Sept leçons apprises en matière de communications de crise

 

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La crise la mieux gérée est, dit-on, celle que l’on peut éviter. Mais il arrive que malgré tous nos efforts pour l’éviter, la crise frappe et souvent, très fort. Dans toute situation de crise, l’objectif premier est d’en sortir le plus rapidement possible, avec le moins de dommages possibles, sans compromettre le développement futur de l’organisation.

Voici sept leçons dont il faut s’inspirer en matière de communication de crise, sur laquelle on investit généralement 80% de nos efforts, et de notre budget, en de telles situations.

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(1) Le choix du porte-parole

Les médias voudront tout savoir. Mais il faudra aussi communiquer avec l’ensemble de nos clientèles internes et externes. Avoir un porte-parole crédible et bien formé est essentiel. On ne s’improvise pas porte-parole, on le devient. Surtout en situation de crise, alors que la tension est parfois extrême, l’organisation a besoin de quelqu’un de crédible et d’empathique à l’égard des victimes. Cette personne devra être en possession de tous ses moyens pour porter adéquatement son message et elle aura appris à éviter les pièges. Le choix de la plus haute autorité de l’organisation comme porte-parole en situation de crise n’est pas toujours une bonne idée. En crise, l’information dont vous disposez et sur laquelle vous baserez vos décisions sera changeante, contradictoire même, surtout au début. Risquer la crédibilité du chef de l’organisation dès le début de la crise peut être hasardeux. Comment le contredire ensuite sans nuire à son image et à la gestion de la crise elle-même ?

(2) S’excuser publiquement si l’on est en faute

S’excuser pour la crise que nous avons provoqué, tout au moins jusqu’à ce que notre responsabilité ait été officiellement dégagée, est une décision-clé de toute gestion de crise, surtout si notre responsabilité ne fait aucun doute. En de telles occasions, il ne faut pas tenter de défendre l’indéfendable. Ou pire, menacer nos adversaires de poursuites ou jouer les matamores avec les agences gouvernementales qui nous ont pris en défaut. On a pu constater les impacts négatifs de cette stratégie utilisée par la FTQ impliquée dans une histoire d’intimidation sur les chantiers de la Côte-Nord, à une certaine époque. Règle générale : mieux vaut s’excuser, être transparent et faire preuve de réserve et de retenue jusqu’à ce que la situation ait été clarifiée.

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(3) Être proactif

Dans un conflit comme dans une gestion de crise, le premier à parler évite de se laisser définir par ses adversaires, établit l’agenda et définit l’angle du message. On vous conseillera peut-être de ne pas parler aux journalistes. Je prétends pour ma part que si, légalement, vous n’êtes pas obligés de parler aux médias, eux, en contrepartie, pourront légalement parler de vous et ne se priveront pas d’aller voir même vos opposants pour s’alimenter.  En août 2008, la canadienne Maple Leaf, compagnie basée à Toronto, subissait la pire crise de son histoire suite au décès et à la maladie de plusieurs de ses clients. Lorsque le lien entre la listériose et Maple Leaf a été confirmé, cette dernière a été prompte à réagir autant dans ses communications et son attitude face aux médias que dans sa gestion de la crise. La compagnie a très rapidement retiré des tablettes des supermarchés les produits incriminés. Elle a lancé une opération majeure de nettoyage, qu’elle a d’ailleurs fait au grand jour, et elle a offert son support aux victimes. D’ailleurs, la gestion des victimes est généralement le point le plus sensible d’une gestion de crise réussie.

(4) Régler le problème et dire comment

Dès les débuts de la crise, Maple Leaf s’est mise immédiatement au service de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, offrant sa collaboration active et entière pour déterminer la cause du problème. Dans le même secteur alimentaire, tout le contraire de ce qu’XL Foods a fait quelques années plus tard. Chez Maple Leaf, tout de suite, des experts reconnus ont été affectés à la recherche de solutions. On pouvait reprocher à la compagnie d’être à la source du problème, mais certainement pas de se trainer les pieds en voulant le régler. Encore une fois, en situation de crise, camoufler sa faute ou refuser de voir publiquement la réalité en face est décidément une stratégie à reléguer aux oubliettes. Plusieurs années auparavant, Tylenol avait montré la voie en retirant rapidement ses médicaments des tablettes et en faisant la promotion d’une nouvelle méthode d’emballage qui est devenue une méthode de référence aujourd’hui.

(5) Employer le bon message

Il est essentiel d’utiliser le bon message, au bon moment, avec le bon messager, diffusé par le bon moyen. Les premiers messages surtout sont importants. Ils serviront à exprimer notre empathie, à confirmer les faits et les actions entreprises, à expliquer le processus d’intervention, à affirmer notre désir d’agir et à dire où se procurer de plus amples informations. Si la gestion des médias est névralgique, la gestion de l’information l’est tout autant. En situation de crise, on a souvent tendance à s’asseoir sur l’information et à ne la partager qu’à des cercles restreints, ou, au contraire, à inonder nos publics d’informations inutiles. Un juste milieu doit être trouvé entre ces deux stratégies sachant pertinemment que le message devra évoluer en même temps que la crise.

(6) Être conséquent et consistant

Même s’il évolue en fonction du stade de la crise, le message de base doit pourtant demeurer le même. Dans l’exemple de Maple Leaf évoqué plus haut, bien que de nouveaux éléments aient surgi au fur et à mesure de l’évolution de la crise, le message de base, à savoir la mise en œuvre de mesures visant à assurer la santé et la sécurité du public, a été constamment repris sur tous les tons. Ainsi, Maple Leaf s’est montrée à la fois consistante en respectant sa ligne de réaction initiale et conséquente, en restant en phase avec le développement de la situation.

(7) Être ouvert d’esprit

Dans toute situation de crise, une attitude d’ouverture s’avérera gagnante. Que ce soit avec les médias, les victimes, nos employés, nos partenaires ou les agences publiques de contrôle, un esprit obtus ne fera qu’envenimer la situation. D’autant plus qu’en situation de crise, ce n’est pas vraiment ce qui est arrivé qui compte mais bien ce que les gens pensent qui est arrivé. Il faut donc suivre l’actualité afin de pouvoir anticiper l’angle que choisiront les médias et s’y préparer en conséquence.

En conclusion

Dans une perspective de gestion de crise, il est essentiel de disposer d’un plan d’action au préalable, même s’il faut l’appliquer avec souplesse pour répondre à l’évolution de la situation. Lorsque la crise a éclaté, c’est le pire moment pour commencer à s’organiser. Il est essentiel d’établir une culture de gestion des risques et de gestion de crise dans l’organisation avant que la crise ne frappe. Comme le dit le vieux sage,  » pour être prêt, faut se préparer ! »

Par Richard Thibault

Et vous, avez-vous les qualités requises pour intégrer une startup ?

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Quelles sont les 10 qualités (officielles et officieuses) pour travailler en startup ? Si l’autonomie et la créativité sont des qualités on ne peux plus logiques dans le monde du travail, l’humour et la folie semblent, elles, ne pas pouvoir convenir à tous types d’entreprises.

Startup, c’est un peu le mot à la mode depuis quelques années. Utilisé dans n’importe quel contexte ou n’importe quelle situation pour définir toute jeune entreprise dont le projet estinnovant, ou non, celui-ci a envahi l’écosystème numérique français, allant même jusqu’à toucher les grands groupes qui commencent à l’utiliser pour faire valoir leur modernité.

Mais est-ce si simple de travailler en startup ? Tous les profils peuvent-ils convenir à ces jeunes pousses en croissance ? Quelles sont les qualités requises pour en intégrer une ? Cuponation, spécialiste du couponing en ligne, vient de dévoiler une infographie humoristique sur les qualités officielles et officieuses requises pour coller au mieux à ce que l’on appelle “l’esprit startup“.

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5 idées reçues sur le leadership à l’ère digitale

Le leadership, cette capacité à mobiliser les énergies autour d’une action commune, est le levier de la transformation digitale pour 4 décideurs sur 5, interrogés récemment par Deloitte.

Alors pourquoi si peu d’efforts sont déployés dans ce sens ? Voici une tentative d’explication sur le leadership digital pour mettre fin à 5 clichés :

1- Tout sera réglé quand les millenials seront aux commandes

Nous voilà donc sauvés. Il suffit d’attendre que les digital natives prennent le pouvoir pour que la transformation opère. Un shadow Comex composé de moins de 35 ans comme chez Accor va bien sûr dans le bon sens.

Mais certaines entreprises reviennent déjà de ce jeunisme exacerbé dans leur recrutement : le leadership digital est aussi une question de vision, de frugalité, de capacité d’engagement. Au cas où l’âge n’y serait pour rien, veillez à ne pas vous séparer trop vite de vos digital migrants.

2 – L’exemplarité du boss va entraîner le reste de l’entreprise

 

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Difficile d’aller à l’encontre de ce postulat, d’autant que le digital est avant tout «performatif»: il y a ceux qui en parlent et ceux qui le font.

L’exemplarité fait sens pour fertiliser l’entreprise. Un simple coup d’oeil sur les comptes Twitter de jeunes actifs ou de pré-adolescents peut encore faire rougir nos patrons du CAC 40. Mais la corrélation immédiate entre le leadership digital et le nombre de followers est encore largement à prouver.

La bonne distance et la capacité de réflexivité face aux outils numériques peuvent être un meilleur levier. Le succès du repreneur de la Camif, Emery Jacquillat s’explique en partie parce qu’il a su créer de l’envie plutôt que de la peur pour digitaliser l’entreprise.

3- Rester toujours connecté est un atout décisif

«La technologie est là pour améliorer votre vie, pas pour s’immiscer entre vous et votre vie» (Randi Zuckerberg). La surcharge cognitive des outils numériques affaiblit la concentration. Notre cabinet accompagne des CDO, des décideurs IT de moins de 30 ans au bord du burn-out. Au-delà de ces cas extrêmes, la pression de l’immédiateté et de l’infobésité brouillent les repères. Le «temps long» est indispensable à notre cerveau qui est loin d’être aussi doué pour le multi-tasking. Se déconnecter permet paradoxalement de mieux se reconnecter et gagner en sérénité.

4 – Grâce au Big Data, plus besoin de leadership : l’algorithme va prendre les commandes

La redistribution des rôles entre les machines et les talents s’accélèrent. S’agissant de volume de données, de variété, de vitesse d’analyse (…), la machine a déjà gagné. Mais la modélisation et l’algorithmie sont finalement assez peu challengées par nos décideurs. Les KPI et la data-visualisation font loi. Partager les techniques de data analyse favorisent le décloisonnement dans l’entreprise et mieux encore la permission marketing quand elles sont mises en co-construction avec les clients (cf. Le DataLab de la  Poste ou le projet MesInfos de la FING). Si la data entre les mains d’une poignée d’experts et de fabricants de logiciels «propriétaires» prend le pas sur la décision entrepreneuriale, attendez-vous à une dilution des responsabilités, voire un mauvais remake de minority report.

5 – La compétence et les méthodes agiles vont remplacer l’autorité

Un leadership fondé uniquement sur la compétence digitale est une prise de risque, tout simplement parce que son obsolescence est déjà programmée. Plus que des certifications ou des diplômes, l’interdisciplinarité, l’autodidaxie, et l’élasticité managériale permettent un recul indispensable face à la révolution numérique: il n’ y a pas de modèle préétabli face à l’accélération et les disruptions, mais plutôt une démarche et surtout un état d’esprit. La transformation est difficile voire impossible quand les méthodes ou l’expertise deviennent une finalité plutôt qu’un moyen.

Pour beaucoup encore, la performance et la posture «digitale» sont les clés de cette transformation : comment ne pas être fasciné par le leadership d’Elon Musk, le patron de Tesla et de Space X. Son niveau d’exigence lui permet de repousser les limites comme personne. Mais ses méthodes managériales interrogent. Du haut de ses 23 ans le chevalier blanc de la data, Paul Duhan est presque plus inspirant pour ses valeurs sur le bien commun et sa quête de sens. Pour lui, «l’algorithme ne fait pas tout» : quand vous êtes né du bon côté de la barrière, dans la bonne partie du monde, fait de bonnes études, vous avez en fait déjà gagné au loto. Alors pourquoi monter sa start-up ou digitaliser l’entreprise, si c’est juste pour gagner plus d’argent ?

Par Nathalie Schipounoff, cofondatrice du cabinet Le Leader Digital.Read more at

LEVER DES FONDS : POURQUOI ? COMMENT ​? COMBIEN ?

 

Pour réussir levée fonds, question d\'équilibre... préparation.

Pour réussir sa levée de fonds, tout est question d’équilibre… et de préparation.

La levée de fonds n’aura bientôt (presque) plus de secret pour vous grâce à cette introduction au sujet réalisée par Jérôme Masurel, CEO de l’incubateur 50 Partners.

Financer sa startup est un impératif pour un entrepreneur qui souhaite accélérer son développement. À lire les journaux spécialisés, c’est parfois même un succès en tant que tel. Mais attention, lever des fonds n’est pas une fin en soi, et le chemin jusqu’aux investisseurs est souvent long et difficile. Lever des fonds mérite une vraie réflexion et une solide préparation.

POURQUOI LEVER DES FONDS ?

L’objectif est de bénéficier de ressources financières supplémentaires pour accélérer un projet. Des investisseurs (Business Angels ou fonds d’investissement) amèneront des fonds sous forme d’augmentation de capital et recevront en échange une part du capital (5-10-20-30%). Ces investisseurs espèrent que la société soit revendue un jour à une valeur plus élevée, leur permettant de réaliser ainsi une plus-value.

Les principaux éléments qui constituent l’opération sont :
–       le montant levé,
–       le type d’investisseurs sollicités (individus, fonds de capital risque, etc)
–       la valorisation de la société (ou le nombre d’actions que l’entrepreneur accepte de céder en échange des fonds),
–       le pacte d’actionnaire (qui régit les relations des associés et les droits de chaque actionnaire).

Il est important de comprendre les enjeux et les conséquences d’une levée de fonds avant d’accueillir des investisseurs au capital.

Avantages d’une levée de fonds :

–       Bénéficier de capitaux supplémentaire pour développer son projet
–       S’entourer d’investisseurs susceptibles de soutenir le projet
–       Se forcer à définir des objectifs précis, organiser un reporting des indicateurs clés

Inconvénients d’une levée de fonds :

–       Perdre une partie du contrôle de sa société
–       Dédier du temps et de l’énergie à lever les fonds
–       Être contraint à trouver une “sortie” (vente, rachat d’actions) pour les investisseurs

Si ces contraintes ne correspondent pas bien à votre projet, il est possible de financer son entreprise par d’autres moyens :
–       Aides et subventions publiques : la BPI offre notamment de nombreuses solutions pour les projets innovants
–       L’autofinancement, si la société génère des bénéfices
–       Prêts et banques : certains organismes prêtent aux jeunes entreprises, les banques interviennent auprès de projets plus matures.

Si, au contraire, la levée de fonds vous convient, alors il faut bien se préparer.

COMMENT LEVER DES FONDS ?

Le succès d’une levée de fonds dépend principalement de l’équilibre que l’entrepreneur réussira à trouver entre les différents éléments de l’équation : maturité du projet / montant demandé / investisseurs sollicités / valorisation et conditions proposées.

Si, par exemple, un entrepreneur qui débute son projet cherche à lever 100.000€ et s’adresse à des fonds de capital risque. Il ne pourra pas conclure sa levée. A l’inverse, si un projet plus développé cherche 2 millions d’euros auprès de Business angels, il aura beaucoup de mal.

Il est donc primordial de connaître parfaitement chacun de ces éléments (où en suis-je réellement dans l’avancement de mon projet, ai-je fait la preuve du concept ? De quel montant ai-je vraiment besoin et comment dépenserai-je ces fonds ? Quelles sont les organisations de business angels auxquelles je peux m’adresser ? Quels sont les critères de sélection d’un fonds de capital risque ? Quelle part du capital puis-je raisonnablement offrir pour ce financement ? etc..)

Il est également possible de faire appel à des conseils professionnels en matière de financement. Les “leveurs de fonds” vous aideront par exemple à bien définir cet équilibre et à contacter les investisseurs. Le coût d’une telle prestation peut aller de 5% à 10% du montant levé.

Enfin, les présentations faites aux investisseurs sont un élément déterminant pour convaincre. Il faut donc préparer soigneusement les supports pour qu’ils traduisent au mieux le potentiel du projet ; et s’entraîner très sérieusement à l’oral.

ATTENTION À BIEN CHOISIR SES INVESTISSEURS

Les entrepreneurs attachent souvent trop d’importance à la valorisation “faciale” d’une opération de levée de fonds. Il est important de considérer le pacte d’actionnaire comme une partie intégrante du deal. Il vaut parfois mieux avoir une valorisation plus basse et des conditions de pacte plus souple que l’inverse.

Enfin, le choix des investisseurs est d’autant plus important que, plus que l’argent qu’ils apportent, ces nouveaux associés seront présents aux côtés de l’entrepreneur et pourront avoir un impact important dans le développement de la société par les conseils et contacts qu’ils apporteront. Ils peuvent aussi être un frein s’ils ne partagent pas la même vision que l’entrepreneur.


 

Création d’entreprise : 3 phases – 3 états émotionnels

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De l’émergence de projet jusqu’au rythme de croisière de votre entreprise ; de l’introspection des débuts à l’ascenseur émotionnel du démarrage, quels sont les trois états esprits de la création d’entreprise ? Comment les aborder ?

 

I. De l’émergence de projet à la décision de créer : un moment d’introspection

D’une idée de longue date à une opportunité qui vous tombe sous le nez en passant par un moment d’inactivité où vous songez à créer votre propre emploi. L’aventure entrepreneuriale peut débuter sous diverses formes et suite à de nombreuses situations.

Aucune ne vaut plus qu’une autre, mais, quel que soit l’élément déclencheur, certaines questions existentielles sont à élucider dès l’arrivée d’un embryon de volonté d’entreprendre.

Avez-vous la personnalité d’un dirigeant ? À savoir l’envie de toucher à tout, au-delà même de votre cœur de métier ? De suivre votre trésorerie, prendre des décisions de gestion, de prospecter, fidéliser, anticiper… D’être sans cesse sur le terrain, de peaufiner votre réseau ?

Prenez également le temps de valider avec vos proches ce changement de vie et de rapport à l’argent :moment introspection création d'entreprise

  • quel budget pouvez-vous investir au démarrage de votre entreprise ? 
  • avez-vous de l’argent de côté ?
  • quelle sera votre rémunération minimum à tirer de votre activité pour pouvoir vivre ?
  • Combien de temps vous donnez-vous à « essayer » votre projet avant de devoir changer de cap ?
  • Quel est votre plan B ?

Une création d’entreprise est un changement radical de rythme de vie, de façon de penser… Pour réussir, vous devez vous sentir prêt psychologiquement, mais aussi financièrement.

De même, vous devrez valider un minima votre projet de création d’entreprise, surtout si vous vous lancez dans un secteur d’activité et /ou un métier que vous connaissez très peu.

Vous souhaitez ouvrir un restaurant, mais vous ne disposez d’aucune expérience dans ce domaine ?Pourquoi ne pas chercher un stage de quelques semaines pour mettre la main à la pâte et vérifier que ce quotidien vous plaira ? De même, n’hésitez pas à interviewer des professionnels, à retracer leurs tâches de chaque jour…

L’objectif étant de vous projeter dans cette nouvelle vie, sans fantasme ni vision sublimée de la réalité.

II. Je créé mon entreprise : gare à l’ascenseur émotionnel !

Votre décision est prise : vous créez votre entreprise !

De nombreuses démarches vous attendent et nous vous recommandons de suivre une méthodologie stricte.

De l’étude de marché à la réalisation du business plan, en passant par les prévisions financières, le choix du statut juridique, les formalités d’immatriculation… Sachez que toutes ces étapes vont vous entraîner dans un quotidien haletant fait de doutes, de réflexions intenses et de moments d’actions

Vous allez engager vos premiers investissements, chercher des professionnels pour vous aider,découvrir vos points forts et vos points faibles, mais aussi certains aspects de votre projet que vous n’aviez pas encore envisagé ; revoir votre offre des dizaines de fois !

Vous allez nouer vos premiers partenariats commerciaux et rencontrer des financeurs,développer votre réseau. Certains vous approuveront, d’autres vous mépriserontDe grandes joies et mini victoires aux grands moments de solitudes, de remises en question, voire de démotivation totale…

Tous les entrepreneurs sont d’accord, la phase de création d’entreprise et du démarrage de l’activité sont des moments propices à un ascenseur émotionnel de haute voltige. Il va falloir apprendre à gérer vos émotions.

ascenceur émotionnel D’abord, l’entrepreneuriat est un marathon. Prenez donc le temps de souffler pour repartir du bon pied. Apprenez à lâcher prise, à vous poser les bonnes questions, à accepter les échecs et à en tirer des leçons.

Si votre plan de route a bien été ficelé dans la première phase d’émergence de votre projet, vous saurez jusqu’où vous pourrez aller (financièrement, en matière de temps et de prise de retard).

Enfin, parce que petit à petit, l’oiseau fait son nid, n’oubliez pas de fêter chaque mini-avancée (vos formalités finalisées, votre site internet mis en ligne…). Grande ou petite, chacune de ces étapes vous rapproche de votre objectif !

 

III. Phase 3 : le rythme de croisière, je consolide avant de repartir de plus belle

Votre activité est mise sur les rails, vos premiers clients fidélisés et vous atteignez enfin votre rythme de croisière en matière de gestion du temps, du stress, de vos finances. Tout va bien, mais,ne vous endormez pas sur vos lauriers !

Sachez anticiper les catastrophes ! Ce peut être l’arrivée d’un concurrent, une évolution de réglementation relative à votre cœur de métier… La phase de consolidation est le bon moment pour revoir (ou mettre en place si cela n’est pas déjà fait) un système de veille de votre secteur.

Vous pouvez aussi faire le point sur vos outils, logiciels et tableaux de bord de gestion. Sont-ils appropriés ? Faut-il revoir certains aspects de votre entreprise ? Peut-être que votre site internet, monté avec peu de moyens, mériterait un petit coup de peigne afin d’augmenter en professionnalisme. Peut-être que vous ne maîtrisez toujours pas le calcul de votre seuil de rentabilité et qu’une formation courte serait la bienvenue, que vos plaquettes de prospection pourraient être perfectionnées, votre discours commercial peaufiné…

Eh oui, bien souvent, les premiers deniers gagnés sont immédiatement réinvestis dans le fonds de roulement de l’entreprise.consolider son entreprise

Profitez de ce premier temps de stabilité pour faire deux points :

  • Les fameux réajustements évoqués ci-dessus
  • Mais aussi la mise en place d’une vision stratégique à long terme ou la reformulation de vos objectifs, peut-être un peu oubliés durant la phase haletante de création. Quelles seront les prochaines étapes ? Quel chemin souhaitez-vous emprunter pour développer votre activité ?

Oui, il est temps de lever le pied, mais ne perdez pas de vue vos ambitions de développement et profitez du « calme » pour mettre en place votre prochaine stratégie.

De plus, le quotidien d’un dirigeant étant bien rempli, des breaks réguliers sont nécessaires pour ne pas tomber dans un stress permanent et dangereux pour la pérennité de votre entreprise !

D’ailleurs, la communauté entrepreneurs ne cesse de le rappeler : « la troisième vie » (pour activité professionnelle – activité en famille – activité de loisir) est salvatrice pour le moral des troupes et une gestion harmonieuse de son entreprise.

À bon entendeur… nous vous souhaitons une belle aventure entrepreneuriale !

d’après le blog du dirigeant

 

Faire un business plan : est-ce un bon plan ?

  • Christophe Garonne, Professeur d’entrepreneuriat IESEG, directeur l’incubateur institution, tord cou idées reçues business plan.

    Christophe Garonne, Professeur d’entrepreneuriat à IESEG, et directeur de l’incubateur de la même institution, tord le cou des idées reçues sur le business plan. – D.R.

Christophe Garonne, Professeur d’entrepreneuriat à IESEG, et directeur de l’incubateur de la même institution, présente les recommandations tirées d’une étude de recherche, pour laquelle plus de 600 start-up ont été interviewées pendant trois ans. Les résultats complets seront publiés dans un ouvrage à paraître en septembre 2016 chez Emerald .

« Vous créez une entreprise ? Montrez-moi votre business plan ! » Tous les entrepreneurs ont un jour entendu cette phrase. Une simple requête sur internet avec « business plan » renvoie des millions de résultats. Rédiger un business plan semble l’étape obligée du parcours d’un entrepreneur. En réalité,  seul un entrepreneur sur deux rédige un business plan.
Si Internet fourmille d’informations sur la manière de rédiger un busines plan, quelles sections inclure, etc., il existe peu de conseils sur le pourquoi : « pourquoi faire un plan ? », « quel type de plan rédiger ?» et « que peut-on attendre d’un business plan ?» …  Après avoir suivi plus de 600 start-up de toutes industries pendant trois ans, Christophe Garonne livre ses résultats et propose des recommandations. Pour Les Echos Entrepreneurs, il fait le tour des idées reçues sur le business plan.

#1 Faire un business plan est un facteur clef de succès

Non, un business plan n’est pas obligatoire pour réussir. Si la rédaction d’un business plan permet à la start-up de mieux se connaître et de mieux se faire connaître auprès de ses partenaires potentiels, un plan ne garantit en rien le succès et l’absence de plan ne conduit pas à l’échec.

#2 Faire un business plan est nécessaire pour attirer les investisseurs

Oui et non. Un business plan est demandé lors du dépôt d’un dossier de financement par la grande majorité des institutions. Il permet aux investisseurs de se faire une première idée du projet avant de rencontrer les entrepreneurs. En revanche, il est une condition nécessaire mais pas suffisante pour une levée de fonds. De nombreuses études ont montré que les investisseurs réagissent de manière intuitive plutôt que rationnelle lors des premiers stades de financement d’une start-up.

#3 La longueur du business plan est un point fort

Pas nécessairement. Il existe autant de plans que d’entrepreneurs. En revanche, la formalisation du plan est un élément important pour le succès d’une start-up. Les résultats sont très clairs sur ce point. Les start-up avec des plans informels, rédigés à la va vite sur un bout de papier sont celles qui ont le moins de chances de réussite. Pour dire les choses autrement, il est préférable de prendre le temps nécessaire pour rédiger un plan de qualité, bien réfléchi qui colle aux problématiques de la start-up et de son environnement.

#4 Le premier objectif d’un business plan est d’obtenir un financement

Contrairement à une idée reçue, sur l’ensemble des entrepreneurs en phase de création, seule une minorité écrit un business plan pour attirer des financements. Le premier objectif de la rédaction d’un plan est de pouvoir mettre ses idées à plat et d’identifier des solutions potentielles pour les obstacles à venir. Le 2e objectif est de créer un plan d’actions qui va rythmer la progression de la start-up et mobiliser les membres de l’équipe avec des objectifs clairs à atteindre. Le 3e objectif est de pouvoir communiquer efficacement les éléments clefs du projet en interne – pour fédérer une équipe – et en externe – pour attirer des partenaires potentiels-.
Ainsi, faire rédiger son business plan par un prestataire externe n’est pas forcément une bonne chose car il ne permet pas de prendre de la hauteur sur son projet entrepreneurial et de se poser les bonnes questions. Le processus de planification est au moins aussi important que la réalisation du plan en soi.

#5 Rédiger un business plan ne sert à rien : à peine écrit, il est déjà obsolète

C’est un commentaire qui revient souvent chez les entrepreneurs, à juste titre. Nous vivons dans un monde où les conditions économiques changent très rapidement. Se lancer dans la rédaction d’un business plan doit se voir comme une pratique dynamique qui ne s’arrête pas une fois le plan terminé. Pour tirer tous les bénéfices de leur business plan, les entrepreneurs doivent le réviser régulièrement. Cette révision du plan est un facteur clef de succès très important chez les entrepreneurs qui décident de planifier.

Pour résumer : si vous décidez de planifier, prenez le temps de faire un plan abouti, révisez le régulièrement,  et surtout n’oubliez pas qu’aucun business plan aussi détaillé soit-il ne remplacera l’action sur le terrain, élément clef du succès d’une entreprise, petite ou grande.
GERALDINE DAUVERGNE

 

Cinq pistes pour prospecter activement en août

  • Vos contacts s’ils déjà revenus congés doute temps : n’hésitez inviter prendre café.

    Vos contacts s’ils sont déjà revenus de congés ont sans doute plus de temps : n’hésitez pas à inviter certains à prendre un café.

Le digital permet de toucher vos prospects même quand ils sont en vacances.

 

L’été est là et l’activité ralentit, forcément. Faut-il stopper pour autant toute tentative de prospection sous prétexte que les potentiels clients risquent d’être en congés, la tête loin du business ? Non car selon Christian Bernard, cofondateur de l’agence de prospection digitale Neoptimal, le numérique permet aujourd’hui de toucher vos prospects durant la période estivale sans forcément les importuner. Que ce soit via les réseaux sociaux, le mailing ou Google, voici comment s’y prendre.

#1 Communiquez sur des sujets de fond

En congé ou de retour de vacances, les clients retrouvent un peu de sérénité. Ils sont plus disponibles et plus réceptifs pour lire des sujets de fonds (baromètre, livre blanc, étude de cas …). « C’est la période idéale pour communiquer autour de ce type de contenus pédagogiques liés à votre activité», estime Christian Bernard (Neoptimal). Un moyen de marquer les esprits des prospects et de renforcer votre image d’expert.

#2 Réinvestissez les réseaux sociaux professionnels

Moins sous pression, les décideurs profitent de l’été pour s’attarder sur les réseaux sociaux professionnels. C’est donc le moment d’aller communiquer dans les groupes professionnels sur LinkedIn par exemple. Evitez les discours commercialement agressifs. Optez plutôt par la publication de petits articles d’actualité ou de fond susceptibles d’éveiller l’intérêt des prospects. Par ailleurs, vos contacts s’ils sont déjà revenus de congés ont sans doute plus de temps : n’hésitez pas à inviter certains à prendre un café.

#3 Pensez aux contenus ludiques

Si vous n’avez pas d’idées de contenus à publier sur la newsletter ou les réseaux sociaux, pensez aux tests ludiques. Inspirez-vous des magazines féminins pour construire un petit questionnaire autour de votre activité. Pour des prospects déconnectés du travail, ce genre de contenus colle bien à l’humeur du moment. « Le but est de profiter de cette période plus détendue pour initier des conversations avec des gens que vous ne connaissez pas », explique Christian Bernard.

#4 Adoptez un canal de communication alternatif

D’une manière générale, l’été impose d’adopter une communication plus légère pour suivre l’humeur de vos futurs clients. Ne pas hésiter à emprunter des canaux moins traditionnels où vos prospects seront plus enclins à s’attarder, comme YouTube. « Pour notre part, nous avons créé des tutoriels en vidéo sur le Social Selling mais en adoptant un esprit YouTubers axé sur l’autodérision, indique Christian Bernard. On peut expliquer des choses pertinentes pour le business mais sur un ton différent ».

#5 Faites le point sur votre stratégie commerciale

Revenez sur les résultats commerciaux de la saison écoulée. Quelles sont les méthodes qui ont ramené le plus de « leads »? Salon, téléphone, réseaux sociaux ? Quels sont les contenus qui ont le mieux fonctionné et à l’inverse les plus décevants ? Profitez-en pour faire évoluer vos pratiques de prospection pour la rentrée. Eventuellement testez dès l’été de nouveaux outils ou de nouvelles méthodes.

BRUNO ASKENAZI

 

Comment annoncer que sa startup va mal ?

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Problèmes financiers, erreurs stratégiques ou fin de l’aventure, il est parfois difficile pour les entrepreneurs de communiquer sur les faiblesses de leur petite entreprise. Pourtant, la stratégie de la transparence serait plus valorisée qu’on ne pourrait le penser…

Le 26 juillet, Take Eat Easy, startup spécialisée dans la livraison de repas à domicile, annonçait sa mise en redressement judiciaire. Plutôt qu’un banal communiqué de presse, ou un message publié en première page sur le site, les cofondateurs, Chloé et Adrien Roose, ont choisi de s’exprimer surMedium, une plateforme de blogging de plus en plus prisée pour cet exercice. Les deux lettres, qui oscillent entre fierté entrepreneuriale et déception non dissimulée, ont reçu des centaines de “j’aime”, et presque autant de commentaires. Surtout, elles ont été massivement partagées sur les réseaux sociaux, où les réactions négatives, mais aussi de soutien, n’ont pas tardé à affluer.

Expliquer le pourquoi du comment

Sur Twitter, on lit ainsi des “bravo pour la route parcourue”, des “triste !” suivis de petits smileys en pleurs, ou encore des “sniff” d’anciens accros à la jeune pousse. Un “très beau” coup de comm’ selon Victoria Rollin, fondatrice d’une agence spécialisée dans le conseil en communication pour les startups. “Ce qui a été réussi, explique-t-elle, c’est que l’équipe de Take Eat Easy a pris le temps d’expliquer en détails le pourquoi du comment.

Elle raconte que ces précisions données par Adrien Roose sur les réussites et les échecs successifs de l’entreprise de livraison sont un élément nécessaire. “D’abord, parce qu’il y a de toute évidence un aspect moral. Quand on a été dirigeant d’une entreprise, on a évidemment certaines obligations envers les partenaires et les fournisseurs, mais aussi envers les clients. Il y a une sorte de suivi à assurer”, détaille Victoria Rollin.

En second lieu, la directrice de l’agence de communication estime que cette étape des explications doit également être vue sous l’angle du “self-branding”. Les entrepreneurs en difficulté devraient ainsi toujours songer à “préparer l’après”. En général, explique la jeune femme, “ils ont ça dans le sang, la création de startup, et il est fort probable qu’ils recommencent un jour, avec un autre projet”. A ce titre, décrire et assumer ses erreurs ferait office de mea culpa crédible, et “pas du tout dévalorisant”, aux yeux des futurs collaborateurs.

Enfin, Victoria Rollin insiste sur l’aspect “retour d’expérience” qui serait bénéfique aux autres startups. “Dans un petit écosystème comme celui-ci, c’est important de raconter, pour éviter à certains  de se planter eux-aussi. Les échecs des uns peuvent profiter aux autres, c’est une forme de solidarité”, pense-t-elle.

“Notre startup n’a plus d’argent”

Par le passé, un exemple lui est apparu particulièrement  intéressant à ce titre. Il s’agit d’une interview croisée, entre Emilie Gobin, cofondatrice d’un pure-player de décoration, L’Usine  à Design, et Olivier Mathiot, son business angel. Publiée sur Le Journal du Net, elle raconte sous un format pour le moins original pourquoi la startup a fini par sombrer, entre erreurs stratégiques de positionnement et abandon des fonds de capital risque. Pour Victoria Rollin, cet article serait une parfaite illustration de la “transparence” dont “tous” devraient faire preuve.

Certains patrons l’ont d’ailleurs bien compris, à l’image de Damien Morin de Save, de Xavier Zeitoun de Zenchef ou des fondateurs de Moi Chef. En mai dernier, cette petite entreprise de livraison de paniers “prêts-à-cuisiner” imaginés par de grands cuistots, a posté un long message sur Facebook. Son titre, évocateur : “notre startup n’a plus d’argent. Y sont décrites une à une les difficultés de la jeune pousse qui, si elle n’est pas peu fière de ses recettes, chefs et ventes, reconnaît que “la fin de “l’aventure [semble] proche”.

Des difficultés financières à la levée de fonds à succès

Au départ, Tristan Laffontas, cofondateur, admet avoir hésité à publier cette tribune. Ingénieur de formation, il a travaillé dans des “grosses boîtes” dans les domaines de l’aérospatial, du mobile et du conseil. Des firmes dans lesquelles il n’aurait pas été question de communiquer sur les faiblesses économiques.

 “Ce qu’il s’est passé alors, c’est qu’on s’est posé la question, tous ensemble, de savoir : ‘au pire, que se passera-t-il ?’. Notre réponse, c’est qu’un potentiel investisseur aurait pu se rétracter. Mais en disant cela, on s’est aperçus qu’un tel investisseur, s’il ignorait tout des startups au point de ne pouvoir imaginer qu’elles aient des problèmes d’argent, n’était vraiment pas fait pour nous. Du coup, on a foncé”, raconte le jeune homme.

Le temps donnera raison à l’équipe : au départ simple “état des lieux”, “très factuel”, le post Facebook devient très vite viral : il sera partagé à 1800 reprises, et lu plus de 270 000 fois. Tristan Laffontas nous avoue avoir été lui-même très surpris par cet engouement. “On n’avait même pas vraiment de problèmes d’argent en particulier, enfin c’était surtout qu’on n’allait plus recevoir de droits au chômage, et c’est pour cette raison qu’on pensait que Moi Chef devait être arrivé au bout de sa vie à durée réduite. Sauf qu’en fait, dit-il, les gens qui ne travaillent pas dans le milieu des startups, et ne savaient pas forcément que ce sont des difficultés assez classiques, l’ont interprété comme un véritable appel à l’aide.

“Ravis”, les membres de l’équipe décident alors de “jouer” un peu de la situation, de profiter de leur côte de popularité, à son plus haut niveau. Ils lancent sur Ulule une campagne de crowdfunding. Rapidement, l’objectif des 10 000 euros est dépassé, la cagnotte allant jusque 12 600 euros. Et le cofondateur l’assure : cette levée d’argent rapide serait “largement liée” au message de détresse posté sur les réseaux sociaux…

par Perrine Signoret, contributrice

Au bureau comme à la maison, les Français sont des champions de la procrastination !

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87% des sondés confessent remettre certaines activités à plus tard

Remplir sa déclaration d’impôts, faire ses emplettes de Noël ou simplement la corvée de repassage… Autant de tâches que tout un chacun tend, plus ou moins facilement, à reporter au lendemain. Blackline et OpinionWay se sont interrogés sur cette propension française à procrastiner et ont dressé un portrait des habitudes des Français.

La plateforme cloud d’optimisation du contrôle financier Blackline et l’institut OpinionWay ont mené une étude sur la procrastination chez les Français sur un échantillon de 1 004 personnes. Le résultat est sans appel : 87% des sondés confessent remettre certaines activités à plus tard. 58% d’entre eux déclarent le faire “de temps en temps” et 22% “souvent”. Ils ne sont que 12% à ne jamais procrastiner.

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Les Français plus fainéants dans la vie privée

Si 24% des personnes interrogées affirment repousser les actions longues à effectuer et 27% les actions répétitives, ils ne sont pas moins de 49% à procrastiner les tâches qu’ils jugent sans intérêt.

Qu’il s’agisse de la sphère privée ou du monde professionnel, l’activité que les Français remettent au lendemain est similaire : 49% admettent ajourner la corvée de ménage chez eux et 54% le classement et rangement au bureau. Ce sont ensuite les tâches administratives qui arrivent en seconde position : dans ce domaine, ils sont 33% à vouloir éviter les démarches administratives personnelles. Se chevauchent ensuite les rendez-vous médicaux, les appels à la famille, les déclarations d’impôts. Les Français semblent plus enclin à reporter leurs activités personnelles que professionnelles. Mais cette habitude ne peut-elle pas devenir délétère au quotidien ?

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Des opportunités manquées à force de procrastiner

L’étude indique que 48% des procrastinateurs affirment avoir manqué une opportunité. Près d’un quart déclare avoir connu cette situation durant leur carrière professionnelle : 22% des personnes interrogées auraient ainsi manqué une promotion et 16% un entretien d’embauche. Côté vie privée, le bilan n’est pas plus glorieux : 34% des sondés ont raté des moments de loisirs. Près de 30% disent même avoir manqué des opportunités estudiantines ou amoureuses !

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Pour palier ce mal bien connu, les personnes interrogées utilisent quelques astuces : la majorité, (48%) fixe une limite horaire à l’exécution d’une tâche. Ils sont à peu près autant (46%) à définir leur planning en avance. Mais pour certains, c’est la pression qui fonctionne comme catalyseur : ainsi, 12% attendent de ressentir une pression de leur conjoint alors que 9% se ressaisissent après un coup de sang de leur patron.

Une vie meilleure sans procrastination

S’ils confessent leur caractère procrastinateur, les Français n’en restent pas moins pragmatique. La majorité estiment que la procrastination est un facteur de stress, de manque d’efficacité. Ils sont 52% à penser que leur vie serait plus équilibrée s’ils honoraient leur devoir en temps et en heure. Enfin, près de 50% estiment que leur vie serait simplement plus heureuse sans procrastination.

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Pour retrouver l’infographie, cliquez ici

Enquête réalisée en ligne du 27 au 28 avril 2016 sur la base d’un questionnaire rédigé par BlackLine et Opinion Way. Echantillon sondé : 1004 personnes, dont 60% issus de la population active.

par Farid Khedri

Mûrir son projet : un bilan de soi pour trouver sa voie

  • Vincent Avanzi, conférencier poète d'entreprise, propose méthode faire mûrir projet trouver voie.

    Vincent Avanzi, conférencier et poète d’entreprise, vous propose sa méthode pour faire mûrir votre projet et trouver votre voie. – shutterstock.com

L’été est propice aux remises en questions… Et si vous profitiez de l’été pour faire un petit bila, pour vous assurer que vous êtes sur la bonne voie dans votre projet entrepreneurial ?

 

Je suis aujourd’hui conférencier et poète d’entreprise. J’ai mis dix ans à trouver ma voie. Comment ? En explorant des voies pour trouver enfin la mienne, celle qui me correspond, celle qui me ressemble, celle qui réunit au final tout moi « moi ». Le parcours est parfois long et sinueux mais il est rempli de belles découvertes, rencontres et apprentissages. Alors voici une technique pour, vous aussi, trouver ou même créer votre voie.

Au début, tout part du rêve. Walt Disney disait que « tout ce qui peut être imaginé est réel » et William Blake que« l’homme est imagination ». Et comme le rêve fait intrinsèquement partie de la vie, commencez par vous octroyer le droit de rêver. Rêver de votre vie d’avenir, de votre idéal, dans le champ des possibles, pour voir l’horizon infini s’ouvrir à vous, sans aucune barrière mentale.  Pour cela, rien de tel que vous projeter dans l’avenir, en vous visualisant à horizon d’un an, trois ans, cinq ans, dix ans, vingt ans… On verra ensuite si cela est réellement envisageable et quand.

Ensuite, au-delà du rêve in vitro, je vous propose l’exercice suivant : plus qu’un bilan de compétences classique, un bilan de soi, à faire dès aujourd’hui pour entrevoir des voies possibles d’entrepreneuriat. Sur une feuille, dessinez trois colonnes : vos savoir-faire, vos savoir-être et vos envies. ensuite nous ferons la somme des trois pour envisager un plan d’action.

#1 Vos savoir-faire = vos compétences

Vos compétences sont à la fois professionnelles et personnelles: ce que vous savez faire, ce que vous pouvez apporter à une organisation, à un marché ou au monde. Toutes les « skills » sur lesquelles vous pourrez bâtir votre avenir, par exemple : les langues que vous maitrisez, les différentes fonctions que vous avez occupées en entreprise ou dans une organisation, votre formation, votre art si vous en pratiquez un, les hobbies qui vous occupent, etc.

Faites une liste et trouvez en au moins dix ! Soyez patient, en creusant, vous en trouverez forcément plus. N’hésitez pas à demander à un proche. Il s’agit de tout ce que vous savez faire, non pas seulement de ce qui peut être utile, mais bien ce que vous savez faire. Et si vous identifiez en même temps des compétences que vous souhaiteriez acquérir, et qui vous semblent essentielles, alors notez-les d’ores et déjà dans la colonne des « envies ».

#2 Vos savoir-être = vos talents

Ce sont vos dons, vos qualités, vos talents… qui vous êtes réellement, à la fois intrinsèquement et en relation avec les autres. Vous en possédez plein… c’est certain! Pour vous aider, pensez à la manière dont les autres vous décriraient. D’ailleurs, n’hésitez pas à leur demander. Voici quelques exemples de forces et de « soft skills » : le relationnel, le leadership, l’optimisme, l’humilité, l’écoute active, la créativité, le travail en équipe, le sens du détail, l’empathie, le goût de l’aventure, l’apprentissage, la spiritualité, la persuasion, la négociation, la planification, le courage, l’ouverture d’esprit, l’adaptabilité, la communication, l’humour, la reconnaissance, l’envie d’amélioration, le passage à l’action, la stratégie, l’innovation, l’autonomie, l’authenticité, la résilience, la recherche de solutions, le pardon, l’éthique de travail, la gentillesse, etc.

#3 Vos envies = vos rêves

Ce sont vos désirs de réalisation, vos rêves, vos souhaits pour l’avenir, tout ce dont vous avez envie pour préparer votre avenir.  Cela peut être à court, moyen ou long terme. Quelques exemples : une formation, un voyage, un secteur d’activité, une reconversion de métier, un nouveau secteur d’activité à explorer, une levée de fonds pour un projet, un lieu d’habitation différent, une envie d’avoir un impact sur telle ou telle chose, etc. Faites-vous plaisir, c’est votre journal intime et vos rêves à venir. Veillez toutefois à ce que certains de vos envies restent accessibles et nouvelles dans votre vie.

#4 La réunion des trois = votre voie

Maintenant, vous avez trois colonnes bien remplies. Relisez-tout, prenez le temps d’apprécier. Puis, commencez à connecter chaque ligne pertinente avec d’autres, afin de voir ce qu’il en ressort. Quand vous allez faire la somme du tout, vous obtiendrez sans doute de nouvelles voies possibles à explorer. L’avenir commencera alors à s’éclaircir vers un chemin à prendre soit pour ajouter des talents ou des compétences dans votre activité actuelle, soit pour envisager une autre voie qui vous correspond davantage, soit pour commencer dès maintenant à agir pour réaliser vos rêves. Bienvenue dans l’alignement de vos planètes, vous pouvez entreprendre votre vie et votre projet d’avenir dès aujourd’hui.

#5 Votre horizon = votre plan d’action

Enfin, il est venu le temps de tracer votre plan d’action à l’horizon de plusieurs années. Une reconversion, une nouvelle entreprise, une levée de fonds, un pivotage de votre start-up, une rencontre, une expatriation. A vous de définir votre projet et les différentes actions à mener dans les prochains jours, semaines, mois, années pour y parvenir. Prenez le temps de la réflexion et de la digestion. Et surtout, prenez l’engagement de commencer ces actions ! Rome ne s’est pas faite en un jour, votre avenir entrepreneurial non plus. Alors patience et persévérance dans la co-errance.

Bon voyage dans votre avenir et dans votre voie ! N’hésitez pas aussi à tenter des choses, à tester des chemins de traverse. Il faut parfois explorer des voies différentes pour trouver véritablement la sienne au bout du « conte ». C’est le premier jour du reste de votre vie, alors faites le premier pas dès aujourd’hui, quel qu’il soit, petit et accessible, soyez en chemin. C’est quand vous sortez de votre zone de confort que la magie opère, alors laissez cette magie vous envahir. Une nouvelle entreprise est née. Enfin, vous pouvez à partir de là définir votre nouvelle mission de vie, une phrase, un horizon, un verbe d’action. Ce sera votre cap qui guidera le sens de votre parcours à venir, la raison d’être et de faire.

L’auteur
Vincent Avanzi est développeur de richesses humaines, poète d’entreprise et fondateur de La Plume Du Futur. Auteur des livresSur la route de soi et Le Bien-Etre Plan des entrepreneurs, il accompagne les entreprises au travers de coaching et de conférences poétiques sur l’éveil des talents créatifs et l’intelligence collective.

CHRISTOPHE AVANZI