leurs clients à qui ils remettaient des documents commerciaux de qualité.

Mais le jour où ils vendent la chose la plus importante de leur vie, ils oublient tous ces bons principes et foncent tête baissée dans la recherche d’un acquéreur.

Et là les problèmes s’accumulent :

Ne connaissant pas les forces et faiblesses de l’entreprise, ils ne sont pas en mesure d’argumenter sur les points positifs de l’entreprise qui justifient une valeur élevée ou ils sont pris au dépourvu par les observations parfois assassines des repreneurs sur les faiblesses de l’entreprise.

De même ils n’ont pas réfléchi à la justification technique de la valeur de leur entreprise et devant un repreneur ils ne savent pas développer une argumentation rationnelle sur le prix qu’ils demandent.

Ou encore, ne disposant de dossier de présentation, ils remettent de manière désordonnée et sans explication des documents sur l’entreprise à des repreneurs qui parfois transmettent leurs documents internes à des tierces-personnes sans les en informer.

Alors pour bien présenter votre entreprise, vous devez au minimum effectuer 3 choses :

  • Tout d’abord, un diagnostic complet de votre société afin d’identifier ses forces, ses opportunités de développement mais aussi ses faiblesses et ses menaces pour le futur.
  • Ensuite, une valorisation de votre entreprise prenant en compte les principales méthodes reconnues par les professionnels au niveau international afin de ne pas limiter votre zone d’investigation à un seul pays et être en mesure d’avancer aux repreneurs une argumentation technique sur le prix qui tienne la route.
  • Enfin, un dossier de présentation à remettre aux repreneurs reprenant l’environnement géographique de l’entreprise, son environnement économique, l’historique de l’entreprise, son marché, ses produits et/ou services, ses clients, ses fournisseurs, ses concurrents, son personnel, ses données financières, son juridique, sa propriété industrielle et intellectuelle,…

Sans disposer à minima de ces 3 éléments, vous passerez pour un amateur auprès des repreneurs et vous n’allez pas attirer des repreneurs sérieux.

Alors passez le temps qu’il faut pour bien réaliser ou faire réaliser cette étape.

Si vous ne savez pas présenter votre entreprise, comment assurer une bonne promotion de votre entreprise, comment et sur quoi communiquer sans outils sans matière et sans stratégie ?

Et c’est justement ce que nous allons voir sur le 3e P : la promotion de l’entreprise

3°) Promotion

A ce stade vous avez pris votre décision en fixant des objectifs clairs, vous avez mis en valeur au maximum votre entreprise pour la présenter sous son meilleur jour et maintenant vous devez la mettre sur le marché.

Nous sommes arrivés à l’étape de Promotion de votre entreprise.

Alors comment réaliser une bonne promotion de votre entreprise qui permette d’attirer rapidement une avalanche de repreneurs ?

Pour mettre en place une bonne promotion vous devez au préalable connaître votre ou vos cibles.

Que type de repreneurs souhaitez-vous cibler ?

La question est loin d’être anodine car suivant le type de repreneurs que vous ciblez vous devrez mettre en place une promotion adaptée.

Vous ne pouvez pas avoir la même promotion si vous ciblez des investisseurs financiers, des sociétés en phase d’acquisition ou des repreneurs personnes physiques.

Et même pour les personnes physiques, l’approche est différente si vous ciblez des salariés, des concurrents, des personnes de votre entourage.

Pour comprendre comment mettre en place une Communication adaptée à vos cibles vous devez vous mettre à la place de vos cibles !

Les intentions de chacune sont très différentes :

  • Les financiers cherchent à rentabiliser leur investissement rapidement avec un objectif de croissance des bénéfices
  • Les sociétés en croissance externe peuvent viser l’acquisition de nouveaux marchés, de nouveaux produits, les économies d’échelle, la diversification géographique
  • Les salariés recherchent à la fois à conserver leur emploi et se créer un patrimoine professionnel
  • Les repreneurs personnes physiques ont souvent un besoin de réalisation professionnelle et sociale.

Mais une fois que vous prenez conscience qu’il faut prendre en compte les véritables intentions et objectifs des repreneurs, un autre souci apparait : le fameux respect de la confidentialité.

Et là souvent c’est sujet ultra délicat parce que vous allez vous rendre compte que Promotion de votre entreprise et Confidentialité sont en opposition.

Plus vous faites la promotion de votre entreprise et moins la confidentialité est assurée.

Alors vous pourriez-vous vous dire, pour aller vite et trouver rapidement un repreneur, je vais en parler à tous mes contacts, salariés, fournisseurs, clients, je vais passer une annonce sur les journaux spécialisés et sur les sites internets.

C’est une option que je ne recommande jamais sauf cas extrême. Sur plus de 400 opérations, je n’ai appliqué cette méthode qu’à moins de 10 occasions : décès du dirigeant, maladie ou accident du dirigeant. En dehors de ces cas, cette méthode doit être exclue.

Alors comment trouver un équilibre entre Promotion de votre entreprise et confidentialité ?

Et bien c’est sans doute à ce stade qu’une personne intermédiaire peut jouer son rôle qu’il s’agisse d’un conseiller spécialisé, d’un comptable, d’un avocat, d’une chambre de commerce ou d’une association professionnelle. Toutes ces personnes ou institutions peuvent jouer un rôle de filtre et éviter que le nom de votre entreprise soit découvert trop rapidement.

A minima cet intermédiaire va vous servir de boite aux lettres et vous effectuez ensuite la sélection des repreneurs en prenant le soin de ne pas contacter en direct les repreneurs que vous connaissez.

 Si vous êtes en 1ère ligne dans votre communication, impossible de garder longtemps confidentiel votre projet. Même en prenant toutes les précautions et en faisant signer un engagement de confidentialité, les repreneurs vont savoir immédiatement qui vous êtes et donc connaitre le nom de votre entreprise.

Et ce qui dommageable dans cette situation c’est que très rapidement vos concurrents et vos employés vont être informés de votre projet.

Donc en résumé pour faire une bonne promotion de votre entreprise, vous devez :

  • Cibler le type de repreneurs que vous souhaitez pour votre entreprise
  • Etudier les objectifs et intentions de votre cible de repreneurs
  • Mettez en place une stratégie de promotion adaptée à la confidentialité de l’opération et aux objectifs de votre cibe.
  • Utilisez une personne ou une institution qui filtre les candidatures

Cette étape cruciale de la préparation vous permettra en phase opérationnelle d’obtenir un panel de repreneurs de haute qualité.

Et c’est justement l’étape suivante que nous allons aborder dans le 4e P.

4°) Panel de repreneurs

Nous avons vu dans les 3 premières étapes combien la préparation de l’opération est importante et vous devez y consacrer le temps nécessaire afin que la phase opérationnelle se passe dans les meilleures conditions et dans les délais les plus brefs pour trouver le bon repreneur.

Donc maintenant nous voici enfin en phase opérationnelle de sélection des repreneurs.

Avec la bonne préparation que vous avez effectuée ainsi que la stratégie de promotion affutée que vous avez mise en place, vous devez recevoir des candidatures de qualité.

Si ce n’est pas le cas vous devez revenir en arrière dans le processus car à un moment ou un autre, vous avez dû manquer une étape ou ne pas la traiter sérieusement.

Dans un précédent article, je vous ai expliqué que ce qui est important ce n’est pas le nombre de repreneurs mais la qualité des repreneurs.

Quelque soit votre cible de repreneurs, vous devez rester sélectif.

Pour être sélectif, vous devez disposer d’une véritable méthode de tri.

En 1er lieu, vous devez veiller à ce que les candidats sélectionnés correspondent bien à votre ciblage.

Si vous avez décidé de cibler des sociétés en phase d’acquisition, pourquoi engager des discussions avec des repreneurs personnes physiques ou des financiers ? c’est une perte de temps.

Apprenez à économiser votre temps et votre énergie en vous imposant une stricte discipline et en la faisant respecter par vos repreneurs.

Pour être efficace, je vais vous livrer le Plan d’actions des professionnels pour réussir la transmission d’une PME, qui me permet mais aussi à mes clients de passer le moins de temps possible sur cette phase de la sélection des repreneurs.

Alors comment je procède ?

Lorsqu’un repreneur me contacte, je lui demande 3 choses :

  • la signature d’un engagement de confidentialité,
  • une présentation de lui-même ou de la structure qu’il représente et troisièmement
  • ses capacités financières en termes de disponibilités et d’actifs.

Tant qu’il ne vous a pas transmis ses 3 éléments inutiles de lui remettre la moindre information et encore moins des documents.

Vous ne devez jamais transiger sur ce point préalable et si de toutes évidences le repreneur potentiel ne dispose pas des capacités financières suffisantes ou des qualités professionnelles pour gérer votre entreprise, ne remettez aucune information et stoppez les discussions !!

Si votre repreneur passe la rampe, vous devez le passer ensuite au grill au 1er entretien.

Rappelez-vous d’une chose, c’est à la lui de vous séduire et non l’inverse.

Laissez le venir et ne survendez pas votre entreprise, il ne faut pas vous mettre en situation de demandeur à l’égard du repreneur ce qui vous pénaliserait pour les négociations.

Votre objectif doit être de sélectionner 4 à 5 repreneurs qui répondent à votre cahier des charges avec lesquels vous allez ensuite engager des pourparlers.

Et c’est justement ce que nous allons voir maintenant dans le 5e P, les Pourparlers.

5°) Pourparlers

Vous disposez à ce stade d’un panel de repreneurs de qualité avec lequel vous allez engager des discussions.

Ce stade est l’un des plus délicats du plan d’actions des professionnels pour réussir la transmission d’une entreprise et va révéler vos qualités de négociateur.

Certains chefs d’entreprise sont très à l’aise lors de cette phase mais beaucoup ne le sont car soit ce n’est pas dans leur nature de vendre un produit et encore moins une entreprise, soit le côté émotionnel prend le dessus et ils manquent de recul et de rationalité dans leurs négociations.

Dans un 1er temps, il est important de mettre en place une stratégie.

Vous ne pouvez discuter de même manière avec des financiers, qu’avec des repreneurs personnes physiques ou des sociétés en croissance externe, chacun a à des objectifs différents et vous devez les prendre en compte dans votre stratégie de négociation et votre argumentaire.

Dans une prochain article, je développerai avec vous les aspects spécifiques de négociation à développer pour chaque catégorie de repreneurs.

Retenez que l’une des règles de la négociation est de se mettre à la place de la personne avec qui vous négociez : si son objectif est de viser une forte rentabilité à court terme, présentez une stratégie de développement agressive sur votre marché, si son objectif est de faire des économies d’échelle en faisant l’acquisition de votre entreprise, expliquez lui tous les postes qu’il peut supprimer dans votre entreprise, ainsi de suite.

N’oubliez pas votre objectif à ce stade : obtenir des lettres d’intention.

Sur ce point, c’est à vous d’imposer un rythme aux repreneurs.

Indiquez à chaque repreneur que vous avez d’autres discussions en cours.

N’accordez jamais à ce stade une exclusivité juridique ou factuelle. Faites jouer la concurrence.

Il est important que les repreneurs soient soumis à une légère pression afin qu’ils vous adressent rapidement des lettres d’intention qui tiennent la route.

Alors que doit-on contenir une lettre d’intention qui tient la route ?

Il ne s’agit pas de recevoir une lettre qui fasse 10 pages. Souvent sur 1 ou 2 pages, on peut dire l’essentiel.

Dans cette lettre vous devez à minima trouver des mentions sur le prix ou la fourchette de prix proposé, l’objet de l’acquisition (quels actifs sont acquis et s’il s’agit d’actions, le pourcentage et le nombre), le calendrier de reprise, les modalités de la période de transition, les garanties demandées dans les grandes lignes.

Il ne s’agit pas d’une promesse d’achat et encore moins d’une proposition de contrat de vente.

Il s’agit d’un 1er document juridique de référence qui va vous permettre de choisir le repreneur avec lequel vous allez engager des discussions.

C’est en effet sur la base des lettres d’intention reçues que vous allez véritablement réaliser la 2esélection de repreneurs.

Plusieurs situations peuvent se présenter :

  • Soit aucun des repreneurs ne vous formule une proposition intéressante
  • Soit 1 seul vous formule une proposition intéressante
  • Soit plusieurs vous formulent une solution intéressante

Dans le 1er cas, en l’absence de proposition intéressante, vous devez vous interrogez sur votre Présentation, vous vous rappelez le 2e P après la prise de décision. Il est probable que votre présentation doit être revue, soit parce que vous avez sous-estimé certaines faiblesses de votre entreprise, soit parce que vous avez survalorisé votre entreprise.

Dans le second cas, vous pouvez passer en phase de négociation avec l’heureux élu.

Dans le troisième cas, la meilleure stratégie est d’engager en parallèle les négociations avec les repreneurs en excluant toute exclusivité. C’est évidemment plus délicat et compliqué mais à proposition de qualité équivalente vous êtes en position de force et vous pouvez réaliser un appel d’offre.

Que vous engagiez des négociations avec un ou plusieurs repreneurs, vous devez en tant que vendeur avoir un objectif prioritaire, celui de négocier un plan financier qui réponde parfaitement à vos attentes.

Et c’est justement ce que nous allons voir dans ce 6e P, le Plan Financier

6°) Plan financier

En phase de négociation et de plan financier, chaque partie va faire valoir ses prétentions. C’est une étape importante dulan d’actions des professionnels pour réussir la transmission d’une entreprise.

Du côté du repreneur, il s’agit de sécuriser au maximum son investissement et de tenter d’obtenir un maximum de garanties.

Pour évacuer au maximum les questions de garanties, je vous conseille de jouer la transparence totale sur les audits. Ne cachez rien surtout !

En effet, sur la base des conclusions des audits constatant l’absence de risques dans votre gestion, vous vous trouverez en position de force pour demander au repreneur de réduire le niveau des garanties demandées.

Par ailleurs tous les risques déclarés par le cédant ne peuvent ensuite servir de fondement à une mise en jeu de la garantie de passif par le repreneur.

Nous venons de voir dans quel état d’esprit se trouve le repreneur au stade des négociations et il important de se mettre sa place pour le rassurer sur les réponses que vous lui apportez sur les aspects faiblesses, menaces et risques pesant sur votre entreprise.

De votre côté, vos prétentions sont très orientées sur la sécurisation de l’opération sur le plan financier.

Vous avez besoin de vous assurer que le prix est clairement défini.

Vous devez notamment veiller à bien vérifier le prix lorsqu’il est déterminable et non encore déterminé. C’est notamment le cas lorsque le prix est calculé sur des résultats futurs.

Vous devez aussi vous assurer que les modalités de paiement du prix sont clairement définies. Un prix peut être payé en argent sonnant et trébuchant mais aussi de très nombreuses autres manières : en titres, en actions, en compensation de créances, par la prise en charge de passif ou de dettes que vous avez.

De même, le prix peut être payé totalement à la signature, tout comme il peut être payé sur la durée avec un échelonnement dans le temps et/ou en plus avec une indexation sur les résultats de l’entreprise.

Vous devez dans cette situation vérifier que le repreneur vous apporte des garanties suffisantes afin d’être certain que toutes les échéances seront bien payées.

Lorsque vous mettez en place un crédit vendeur, vous devez être particulièrement vigilant car c’est vous qui jouez le rôle du banquier.

Je déconseille d’ailleurs que ce crédit vendeur soit une part importante du prix.

Un crédit vendeur doit à mon avis se limiter à une faible part du prix et servir à sécuriser le plan financier à l’égard du banquier qui finance en grande partie l’opération.

N’hésitez pas ce stade à vous faire conseiller par un spécialiste financier qui va savoir négocier les modalités d’un plan financier sécurisant pour vous.

Certains plans sont en effet très complexes avec beaucoup de conditions juridiques, de modalités, des clauses de révision du prix avec des formules de calcul souvent compliquées.

Cette étape de définition du plan financier est crucial si vous souhaitez finaliser en beauté la transaction et c’est justement ce que nous allons voir dans un instant avec  le dernier point de notre plan d’action : les Protocoles

7°) Protocoles

Souvent j’ai remarqué que mes clients étaient pressés d’en finir à ce stade et se voyaient déjà parti de l’entreprise.

Erreur parfois fatale car à ce stade l’accord obtenu lors des négociations n’a pas encore retranscrit sur un document et il arrive souvent que des désaccords apparaissent à ce stade suite à des malentendus nés pendant les négociations.

Alors première règle pour éviter que l’opération tourne au vinaigre.

Laissez le repreneur vous adresser des projets de documentation juridique et vous y répondez.

En général on parle de documentation juridique car il n’y a pas qu’un seul acte, il y a bien sûr le protocole qui peut avoir diverses formes, une garantie d’actif et passif ainsi que des annexes notamment souvent une convention d’accompagnement au titre de la période de transition.

Période de transition pourquoi vous allez me dire ?

Si vous espérez quitter votre entreprise le jour de la signature de l’acte de vente et bien il faut que vous oubliez c’est peine perdue !!

Le repreneur va vous demander de rester pendant une période allant de quelques semaines jusqu’à plusieurs années pour des cessions progressives qui nécessitent votre présence.

Alors veillez bien à ce que la convention d’accompagnement quelque soit sa forme précise clairement la durée de l’accompagnement, votre rôle pendant cette période et enfin votre rémunération.

Si vous oubliez d’évoquer ces points avec le repreneur, pour lui l’accompagnement est gratuit !!!

L’acte de vente en général ne présente pas trop de difficultés sauf si le prix fait l’objet de clause de révision, de complément ou d’un paiement échelonné.

Nous l’avons vu précédemment vous devez veiller aux garanties de paiement du prix. Si vous oubliez ces garanties, vous vendez sans filet votre entreprise et vous risquez de perdre gros.

Alors idéalement faites-vous entourer à ce stade pour éviter de vous faire avoir avec un repreneur peu scrupuleux qui vous cherchera à la moindre occasion à essayer de récupérer du prix qu’il vous a versé ou pire à ne pas vous verser le prix dans le cas de révision de prix ou de compléments de prix.

Maintenant vous savez pourquoi la transmission de votre entreprise nécessite de respecter une un plan d’action rigoureux.

Vous êtes libre bien entendu de ne pas respecter le Plan d’actions des professionnels pour réussir la transmission d’une entreprise mais j’aimerai vous dire quelque chose qui me semble important.

Après plus de 400 opérations d’accompagnement réussies en 20 ans, j’ai réussi à mettre au point ce plan d’action qui peut être appliquée à tout type d’entreprises quelque soit le secteur d’activité ou sa localisation.

Ce plan d’actions est issu de mon expérience et j’ai une remarqué une chose. Lorsque ce plan est respecté notamment dans les premières étapes, le processus se déroule normalement et vous pouvez réussir à transmettre facilement votre entreprise.

En revanche dès qu’une étape est oubliée ou est bâclée, j’ai remarqué que le taux d’échec augment de manière exponentielle.

Croyez bien que si je vous pouvais accompagner mes clients sans respecter tout ce processus je le reconnais un parfois un long, je n’hésiterais pas une seconde à le faire.

Mais la réalité c’est que le diable se niche dans les détails et au moindre écart de mon plan d’actions, vous n’échapperez pas à une sanction tôt ou tard.

Comme on a décidé de tout se dire, je vais vous dire le fond de ma pensée. Beaucoup de chefs d’entreprise ont les capacités et compétences professionnelles pour réussir une transmission d’entreprise.

Le problème est souvent double :

  • D’une part ils réalisent cette opération sans aucune méthodologie ni plan d’actions
  • D’autre part, ils sous-estiment l’aspect psychologique, l’aspect émotionnel de l’opération car il s’agit souvent pour eux d’un changement de vie considérable.

En suivant pas à pas mon plan d’actions, vous devriez réduire fortement l’aspect émotionnel surtout en passant le temps nécessaire sur les étapes 1 ou 2 afin d’être à l’aise sur votre présentation et vos objectifs avant d’entamer la recherche de repreneurs.

L’important est de bien démarrer et une fois que vous êtes prêt et que vous avez préparé votre entreprise, là il sera plus facile de trouver de très bons repreneurs et d’obtenir les meilleures conditions financières pour votre transmission.

Auteur : Fabrice LANGE CEO ACTORIA GROUP

Pour plus de précision , n’hésitez pas à prendre contact par l’intermédiaire des commentaires ci-dessous

COMMENT BÂTIR ET PRÉSERVER SON E-RÉPUTATION ?

A l’heure où les médias ne détiennent plus le monopole de l’information, il serait dangereux de penser qu’on arrive à bâtir, maîtriser et préserver sa réputation sans tenir compte d’Internet qui  accélère, modifie, invente, et déstabilise les acquis. Etre capable de préserver son e-réputation nécessite donc de modifier ses repères, faire preuve d’humilité, contrôler ses tribus et ses communautés, adapter ses messages, et redoubler de vigilance. Car, si bâtir une bonne réputation demande du temps et de l’investissement, son anéantissement  peut s’effectuer en quelques jours.
L’e-réputation est déterminée par la circulation sur le Web d’informations, d’échanges, d’avis, de commentaires, d’articles, de rumeurs qui forgent une opinion commune. L’identité d’une marque telle qu’elle est diffusée à ses différents publics par tous les moyens de médiatisation, ajoutée à la perception que les internautes en ont, créé l’e-réputation. Avec plusieurs milliards de contenus diffusés et partagés chaque jour rien que sur Facebook, la réputation d’une marque ou d’une enseigne échappe totalement à son contrôle.

Si le site de l’enseigne est le premier vecteur de la création de l’e-réputation, elle se forge aussi via son personnel interne, des articles publiés sur les sites de médias importants, les informations diffusées sur les blogs d’influence, les forums, les réseaux sociaux, les libres commentaires sur les sites communautaires, mais aussi via des plateformes de vidéo et photos.

Rester accessible évite le dénigrement 

La majeure partie des problèmes d’e-réputation vient du fait que l’enseigne ne donne pas la possibilité à un client mécontent d’entrer directement et rapidement en contact avec elle. Dépité et frustré, il se tourne alors vers des canaux simples d’accès tels que Twitter, des blogs ou des sites de consommateurs. Afin d’éviter ce genre de dérive, il fautafficher clairement toutes les informations de contacts et non pas un simple formulaire, et apporter rapidement des solutions au client insatisfait. Un portail Web de service client peut aider à fluidifier l’information.
Créer du contenu positif
Diffuser des messages qui inspirent la sympathie, valoriser les produits par des témoignages utilisateurs, donner la possibilité d’ajouter des avis, ou encore certifier les modes de paiement… autant de moyens servant à sensibiliser et fidéliser une communauté. En pratiquant une politique de marketing social, les consommateurs « heureux » prennent le pouvoir, défendent la marque, se diffusent entre eux les bons plans, les promotions, les nouveautés et donc contribuent à bâtir comme une trainée de poudre la e-réputation. Mais attention, dans ce cas, à ne pas perdre le contrôle de son image !
S’emparer du contenu négatif
Les clients mécontents redoublant d’imagination pour faire savoir à un plus grand nombre les problèmes rencontrés avec une marque, ou par pure volonté de nuire, n’hésitent pas à créer des blogs, voire même des sites structurés portant l’URL de l’enseigne suivi d’un terme de type « problèmes » : http://www.nomdelenseigne-problemes.com .

Acheter des noms de domaine négatifs permet de recenser en un clic la mauvaise réputation car au final vous offrez aux mécontents la possibilité de s’exprimer tout en maîtrisant les problématiques.

Plus simple, créez une page « Foire aux questions » ou « service clients » et engagez-vous à répondre aux critiques ou aux avis négatifs dans un délai raisonnable. Pour garder le client, un geste commercial peut montrer de la considération à son égard et faire basculer du négatif au positif.

Enfin, un démenti public contre une rumeur permet de retrouver une forme de crédibilité et d’afficher une grande transparence dans sa manière de fonctionner.
Pratiquer la technique de l’enfouissement 
Trop, c’est trop ! Si de nombreux commentaires négatifs apparaissent sur les premières pages de Google ou autre moteur de recherche lorsqu’on tape votre nom, il est vraiment temps de réagir ! Il faut alors pratiquer la technique dite « de l’enfouissement » qui consiste à créer du contenu positif pour faire baisser dans le référencement tous les liens négatifs. Il est en effet assez rare qu’un internaute dépasse la page 3 ou 4 lorsqu’il souhaite se renseigner sur une marque.

Une politique suivie de Relations Presse aide aussi à diffuser du contenu porteur, à crédibiliser l’offre, à redorer son blason et à nettoyer la toile.
Si la liberté d’expression permet de faire, défaire et refaire des réputations, il faut se dire que c’est une grande richesse. Alors pourquoi se contenter d’être simplement populaire alors qu’il est possible aujourd’hui de devenir influent.