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Les 5 erreurs des entrepreneurs en recherche de financements

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Si vous êtes en pleine création d’entreprise, vous savez qu’il ne s’agit pas de rencontrer un financeur la fleur au fusil. D’ailleurs, vous êtes nombreux à redouter cette étape de confrontation entre votre conviction de réussite et la réalité économique. D’une posture inadaptée au mauvais financeur en passant par les erreurs classiques du business plan, le blog du dirigeant zoome sur les 7 « boulettes » les plus répandues des créateurs d’entreprise en phase de recherche de financements. Voici donc quelques erreurs des entrepreneurs.

1re erreur : se tromper de financeur fait partie des erreurs des entrepreneurs

Le plan de financement est un tableau qui constitue le prévisionnel financier et votre business plan. Il liste vos besoins nécessaires au démarrage de votre activité (investissements en matériel, trésorerie au démarrage, achat du stock, frais d’immatriculation…), leur coût ainsi que les ressources mobilisées pour les financer.

C’est grâce au plan de financement que vous identifierez les financeurs adaptés à VOTRE projet.

erreurs des entrepreneursLa banque, par exemple, finance essentiellement le matériel immobilisable qu’elle pourra prendre en garantie. Si votre projet nécessite beaucoup de trésorerie (achat conséquent d’un stock, frais de communication au lancement…), il sera inutile de vous présenter à la banque avant d’avoir identifié des financeurs complémentaires pour ces besoins (apport personnel ou de l’entourage, prêt d’honneur, plateforme de financement participatif…). Et peut-être vaudra-t-il mieux directement passer par un réseau d’investisseurs (business angels). Cela fait partie des erreurs des entrepreneurs.

A chaque besoin son financeur ; ne vous trompez pas d’interlocuteur !

2e erreur : un plan de financement qui n’est pas faisable

Chaque interlocuteur a également ses propres critères de financement. Une banque refusera un prêt si vous-même n’apportez pas personnellement 30, voire 50 % du coût du projet (le total des besoins dans votre plan de financement). L’apport personnel est vu ici au sens large, ce peut être votre épargne ou des fonds obtenus de vos proches ou d’une plateforme de financement participatif. Là encore, si vous n’avez pas la mise de départ adéquate, il vous faudra multiplier les financeurs pour « boucler » votre plan de financement ou, en dernier recours, revoir votre projet à la baisse. Cela fait partie des erreurs fréquentes des entrepreneurs.

3e erreur : ne pas valider les critères de rentabilité

Vous averreurs de l'entepreneurez identifié le(s) bon(s) interlocuteur(s) financier(s). Il s’agit maintenant de valider leur vision quant à la rentabilité d’une entreprise. Les banques estiment qu’un modèle économique est rentable lorsque sa capacité d’autofinancement nette est supérieure à la moitié du capital de l’emprunt. Certains réseaux de business angels quant à eux exigent un taux de rentabilité minimum, d’autres préfèrent investir selon le « feeling »…

Votre prévisionnel financier – particulièrement votre compte de résultat prévisionnel – devra donc montrer une rentabilité en adéquation avec les attentes des financeurs. Évidemment, elle devra être justifiée et démontrée grâce à la stratégie que vous mettez en œuvre, les moyens matériels et humains mobilisés et les résultats de votre étude de marché. Cela fait partie des erreurs des entrepreneurs.

4e erreur : négliger l’executive summary

L’executive summary n’est plus un exercice réservé aux startups, mais une véritable étape dans la création d’entreprise, et ce quel que soit le financeur visé. L’executive summary est ce document qui récapitule les éléments forts du projet et qui fait office d’introduction de votre business plan. Pratique pour les financeurs sollicités de toute part, il leur permet de comprendre la pertinence de votre projet, la personnalité des membres de l’équipe, les atouts et la rentabilité de l’entreprise… Le tout en deux pages maximum ! Si vous réussissez à susciter l’intérêt dans ces deux pages, le financeur lira votre business plan ; sinon, il vous laissera sur le carreau.

Pour ne pas passer à côté de l’exercice qui suit une méthode stricte, vous pouvez consulter notre article : 10 astuces pour réussir son executive summary

5e erreur : venez comme vous êtes

Venez comme vous êtes ! Les financeurs ont envie de connaître votre personnalité réelle !

Alors oui… Et non ! Si, évidemment, vous n’avez pas à porter un masque pour cacher votre personnalité propre, votre posture de dirigeant jouera pour beaucoup lors des rencontres physiques avec les financeurs. Venez comme vous êtes : oui. Vous avez des qualités, des défauts, des compétences et des points faibles qu’il ne faut pas nier. Venez comme vous êtes : non. Vous devez montrer votre capacité à porter une entreprise vers le succès, à gérer le stress et à anticiper l’avenir. La posture, le langage non verbal, la diction, la confiance en soi et en son entreprise sont autant de marqueurs pour les financeurs… Et ça se travaille ! Derrière votre miroir, avec vos proches, en vous rendant aux soirées networking… Jouez au dirigeant même si vous n’en êtes pas encore un ! Et surtout, préparez votre pitch pour vous présenter efficacement et susciter l’intérêt quant à votre projet.

Comme vous pouvez le constater, la recherche de financements n’est pas une étape à aborder à la légère. Il existe de nombreuses erreurs des entrepreneurs. Pour optimiser vos chances de réussite, nous vous conseillons de vous faire accompagner par un expert-comptable.

Après le blog du dirigeant

 

Blockchain : la fin du Big data ?

Bitcoins on padlock

Si la production des données numériques dans le monde a le vent en poupe, 90% de ces données ont été produites dans les deux dernières années, Facebook y est bien pour quelque chose. Le plus grand réseau social en ligne a récolté 300 petabytes de données personnelles depuis son commencement, cent fois la quantité que la Bibliothèque du Congrès a pu collecter en deux siècles !

Dans l’ère du big data, les données sont avidement rassemblées et analysées : les entreprises et les organisations les utilisent pour personnaliser des services, optimiser les processus de prise de décisions, prévoir des tendances futures et plus encore. Aujourd’hui, les données sont un actif de valeur de l’économie mondiale.

La préoccupation est croissante, concernant la vie privée des utilisateurs. Des grandes quantités d’informations personnelles parfois sensibles sont stockées sur les serveurs de grands groupes. Les individus ont peu ou pas de contrôle sur ces données et craignent de ne pas maîtriser jusqu’au bout la manière dont elles sont utilisées. Ces dernières années, les médias ont à plusieurs reprises couvert des incidents controversés liés à la vie privée. Parmi les exemples les mieux connus, il y a la surveillance gouvernementale et l’expérience scientifique à grande échelle de Facebook qui a été apparemment conduite sans explicitement informer les participants.

Les chercheurs ont développé des techniques diverses visant à sécuriser la vie privée et les données personnelles. L’arrivée du Bitcoin en 2009 et de la blockchain sous jacente a fourni aux chercheurs une plateforme naturellement orientée vers la protection des données. Par exemple, paradoxalement, alors que Facebook possède au nominatif la plus anodine des interventions sur sa plateforme, le Bitcoin se permet de bypasser même la règle NYC (Know Your Customer), un must en droit bancaire et financier.

On connaît l’adage : «Lorsqu’un service est gratuit sur le web, le client c’est vous.»

Prenons le cas d’une App Mobile quelconque. Elle souffre typiquement de trois failles dans la privacy :

  1. propriété des données. Très souvent en acceptant les termes de l’installation, les données deviennent par contrat une propriété de l’application.
  2. transparence des données et contrôle de l’utilisation qui en est faite. L’utilisateur perd la trace de ses données.
  3. contrôle d’accès détaillé. Au moment de l’installation, l’utilisateur doit accorder un ensemble de permissions à l’appli. On octroie ces permissions indéfiniment et la seule façon de les changer est de désinstaller en bloc l’application.

La même application mobile bâtie sur une blockchain aurait la même interface mais une politique d’accès/contrôle des données privées complètement différente.

  1. propriété des données. L’appli blockchain peut garantir que les utilisateurs possèdent et contrôlent à 100% leurs données personnelles. Le système peut reconnaître les utilisateurs comme les propriétaires des données et les services comme des invités avec des permissions déléguées.
  2. transparence des données et contrôle. Chaque utilisateur voit en toute transparence comment les données sont rassemblées et qui y a accès.
  3. contrôle d’accès détaillé. A tout moment l’utilisateur peut changer l’ensemble des permissions et révoquer l’accès aux données précédemment récoltées, même de manière rétroactive. Ceci en dynamique, sans désinstaller l’application.

Imaginons maintenant d’avoir une application Facebook-like sur blockchain. Elle nous permettrait :

  • de posséder véritablement nos données
  • de décider quel post, image, link nous voulons exposer dans le domaine public, visible à quiconque
  • de limiter l’accès de nos contenus à certains amis exclusivement
  • de savoir à vie qui a accès à nos données publiques et à quel moment.

 

Et pourtant, si on réfléchit un instant on comprend aisément qu’après tout, la philosophie de la blockchain est bien celle du traçage.

Les blockchains changent les règles du jeu : moins de centralisation, moins d’autorité, plus de partages. Il n’y a plus de données sensibles sur des serveurs centralisés mais on a forcément et toujours du traçage.

La question est donc : le traçage devient-il plus acceptable si le contrôle de la surveillance s’opère par les surveillés ? Alors que l’on sort à peine d’un débat passionné sur le droit à l’oubli, voici que la blockchain émerge appuyée sur un système qui ne peut fonctionner que dans la mesure où il n’oublie absolument rien.

Dans une blockchain, le recueil massif de données s’opère selon une suite logique strictement horodatée, un enchaînement des blocs qui reste indélébile à vie.

Pourquoi donc figer à vie des données dans une blockchain serait mieux pour la privacy que de les laisser sur un serveur propriétaire ?

Parce que dans une blockchain on peut protéger les données de l’utilisateur moyennant un développement software complexe mais faisable. Dans leur design actuel, les blockchains ne peuvent pas traiter du tout la privacy. A cause de leur nature publique, des données éventuellement privées passeraient en clair par chaque full node de le blockchain, entièrement exposées. En plus, les blockchains ne tolèrent pas de lourds calculs, ce qui réduit les nombre d’implémentations concevables.

Malgré ces obstacles, les chercheurs on déjà plusieurs idées sur la manière d’ajouter la privacy au sein d’une blockchain. Ces solutions visent à rendre n’importe quelle app aussi robuste que le Bitcoin. Le bitcoin existe depuis 2009 et en 6 ans, personne n’a jamais pu voler un millième d’euro alors que tout est public. Pour la même raison, il sera un jour impossible de lire un post/commentaire qui aurait été classé comme privé au moment du paramétrage.

Il faut mettre ici un bémol : on dit que le bitcoin n’est pas 100% anonyme. En effet, tant qu’on est connecté par exemple à Google avec un compte qui nous identifie, on laisse sans cesse des traces. Google peut lancer un algo de data mining sur notre profil et arriver à déduire notre identité Bitcoin en fonction des aller-retour qu’on fait vers des sites/portefeuilles Bitcoin.

Revenons donc à la question de l’article : est-ce que la blockchain a la possibilité de signer la fin du big data ? Rappelons d’abord que dans cet article nous parlons de données nominatives que le big data exploite pour classer les utilisateurs en catégories : clients potentiels, orientation politique, goûts, habitudes…  et non pas de données anonymes comme ceux de certains capteurs IoT.

La réponse est oui, à condition dès que les chercheurs aient une solution assez stable et que les internautes adhèrent en masse aux prochaines applications blockchain-based.

 

Block AppsSachant que les identités sont de toute façon toujours protégées par clé privée, reste à savoir comment on stocke les données de l’utilisateur. Pour des raisons d’efficacité, certaines applications pourraient vouloir éviter la lourdeur du cryptage/décryptage.

Il faut distinguer deux cas de figure :

  1. les données sont en clair sur des serveurs centralisés et la blockchain garde juste des références. Dans ce cas, la blockchain garantit que les données ne seront jamais nominatives. Toutefois, les propriétaires des applis et des serveurs y auront toujours accès ainsi que, potentiellement, les pirates. Le big data sera donc toujours possible, de manière anonyme.
  2. les données sont cryptées, puis stockées, soit sur des serveurs centralisés, soit sur des systèmes comme IPFS, Swarm, Enigma… Dans ce cas, les données sont inatteignables et le big data inconcevable.

Dans le deuxième cas, il serait impossible d’accéder au contenu marqué partout comme privé. Tellement impossible que dans le cas de la blockchain c’est plutôt le problème inverse qui pourrait inquiéter : un groupe pédophile ou terroriste qui se cacherait derrière la blockchain serait inaccessible même par les plus hautes autorités de contrôle d’un Etat.

La privacy des données dans la blockchain est un point charnière de leur succès. Certes, aujourd’hui le développment pour privatiser les données d’une application style Ethereum est assez complexe (on en sais quelque chose…) mais des solutions clés-en-main vont sans doute arriver.

Vous pouvez par exemple jeter un coup d’oeil à ce projet du MIT.

Reste ensuite la question de la traçabilité : si dans 30 ans un ordinateur quantique permet de forcer les clés privées aujourd’hui inviolables, il sera possible d’accéder globalement au contenu pour lire rétroactivement l’historique de n’importe quel utilisateur.

  • A propos

 

David TeruzziDavid Teruzzi est consultant blockchain. Il est co-fondateur de Blockchain Conseil et blogeur sur Blockchain Café. Toujours dans la blockchain, il est developpeur affilié du projet Decred, une nouvelle monnaie s’inspirant du Bitcoin. En outre, il est également programmeur expert en mathématiques appliquées.

 

 

Par David Teruzzi, consultant Blockchain

Quels arguments devez-vous utiliser pour convaincre les franchiseurs ?

Pour un franchiseur qui cherche à développer son réseau, le recrutement est une étape capitale.

Savoir convaincre un franchiseurPour un franchiseur qui cherche à développer son réseau, le recrutement est une étape capitale. Si les entrepreneurs sont en quête d’un réseau pour les accueillir, les franchiseurs eux aussi sont sélectifs et cherchent la perle rare, le profil idéal qui permettra une rentabilité rapide et un développement fort. Comment séduire son franchiseur ? Voici quelques pistes à suivre.

Le rapport franchiseur et franchisé, une sélection mutuelle

Vous qui cherchez un réseau de franchise à rejoindre, ne perdez jamais de vue qu’en face de vous, les franchiseurs eux aussi sont dans une démarche proactive afin de recruter les meilleurs candidats. La signature d’un contrat de franchise est donc comparable à l’aboutissement d’un processus de sélection mutuelle. Cette phase de sélection, c’est un peu une parade nuptiale. Il faut vérifier votre compatibilité réciproque, penser au début de la relation mais également avoir une vision sur le moyen et le long terme. En clair, tout bon franchiseur aura ses propres règles afin de retenir les meilleurs candidats. La solidité du réseau en dépend. Le casting doit donc être parfait.

Tout commence par un premier contact. Celui-ci peut se faire sur un salon dédié à la franchise, mais aussi par téléphone ou via l’envoi d’un message sur le site Internet. Ne loupez pas ce premier contact. Il est capital, car il va lancer tout le processus de recrutement. Si le franchiseur accroche à votre candidature, il y a fort à parier que le premier échange essentiel se fera par téléphone. Plusieurs franchiseurs n’hésitent pas ainsi à caler des rendez-vous de 30 à 45 minutes avec les candidats. L’objectif est de bien vérifier que ces derniers savent où ils veulent aller, sont bien conscients des opportunités mais aussi des risques qui incombent à l’entreprenariat en franchise. Si votre décision de vous lancer avec la franchise est claire, vous n’aurez pas de mal à passer ce premier filtre. Ensuite, le franchiseur pourra vous faire suivre une plaquette complète de présentation de son enseigne, ainsi qu’un dossier de mise en relation à compléter. Il pourra aussi vous expliquer la suite de son parcours de sélection : entretien, tests, etc… vous comprenez bien avec cette énumération des étapes que le recrutement est un véritable cheminement, et qu’il demande du temps ! Vous n’allez pas devenir franchisé du jour au lendemain, mais bien en plusieurs mois !

Les critères qui séduisent les franchiseurs

Faut-il obligatoirement avoir déjà créé une entreprise avant de se lancer en franchise ? Faut-il être un touche-à-tout, avec beaucoup de diplômes et de solides expériences ? Est-il indispensable d’avoir déjà travaillé dans le domaine du franchiseur ? L’âge moyen des franchisés à l’ouverture de leur premier point de vente est de 36 ans en 2015 selon les données de l’Enquête annuelle de la franchise réalisée par la Fédération Française de la Franchise (FFF). Auparavant, 75% des franchisés exerçaient une activité professionnelle salariée, et seulement 17% étaient à leur compte (commerçant indépendant, chef d’entreprise). La franchise est ouverte à tous, hommes et femmes. 40% des franchisés sont des franchisées. Enfin, côté études, si les profils avec un Bac +2/+3 constituent une grande partie des franchisés (41%), les franchisés issus d’une filière professionnelle diplômés d’un BEP, un CAP, ou un Bac pro représentent 30%. Tout le monde peut entreprendre en franchise, ne pensez pas qu’un diplôme (ou une absence de diplôme) sera automatiquement bloquante.

Retenez qu’il n’existe pas un profil type de franchisé, ni même une liste définitive de caractéristiques à posséder afin d’être le candidat idéal. Selon les réseaux, leur taille mais aussi leurs perspectives de développement, les critères surveillés ne seront pas les mêmes. Il existe toutefois quelques « traceurs » qui permettent de définir un bon franchisé :

  • Les candidats qui disposent d’un bon sens commercial sont naturellement plébiscités. La première compétence requise, c’est de savoir vendre. Et même savoir « se vendre ». De l’aveu même de certains gestionnaires de réseaux, ce n’est pas la connaissance du métier qui est recherchée en premier, mais bien cette aptitude à être tourné vers le client. Elle se travaille, mais si elle n’est pas présente d’emblée, les franchiseurs auront tendance à se tourner vers une autre personne que vous ;
  • Deuxième compétence dont vous devez disposer afin d’être un candidat intéressant : l’autonomie. Être autonome est indispensable lorsque vous entreprenez en franchise, car bien que vous soyez guidés par votre franchiseur, il ne sera pas à vos côtés 24/24 et 7 jours sur 7. Les profils « débrouillards » seront ainsi souvent préférés à des profils peut être plus complets mais qui nécessitent beaucoup trop d’accompagnement ;
  • Troisième caractéristique que vous devez posséder : la capacité de faire jouer le sens du collectif. Cela peut paraître contradictoire avec le point précédent, mais il s’agit en fait d’une caractéristique complémentaire. Travailler en équipe, c’est savoir accepter les ordres venus du franchiseur, mais aussi réaliser une véritable remontée d’informations et collaborer avec les autres membres du réseau pour avancer ensemble. Si vous rejoignez une franchise, c’est en partie pour la sécurité qu’apporte ce mode d’entreprise. Alors les profils qui ont tendance à rester dans leur coin et à « la jouer perso » ne sont pas compatibles. La franchise, c’est avant tout de l’échange et du partage ;
  • Faut-il également disposer de bonnes capacités financières ? Selon les réseaux, l’enveloppe dont vous disposez sera un critère plus ou moins important. Devenir franchisé entraîne des dépenses importantes. Si vous n’avez pas les capacités financières nécessaires afin de réaliser les premiers investissements, vous risquez de vous voir poliment remercié… Abordez ce point rapidement. Il devrait être évoqué par votre franchiseur très vite, car c’est un point de blocage fréquent.

Les nouvelles compétences que les franchiseurs recherchent

Les compétences que nous venons de lister, la plupart des chefs d’entreprise, qu’ils travaillent en franchise ou non, les recherchent lors de leur recrutement. Mais en franchise, il existe d’autres compétences que les candidats doivent posséder. Des compétences propres à la fonction de franchisé. Ainsi, il faut être doté d’un bon sens de la gestion. En devenant votre propre patron, vous allez devoir mettre la main à la pâte et gérer tant les aspects comptables, logistiques, commerciaux ou encore RH de votre point de vente. Il faut donc être prêt à découvrir de nouveaux métiers et à sortir de sa zone de confort. Cela ne se fera qu’à condition d’être un bon gestionnaire ! Si vous avez déjà tendance à vous laisser dépasser par quelques papiers qui traînent à la maison, travaillez sur ce point.

L’évolution technologique et la montée en puissance du digital poussent désormais les franchiseurs à rechercher des profils à l’aise avec les nouvelles technologies. Parce que la franchise repose notamment sur l’utilisation d’outils de suivi de la performance, de gestion des stocks, et que l’animation en point de vente a tendance à se digitaliser, il ne faut pas être réfractaire à cette vague numérique. Bien entendu, un franchiseur n’exigera pas de vous la maîtrise parfaite d’un logiciel en particulier ! La formation initiale, mais aussi l’accompagnement dans le temps sont là pour vous aider à monter en compétence.

La transformation digitale entre besoin de vitesse et d’ancrage

Road through landscape. Road and car travel scenic and sunset.

La transformation digitale est un changement comme un autre et, en tant que tel, obéit à certaines règles dont on ne peut s’affranchir. Un peu comme la gravité. Aussi évident que cela puisse sembler il est toujours bon de le rappeler tant c’est un domaine dans lequel les entreprises ont tôt fait d’oublier le bon sens, croyait à tort que la technologie va tout régler et le changement dans l’entreprise s’opérer comme par magie vu qu’il s’est produit naturellement à l’extérieur. Sauf que pour l’essentiel la technologie n’est pas levier du changement ni son objectif. C’est son utilisation qui est l’objectif et les leviers du changement principalement humains.

L’ancrage du changement est le but ultime de tout dispositif de conduite du changement

Mais il est tout de même un point où la transformation digitale tend à différer de  ce qu’on connaît. Habituellement, une fois l’objectif et la direction connus, il n’ »y a qu’à »  construire un plan de conduite du changement. Etude d’impact, roadmaps individuelles et collectives, sensibilisation, formation, création d’une dynamique etc. L’objectif est de « faire atterrir » le changement, l’ancrer à la la fois dans la têtes et dans les actions quotidiennes. C’est ce qu’on peut, justement, appeler l’ancrage et qui est le but ultime de tout dispositif de changement.

On démarre par de la sensibilisation, puis on communique plus franchement sur l’ambition, enfin on rentre dans le « dur » par la formation et la mise en œuvre concrète du changement au niveau des process, du management, des comportements, de la culture d’entreprise…

Sauf qu’en matière de digital cela ne fonctionne pas aussi bien. La raison, tout le monde la connait sans pour autant en tirer toutes les conséquences : quand on se lance dans sa transformation digitale on ne sait pas encore comment celle-ci va se matérialiser. Difficile d’ancrer quelque chose quand on ne sait pas de quoi il s’agit.

La transformation digitale est le processus, pas la destination

La transformation digitale est donc davantage le processus qui mène au changement que le changement lui-même. Avant d’ancrer il faut trouver sa voie, sa destination, sa cible. Là, le processus est plus classique et consiste en un enchaînement de phases relativement connues et balisées.

  • Inspiration : comprendre ce qui se passe, les enjeux, identifier comment on est impacté et son terrain de jeu.
  • Ambition : élaborer une ambition partant ce qui précède, faute de quoi on aura du mal de donner une ligne directrice et embarquer les gens avec soi.
  • Design : phase où l’on va concevoir de manière très concrète des initiatives en partant le plus souvent du parcours client/employé, d’un point de friction. L’idée ici est de rendre les choses très rapidement concrètes pour éviter l’effet tunnel et, ce que reprochent souvent les collaborateurs, éviter de garder à la démarche un coté trop conceptuel et intellectuel. Les phases de design doivent se passer en mode « sprint », en réunissant l’ensemble des parties prenantes et expertises concernées sur un temps limité.
  • Prototypage ; on part de ce qui est sorti des ateliers « design » pour « sortir » quelque chose d’opérationnel le plus rapidement possible même si produit reste incomplet. L’idée et délivrer, rapidement et de manière agile, un produit minimum viable à mettre entre les mains de l’équipe projet puis de l’utilisateur final.
  • Industrialisation : c’est la mise en production finale avec tout ce que cela implique en termes de robustesse, niveau de service etc.

 

L’idée ici pour une entreprise qui part le plus souvent de loin et n’a guère d’idée de ce qu’elle veut faire à part se digitaliser et d’acquérir ce que j’appelle du « grip » et de la vitesse. Comprendre la manière dont son environnement change, voir ce qui se passe ailleurs, comprendre ses enjeux et parfaire le tout par la pratique et la mise en œuvre d’initiatives très concrètes.

Comment la vitesse et grip s’articule avec l’ancrage

Ce qui est intéressant n’est pas tant la description de ces deux dispositifs mais la manière dont ils s’articulent et s’enrichissent l’un l’autre.

Commencer par un ancrage profond alors qu’on a pas été capable de prendre assez de vitesse et que le « grip » digital de l’entreprise est faible ne mène nulle part. On crée de la lourdeur sans pour autant savoir où l’on va, on fige avant d’avoir mis en mouvement. Bref, impossible d’avancer ainsi.

A l’inverse les entreprises qui privilégient le grip et la vitesse arrivent à s’acculturer plus rapidement et, surtout, a expérimenter, apprendre par la pratique et matérialiser peu à peu leur progrès par des réalisations concrètes. Mais avec un risque : celui que l’entreprise en tant que structure et groupe humain ait de plus en plus de mal de suivre et, ainsi, de donne naissance à une organisation shyzophrène dont une partie va à 100 à l’heure sur le digital et le reste ne sait comment délivrer la promesse durablement.

La bonne solution est, sans aucune surprise, un couplage des deux approches. Car le besoin en ancrage, en profondeur de changement n’est pas le même en fonction du stade où l’on se situe dans la prise de vitesse. Quand on est en phase d’inspiration ou de formulation d’une ambition, seul un travail de sensibilisation et d’acculturation est nécessaire. C’est quand on passe au design et, a fortiori, à l’industrialisation qu’un travail d’alignement et de changement plus ou moins profond devient souvent nécessaire.

Il n’est donc nécessaire de démarrer sa transformation digitale avec un plan de changement profond. Il faut juste avoir en tête qu’il faudra être capable d’augmenter le dosage et la profondeur du changement avec le temps mais une fois seulement qu’on saura où l’on va, que l’on sera en mesure de porter et incarner l’ambition et – autre avantage d’un couplage bien ajusté – de montrer par l’exemple qu’on a commencé à avancé et que cela porte ses fruits. Il est en effet plus simple de convaincre et donner du sens lorsqu’on peut s’appuyer sur quelques initiatives réussies (même si elles ne sont qu’au début de leur cycle de vie et sont donc largement améliorables) plutôt que lorsqu’on a un discours.

Il ne faut pas surdoser la conduite du changement tant qu’on n’a pas le grip digital suffisant

Tout cela pour dire qu’il est inutile de vouloir trop planifier et structurer le voyage tant qu’on a ni la destination, ni le véhicule et encore moins le permis de conduire. Tout cela semblera bien évident à la plupart d’entre vous mais de récentes observations me font dire qu’il est parfois nécessaire de le rappeler.

En conclusion il est essentiel de ne pas surdoser la conduite du changement tant qu’on a pas acquis une vitesse et un grip digital suffisant.

  • A propos
bertrand-duperrin
Bertrand Duperrin est Digital Transformation Practice Leader chez Emakina. Il a été précédemment directeur conseil chez Nextmodernity, un cabinet dans le domaine de la transformation des entreprises et du management au travers du social business et de l’utilisation des technologies sociales.Il traite régulièrement de l’actualité social media sur son blog.

Par Bertrand Duperrin

 

Savoir convaincre en 7 étapes

convaincre méthodeNous sommes tous, de temps en temps, contraints de conduire des entretiens délicats, qu’ils soient d’ordre privés ou professionnels. Ce sont des circonstances au cours desquelles nous cherchons à nous montrer à la fois plus persuasif et plus convaincant.

Eric Barker, un bloggeur américain a eu l’idée d’interviewer Chris Ross, l’un des meilleurs négociateursdu FBI, spécialiste des prises d’otages. Son style de négociation se fonde, tout entier, sur l’émotion et sa méthode se décline en 7 étapes.

1. Ne soyez pas direct

La droiture et l’honnêteté sont des qualités éminentes, mais si vous êtes trop direct à l’ouverture d’une négociation, vous apparaîtrez comme brutal et susciterez une réaction d’auto-défense qui interrompra le dialogue. Il vaut mieux vous montrer souriant, manifester de l’empathie et vous enquérir de l’état d’esprit de votre vis-à-vis avant de vous engager dans quelque échange que ce soit.

2. N’essayez pas d’obtenir rapidement un consentement formel

Oubliez les conseils qui vous recommandent d’obtenir autant de « oui » que possible pour arriver finalement à vos fins. Car dire « non » est souvent une protection élémentaire, alors que dire « oui » constitue un engagement difficile à rompre ensuite, ce qui explique qu’il soit si délicat à obtenir. Dire « non » n’engage à rien et ceux qui savent prononcer ce mot restent plus détendus. C’est pourquoi Chris Ross utilise toujours des phrases inversées pour obtenir un « non » qui lui permette de progresser : « serait-ce une mauvaise idée de…. ? », « Avez abandonné ce projet… ? ». C’est un moyen puissant, dans une négociation, pour maintenir le dialogue sans provoquer de blocage.

3. Acceptez, suscitez même les reproches

« Vous n’écoutez pas…. », « Vous êtes injuste…. ». Laissez se dévider les reproches sans broncher et ne tentez surtout pas de les contrer car vous heurteriez alors les convictions de votre interlocuteur et perdriez tout crédit à ses yeux. Le chemin le plus rapide et le plus efficace vers la conclusion de votre négociation est de les accepter. N’ayez pas peur de passer pour un faible. Seul le résultat compte.

4. Laissez- le se sentir dominant

Il n’y a aucun inconvénient à donner à votre interlocuteur le sentiment qu’il domine l’échange car se sentir aux commandes lui évitera de perdre son sang-froid. « Vous voulez définir l’agenda ? Allez-y ». Ne posez que des questions ouvertes. Entrez dans un échange collaboratif et poursuivez-le avec des « comment ? », « pourquoi ? », « quoi ? ».

5. Les deux mots magiques

« C’est vrai ». Quand votre interlocuteur les a prononcés, vous savez qu’il ressent que vous le comprenez. Maintenant, l’émotion est à votre service. Vous devinez que vous êtes entré dans la phase de collaboration qui va permettre de résoudre le problème. Vous n’êtes plus en bagarre.

6. Ecoutez, un vrai levier

Il arrive que vous ne trouviez pas le bon levier tout de suite ; pourtant, il y en a toujours un. Le seul moyen est alors de poser des questions, des questions et des questions ; et d’écouter attentivement. La négociation n’est pas un combat. C’est un processus de découverte. En prenant connaissance de ses vrais besoins et des vraies raisons pour lesquelles votre interlocuteur vous est opposé, vous allez être en mesure de résoudre le problème.

7. Comment faire ?

Jouer les naïfs paye. En transférant la recherche de la solution de votre problème à votre interlocuteur il est probable qu’il le résoudra de façon satisfaisante pour tous les deux. « Comment devrais-je faire pour… ? », « A ma place, comment feriez-vous… ? », « Comment présenteriez-vous cette proposition à mon comité…. ? ».

Il est vrai que ces conseils, fruits d’une expérience de négociations ayant pour but de sauver des vies humaines, exigent de renoncer à tout égo. Mais l’éternelle question, pour chacun de nous est toujours : Voulons-nous avoir raison ou voulons-nous gagner ?

Alain Goetzmann

Six façons de préserver sa vie personnelle

  • Marion Forest Divonne, coach professionnelle certifiée, praticienne programmation neuro-linguistique (PNL)

    Marion de la Forest Divonne, coach professionnelle certifiée, praticienne en programmation neuro-linguistique (PNL) – D.R

Lorsqu’on est entrepreneur, il faut savoir aussi réserver du temps pour soi. Voici les conseils de la coach Marion de la Forest Divonne pour y arriver …

 

Comme tout entrepreneur, vous souhaitez par dessus tout que votre société prospère, et vous avez tendance à ne pas vous imposer de limites. Vous travaillez le soir, le week-end… Vous menez une vie passionnante, certes, mais qui laisse peu de place à la sphère privée. Pourtant, savoir préserver celle-ci est tout aussi essentiel que de faire prospérer son business – c’est même un facteur de réussite essentiel dans ce domaine. Comment s’autoriser à déconnecter ? Voici quelques conseils de Marion de la Forest Divonne, coach professionnelle certifiée, praticienne en programmation neuro-linguistique (PNL), qui devraient vous permettre de mettre enfin de l’ordre dans votre planning hebdomadaire.

#1 Définissez précisément le temps à consacrer à chaque tâche

Imposez-vous des horaires de travail en les notant dans votre agenda. « Il est important de formaliser cette démarche par écrit. Cela donne un cadre », suggère Marion de la Forest Divonne. L’astuce : pour tenir le temps fixé, utilisez un minuteur. En procédant ainsi, vous rationalisez votre temps, vous êtes plus efficace et vous définissez vos priorités.

#2 Préservez votre vie sociale

En vous enfermant dans votre vie d’entrepreneur, vous ne voyez pas votre vie sociale s’étioler. Il est temps de lever le nez du guidon et de vous aérer la tête en consacrant du temps à vos proches … « Transformez ces moments en habitude et notez-les clairement dans vote agenda », poursuit la coach. Faites-en un rituel ! Par exemple, chaque semaine, réservez le même soir pour une sortie avec votre conjoint (cinéma, théâtre, dîner…), passer des moments avec vos amis en proposant des soirées thématiques (pizza, jeux…) où vous parlerez d’autre chose que de travail. « Soyez à l’origine des initiatives. Il vous sera plus difficile de revenir dessus alors que vous avez convié tout le monde », conseille notre professionnelle. C’est là encore une question d’engagement … comme le business !

#3 Faites une pause sans Internet

Comme tous les entrepreneurs, avec votre ordinateur et votre smartphone, vous êtes branché en permanence sur Internet : mails, réseaux sociaux …  Ce qui sollicite sans cesse votre cerveau et finit par le fatiguer. Mettez de temps en temps votre mental au repos. « Fixez-vous des règles en vous “débranchant” à des horaires précis », conseille Marion de la Forest Divonne. Par exemple, interdisez-vous de consulter vos mails entre 21 heures et 8 heures du matin. Si c’est trop dur, faites-le par étape : planifiez une heure puis augmentez petit à petit votre temps de déconnexion. « Cette politique du pas à pas permet de ne pas changer son mode de fonctionnement du jour au lendemain et d’ancrer cette nouvelle pratique dans le temps. Jusqu’à ce que cela devienne une habitude », ajoute-t-elle.

#4 Autorisez-vous à vous reposer

Il est indispensable de prendre du temps pour vous, pour vous faire plaisir et … vous reposer. C’est pour mieux repartir ! Tout est envisageable : un après-midi pour vous promener ou visiter une exposition, un week-end prolongé, quelques vacances…. En votre absence, déléguez à votre équipe. « Et si vous devez vraiment travailler, imposez-vous des règles, comme de regarder votre boîte mail pas plus d’une heure par jour », insiste la coach.

#5 Apprenez à dire « non, mais … »

Lorsque vous travaillez à votre compte, vous voulez que tout soit parfait. Toutes les raisons sont valables : satisfaire les clients, se montrer à 100 % disponible… « En acceptant tout, vous vous épuisez ! » prévient Marion de la Forest Divonne. Apprenez à négocier votre “non”, en proposant systématiquement une alternative à vos interlocuteurs : une heure précise pour les contacter, une date pour boucler un dossier… « Cette posture est gage de crédibilité. Cela prouve que vous savez filtrer et gérer vos priorités », affirme la coach. Et vos clients vous en sauront gré : vous prendrez le temps nécessaire pour eux… simplement, à un autre moment !

#6 Faites du sport !

Oui, sa pratique sera hautement profitable à votre business ! L’activité sportive produit de l’endorphine et génère du bien-être. Vous pourrez ainsi vous vider la tête et vous ressourcer.« C’est même parfois dans ces moments-là que surgissent les solutions aux problèmes et qu’arrivent de nouvelles idées », assure Marion de la Forest Divonne. A chacun son sport ! Prenez le temps d’identifier le vôtre, en fonction de vos besoins et de votre tempérament. Avez-vous besoin de vous détendre, avec du yoga, ou de vous défouler, dans une discipline plus dynamique ? « Ensuite, faites-en un événement récurrent en l’inscrivant dans votre agenda, histoire de le transformer en bonne habitude », précise Marion de la Forest Divonne. Allez, c’est parti !

MARINA AL RUBAEE

 

Pépinière, couveuse, accélérateur, incubateur : choisir la bonne structure pour entreprendre

risques à éviter

Durant votre parcours d’entrepreneur, vous entendrez parler de plusieurs types de structures à même de vous accueillir pour vous aider à créer ou vous accompagner dans vos premiers pas de dirigeant.

Couveuse, incubateur, accélérateur ou pépinière : à chaque structure sa particularité et c’est à vous de décider laquelle sera la plus proche de vos besoins !

Le blog du dirigeant zoome sur les différents hébergements destinés aux créateurs ou jeunes entreprises.

La couveuse d’entreprise : le bon plan pour testePépinière d'entreprise Lille 2r son activité

La couveuse n’est pas un hébergement physique pour les nouvelles entreprises, mais unhébergement juridique. Plus concrètement, la couveuse prête son numéro de SIREN au « couvé » pour qu’il puisse émettre des factures légalement, sans passer par l’immatriculation légale de son activité.

Ce dispositif, appelé contrat CAPE, est destiné aux créateurs d’entreprise qui souhaitent tester leur activité avant de faire le grand saut, en général lorsqu’ils ont un premier client (et encore trop peu de visibilité) ou lorsqu’ils ont besoin d’une existence légale pour prospecter, réaliser un prototype auprès d’un sous-traitant…

Les couvés bénéficient en outre de conseils individuels, de formations gratuites et d’événements autour de la thématique de la création et la gestion d’entreprise.

Attention, pour intégrer la couveuse, vous devez être bénéficiaire des indemnités Pôle Emploi, de certaines allocations type RSA ou travailler à temps partiel.En effet, n’ayant pas d’existence juridique propre, le chiffre d’affaires réalisé est bloqué sur un compte couveuse et vous ne pourrez pas le récupérer avant votre sortie (sous forme de versement de salaire), sauf sur présentation d’un justificatif pour frais professionnels. Ne pouvant compter sur l’argent de la couveuse pendant votre « séjour », vous devrez donc gagner votre vie en parallèle ! Sur le même principe d’absence d’entité juridique propre, vous ne pouvez pas intégrer la couveuse si vous signez un bail commercial.

Pour intégrer une couveuse : vous devez présenter un dossier soumis à un comité de sélection. Certaines couveuses sont spécialisées (couveuse mode, couveuse innovation…)Les tarifs : les tarifs sont variables selon les couveuses. En général, vous versez un montant mensuel fixe majoré d’un variable selon votre chiffre d’affaires.

Tester mon activité : pourquoi la couveuse et pas l’auto-entreprise ? L’entrepreneur en herbe ne change pas de statut social pendant son séjour en couveuse. Il perçoit ses indemnités chômage à taux plein, contrairement à l’auto-entrepreneur qui devient officiellement chef d’entreprise et qui voit ses indemnités recalculées.

L’incubateur : le bon plan pour créer des synergies

pépinièreUn incubateur est un hébergement physique destiné aux entrepreneurs en phase de création ou de développement jusqu’à 3 ans après l’immatriculation. Les incubateurs sont spécialisés par secteur (environnement, santé, sciences et vie, nouvelles technologies…).

Ils permettent donc la rencontre de nombreux acteurs autour d’un même marché ; d’autant qu’ils sont en général en lien avec des industries et des universités, favorisant ainsi la synergie des compétences et l’innovation.

Dans un incubateur, vous aurez accès à du matériel, des conseils personnalisés, des formations, mais surtout à un appui dans votre recherche de financements (réalisation du business plan, identification des financeurs) et d’une mise en relation avec les bons acteurs. Vous bénéficierez aussi d’un coup de pouce dans vos démarches administratives, juridiques et fiscales.

Pour intégrer un incubateur : vous devez présenter un dossier soumis à un comité de sélection.Attention à choisir la structure adaptée à votre profil. Il existe des incubateurs publics, reliés à de grandes écoles ou à des entreprises.Les tarifs : les tarifs varient en moyenne de 150 à 500 euros par mois pour disposer d’un bureau et les prestations de conseil, d’accompagnement et de mise en réseau vont de 500 à 5 000 euros par mois selon l’incubateur, son niveau de prestige et son carnet d’adresses.

L’accélérateur de startup : le bon plan pour pitcher et lever des fonds

strategie-d-entrepriseUn accélérateur se destine à l’accompagnement des projets de startups. Par startup, entendez un modèle économique qui permet une croissance non linéaire, importante et rapide. Les accélérateurs évoluent en général par « promotion » ; soit une formation intensive d’un petit groupe de personnes pendant quelques semaines à quelques mois. Durant ce laps de temps, les startupers évoluent ensemble, apprennent à pitcher et se font accompagner dans la réalisation de leur business plan et leur stratégie de levée de fonds. Cela fonctionne comme un tremplin.

Pour intégrer un accélérateur à startups : vous devez présenter un dossier soumis à un comité de sélection.Les tarifs : les tarifs varient selon l’accélérateur. Certaines structures sont gratuites en échange de participations financières au capital social de la startup (en général entre 8 et 15 % du capital social).

Pour en savoir plus sur le modèle économique d’une startup, rendez-vous sur notre article : qu’est-ce qu’une startup ?

La pépinière d’entreprise : le bon plan pour rencontrer des entrepreneurs

La pépinière est un lieu d’hébergement pour les créateurs d’entreprise en phase de démarrage ou pour les dirigeants de moins de 3 ans. La pépinière est un lieu de travail, mais elle se différencie d’un espace de coworking (bureaux partagés entre petites entreprises) par son service de conseil et d’accompagnement au développement des projets (avant ou après l’immatriculation).

Pour intégrer une pépinière : vous devez présenter un dossier soumis à un comité de sélection.Les tarifs : les tarifs varient d’une pépinière à l’autre et peuvent aller de 300 à 500 euros (souvent, les pépinières fixent un coût au mètre carré utilisé).

Comme vous pouvez le constater, il existe toutes sortes de structures d’accueil pour les entrepreneurs ; le tout étant d’identifier celle qui sera la plus proche de vos besoins. N’hésitez pas à franchir le pas dès la phase amont de la création d’entreprise ! Plus vous serez entourés de vos pairs, plus vous bénéficierez de conseils, plus vous augmenterez vos chances de réussite. Bonne création à vous !

d’après le blog du dirigeant

5 facteurs propres à la start-up qui favorisent la créativité

1- Le manque de ressources 

Grâce à l’adversité 

Ressources humaines, ressources de temps et surtout ressources d’argent… On aurait tendance à penser que faire face à des contraintes fortes empêche l’innovation. Faux !

En start-up, on doit essayer de nouvelles choses pour grandir, tandis que dans une plus grande entreprise, on fait face à moins de «pression» : il y aura ainsi moins d’expérimentations et la créativité sera donc moins sollicitée.

Voici un exemple qui m’est arrivé il y a peu : nous avions recruté une stagiaire CM Espagne : il s’est révélé que l’étudiante s’est désistée à la dernière minute. Il me restait deux semaines pour trouver un remplaçant et notre RH était absente. J’ai donc cherché une façon innovante de faire parler de mon annonce de stage, et gratuitement : c’est là que j’ai eu l’idée de créer un CV inversé. La démarche fut appréciée, commentée, relayée, et j’ai recruté une nouvelle stagiaire pile à temps ! Finalement, ces contraintes fortes de temps m’ont obligées à faire preuve de créativité et je me suis retrouvée avec une collaboratrice certainement bien plus motivée !

2- La responsabilisation 

Grâce aux missions diversifiées

Forcément, avec une start-up en expansion, on a la chance de la voir grandir… et son équipe également ! Qui dit gagner en responsabilité dit changer de missions. Cela casse la routine et le fait de toucher à tout permet incontestablement de gagner en créativité. Il m’arrive de toucher à du marketing, à du commercial et même à du RH, tandis que dans une plus grande entreprise, les services sont bien souvent séparés.

L’avantage de travailler dans une petite structure, c’est aussi d’avoir un responsable proche de soi, qui vous connaît, vous fait grandir et vous fait confiance, on va donc davantage «oser» et prendre des initiatives pour créer de belles choses.

3- L’environnement 

Grâce aux interactions

Les bureaux d’une start-up, c’est bien souvent un vaste open-space avec une grande table dans la cuisine, des bureaux rapprochés et un espace détente. Autant d’espaces qui favorisent les interactions avec ses collègues, qu’ils soient ou non dans votre équipe. N’hésitez pas à être curieux et à l’écoute des autres pôles, vous apprendrez énormément.

Grâce à la détente

Développer sa créativité demande un effort d’imagination. Et pour cela, il est essentiel de faire le vide dans sa tête, de se reposer, de se détendre. Vous voyez un baby-foot, un billard ou un espace sieste avec des poufs géants ? C’est normal, les start-up ont bien compris le point que je viens d’énoncer.

4- La rémunération variable 

Grâce au dépassement de soi

Une start-up aura tendance à limiter les risques… Cela ne veut pas dire qu’elle ne va pas récompenser le fruit de vos efforts : mais ils seront conditionnés aux stricts résultats. Ainsi, si votre rémunération fixe sera relativement faible comparée à un grand groupe, vous aurez en revanche une rémunération variable sur l’atteinte de vos objectifs certainement bien plus importante que dans un grand groupe. C’est notamment mon cas, alors même que je ne suis pas commerciale. Cette «carotte» va pousser à se dépasser, à se remettre en question, à se lancer des challenges et bien sûr… à redoubler de créativité.

Dans la lignée de la rémunération variable, on peut aussi parler des actions ou des BSPCE (bons de souscription de parts de créateurs d’entreprise) qui vont vous guider vers un sens commun aux fondateurs : la réussite de l’entreprise.

5- L’instabilité 

Grâce à la remise en question

L’entreprenariat est un milieu instable, en tout cas sur les premières années. La start-up peut réussir comme échouer et chaque collaborateur est quelque part responsable du résultat. Rien n’est acquis, et il faut sans cesse se réinventer… Les dirigeants vont donc opérer des changements, qui auront inévitablement une incidence sur votre travail, ce qui favorisera (sans doute) votre stress, mais surtout, votre créativité .

Pour terminer, je vous laisse sur un conseil que j’applique désormais tous les jours pour favoriser ma créativité : les idées viennent aussi vite qu’elles disparaissent, alors notez-les immédiatement pour ne pas les laisser filer !

Sophie LebelSophie Lebel pilote la communication de Wizbii, le réseau social professionnel des étudiants et des jeunes diplômés. 

 

 

 

 

Par Sophie Lebel, chargée de communication à Wizbii

6 conseils pour réussir votre campagne de crowdfunding

 

On ne se lève pas un matin en se disant « tiens, je vais lancer une campagne de financement participatif pour mon business ! ». Ce genre de décision se réfléchit, se mûrit et se prépare.

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Codeur.com vous dévoile 6 éléments à anticiper avant de se lancer dans l’aventure du crowdfunding.

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Anticiper le coût d’une telle campagne

Tout d’abord, ne croyez pas que l’organisation d’une campagne de crowdfunding est gratuite. Comme nous le verrons plus en détails ci-dessous, vous devez déjà préparer des récompenses. Ces goodies ou cadeaux ont bien souvent un coût de production.

Vous devrez également vous payer une vidéo et des supports avec un rendu professionnel pour convaincre un maximum de personne à investir dans votre projet.

Vous devez aussi penser à la commission que prend la plateforme au passage (aux alentours de 8% pour les sites les plus connus comme Ulule ou KissKissBankBank).

Enfin, pour que votre opération soit un succès, vous devez la promouvoir largement. Or, cela va vous prendre du temps (donc de l’argent). Mais il est possible que vous deviez aussi allouer un budget pour des publications sponsorisées sur les réseaux sociaux, des partenariats avec des influenceurs…

Autrement dit, pour pouvoir récolter de l’argent, il faut d’abord en investir !

Préparer les récompenses

Qu’allez-vous offrir comme récompense aux donateurs ? Cette question paraît simple, mais il faut trouver des lots à la fois attractifs et peu chers. Sur ces plateformes, les internautes ne viennent pas chercher un cadeau, mais ils apprécient tout de même le geste.

Essayez de trouver des contreparties originales et authentiques qui soient en accord avec la cible de donateurs visés.

Réfléchir longuement à la présentation de votre projet

C’est la présentation du projet qui va décider les donateurs. Vous devez réaliser un argumentaire détaillé, pertinent et illustré. Vous devez être clair dans vos explications et développer étape par étape ce que l’argent récolté permettra de faire.

Vous devez même aller plus loin en détaillant votre vision d’avenir et comment vous voyez votre activité dans 3, 5 voire 10 ans.

Pour que la présentation capte l’attention des visiteurs, offrez du contenu dynamique pour appuyer vos explications : vidéos, infographies interactives…

Sélectionner la meilleure plateforme

La sélection de la plateforme de crowdfunding est cruciale. Evidemment, vous serez tenté de vous inscrire sur une des plus connues comme Ulule, Kickstarter ou KissKissBankBank. Mais conviennent-elles réellement à vos besoins ? Il existe des sites thématiques où le nombre de visiteurs est plus restreint, mais aussi mieux ciblé.

Par exemple, vous trouverez Bulb in Town qui s’adresse aux commerces de proximité, Fundovinodédié aux acteurs du vin, Lymo consacré aux projets immobiliers, MyMajorCompany pour les artistes, etc.

Il est important de recenser tous les sites qui proposent un financement participatif sur votre secteur et d’étudier leurs conditions d’inscription, les commissions ou encore le taux de réussite des projets inscrits.

Déterminer la durée de votre campagne

Votre campagne de crowdfunding peut durer quelques jours, comme plusieurs mois. Votre décision va dépendre de votre communauté et du montant demandé. Si vous souhaitez récolter 2 000 € et que vous avez déjà des milliers d’abonnés sur les réseaux sociaux, une dizaine de jours devraient suffire.

Mais si vous voulez 100 000 €, alors que vous n’avez qu’une centaine de membres dans vos diverses communautés, il va falloir allonger le délai, le temps que vos opérations de communication génèrent des retombées.

Faire un maximum de promotion

Pour faire connaître votre projet à un maximum d’internautes intéressés et récolter les fonds dans les délais impartis, affûtez vos outils de communication !

Toutes les techniques webmarketing seront utiles à votre succès.

Cependant, pour attirer le public intéressé par votre projet, pensez à construire une stratégie adaptée, à développer vos valeurs et surtout, à maîtriser parfaitement votre e-réputation.

Les internautes doivent adhérer au projet, autant qu’au porteur du projet ! C’est la proximité avec vous, votre sincérité et votre disponibilité qui les pousseront à mettre la main au portefeuille.

Avant de lancer votre campagne de crowdfunding, vous devez anticiper toutes les étapes. Calculez le budget nécessaire pour sa réussite, faites une étude de toutes les plateformes existantes, élaborez votre stratégie de communication et vous êtes sûr de remplir la jauge de votre objectif.

Fabien Berthoux